jeudi 17 septembre 2009

Patapouf et le fantôme de Duplessis


Le bâillon permet au gouvernement de suspendre les règles habituelles de l'Assemblée nationale afin d'adopter en bloc une série de projets de loi à la fin d'une session parlementaire.

En imposant le bâillon, la majorité ministérielle empêche l'opposition d'utiliser diverses méthodes dilatoires pour retarder l'adoption des projets de loi. Sans le bâillon, l'adoption de plusieurs projets de loi, qui ne font pas l'unanimité, pourrait être reportée à une session ultérieure, ce qui retarderait l'action du gouvernement.

Ce devrait être une solution exceptionelle de dernier total dernier recours. Comme quand un parent exaspéré, à bout de patience dirait à son enfant "Ben c'est ça qui est ça, obstine toi pas!". Le baillon est normalement appliqué en fin de session.

Voilà que la session parlementaire est vieille de trois jours...

Jean Charest et son équipe promettaient d'être à l'écoute des Québécoises et Québécois, et depuis leur élection majoritaire, les libéraux montrent clairement qu'ils sont à la solde d'un seul groupe de pression et de son agenda : le Conseil du Patronat du Québec. Cette manière de gérer le Québec me fait penser au technique de de goon au hockey.
L'arrogance qu'affiche le premier ministre depuis longtemps dévoile de plus en plus du dictat et de la tyrannie !

Patapouf est un pignouf, solide. Le problème est que personne ne semble ne le menacer. Pas matante Pauline en tout cas. Surtout pas Caire ou Taillon. Amir Kadhir est une saveur locale tout comme André Arthur l'est dans son coin de vie. Mais ailleurs?

Patapouf a donc les moyens de jouer au petit "bully" de la cour de récré. Adopter à toute vapeur un projet de loi à la sauvette sans droit de réplique c'est lâche.

Cheap.

Couillon.

Depuis 2003 les Libéraux ont eu recours à maintes reprises au baillon. Je serais gêné si j'étais eux. D'autant plus que leur premier ministre n'a pas les couilles pour faire face à la musique puisqu'il envoie au bâton Jacques Dupuis et Raymond Bachand.

Lâche. Cheap. Couillon.

Voilà un slogan qui paraitrait juste sur le prochaines pancartes des rouges aux élections.

Qui pourra remplacer ce moté frisé?

Qui??, bout de cigare de bout de cigare!

Valérie, Marie-Hélène, Évelyne, Marianne & Laurence


J'avoue que je ne leur donnais pas beaucoup de chance.

Le peu que je connaissais de ses 5 étudiantes en communications de l'UQAM et co-auteures d 'une émission de radio m'étaient apparues broche-à-foin, au contenu mal calibré, imprécises dans leurs cibles et surtout pas drôles du tout.

Toutefois en étant des 91 000 qui ont écouté leur première vendredi soir sur les ondes de Télé-Québec j'ai été agréablement séduit.

Bon, C'est une première et dans les premières il faut être indulgent. Le côté ingrat de l'exercice fait en sorte que dans le premier épisode on doit présenter les personnages, dessiner son univers à grand trait et marquer son territoire. Ce qu'elles ont fait. Marie-Hélène semble être la "Straight girl", la leader clean du quintette féminin. Valérie s'est montrée comme une pas pire immitatrice et comme celle par qui les "messages" passeront...ou pas selon la livraison de l'artiste. Elle se débrouille aussi fort bien en improvisation. Marianne est probablement celle qui passe le mieux à la caméra. Elle sait comment en jouer et parait plus professionnelle que tout le monde. Elle est aussi très drôle. C'est ma Moquette préférée. Ma Coquette préférée serait Laurence. Je lui trouve une féminité fort agréable et j'ai toujours craqué pour les nerds. Je ne sais trop quoi penser encore de la grande Évelyne qui m'a parue plus faible que les autres. Mais c'est le lot des gens grands d'imposer de par leur stature des attentes qu'ils ne livrent pas nécessairement.

J'ai souri plus que je n'ai ri mais j'ai surtout vu du potentiel. Z'ont 25 autres heures à écrire et à tourner à 5! Écrire à 5 sans s'entretuer une seule heure est généralement un exploit, alors 26...

