"Pull my shirt off and pray..."
-Simon LeBon
Impressions & Certitudes...
Démocrate: NBC
Républicain: Fox
Démocrate: Pepsi
Républicain: Coke
Démocrate: Athlétisme, olympiques, NBA, boxe
Républicain: NASCAR, golf, basket collégial, combats ultimes
Démocrate: Mad Men, 30 Rock, Community, The Colbert Report, The Big Bang Theory
Réublicain: The Biggest Loser, Survivor, American Idol, The Voice, 24, TLC
Démocrate: Jon Stewart
Républicain: Bill O'Reilly
Démocrate: David Letterman
Républicain: Jay Leno
Démocrate: Eli Manning
Républicain: Peyton Manning
Démocrate: L'Âne
Républicain: L'Éléphant
Démocrates: Gwyneth Paltrow, Hugh Hefner, Jerry Springer, Jennifer Aniston, John Goodman, Kevin Bacon, Larry David, Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Micheal Jordan, Nathalie Portman, Jack Nicholson, Oprah Winfrey, Regis Philbin, Steven Spielberg, Tom Hanks, Willie Nelson.
Républicains: Drew Carey, Don King, Adam Sandler, Bruce Willis, Gloria Estefan, Mel Gibson, James Earl Jones, LL Cool J, Kelsey Grammer, Patricia Heaton, Pat Sajak, Rachel Hunter, Robert Duvall,Sarah Michelle Gellar, 50 cents, Alice Cooper, Jon Voigt, Clint Eastwood, Jessica Simpson.
Démocrate: Le droit d'avorter.
Républicain: Le contraire.
Démocrate: Taxation progressive et imposée davantage sur les plus riches.
Républicain: Statu quo sur les impôts pour tous et taxation imposée par le libre marché.
Démocrate: Réduction budgétaire pour le développement millitaire
Républicain: Augmentation budgétaire pour le développement millitaire.
Démocrate: Vous êtes né homosexuel, vous ne le choisissez jamais.
Républicain: Vous êtes homosexuel, vous êtes malades.
Démocrate: Des programmes sociaux basés sur la communauté et la responsabilité sociale.
Républicain: Des programmes sociaux basés les droits individuels et les lois.
Démocrate: Il faut sauver les ours.
Républicain: Je chasse l'ours.
Démocrate: Californie, Massachussetts, Minesotta.
Républicain: Oklahoma, Texas, Kansas.
Démocrate: Bleu.
Républicain: Rouge.
Démocrate: Franklin Roosevelt, John F. Kennedy, Bill Clinton, Woodrow Wilson, Jimmy Carter
Républicain: Teddy Roosevelt, Ronald Reagan, George Bush Père et fils, Abe Lincoln, Richard Nixon.
Démocrate: Généralement en faveur de l'avortement.
Républicain: Plutôt défavorable au concept, souvent pour des raisons spirituelles.
Démocrate: Le port d'outils technologiques.
Républicain: Le port d'armes.
Démocrate: Les enfants sont notre avenir, nous n'agissons que dans leurs intérêts (mais faites taire ce *?$$ de bébé!)
Républicain: Appuyer la classe sociale appelée les enfants ne fait pas parti des plans de Dieu ("Il faut livrer les enfants à la famine, les livrer à la puissance et à l'épée, que les veuves soient infertiles..." Jeremie 18:21)
Démocrate: Face au crime: la société a échoué, programmes révisés (avec hausse de taxes) et pri$on pour le$ coupable$.
Républicain: Face au crime: La réponse au crime violent doit être plus violente encore: la mort.
Démocrates: Adorent la guerre contre la drogue car elle leur fait faire de "payantes affaires" et socialement les fait paraître soucieux du bien être commun (Ha!).
Républicains: Adorent la guerre livrée contre la drogue pour les mêmes raisons mais en plus, les forces d'autorités peuvent envoyer des gens en prison, les battre et les pourchasser avec plus d'aisance en plus de pratiquer des stratégies militaires.
Démocrate: Baiser vos assistantes, vos femmes, vos conquêtes, vos amies, votre peuple, mais baiser! N'exigez pas simplement du sexe oral dans le bureau oval.
Républicain: Performez l'amour dans le but de procréer, gare au plaisir.
Démocrate: La religion peut-être une philosphie de vie privée et pratiquée dans l'intimité. Sans envahir la vie des autres. Comme on écoute de la musique.
Républicain: La religion est nécessaire. Particulièrement comme guide de vie. Autant que possible: convertir.
Démocrate: La santé doit être accessible pour toutes les classes de la société. Un nouveau programme en est (difficilement) né.
Républicain: Si vous êtres malade, et pauvre en plus! vous l'avez cherché, bande de crapauds.
Démocrate: Marxistes avec essence de socialisme.
Républicain: Néo-libéralisme avec germe de conservartisme.
Démocrate: Crosby, Stills, Nash & Young
Républicain: Lynyrd Skynyrd
Démocrate: Droit de vote accordé aux femmes (1920)
Républicain: Abolition de l'esclavagisme (1863)
Démocrate: The Rolling Stones
Républicain: Journey
Démocrate: Mary J. Bilge
Républicain: Kid Rock
Démocrate: Première Guerre Mondiale sous Woodrow Wilson, Seconde sous Roosevelt.
Républicain: Première guerre du Golfe sous Bush Père, guerre en Irak sous Bush Fils.
Démocrate: Eats french fries.
Républicain: Eats freedom fries.
Démocrate: Hunter J. Thompson, John Updike, Amy Tan, G.R.R. Martin, Norman Mailer.
Républicain: Ann Coulter, Candace Buschnell, Andrew Breitbart, Andrew Klavan, Bob Gale.
Démocrate: "Le vrai démocrate est celui qui, avec de moyens absolument non-violent, défend sa liberté, forcément celles de son pays aussi et éventuellement celle du monde entier et de l'humanité" (Gandhi)
Républicain: "Un vrai démocrate est celui qui ruine les finances du pays, un vrai républicain est celui qui croit que les démocrates ruinent les finances du pays" (Ambrose Pierce)
Démocrate: "Si les républicains veulent bien cesser de mentir à notre sujet, le parti démocrate accepterait de cesser de révéler de tristes vérités sur leur compte" (Adlai E. Stevenson)
Républicain: "Il faut être optimiste pour être démocrate mais il faut aussi être drôlement comique pour le rester" (Will Rogers)
Démocrate: James Madison et Thomas Jefferson.
Républicain: Thomas Jefferson et James Madison.
Démocrate: Un seul président assassiné en cours de mandat, JFK, aucun coupable.
Républicain: Trois présidents assassinés en cours de mandat: Lincoln en 1865, Garfield en 1881 et McKinley en 1901. Les trois assassins ont été tués dans les jours suivants la mort de leur cible.
Démocrate: La dette atteint 0$ en janvier 1835 pour la seule fois de l'histoire des États-Unis.
