J'aime les italiens.
J'habite un quartier qui en compte tout plein, je les côtoie dans la rue, dans les équipes de hockey de mon fils, je les comprends, je connais peu à peu en vieillissant leur culture, leur tempéramment et en visitant la superbe Italie l'an dernier l'Italie a changé de visage pour moi.
Voilà un décor époustoufflant, définitivement les gens les mieux habillés de la terre (ce qui les rend déshabillables hihihi...) et un peuple qui ne s'ennuie jamais.
Je me suis promis d'y retourner un jour avec l'amoureuse.
Toutefois je les plains.
Les vrais italiens, ceux de l'Italie pas ceux de chez nous.
Parce que si nous on est pris au Canada avec au pouvoir un gros navet créationiste complètement déconnecté de la réalité, eux sont pris avec bien pire.
Un triste dégénéré sexuel.
Silvio Berlusconi a d'abord été un entrepreneur au succès total. C'est 58,3 millions de dollars qu'il a réussi à mettre dans ses poches en 1983 avec son groupe de convergence médiatique. Toutefois, sa manière de se rendre riche est restée sans traces. C'est-à-dire que, grâce à un système de partage des revenus extrèmement compliqué et 100% secret, Berlusconi a toujours évité les accusations de fraude, d'extortion ou de malversations.
Berlusconi est devenu si puissant, quau cours des années 80 il acheté toutes les stations de télé concurrentes (sauf la station RAI) pour faire de sa firme la télévision nationale. Le gouvernement socialiste du moment, grand ami de Berlusconi, a accepté ce quasi monopole à condition que les stations de Berlusconi n'ai pas le droit de diffuser des nouvelles ou des commentaires politiques.
Ça vous rapelle quelqu'un de chez nous?
Berlusconi a été blanchi d'accusations d'avoir tenté de soudoyer des juges (trois fois), de faux témoignages (sept fois), d'avoir soudoyé de hauts financiers qui le protégeaient du délit d'initié, d'évasion fiscale (deux fois), de traffic de narcotique, de collusion, de blanchiment d'argent, de collusion avec la mafia, de corruption d'un sénateur et de corruption d'avocats dans le but d'influencer le résultat d'une décision en cours (deux fois).
Est-il croche?
Nooooooooooooooooooooooooooon puisqu'il a été blanchi toutes les fois. L'argent est toujours l'ami des impurs.
Pour moins que ça, pour la simple rumeur de l'une seule de ses accusations et nos premiers ministres perdraient leur poste.
Mais là où l'homme au visage de plastique n'a jamais été accusé, malgré le lourd fardeau de la preuve dans son entourage immédiat, c'est pour avoir eu des relations sexuelles avec des mineures alors que l'homme de 74 ans s'entoure perpétuellement de (très) jeunes filles.
Il se vante ouvertement de ses conquêtes et de ses participations aux anniversaires de jeunes filles de 15, 16, 17 ou 18 ans. Se justifiant en expliquant que l'italien est toujours plus macho que la moyenne des ours à travers le monde, étant italien, il ne peut donc pas aller contre nature. Il a même poussé l'odieux jusqu'à dire qu'il vaille mieux avoir le goût des jeunes filles que d'être gai. (dur d'être plus minable)
À ce sujet, Berlusconi a fait bannir cette savoureuse publicité télé. Pourquoi pensez-vous? Parce que dans cette publicité, la présence d'un homme est parfaitement inutile. Et ce même si il y a séduction. Il s'agit donc d'une atteinte directe au machisme italien, au machisme déplacé et rétrograde de Berlusconi.
Quand j'ai visité l'italie en mai 2009, les italiens rencontré sur place était aussi gêné de parler de Berlusconi que de parler de Mussollini. Ce peuple fier avait honte.
Ils préféraient même parler du Duce car ils avaient au moins un peu de recul pour analyser les désastres et la honte qu'il vait causé au pays. Avec Silvio Berlusconi, ils sont les deux pieds dans le fumier. Et Silvio est le roi de la montagne.
Cette fois, sa dernière conquête, une jeune prostituée de 17 ans, pourrait avoir raison de lui.
Quand Karima El Mahroug (aujourd'hui Ruby Rubacoari) s'est fait coincé pour vol à l'étalage en mai dernier, la fugueuse était aussi fichée au poste de police comme prostituée de luxe. Les policiers s'apprêtaient à l'emprisonner quand ils ont reçu l'appel du premier ministre en personne qui leur a demandé de relâcher la jeune fille, sous prétexte qu'elle était la petite-fille du président égyptien, Hosni Moubarak. Sa détention risquait de provoquer un grave incident diplomatique.
Ce qui est tout à fait faux.
Ce qui est vrai toutefois c'est que Silvio couche (ou a du moins couché) avec la belle et lui paie une vie de luxe contre son "silence". Un silence qui se traduit en voiture de luxe et en costume de designer pour la prostituée qui dormait sur des bancs publiques il n'y a pas si longtemps.
Berlusconi a été accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure.
Enfin! diront les italiens.
Tant que l'argent ne vient pas lui sauver la peau du cul encore.
Ah ben non ça ne se pourrait pas!
La peau de son cul il se l'est fait greffé dans le visage pour paraitre plus jeune.
Les Italiens méritent mieux.
lundi 24 janvier 2011
dimanche 23 janvier 2011
Dix Discours Mémorables
Afin de marquer le deuxième anniversaire du discours d'investiture de Barrack "fait son possible" Obama voici un tout à fait subjectif top ten de discours importants de l'histoire du monde.
Quoi?
J'y étais vous savez, je tendais l'oreille chaque fois, je sais de quoi je cause!
10.Socrate (4ème siècle avant le prétendu Barbu)
Faisant face à des accusations de "corruption de la jeunesse", Socrate, livre un plaidoyer de non-culpabilité qui ne trouvera pas d'écho auprès d'un jury d'Athènes. Son discours, écrit par son élève Platon, est pourtant un bel exercise de rhétorique et souligne ce que sera l'intérêt principal de la philosophie pour les jours à venir: La connaissance humaine est tristement limitée.
"L'heure de se séparer et de partir chacun de son côté est maintenant venue, pour moi de mourir et vous de vivre. Lequel est mieux, Dieu seul le sait" dira-t-il une fois jugé coupable et tout juste avant de boire la cigüe qui lui sera fatale.
9.René Levesque (15 novembre 1976/20 mai 1980)
Lors des élections provinciales de 1976, le parti Québécois devient le premier parti souverainiste à prendre le pouvoir là où il voudra faire (sans succès et deux fois) un pays. Le discours de René Lévesque est porteur d'espoir et donne confiance à un peuple encore largement compléxé par les anglophones. Son appel au grand peuple est entendu et le Québécois n'a pas à avoir honte de ce qu'il représente. Charismatique tribun, Lévesque réussira, même dans la défaite quatre ans plus tard, a marquer l'histoire du Québec dans le discours suivant l'échec du premier référendum.
8.Frank Delano Roosevelt (8 décembre 1941)
Le 7 décembre 1941, les Japonais provoquent les États-Unis en bombardant Pearl Harbor aux petites heures du matin, alors que les militaires se relèvent tout juste de festivités soulignant le temps des fêtes la veille. 2402 hommes sont tués et 1282 autres seront bléssés. C'est 353 avions japonais qui ont attaqué la base Navale Hawaienne. F.D.Roosevelt livre un vibrant discours patriotique dès le lendemain qui fera entrer les États-Unis en guerre. Roosevelt ne vivra pas pour voir les États-Unis et les alliés libérer l'Europe des Nazis mais ce premier discours sera l'appel aux armes de bien des soldats Étatsuniens. Ce sera pour l'Europe le premier pas vers la fin de la guerre.
7.Abraham Lincoln (19 Novembre 1863)
Sur le site même de l'un de la bataille de Gettysburg en pleine guerre civile aux États-Unis, "Good Ol' Abe" livre un discours aussi succint (3 minutes et 265 mots) que mémorable. Il dédie un cimetière aux héros tombés au combat dans la bataille de Gettysburg et plaide pour que le pays leur rend hommage en embrassant les principes de la liberté et de l'égalité, deux valeurs pour lesquels il vaille la peine de se battre et mourir.
