"Si je n'ai pas du sexe tous les 3 jours, je développe un mal de tête" disait à la blague John Fitzgerald Kennedy à quiconque voulait l'entendre, du Premier Ministre britannique Harold MacMillan au stagiaire de ses bureaux.
Au Panthéon du narcissisme et du power trip d'Amérique, les obsessions sexuelles du premier président catholique des États-Unis restent le summum du mauvais comportement marital. Ironiquement, la largement cocufiée Jackie Kennedy aura été (et de loin) la Première Dame la plus admirée d'Amérique et ce, même si elle aura eût le plus court séjour avec ce tître de l'histoire de la politique Étatsunienne.
Voici 10 des nombreuses conquêtes connues du bon vieux Jack.
10. Gene Tierney.
C'était 4 ans avant de rencontrer Jackie. La beauté Hollywoodienne était "en pause amoureuse" de son mari designer, Oleg Cassini en 1948 quand elle fait la rencontre du jeune élu à la chambre des représentants. JFK la visite sur le plateau du film Dragonwyck et elle lui tombe dans les draps. Toutefois l'idylle fût de courte durée, alors que JFK lui fait part, lors de vacances à Cape Cod, "qu'il ne pourrait jamais épouser une actrice en raison de ses visées politiques et de ses ambitions de présidence". Il ne lui dit pas, mais le fait qu'elle ne soit pas catholique y est aussi pour beaucoup. Tierney retrouve le père de sa fille, celle-ci sourde, partiellement aveugle et retardée mentalement, et lui fera aussi une seconde fille. Tierney félicite JFK quand il est élu Président en 1962, tout en lui confessant avoir voté pour son rival Nixon, croyant sincèrement qu'il aurait fait un meilleur Président. Peut-être y avait-il aussi un peu d'amertume de sa part...
9. Gunilla Von Post.
La jeune aristocrate suédoise a 21 ans quand elle fait la rencontre de JFK qui en a non seulement 36 ans, mais il va se marier dans trois semaines. Ils sont sur la Côte d'Azur et JFK l'embrasse passionnément sous le soleil qui rend ses yeux plus bleus que la Méditerranée (dixit Von Post). Les deux restent en contact et deux ans plus tard, en 1955, il couche avec elle et téléphone à son père afin de lui confesser qu'il compte divorcer Jackie et épouser Gunilla. Le père de Gunilla lui dit qu'il détruira sa carrière politique si il agit ainsi, JFK se ravise et coupe alors les ponts avec la jeune fille.
8. Blaze Starr.
Blaze est une effeuilleuse du bar de danseuses, Crossroads en 1954. JFK, jeune loup du congrès (marié), fréquente ce bar de danseuses. Il la baise comme un pro (selon ses mots à elle) et ses problèmes de dos ne resurgissent jamais. Quand ils se revoient tous les deux en 1962 à la Maison Blanche, le hasard veut que ce soit en plein coeur de la crise des missiles Cubains. Blaze est poliment mise de côté et reléguée dans l'ombre. Elle aura une liaison plus soutenue avec le gouverneur de la Louisiane Earl Long. Cette portion de la vie de l'artiste de la scène est illustrée dans le film Blaze de Ron Shelton tourné en 1989 et mettant en vedette Paul Newman et Lolita Davidovitch.
7. Judith Campbell Exner.
C'est Frank Sinatra qui introduit JFK et cette jeune fille de la Californie en 1960 à l'Hôtel Sands de Las Vegas, jeune fille qui sera aussi la maîtresse du mafieux Sam Giancana. Exner soutient que des enveloppes passaient fréquemment entre ses mains pour se rendre à Giancana, au sujet de l'invasion de la Baie des Cochons, des achats de vote dans des États clefs et dans le cadre de projets pour se débarrasser de Fidel Castro. JFK aimait vivre dangereusement, soutient-elle. Elle avortera de l'enfant que le 35 Président des États-Unis lui avait fait.
6. Priscilla Wear & Jill Cowen.
Connues sous leur nom de code Fiddle & Faddle, ses deux jeunes et jolies stagiaires de la Maison-Blanche, presque jumelles, ne travaillaient pas tellement fort selon les proches du Président de l'époque. Elles quittaient souvent le travail afin d'aller se baigner avec le Président dans la piscine de la Maison-Blanche et revenaient au boulot, les cheveux encore mouillés. Elles étaient "accompagnatrices " lors de voyages d'affaires en 1961 à Berlin, Rome, en Irlande, au Costa Rica, au Mexique et à Nassau aux Bahamas. Jackie était tellement au fait de ces apartés sexuels qu'un jour, en faisant visiter le bureau de Prisiclla Wear à une journaliste du Paris Match lui dira; "C'est ici que travailles celle qui couche supposément avec mon mari".
5. Pamela Turnure.
Même la garde rapprochée de Jackie Kennedy n'était pas immunisée contre le pénis magique du Président. L'attachée de presse de Jackie, lui ressemblait physiquement beaucoup. Il était donc normal que JFK l'ai trouvée agréable pour l'oeil. Il la séduit de 1961 à 1963, alors qu'elle avait entre 21 et 23 ans. Quand Jackie n'y est pas. JFK la remplace par sa sosie.
4. Mimi Alford.
Quelques jours après avoir été engagée comme stagiaire à la Maison Blanche, la jeune fille de 19 ans, profite d'une pause sur l'heure du midi pour aller se baigner dans la piscine de la Maison-Blanche. JFK lui trouve plein de belles qualités, à moitié déshabillée, et l'invite à un cocktail en soirée. Vous savez ce que contient le mot Cocktail n'est-ce pas? les mots Cock & Tail. Bite & Queue. Alford savoure les deux pendant 18 mois. JFK la met au défi de faire une fellation à un autre stagiaire sous l'eau, défi qu'elle relève, haut la main, bas la bouche.
3. Marylin Monroe.
En Février 1962, la blonde actrice rencontre JFK et le duo passe du temps ensemble dans une maison appartenant à Bing Crosby dans le désert. Marylin voulait beaucoup plus que de la peau contre peau, se considérant comme une future Première Dame des États-Unis. Désespérée du manque d'intérêt accordé par JFK à son égard, elle a même poussé l'audace jusqu'à appeler Jackie pour lui parler de l'affaire. On connait la suite...6 mois plus tard, Norma Jeane Baker se trompe de pilules...
2. Ellen Rometsch.
La prostituée allemande était une sosie d'Elizabeth Taylor et une fervent communiste avant de quitter l'Allemagne pour les États-Unis. Elle se retrouve call-girl au Quorom club, un club social féminin pour élites situé au Caroll Arms Hotel tout juste en face du nouveau bureau chef du Sénat. Elle est vue régulièrement nue dans les partys de piscine de la Maison-Blanche du printemps de 1963 et elle se pointe ponctuellement à la Maison Blanche pour des réunions à l'horizontale, à quatre pattes ou à genoux avec JFK. Bobby Kennedy est si terrorisé par ce, dont beaucoup trop de monde est témoin qu'il s'organise pour la faire déporté en Europe au mois d'août suivant. "Der Beste Sex" dira-t-elle lorsqu'on lui demandera de nous parler de JFK. Je ne parles pas allemand, je ne peux pas vous traduire...
