Vous avez déjà vu 2001: A Space Odyssey de Stanley Kubrick?
Vous devriez.
Ce n'est pas un film autant qu'une réelle expérience. Tout à fait fascinante de nos jours, alors en 1968...ce devait être encore plus phénoménal.
Si vous comptez ne jamais fumer de cannabis, ce qui est la large majorité je crois, à la fin de ce film, si vous vous laissez vraiment embarquer dedans , de tout vos sens, ce qui s'est fait tout seul dans mon cas, toutes les fois (3) que je l'ai vu, vous sentirez vraiment que vous avez plané. Comme certains le font après un bon joint de cannabis bien calibré.
Ça vous donnera finalement peut-être le goût du joint...
Mauvaise amorce.
Une partie de ce qui fait de ce film un véritable chef d'oeuvre sont tous les choix de Stanley Kubrick autour du film. Dont celui de Douglas Rain, acteur de théâtre canadien, qui avait 32 ans quand Kubrick le découvre comme narrateur d'un documentaire de l'Office Nationale du Film. Il aime tant sa voix qu'il l'engage, afin qu'il soit la voix de Hal, l'ordinateur ayant pratiquement plus d'émotions que les personnages principaux du film. En effet, dans le film, il n'y a aucun dialogue dans les 20 premières minutes et pas plus dans les 20 dernières. Et outre les propos d'Hal, un ordinateur, les dialogues "humains" sont assez banals. Tout est pour l'oeil. Et c'est justement l'oeil de Hal qui fera basculer le film. Mais la voix aussi, celle de Douglas Rain est totalement fameuse.
Croisé de parents canadiens, mais écossais aussi, ayant étudié à Bristol, en Angleterre, étant acteur sur scène dans des pièces comme Henry V, et fondateur du Stratford Festival au Canada tout en étant acteur participant du festival de 1953 à 1998, Rain avait tout à fait la voix pour incarner le mystique Hal, ordinateur trouble qui change la destinée des astronautes.
Kubrick avait d'abord été intéressé par le visuel du film de l'ONF de 1960, et après avoir travaillé un peu avec certains des mêmes opérateurs pour 2001: A Space Odyssey, il avait été mis en contact avec Rain.
Il était une voix aussi rassurante que terrifiante dans le film de Stan.
Il fera principalement du théâtre toute sa vie.
Vie qui s'est éteinte dimanche, alors qu'il avait 90 ans.
Autre Stan.
Stan Lee, comme scénariste et éditeur, aura été essentiel dans le succès international des superhéros des magazines de la compagnie Marvel. Il aura été un titan avec ses dessinateurs Jack Kirby et Steve Ditko. Il a créé des superhéros qui ferait fantasmer des millions de jeunes lecteurs, et depuis quelques décennies, des cinéphiles aussi.
Lee est l'homme derrière Spider-Man, Hulk, The X-Men, Iron Man, The Fantastic Four. Entre autres héros.
En ne demandant que 10% des recettes des films duquel ses héros se sont retrouvés impliqués au cinéma, avec le temps, il a accumulé 10 millions (mais a dû aller en cours pour ça). Il avait commencé ses aventures en magazine il y a exactement 80 ans. Alors qu'il n'en avait que 15.
Il se faisait un devoir d'apparaître dans tous les films de Marvel (et ailleurs).
Stan the Man s'est éteint lui aussi, à 95 ans, le lendemain, lundi.
Hulk, Spider-Man, Doctor Strange, The Fantastic Four, Daredevil, Black Panther, X-Men, Ant-Man, Iron Man, Thor...
...papa est mort.
Mais il continuera de faire naître en des millions de gens, bien des enfants.
Ces deux morts continuerons de faire revivre longtemps encore.
C'est la beauté de tout ça.
vendredi 16 novembre 2018
jeudi 15 novembre 2018
Spice Girls
Au milieu des années 90, les producteurs britanniques Bob & Chris Hebert veulent former un groupe pour ado de filles, tout comme les boys band font rage avec succès à l'époque.
En 1994, on fait passer des auditions, suite à une annonce et on fait danser 400 jeunes femmes sur une chanson d'Eternal. On fait suivre par une audition en solo pour 200 d'entre elles sur une chanson de leur choix, elles chanteront.
On en garde 12, parmi lesquelles, Victoria Adams, Melanie Chisholm, Melanie Brown et Michelle Stephenson. Le groupe de filles s'appellera alors Touch. En mars, on choisit Melanie Brown, Melanie Laccohee, Lianne Morgan et Suzanne Tinker. Mais en avril, on remplace Laccohee par Victoria Adams, Morgan par Melanie Chisholm et Tinker par Geri Halliwell, qui avait raté la première audition, mais qui déplace tant d'air qu'on doit y faire de la place.
Les 5 filles passent un an ensemble, dans un même appartement, apprenant chansons et chorégraphies, mais surtout, tentant de créer une chimie entre elles. Quelques mois après le début des séances de groupe, Michelle Stephenson est virée et remplacée par Emma Bunton. On ne cherche pas tant de talent autant que des types de femmes et des personnalités. Stephenson ne correspondait à aucun type sinon à celle qui trouve les chansons offertes pour un public beaucoup trop jeune. Sa mère est alors atteinte du cancer du sein et elle sent qu'elle doit être auprès d'elle de toute manière.
