jeudi 1 janvier 2026

Calendrier 2026

2025 aura été la plus longue décennie de nos vies.

Non ce n'est pas une erreur, ça nous as bien paru 10 ans d'anxiété. 

Si ça nous appris quoi ce que soit, c'est que le confort n'a jamais été pour nous. Mais 2026 ne sera pas une année pour les spectateurs et spectatrices. Ce ne sera pas un temps pour de rusées distances et ironiques détachements. Ce n'est pas une moment pour ranger notre conscience au fond des tiroirs. Et prétendre qu'on est encore mieux que dans certains pays. Nous ne sauvons pas du pays en masse, et pourtant, certain(e)s le font...on attends pas la permission, nous sommes là où le travail se trouve. Pour trop longtemps on s'est fait dire que le pouvoir est inamovible. Que les oligarches sont inévitables. Que les lois corporatives sont simplement l'ordre naturel de la vie moderne. On s'est fait dire que la démocratie était mieux gérée par les consultants. Donateurs derrière des portes closes dans une pièce aux éclairages flous et une éthique questionnable. 

On s'est fait dire d'aller voter voter et de fermer nos gueules. 

Un parti naïf qui verse vers le communisme sans accès aux vrais chiffres?  un parti raciste qui veut un pays ? Un parti escroc ? un parti usé et versé vers l'argent, juste l'argent ? 5 partis pour 9,1 millions d'habitants ? Pour toujours des leaders que 3 Québécois sur 10 voulaient ? 

On s'est fait dire d'être satisfaits de recevoir nos miettes. Pendant que des mies entières sont paquetées sur des yacht et envoyées sur mer. Et pour un moment, la fatigue mentale a presque fait son travail. Parce que l'épuisement et le plus efficace des manières de contrôler les gens. Si on garde les gens fatigués, divisés, confus, et simplement assez confortables pour survivre, ils/elles ne se soulèveront jamais. Ils mettront le pied dans le salon quand la cuisine chauffe, se battront contre les fantômes présentés, ils se blâmeront entre eux/elles. Oubliant qui profite du chaos. 


Cette fatigue a un visage et elle ressemble à celle de ceux et celles, debout dans l'allée des épiceries, faisant des mathématiques mentales que l'on croyait jamais n'avoir eu à faire. Aux États-Unis, ouvrir un compte médical vous raidit la poitrine avant de lire le montant à payer, Pouvant passes soudainement de 60$ à 5000$ pour la même chose que vous aviez il y a quelques mois. Il semble que travailler à temps plein, faire tout ce qui est attendu et qu'on nous as dit était bon pour nous, ne nous empêche pas de tomber dans le rouge. S'excusant à ses enfants, ses partenaires de vies, soi-même, pour ses soudains échecs inattendus.  

Semble que se faire dire que l'économie va super bien quand tout est fragile ne suffit plus. Nous sommes, ils/elles sont à une surprise de voir tout s'effondrer. 

Ce ne serait pas un échec. Ce serait du design

Quelque chose a craqué. Mais pas toute en même temps. Nos patiences. La démocratie. Nos tolérances. Nos assurances. Jamais clairement, mais pernicieusement.  Et très certainement. Les gens ont commencé à voir les schémas mentaux, pas seulement les échecs politiques, mais l'architecture, pas juste la corruption, mais la continuité, pas seulement de terribles acteurs, mais un système qui récompense la cruauté comme dans le pire des films d'horreur. Un système qui consolide la richesse et l'appelle stabilité. Un système qui traite les gens comme des entrées numériques, et comme pertes collatérales acceptables. Un système qui privatise le profit et socialise la douleur. Et nous demande de l'applaudir. 

Ce vent devra s'éteindre en 2026.

Ce ne sera pas "l'espoir" mot qui n'est qu'un mot si il reste un mot et non un geste. Ce ne sera jamais une chandelle dans une église. Ça ne doit pas être un optimisme vide. 2026 devra résoudre et discipliner. 2026 sera choisir le chemin parfois le plus dur parce que c'est le chemin honnête.

Et rien d'autre. C'est si subversif de vivre honnêtement en 2026. Il faut continuer que les gouvernement servent les gens et non le peuple qui doit le gérer. Il faut continuer que le travail compte davantage que le capital. Parce que sans le travail, le capital n'est qu'une hallucination sur papier. Il faut réaliser que les magiciens manipulent. Et cesser d'en avoir envie; L'accès aux soins de santé n'est pas un avantage, se loger n'est pas un luxe et s'éduquer n'est pas un outil de surveillant de troupeaux. La dignité ne devrait jamais être conditionnelle. 

Il faut continuer de croire que les marchés sont des outils, pas des Dieux, et que toute économie qui ne peut pas garder sa population en vie, dans un logement ou plein d'espoir, a perdu son autorité morale. Ce n'est pas seulement ce à quoi on devrait s'opposer, c'est aussi ce qu'on devrait aimer. Nous aimons les gens. On aime la tranquille décence des voisins qui se présentent à nous sans téléphone voulant nous filmer. On aime le travail bien fait, non pas pour les applaudissements, mais parce que ça fait une différence pour les autres, pour soi. Dans cet ordre. On aime nos gens qui se rappellent encore nos noms.

n voyant quelques flashs de désastres, en 2025, et de solidarité. où personne ne demandait rien avant de recevoir cette aide, on s'est rappelé que l'amour était encore important. Il faut croire en la responsabilité, couteaux entre les dents. Pas aux points de presse manipulateurs. La démocratie n'est pas quelque chose dont on hérite. c'est quelque chose pour lequel il faut se battre avec toute l'énergie qu'on a. Se battre est le bon verbe car le pouvoir ne cède pas facilement. Il ne se tasse pas quand on le demande gentiment. Il ne se reforme pas de la honte initiale. Il résiste et ment. Il distrait et inonde. Il vous dit que vous exagérer, pas eux. Que vous exiger trop, que vous êtes radicaux. Ce qu'ils veulent dire est que vous êtes encombrant. Dans le chemin des marges de profits. Les services sociaux menacent les profits. La justice perturbe la hiérarchie. La solidarité est dangereuse. La loyauté, servile. 

Il faudra leur laisser savoir que le peuple n'est pas leurs oxygène, mais aussi ceux qui peuvent les étouffer. Qu'ils/elles ne sont jamais en audition afin d'être accepté(e)s d'eux. Institutions qui ont déjà échoué les tests de bases de la décence. Il faut, faudra reconstruire. 

C'est le travail d'une génération entière qui se dessine en Amérique du Nord. Aux États-Unis, une réorganisation là où on a dit que ça ne se faisait pas, se pointer là, où on disait que personne ne s'y interressait. Il faudra traduire leur jargon davantage. 

Il faudra être humain. Si vous êtes fatigué(e)s, tant mieux. Vous êtes attentifs à ce qui se passe. Si vous êtes en colère, encore mieux.

Ça veut dire que vos compas moraux fonctionnent encore. 

2026 devra fonctionner. Pour vrai. 

Brûler les bateaux, naviguons de nouvelles eaux.   

Faisons du beau.