Républicain: Le débarquement de Normandie est coordonné avec brio par le général Dwight Eisenhower, qui deviendra président républicain 6 ans plus tard.
Démocrate: Andrew Jackson survit à une tentative d'assassinat en 1835.
Républicain: Gerald Ford est sauvé par un garde-du-corps et 17 jours plus tard par un spectateur lors de deux tentatives d'assassinat en 1975. Ronald Reagan survit et est sauvé lui aussi par ses gardes du corps en 1981.
Démocrate: Wii
Républicain: Xbox
Démocrate: Café Starbuck
Républicain: Java du Dunkin' Donuts
Démocrate: NFL
Républicain: Baseball
Démocrate: Les assurances auto Progressive.
Républicain: Les assurances auto Allstate.
Démocrate: Burger chez Wendy's (où le burger est servi sans intervention du client)
Républicain: Sous-marin chez Subway (où on choisit ce qu'on met dedans)
Démocrate: Visa
Républicain: Mastercard
Démocrate: Apple
Républicain: PC
Démocrate: Sony
Républicain: Sharp
Démocrate: Reebok ou Puma
Républicain: Nike
Démocrate: Honda Civic ou un modèle hybride.
Républicain: Ford Mustang convertible ou un truck.
Démocrate: Obama/ Biden, probables vainqueurs ce soir.
Républicain: Romney/Ryan probables perdants.
mardi 6 novembre 2012
lundi 5 novembre 2012
Mormonade
Vous connaissez Joseph Smith?
Laissez moi vous en parler un peu.
Smith a vécu aux États-Unis de 1805 à 1844.
À 21 ans, Smith a été reconnu coupable de fraude pour avoir mis sur pied une entreprise bidon qui organisait des "chasse aux trésors" dans les bois afin de retrouver des "assiettes" (qu'il ne trouvait jamais bien entendu) laissées plusieurs années auparavant dans la forêt par un ange. La chasse était une épopée spirituelle où ceux qui l'assistaient devait défrayer quelques sommes d'argent. Pour sa défense, Smith a déclaré qu'il possédait des pouvoirs nécromantiques.
Smith a été condamné à payer une amende et fût décrit comme a disorderly person and an impostor. Un être déséquilibré et un imposteur.
Smith et sa famille habitaient une partie de l'état de New York appelée Burned Over District, que l'on pourrait librement traduire par secteur brulé/condamné. Le secteur était appelé ainsi parce qu'il était perpétuellement investi de charlatans voulant se partir une nouvelle religion en tentant de flouer financièrement leurs adeptes.
Smith était comme un poisson dans l'eau. Manquait plus que de nouveaux poissons. Il prétend alors avoir retrouvé les plaques sur lesquelles étaient inscrits les enseignements de l'ange. Il les cache dans un coffre scéllés et affirme que seul lui peut les voir, pas même sa femme. Les inscriptions sont en Παλμύρα, une langue grecque ancienne et il doit les traduire. Il prendra 4 ans à "traduire" les enseignements, sans jamais montrer les fameuses assiettes à quiconque. Il réussit même à faire signer 11 "témoins" que l'ange qui était venu le visiter l'avait bien fait. Trois fois. Dont l'une des fois pour l'enguirlander sur la négligence de Smith et lui offrir de nouvelles plaques dorées. En effet, une voisine, convaincue de ses escroqueries, vole les 116 premières pages et demande à Smith de les réécrire puisqu'il a, semble-t-il, un pouvoir de révélation renouvelable. Ce que Smith ne parvient pas à faire. Après 3 semaines de négotiations de la part de Smith , il concocte l'idée d'une nouvelle visite de l'ange et une conviction que les 116 première pages sont maintenant entre les mains du diable. De plus, les assiettes/plaques disparaissent à jamais quand Le Livre des Mormons est publié en 1830, puisque l'ange serait venu les reprendre une fois la traduction terminée. Pour aller polluer un autre secteur je suppose.
Afin d'offrir un temple de promotion à son livre, lourdement inspiré de toutes les bibles et religions alors déjà existantes, il fonde The Church of Christ qu'il instaure dans trois églises en banlieue de New York. Il prétend avoir eu des apparitions de l'apôtre Pierre, Jacques de Zébédée et de Jean-le-Baptiste, ce dernier lui administrant le droit de performer des baptêmes (contre rétribution financière bien sûr...).
En commençant par les autochtones, Smith a peu à peu bâti son univers mormon, son église et ses métaphores spirituelles devenant rapidement une alternative fort populaire. Smith, "éternel chasseur de trésor", promettait à ses fidèles de les amener dans un "nouveau Jérusalem" américain en autant que l'on puisse régulièrement financer l'expédition.
Déplaçant ses troupes quand des gens mieux renseignés ou des autorités morales le confrontaient, Smith a eu du succès en Ohio où il recrute l'ensemble du mouvement des Disciples du Christ. Mais au Missouri il frappe un mur. Il fait face à des résistances sous la forme d'attaques physique sur les prémisses de ses églises et de violents désirs de voir lui et sa race d'escrocs quitter la région. Smith va même former une petite armée de ses fidèles pour répliquer. Son service paramilitaire est un désastre. Les gens de Jackson County le veulent ailleurs, idéalement en prison avec les autres charlatans.
Afin de se refaire une virgnité, et aussi pour que les services de police aient plus de difficultés à le retracer, il change l'identité officielle de son culte afin de devenir The Church of Latter Day Saints.
Jusqu'en 1837, Smith connait beaucoup de $uccè$. Il fonde une banque afin de stocker l'argent de ses fidèles. Accusé de multiples fraudes, il se sauve plus souvent qu'il s'expose. Au Missouri, c'est carrément la guerre. Smith est fait prisonnier, est jugé et envoyé en prison.
Mais le mouvement mormon est devenu si influent (et riche) que Smith est "libéré" c'était pratiquement une évasion après quelques mois en tôle.
C'est en Illinois que le mouvement se redirige. Smith s'associe à de riches armateurs et reconstruit son empire. Maintenant fortement armé... Smith introduit le baptême pour les morts (!?!), la polygamie pour les mâles et intègre des rituels du mouvement des francs-maçons. Smith fait des tournées en Europe et en Amérique du Sud pour promouvoir son église. Son garde du corps tire sur le gouverneur du Missouri, un anti-mormon, mais ne réussit pas à le tuer. Smith choisit de vivre caché.
Ce qui ne l'empêche pas de présenter son mouvement comme une nouvelle alternative aux élections présidentielles de 1844. Il fonde un conseil des 50 qui officie selon des règles en marge des lois démocratiques des États-Unis. La loi #1 est de reconnaître Smith comme prêtre, prophète et roi...rien de moins.