Geri Halliwell trouve le nouveau nom du groupe "Spice", tiré du nom d'un de leurs titres en préparation. Simon Fuller devient leur gérant et ajoutera le "girls" quand on découvre qu'une rappeuse porte ce déjà le nom de Spice.
Leur gérance d'alors veut qu'elles s'habillent toutes de la même manière et ne fasse que des reprises. On changera vite d'idée.
Vickky Adams est la plus belle et la plus stylée. Elle devient Posh Spice.
Geri Halliwell a le plus de personnalité et est rousse. Elle a aussi voulu étudier la botanique. Sa plante préférée est la Zingiber officinale (googlez-le). Elle devient alors Ginger Spice.
Mel B. est sauvage et intense après une séance de photo où elle prend toute la place, mais aussi parce qu'à 13 ans, elle avait été engagée comme épouvantail humain afin de faire peur aux corneilles, elle devient Scary Spice.
Grande fan du Great Gatsby, Mel C. appelle tout le monde autour d'elle "ol' Sport". Elle est aussi très sportive et athlétique. Sporty Spice est née.
Emma devient Baby Spice car baby c'est un nom adorable et cute pour la petite dernière dans le band. Et que la rumeur veut qu'elle eût été capable de jongler (oui) avec 6 bébés (!?!).
En juillet 1996, elles prennent le contrôle de la musique pop. Leur carte de visite fait le tour du monde. Elles seront #1 dans 37 pays. Elles seront le meilleur vendeur à vie, pour un groupe exclusivement composé de filles. On lance rapidement un autre single pour battre le fer pendant qu'il est chaud. Puis un troisième, avant Noël. En novembre, leur premier album était livré.
Si la musique intéresse peu, les ventes sont extraordinaires et un mouvement, celui du Girl Power, est en marche. Les Spice Girls gagnent un public de très jeunes filles pleine d'assurance nouvellement gagnée.
Leur gérant, Fuller, les place au jour de l'an pour éclairer Oxford Street et leur déniche des contrats multimillionaires avec Pepsi, Cadbury's, Walkers, Impulse et Polaroid. Les filles co-écrivent leurs chansons. Elles percent le marché américain en 1997.
La minijupe de l'Union Jack de Geri Halliwell fait sensation.
Un livre, un manifeste, mettant en mots ce que serait le girl power, de leur point de vue, vend facilement 20 000 fois très vite le jour même et sera traduit en 20 langues. Un dvd video vendra 500 000 fois.
Devant la reine, elles brisent le protocole. Mel B & Geri embrassent le Prince Charles et lui pince une fesse. God save the Queen!
Un peu plus d'un an après avoir été lancée, les Spice Girls sont à un sommet qu'elles n'atteindront jamais plus. Un second album est produit et vend 7 millions de fois en deux semaines. La même année, elles se joueront elles-même dans un film un peu comme les Beatles lors de la Beatlemania puisqu'une spicemania semble en place. Aussi en 1997, Geri Halliwell pose semie nue, ce qui cause un léger remous. Posh Spice flirte avec David Beckham et les deux commencent à se fréquenter. Ils ne se lâcheront plus jamais.
Entre 1996 et 1998, elles sont littéralement partout sur terre.
Elles enregistrent une dernière chanson à 5 (avec les gars d'England United), pour la Coupe du Monde de soccer.
En mai 1998, Geri Halliwell quitte le quintet, épuisée par la vie de tournée et se prenant la tête trop souvent avec l'autre tête forte, Mel B.
Un dernier video est tourné représentant Geri et portant le mot anglais pour "pour toujours" dans son titre.
Une nouvelle chanson, enregistrée à 4, parue tout juste avant Noël 1998, sert d'adieu à Geri.
Le groupe sera le meilleur vendeur pour un groupe exclusivement féminin avec au moins 86 millions de vente d'albums.
Halliwell lance un album solo en 1999. Puis, un autre deux ans plus tard. Un dernier album solo est lancé de sa part en 2005. Elle obtiendra un certain succès local comme écrivaine. Autant en autobiographie qu'en livres pour enfants (elle est aussi devenue mère). Robbie Williams la sauvera de l'anorexie alors qu'elle ne pèse que 98 livres.
Les Spice Girls, en quatuor, ne feront qu'un seul album ensemble.
Mais personne ne chômera longtemps. Elles étaient beaucoup trop public pour être reléguées si vite à l'ombre.
Victoria Adams, devenue Beckham, lance un album solo en 2001. La plus photogénique, elle fera beaucoup de caméo dans plusieurs films, étant la moitié d'un couple mondialement populaire, elle fond à vue d'oeil aussi. Sa vie de famille avec le joueur de soccer David Beckham devient un sujet de plusieurs documentaires et de projets télé. Elle fera fortune et sera reconnue comme une brillante designer de mode et une icône, elle-même du bon goût (en commençant par son chum diront certaines). Elle écrira aussi pour le Daily Telegraph et la fortune du couple est évaluée à 508 millions. Elle est maman 4 fois.