6.Oscar Wilde (Avril 1895)
L'écrivain d'origine irlandaise est reconnu pour ses mots d'esprits et ses incontournables de la littérature. Mais il a aussi surtout marqué l'histoire par un procès où sa grande gueule s'est retournée contre lui. Ayant une vie homosexuelle très active dans une société qui ne le permettait pas, Wilde est tombé dans le piège que lui tendait le Marquis de Queensberry qui voulait exposer la vie de débauche de celui qui couchait avec son fils. Le marquis força Wilde a le poursuivre en cours pour diffamation en l'accusant de s'afficher comme sodomite (Jugé alors criminel). Bien que ce ne soit pas un discours comme tel et que l'honneur devrait en fait revenir à l'avocat de la défense, Edward Carson, l'habileté de l'utilisation des mots vaut la mention. Wilde est un favori de la foule alors qu'il a toujours un mot d'esprit pour le public. Il enchaîne les rires et les bons coups pou offrir un bon spectacle mais c'est Carson qu aura le dernier mot. Wilde ne se compromet jamais sauf quand Carson lui demande si il avait embrassé un jeune serviteur. Wilde répond que "jamais il ne l'aurait fait, le pauvre enfant étant franchement trop laide de toute façon". En répondant ainsi, il avoue par la bande qu'être laid ou non est important et qu'il est par le fait même homosexuel. Wilde sera incarcéré pour grossière indécence et sa descente aux enfers commence par son malhabile échange avec l'avocat Carson.
5.Winston Churchill (13 mai 1940)
Le tout premier discours de Sir Winston Churchill en tant que Premier Ministre Britannique fait le rapprochement entre l'issue de la guerre contre les Nazis et la survie même de l'Angleterre. L'un des cris politiques des plus intenses et des plus sérieux en période de crise.
4. Nicolae Ceausescu (21 décembre 1989)
Les propos ne sont pas aussi importants que tout ce qui se déroulera autour du dernier discours du dictateur roumain. On sentait une agitation dans la foule mais les dictateurs sont toujours les pires juges pour jauger le poul de leur peuple. Dès la 44ème seconde, la stupéfaction du dictateur quand il réalise que les cris de la foule ne sont pas des cris d'encouragement mais des cris de haine et qu'une révolution est en marche pour renverser son régime (et éventuellement pendre le tyran et ses proches) est historique.
3. John Fitzgerald Kennedy (20 janvier 1961)
Thoeodore Sorensen aidé de Kennedy lui-même auront ensemble écrit l'un des textes les plus mémorables d'un président des États-Unis et le seul discours inaugual que n'aura jamais prononcé JFK. A 43 ans, le plus jeune président des États-Unis et le premier chrétien catholique, insiste sur l'importance de services que la nation peut offrir à son peuple mais surtout son contraire, ce que le peuple peut offrir à son gouvernement. En responsabilisant ainsi son peuple, JFK marque l'histoire des États-Unis deux ans avant d'avoir du plomb dans la tempe.
2. Hirohito (14 août 1945)
La voix de Hirohito n'avait jusqu'alors jamais été entendue par son peuple. Les États-Unis, venant de frapper deux fois en quelques jours sur Hiroshima puis Nagasaki, forcent l'empereur à annoncer à la radio la fin de l'implication japonaise dans le conflit mondial. Cette voix entendue à la radio pour la première fois par le peuple japonais a l'effet de la voix d'un Dieu s'adressant à ses disciples sur terre. La guerre est finie au Japon.
1. Martin Luther King (28 août 1963)
Le gars n'était certes pas un ange, mais le message qu'il lance le jour où ma mère fête ses 15 ans est immortel.
Quoi?
J'y étais vous savez, je tendais l'oreille chaque fois, je sais de quoi je cause!
10.Socrate (4ème siècle avant le prétendu Barbu)
Faisant face à des accusations de "corruption de la jeunesse", Socrate, livre un plaidoyer de non-culpabilité qui ne trouvera pas d'écho auprès d'un jury d'Athènes. Son discours, écrit par son élève Platon, est pourtant un bel exercise de rhétorique et souligne ce que sera l'intérêt principal de la philosophie pour les jours à venir: La connaissance humaine est tristement limitée.
"L'heure de se séparer et de partir chacun de son côté est maintenant venue, pour moi de mourir et vous de vivre. Lequel est mieux, Dieu seul le sait" dira-t-il une fois jugé coupable et tout juste avant de boire la cigüe qui lui sera fatale.
9.René Levesque (15 novembre 1976/20 mai 1980)
Lors des élections provinciales de 1976, le parti Québécois devient le premier parti souverainiste à prendre le pouvoir là où il voudra faire (sans succès et deux fois) un pays. Le discours de René Lévesque est porteur d'espoir et donne confiance à un peuple encore largement compléxé par les anglophones. Son appel au grand peuple est entendu et le Québécois n'a pas à avoir honte de ce qu'il représente. Charismatique tribun, Lévesque réussira, même dans la défaite quatre ans plus tard, a marquer l'histoire du Québec dans le discours suivant l'échec du premier référendum.
8.Frank Delano Roosevelt (8 décembre 1941)
Le 7 décembre 1941, les Japonais provoquent les États-Unis en bombardant Pearl Harbor aux petites heures du matin, alors que les militaires se relèvent tout juste de festivités soulignant le temps des fêtes la veille. 2402 hommes sont tués et 1282 autres seront bléssés. C'est 353 avions japonais qui ont attaqué la base Navale Hawaienne. F.D.Roosevelt livre un vibrant discours patriotique dès le lendemain qui fera entrer les États-Unis en guerre. Roosevelt ne vivra pas pour voir les États-Unis et les alliés libérer l'Europe des Nazis mais ce premier discours sera l'appel aux armes de bien des soldats Étatsuniens. Ce sera pour l'Europe le premier pas vers la fin de la guerre.
7.Abraham Lincoln (19 Novembre 1863)
Sur le site même de l'un de la bataille de Gettysburg en pleine guerre civile aux États-Unis, "Good Ol' Abe" livre un discours aussi succint (3 minutes et 265 mots) que mémorable. Il dédie un cimetière aux héros tombés au combat dans la bataille de Gettysburg et plaide pour que le pays leur rend hommage en embrassant les principes de la liberté et de l'égalité, deux valeurs pour lesquels il vaille la peine de se battre et mourir.
6.Oscar Wilde (Avril 1895)
L'écrivain d'origine irlandaise est reconnu pour ses mots d'esprits et ses incontournables de la littérature. Mais il a aussi surtout marqué l'histoire par un procès où sa grande gueule s'est retournée contre lui. Ayant une vie homosexuelle très active dans une société qui ne le permettait pas, Wilde est tombé dans le piège que lui tendait le Marquis de Queensberry qui voulait exposer la vie de débauche de celui qui couchait avec son fils. Le marquis força Wilde a le poursuivre en cours pour diffamation en l'accusant de s'afficher comme sodomite (Jugé alors criminel). Bien que ce ne soit pas un discours comme tel et que l'honneur devrait en fait revenir à l'avocat de la défense, Edward Carson, l'habileté de l'utilisation des mots vaut la mention. Wilde est un favori de la foule alors qu'il a toujours un mot d'esprit pour le public. Il enchaîne les rires et les bons coups pou offrir un bon spectacle mais c'est Carson qu aura le dernier mot. Wilde ne se compromet jamais sauf quand Carson lui demande si il avait embrassé un jeune serviteur. Wilde répond que "jamais il ne l'aurait fait, le pauvre enfant étant franchement trop laide de toute façon". En répondant ainsi, il avoue par la bande qu'être laid ou non est important et qu'il est par le fait même homosexuel. Wilde sera incarcéré pour grossière indécence et sa descente aux enfers commence par son malhabile échange avec l'avocat Carson.
5.Winston Churchill (13 mai 1940)
Le tout premier discours de Sir Winston Churchill en tant que Premier Ministre Britannique fait le rapprochement entre l'issue de la guerre contre les Nazis et la survie même de l'Angleterre. L'un des cris politiques des plus intenses et des plus sérieux en période de crise.