C'est vrai toutefois que Richard Martineau n'était pas ce qu'il y avait de plus fameux. Cet homme est sur le point de remporter le trophée Véronique Cloutier de l'overexposure (remporté successivement par Cloutier, Nathalie Simard et Gregory Charles). Mais d'un autre côté ce n'était pas fou non plus. Le gars est si verbomoteur et aime tant déblatérer sur tout que c'était un brillant moyen de s'enlever une tonne de pression que de lui faire prendre le micro lors du premier show. Marie-Hélène a d'ailleurs montré son bon flair de l'interview avec lui.

La grosse douleur de cette heure est venue d'ailleurs. C'est la face de Stéphan "pas de E" Bureau qui réapparaissait à toutes les pauses. Ça jetait de l'ombre à cette superbe pub des grands ballets canadiens. (C'était pas cette pub là mais je ne la trouve pas sur le net la vraie bonne...)

Martineau comédien, ouch! aussi...L'idée de tourner devant public était bonne car des sketchs beaucoup moins forts comme l'immitation de Lady Gaga ou "Nos Étés de Marde" finissent par faire rire (d'inconfort?) le public présent même si les sketchs étaient plutôt ratés.

Et qu'est-ce que les gens ont à critiquer notre été de toute façon?
vraiment?
Je le dis et le répête par chez nous j'ai perdu mon gazon à cause de l'excessive chaleur et je prie pour un peu de pluie que nous n'avons pas eu depuis au moins 25 jours.

Anyway les Moquettes Coquettes m'ont donné envie de coucher av...EUH!...de les revisiter la semaine prochaine.

La graine sera plantée. VOYONS qu'es-ce que je raconte???
La curiosité y est semée
C'est plutôt ça que je voulais dire.

mercredi 16 septembre 2009

Mourir en sortant de la télé


C'est connu à parti du moment où on devient trop public, on meurt toujours un peu.

Car il faut accepter que nous ne nous appartenions plus complètement.

En regardant la finale d'un reality show hier mais surtout en entendant un proche me raconter que les prodcuteurs l'avaient forcé à enlever son gilet à plusieurs reprises contre son gré dans l'émission Wipeout Québec de la semaine du 27 septembre pour lui faire jouer un personnage qu'il n'était pas je me suis penché sur les effets secondaires des reality shows.

Je me rapelle la gagnante de la toute première saison de Loft Story. Une jeune fille blonde à la psychologie douteuse. Les caméras de TQS avaient choisis de la dépeindre, par un montage relativement facile à faire, comme une fille excessivement fragile mentalement. Ce qu'elle était. Quand les parents de la jeune fille ont menacé de poursuivre les producteurs de l'émission, la jeune fille a comme par hasard gagné la bourse finale...et les histoires de poursuites se sont évaporées...
Guy Cloutier, triste personnage capable de bien pire on le sait depuis, était alors le producteur à la barre de cette triste émission.

Au delà des multiples vies changées pour le "mieux" dans ces émissions de "réalité", je n'ai pas pu faire autrement que de remarquer le nombre dangereusement élevé de suicides liés aux émissions du genre.

Paula Goodspeed s'est enlevé la vie en avalant un cocktail de pillules dans sa voiture stationnée devant la résidence de Paula Abdul qu'elle admirait/harçelait depuis que les juges d'American Idol l'avaient rejetée.

Une jeune Indou de 21 ans a avalé une bouteille de poison après avoir été eliminée des auditions de l'émission Fatafati

Un suédois s'est tiré devant un train en 1997 suite à l'émission Expedition, devenue Survivor aux États-Unis, après avoir été le tout premier candidat éliminé et avoir constaté que le montage de l'émission le faisait passer pour un incapable.

Une jeune anglaise de 17 ans s'est pendue deux semaines avant que l'émission The Colony ne soit en ondes. Cette émission demandait à toute une famille de vivre selon les conditions d'une famille des années 1800.

Vegas Elvis n'a jamais été acheté ni diffusé, après la première journée de tournage une productrice s'est lancé du balcon de son hôtel pour s'écraser 100 pieds plus bas.