Et n'est franchement plus la plus belle, maigre et sensiblement reconstruite.
Melanie Brown lance, en 2000, son album solo. Elle en lance un second 5 ans plus tard. Elle fera beaucoup de télé, tantôt comme présentatrice, tantôt comme reporter, tantôt comme juge. Elle avait, avant les filles épicées, un passé d'actrice. Elle est maman 3 fois.
Mel C aura 7 albums entre 1999 et 2016. Une seule étincelle par ici, avec Bryan Adams il y a presque 20 ans. Mais elle vend autour de 20 millions d'albums sur 19 ans. En Angleterre, elle obtient 11 premières positions. Elle est maman depuis 2009.
Emma Bunton fera trois albums en solo, en 2001, en 2004 et en 2006, avant de commencer une importante carrière en radio en 2009.
Les Spice Girls ont annoncé, (moins Victoria qui est assez riche et occupée) qu'elles reviendraient ensemble prochainement.
Et ça vend encore beaucoup.
En 1994, on fait passer des auditions, suite à une annonce et on fait danser 400 jeunes femmes sur une chanson d'Eternal. On fait suivre par une audition en solo pour 200 d'entre elles sur une chanson de leur choix, elles chanteront.
On en garde 12, parmi lesquelles, Victoria Adams, Melanie Chisholm, Melanie Brown et Michelle Stephenson. Le groupe de filles s'appellera alors Touch. En mars, on choisit Melanie Brown, Melanie Laccohee, Lianne Morgan et Suzanne Tinker. Mais en avril, on remplace Laccohee par Victoria Adams, Morgan par Melanie Chisholm et Tinker par Geri Halliwell, qui avait raté la première audition, mais qui déplace tant d'air qu'on doit y faire de la place.
Les 5 filles passent un an ensemble, dans un même appartement, apprenant chansons et chorégraphies, mais surtout, tentant de créer une chimie entre elles. Quelques mois après le début des séances de groupe, Michelle Stephenson est virée et remplacée par Emma Bunton. On ne cherche pas tant de talent autant que des types de femmes et des personnalités. Stephenson ne correspondait à aucun type sinon à celle qui trouve les chansons offertes pour un public beaucoup trop jeune. Sa mère est alors atteinte du cancer du sein et elle sent qu'elle doit être auprès d'elle de toute manière.
Geri Halliwell trouve le nouveau nom du groupe "Spice", tiré du nom d'un de leurs titres en préparation. Simon Fuller devient leur gérant et ajoutera le "girls" quand on découvre qu'une rappeuse porte ce déjà le nom de Spice.
Leur gérance d'alors veut qu'elles s'habillent toutes de la même manière et ne fasse que des reprises. On changera vite d'idée.
Vickky Adams est la plus belle et la plus stylée. Elle devient Posh Spice.
Geri Halliwell a le plus de personnalité et est rousse. Elle a aussi voulu étudier la botanique. Sa plante préférée est la Zingiber officinale (googlez-le). Elle devient alors Ginger Spice.
Mel B. est sauvage et intense après une séance de photo où elle prend toute la place, mais aussi parce qu'à 13 ans, elle avait été engagée comme épouvantail humain afin de faire peur aux corneilles, elle devient Scary Spice.
Grande fan du Great Gatsby, Mel C. appelle tout le monde autour d'elle "ol' Sport". Elle est aussi très sportive et athlétique. Sporty Spice est née.
Emma devient Baby Spice car baby c'est un nom adorable et cute pour la petite dernière dans le band. Et que la rumeur veut qu'elle eût été capable de jongler (oui) avec 6 bébés (!?!).
En juillet 1996, elles prennent le contrôle de la musique pop. Leur carte de visite fait le tour du monde. Elles seront #1 dans 37 pays. Elles seront le meilleur vendeur à vie, pour un groupe exclusivement composé de filles. On lance rapidement un autre single pour battre le fer pendant qu'il est chaud. Puis un troisième, avant Noël. En novembre, leur premier album était livré.
Si la musique intéresse peu, les ventes sont extraordinaires et un mouvement, celui du Girl Power, est en marche. Les Spice Girls gagnent un public de très jeunes filles pleine d'assurance nouvellement gagnée.
Leur gérant, Fuller, les place au jour de l'an pour éclairer Oxford Street et leur déniche des contrats multimillionaires avec Pepsi, Cadbury's, Walkers, Impulse et Polaroid. Les filles co-écrivent leurs chansons. Elles percent le marché américain en 1997.
La minijupe de l'Union Jack de Geri Halliwell fait sensation.
Un livre, un manifeste, mettant en mots ce que serait le girl power, de leur point de vue, vend facilement 20 000 fois très vite le jour même et sera traduit en 20 langues. Un dvd video vendra 500 000 fois.
Devant la reine, elles brisent le protocole. Mel B & Geri embrassent le Prince Charles et lui pince une fesse. God save the Queen!