4. Nicolae Ceausescu (21 décembre 1989)
Les propos ne sont pas aussi importants que tout ce qui se déroulera autour du dernier discours du dictateur roumain. On sentait une agitation dans la foule mais les dictateurs sont toujours les pires juges pour jauger le poul de leur peuple. Dès la 44ème seconde, la stupéfaction du dictateur quand il réalise que les cris de la foule ne sont pas des cris d'encouragement mais des cris de haine et qu'une révolution est en marche pour renverser son régime (et éventuellement pendre le tyran et ses proches) est historique.
3. John Fitzgerald Kennedy (20 janvier 1961)
Thoeodore Sorensen aidé de Kennedy lui-même auront ensemble écrit l'un des textes les plus mémorables d'un président des États-Unis et le seul discours inaugual que n'aura jamais prononcé JFK. A 43 ans, le plus jeune président des États-Unis et le premier chrétien catholique, insiste sur l'importance de services que la nation peut offrir à son peuple mais surtout son contraire, ce que le peuple peut offrir à son gouvernement. En responsabilisant ainsi son peuple, JFK marque l'histoire des États-Unis deux ans avant d'avoir du plomb dans la tempe.
2. Hirohito (14 août 1945)
La voix de Hirohito n'avait jusqu'alors jamais été entendue par son peuple. Les États-Unis, venant de frapper deux fois en quelques jours sur Hiroshima puis Nagasaki, forcent l'empereur à annoncer à la radio la fin de l'implication japonaise dans le conflit mondial. Cette voix entendue à la radio pour la première fois par le peuple japonais a l'effet de la voix d'un Dieu s'adressant à ses disciples sur terre. La guerre est finie au Japon.
1. Martin Luther King (28 août 1963)
Le gars n'était certes pas un ange, mais le message qu'il lance le jour où ma mère fête ses 15 ans est immortel.
samedi 22 janvier 2011
Fyodor Dostoïevski
Né en 1821 d'un père médecin, alcoolique et extrèmement violent, 2ème d'une famille de 7 enfants qui vit péniblement dans un petit local d'un hôpital, il perd sa mère aux mains de la tuberculose alors qu'il n'a que 16 ans.
Élevé dans un quartier misérable où dans son entourage immédiat se trouve un cimetière pour criminels, un orphelinat pour enfants abandonnés et un asile où les fous sortent pour gôuter au soleil.
Cet environnement marquera le jeune Dostoïevski pour toujours.
Le père de Fyodor décède en 1839. Dostoïevski est orphelin pour sa majorité.
À l'école militaire, il méprise la carriérisme de ses pairs. Il est un élève taciturne et mélancholique qui ne s'intègre pas bien aux autres. Il se réfugie dans la lecture de Victor Hugo, Shakespeare, Goethe et Friedrich Von Schiller.
En 1844, il démissionne de l'académie militaire et publie Les Pauvres Gens inspiré largement par sa propre éducation. Publié en 1846, il est remarqué par le poète Nikolaï Nekrassov et l'infulent critique littéraire Vissarion Belinsky qui en font l'éloge et la publicité. Le succès est retentissant et on parle de lui comme d'un "nouveau Gogol".
Dostoïevski parade dans les cercles mondains et s'y emmerde trouvant les gens hypocrites et largement superficiels. On le qualifie dans ses cercles comme le "chevalier à la triste mine". Il est parfaitement déchu lorsque ses deux romans suivants, Le Double et La Logeuse, publiés les deux années suivantes, sont de parfaits bides commerciaux et critique.
En 1847, il se joint au cercle Petrachevski, un mouvement politique parrallèle qui a à sa tête le ministre des affaires étrangères dont les idées sont à l'encontre de son tsar Nicolas 1er.
Appréhendant une insurrection ou un complot pour le renverser, Nicolas 1er fait arrêter Dostoïevski (et tout le cercle) en 1849 et les condamne à être exécutés sur la place publique. Nicolas 1er se ravise et met en scène une fausse exécution. À la dernière minute, une fois face aux armes qui pointaient vers eux, il les gracie et transforme leurs peines en séjour dans les prisons de Sibérie.
Il y rencontre en prison "l'âme du peuple Russe". D'importants passage de Crimes & Châtiments auront aussi trouvé leurs racines dans ce passage au bagne.
Libéré en 1854, il écrit Souvenirs de la Maison des Morts, récit romancé de son expérience en tôle qui sera publié en 1862. Question de changer de ton, résolument sombre depuis ses débuts, il écrit aussi une comédie, Le Bourg de Stépamtchikovo et sa Population. Il se sera marié entretemps en 1857.
Il est un homme libre mais reste sous constante surveillance policière. Il fonde un journal avec son frère mais ce journal est aussitôt baîllonné par la censure et est un échec.
Commence des années de errance. Dostoïevski fréquente les casinos en Europe afin de se faire une richesse et y côtoie Apollinaria Suslova, auteure de nouvelles elle aussi, qui sera le modèle de la femme idéale pour Fyodor et qui sera aussi sa maitresse. Elle sera Polina dans Le Joueur, Nastasya Filipovna dans L'Idiot, Katerina Ivanovna Marmeladova dans Crime et Châtiment, Lizaveta Nikolaevna dans Les Possédés, à la fois Katerina et Grushenka dans Les Frères Karamazov.
En 1864, la femme de Dostoïevski meurt et son frère, éternel allié, meurt aussi trois mois plus tard. Dostoïevski est moralement abattu. Il est criblé de dettes et sans avenir réel. Il devient responsable du fils de sa femme (d'un précédent mariage), de la veuve de son frère et de leurs enfants. Il n'a rien à leur offrir. Il publie Les Carnets du Sous-Sol qui es un gros succès underground mais qui n'est pas particulièrement payant.
Il mutliplie ses visites dans les casinos mais empire l'ensemble de ses dettes. Il écrit Le Joueur tiré de ses expériences de jeu compulsif qui leur fait un petit fond temporaire. Il tente de marier sa maitresse sans succès. Il mariera une jeune sténographe qui tapera à la machine ses romans.
Il écrit Crime & Châtiment en envoyant à son éditeur chapitre après chapître, ce roman qui ne semble plus finir(les écrivains russes étant alors souvent payé à la page) et qui lui assure un revenu continu.
Ce chef d'oeuvre existentialiste, de 1866 teinté de desespoir, deviendra un incontournable de la littérature mondiale.
Il publie trois ans plus tard L'Idiot. Un autre grand livre aux intrigues multiples et au ton anxieux. Le livre raconte l'histoire d'un prince trop honnête dans les cercles mondains au point de se faire quantité d'ennemis et se faire passer pour simple d'esprit.
Les Possédés (mon préféré) est publié en 1872. L'idée de l'histoire de ce groupuscule révolutionnaire underground est inspirée à Dostoïevski par le meurtre d'un membre de l'organisation politique "la justice du peuple" par son chef Sergei Netchaïev.
À 60 ans, à son apogée Dostoïevski publie Les Frères Karamazov qui réunit les deux grands thèmes de sa vie: la force irrationnelle de la passion et le questionnement de la foi.
Il aura le temps de faire un discours enfflammé sur le rôle de la Russie dans le monde qui fera de lui un héros national en 1880 avant de succomber à une hémoragie un an plus tard.
30 000 personnes assistent aux funérailles du grand écrivain ayant grandi dans la misère.
Les nouvelles de Fyodor Dostoïevski sont de bouillantes marmites sociales, des canaux vers le cynisme et la débauche qui nous happe et nous entraîne dans les rues sales de St-Petersbourg tout en croisant l'élite ou ceux qui se prétendent l'élite de la Russie. Ses histoires sont purement composées d'outils de l'âme Russe. Contre notre gré, à la lecture de ses écrits, nous attrapons le vertige, nous sommes aveuglés, étouffés et du même coup excités par un style qui n'a rien à envier à Shakespeare.
Merci la vie pour Fyodor Dostoïevski.