1. Marlene Dietrich.
Marlene , grande amie du paternel (tout aussi sexuel) Joe, accepte une invitation de JFk en septembre 1963. Alors âgée de 60 ans, Kennedy de 40, lui offre "une petite vite" d'une trentaine de minutes en soulignant qu'ils n'ont pas beaucoup de temps devant eux. Marlène réplique "Vous savez Mr. Le Président je ne suis plus très jeune pour ce genre de choses. Ce qui ne ralentit en rien le chaud lapin. Marlène n'a jamais été très excitée par l'activité sexuelle en soi, peut-être alors réduit-elle à moins que ce qui s'est réellement déroulé. Elle doit réveiller le Président quand celui s'endort après s'être délesté de son trop-plein. Dietrich doit le réveiller afin de savoir comment quitter la Maison Blanche...Quand JFK lui demande si elle avait déjà couché avec son père Joe, Dietrich lui ment en disant "non". Ce à quoi JFK lui dit : "J'ai toujours su que le vieux bandit nous avait menti!".
Les mensonges auront formé toute l'oeuvre des Kennedy.
Monica Lewinsky refait surface dans l'actualité, tentant de renouveler la perception que les gens ont d'elle.
Je vous en garde une secrète jusqu'à l'automne.
samedi 10 mai 2014
vendredi 9 mai 2014
Brian De Palma
D'abord étudiant en physique, après avoir visionné Citizen Kane et surtout Vertigo d'Hitchcock à New York, (Hitchcock dont il deviendra le plus fervent pasticheur) il s'enthousiasme pour le métier de réalisateur.
Il découvre le théâtre où il est un rare homme parmi des femmes, Antonioni qui le bouleverse, Godard et Warhol. Le premier film qu'il tourne en 1963 avec un très jeune Bobby De Niro (éppelé par erreur au générique Robert Denero) ne sortira que 6 ans plus tard.
Il se fait la main avec de nombreux courts-métrage et attire l'attention.
Il tourne pour le Museum of Modern Art de New York un documentaire fort apprécié et dont le succès le paie très bien. En travaillant sur un autre documentaire expérimental en 1969, il tombe amoureux de la technique de l'écran partagé, dont il se servira très souvent dans son oeuvre future.
Avec le but avoué de devenir le Godard d'Amérique, De Palma tourne Greetings en 1968, Hi, Mom en 1970 (les deux avec De Niro) et Murder a la Mod. Chacun de ses films ose de la déconstruction narrative traditionnelle, du montage coupé sec et de l'intertexualité. Tel que Godard le fait.
Les films récoltent un bon succès d'estime et Greetings atteint même le million ce qui le place parmi les réalisateurs sur lequel on peut compter pour faire un peu d'argent. Hollywood l'amène sur ses plages.
Il y travaille avec l'une de ses idoles Orson Welles mais aussi avec l'acteur Tom Smothers qui n'aime pas beaucoup les idées de ce jeunot de réalisateur de 30 ans. De Palma est limogé et c'est le studio qui complète son premier film Californien. Laissant un goût amer au réalisateur qui ne travaillera plus pour les grands studios avant longtemps. Le film tourné en 1970 ne sort que 2 ans plus tard, sans publicité et est vite retiré du marché.
De Palma, inspiré par l'histoire des soeurs Krivoshlyapova, se concentre alors sur l'histoire d'horreur Hitchcockienne de deux soeurs siamoises séparées à la naissance dont l'une d'elle est suspectée de meurtre dans Sisters. Le film, un premier thriller alors que les efforts d'avant versaient dans la comédie, est un succès pour Brian. Margot Kidder est alors son amoureuse. De Palma aura toujours un faible pour ses actrices.
De Palma croise ensuite The Phantom of the Opera, Oscar Wilde et Faust dans la comédie musicale kitch The Phantom of The Paradise. Les Oscars reconnaissent la musique et l'honore de nominations. Les yeux s'ouvrent sur le réalisateur de Newark. Lourdement inspiré du Vertigo d'Hitchcock, De Palma tourne ensuite Obssession avec Geneviève Bujold. Puis Carrie tiré du livre de Stephen King qui l'aidera lui, mais aussi ses amis.
Il ose alors une adaptation du narrativement compliqué The Demolished Man, livre d'enquête mais aussi de science-fiction qui deviendra The Fury mais aussi qu'on retrouvera dans Minortiy Report de Spielberg des années plus tard.
Home Movies est plus ou moins un échec, réutilise Kirk Douglas, et reprend les thème du voyeurisme si cher à De Palma. Dressed to Kill, lancé la même année, est un thriller érotique fort réussit qui évoque à la fois Hitchcock et la violence des films d'horreur d'Italie du début des années 80. Liv Ullman devant jouer l'un des personnages, refuse en raison de la violence. Nancy Allen, devient l'épouse de De Palma.
Blow Out est un clin d'oeil évident au Blow Up d'Antonioni, où l'oreille de Travolta prend la place de l'oeil de David Hemmings, et un rappel clair de l'incident de Chappaquiddick impliquant Ted Kennedy. Un bon succès sombre également.
De Palma travaille ensuite avec Oliver Stone, qui lutte contre sa dépendance à la cocaïne mais scénarise pour lui Scarface. Le film est mal reçu car perçu comme beaucoup trop violent, mais devient culte, année après année. Il est aujourd'hui plus populaire qu'il n'aurait jamais pu souhaiter l'être en 1983. De Plama et Allen divorcent.
Body Double en 1984 est encore un clin d'oeil à Hitchcock axé 100% sur le voyeurisme et Wise Guys est un échec. Toutefois 1987 devient une très bonne année pour De Palma qui tourne The Untouchables, scénarisé par David Mamet. Le film récolte 76 millions, Connery un Oscar, et De Palma a retrouvé la cote auprès des grands studios.
Inspiré d'un incident réèl durant la guerre du Viet-nam, De Palma tourne Casualties of War avec Sean Penn & Micheal J. Fox. Un film (et un incident) d'une cruauté à peine supportable.
The Bonfire of the Vanities est une catastrophe multimilionnaire qui ne fera de bien à personne. Certains acteurs demandent des millions pour une courte présence, d'autres apparaissent avec de nouveaux seins refaits, obligeant le retournage de plusieurs scènes où les seins n'avaient pas la même taille, le budget est gonflé et le résultat, une horreur. Le film sera plus de 30 millions dans le rouge et ce qui empêche De Palma de tomber dans la déprime est qu'en ex-Yougsolavie (!?!) le film devient un méga-hit (encore aujourd'hui).
De Palma retourne dans le suspense érotique d'horreur avec son film suivant, puis renoue avec Pacino, Leguizamo et Penn dans Carlito's Way, plutôt bien reçu. Mission Impossible trois ans plus tard est un énorme succès, mais Tom Cruise et De Palma ne s'entendent pas et De Palma est exclu des suites et de la promotion du film.
Snake Eyes, tourné à Montréal, endroit où on le voit régulièrement séjourner pendant le Festival des Films du Monde, est un succès moyen tandis que Mission to Mars, tourné aussi au Canada, est un succès sous la tutelle de Disney.