Il lance un journal en Illinois dont on ordonne aussitôt la fermeture, ne serait-ce que pour noyer cette mauvaise influence qui se répend comme de la mauvaise herbe. Dans les manifestations qui suiveront, Smith sera assassiné à la Jack Ruby alors qu'il allait être jugé pour trahison, escroqueries et mutliples fraudes.
Victime d'une violence qu'il avait en quelque sorte fait germer au travers des années.
Une histoire toute Étatsunienne.
Mitt Romney est mormon.
Il pourrait être président dès demain.
Les États-Unis sont dans un pire état que nous le croyons.
Laissez moi vous en parler un peu.
Smith a vécu aux États-Unis de 1805 à 1844.
À 21 ans, Smith a été reconnu coupable de fraude pour avoir mis sur pied une entreprise bidon qui organisait des "chasse aux trésors" dans les bois afin de retrouver des "assiettes" (qu'il ne trouvait jamais bien entendu) laissées plusieurs années auparavant dans la forêt par un ange. La chasse était une épopée spirituelle où ceux qui l'assistaient devait défrayer quelques sommes d'argent. Pour sa défense, Smith a déclaré qu'il possédait des pouvoirs nécromantiques.
Smith a été condamné à payer une amende et fût décrit comme a disorderly person and an impostor. Un être déséquilibré et un imposteur.
Smith et sa famille habitaient une partie de l'état de New York appelée Burned Over District, que l'on pourrait librement traduire par secteur brulé/condamné. Le secteur était appelé ainsi parce qu'il était perpétuellement investi de charlatans voulant se partir une nouvelle religion en tentant de flouer financièrement leurs adeptes.
Smith était comme un poisson dans l'eau. Manquait plus que de nouveaux poissons. Il prétend alors avoir retrouvé les plaques sur lesquelles étaient inscrits les enseignements de l'ange. Il les cache dans un coffre scéllés et affirme que seul lui peut les voir, pas même sa femme. Les inscriptions sont en Παλμύρα, une langue grecque ancienne et il doit les traduire. Il prendra 4 ans à "traduire" les enseignements, sans jamais montrer les fameuses assiettes à quiconque. Il réussit même à faire signer 11 "témoins" que l'ange qui était venu le visiter l'avait bien fait. Trois fois. Dont l'une des fois pour l'enguirlander sur la négligence de Smith et lui offrir de nouvelles plaques dorées. En effet, une voisine, convaincue de ses escroqueries, vole les 116 premières pages et demande à Smith de les réécrire puisqu'il a, semble-t-il, un pouvoir de révélation renouvelable. Ce que Smith ne parvient pas à faire. Après 3 semaines de négotiations de la part de Smith , il concocte l'idée d'une nouvelle visite de l'ange et une conviction que les 116 première pages sont maintenant entre les mains du diable. De plus, les assiettes/plaques disparaissent à jamais quand Le Livre des Mormons est publié en 1830, puisque l'ange serait venu les reprendre une fois la traduction terminée. Pour aller polluer un autre secteur je suppose.
Afin d'offrir un temple de promotion à son livre, lourdement inspiré de toutes les bibles et religions alors déjà existantes, il fonde The Church of Christ qu'il instaure dans trois églises en banlieue de New York. Il prétend avoir eu des apparitions de l'apôtre Pierre, Jacques de Zébédée et de Jean-le-Baptiste, ce dernier lui administrant le droit de performer des baptêmes (contre rétribution financière bien sûr...).
En commençant par les autochtones, Smith a peu à peu bâti son univers mormon, son église et ses métaphores spirituelles devenant rapidement une alternative fort populaire. Smith, "éternel chasseur de trésor", promettait à ses fidèles de les amener dans un "nouveau Jérusalem" américain en autant que l'on puisse régulièrement financer l'expédition.
Déplaçant ses troupes quand des gens mieux renseignés ou des autorités morales le confrontaient, Smith a eu du succès en Ohio où il recrute l'ensemble du mouvement des Disciples du Christ. Mais au Missouri il frappe un mur. Il fait face à des résistances sous la forme d'attaques physique sur les prémisses de ses églises et de violents désirs de voir lui et sa race d'escrocs quitter la région. Smith va même former une petite armée de ses fidèles pour répliquer. Son service paramilitaire est un désastre. Les gens de Jackson County le veulent ailleurs, idéalement en prison avec les autres charlatans.Afin de se refaire une virgnité, et aussi pour que les services de police aient plus de difficultés à le retracer, il change l'identité officielle de son culte afin de devenir The Church of Latter Day Saints.
Jusqu'en 1837, Smith connait beaucoup de $uccè$. Il fonde une banque afin de stocker l'argent de ses fidèles. Accusé de multiples fraudes, il se sauve plus souvent qu'il s'expose. Au Missouri, c'est carrément la guerre. Smith est fait prisonnier, est jugé et envoyé en prison.
Mais le mouvement mormon est devenu si influent (et riche) que Smith est "libéré" c'était pratiquement une évasion après quelques mois en tôle.
C'est en Illinois que le mouvement se redirige. Smith s'associe à de riches armateurs et reconstruit son empire. Maintenant fortement armé... Smith introduit le baptême pour les morts (!?!), la polygamie pour les mâles et intègre des rituels du mouvement des francs-maçons. Smith fait des tournées en Europe et en Amérique du Sud pour promouvoir son église. Son garde du corps tire sur le gouverneur du Missouri, un anti-mormon, mais ne réussit pas à le tuer. Smith choisit de vivre caché.
Ce qui ne l'empêche pas de présenter son mouvement comme une nouvelle alternative aux élections présidentielles de 1844. Il fonde un conseil des 50 qui officie selon des règles en marge des lois démocratiques des États-Unis. La loi #1 est de reconnaître Smith comme prêtre, prophète et roi...rien de moins.Il lance un journal en Illinois dont on ordonne aussitôt la fermeture, ne serait-ce que pour noyer cette mauvaise influence qui se répend comme de la mauvaise herbe. Dans les manifestations qui suiveront, Smith sera assassiné à la Jack Ruby alors qu'il allait être jugé pour trahison, escroqueries et mutliples fraudes.
Victime d'une violence qu'il avait en quelque sorte fait germer au travers des années.
Une histoire toute Étatsunienne.
Mitt Romney est mormon.
Il pourrait être président dès demain.
Les États-Unis sont dans un pire état que nous le croyons.
dimanche 4 novembre 2012
La Nuit des Longs Couteaux ( isolant le Québec)
Le 17 avril dernier marquait le trentième anniversaire de la triste signature de la charte des droits canadienne dont le Québec a été écarté.
Un pays reconnu mondialement pour son caractère modéré et démocratique, le Canada, a décidé de se doter d’une nouvelle loi fondamentale, sans le consentement d’une de ses nations fondatrices. Pendant une conférence qui devait redéfinir les règles fondamentales d’un pays, 10 négociateurs sur 11 se sont concertés pendant la nuit pour annoncer, le matin, qu’ils avaient convenu d’une nouvelle entente qui réduirait les pouvoirs du 11e.