Élevé dans un quartier misérable où dans son entourage immédiat se trouve un cimetière pour criminels, un orphelinat pour enfants abandonnés et un asile où les fous sortent pour gôuter au soleil.
Cet environnement marquera le jeune Dostoïevski pour toujours.
Le père de Fyodor décède en 1839. Dostoïevski est orphelin pour sa majorité.
À l'école militaire, il méprise la carriérisme de ses pairs. Il est un élève taciturne et mélancholique qui ne s'intègre pas bien aux autres. Il se réfugie dans la lecture de Victor Hugo, Shakespeare, Goethe et Friedrich Von Schiller.
En 1844, il démissionne de l'académie militaire et publie Les Pauvres Gens inspiré largement par sa propre éducation. Publié en 1846, il est remarqué par le poète Nikolaï Nekrassov et l'infulent critique littéraire Vissarion Belinsky qui en font l'éloge et la publicité. Le succès est retentissant et on parle de lui comme d'un "nouveau Gogol".
Dostoïevski parade dans les cercles mondains et s'y emmerde trouvant les gens hypocrites et largement superficiels. On le qualifie dans ses cercles comme le "chevalier à la triste mine". Il est parfaitement déchu lorsque ses deux romans suivants, Le Double et La Logeuse, publiés les deux années suivantes, sont de parfaits bides commerciaux et critique.
En 1847, il se joint au cercle Petrachevski, un mouvement politique parrallèle qui a à sa tête le ministre des affaires étrangères dont les idées sont à l'encontre de son tsar Nicolas 1er.
Appréhendant une insurrection ou un complot pour le renverser, Nicolas 1er fait arrêter Dostoïevski (et tout le cercle) en 1849 et les condamne à être exécutés sur la place publique. Nicolas 1er se ravise et met en scène une fausse exécution. À la dernière minute, une fois face aux armes qui pointaient vers eux, il les gracie et transforme leurs peines en séjour dans les prisons de Sibérie.
Il y rencontre en prison "l'âme du peuple Russe". D'importants passage de Crimes & Châtiments auront aussi trouvé leurs racines dans ce passage au bagne.
Libéré en 1854, il écrit Souvenirs de la Maison des Morts, récit romancé de son expérience en tôle qui sera publié en 1862. Question de changer de ton, résolument sombre depuis ses débuts, il écrit aussi une comédie, Le Bourg de Stépamtchikovo et sa Population. Il se sera marié entretemps en 1857.
Il est un homme libre mais reste sous constante surveillance policière. Il fonde un journal avec son frère mais ce journal est aussitôt baîllonné par la censure et est un échec.
Commence des années de errance. Dostoïevski fréquente les casinos en Europe afin de se faire une richesse et y côtoie Apollinaria Suslova, auteure de nouvelles elle aussi, qui sera le modèle de la femme idéale pour Fyodor et qui sera aussi sa maitresse. Elle sera Polina dans Le Joueur, Nastasya Filipovna dans L'Idiot, Katerina Ivanovna Marmeladova dans Crime et Châtiment, Lizaveta Nikolaevna dans Les Possédés, à la fois Katerina et Grushenka dans Les Frères Karamazov.
En 1864, la femme de Dostoïevski meurt et son frère, éternel allié, meurt aussi trois mois plus tard. Dostoïevski est moralement abattu. Il est criblé de dettes et sans avenir réel. Il devient responsable du fils de sa femme (d'un précédent mariage), de la veuve de son frère et de leurs enfants. Il n'a rien à leur offrir. Il publie Les Carnets du Sous-Sol qui es un gros succès underground mais qui n'est pas particulièrement payant.
Il mutliplie ses visites dans les casinos mais empire l'ensemble de ses dettes. Il écrit Le Joueur tiré de ses expériences de jeu compulsif qui leur fait un petit fond temporaire. Il tente de marier sa maitresse sans succès. Il mariera une jeune sténographe qui tapera à la machine ses romans.
Il écrit Crime & Châtiment en envoyant à son éditeur chapitre après chapître, ce roman qui ne semble plus finir(les écrivains russes étant alors souvent payé à la page) et qui lui assure un revenu continu.
Ce chef d'oeuvre existentialiste, de 1866 teinté de desespoir, deviendra un incontournable de la littérature mondiale.
Il publie trois ans plus tard L'Idiot. Un autre grand livre aux intrigues multiples et au ton anxieux. Le livre raconte l'histoire d'un prince trop honnête dans les cercles mondains au point de se faire quantité d'ennemis et se faire passer pour simple d'esprit.
Les Possédés (mon préféré) est publié en 1872. L'idée de l'histoire de ce groupuscule révolutionnaire underground est inspirée à Dostoïevski par le meurtre d'un membre de l'organisation politique "la justice du peuple" par son chef Sergei Netchaïev.
À 60 ans, à son apogée Dostoïevski publie Les Frères Karamazov qui réunit les deux grands thèmes de sa vie: la force irrationnelle de la passion et le questionnement de la foi.
Il aura le temps de faire un discours enfflammé sur le rôle de la Russie dans le monde qui fera de lui un héros national en 1880 avant de succomber à une hémoragie un an plus tard.
30 000 personnes assistent aux funérailles du grand écrivain ayant grandi dans la misère.
Les nouvelles de Fyodor Dostoïevski sont de bouillantes marmites sociales, des canaux vers le cynisme et la débauche qui nous happe et nous entraîne dans les rues sales de St-Petersbourg tout en croisant l'élite ou ceux qui se prétendent l'élite de la Russie. Ses histoires sont purement composées d'outils de l'âme Russe. Contre notre gré, à la lecture de ses écrits, nous attrapons le vertige, nous sommes aveuglés, étouffés et du même coup excités par un style qui n'a rien à envier à Shakespeare.
Merci la vie pour Fyodor Dostoïevski.
vendredi 21 janvier 2011
Shane et Josh (& Sarah)
Il y a toute sortes de lieux pour faire des voyages, des pélerinages, des quêtes de spiritualité, des belles photos ou encore pour simplement oublier son quotidien et faire le plein d'énergie dans un esprit de ressourcement.
Barcelone, Compostelle, Reikjavik, Amsterdam, Paris, Berlin, Londres, Rio, San Juan, Etc.
Mais l'Iran?
Partir faire du trekking en Iran en 2009, c'est pas un peu comme faire un safari photo au Vietnam en 1968?
Les Étatuniens Shane Bauer, Sarah Shourd, Josh Fattal et Shon Meckfessel ont choisit, de tous les endroits disponibles dans le monde, de voyager en été 2009 de la Syrie au Kurdistan. Le 29 juillet 2009 ils arrivaient tous les quatres à l'hôtel Miwan au Souleimaniye, chez les kurdes. Attirés par les montagnes du Ahmed Awa, Shane, Josh & Sarah ont choisit de l'attaquer pour y faire du trekking sans réaliser que la montagne en question était aussi très près de la frontière Iranienne. Shon Meckfessel a pris la décision de rester à l'hôtel mais quand ses trois amis ne sont pas revenus, il a lancé le cri d'alarme.
Un cri sans voix depuis le 31 juillet 2009.
Shane, Josh & Sarah furent détenus par les authorités Iranienne sous prétexte que leur tourisme était en fait de l'espionnage pour le compte des États-Unis. Le President Ahmadinejad, cette sympathique tête de dégénéré, a proposé toute sortes d'échange de prisonniers avec les États-Unis mais sans succès.
Sarah Shourd, dont la santé commençait à chanceler, a été libérée le 9 septembre 2010 en échange de 500 000 $.
Shane & Josh sont toujours détenus au moment d'écrire ceci. Il est certain que l'un étant journaliste et l'autre environnementaliste, ça ne les aide pas du tout. Un journaliste, ça rapporte. Un environementaliste, ça peut juger de l'état des sols si des tests nucléaires ont été faits ou non. Disons que si je devais me trouver deux espions, voilà deux métiers qui m'intéresseraient plus que mécanicien ou plombier disons...
Vous croyez que la même situation, à l'inverse, deux iraniens qui auraient été surpris en Arizona ou ailleurs ne se feraient pas enquêter de la sorte?