Un peu plus d'un an après avoir été lancée, les Spice Girls sont à un sommet qu'elles n'atteindront jamais plus. Un second album est produit et vend 7 millions de fois en deux semaines. La même année, elles se joueront elles-même dans un film un peu comme les Beatles lors de la Beatlemania puisqu'une spicemania semble en place. Aussi en 1997, Geri Halliwell pose semie nue, ce qui cause un léger remous. Posh Spice flirte avec David Beckham et les deux commencent à se fréquenter. Ils ne se lâcheront plus jamais.
Entre 1996 et 1998, elles sont littéralement partout sur terre.
Elles enregistrent une dernière chanson à 5 (avec les gars d'England United), pour la Coupe du Monde de soccer.
En mai 1998, Geri Halliwell quitte le quintet, épuisée par la vie de tournée et se prenant la tête trop souvent avec l'autre tête forte, Mel B.
Un dernier video est tourné représentant Geri et portant le mot anglais pour "pour toujours" dans son titre.
Une nouvelle chanson, enregistrée à 4, parue tout juste avant Noël 1998, sert d'adieu à Geri.
Le groupe sera le meilleur vendeur pour un groupe exclusivement féminin avec au moins 86 millions de vente d'albums.
Halliwell lance un album solo en 1999. Puis, un autre deux ans plus tard. Un dernier album solo est lancé de sa part en 2005. Elle obtiendra un certain succès local comme écrivaine. Autant en autobiographie qu'en livres pour enfants (elle est aussi devenue mère). Robbie Williams la sauvera de l'anorexie alors qu'elle ne pèse que 98 livres.
Les Spice Girls, en quatuor, ne feront qu'un seul album ensemble.
Mais personne ne chômera longtemps. Elles étaient beaucoup trop public pour être reléguées si vite à l'ombre.
Victoria Adams, devenue Beckham, lance un album solo en 2001. La plus photogénique, elle fera beaucoup de caméo dans plusieurs films, étant la moitié d'un couple mondialement populaire, elle fond à vue d'oeil aussi. Sa vie de famille avec le joueur de soccer David Beckham devient un sujet de plusieurs documentaires et de projets télé. Elle fera fortune et sera reconnue comme une brillante designer de mode et une icône, elle-même du bon goût (en commençant par son chum diront certaines). Elle écrira aussi pour le Daily Telegraph et la fortune du couple est évaluée à 508 millions. Elle est maman 4 fois.
Et n'est franchement plus la plus belle, maigre et sensiblement reconstruite.
Melanie Brown lance, en 2000, son album solo. Elle en lance un second 5 ans plus tard. Elle fera beaucoup de télé, tantôt comme présentatrice, tantôt comme reporter, tantôt comme juge. Elle avait, avant les filles épicées, un passé d'actrice. Elle est maman 3 fois.
Mel C aura 7 albums entre 1999 et 2016. Une seule étincelle par ici, avec Bryan Adams il y a presque 20 ans. Mais elle vend autour de 20 millions d'albums sur 19 ans. En Angleterre, elle obtient 11 premières positions. Elle est maman depuis 2009.
Emma Bunton fera trois albums en solo, en 2001, en 2004 et en 2006, avant de commencer une importante carrière en radio en 2009.
Les Spice Girls ont annoncé, (moins Victoria qui est assez riche et occupée) qu'elles reviendraient ensemble prochainement.
Et ça vend encore beaucoup.
mercredi 14 novembre 2018
Histoires de Purges
Cette année marque le 80ème anniversaire de la fin de la grande purge de Josef Staline, débutée en 1936. Cette purge est considérée comme l'une des plus grande tuerie de masse dans l'histoire de l'humanité.
Sous la paranoïaque purge, tout ceux qui étaient suspectés d'être des éléments anti-soviétique étaient exécutés ou envoyés dans des camps de concentration, où certains mourraient de faim, de fatigue, de maladies, ou de tout ça en même temps. Staline se moquait si ces gens étaient en faveur de sa cause ou non, si ils étaient coupables ou innocents. Ils prétendaient que la mort d'innocents était un sacrifice nécessaire afin de se rapprocher des vrais ennemis. Chaque communiste était un potentiel ennemi et parce qu'il est difficile de démasquer l'ennemi, si on tuait seulement 5% d'entre eux, les vrais ennemis, le but est déjà atteint, professait-il.
Les cibles étaient principalement les figures d'autorité nées ailleurs qu'en Union Soviétique, ceux qui avaient été ou étaient encore affiliés à un différent parti politique non communiste, et les riches fermiers qui s'étaient fait retirer leurs terres pendant la Révolution Bolchévique.
L'extrême paranoïa de Staline, jumelée à la demande du parti de rendre plus pure la nation, l'a mené a éliminer d'innombrable citoyens soviétiques.

Le meurtre du loyal Sergey Kirov, en décembre 1934, qui devenait trop populaire aux yeux de Staline, est souvent regardé comme le début de l'idée de la grande purge. Staline a ensuite été efficace en accusant des centaines d'adversaires politiques pour le meurtre qu'il avait lui-même commandé, et a ainsi purgé des centaines d'autres têtes. Dissidentes de toute manière.