L'émission Extreme Makeover a vu la soeur d'une concurrente que les producteurs avaient laissé tomber à la dernière minute s'enlever la vie. La soeur de la concurrente avait eu le temps d'enregistrer des propos moins que flatteurs sur celle-ci pour l'émission. Suite à la découverte des propos tenus les effets ont été dévastateurs pour tout le monde. La jeune fille a choisi la mort pour s'en sortir.


L'émission Wife Swap propose d'échanger les épouses de deux couples qui ne se connaissent pas (et idéalement qui ont les valeurs aux antipodes les uns des autres) pendant une semaine. La femme d'un homme est tombé amoureuse d'une autre femme (on le voit même dans l'émission) et l'a quitté suite à l'émission lui retirant ses deux enfants et gardant la maison. Il a aussi perdu son emploi ce qui l'a poussé vers l'alccol et la méthadone fatal.

Un concurrent bipolaire et dépressif de 26 ans de l'émission Paradise Hotel II a sauté dans la mort de la chambre de son hôtel.

Un boxeur de 23 ans, s'est tiré une balle dans la tête quelques semaines avant son combat dans l'émission The Contender.

Une concurrente de l'émission Pirate Masters venait tout juste de vivre le suicide de son amoureux quand elle fût la toute première candidate à être renvoyée chez elle. Comme les critiques de l'émission était dévastatrices l'avocate de 35 ans a choisi d'en finir avec sa vie devenue trop publiquement douloureuse.

On comprend donc que le mot "Réalité" dans un reality show y est pour "Reality check".

D'ailleurs le jeune homme que nous connaissons a quitté sa blonde pour une concurrente rencontrée sur le site de Wipeout Québec...

mardi 15 septembre 2009

Immitations, menaces de mort et autres gâteries


Je ne suis pas un amateur de tennis. En fait oui mais pour les plus mauvaises raisons qui soient. Des raisons salement machistes. J'aime pour les jupettes, les cuisses, les jeunes filles en forme qui crient et la fureur dans les yeux des belles athlètes. Pour les échanges des fois.

Dur cette semaine toutefois de ne pas remarquer le merveilleux spectacle offert par les meilleurs tenissman du monde au US Open.

Je le dis souvent à ma douce pour justifier l'écoute d'un match de hockey ou d'un match de football, quelques rares fois le sport s'élève au statut d'art. Et cette fois le tennis en a mis plein la vue à tout le monde. À l'initié comme au néophyte.

Novak Djokovic semble être le Alexander Ovechkin du tennis. Un fabuleux athlète doublé d'une personalité qui offre tout un spectacle à son sport mais surtout à ses fans.

Djokovic est reconnu pour être un fin observateur. Il a pris l'habitude de se livrer à un petit jeu d'immitations de ses adversaires dans ses réchauffements. Cette semaine il a amené ses immitations sur le terrain. En caricaturant une légende de l'entertainment sportif, John McEnroe.

Ça a mis tout le monde de bonne humeur et le vrai John McEnroe, dont la passion du tennis est encore très vivante et qui était sur place, s'est senti concerné et est venu offrir la version originale de l'immitation de Djokovic. Tous les amateurs New Yorkais y ont trouvé leur compte. Incluant les deux joueurs sur le terrain. Le tennis sortait gagnant de ce moment.

Candide.

Toutefois chez les femmes, l'intense Serena Williams pêtait un fusible. Déjà avertie une première fois pour avoir cassé sa raquette dans un geste jugé anti-sportif, elle menaçait une juge comme on le ferait dans une cour de récré à la petite école. Comme un élève l'aurait fait la juge s'est dirigée vers l'arbitre en chef afin de signaler la menace. La seconde fois fût de trop, gros yeux de la part du directeur, expulsion, amende, retenue.

Drôle.

Ça a amené la belge Kim Clijsters en finale (elle était à un seul jeu d'éliminer Williams de toute façon). Clijsters, qui n'avait d'abord pas prévu revenir au tennis après sa retraite en 2007, puis la naissance de sa fille Jada en 2008, avait annoncé son retour au printemps en indiquant qu'elle souhaitait disputer le US Open, après un ou deux tournois de préparation.