Femme Fatale sera jugé misogyne et minable avec raison et The Black Dahlia semble à nouveau confiner De Palma dans les histoires glauques où les femmes sont mortellement torturées.
Redacted, tourné en 2007, est une sorte de reprise malsaine de Casualties of War, mais cette fois inspirée d'un incident similaire s'étant déroulé en Irak.
Passion, lancé il y a 2 ans est une reprise d'un film d'Alain Corneau qui semble mettre en scène des fantasmes de vieux libidineux.
Brian De Palma aime beaucoup faire sentir sa présence de réalisateur avec au minimum une scène par film savamment calculée pour faire un effet impressionnant. Une très longue séquence sans coupure* avec un dolly sur roues ou encore un écran partagé afin de dissocier deux moments ou les associer au même rapport/temps.
Quand je veux revisiter l'esthétique des années 70, années dont j'en ai connue 8 bien franches, je revisite le cinéma de Brian à cette époque.
Il y a 46 ans De Palma lançait son tout premier film (un court-métrage) en salles a New York.
Il découvre le théâtre où il est un rare homme parmi des femmes, Antonioni qui le bouleverse, Godard et Warhol. Le premier film qu'il tourne en 1963 avec un très jeune Bobby De Niro (éppelé par erreur au générique Robert Denero) ne sortira que 6 ans plus tard.
Il se fait la main avec de nombreux courts-métrage et attire l'attention.
Il tourne pour le Museum of Modern Art de New York un documentaire fort apprécié et dont le succès le paie très bien. En travaillant sur un autre documentaire expérimental en 1969, il tombe amoureux de la technique de l'écran partagé, dont il se servira très souvent dans son oeuvre future.
Avec le but avoué de devenir le Godard d'Amérique, De Palma tourne Greetings en 1968, Hi, Mom en 1970 (les deux avec De Niro) et Murder a la Mod. Chacun de ses films ose de la déconstruction narrative traditionnelle, du montage coupé sec et de l'intertexualité. Tel que Godard le fait.
Les films récoltent un bon succès d'estime et Greetings atteint même le million ce qui le place parmi les réalisateurs sur lequel on peut compter pour faire un peu d'argent. Hollywood l'amène sur ses plages.
Il y travaille avec l'une de ses idoles Orson Welles mais aussi avec l'acteur Tom Smothers qui n'aime pas beaucoup les idées de ce jeunot de réalisateur de 30 ans. De Palma est limogé et c'est le studio qui complète son premier film Californien. Laissant un goût amer au réalisateur qui ne travaillera plus pour les grands studios avant longtemps. Le film tourné en 1970 ne sort que 2 ans plus tard, sans publicité et est vite retiré du marché.
De Palma, inspiré par l'histoire des soeurs Krivoshlyapova, se concentre alors sur l'histoire d'horreur Hitchcockienne de deux soeurs siamoises séparées à la naissance dont l'une d'elle est suspectée de meurtre dans Sisters. Le film, un premier thriller alors que les efforts d'avant versaient dans la comédie, est un succès pour Brian. Margot Kidder est alors son amoureuse. De Palma aura toujours un faible pour ses actrices.
De Palma croise ensuite The Phantom of the Opera, Oscar Wilde et Faust dans la comédie musicale kitch The Phantom of The Paradise. Les Oscars reconnaissent la musique et l'honore de nominations. Les yeux s'ouvrent sur le réalisateur de Newark. Lourdement inspiré du Vertigo d'Hitchcock, De Palma tourne ensuite Obssession avec Geneviève Bujold. Puis Carrie tiré du livre de Stephen King qui l'aidera lui, mais aussi ses amis.
Il ose alors une adaptation du narrativement compliqué The Demolished Man, livre d'enquête mais aussi de science-fiction qui deviendra The Fury mais aussi qu'on retrouvera dans Minortiy Report de Spielberg des années plus tard.
Home Movies est plus ou moins un échec, réutilise Kirk Douglas, et reprend les thème du voyeurisme si cher à De Palma. Dressed to Kill, lancé la même année, est un thriller érotique fort réussit qui évoque à la fois Hitchcock et la violence des films d'horreur d'Italie du début des années 80. Liv Ullman devant jouer l'un des personnages, refuse en raison de la violence. Nancy Allen, devient l'épouse de De Palma.
Blow Out est un clin d'oeil évident au Blow Up d'Antonioni, où l'oreille de Travolta prend la place de l'oeil de David Hemmings, et un rappel clair de l'incident de Chappaquiddick impliquant Ted Kennedy. Un bon succès sombre également.
De Palma travaille ensuite avec Oliver Stone, qui lutte contre sa dépendance à la cocaïne mais scénarise pour lui Scarface. Le film est mal reçu car perçu comme beaucoup trop violent, mais devient culte, année après année. Il est aujourd'hui plus populaire qu'il n'aurait jamais pu souhaiter l'être en 1983. De Plama et Allen divorcent.
Body Double en 1984 est encore un clin d'oeil à Hitchcock axé 100% sur le voyeurisme et Wise Guys est un échec. Toutefois 1987 devient une très bonne année pour De Palma qui tourne The Untouchables, scénarisé par David Mamet. Le film récolte 76 millions, Connery un Oscar, et De Palma a retrouvé la cote auprès des grands studios.
Inspiré d'un incident réèl durant la guerre du Viet-nam, De Palma tourne Casualties of War avec Sean Penn & Micheal J. Fox. Un film (et un incident) d'une cruauté à peine supportable.
The Bonfire of the Vanities est une catastrophe multimilionnaire qui ne fera de bien à personne. Certains acteurs demandent des millions pour une courte présence, d'autres apparaissent avec de nouveaux seins refaits, obligeant le retournage de plusieurs scènes où les seins n'avaient pas la même taille, le budget est gonflé et le résultat, une horreur. Le film sera plus de 30 millions dans le rouge et ce qui empêche De Palma de tomber dans la déprime est qu'en ex-Yougsolavie (!?!) le film devient un méga-hit (encore aujourd'hui).
De Palma retourne dans le suspense érotique d'horreur avec son film suivant, puis renoue avec Pacino, Leguizamo et Penn dans Carlito's Way, plutôt bien reçu. Mission Impossible trois ans plus tard est un énorme succès, mais Tom Cruise et De Palma ne s'entendent pas et De Palma est exclu des suites et de la promotion du film.
Snake Eyes, tourné à Montréal, endroit où on le voit régulièrement séjourner pendant le Festival des Films du Monde, est un succès moyen tandis que Mission to Mars, tourné aussi au Canada, est un succès sous la tutelle de Disney.
Femme Fatale sera jugé misogyne et minable avec raison et The Black Dahlia semble à nouveau confiner De Palma dans les histoires glauques où les femmes sont mortellement torturées.
Redacted, tourné en 2007, est une sorte de reprise malsaine de Casualties of War, mais cette fois inspirée d'un incident similaire s'étant déroulé en Irak.
Passion, lancé il y a 2 ans est une reprise d'un film d'Alain Corneau qui semble mettre en scène des fantasmes de vieux libidineux.