Staline a ensuite tourné son attention sur l'Armée Rouge. Devenant convaincu qu'on complotait contre lui. Il a fait exécuter 7% de leurs éléments, incluant 3 des 5 généraux, 13 des 15 commandants d'armée, 8 des 9 amiraux et 154 des 186 commandants de divisions.
Dans les dernières phases de la purge, Staline a fait éliminer les membres seniors du NKVD, le service secret de police soviétique, qui opérait les purges sous sa gouverne, et qui en savait trop selon Staline. Ils pouvait peut-être se servir de ces infos contre lui un jour. Staline a mis Lavrenti Beria à la tête du NKVD, et a fait accuser les anciens dirigeants de crimes contre des innocents (crimes qu'il leur ordonnait, mais bon... fascisme oblige).
À la fin de la purge, à peu près un tiers du parti communiste, qui comptait 3 millions de membres, avaient été éliminés. Mais il reste très dur de faire confirmer des chiffres crédibles de cette partie du monde.
Du crédible tout court.
Mais on s'entend sur un régime de terreur paranoïde de sa part, sans contredit.
















Donald Trump est un croche. Il n'y a aucun, mais absolument aucun doute là-dessus. Quiconque pense le contraire est un poisson baignant dans un océan d'ignorance.
Il n'aime pas ceux qui ne leur sont pas serviles. Quand il a demandé à James Comey, alors chef du FBI, donc quelqu'un qui avait le pouvoir d'enquêter sur lui et de le coincer sur des irrégularités, si il lui était loyal, Comey a hésité. Sa fonction exige qu'il soit d'abord entièrement loyal à la nation. C'est la nature de son poste. Si le président fait des choses contraires au bien de la nation, il est de son devoir de le punir là-dessus.
Comme Dong se sait croche. Il n'a pas voulu de cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête et à mis à la porte, sans prétexte concret, James Comey.
Il avait nommé Jeff Sessions comme procureur général des États-Unis. Sessions était donc le plus haut représentant de la loi au pays. Dans le dossier de l'ingérence Russe, Jeff Sessions, qui en sait beaucoup, a choisi de se récuser. Ce qui veut dire qu'il s'est offert le droit de refuser d'être accepté comme témoin, arbitre, juge, dans le dossier puisqu'il se trouverait en absolu conflit d'intérêt, étant alors la loi aux États-Unis. Et la loi face à la loi...ça pue.
Ça a lourdement été accueilli par Donald Trump et son équipe qui, justement, s'attendaient à être défendus par le plus haut représentant de la loi, mais aussi qui s'attendaient à ce que Sessions tienne la laisse de l'incorruptible enquêteur Robert Mueller, dans le dossier de l'ingérence russe.
Depuis que Sessions s'est récusé, Trump l'a attaqué des dizaines et des dizaines de fois sur Twitter. Il en a fait un régulier punching bag. Son propre procureur général. Son équipe, à Trump, travaille aussi extrêmement fort afin de corrompre ou de salir Robert Mueller, un homme droit et juste, et ainsi offrir un prétexte pour le limoger. Mueller est impeccable. Et ça use les sales.
Quand Trump a passé les élections de mi-mandat, il a aussitôt limogéla loi Jeff Sessions. Pas assez servile à son goût.
Il a presqu'aussi vite congédié un journaliste simplement parce qu'il est de CNN, une station de nouvelles qui le coince trop souvent dans ses incohérences.
Cette année marque donc la naissance de nouvelles purges, aux États-Unis, où les morts sont la vérité et la justice pure et simple.
CNN poursuit en justice la Maison Blanche pour cet ABC de la censure.
Funny wind blowing in the U.S.
Rajout: Et Fox, station "amie" du dictateur en puissance, qui appuie maintenant CNN dans sa poursuite...héhéhé...
Sous la paranoïaque purge, tout ceux qui étaient suspectés d'être des éléments anti-soviétique étaient exécutés ou envoyés dans des camps de concentration, où certains mourraient de faim, de fatigue, de maladies, ou de tout ça en même temps. Staline se moquait si ces gens étaient en faveur de sa cause ou non, si ils étaient coupables ou innocents. Ils prétendaient que la mort d'innocents était un sacrifice nécessaire afin de se rapprocher des vrais ennemis. Chaque communiste était un potentiel ennemi et parce qu'il est difficile de démasquer l'ennemi, si on tuait seulement 5% d'entre eux, les vrais ennemis, le but est déjà atteint, professait-il.
Les cibles étaient principalement les figures d'autorité nées ailleurs qu'en Union Soviétique, ceux qui avaient été ou étaient encore affiliés à un différent parti politique non communiste, et les riches fermiers qui s'étaient fait retirer leurs terres pendant la Révolution Bolchévique.
L'extrême paranoïa de Staline, jumelée à la demande du parti de rendre plus pure la nation, l'a mené a éliminer d'innombrable citoyens soviétiques.