Elle a bien fait à Cincinnati et à Toronto, en août, mais personne ne croyait la voir faire aussi bien à New York. Elle n'était même plus dans les classements. C'est comme joueuse "invitée" qu'elle se présentait au US Open. Elle a si bien fait qu'en défaisant la jeune Danoise Caroline Wozniacki, neuvième favorite, 7-5, 6-3 elle
est devenue la troisième mère seulement à remporter un tournoi du Grand Chelem. La première en 29 ans. À son troisième tournoi seulement. Sa fille est venue la rejoindre sur le terrain.

Touchant.

Chez les hommes, la demie-finale avait des airs de finale entre Djokovic et Federer. Après avoir offert un superbe spectacle le coup final de Federer relevait du grand art

Le tennis est sorti gagnant de toute cette effervescence.

Match point.

lundi 14 septembre 2009

Un évident mépris envers Réjean Tremblay


Dans chaque province on a nos "entertainers" dans les médias qui sont légèrement moins intelligents que la moyenne mais tellement plus émotif, plus vrais que les gens s'y reconnaissent.

On les retrouve généralement entassés sur les ondes de TVA ou de TQS.

Dans les journaux, dans cette catégorie on a Réjean Tremblay.

Plus jeune je travaillais dans un magasin de musique. J'y croisais souvent le colosse journaliste hirsute. Une inconfortable fois on l'a surpris à croiser les barres de sécurité sans avoir payé la marchandise. Il avait "oublié". On en avait pas fait d'histoires. Une seconde fois où le même scénario s'est produit on a trouvé cela étrange. La troisième fois le malaise était total.

Comme quand on lit ses articles ou qu'on l'entend à la télé. Plus sénile que Tremblay tu te lèves et tu applaudis avec fierté à la lecture du manifeste du FLQ.

À la télévision une fois il m'avait fait beaucoup rire quand il avait raconté, outré, une anecdote. Il racontait qu'il avait réussi à soutirer une entrevue qu'il croyait exclusive avec un joueur de hockey, dans un coin isolé, presque dans la douche. À la toute fin de l'entrevue, convaincu de son exclusivité, Tremblay s'était retourné pour apperçevoir un autre journaliste un peu plus loin qui avait tout noté de l'entrevue lui aussi. Tremblay racontait ceci à la télévision en concluant le plus sérieusement du monde "Je me suis jamais senti aussi violé dans mon intimité".

(...)

Man...Tu jases avec un athlète tout nu dans la douche...

Ben voilà que mononcle Tremblay sévit à nouveau sur les tabarnaks de francophones chez les Canadiens.

Il vomit une diahrée de chiffres dans son papier sur la compréhension de l'anglais par les Québécois.

(...)

On s'attendrais à mieux de la part d'un représentant du peuple dans la presse écrite.
Qu'on se le dise une fois pour toute: ON NE VEUT PAS DE FRANCOPHONES AVEC LES CANADIENS SI ILS SONT POUR ÊTRE POCHES!!!!!!

On se chrissssssssssssssssss de leur langue ce qui nous intéresse c'est leur palette et leur coup de patin. Surtout le 2 pts au classement et la coupe aux lèvres. Regardez bien l'année médiatiquement drabe qu'on aura avec Jacques Martin JUSTEMENT parce qu'il est francophone. C'est l'homme le plus beige au monde. On l'a déjà perdu momentannément le long d'un mur dans un Hôpital de Floride. Regardez la pression complètement injustifiée que l'on mets sur Guillaume Latendresse simplement parce qu'il sait dire "Tabarnak" en ratant son lancer et entretenir la meute de l'attitude de l'équipe après les matchs.

Moi je me reconnais chez les joueurs des Canadiens. Je me retrouve en Sergei Kostitsyn. Dissipé, tout croche, immature, bouffon, cowboy, playboy, rebelle.
And guess what? je ne parles pas Russe. Et je ne veux pas l'entendre après les matchs. Je veux qu'il me donne un show SUR la glace.

Le plus grand service que la terre ai pu rendre à Sergei et à Carey Price avec leurs frasques de l'an dernier c'est de ne pas avoir été francophones.

La vérité c'est que les journalistes prennent franchement trop de place dans le vestiaire du Canadien. Tant et aussi longtemps qu'on leur offira du francophone à entreprendre il se sentiront dans leur carré de sable dans le vestaire du Canadien.