Ça serait straight to Abu Ghraib et on leur aurait fait passer la dignité par le rectum dans le temps de le dire.
ll y a des dizaines d’iraniens dans les prisons des États-Unis pour des crimes beaucoup moins graves que ca, comme être la femme d’un homme d’affaire qui aurait tenté d’exporter du materiel electronique depuis l’Asie.
En général pour le gouvernement iraniens tout les occidentaux travaillent pour la CIA par défaut, par association. Même la photographe canadienne qui c’est fait battre à mort dans une prison iraniene il y a quelques années, était soupçonnée d’avoir travaillé pour la CIA.
J'ai beau retourner la chose dans tous les sens mais faire du tourisme dans un territoire ouvertement ennemi des États-Unis quand on est originaire des États-Unis est particulièrement bête. C'est danser dans le feu et crier aux pompiers.
Je leur souhaite d'être libéré prochainement et sans heurts.
Mais que cela leur serve de grosse tape derrière la tête.
Il y a toute sortes de lieux dans le monde pour faire de beaux voyages.
Quand on vient des États-Unis, l'Iran n'est pas un de ses endroits.
Que ceux-ci s'en trouvent maintenant avisés.
Barcelone, Compostelle, Reikjavik, Amsterdam, Paris, Berlin, Londres, Rio, San Juan, Etc.
Mais l'Iran?
Partir faire du trekking en Iran en 2009, c'est pas un peu comme faire un safari photo au Vietnam en 1968?
Les Étatuniens Shane Bauer, Sarah Shourd, Josh Fattal et Shon Meckfessel ont choisit, de tous les endroits disponibles dans le monde, de voyager en été 2009 de la Syrie au Kurdistan. Le 29 juillet 2009 ils arrivaient tous les quatres à l'hôtel Miwan au Souleimaniye, chez les kurdes. Attirés par les montagnes du Ahmed Awa, Shane, Josh & Sarah ont choisit de l'attaquer pour y faire du trekking sans réaliser que la montagne en question était aussi très près de la frontière Iranienne. Shon Meckfessel a pris la décision de rester à l'hôtel mais quand ses trois amis ne sont pas revenus, il a lancé le cri d'alarme.
Un cri sans voix depuis le 31 juillet 2009.
Shane, Josh & Sarah furent détenus par les authorités Iranienne sous prétexte que leur tourisme était en fait de l'espionnage pour le compte des États-Unis. Le President Ahmadinejad, cette sympathique tête de dégénéré, a proposé toute sortes d'échange de prisonniers avec les États-Unis mais sans succès.
Sarah Shourd, dont la santé commençait à chanceler, a été libérée le 9 septembre 2010 en échange de 500 000 $.
Shane & Josh sont toujours détenus au moment d'écrire ceci. Il est certain que l'un étant journaliste et l'autre environnementaliste, ça ne les aide pas du tout. Un journaliste, ça rapporte. Un environementaliste, ça peut juger de l'état des sols si des tests nucléaires ont été faits ou non. Disons que si je devais me trouver deux espions, voilà deux métiers qui m'intéresseraient plus que mécanicien ou plombier disons...
Vous croyez que la même situation, à l'inverse, deux iraniens qui auraient été surpris en Arizona ou ailleurs ne se feraient pas enquêter de la sorte?
Ça serait straight to Abu Ghraib et on leur aurait fait passer la dignité par le rectum dans le temps de le dire.
ll y a des dizaines d’iraniens dans les prisons des États-Unis pour des crimes beaucoup moins graves que ca, comme être la femme d’un homme d’affaire qui aurait tenté d’exporter du materiel electronique depuis l’Asie.
En général pour le gouvernement iraniens tout les occidentaux travaillent pour la CIA par défaut, par association. Même la photographe canadienne qui c’est fait battre à mort dans une prison iraniene il y a quelques années, était soupçonnée d’avoir travaillé pour la CIA.
J'ai beau retourner la chose dans tous les sens mais faire du tourisme dans un territoire ouvertement ennemi des États-Unis quand on est originaire des États-Unis est particulièrement bête. C'est danser dans le feu et crier aux pompiers.
Je leur souhaite d'être libéré prochainement et sans heurts.
Mais que cela leur serve de grosse tape derrière la tête.
Il y a toute sortes de lieux dans le monde pour faire de beaux voyages.
Quand on vient des États-Unis, l'Iran n'est pas un de ses endroits.
Que ceux-ci s'en trouvent maintenant avisés.
jeudi 20 janvier 2011
Les Clubs Où On Est Bien Vus Socialement
1.99$ au club vidéo du coin.
J'avais tellement aimé le disque en 1996, je me suis procuré le film.
Ry Cooder producing?: Une étoile
Wim Wenders? le gars qui a réalisé Les Ailes du Désir?: Deux étoiles
Un docu sur les membres et sur ce qui a produit l'album The Buena Vista Social Club?: Trois étoiles.
Un film trois étoiles avant même de l'avoir vu à 1.99$, j'investis.
Je devais plier l'interminable lavage découlant de notre retour de croisière. Pour rendre l'exercise agréable j'ai mis le film dans le dvd et j'ai plié un peu partout dans le salon en le regardant.
Je n'ai pas connu mes grands-parents.
En vieillissant je découvre qu'il s'agit d'une richesse qui me manque. Le Buena Vista Social Club était composé de 14 musiciens dont la moyenne d'âge étaient de 71 ans.
Manuel "Puntillita" Licea est décédé en 2000 à l'âge de 73 ans. Ruben Gonzales et Compay Segundo sont décédés le même jour en 2003 à l'âge de 84 et de 96 ans respectivement. Ibrahim Ferrer est décédé en 2005 à l'âge de 78 ans. Pio Leiva est décédé en 2006 à l'âge de 89 ans. Le contrebassiste Orlando "Cachaito" Lopez est décédé en 2009 à l'âge de 76 ans.
Eliades Ochoa, Omara Portuondo, Amadito Valdès, Manuel "Guajiro" Mirabal, Barbarito Torres, Juan De Marcos Gonzales, Ry Cooder et son fils Joachim roulent toujours leur bosse dans la musique.
Ses vieillards sont d'une jeunesse fabuleuse.
Du tanzanite dernier cri.
Dès la 14ème minute du documentaire, alors qu'Ibrahim Ferrer chante sur scène (car le succès de l'album a mené à une tournée) en compagnie d'Omara Portuondo qui, elle aussi, chante les yeux pleins d'eau; j'avais à mon tour le regard embrouillé de larmes.
Héhéhé...
Tu me vois de là-haut papa, plier des jupes dans le salon en pleurant?
Viril comme une orchidée en soie, ton fils.
La fatigue accumulée, le sommeil toujours court, le retour des Caraïbes pas complètement physiquement enregistré, la nostalgie, tout ça ont donné quelques gouttes sur ma joue à la grande surprise de la chatte qui se demandait bien ce qui me troublait.
Rien petite toutoune, la fatigue c'est tout. Ces trous qui des fois auraient voulu se remplir de quelque chose et qui, faute d'imagination, se remplisent de larmes.
Moi qui arrivait du soleil, ce film tourné sur le sol chaud de la Havane s'est imposé et m'a rappellé la semaine dernière en croisière avec ses excès, ces plaisirs partagés, ce bonheur commun dans un groupe de 12 (presques parfaits) étrangers.
Parfaitement heureux en tout cas. Alors pourquoi les larmes?
Peut-être parce que j'aurais aimé chanté moi aussi à ma grand-mère en la regardant dans les yeux.
Peut-être parce que l'amoureux du froid en moi se transforme peu à peu en étoile de mer.
Peut-être parce que le train de la vie ne semble pas vouloir reprendre sa vitesse de...enfin...je ne pourrais pas dire "croisière"... pourrais-je?
Peut-être parce que je réalise, après une semaine passée en "congrès" déguisé en vacances que ce Club où on est bien vu socialement, je ne pourrais en réalité qu'en être un personnage secondaire.