Brian De Palma aime beaucoup faire sentir sa présence de réalisateur avec au minimum une scène par film savamment calculée pour faire un effet impressionnant. Une très longue séquence sans coupure* avec un dolly sur roues ou encore un écran partagé afin de dissocier deux moments ou les associer au même rapport/temps.
Quand je veux revisiter l'esthétique des années 70, années dont j'en ai connue 8 bien franches, je revisite le cinéma de Brian à cette époque.
Il y a 46 ans De Palma lançait son tout premier film (un court-métrage) en salles a New York.
jeudi 8 mai 2014
Bigza et sa Gang
Nos conjoints, tout dépendant quand nous la vie nous as fait les rencontrer, ont eu une vie avant nous. Il faut donc parfois composer avec les amis que ceux-ci s'étaient faits avant nous.
Sans détester qui que ce soit de mes amis, je sais que l'amoureuse est plutôt inconfortable avec facilement trois de mes amis masculins. Heureusement, ceux-ci ont des amoureuses et ensemble, elles se complètent bien. Mais je sais que seule à seul avec lui, la situation serait nettement moins confortable pour elle.
Je n'ai pas vraiment de problèmes avec les amies de l'amoureuse.
Une seule de ses amies, on est peu pris avec. Par lâcheté. Elle n'a jamais rien eu en commun avec nous. Cette jeune femme (7 ans plus jeune que l'amoureuse) a suivi un cours d'anglais au début des années 90 avec l'amoureuse hors du pays et quand elles ont découvert que nous habitions tous les deux le 450, la jeune femme s'est inventée une amitié qui n'avait jamais réellement existée au préalable. Quand les deux femmes sont tombées enceintes en même temps, un rapprochement s'est fait où tous les motifs de séparation se sont peu à peu imposés.
Elle s'appelle Isabelle mais moi je l'appelais Big Isa (pour la différencier d'une autre Isabelle de notre entourage). Avec le temps et les gueules pâteuses, c'est devenu Bigza.
Nos fils sont nés à quelques semaines d'intervalles. On s'est vu quelques fois, suivant les progressions communes de nos enfants. Toutefois après le premier vaccin, alors que nos fils étaient 100% identiques dans leur progression et ont même pris le même vaccin à 2 jours d'intervalle, leur fils a eu une affreuse réaction et il est devenu un cas très lourd de Trouble Envahissant du Comportement. Il ne supporte pas le linge, devient inexplicablement violent par moments, ne remarque pas la présence d'animaux autour, ne réagit pas du tout si une assiette casse à ses côtés, vit 100% dans sa bulle, inaccessible au monde extérieur. Ça a rendu leur vie extrêmement difficile et on a beaucoup sympathisé avec eux.
Peu à peu, on s'est aussi écarté de leur vie pour plusieurs raisons.
1-Nous sommes sensationnellement différents. Ce sont de fameux amateurs de l'humour de Jean-Marc Parent et des radios FM commerciales, ils aiment la musique trash métal, ils sont à des millénaires d'aimer ce que nous aimons et tout ça fût exacerbé par un jeu de société (scrupules?) auquel nous avions joué ensemble et qui nous invitait à donner notre opinion sur des sujets de société (ex: Un ami est dans la merde, il vous doit de l'argent, vous ne souffrez pas tant que ça financièrement A) vous le collectez rapidement pour être certain qu'ils vous remboursent ou B) vous laissez le temps arranger les choses, quitte à effacer la dette qui se trouve à être moins de 100$). Nos réponses étaient presque TOUTES aux antipodes des leurs, et le malaise s'était chaudement installé entre nous. Heureusement j'avais détourné tout ça en ouvrant plusieurs bouteilles de vin (et de fort) et ça avait passé comme dans du beurre dans la poêle, mais je savais très bien au petit matin, qu'un fossé nous séparait dans nos intérêts.
2-Quand nous nous rencontrions, ils prenaient tous deux un congé bien mérité de leur fils aux troubles envahissants grandissant. Toutefois, nous, nous travaillions beaucoup puisque notre fils était constamment victime des comportements étranges de la part de l'autre. Un exemple, les amis jouent avec des jouets pendant que nous discutons et soudainement, leur fils fait une prise de tête inexpliquée à notre fils qui nous regarde en voulant dire "je fais quoi papa?". Nous étions toujours en train d'essayer de protéger Monkee des comportements inattendus de leur fils. De plus, en se présentant chez eux, on leur présentait chaque fois le fils qu'ils auraient pu avoir, et on sentait qu'a leur fatigue mentale, on rajoutait une peine douce et sourde, plus ou moins saine.
3-Quand EUX venaient chez nous, c'était pire, il fallait surveiller leur enfant en tout temps. Il démolissait sans réellement s'en rendre compte, sans souci non plus, se mettait nu, ce qui étonnait toujours, voulait tuer les chats (nous en avions alors deux) en jouant avec leur poils tel Lenny dans Des Souris et des Hommes, et autour de la piscine, il ne se baignait jamais vraiment mais menaçait toujours de se faire mal, de faire mal ou de se noyer quand même. Bref, c'était du sport.
4-À la longue, je me suis aussi aperçu que Bigza ne parlait que de cul, ce qui me laissait croire qu'il n'y en avait plus beaucoup entre les amoureux et ça finissait par me tomber de plus en plus sur les nerfs.
Bref, personnellement je sentais que nous apportions bien peu les uns aux autres.
Les exigences qu'imposait ce pauvre enfant ont fini par avoir raison de ses parents et ils ont été obligé de le placer dans un centre spécialisé. Le cas était devenu trop lourd.
L'amoureuse a "oublié" de les rappeler un jour et nos vies ont suivi des routes différentes. On a croisé leur fils dans un parc au haut d'une glissade en hiver, 5 ou 6 ans plus tard, en compagnie de ceux qui s'en occupe à temps plein. Depuis, le couple a choisi d'avoir deux autres enfants, qui sont sans symptômes ceux-là. Ils voient encore leur premier fils, mais moins. Et jamais plus que 2 jours de suite.
Nous, les deux familles, entre temps, nous ne voyions plus.
Toutefois cette "merveille" qu'est Facebook as remis l'amoureuse et Bigza en contact. Et l'amoureuse n'a pas pu (voulu?) esquiver une invitation qu'ils nous ont fait récemment.
Une invitation chez nous en fait...
Je revenais de travailler de nuit un samedi, crevé d'avoir travaillé l'équivalent de ma troisième game de hockey de nuit de suite que j'aperçois leurs bouilles dans mon salon. J'ai feint le plaisir de les revoir, mais l'amoureuse s'excusait du regard en croisant le mien, noir. J'avais aussi le cheveux fou et je me sentais sale. Habituellement je prends un douche au retour de "mon match de hockey". Ce que je fis parce que...christ j'étais pas présentable...
Au retour, Bigza semblait avoir gardé ses bonnes vieilles habitudes et me lança:
"On se raconte nos moments les plus bizarres au lit, ça va être drôle..."
Non.