Moins de journalistes autour du Canadien, s.v.p.
Moins de Réjean Tremblay en tout cas.
Merci.

dimanche 13 septembre 2009

Comment merder un dimanche


"Tu me réponds pas" m'a dit l'amoureuse.

"J'essaie juste d'envisager quelle forme de refus de coopérer je vais te répondre"

C'est que je sais comment occuper mes dimanches moi. J'étais dans la verrière à lire mon livre au soleil sous les mélodies de The Who un frais Vodkice popper naviguant de ma main à ma bouche.

"Oui mais il faut émonder la haie et les arbres depuis longtemps, ça pend chez le voisin!"

L'amoureuse ne comprend rien aux dimanches.

"T'as pas le deuxième tome de Millénium à finir toi?" ai-je lancé en vain.

Dix minutes plus tard j'étais dans un escabot à me faire chier à tailler la haie. L'été n'a pas été si pire. Il a été très beau même. Parce que pas trop de travaux sur le terrain. Mais une journéée comme aujourd'hui fait oublier tout le reste.

Me suis franchement fait chier j'ai tellement émondé que je me suis senti dans la peau d'un coiffeur. À la fin je parlais du nouveau look de Geneviève Borne avec un accent efféminé.

Chaque fois que j'avais l'air innocupé je faisais comme à la petite école et faisais semblant que je rochais sur quelque chose de compliqué. Ça ne marchais pas toujours. Quand j'ai fixé la tondeuse pendant une demie-heure sans même tenter de gosser dessus comme si elle était mal en point j'ai manqué un peu de stratégie. L'amoureuse a tout de suite découvert mon subterfuge.

"Ouin la piscine commence à être verte faudrais juste passer une petite brosse"

Je me suis mis à chanter The Who comme un demeuré. Ça, ça marchais, la belle me regardais comme on regarde une verrue.

"...Mets ton Ipod dans tes oreilles si c'est pour nous empêcher de souffrir ainsi s.v.p..."

En taillant ma haie je voyais le voisin qui souriait de ses 89 dents blanches couché dans son hamac, un daiquiri à la main et un roman d'esponniage dans l'autre. Il semblait dire des yeux "Aller le jeune, souffre, je suis passé par là!".

Lui, pour se débarasser de tout ça il a, il y a 20 ans, choisi de saboter une besogne commandée par sa femme. Mais la sbaoter big time. Sa femme lui avait aussi demander d'émonder un arbre sur le terrain devant. Elle avait simplement dit "Tu vas t'occuper de l'arbre en avant hein?" sans plus de précision et avait quiité les lieux pour partir travailler. Il en avait profité pour le chopper complètement. Un arbre centennaire, Flouch!
tchop tchop, timbeeeeeeeeeeeer.

Quand sa femme est revenue elle a fait une crise d'apoplexie face au trou devant le terrain.

Un sabotage volontaire pour que sa femme, qui ne demandait pas un meurtre juste un léger "trim", ne lui demande plus jamais rien.

Ça a fonctionné le gars est encore plus vache que moi sur son terrain. Toujours dans son hamac. Je passe même pour un zélé du terrain à ses côtés. Il m'a demandé un jour de ne pas passer ma tondeuse trop rapidement afin de ne pas l'obliger à faire de même (nos devants de terrains sont communs).

C'est dire à quel point il est paresseux.

En torchant la piscine je me suis mis à rêver. Avant de réaliser que je pourrais moi aussi saboter sauvagement une tâche exigée par la belle et ne plus jamais avoir à me badrer de ses sales besognes de banlieusards.

J'ai donc pris le petit arbuste du côté de la maison, celui avec les belles fleurs jaunes et je l'ai complètement déraciné. À grands coups de pelle et de "tabarnak que c'est pas la manière d'occuper un dimanche ça!!!!".

J'ai regarder le beau gâchis en trouvant presque que ça faisait plus beau comme ça. Plus aéré en tout cas.

Quand la belle est passée, elle a fait des grands yeux. Comme quand on ouvre une couche de bébé et qu'on découvre une motte de Nutella. J'ai pris la face du travailleur de la construction des annonces de bières des annés 80. La barbe de deux jours en prime.