Plus on prend du recul sur l’événement, plus la chose parait inconcevable. Mais pourtant elle est vraie.
Le Québec n'est toujours pas dans la constitution canadienne et les dix autres provinces bâtissent leur mépris en parti là-dessus tandis qu'une frange importante des souverainistes de chez nous souhaite l'indépendance entre autre parce que de toutes façon, les 10 autres provinces ne nous considèrent pas comme des leurs (et vice-versa).
Revisitons l'infâme nuit du 4 novembre 1981.
D'abord un bref rappel des faits. Lors d’une déclaration importante avant le référendum sur la souveraineté de 1980, le Premier ministre Pierre Eliott Trudeau avait promis qu’un vote pour le Non à la souveraineté allait être interprété par lui comme un mandat d’apporter des changements importants à la constitution. Au lendemain de la défaite du Oui, il mandate son ministre de la justice, Abject Chrétien, de lancer une ronde de négociations visant trois objectifs:
1) faire en sorte que la constitution canadienne, jusqu’alors une simple loi britannique, soit “rapatriée” au Canada
2) introduire une formule d’amendement qui permettrait ensuite de modifier le texte
3) insérer immédiatement des innovations, dont une Charte des droits dont un des effets serait de restreindre la capacité du Québec de légiférer en matière linguistique.
Le Premier ministre québécois, René Lévesque, avait réussi à négocier avec 7 autres des provinces un texte qui satisfaisait aux deux premiers objectifs, mais évidemment pas au troisième. Ce détail est toujours omis dans les récits fédéralistes, mais il aurait suffi que Pierre Linotte Trudeau et les Premiers ministres de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick signent également cette entente pour que la constitution du Canada soit rapatriée unanimement, avec l’aval du Québec, avec une formule d’amendement et avec un fédéralisme plus flexible qu’aujourd’hui. Tous les psychodrames politiques suivants auraient été évités. Mais Pierre the Idiot Trudeau tenait à sa propre vision des choses et allait prendre les moyens pour la faire triompher.
Le matin du mercredi qui se terminera par la fameuse « nuit des longs couteaux », feignant de vouloir briser l’impasse, Trudeau propose à Lévesque de soumettre la Charte des droits (et peut-être la formule d’amendement) à un référendum si, dans les deux ans, il n’y a pas d’accord entre les gouvernements.
Lévesque tombe dans le piège et aime l'idée. Il a confiance d'influencer le peuple sur la question.
Les coûteaux sont aiguisés, le renard est dans le poulailler.
Les premiers ministres des autres provinces prennent très au sérieux la proposition fédérale. Pierre Trudeau n’a pour l’instant que deux alliés parmi les provinces : l’ontarien Bill Davis et le néo-brunswickois Richard Hatfield. Ce dernier, opposé à la tenue d’un référendum, est estomaqué de la tournure des événements du matin. Trudeau le rassure et lui confirme qu'il n'y aura jamais de réferendum, que c'est un appât.
Dans l’ensemble, les premiers ministres anglophones sont mécontents à l’idée d’aller devant leurs électeurs dire du mal de ce qui constitue, après tout, une Charte des droits, ou dire du bien d’une Charte qui étend les droits des francophones hors Québec, et ils rejettent cette proposition comme calamiteuse. C’est une des raisons de la division créée entre Lévesque et ses alliés. Créer la division, c'était le plan de Trudeau.
Les pigeons ayant été suffisamment effrayés, Trudeau la torpille en fin d’après-midi, déposant un nouveau document, intitulé Implementation process (processus de mise en œuvre) – étrangement numéroté 15/019, plutôt que 15/021, comme s’il avait été rédigé avant deux autres documents déposés le matin même...
Rarement cité dans les récits de cette journée, le document est essentiel. Il explique comment Trudeau compte mettre en oeuvre sa promesse référendaire du matin. Il suffirait pour tenir ce vote que :
1) la totalité des premiers ministres présents en approuvent la tenue — ce qui est de toute évidence impossible;
2) la totalité des membres de la Chambre des Communes en approuvent la tenue — ce qui est risible;
3) la totalité des membres du Sénat en approuvent la tenue — également risible.
Si une de ces trois conditions n’étaient pas satisfaite, le projet de constitution fédérale de Trudeau serait adopté sans retouches.
Or Trudeau voit bien que les autres premiers ministres étouffaient de rage à l’idée d’un référendum.
Ce document déposé, Lévesque s’insurge, à bon droit. Les provinces anglophones sont rassurées. Exit le référendum. Lévesque comprend qu'il a été piégé.
À la fin de cette période de négociations, René Lévesque partait dormir à Hull, ville située de l'autre côté de la rivière des Outaouais, en demandant aux autres premiers ministres (qui logeaient tous au même hôtel d'Ottawa) de l'appeler si quelque chose se passait. Isolement fatal pour Ti-Poil.
Cette nuit-là, Gargamel Chrétien négocie avec ses pairs de la Saskatchewan et de l'Ontario. Les premiers ministres provinciaux acceptent d'éliminer la clause dérogatoire, alors que Chrétien, avec réserve, leur offre une clause nonobstante (ou de dérogation).
Le Nouveau-Brunswick et l'Ontario acceptent le compromis et disent à Trudeau qu'il devrait conclure l'entente. Trudeau accepte. Cet accord est connu comme l'« Accord de la cuisine », parce qu'il est né d'une discussion ayant débuté dans une cuisine de l'hôtel Château Laurier à Ottawa ou les poignards seraient affutés dans la nuit.
Le matin suivant, René Lévesque entre dans l'hôtel pour le déjeuner des premiers ministres et est informé qu'une entente est survenue à son insu durant la nuit. Lévesque refuse catégoriquement de la signer et quitte immédiatement la salle. Le Québec annonçe le 25 novembre 1981 qu'il utiliserait son droit de veto sur l'entente, mais la Cour suprême du Canada statue le 6 décembre suivant que le Québec n'avait jamais possédé ce droit.
Les événements ont créé une forte division au sein du Canada. Plusieurs fédéralistes et indépendantistes québécois ont perçu l'accord comme un coup de poignard de la part des premiers ministres des autres provinces. L'accord a fait chuter radicalement la popularité traditionnelle des libéraux au Québec et a favorisé la victoire de Brian the crook Mulroney et du parti progressiste-conservateur dès l'élection suivante.
Aujourd'hui, le Québec n'a toujours pas signé la Constitution, même après plusieurs tentatives d'amendement, comme l'accord du lac Meech et l'accord de Charlottetown pendant l'ère de Brian Mulroney.
Aujourd'hui marque le trente et unième anniversaire de cette nuit pleine de rats dans les cuisines.
Cette semaine, on soulignait le 25ème anniversaire de la mort d'un homme fort, droit, honnête, inspirant comme il ne semble plus s'en faire: René Lévesque.