J'ai noyé le poisson tout de suite:
"Une fois, j'ai fait l'amour avec l'amoureuse quand robot sexy m'a aspiré dans un vortex temporel. Traversant le cyberespace, j'ai dû affronter un armada de dinosaures, de ninja et de zombies avec une épée laser. En tranchant en deux leur maître spirituel, dieu de guerre, j'ai emprunté un Über vaisseau spatial vraiment cool avec transmission quatre temps* et suis retourné chez moi pour confesser tout ça à mon l'amoureuse. Maintenant, je vois un psy trois fois par semaine"
Ils ont ri, il y a eu malaise puis, comme on repart les essuie-glace de l'ennui, elle a relancé, voulant tuer ce silence têtu qui semblait vouloir prendre en ciment:
"Film catastrophe ou films de super-héros?"
Christ qu'on se connait pas, j'ai pensé.
Après tout ce temps.
Christ qu'on se connaît pas.
J'aurais donc dormi.
J'ai cauchemardé à la place.
*Il adore les chars autant que je m'en câlisse...
Sans détester qui que ce soit de mes amis, je sais que l'amoureuse est plutôt inconfortable avec facilement trois de mes amis masculins. Heureusement, ceux-ci ont des amoureuses et ensemble, elles se complètent bien. Mais je sais que seule à seul avec lui, la situation serait nettement moins confortable pour elle.
Je n'ai pas vraiment de problèmes avec les amies de l'amoureuse.
Une seule de ses amies, on est peu pris avec. Par lâcheté. Elle n'a jamais rien eu en commun avec nous. Cette jeune femme (7 ans plus jeune que l'amoureuse) a suivi un cours d'anglais au début des années 90 avec l'amoureuse hors du pays et quand elles ont découvert que nous habitions tous les deux le 450, la jeune femme s'est inventée une amitié qui n'avait jamais réellement existée au préalable. Quand les deux femmes sont tombées enceintes en même temps, un rapprochement s'est fait où tous les motifs de séparation se sont peu à peu imposés.
Elle s'appelle Isabelle mais moi je l'appelais Big Isa (pour la différencier d'une autre Isabelle de notre entourage). Avec le temps et les gueules pâteuses, c'est devenu Bigza.
Nos fils sont nés à quelques semaines d'intervalles. On s'est vu quelques fois, suivant les progressions communes de nos enfants. Toutefois après le premier vaccin, alors que nos fils étaient 100% identiques dans leur progression et ont même pris le même vaccin à 2 jours d'intervalle, leur fils a eu une affreuse réaction et il est devenu un cas très lourd de Trouble Envahissant du Comportement. Il ne supporte pas le linge, devient inexplicablement violent par moments, ne remarque pas la présence d'animaux autour, ne réagit pas du tout si une assiette casse à ses côtés, vit 100% dans sa bulle, inaccessible au monde extérieur. Ça a rendu leur vie extrêmement difficile et on a beaucoup sympathisé avec eux.
Peu à peu, on s'est aussi écarté de leur vie pour plusieurs raisons.
1-Nous sommes sensationnellement différents. Ce sont de fameux amateurs de l'humour de Jean-Marc Parent et des radios FM commerciales, ils aiment la musique trash métal, ils sont à des millénaires d'aimer ce que nous aimons et tout ça fût exacerbé par un jeu de société (scrupules?) auquel nous avions joué ensemble et qui nous invitait à donner notre opinion sur des sujets de société (ex: Un ami est dans la merde, il vous doit de l'argent, vous ne souffrez pas tant que ça financièrement A) vous le collectez rapidement pour être certain qu'ils vous remboursent ou B) vous laissez le temps arranger les choses, quitte à effacer la dette qui se trouve à être moins de 100$). Nos réponses étaient presque TOUTES aux antipodes des leurs, et le malaise s'était chaudement installé entre nous. Heureusement j'avais détourné tout ça en ouvrant plusieurs bouteilles de vin (et de fort) et ça avait passé comme dans du beurre dans la poêle, mais je savais très bien au petit matin, qu'un fossé nous séparait dans nos intérêts.
2-Quand nous nous rencontrions, ils prenaient tous deux un congé bien mérité de leur fils aux troubles envahissants grandissant. Toutefois, nous, nous travaillions beaucoup puisque notre fils était constamment victime des comportements étranges de la part de l'autre. Un exemple, les amis jouent avec des jouets pendant que nous discutons et soudainement, leur fils fait une prise de tête inexpliquée à notre fils qui nous regarde en voulant dire "je fais quoi papa?". Nous étions toujours en train d'essayer de protéger Monkee des comportements inattendus de leur fils. De plus, en se présentant chez eux, on leur présentait chaque fois le fils qu'ils auraient pu avoir, et on sentait qu'a leur fatigue mentale, on rajoutait une peine douce et sourde, plus ou moins saine.
3-Quand EUX venaient chez nous, c'était pire, il fallait surveiller leur enfant en tout temps. Il démolissait sans réellement s'en rendre compte, sans souci non plus, se mettait nu, ce qui étonnait toujours, voulait tuer les chats (nous en avions alors deux) en jouant avec leur poils tel Lenny dans Des Souris et des Hommes, et autour de la piscine, il ne se baignait jamais vraiment mais menaçait toujours de se faire mal, de faire mal ou de se noyer quand même. Bref, c'était du sport.
4-À la longue, je me suis aussi aperçu que Bigza ne parlait que de cul, ce qui me laissait croire qu'il n'y en avait plus beaucoup entre les amoureux et ça finissait par me tomber de plus en plus sur les nerfs.
Bref, personnellement je sentais que nous apportions bien peu les uns aux autres.
Les exigences qu'imposait ce pauvre enfant ont fini par avoir raison de ses parents et ils ont été obligé de le placer dans un centre spécialisé. Le cas était devenu trop lourd.
L'amoureuse a "oublié" de les rappeler un jour et nos vies ont suivi des routes différentes. On a croisé leur fils dans un parc au haut d'une glissade en hiver, 5 ou 6 ans plus tard, en compagnie de ceux qui s'en occupe à temps plein. Depuis, le couple a choisi d'avoir deux autres enfants, qui sont sans symptômes ceux-là. Ils voient encore leur premier fils, mais moins. Et jamais plus que 2 jours de suite.
Nous, les deux familles, entre temps, nous ne voyions plus.
Toutefois cette "merveille" qu'est Facebook as remis l'amoureuse et Bigza en contact. Et l'amoureuse n'a pas pu (voulu?) esquiver une invitation qu'ils nous ont fait récemment.
Une invitation chez nous en fait...
Je revenais de travailler de nuit un samedi, crevé d'avoir travaillé l'équivalent de ma troisième game de hockey de nuit de suite que j'aperçois leurs bouilles dans mon salon. J'ai feint le plaisir de les revoir, mais l'amoureuse s'excusait du regard en croisant le mien, noir. J'avais aussi le cheveux fou et je me sentais sale. Habituellement je prends un douche au retour de "mon match de hockey". Ce que je fis parce que...christ j'étais pas présentable...
Au retour, Bigza semblait avoir gardé ses bonnes vieilles habitudes et me lança:
"On se raconte nos moments les plus bizarres au lit, ça va être drôle..."
Non.