Non, ça, ça ne me ferait pas pleurer. Je me moque assez pas mal des clubs où on est bien vu socialement. Sinon je ne me serais pas promené parmi des banquiers et des partenaires de banquiers d'à travers le monde avec ma tête aux cheveux trop longs qui me masquait un oeil, ma chemise hors de mon pantalon et mon livre de Keith Richards à la main pendant dix jours.
Ces gens-là étaient aussi saoûls que moi, là dessus on était égaux. Pas de complexes.
Ces gens étaient bien gentils, bien amusant et tout et tout mais ils avaient tout faux.
Les bijoux ne se trouvent pas à St-Thomas ou à Nassau à prix d'or.
Ils se trouvent dans les clubs vidéos bien de chez nous.
Et ce sont de vrais perles qui coulent des yeux de ceux qui écoutent ses films.
Pour une fraction du prix.
J'avais tellement aimé le disque en 1996, je me suis procuré le film.
Ry Cooder producing?: Une étoile
Wim Wenders? le gars qui a réalisé Les Ailes du Désir?: Deux étoiles
Un docu sur les membres et sur ce qui a produit l'album The Buena Vista Social Club?: Trois étoiles.
Un film trois étoiles avant même de l'avoir vu à 1.99$, j'investis.
Je devais plier l'interminable lavage découlant de notre retour de croisière. Pour rendre l'exercise agréable j'ai mis le film dans le dvd et j'ai plié un peu partout dans le salon en le regardant.
Je n'ai pas connu mes grands-parents.
En vieillissant je découvre qu'il s'agit d'une richesse qui me manque. Le Buena Vista Social Club était composé de 14 musiciens dont la moyenne d'âge étaient de 71 ans.
Manuel "Puntillita" Licea est décédé en 2000 à l'âge de 73 ans. Ruben Gonzales et Compay Segundo sont décédés le même jour en 2003 à l'âge de 84 et de 96 ans respectivement. Ibrahim Ferrer est décédé en 2005 à l'âge de 78 ans. Pio Leiva est décédé en 2006 à l'âge de 89 ans. Le contrebassiste Orlando "Cachaito" Lopez est décédé en 2009 à l'âge de 76 ans.
Eliades Ochoa, Omara Portuondo, Amadito Valdès, Manuel "Guajiro" Mirabal, Barbarito Torres, Juan De Marcos Gonzales, Ry Cooder et son fils Joachim roulent toujours leur bosse dans la musique.
Ses vieillards sont d'une jeunesse fabuleuse.
Du tanzanite dernier cri.
Dès la 14ème minute du documentaire, alors qu'Ibrahim Ferrer chante sur scène (car le succès de l'album a mené à une tournée) en compagnie d'Omara Portuondo qui, elle aussi, chante les yeux pleins d'eau; j'avais à mon tour le regard embrouillé de larmes.
Héhéhé...
Tu me vois de là-haut papa, plier des jupes dans le salon en pleurant?
Viril comme une orchidée en soie, ton fils.
La fatigue accumulée, le sommeil toujours court, le retour des Caraïbes pas complètement physiquement enregistré, la nostalgie, tout ça ont donné quelques gouttes sur ma joue à la grande surprise de la chatte qui se demandait bien ce qui me troublait.
Rien petite toutoune, la fatigue c'est tout. Ces trous qui des fois auraient voulu se remplir de quelque chose et qui, faute d'imagination, se remplisent de larmes.
Moi qui arrivait du soleil, ce film tourné sur le sol chaud de la Havane s'est imposé et m'a rappellé la semaine dernière en croisière avec ses excès, ces plaisirs partagés, ce bonheur commun dans un groupe de 12 (presques parfaits) étrangers.
Parfaitement heureux en tout cas. Alors pourquoi les larmes?
Peut-être parce que j'aurais aimé chanté moi aussi à ma grand-mère en la regardant dans les yeux.
Peut-être parce que l'amoureux du froid en moi se transforme peu à peu en étoile de mer.
Peut-être parce que le train de la vie ne semble pas vouloir reprendre sa vitesse de...enfin...je ne pourrais pas dire "croisière"... pourrais-je?
Peut-être parce que je réalise, après une semaine passée en "congrès" déguisé en vacances que ce Club où on est bien vu socialement, je ne pourrais en réalité qu'en être un personnage secondaire.
Non, ça, ça ne me ferait pas pleurer. Je me moque assez pas mal des clubs où on est bien vu socialement. Sinon je ne me serais pas promené parmi des banquiers et des partenaires de banquiers d'à travers le monde avec ma tête aux cheveux trop longs qui me masquait un oeil, ma chemise hors de mon pantalon et mon livre de Keith Richards à la main pendant dix jours.
Ces gens-là étaient aussi saoûls que moi, là dessus on était égaux. Pas de complexes.
Ces gens étaient bien gentils, bien amusant et tout et tout mais ils avaient tout faux.
Les bijoux ne se trouvent pas à St-Thomas ou à Nassau à prix d'or.
Ils se trouvent dans les clubs vidéos bien de chez nous.
Et ce sont de vrais perles qui coulent des yeux de ceux qui écoutent ses films.
Pour une fraction du prix.
mercredi 19 janvier 2011
Bébé Doc
Il avait fait toutes les écoles les plus sophitiquées d'un pays qui n'avait rien d'élégant mais qui avait la foi.
Après tout Bébé Doc était le fils du Président d'Haïti. Quand son dictateur de père est mort, Bébé Doc est devenu, à 19 ans, le plus jeune Président du pays. Les gens ont eu peur qu'il poursuive le régime du paternel.
Refusant d'abord ce rôle qu'il souhaitait voir passer à sa soeur ainée Marie-Denise et laissant sa mère s'occuper de toutes les affaires administratives tout en léguant les tâches légales à l'ancien entourage de son père, Jean-Claude Duvalier (dit Bébé Doc) acceptera finalement une vie de cocktails et de playboy.
Bien qu'il n'y eût aucun changements substantiels dans le régime à l'origine, Bébé Doc a tout de même donné un peu d'espoir à son peuple. Il a d'abord fait libérer plusieurs prisoniers politiques puis a allégé la censure imposée par son père précédemment. Mais la pomme ne tombant jamais très loin de l'arbre, toute forme d'opposition au régime était intolérable. Faisant fortune avec l'industrie du tabac dont les profits tombaient directement dans ses poches (sans reçus ni factures, bien entendu), Duvalier s'est glissé dans le luxe, négligeant ses tâches comme président et laissant la garde rapprochée des anciens proches de son père, mener les affaires du pays.
Les escrocs se flairent entre eux. Ainsi, l'administration Nixon a réintroduit l'aide internationale à Haiti dès l'arrivée au pouvoir de Bébé Doc en 1971. Aide qui a aidé Duvalier a augmenter sa richesse personnelle car jamais ne lui est venu à l'esprit d'investir les sommes des États-Unis ailleurs que pour ses besoins personnels. Il avait été élevé ainsi.
Les tortures, les disparitions mystérieuses des dissidents au régime, la dictature tranquille faisait toujours rage. Mais dans un gant de velours. Les relations avec Amnisitie Internationale étaient bonnes et quand elles commencèrent (rapidement) a dégénérer, la censure dans la presse et l'information au pays est revenue. En 1978, face à la crise de la fièvre porcine, le gouvernement de Duvalier a pris la décision d'éradiquer tous les porcs au pays. Bien entendu causant un tort énorme aux fermiers qui en faisaient l'élevage. Se débarassant des résistants dans le processus, bien sûr.
Le Sida, la famille et la malnutrition du début des années 80 ont miné le moral du peuple sous le règne de leur roi obèse.
Duvalier marie une mulâtre, divorcée à la réputation peu fiable. Le mariage est exhubérant et coûte 3 millions de dollars. Le peuple crève de faim mais Bébé Doc vit dans le giga-luxe. La corruption prend de l'ampleur. Duvalier fait beaucoup d'argent en vendant des cadavres Haitiens à des écoles médicales étrangères (en "créant" des cadavres selon les besoins) et en controllant le marché de la drogue.
Le monde entier reconnait que la présence de Duvalier au pouvoir est une abomination et est extrèmement malsain en Haiti. Toutefois comme le pays a la protection des États-Unis, Duvalier est intouchable.