(contenu largement pigé chez Jean-François Lisée qui était un des joueurs de la garde rapprochée de René, insultes dans les identités: totalement moi)
Un pays reconnu mondialement pour son caractère modéré et démocratique, le Canada, a décidé de se doter d’une nouvelle loi fondamentale, sans le consentement d’une de ses nations fondatrices. Pendant une conférence qui devait redéfinir les règles fondamentales d’un pays, 10 négociateurs sur 11 se sont concertés pendant la nuit pour annoncer, le matin, qu’ils avaient convenu d’une nouvelle entente qui réduirait les pouvoirs du 11e.
Plus on prend du recul sur l’événement, plus la chose parait inconcevable. Mais pourtant elle est vraie.
Le Québec n'est toujours pas dans la constitution canadienne et les dix autres provinces bâtissent leur mépris en parti là-dessus tandis qu'une frange importante des souverainistes de chez nous souhaite l'indépendance entre autre parce que de toutes façon, les 10 autres provinces ne nous considèrent pas comme des leurs (et vice-versa).
Revisitons l'infâme nuit du 4 novembre 1981.
D'abord un bref rappel des faits. Lors d’une déclaration importante avant le référendum sur la souveraineté de 1980, le Premier ministre Pierre Eliott Trudeau avait promis qu’un vote pour le Non à la souveraineté allait être interprété par lui comme un mandat d’apporter des changements importants à la constitution. Au lendemain de la défaite du Oui, il mandate son ministre de la justice, Abject Chrétien, de lancer une ronde de négociations visant trois objectifs:
1) faire en sorte que la constitution canadienne, jusqu’alors une simple loi britannique, soit “rapatriée” au Canada
2) introduire une formule d’amendement qui permettrait ensuite de modifier le texte
3) insérer immédiatement des innovations, dont une Charte des droits dont un des effets serait de restreindre la capacité du Québec de légiférer en matière linguistique.
Le Premier ministre québécois, René Lévesque, avait réussi à négocier avec 7 autres des provinces un texte qui satisfaisait aux deux premiers objectifs, mais évidemment pas au troisième. Ce détail est toujours omis dans les récits fédéralistes, mais il aurait suffi que Pierre Linotte Trudeau et les Premiers ministres de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick signent également cette entente pour que la constitution du Canada soit rapatriée unanimement, avec l’aval du Québec, avec une formule d’amendement et avec un fédéralisme plus flexible qu’aujourd’hui. Tous les psychodrames politiques suivants auraient été évités. Mais Pierre the Idiot Trudeau tenait à sa propre vision des choses et allait prendre les moyens pour la faire triompher.
Le matin du mercredi qui se terminera par la fameuse « nuit des longs couteaux », feignant de vouloir briser l’impasse, Trudeau propose à Lévesque de soumettre la Charte des droits (et peut-être la formule d’amendement) à un référendum si, dans les deux ans, il n’y a pas d’accord entre les gouvernements.
Lévesque tombe dans le piège et aime l'idée. Il a confiance d'influencer le peuple sur la question.
Les coûteaux sont aiguisés, le renard est dans le poulailler.
Les premiers ministres des autres provinces prennent très au sérieux la proposition fédérale. Pierre Trudeau n’a pour l’instant que deux alliés parmi les provinces : l’ontarien Bill Davis et le néo-brunswickois Richard Hatfield. Ce dernier, opposé à la tenue d’un référendum, est estomaqué de la tournure des événements du matin. Trudeau le rassure et lui confirme qu'il n'y aura jamais de réferendum, que c'est un appât.
Dans l’ensemble, les premiers ministres anglophones sont mécontents à l’idée d’aller devant leurs électeurs dire du mal de ce qui constitue, après tout, une Charte des droits, ou dire du bien d’une Charte qui étend les droits des francophones hors Québec, et ils rejettent cette proposition comme calamiteuse. C’est une des raisons de la division créée entre Lévesque et ses alliés. Créer la division, c'était le plan de Trudeau.
Les pigeons ayant été suffisamment effrayés, Trudeau la torpille en fin d’après-midi, déposant un nouveau document, intitulé Implementation process (processus de mise en œuvre) – étrangement numéroté 15/019, plutôt que 15/021, comme s’il avait été rédigé avant deux autres documents déposés le matin même...
Rarement cité dans les récits de cette journée, le document est essentiel. Il explique comment Trudeau compte mettre en oeuvre sa promesse référendaire du matin. Il suffirait pour tenir ce vote que :
1) la totalité des premiers ministres présents en approuvent la tenue — ce qui est de toute évidence impossible;
2) la totalité des membres de la Chambre des Communes en approuvent la tenue — ce qui est risible;
3) la totalité des membres du Sénat en approuvent la tenue — également risible.
Si une de ces trois conditions n’étaient pas satisfaite, le projet de constitution fédérale de Trudeau serait adopté sans retouches.
Or Trudeau voit bien que les autres premiers ministres étouffaient de rage à l’idée d’un référendum.
Ce document déposé, Lévesque s’insurge, à bon droit. Les provinces anglophones sont rassurées. Exit le référendum. Lévesque comprend qu'il a été piégé.
À la fin de cette période de négociations, René Lévesque partait dormir à Hull, ville située de l'autre côté de la rivière des Outaouais, en demandant aux autres premiers ministres (qui logeaient tous au même hôtel d'Ottawa) de l'appeler si quelque chose se passait. Isolement fatal pour Ti-Poil.
Cette nuit-là, Gargamel Chrétien négocie avec ses pairs de la Saskatchewan et de l'Ontario. Les premiers ministres provinciaux acceptent d'éliminer la clause dérogatoire, alors que Chrétien, avec réserve, leur offre une clause nonobstante (ou de dérogation).
Le Nouveau-Brunswick et l'Ontario acceptent le compromis et disent à Trudeau qu'il devrait conclure l'entente. Trudeau accepte. Cet accord est connu comme l'« Accord de la cuisine », parce qu'il est né d'une discussion ayant débuté dans une cuisine de l'hôtel Château Laurier à Ottawa ou les poignards seraient affutés dans la nuit.
Le matin suivant, René Lévesque entre dans l'hôtel pour le déjeuner des premiers ministres et est informé qu'une entente est survenue à son insu durant la nuit. Lévesque refuse catégoriquement de la signer et quitte immédiatement la salle. Le Québec annonçe le 25 novembre 1981 qu'il utiliserait son droit de veto sur l'entente, mais la Cour suprême du Canada statue le 6 décembre suivant que le Québec n'avait jamais possédé ce droit.
Les événements ont créé une forte division au sein du Canada. Plusieurs fédéralistes et indépendantistes québécois ont perçu l'accord comme un coup de poignard de la part des premiers ministres des autres provinces. L'accord a fait chuter radicalement la popularité traditionnelle des libéraux au Québec et a favorisé la victoire de Brian the crook Mulroney et du parti progressiste-conservateur dès l'élection suivante.