Le meurtre du loyal Sergey Kirov, en décembre 1934, qui devenait trop populaire aux yeux de Staline, est souvent regardé comme le début de l'idée de la grande purge. Staline a ensuite été efficace en accusant des centaines d'adversaires politiques pour le meurtre qu'il avait lui-même commandé, et a ainsi purgé des centaines d'autres têtes. Dissidentes de toute manière.
Staline a ensuite tourné son attention sur l'Armée Rouge. Devenant convaincu qu'on complotait contre lui. Il a fait exécuter 7% de leurs éléments, incluant 3 des 5 généraux, 13 des 15 commandants d'armée, 8 des 9 amiraux et 154 des 186 commandants de divisions.
Dans les dernières phases de la purge, Staline a fait éliminer les membres seniors du NKVD, le service secret de police soviétique, qui opérait les purges sous sa gouverne, et qui en savait trop selon Staline. Ils pouvait peut-être se servir de ces infos contre lui un jour. Staline a mis Lavrenti Beria à la tête du NKVD, et a fait accuser les anciens dirigeants de crimes contre des innocents (crimes qu'il leur ordonnait, mais bon... fascisme oblige).
À la fin de la purge, à peu près un tiers du parti communiste, qui comptait 3 millions de membres, avaient été éliminés. Mais il reste très dur de faire confirmer des chiffres crédibles de cette partie du monde.
Du crédible tout court.
Mais on s'entend sur un régime de terreur paranoïde de sa part, sans contredit.
















Donald Trump est un croche. Il n'y a aucun, mais absolument aucun doute là-dessus. Quiconque pense le contraire est un poisson baignant dans un océan d'ignorance.
Il n'aime pas ceux qui ne leur sont pas serviles. Quand il a demandé à James Comey, alors chef du FBI, donc quelqu'un qui avait le pouvoir d'enquêter sur lui et de le coincer sur des irrégularités, si il lui était loyal, Comey a hésité. Sa fonction exige qu'il soit d'abord entièrement loyal à la nation. C'est la nature de son poste. Si le président fait des choses contraires au bien de la nation, il est de son devoir de le punir là-dessus.
Comme Dong se sait croche. Il n'a pas voulu de cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête et à mis à la porte, sans prétexte concret, James Comey.
Il avait nommé Jeff Sessions comme procureur général des États-Unis. Sessions était donc le plus haut représentant de la loi au pays. Dans le dossier de l'ingérence Russe, Jeff Sessions, qui en sait beaucoup, a choisi de se récuser. Ce qui veut dire qu'il s'est offert le droit de refuser d'être accepté comme témoin, arbitre, juge, dans le dossier puisqu'il se trouverait en absolu conflit d'intérêt, étant alors la loi aux États-Unis. Et la loi face à la loi...ça pue.
Ça a lourdement été accueilli par Donald Trump et son équipe qui, justement, s'attendaient à être défendus par le plus haut représentant de la loi, mais aussi qui s'attendaient à ce que Sessions tienne la laisse de l'incorruptible enquêteur Robert Mueller, dans le dossier de l'ingérence russe.
Depuis que Sessions s'est récusé, Trump l'a attaqué des dizaines et des dizaines de fois sur Twitter. Il en a fait un régulier punching bag. Son propre procureur général. Son équipe, à Trump, travaille aussi extrêmement fort afin de corrompre ou de salir Robert Mueller, un homme droit et juste, et ainsi offrir un prétexte pour le limoger. Mueller est impeccable. Et ça use les sales.
Quand Trump a passé les élections de mi-mandat, il a aussitôt limogé
Il a presqu'aussi vite congédié un journaliste simplement parce qu'il est de CNN, une station de nouvelles qui le coince trop souvent dans ses incohérences.
Cette année marque donc la naissance de nouvelles purges, aux États-Unis, où les morts sont la vérité et la justice pure et simple.
CNN poursuit en justice la Maison Blanche pour cet ABC de la censure.
Funny wind blowing in the U.S.
Rajout: Et Fox, station "amie" du dictateur en puissance, qui appuie maintenant CNN dans sa poursuite...héhéhé...
mardi 13 novembre 2018
Saloperies & Morts de Patriotes
Je sais, j'ai commis deux crimes de lèse-majesté cette semaine.
Je ne vous ai pas parlé du centenaire de l'armistice.
Je n'ai placé aucune ligne sur le décès de Bernard Landry.
J'ai fait de l'évitement volontaire. On vous en parlait tous les jours, toutes les heures, n’aurais-je fait que répéter?
Si je vous avais parlé de l'armistice, j'aurais dû vous parler de la fausse perception comme quoi les Québécois de 1914, ne voulait pas participer à la guerre parce qu'ils étaient pacifiques et trouvaient que ça le ne les concernait pas.