J'ai noyé le poisson tout de suite:
"Une fois, j'ai fait l'amour avec l'amoureuse quand robot sexy m'a aspiré dans un vortex temporel. Traversant le cyberespace, j'ai dû affronter un armada de dinosaures, de ninja et de zombies avec une épée laser. En tranchant en deux leur maître spirituel, dieu de guerre, j'ai emprunté un Über vaisseau spatial vraiment cool avec transmission quatre temps* et suis retourné chez moi pour confesser tout ça à mon l'amoureuse. Maintenant, je vois un psy trois fois par semaine"
Ils ont ri, il y a eu malaise puis, comme on repart les essuie-glace de l'ennui, elle a relancé, voulant tuer ce silence têtu qui semblait vouloir prendre en ciment:
"Film catastrophe ou films de super-héros?"
Christ qu'on se connait pas, j'ai pensé.
Après tout ce temps.
Christ qu'on se connaît pas.
J'aurais donc dormi.
J'ai cauchemardé à la place.
*Il adore les chars autant que je m'en câlisse...
mercredi 7 mai 2014
(un peu de) Seinfeld Déconstruit
Récemment je lisais sur Richard Yates, un auteur étatsunien que j'aime bien et j'ai été étonné d'apprendre que l'une de ses deux filles, Monica, avait été l'amoureuse pendant un temps du co-créateur de la série Seinfeld, Larry David.
Le personnage d'Elaine en fait, est entièrement inspiré de Monica Yates.
George est principalement Larry David, mais aussi inspiré d'un ami d'enfance de Jerry Seinfeld, Micheal Costanza.
Jerry Seinfeld est lui-même.
Kramer est inspiré du voisin d'appartement de Larry David, Kenny Kramer, un (ancien)humoriste lui aussi.
Seinfeld était une brillante comédie qui a duré de 1989 à 1998. Assurément l'une des séries les plus influentes des années 90. Une série qui rendait hommage à la névrose, l'ironie, l'absurde et le banal. Ce show sur rien s'inspirait pourtant de beaucoup de tout. Pratiquement TOUT l'entourage de Larry David et de Jerry Seinfeld a été source d'inspiration pour des intrigues ou des personnages de la série. Revisitons certains moments "Seinfeldiens"
-Le Soup Nazi est directement inspiré d'Al Yeganeh, propriétaire de la chaîne de soupe Soup Kitchen. Cet Iranien d'origine basé à New York mais dont les chaînes de soupe font le tour du monde, serait effectivement tyrannique, principalement avec ses employés. D'ailleurs, quand l'équipe de Seinfeld s'est rendue à son restaurant après la diffusion de l'épisode du Soup Nazi, Yeganeh a littéralement explosé de colère et lui a violemment crié sa haine de Seinfeld en lui disant que cet épisode mènerait son commerce en banqueroute (bien sur que non, au contraire...). Seinfeld lui aurait fait les excuses les plus insincères au monde et le vrai soupe Nazi (qui interdit quiconque de son entreprise d'utiliser le "n" word où encore interdit quiconque de lui parler de l'épisode ou de la série) a hurlé pour vrai, faisant rejoindre la fiction et la réalité "NO SOUP FOR YOU!" pour le plus grand plaisir de tous (sans réellement viser cet objectif). Les entreprises Soup Kitchen (devenu The Original Soup Man) fonctionnent très très bien et Yeganeh se sert même à deux reprises de la série télé pour faire la promotion de son commerce.
-L'épisode The Jacket, dans la saison 2, mettant en vedette Lawrence Tierney dans le rôle du père d'Élaine, un intimidant auteur de grande renommée est inspiré directement des premiers contacts de Larry David, alors partenaire de lit de Monica Yates, avec son fameux père Richard. David était terrorisé à l'idée de converser avec un homme qu'il trouvait horriblement intimidant.
-Dans le fabuleux épisode The Contest, George se fait surprendre par sa mère en train de se masturber. Jamais le mot masturbation n'est mentionné dans tout l'épisode mais on comprend franchement de quoi causent le quatuor qui prend la pari de celui qui restera master of his domain le plus longtemps possible, c'est-à-dire capable de ne PAS jouer avec son corps. Larry David aurait participé à un tel concours plus jeune et l'aurait apparemment gagné.
-Dans l'épisode Bubble Boy, l'intrigue nous présente un "enfant bulle" qui se trouve à être au bout du compte un adulescent qui torture ses parents avec un comportement ordurier. Entre autre choses, il refuse de perdre au jeu des Quelques Arpents de Pièges, jeu auquel il excelle de toute manière. Toutefois, une faute de frappe sur l'une des cartes aidera Georges à rivaliser avec lui. Une réelle faute de frappe sur l'une des cartes de ce jeu a inspiré l'intrigue.
La série se démarquait des autres alors que la plupart réunissaient des collègues de travail ou des familles, celle de Seinfeld & David réunissait 4 amis dont le lien d'amitié était si fort que la plupart des menaces dans les épisodes étaient issues d'un cinquième élément venant laisser présager quelque chose de fâcheux pour le quatuor. Les auteurs avaient aussi garanti qu'il n'y aurait aucune complaisance se terminant par des accolades ou baisers rassurants. Promesse qu'ils n'ont pas respectée au dernier épisode de la dernière saison.
Alors que plusieurs séries, au cours des années, prennent de l'expansion avec de nouveaux personnages, les 4 personnages de Seinfeld implosaient au contraire et se soudaient de plus en plus fort tous les 4. Créant du même coup "une communauté Seinfeld" et du même coup un léger côté culte.
Les vrais Seinfeldnologues connaissant mieux que moi toutes les racines de l'inspiration des auteurs qui nous ont fait rire toute ses années.
Je vous en ai offert un extrêmement bref aperçu.
Le personnage d'Elaine en fait, est entièrement inspiré de Monica Yates.
George est principalement Larry David, mais aussi inspiré d'un ami d'enfance de Jerry Seinfeld, Micheal Costanza.
Jerry Seinfeld est lui-même.
Kramer est inspiré du voisin d'appartement de Larry David, Kenny Kramer, un (ancien)humoriste lui aussi.
Seinfeld était une brillante comédie qui a duré de 1989 à 1998. Assurément l'une des séries les plus influentes des années 90. Une série qui rendait hommage à la névrose, l'ironie, l'absurde et le banal. Ce show sur rien s'inspirait pourtant de beaucoup de tout. Pratiquement TOUT l'entourage de Larry David et de Jerry Seinfeld a été source d'inspiration pour des intrigues ou des personnages de la série. Revisitons certains moments "Seinfeldiens"
-Le Soup Nazi est directement inspiré d'Al Yeganeh, propriétaire de la chaîne de soupe Soup Kitchen. Cet Iranien d'origine basé à New York mais dont les chaînes de soupe font le tour du monde, serait effectivement tyrannique, principalement avec ses employés. D'ailleurs, quand l'équipe de Seinfeld s'est rendue à son restaurant après la diffusion de l'épisode du Soup Nazi, Yeganeh a littéralement explosé de colère et lui a violemment crié sa haine de Seinfeld en lui disant que cet épisode mènerait son commerce en banqueroute (bien sur que non, au contraire...). Seinfeld lui aurait fait les excuses les plus insincères au monde et le vrai soupe Nazi (qui interdit quiconque de son entreprise d'utiliser le "n" word où encore interdit quiconque de lui parler de l'épisode ou de la série) a hurlé pour vrai, faisant rejoindre la fiction et la réalité "NO SOUP FOR YOU!" pour le plus grand plaisir de tous (sans réellement viser cet objectif). Les entreprises Soup Kitchen (devenu The Original Soup Man) fonctionnent très très bien et Yeganeh se sert même à deux reprises de la série télé pour faire la promotion de son commerce.