Aujourd'hui, le Québec n'a toujours pas signé la Constitution, même après plusieurs tentatives d'amendement, comme l'accord du lac Meech et l'accord de Charlottetown pendant l'ère de Brian Mulroney.
Aujourd'hui marque le trente et unième anniversaire de cette nuit pleine de rats dans les cuisines.
Cette semaine, on soulignait le 25ème anniversaire de la mort d'un homme fort, droit, honnête, inspirant comme il ne semble plus s'en faire: René Lévesque.
(contenu largement pigé chez Jean-François Lisée qui était un des joueurs de la garde rapprochée de René, insultes dans les identités: totalement moi)
samedi 3 novembre 2012
Ce N'était Pas Correct Ce Que Vous Venez de Faire
La citation exacte était:
"Je ne peux m'empêcher de vous dire que ce n'était pas correct ce que vous venez de faire"
C'est la commissaire Charbonneau qui a dit ses mots mercredi dernier quand l'avocat de la ville de Montréal a lâchement souligné que le témoin Martin Dumont, ancien organisateur du parti du maire de Montréal qui avait impliqué celui-ci dans des magouilles la veille, avait volé des aliments et PIRE avait passé d'innombrables heures sur des sites pornographique, suffisament pour se mériter une réprimande.
Maître Dorval, là...Je ne peux m'empêcher de vous dire que ce n'était pas correct ce que vous venez de faire.
L'avocat s'est lui-même senti inconfortable et a demandé un ajournement hâtif de l'audience. Il n'a pas poursuivi en après-midi.
Le lendemain, les tribunaux québécois disaient la même chose à Gabriel Nadeau-Dubois le trouvant coupable d'outrage au tribunal pour avoir, en somme, parlé, quand on lui ordonnait de se taire.
Ce n'était pas correct ce que tu as fais, Gabriel.
Connerie, c'est la personnalité de l'année au Québec.
Et celle de l'an prochain, ce sera France Charbonneau.
Cette commission qu'elle dirige est tout simplement remarquable. Deux maires, de deux des villes les plus importantes en province, sont actuellement en réflexion sur leur avenir. En quarantaine du point de vue public. Assis sur le banc à la sortie du bureau du directeur de l'école attendant leur châtiment ultime. ET du directeur ET des élèves. On dit en réflexion mais il faudrait lire en consultation avec leurs avocats afin de savoir comment sauver leur peau.
Et la commission a quoi? un mois de fait? Cinq témoins de passé au confessional? Et Reynald Desjardins qui viendra plus tard. Et Frank Zampino (oui? non?). Et combien d'autres encore?
N'oublions jamais que les Libéraux, Jean-Marc Fournier en tête, oui oui celui qui prend le crachoir pour les rouges contre tout ce qu'aura à avancer le PQ d'ici 10 mois, nous ont dit pendant deux ans qu'une commission sur le milieu de la constuction était inutile.
INUTILE
Maintenant que nous savons qu'il y aura un avant et un après Commission Charbonneau. Qu'une culture installée depuis des générations ne saura peut-être pas complètement éradiquée mais sera au minimum identifiée. Comme on identifie un cancer. Maintenant, on pourra tracer une ligne à ne plus jamais franchir.
Certains cancers se guérissent, vous savez.
Mais cette commission était inutile, disait Jean-Marc.
Pensez vous que les Libéraux se guériront des masques qu'ils se mettent sur le visage?
Pensez-vous qu'ils seront éclaboussés par les témoignages à la Commission Charbonneau?
Cette simple perspective rend l'exercice de l'écoute de la Commission fort excitante.
Il s'est quand même trouvé des gens pour défendre l'indéfendable. Vous vous rappellez ce gars qui disait que les interventions policières dans les repaires du maire Vaillancourt étaient cavalières?
Quand des autorités d'enquêtes sont rendu à investir les domiciles privés, secondaires et les comptes en banques, c'est qu'en général elle a de très solides preuves.
Et ce SANS la collaboration de la police. Gangrénée elle aussi?
Le cas du docteur Porter est identique. On ne fait pas de descente sans être convaincu des ses preuves.
Prochaine étape: les tribunaux.
Mais dans les tribunaux, c'est sur le petit Nadeau qu'on va frapper du bâton.
Pff! si le ridicule tuait...on serait débarrassé du Banquier...non ça c'est autre chose...
Ce n'est pas Nadeau-Dubois qui trichait.
Quelques mots à se remémorer grâce à la Commission Charbonneau:
Les tricheurs ne devraient jamais gagner.
6 mots qui, mis ensemble, devraient à eux seuls devrait devenir philosphie collective.
Quand France Charbonneau s'est penchée sur son micro et a planté son regard sur le triste Maître Dorval pour lui dire Je ne peux m'empêcher de vous dire que ce n'était pas correct ce que vous venez de faire, je l'ai trouvée extraordinairement belle.
Parce que Femme.
Aucun homme n'aurait été capable de dire une telle chose en de pareilles circonstances.
Et parce que personne, PERSONNE, ne semble avoir été assez Homme pour être en mesure de le dire quand les ripoux du milieu de la construction ont voulu les corrompre.
"Je ne peux m'empêcher de vous dire que ce n'était pas correct ce que vous venez de faire"
C'est la commissaire Charbonneau qui a dit ses mots mercredi dernier quand l'avocat de la ville de Montréal a lâchement souligné que le témoin Martin Dumont, ancien organisateur du parti du maire de Montréal qui avait impliqué celui-ci dans des magouilles la veille, avait volé des aliments et PIRE avait passé d'innombrables heures sur des sites pornographique, suffisament pour se mériter une réprimande.
Maître Dorval, là...Je ne peux m'empêcher de vous dire que ce n'était pas correct ce que vous venez de faire.
L'avocat s'est lui-même senti inconfortable et a demandé un ajournement hâtif de l'audience. Il n'a pas poursuivi en après-midi.
Le lendemain, les tribunaux québécois disaient la même chose à Gabriel Nadeau-Dubois le trouvant coupable d'outrage au tribunal pour avoir, en somme, parlé, quand on lui ordonnait de se taire.
Ce n'était pas correct ce que tu as fais, Gabriel.
Connerie, c'est la personnalité de l'année au Québec.
Et celle de l'an prochain, ce sera France Charbonneau.
Cette commission qu'elle dirige est tout simplement remarquable. Deux maires, de deux des villes les plus importantes en province, sont actuellement en réflexion sur leur avenir. En quarantaine du point de vue public. Assis sur le banc à la sortie du bureau du directeur de l'école attendant leur châtiment ultime. ET du directeur ET des élèves. On dit en réflexion mais il faudrait lire en consultation avec leurs avocats afin de savoir comment sauver leur peau.