Quand le pape Jean-Paul II visite la pays en 1983 et déclare que les choses doivent changer, le peuple a le germe de la révolte.
Comme Duvalier est plus préoccupé par son style de vie personnel que par la politique, le foyers de violence poussent partout. Chacun fait sa propre loi. Pas de chef, pas de leadership, pas de présence au sein de la "plèbe" du peuple, celui-ci, le peuple, choisit donc de se débrouiller comme bon lui semble et sans ligne directrice, ça se passe bien souvent brutalement. Une dictature ne réagit jamais bien aux élans du peuple. La répréssion est intense.
La visite du pape génère un socialisme activiste, foyer de concentration qui échappe aux sbires de Duvalier père. Le peuple veut mettre fin à la tradition familiale et débute quelques révoltes dans les Gonaïves en 1985. Puis, les rues se remplissent et le peuple se mobilise dans 6 autres villes dont Cap Haitien.
Fin Janvier 1986, tout le sud d'Haiti est debout et contre le régime de Bébé Doc.
Duvalier tente de réprimer les manifestations en se prenant 10% des rations alimentaires fournies au pays par l'étranger. Les manifestations deviennent plu violentes encore. Le peuple se tient debout avec courage. Des milliers ne surviveront pas.
Conseillé par ses proches Bébé Doc et sa famille quitte Haiti en Février 1986, aidé secrètement par Ronald Reagan qui lui refuse l'asile politique (par souci de réputation politique internationale) mais qui lui offre la CIA et le FBI pour sa fuite...en France. Un pays qui lui refusera toujours le statut de réfugié politique.
Il vit toujours dans le luxe à Paris jusqu'à ce que sa femme le divorce et le ruine. La France tentera de l'expulser, de l'amener en cour mais Duvalier joue au chat et à la souris avec eux.
Et reste sous protection d'importants joueurs internationaux (ai-je parlé des États-Unis?).
C'est cette limace qui revient fouler le sol meurtri de ses excès et de son immoralité.
Il prétend avoir appris.
Vous croyez qu'il n'y a pas des intérêts d'Amérique derrière tout ça?
Il a été "officiellement" arrêté hier matin, mais bon...il y peut-être encore pas mal de maquillage pour la télé internationale.
Pour l'instant il y a apparence de justice.
Attendons voir si ça tiendra la route.
Les routes en Haïti...
Après tout Bébé Doc était le fils du Président d'Haïti. Quand son dictateur de père est mort, Bébé Doc est devenu, à 19 ans, le plus jeune Président du pays. Les gens ont eu peur qu'il poursuive le régime du paternel.
Refusant d'abord ce rôle qu'il souhaitait voir passer à sa soeur ainée Marie-Denise et laissant sa mère s'occuper de toutes les affaires administratives tout en léguant les tâches légales à l'ancien entourage de son père, Jean-Claude Duvalier (dit Bébé Doc) acceptera finalement une vie de cocktails et de playboy.
Bien qu'il n'y eût aucun changements substantiels dans le régime à l'origine, Bébé Doc a tout de même donné un peu d'espoir à son peuple. Il a d'abord fait libérer plusieurs prisoniers politiques puis a allégé la censure imposée par son père précédemment. Mais la pomme ne tombant jamais très loin de l'arbre, toute forme d'opposition au régime était intolérable. Faisant fortune avec l'industrie du tabac dont les profits tombaient directement dans ses poches (sans reçus ni factures, bien entendu), Duvalier s'est glissé dans le luxe, négligeant ses tâches comme président et laissant la garde rapprochée des anciens proches de son père, mener les affaires du pays.
Les escrocs se flairent entre eux. Ainsi, l'administration Nixon a réintroduit l'aide internationale à Haiti dès l'arrivée au pouvoir de Bébé Doc en 1971. Aide qui a aidé Duvalier a augmenter sa richesse personnelle car jamais ne lui est venu à l'esprit d'investir les sommes des États-Unis ailleurs que pour ses besoins personnels. Il avait été élevé ainsi.
Les tortures, les disparitions mystérieuses des dissidents au régime, la dictature tranquille faisait toujours rage. Mais dans un gant de velours. Les relations avec Amnisitie Internationale étaient bonnes et quand elles commencèrent (rapidement) a dégénérer, la censure dans la presse et l'information au pays est revenue. En 1978, face à la crise de la fièvre porcine, le gouvernement de Duvalier a pris la décision d'éradiquer tous les porcs au pays. Bien entendu causant un tort énorme aux fermiers qui en faisaient l'élevage. Se débarassant des résistants dans le processus, bien sûr.
Le Sida, la famille et la malnutrition du début des années 80 ont miné le moral du peuple sous le règne de leur roi obèse.
Duvalier marie une mulâtre, divorcée à la réputation peu fiable. Le mariage est exhubérant et coûte 3 millions de dollars. Le peuple crève de faim mais Bébé Doc vit dans le giga-luxe. La corruption prend de l'ampleur. Duvalier fait beaucoup d'argent en vendant des cadavres Haitiens à des écoles médicales étrangères (en "créant" des cadavres selon les besoins) et en controllant le marché de la drogue.
Le monde entier reconnait que la présence de Duvalier au pouvoir est une abomination et est extrèmement malsain en Haiti. Toutefois comme le pays a la protection des États-Unis, Duvalier est intouchable.
Quand le pape Jean-Paul II visite la pays en 1983 et déclare que les choses doivent changer, le peuple a le germe de la révolte.
Comme Duvalier est plus préoccupé par son style de vie personnel que par la politique, le foyers de violence poussent partout. Chacun fait sa propre loi. Pas de chef, pas de leadership, pas de présence au sein de la "plèbe" du peuple, celui-ci, le peuple, choisit donc de se débrouiller comme bon lui semble et sans ligne directrice, ça se passe bien souvent brutalement. Une dictature ne réagit jamais bien aux élans du peuple. La répréssion est intense.
La visite du pape génère un socialisme activiste, foyer de concentration qui échappe aux sbires de Duvalier père. Le peuple veut mettre fin à la tradition familiale et débute quelques révoltes dans les Gonaïves en 1985. Puis, les rues se remplissent et le peuple se mobilise dans 6 autres villes dont Cap Haitien.
Fin Janvier 1986, tout le sud d'Haiti est debout et contre le régime de Bébé Doc.
Duvalier tente de réprimer les manifestations en se prenant 10% des rations alimentaires fournies au pays par l'étranger. Les manifestations deviennent plu violentes encore. Le peuple se tient debout avec courage. Des milliers ne surviveront pas.
Conseillé par ses proches Bébé Doc et sa famille quitte Haiti en Février 1986, aidé secrètement par Ronald Reagan qui lui refuse l'asile politique (par souci de réputation politique internationale) mais qui lui offre la CIA et le FBI pour sa fuite...en France. Un pays qui lui refusera toujours le statut de réfugié politique.
Il vit toujours dans le luxe à Paris jusqu'à ce que sa femme le divorce et le ruine. La France tentera de l'expulser, de l'amener en cour mais Duvalier joue au chat et à la souris avec eux.
Et reste sous protection d'importants joueurs internationaux (ai-je parlé des États-Unis?).
C'est cette limace qui revient fouler le sol meurtri de ses excès et de son immoralité.
Il prétend avoir appris.
Vous croyez qu'il n'y a pas des intérêts d'Amérique derrière tout ça?
Il a été "officiellement" arrêté hier matin, mais bon...il y peut-être encore pas mal de maquillage pour la télé internationale.
Pour l'instant il y a apparence de justice.
Attendons voir si ça tiendra la route.
Les routes en Haïti...
mardi 18 janvier 2011
Le Sein de Janet Jackson du Canada
J'écoutais Money For Nothing de Dire Straits à tue-tête sur ma galerie question de vérifier la tolérenace de mes voisins quand je me suis aperçu qu'un autre voisin m'a relancé avec du Eminem à tue-tête pour m'enterrer.
Je suis entré dans mon salon et sur ma télé je me suis soudainement cru en 1976.