-L'épisode The Jacket, dans la saison 2, mettant en vedette Lawrence Tierney dans le rôle du père d'Élaine, un intimidant auteur de grande renommée est inspiré directement des premiers contacts de Larry David, alors partenaire de lit de Monica Yates, avec son fameux père Richard. David était terrorisé à l'idée de converser avec un homme qu'il trouvait horriblement intimidant.
-Dans le fabuleux épisode The Contest, George se fait surprendre par sa mère en train de se masturber. Jamais le mot masturbation n'est mentionné dans tout l'épisode mais on comprend franchement de quoi causent le quatuor qui prend la pari de celui qui restera master of his domain le plus longtemps possible, c'est-à-dire capable de ne PAS jouer avec son corps. Larry David aurait participé à un tel concours plus jeune et l'aurait apparemment gagné.
-Dans l'épisode Bubble Boy, l'intrigue nous présente un "enfant bulle" qui se trouve à être au bout du compte un adulescent qui torture ses parents avec un comportement ordurier. Entre autre choses, il refuse de perdre au jeu des Quelques Arpents de Pièges, jeu auquel il excelle de toute manière. Toutefois, une faute de frappe sur l'une des cartes aidera Georges à rivaliser avec lui. Une réelle faute de frappe sur l'une des cartes de ce jeu a inspiré l'intrigue.
La série se démarquait des autres alors que la plupart réunissaient des collègues de travail ou des familles, celle de Seinfeld & David réunissait 4 amis dont le lien d'amitié était si fort que la plupart des menaces dans les épisodes étaient issues d'un cinquième élément venant laisser présager quelque chose de fâcheux pour le quatuor. Les auteurs avaient aussi garanti qu'il n'y aurait aucune complaisance se terminant par des accolades ou baisers rassurants. Promesse qu'ils n'ont pas respectée au dernier épisode de la dernière saison.
Alors que plusieurs séries, au cours des années, prennent de l'expansion avec de nouveaux personnages, les 4 personnages de Seinfeld implosaient au contraire et se soudaient de plus en plus fort tous les 4. Créant du même coup "une communauté Seinfeld" et du même coup un léger côté culte.
Les vrais Seinfeldnologues connaissant mieux que moi toutes les racines de l'inspiration des auteurs qui nous ont fait rire toute ses années.
Je vous en ai offert un extrêmement bref aperçu.
mardi 6 mai 2014
Sainte-Mathilde
Depuis quelques jours laideur et extrême beauté se côtoient.
Planète bipolaire.
Chaque fois, pour que la beauté naisse, il aura fallu extrême laideur ou encore terrifiante horreur pour la précéder.
Racisme multiple dans le sport/solidarité du web et sanction exemplaire.
Rob Ford fait toujours le gland/ Rob Ford se prend finalement en main (pas le gland! bande d'esprits mal tournés)
Bruins de Boston/Canadiens de Montréal
Mystère de la mort de Jean McConville/ Arrestation (puis libération) de Gerry Adams.
On a annoncé le risque du SIDA minimisé avec les années, mais ce SIDA a déjà trop tué.
Mort abjecte d'une orthophoniste vélocycliste de 33 ans/ résolution de la ville de Montréal afin de revisiter les règles vétustes de partage de la route entre cycliste et automobiliste.
Mathilde Blais était à Montréal depuis seulement 10 ans. Originaire de Québec comme moi, elle a surement eût droit à toutes les mises-en-garde un peu ignorantes des gens du 418. "Montréal c'est une grosse ville sale impersonnelle", "C'est plein d'étranges pis de gens bizarres (sic)". "Le monde i's parlent en anglais!". Et la pire des pires ignominies : "Mourial (sic) c'est pas une ville pour élever des enfants!".
Mathilde avait trouvé sa famille et ses enfants: les jeunes élèves de l'école primaire Ludger-Duvernay à Saint-Henri. Pour s'y rendre, elle avait aussi trouvé le moyen plus sain possible pour le faire: en faisant du sport. Elle pédalait en vélo pendant une heure. 600 voyages en BIXI l'an dernier. Au moins 43 déjà cette année. Le dernier aura été fatal. Dans ce que les gens appellent avec un peu moins d'humour maintenant "le tunnel de la mort" sur la rue S-Denis, coin des Carrières*, Mathilde Blais, en BIXI, a été happée à mort par un camion sous le viaduc il y a 8 jours et aussitôt, compassion et colère se sont entremêlées. On commençait tout juste à évoquer le malaise perpétuel du partage de la route sur l'île entre vélo et moteurs que la mort venait donner un grand coup.
Mathilde Blais était de l'avis de tous, extrêmement généreuse. Et très aimée. Et même si elle n'avait été ni l'un ni l'autre, peu de choses peuvent nous faire décolérer d'une mort aussi absurde. C'est Albert Camus qui disait que la mort la plus bête possible, la plus absurde, c'était de mourir dans un accident de voiture. Pour rien. Et c'est exactement comme ça qu'il est mort! Traiter de l'absurde et en mourir!
Mathilde n'était que joie. Elle aimait passionnément son travail et ses élèves. Ceux-ci le lui rendaient bien. Les petits élèves ne sont pas cons, même si on les as surement protégés de cette atroce nouvelle de départ précipité, ils savent. Et le choc doit être grand.
Il a été grand pour une large portion de la communauté vélocycliste de Montréal et d'ailleurs. Ça n'a jamais, JAMAIS été facile la cohabitation pédale à running/pédale à gaz. Micheal Hutchence de la formation INXS, en est mort en quelque sorte. J'ai un ami qui a dû lancer une bouteille d'eau vide en plastique à un chauffard une fois pour lui faire comprendre sa dangerosité. J'ai moi-même été témoin d'un jeune patineur à roues alignées (fautif) qui était aller se cogner la joue sur le devant de la voiture d'une femme avant de repartir faire sa route, vivement secoué. LE LENDEMAIN de la mort de Mathilde Blais, un cycliste, armé d'une caméra sur son casque circulait au même endroit que (feu) madame Blais et se faisait à la fois klaxonner par une voiture, mais aussi sommer d'emprunter le trottoir (Ce qui serait une amende de 37$)par celle-ci. Et ce cycliste ne se faisait pas sermonner par n'importe qui, C'ÉTAIT UN EMPLOYÉ DE LA VILLE DE MONTRÉAL!
C'est dire comment la confusion, l'ignorance et la mauvaise communication est totale à cet égard. Et croyez-moi la haine est féroce entre les automobilistes et les cyclistes. Chacun avec sa dose de mauvaise foi parfois, mais souvent aussi avec raison. Il y a des mauvais conducteurs à volant comme il y en a autant à guidon. L'apprivoisement demande toujours du temps.