Et la commission a quoi? un mois de fait? Cinq témoins de passé au confessional? Et Reynald Desjardins qui viendra plus tard. Et Frank Zampino (oui? non?). Et combien d'autres encore?
N'oublions jamais que les Libéraux, Jean-Marc Fournier en tête, oui oui celui qui prend le crachoir pour les rouges contre tout ce qu'aura à avancer le PQ d'ici 10 mois, nous ont dit pendant deux ans qu'une commission sur le milieu de la constuction était inutile.
INUTILE
Maintenant que nous savons qu'il y aura un avant et un après Commission Charbonneau. Qu'une culture installée depuis des générations ne saura peut-être pas complètement éradiquée mais sera au minimum identifiée. Comme on identifie un cancer. Maintenant, on pourra tracer une ligne à ne plus jamais franchir.
Certains cancers se guérissent, vous savez.
Mais cette commission était inutile, disait Jean-Marc.
Pensez vous que les Libéraux se guériront des masques qu'ils se mettent sur le visage?
Pensez-vous qu'ils seront éclaboussés par les témoignages à la Commission Charbonneau?
Cette simple perspective rend l'exercice de l'écoute de la Commission fort excitante.
Il s'est quand même trouvé des gens pour défendre l'indéfendable. Vous vous rappellez ce gars qui disait que les interventions policières dans les repaires du maire Vaillancourt étaient cavalières?
Quand des autorités d'enquêtes sont rendu à investir les domiciles privés, secondaires et les comptes en banques, c'est qu'en général elle a de très solides preuves.
Et ce SANS la collaboration de la police. Gangrénée elle aussi?
Le cas du docteur Porter est identique. On ne fait pas de descente sans être convaincu des ses preuves.
Prochaine étape: les tribunaux.
Mais dans les tribunaux, c'est sur le petit Nadeau qu'on va frapper du bâton.
Pff! si le ridicule tuait...on serait débarrassé du Banquier...non ça c'est autre chose...
Ce n'est pas Nadeau-Dubois qui trichait.
Quelques mots à se remémorer grâce à la Commission Charbonneau:
Les tricheurs ne devraient jamais gagner.
6 mots qui, mis ensemble, devraient à eux seuls devrait devenir philosphie collective.
Quand France Charbonneau s'est penchée sur son micro et a planté son regard sur le triste Maître Dorval pour lui dire Je ne peux m'empêcher de vous dire que ce n'était pas correct ce que vous venez de faire, je l'ai trouvée extraordinairement belle.
Parce que Femme.
Aucun homme n'aurait été capable de dire une telle chose en de pareilles circonstances.
Et parce que personne, PERSONNE, ne semble avoir été assez Homme pour être en mesure de le dire quand les ripoux du milieu de la construction ont voulu les corrompre.
vendredi 2 novembre 2012
Mo Rix On
Quand Anne, une présbytérienne rencontre Norman, un méthodiste, en 1955, elle le trouve très beau, joyeux, candide et naïf mais déterminé. Ensemble ils deviendront amoureux et quakers.
Unis dans leur idée de pacifisme par rapport à l'implication des États-Unis au Vietnam, ils se marieront et auront trois enfants: un garçon et deux filles. Norman Morrison pouvait facilement se sentir mal à l'aise en société. Fier écossais, il était très intense et son humour en public laissait quelque fois les gens perplexes. Anne aussi.
Déçu par le secrétaire de la défense Robert McNamara qui n'annonçait jamais ce qu'il voulait entendre: la fin de l'implication des États-Unis dans le conflit au Vietnam, Norman Morrison, quitte son domicile et roule en voiture 65 kilomètres jusqu'à Washinton le 2 novembre 1965.
À quelques mètres du Pentagone, il prend sa fille de un an, la laisse entre les mains d'un inconnu, s'assoit en indien au sol, se répand du kérosène partout sur le corps et allume calmement une allumette.
Il s'immole ainsi et meurt le coeur, le corps, en feu. Il avait 31 ans.
Il a laissé une lettre à l'intention de sa femme, qu'elle ne lira que le lendemain, où il lui demande de ne pas le juger et demande à ses enfants d'être brave. Il souligne qu'il a posé ce geste afin de sauver la vie des enfants du Vietnam et pour mettre fin à la guerre. Il pointe aussi Robert McNamara comme seul coupable du désastre du moment.
Anne, à la maison avec ses deux plus vieux, Ben 6 ans et Christina, 5 ans, est dans l'ignorance absolue du destin funeste de son mari. Un journaliste qui la rejoint en soirée lui suggère d'entrer en contact avec l'hôpital. On lui remet sa fille et elle doit maintenant expliquer que "papa est mort pour sauver les enfants du Vietnam, pour arrêter la guerre". Erreur. Anne le regrettera. Elle s'empêche de vivre un deuil normal et quand sa fille lui dit des années plus tard "que papa n'a pas réussi à arrêter la guerre", elle est sans mots.
Le secrétaire de la défense des États-Unis, Robert McNamara, est lui aussi sans mots. Il sera incapable de parler du drame à quiconque, noie sa peine dans la bouteille, et son mariage ne survivra pas non plus.
Morrison devient un héros folk, desespéré et beaucoup trop intense, certes mais une figure "populaire" dans certains cercles. Le poète Vietnamien Tò Hùu écrit un poème, Emily, My Child, comme si c'était Morrison qui écrivait ses mots à sa fille de un an, témoin involontaire de l'horreur du 2 novembre 1965. Le poème sera appris par coeur par les enfants de certaines écoles primaire du Vietnam. Une rue, Mo Rix On sera nommée en son honneur là-bas aussi et un timbre commémoratif à son effigie est lancé pour honorer la mémoire de celui qui s'est sacrifié pour une cause plus grande que lui-même. Toujours au Vietnam.
McNamara donnera un coup de fil à Anne-la-veuve afin de partager sa peine avec elle. Ils se parleront comme si ils s'étaient toujours connus. Anne perdra l'autre homme de sa vie, son fils,que le cancer fauche au tendre âge de 16 ans en 1975.
En même temps que la guerre du Vietnam prend fin...
Anne maudira son défunt mari de ne pas l'épauler dans cette inimaginable épreuve.
Norman, avec toute sa fragilité émotive, aurait-il été capable de tenir la route face à la maladie de son fils?
Norman Morrison commet son épouvantable geste aujourd'hui à Washinton, il y a 47 ans.
Unis dans leur idée de pacifisme par rapport à l'implication des États-Unis au Vietnam, ils se marieront et auront trois enfants: un garçon et deux filles. Norman Morrison pouvait facilement se sentir mal à l'aise en société. Fier écossais, il était très intense et son humour en public laissait quelque fois les gens perplexes. Anne aussi.
Déçu par le secrétaire de la défense Robert McNamara qui n'annonçait jamais ce qu'il voulait entendre: la fin de l'implication des États-Unis dans le conflit au Vietnam, Norman Morrison, quitte son domicile et roule en voiture 65 kilomètres jusqu'à Washinton le 2 novembre 1965.