Il y avait probablement un peu de ça. Mais la réelle raison du non engagement Québécois français, c'est aussi le règlement 17 en Ontario. Règlement qui souhaitait l'éradication complète de la langue française comme langue d'usage commune ou comme langue de communication. Dans les troupes, bien qu'en partie installées dans les bases militaires de Valcartier, on ne parlait que strictement en anglais. Pas question d'adapter quoi que ce soit aux francophones. Zaller défendre un pays qui vous traite comme un insecte?
Les Québécois prenaient alors la bonne décision en ne participant pas, ou presque pas, à la danse macabre. La plupart des Québécois qui y participeront seront même d'origine écossaise ou irlandaise.
On pense les relations Québec-Ontario hostiles avec un mini Donald Trump en poste en ce moment, mais en 1917, c'était pire. On ne s'aimait pas beaucoup non plus.
Quand la bataille de Vimy fait plus de 3000 morts et 7000 blessés canadiens, on fait appel à du renfort et le Québec refuse de s'intégrer aux anglos du Canada. Henri-Bourassa en tête, on propose même de s'allier aux Français de France si on veut se faire comprendre dans notre langue. Le gouvernement fini par céder et créé le 22ème bataillon d'infanterie, qui deviendra le Royal 22ème Régiment, la première unité de combat de langue française.
Vous voyez je vous parle quand même de la Première Grande Guerre. Une belle saloperie.
On vous en a beaucoup parlé le week-end dernier. On a dit jamais plus. Devant des oreilles et des têtes qui pensent Demain. Manu Macron a parlé des passions tristes. De la fragilité morale du nationalisme. Il a dit que la nationalisme est une trahison du patriotisme.
Romain Gary, homme de grandes vérités, disait: "Le patriotisme, c'est l'amour de siens, le nationalisme, c'est la haine des autres".
Donald était bien là mais n'écoutait pas. Il pensait à sa prochaine ronde de golf.
Bernard Landry, on l'a beaucoup dit, était un patriote. Il adorrrrrrrrrrrrrrrait les siens.
(J'ai roulé le "r" comme il le faisait si bien en parlant latin)
J'avoue avoir mal aimé Bernard Landry. Et je ne voulais pas vous le confesser.
Landry représente la seule et unique fois, depuis 1990, depuis l'âge où il était légal pour moi de voter, où je n'ai pas voté PQ. Il avait été Premier Ministre par interim quand Lucien Bouchard avait quitté son tître, mais quand est venu le temps de se faire voter Premier Ministre, j'avoue que je ne voulais pas de lui. En fait, pour dire vrai et être plus précis, je ne voulais pas de sa génération.
En 2003, j'avais 31 ans. Il m'envoyait aux urnes. J'en avais soupé d'être dirigé par des baby-boomers. Je n'avais même pas voté pour un parti qui pouvait vraiment prendre le pouvoir. J'avais voté pour le candidat du parti Marxiste-Léniniste. Sur le très simplet argument qu'il avait à peu près mon âge. Je donnais ainsi le pouvoir aux Rouges de Jean Charrogne.
Landry, je le trouvais ampoulé, émotif, colérique, orgueilleux. Je ne voulais pas ça comme chef. C'est ce qui le coulera l'orgueil. Impulsivement, il claquera la porte du parti, outré (émotif) du 76% d'appui reçu de ses troupes. Il dira ensuite qu'il a commis la pire erreur de sa vie. Je le trouvais condescendant. À l'image de bien des baby-boomers face à ma génération.
Je reconnais sa valeur dans la promotion de l'accord du Libre-Échange (Canadien!) qui lui ont valu des fleurs de la part de partis adverses. Je lui reconnais une importance majeure dans la maturité économique du Québec. Je lui voue une certaine admiration pour La Paix des Braves signée avec les autochtones d'ici. Je lui reconnais une importance capitale dans ce qu'est devenu le multimédia par chez nous. Il y a cru. Nous sommes parmi les meilleurs au monde grâce à sa foi.
Les investissements dans les hippodromes étaient toutefois mal avisés.
Mais il est vrai qu'il avait le sens du verbe.
En parlant des journaux anglos qui ne lui trouvaient jamais de qualités, il disait:
"Si je marchais sur l'eau, ils trouveraient le moyen de dire que Landry ne sait pas nager!".
Il pouvait être fort amusant.
Et il pouvait pleurer en parlant d'injustice du passé. Comme ça, en vous parlant.
Émotif, intense.
Voyez, je vous ai confessé quand même.
À hauteur d'homme.
Bonne nuit Bernie.
T'aurais haï qu'on t'appelle Bernie.
Bonne nuit, patriote mal aimé de ma part.
J't'aurai fait une belle saloperie.
On se revoit quelque part.
Tard.
Après deux jours de chapelle ardente, ses funérailles nationales ont lieux aujourd'hui.
Faudrait plutôt dire, ses funérailles patriotiques. Pour être logique.
Je ne vous ai pas parlé du centenaire de l'armistice.
Je n'ai placé aucune ligne sur le décès de Bernard Landry.
J'ai fait de l'évitement volontaire. On vous en parlait tous les jours, toutes les heures, n’aurais-je fait que répéter?