Michelle Pfeiffer présentait un Golden Globe et elle devait bien avoir un visage de 18 ans. Comme elle est née en 1958...
Content je fus de voir que l'on avait reconnu le talent de Steve Bushemi dans ce gala animé par un trop rare et toujours agréable Ricky Gervais. L'avantage de bosser aux États-Unis, étranger britannique dans une population titanesque de Ricains, c'est que Gervais peut se premettre d'humilier à peu près tout le monde de Bruce Willis aux membres de l'Associated Foreign Press (qui le paie pour le travail comme un homme paierait une pute pour se faire gifler) en passant par les membres de l'Église de Scientologie qui le méritent bien, sans que l'impact ne soit trop intense.
Le même humour au Québec et on se retrouverait à faire des conférences de presse pour s'excuser.
J'écoutais ce gala principalement pour le talent de Gervais que j'admire. Je découvrais en même temps les réactions, souvent fausses, des gagnants et des gagnantes qui apprenaient qu'ils gagnaient le précieux Golden Globe.
J'ai eu, en croisière dans les Caraïbes, à pratiquer cet "art du faux", où à quelques connaissances que nous avions faites sur le bateau, avons dû dire "ooooooh! c'est joli!" face à des achats ma foi, forts ordinaires pour le prix payé. Et presque toujours pour de très faux bijoux.
Nous avons connu une semaine assez extraordinaire en croisière. Ce que je souhaite à quiconque voudrant se payer du bon temps. Je ne me souviens même pas avoir réèllement dormi. Quelques fois la machine devait tomber à off mais la frontière entre le rêve et la réalité a toujours été assez mince. La météo, les lieux visités, l'alcool, les belles femmes, le plaisir commun avec une tonne de nouveaux amis, peut-être même des contrats de traduction pour la GRC. Vraiment, du bonheur à l'état brut.
De retour au grand frette, je m'étonne (à peine) que le Conseil Canadien des Normes de la Radiotélévision eût recommandé de censurer la chanson Money For Nothing de Dire Straits pour son utilisation du mot "faggot". Je savais les étatsuniens totalement imbéciles pour avoir remplacé le mot "nigger", utilisé 219 dans le chef d'oeuvre Hucklebbery Finn de Mark Twain, par "esclave" mais nous ici...abrutis aussi?
Huckleberry Finn raconte l'histoire d'un garçon devenant adulte dans la réalité du Mississippi en 1884. Il s'agit de l'un des plus grand roman des États-Unis en majeur parti parce que ce livre introduisait le réalisme Flauberien dans la littérature des États-Unis. Deux mots importants que je viens d'utiliser et qui se retrouvent dans toutes les descriptions du livre de Twain: "réalité", "réalisme". Vous croyez qu'on aurait dit "esclave" au lieu de Nigger en 1884? De quel réalité parle-t-on ici? On réécrit un chef d'oeuvre?
Je suis traducteur, si je commettais l'erreur fatale de réécrire l'oeuvre d'un auteur selon mes croyances morales, je perdrai mon emploi.
Dans la chanson de Dire Straits, Mark Knopfler a choisi de faire dire à deux déménageurs/livreurs dans sa chanson : "The little faggot got his own jet airplane, the little faggot he's a millionnaire". Vous croyez vraiment que ce ne serait pas possible pour deux salariés de la classe moyenne (ou moins) de dire le mot "tapette" en parlant d'un homosexuel en 1985?
Aujourd'hui, en 2011, on sait que c'est triste de s'exprimer ainsi, mais cette réalité qu'on triche, cette grande chanson à laquelle on offre une publicité hors pair (merci, à bien y penser), ce sein sillyconé de Janet Jacskon qu'il faudrait cacher, c'est quoi?
C'est aussi le visage de Michelle Pfeiffer*.
Le sabotage du vrai.
Le vrai: une denrée en voie d'exctinction.
Dommage.
Même les homosexuels trouvent tout ça idiot.
Honte au pays du gros Harper.
*Il y a plus de 20 ans de différence entre les deux photos de Mlle Pfeiffer.
Je suis entré dans mon salon et sur ma télé je me suis soudainement cru en 1976.
Michelle Pfeiffer présentait un Golden Globe et elle devait bien avoir un visage de 18 ans. Comme elle est née en 1958...
Content je fus de voir que l'on avait reconnu le talent de Steve Bushemi dans ce gala animé par un trop rare et toujours agréable Ricky Gervais. L'avantage de bosser aux États-Unis, étranger britannique dans une population titanesque de Ricains, c'est que Gervais peut se premettre d'humilier à peu près tout le monde de Bruce Willis aux membres de l'Associated Foreign Press (qui le paie pour le travail comme un homme paierait une pute pour se faire gifler) en passant par les membres de l'Église de Scientologie qui le méritent bien, sans que l'impact ne soit trop intense.
Le même humour au Québec et on se retrouverait à faire des conférences de presse pour s'excuser.
J'écoutais ce gala principalement pour le talent de Gervais que j'admire. Je découvrais en même temps les réactions, souvent fausses, des gagnants et des gagnantes qui apprenaient qu'ils gagnaient le précieux Golden Globe.
J'ai eu, en croisière dans les Caraïbes, à pratiquer cet "art du faux", où à quelques connaissances que nous avions faites sur le bateau, avons dû dire "ooooooh! c'est joli!" face à des achats ma foi, forts ordinaires pour le prix payé. Et presque toujours pour de très faux bijoux.
Nous avons connu une semaine assez extraordinaire en croisière. Ce que je souhaite à quiconque voudrant se payer du bon temps. Je ne me souviens même pas avoir réèllement dormi. Quelques fois la machine devait tomber à off mais la frontière entre le rêve et la réalité a toujours été assez mince. La météo, les lieux visités, l'alcool, les belles femmes, le plaisir commun avec une tonne de nouveaux amis, peut-être même des contrats de traduction pour la GRC. Vraiment, du bonheur à l'état brut.
De retour au grand frette, je m'étonne (à peine) que le Conseil Canadien des Normes de la Radiotélévision eût recommandé de censurer la chanson Money For Nothing de Dire Straits pour son utilisation du mot "faggot". Je savais les étatsuniens totalement imbéciles pour avoir remplacé le mot "nigger", utilisé 219 dans le chef d'oeuvre Hucklebbery Finn de Mark Twain, par "esclave" mais nous ici...abrutis aussi?
Huckleberry Finn raconte l'histoire d'un garçon devenant adulte dans la réalité du Mississippi en 1884. Il s'agit de l'un des plus grand roman des États-Unis en majeur parti parce que ce livre introduisait le réalisme Flauberien dans la littérature des États-Unis. Deux mots importants que je viens d'utiliser et qui se retrouvent dans toutes les descriptions du livre de Twain: "réalité", "réalisme". Vous croyez qu'on aurait dit "esclave" au lieu de Nigger en 1884? De quel réalité parle-t-on ici? On réécrit un chef d'oeuvre?
Je suis traducteur, si je commettais l'erreur fatale de réécrire l'oeuvre d'un auteur selon mes croyances morales, je perdrai mon emploi.
Dans la chanson de Dire Straits, Mark Knopfler a choisi de faire dire à deux déménageurs/livreurs dans sa chanson : "The little faggot got his own jet airplane, the little faggot he's a millionnaire". Vous croyez vraiment que ce ne serait pas possible pour deux salariés de la classe moyenne (ou moins) de dire le mot "tapette" en parlant d'un homosexuel en 1985?
Aujourd'hui, en 2011, on sait que c'est triste de s'exprimer ainsi, mais cette réalité qu'on triche, cette grande chanson à laquelle on offre une publicité hors pair (merci, à bien y penser), ce sein sillyconé de Janet Jacskon qu'il faudrait cacher, c'est quoi?
C'est aussi le visage de Michelle Pfeiffer*.
Le sabotage du vrai.
Le vrai: une denrée en voie d'exctinction.
Dommage.
Même les homosexuels trouvent tout ça idiot.
Honte au pays du gros Harper.
*Il y a plus de 20 ans de différence entre les deux photos de Mlle Pfeiffer.
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