Il y a une véritable révolution culturelle du vélo à mettre sur papier mais surtout sur nos routes et il ne faudrait pas attendre les dizaines de morts pour le faire.
En attendant, hier, soir 7 dodos après l'ultime dodo de Mathilde, des Montréalais, certains qui la connaissaient, d'autres qui n'étaient que des amis du guidon ou de simples gens touchés par cette fin abrupte en plein élan, se sont rassemblés sur le lieu maudit. Ils ont pleuré, ils ont laissé quelques gerbes de fleurs, mais ils ont surtout posé un vélo peinturé entièrement en blanc près du viaduc de la mort. Cadenassé à un poteau.
Qui, à défaut d'être un nouveau code de partage de la route, sera un rappel éternel non seulement de Mathilde Blais, mais aussi du partage nécessaire (et sain) de la route entre automobilistes et cyclistes.
Il est beau le vélo blanc.
Beauté précédé par l'horreur.
Faudrait pas que Montréal ait des vélos blancs de la sorte partout.
Même le nom de la défunte rimait avec "laid".
Mais son prénom rimait avec splendide.
Mathilde était splendide.
Sa mort, stupide.
J'espère que ta mort nous fera grandir, Matty.
R.I.P.
* Je suis passé à cet exact endroit (habitant tout près et me rendant à l'UQAM) des centaines de fois en patins à roues alignées entre 1993 et 1994...
Planète bipolaire.
Chaque fois, pour que la beauté naisse, il aura fallu extrême laideur ou encore terrifiante horreur pour la précéder.
Racisme multiple dans le sport/solidarité du web et sanction exemplaire.
Rob Ford fait toujours le gland/ Rob Ford se prend finalement en main (pas le gland! bande d'esprits mal tournés)
Bruins de Boston/Canadiens de Montréal
Mystère de la mort de Jean McConville/ Arrestation (puis libération) de Gerry Adams.
On a annoncé le risque du SIDA minimisé avec les années, mais ce SIDA a déjà trop tué.
Mort abjecte d'une orthophoniste vélocycliste de 33 ans/ résolution de la ville de Montréal afin de revisiter les règles vétustes de partage de la route entre cycliste et automobiliste.
Mathilde Blais était à Montréal depuis seulement 10 ans. Originaire de Québec comme moi, elle a surement eût droit à toutes les mises-en-garde un peu ignorantes des gens du 418. "Montréal c'est une grosse ville sale impersonnelle", "C'est plein d'étranges pis de gens bizarres (sic)". "Le monde i's parlent en anglais!". Et la pire des pires ignominies : "Mourial (sic) c'est pas une ville pour élever des enfants!".
Mathilde avait trouvé sa famille et ses enfants: les jeunes élèves de l'école primaire Ludger-Duvernay à Saint-Henri. Pour s'y rendre, elle avait aussi trouvé le moyen plus sain possible pour le faire: en faisant du sport. Elle pédalait en vélo pendant une heure. 600 voyages en BIXI l'an dernier. Au moins 43 déjà cette année. Le dernier aura été fatal. Dans ce que les gens appellent avec un peu moins d'humour maintenant "le tunnel de la mort" sur la rue S-Denis, coin des Carrières*, Mathilde Blais, en BIXI, a été happée à mort par un camion sous le viaduc il y a 8 jours et aussitôt, compassion et colère se sont entremêlées. On commençait tout juste à évoquer le malaise perpétuel du partage de la route sur l'île entre vélo et moteurs que la mort venait donner un grand coup.
Mathilde Blais était de l'avis de tous, extrêmement généreuse. Et très aimée. Et même si elle n'avait été ni l'un ni l'autre, peu de choses peuvent nous faire décolérer d'une mort aussi absurde. C'est Albert Camus qui disait que la mort la plus bête possible, la plus absurde, c'était de mourir dans un accident de voiture. Pour rien. Et c'est exactement comme ça qu'il est mort! Traiter de l'absurde et en mourir!
Mathilde n'était que joie. Elle aimait passionnément son travail et ses élèves. Ceux-ci le lui rendaient bien. Les petits élèves ne sont pas cons, même si on les as surement protégés de cette atroce nouvelle de départ précipité, ils savent. Et le choc doit être grand.
Il a été grand pour une large portion de la communauté vélocycliste de Montréal et d'ailleurs. Ça n'a jamais, JAMAIS été facile la cohabitation pédale à running/pédale à gaz. Micheal Hutchence de la formation INXS, en est mort en quelque sorte. J'ai un ami qui a dû lancer une bouteille d'eau vide en plastique à un chauffard une fois pour lui faire comprendre sa dangerosité. J'ai moi-même été témoin d'un jeune patineur à roues alignées (fautif) qui était aller se cogner la joue sur le devant de la voiture d'une femme avant de repartir faire sa route, vivement secoué. LE LENDEMAIN de la mort de Mathilde Blais, un cycliste, armé d'une caméra sur son casque circulait au même endroit que (feu) madame Blais et se faisait à la fois klaxonner par une voiture, mais aussi sommer d'emprunter le trottoir (Ce qui serait une amende de 37$)par celle-ci. Et ce cycliste ne se faisait pas sermonner par n'importe qui, C'ÉTAIT UN EMPLOYÉ DE LA VILLE DE MONTRÉAL!
C'est dire comment la confusion, l'ignorance et la mauvaise communication est totale à cet égard. Et croyez-moi la haine est féroce entre les automobilistes et les cyclistes. Chacun avec sa dose de mauvaise foi parfois, mais souvent aussi avec raison. Il y a des mauvais conducteurs à volant comme il y en a autant à guidon. L'apprivoisement demande toujours du temps.
Il y a une véritable révolution culturelle du vélo à mettre sur papier mais surtout sur nos routes et il ne faudrait pas attendre les dizaines de morts pour le faire.
En attendant, hier, soir 7 dodos après l'ultime dodo de Mathilde, des Montréalais, certains qui la connaissaient, d'autres qui n'étaient que des amis du guidon ou de simples gens touchés par cette fin abrupte en plein élan, se sont rassemblés sur le lieu maudit. Ils ont pleuré, ils ont laissé quelques gerbes de fleurs, mais ils ont surtout posé un vélo peinturé entièrement en blanc près du viaduc de la mort. Cadenassé à un poteau.
Qui, à défaut d'être un nouveau code de partage de la route, sera un rappel éternel non seulement de Mathilde Blais, mais aussi du partage nécessaire (et sain) de la route entre automobilistes et cyclistes.
Il est beau le vélo blanc.
Beauté précédé par l'horreur.
Faudrait pas que Montréal ait des vélos blancs de la sorte partout.
Même le nom de la défunte rimait avec "laid".
Mais son prénom rimait avec splendide.
Mathilde était splendide.
Sa mort, stupide.
J'espère que ta mort nous fera grandir, Matty.
R.I.P.
* Je suis passé à cet exact endroit (habitant tout près et me rendant à l'UQAM) des centaines de fois en patins à roues alignées entre 1993 et 1994...
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