Si je vous avais parlé de l'armistice, j'aurais dû vous parler de la fausse perception comme quoi les Québécois de 1914, ne voulait pas participer à la guerre parce qu'ils étaient pacifiques et trouvaient que ça le ne les concernait pas.
Il y avait probablement un peu de ça. Mais la réelle raison du non engagement Québécois français, c'est aussi le règlement 17 en Ontario. Règlement qui souhaitait l'éradication complète de la langue française comme langue d'usage commune ou comme langue de communication. Dans les troupes, bien qu'en partie installées dans les bases militaires de Valcartier, on ne parlait que strictement en anglais. Pas question d'adapter quoi que ce soit aux francophones. Zaller défendre un pays qui vous traite comme un insecte?
Les Québécois prenaient alors la bonne décision en ne participant pas, ou presque pas, à la danse macabre. La plupart des Québécois qui y participeront seront même d'origine écossaise ou irlandaise.
On pense les relations Québec-Ontario hostiles avec un mini Donald Trump en poste en ce moment, mais en 1917, c'était pire. On ne s'aimait pas beaucoup non plus.
Quand la bataille de Vimy fait plus de 3000 morts et 7000 blessés canadiens, on fait appel à du renfort et le Québec refuse de s'intégrer aux anglos du Canada. Henri-Bourassa en tête, on propose même de s'allier aux Français de France si on veut se faire comprendre dans notre langue. Le gouvernement fini par céder et créé le 22ème bataillon d'infanterie, qui deviendra le Royal 22ème Régiment, la première unité de combat de langue française.
Vous voyez je vous parle quand même de la Première Grande Guerre. Une belle saloperie.
On vous en a beaucoup parlé le week-end dernier. On a dit jamais plus. Devant des oreilles et des têtes qui pensent Demain. Manu Macron a parlé des passions tristes. De la fragilité morale du nationalisme. Il a dit que la nationalisme est une trahison du patriotisme.
Romain Gary, homme de grandes vérités, disait: "Le patriotisme, c'est l'amour de siens, le nationalisme, c'est la haine des autres".
Donald était bien là mais n'écoutait pas. Il pensait à sa prochaine ronde de golf.
Bernard Landry, on l'a beaucoup dit, était un patriote. Il adorrrrrrrrrrrrrrrait les siens.
(J'ai roulé le "r" comme il le faisait si bien en parlant latin)
J'avoue avoir mal aimé Bernard Landry. Et je ne voulais pas vous le confesser.
Landry représente la seule et unique fois, depuis 1990, depuis l'âge où il était légal pour moi de voter, où je n'ai pas voté PQ. Il avait été Premier Ministre par interim quand Lucien Bouchard avait quitté son tître, mais quand est venu le temps de se faire voter Premier Ministre, j'avoue que je ne voulais pas de lui. En fait, pour dire vrai et être plus précis, je ne voulais pas de sa génération.
En 2003, j'avais 31 ans. Il m'envoyait aux urnes. J'en avais soupé d'être dirigé par des baby-boomers. Je n'avais même pas voté pour un parti qui pouvait vraiment prendre le pouvoir. J'avais voté pour le candidat du parti Marxiste-Léniniste. Sur le très simplet argument qu'il avait à peu près mon âge. Je donnais ainsi le pouvoir aux Rouges de Jean Charrogne.
Landry, je le trouvais ampoulé, émotif, colérique, orgueilleux. Je ne voulais pas ça comme chef. C'est ce qui le coulera l'orgueil. Impulsivement, il claquera la porte du parti, outré (émotif) du 76% d'appui reçu de ses troupes. Il dira ensuite qu'il a commis la pire erreur de sa vie. Je le trouvais condescendant. À l'image de bien des baby-boomers face à ma génération.
Je reconnais sa valeur dans la promotion de l'accord du Libre-Échange (Canadien!) qui lui ont valu des fleurs de la part de partis adverses. Je lui reconnais une importance majeure dans la maturité économique du Québec. Je lui voue une certaine admiration pour La Paix des Braves signée avec les autochtones d'ici. Je lui reconnais une importance capitale dans ce qu'est devenu le multimédia par chez nous. Il y a cru. Nous sommes parmi les meilleurs au monde grâce à sa foi.
Les investissements dans les hippodromes étaient toutefois mal avisés.
Mais il est vrai qu'il avait le sens du verbe.
En parlant des journaux anglos qui ne lui trouvaient jamais de qualités, il disait:
"Si je marchais sur l'eau, ils trouveraient le moyen de dire que Landry ne sait pas nager!".
Il pouvait être fort amusant.
Et il pouvait pleurer en parlant d'injustice du passé. Comme ça, en vous parlant.
Émotif, intense.
Voyez, je vous ai confessé quand même.
À hauteur d'homme.
Bonne nuit Bernie.
T'aurais haï qu'on t'appelle Bernie.
Bonne nuit, patriote mal aimé de ma part.
J't'aurai fait une belle saloperie.
On se revoit quelque part.
Tard.
Après deux jours de chapelle ardente, ses funérailles nationales ont lieux aujourd'hui.
Faudrait plutôt dire, ses funérailles patriotiques. Pour être logique.
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