La belle a laissé passé un temps puis elle a dit:
"Tsé tu me disais cette semaine que ta plus belle qualité c'était le flair..."

"Fallait bien que j'en choisisse une parmi les milliers qui composent ma personne"

"Ben t'as raison j'y avais pas pensé mais sans cet arbuste, c'est pas mal plus beau sur le côté de la maison, ramasse ça pour que ça fasse moins cochon par exemple."

Bout de cigare de bout de cigare...sabotage remis.

Me coucherai plus tard afin d'exorciser tout ça et récupérer ses heures perdues.

samedi 12 septembre 2009

Une histoire de patates...


"Hé j'ai une blague pour toi, Jones"

"Garoche Meloche, j'ai besoin de rire"

"Un vieillard vivait seul en Idaho, voulait semer ses patates au jardin, mais, c'était un travail très pénible, car il lui fallait retourner toute la terre. Bubba, son fils unique qui habituellement l'aidait pour cette tâche était en prison. Le vieil homme écrit donc une lettre à son fils dans laquelle il y décrit sa situation difficile

Cher Bubba,
Je me sens très malheureux, parce qu'il me semble bien que cette année, je ne serai pas capable de planter mes patates au jardin. Je suis trop vieux pour pouvoir creuser et retourner la terre du carré de jardin. Si tu étais ici, tous mes problèmes seraient> résolus. Je sais que tu creuserais et retournerais la terre du carré pour moi.
Avec amour.
Papa


Quelques jours plus tard, il reçut une lettre de son fils

Cher papa,
Pour l'amour du ciel, papa, ne creuse pas dans le jardin, c'est là que j'ai enterré les CORPS!!!
Avec amour
Bubba


À 4h00 AM, le matin suivant, une nuée d'agents du FBI et de la police locale arrivèrent et se mirent à creuser tout le carré du jardin sans trouver aucun cadavre. Dépités, ils s'excusèrent auprès du vieillard et quittèrent les lieux. Le même jour,le vieil homme reçut une autre lettre de son fils.

Cher Papa,
Vas-y, maintenant, tu peux planter tes patates. C'est le mieux que je peux faire dans les circonstances.
Avec amour
Bubba


(...)

"euh...C'est...c'est tout?"

"Ben ouais"

"Tu...tu...tu me fais tu un test de psychologie, Meloche? (Meloche est psychologue). Ton histoire ne tient pas. Il n'y a pas de chute. Pas de punch. On reste sur notre faim. On s'achète un sac de chips en l'honneur des dites patates et on se repasse l'histoire en boucle afin de savoir si notre tête n'allait pas se faire foutre la dernière fois . On comprend pas plus. Ce n'est pas une histoire de patate c'est une histoire de rien. Comme ceci: C'est l'histoire du fils à son père qui dit à une moustache:"je te tuerai!" et la moustache de répondre "alors moi aussi" et ils envoyèrent tous leurs amis se faire tuer à leur place.
Ça aussi c'est un exemple d'histoire de rien. Ton histoire est moche, Meloche"

"Bon je t'explique, Jones: Le vieux veut creuser son jardin. Mais il est vieux. Le fils est en prison donc peut pas creuser le jardin. Le fils parle de cadavres dans sa lettre donc les policiers vont creuser le jardin. Voilà pour la blague. Je sais qu'elle est rudement compliquée pour ton cerveau de bambin mais tu avoueras que juste le fait d'appeler son fils "Bubba" est déjà très très très drôle en soi. Alors même sans l'histoire du jardin et des cadavres, la blague est très très réussie merci. Voilà. Rigole ou ferme ta face. Et prout + reprout= prout prout. Christ"

"Oui j'avais compris la blague et l'avait même ri à la réponse du fils. C'est toute la suite(inutile) qui te laisse croire à quelque chose de plus qui n'arrive jamais. Même que pour ajouter à la confusion les policiers ne trouvent pas de cadavres ce qui anihile tout le première partie. Un peu comme cette absurde conversation entre A et B:
A:Dommage Julie D'amato a été éliminée hier!
B:Julie d'Amato mais c'est qui ça? éliminée à quoi? et où?
A:Mais pourquoi tu me parle de Julie D'Amato c'est tellement triste?
B:???
Voilà où nous en sommes, Meloche. "

"Non vraiment je vois pas ce qui ne va pas."pour ajouter à la confusion les policiers ne trouvent pas de cadavres ce qui anihile tout le première partie." Ben oui mais certain que les policiers trouvent pas de cadavres: C'EST UNE STRATÉGIE DU FILS POUR FAIRE CREUSER LE JARDIN DE SON PÈRE PAR LES POLICIERS...Y'ÉTAIENT PAS SUPPOSÉS TROUVER DES CADAVRES!!! Voilà une blague qui ne me fait plus rire du tout. T'as gâché ma journée Jones, t'as gâché ma vie et la vie de tous mes descendants pis de leurs amis. C'est ta faute l'Afghanistan, C'est ta faute la faim dans l'monde pis Occupation Double, pis Julie Snyder...pis euh..la faim du monde. J'ai juste envie de pleurer là alors que j'étais de très bonne humeur ta-l'heure. Tu suce, fourreur de mère"

"Mais...mais si le corps n'a jamais été trouvé...il ne peut pas être en prison...IL EST INNOCENT MELOCHE, FAUTES DE PREUVES!!!!!!!!!!!!Meloche je n'aime pas tes blagues. Elles sont malodorantes. Pleine de maladresse. Moi non plus je ne suis plus d'humeur.Tu es Les Cris et les Autochtones autour d'une table de négociation. Tu es Guy Nantel en répétition. Tu dois expliquer ta blague alors c'est qu'elle est franchement mais là franchement moche, Meloche. Ce n'est pas moi qui est lent.(à part en amour,socialement, professionnellement, salarialement,physiquement et psychologiquement) C'est ta blague qui pue. Snif. Ça pue. Prend ta lèvre inférieure, passe là au-dessus de ta tète et avale bien fort"

"Le fils peut avoir fait un vol de banque, il peut avoir tué son chien et violé sa chienne, il peut avoir fait pipi sur un lampadaire à Montréal, il peut avoir tué son voisin parce que sa musique était trop forte, il peut avoir mangé des chats devant une école primaire, il peut avoir commandé le meurtre de sa cousine etc...Il peut avoir fait n'importe quoi pour être en prison. Peu importe!!! Là vraiment je suis franchement de mauvaise humeur. J'ai envie de tuer quelqu'un pour me retrouver en prison et faire creuser ton jardin, Jones!"

"Au États-Unis d'Amérique on n'emprisonne pas facilement regarde O.J. l'homme le plus coupable au MONDE. Tes explications ne tiennent pas Meloche. Je vais te faire exploser la bouche avec un karachnikov. Tout simplement. Voilà. Tu le mérites amplement"

"Bon..je vais reprendre la blague une dernière fois. Ensuite c'est terminé. Un vieux fermier qui veut creuser son jardin. Mais il est vieux et son fils est en prison parce qu'il a violé et tué 12 femmes alors qu'elles n'étaient même pas majeures (les 12 femmes sont retrouvées dans ton salon sous le tapis)....donc il peut pas l'aider. Il écrit donc à son fils pour lui dire qu'il est triste parce qu'il a pas d'aide pour creuser son jardin. Son fils a une idée: il écrit à son père: Pour l'amour du ciel, papa, ne creuse pas dans le jardin, c'est là que j'ai enterré les CORPS!!! Comme ça les policiers vont penser que le fils a caché des corps dans lejardin de son père et ce même si les corps des 12 femmes ont été retrouvées dans ton salon...(c'est un méchant il a donc le droit de tuer autant de personnes qu'il veut...comme le Président des États-Unis d'Amérique) Les policiers creusent donc le jardin du vieux papa et ne trouvent évidemment rien à la grande joie de l'auditoire qui se bidonne comme c'est pas permis par les lois canadiennes. Voilà. On en parle plus.
Je te hais, ne me parles plus jamais"

"Je te parlerais par le biais de mes avocats. Tu me dois une demie-heure de ma vie une vraie bonne blague comme dans le sketch show et un chips au vinaigre."

"Je te tuerai, Jones"

"Moi aussi, tout juste après"