À quelques mètres du Pentagone, il prend sa fille de un an, la laisse entre les mains d'un inconnu, s'assoit en indien au sol, se répand du kérosène partout sur le corps et allume calmement une allumette.
Il s'immole ainsi et meurt le coeur, le corps, en feu. Il avait 31 ans.
Il a laissé une lettre à l'intention de sa femme, qu'elle ne lira que le lendemain, où il lui demande de ne pas le juger et demande à ses enfants d'être brave. Il souligne qu'il a posé ce geste afin de sauver la vie des enfants du Vietnam et pour mettre fin à la guerre. Il pointe aussi Robert McNamara comme seul coupable du désastre du moment.
Anne, à la maison avec ses deux plus vieux, Ben 6 ans et Christina, 5 ans, est dans l'ignorance absolue du destin funeste de son mari. Un journaliste qui la rejoint en soirée lui suggère d'entrer en contact avec l'hôpital. On lui remet sa fille et elle doit maintenant expliquer que "papa est mort pour sauver les enfants du Vietnam, pour arrêter la guerre". Erreur. Anne le regrettera. Elle s'empêche de vivre un deuil normal et quand sa fille lui dit des années plus tard "que papa n'a pas réussi à arrêter la guerre", elle est sans mots.
Le secrétaire de la défense des États-Unis, Robert McNamara, est lui aussi sans mots. Il sera incapable de parler du drame à quiconque, noie sa peine dans la bouteille, et son mariage ne survivra pas non plus. Morrison devient un héros folk, desespéré et beaucoup trop intense, certes mais une figure "populaire" dans certains cercles. Le poète Vietnamien Tò Hùu écrit un poème, Emily, My Child, comme si c'était Morrison qui écrivait ses mots à sa fille de un an, témoin involontaire de l'horreur du 2 novembre 1965. Le poème sera appris par coeur par les enfants de certaines écoles primaire du Vietnam. Une rue, Mo Rix On sera nommée en son honneur là-bas aussi et un timbre commémoratif à son effigie est lancé pour honorer la mémoire de celui qui s'est sacrifié pour une cause plus grande que lui-même. Toujours au Vietnam.
McNamara donnera un coup de fil à Anne-la-veuve afin de partager sa peine avec elle. Ils se parleront comme si ils s'étaient toujours connus. Anne perdra l'autre homme de sa vie, son fils,que le cancer fauche au tendre âge de 16 ans en 1975.
En même temps que la guerre du Vietnam prend fin...
Anne maudira son défunt mari de ne pas l'épauler dans cette inimaginable épreuve.
Norman, avec toute sa fragilité émotive, aurait-il été capable de tenir la route face à la maladie de son fils?
Norman Morrison commet son épouvantable geste aujourd'hui à Washinton, il y a 47 ans.
jeudi 1 novembre 2012
Adrienne Shelly
Elle était la personne la plus gentille, la plus chaleureuse, la plus affectueuse, la plus drôle, la plus généreuse, la plus intelligente, la plus talentueuse, qu'Andrew Ostroy n'eût jamais rencontré. D'elle émanait une vive lumière accompagnée d'un rire contagieux et soutenu par un immense sourire d'où irradiait toute sa beauté intérieure et extérieure.
D'origine Russes juives, elle est née Adrienne Levine à Queens New York en 1966. Elle fait des pièces de théâtres, des chansonnettes, des folies artistiques dès l'âge de 10 ans. C'est à l'Université de Boston qu'elle obtient quelques cours en production cinématographiques mais n'aime pas être assise sur une chaise et préfère être sur le terrain, elle revient à Mahatttan.
Hal Hartley la choisit pour jouer dans The Unbeliveable Truth quand elle a 23 ans. Puis encore dans Trust dès l'année suivante. Elle est belle, elle est jeune, elle est drôle, elle est birllante. Elle se créé un réseau, tourne dans quelques films indépendants de New York puis choisit de passer elle même derrière la caméra. En 1994, une année chargée pour Shelly qui tourne dans 6 films/épisodes, elle réalise son premier court-métrage. Elle tournera deux autres films qu'elle signe, réalise et dans lesquelles elle joue aussi en 1997. Des films sans budget réalisés avec des bouts de ficelles, beaucoup d'humilité, d'humour et qui font principalement la tournée des festivals et resteront hors de grands circuits de distribution.
En 1999, elle écrit, tourne et joue dans I'll Take You There aux côtés d'Ally Sheedy. Elle gagne un prix au U.S. Comedy Arts Festival Film Discovery pour la réalisation de ce film et une mention spéciale de la ville de Sétùbal au Portgual pour la meilleure réalisation au Troia International Film Festival.
Elle épouse le Président directeur de la société de marketing Belardi/Ostroy, Andrew Ostroy. Elle joue à la télé dans les séries, Law & Order, Oz, Homicide:Life on the Street et a des rôles ici et là dans des productions off-broadway. Elle donne naissance a une petite fille d'Ostroy en 2003 puis tourne avec Matt Dillon en 2005 pour le cinéma.
Le 1er Novembre 2006 au matin, Ostroy laisse sa femme, Shelly, dans un appartement qu'elle utilise pour terminer un projet de film. Des constructions ont lieues dans l'appartement au dessous-du sien. Le tapage est tel que Shelly s'en plaint au jeune constructeur de 19 ans qui y travaille. Ce dernier choisit de voler de l'argent dans la sacoche de Shelly qui le surprend. Il l'empêche de s'emparer du téléphone et l'étrangle avec des draps. Il maquille le tout en suicide en enroulant un rideau de douche autour de son cou et en la suspendant dans la salle de bain. Ostroy, n'ayant pas de ses nouvelles à l'heure du souper, alors qu'il l'a quittée tôt le matin, la découvre vers 5h45 PM. Des empreintes d'espadrilles appartenant au travailleur Diego Pillco le trahissent. Il est accusé, il avoue et est condamné à 25 ans de prison en 2008.
Le film Waitress, qu'elle avait écrit, réalisé et dans lequel elle tenait un petit rôle est lancé 5 mois après la mort de Shelly et sera son plus gros succès raflant entre autre toute sorte de prix. Tourné pour 3 ou 4 millions, il en génère 19.
En 2009, Meg Ryan Timothy Hutton, Kristen Bell et Justin Long tournent dans un film qu'elle avait scénarisé.
Cette amusante jeune femme décédée à 40 ans était très drôle, voire absurde.
Certains de ses personnages lisait ponctuellement du Dostoievsky après avoir fait l'amour.
Sa mort était toute aussi saugrenue.
Si vous vous promenez dans le coin sud-est du parc Abdington Square à New York aux coins de la 8ème et de la 12ème rue, vous circulez alors là où se trouve une plaque commémorative à la mémoire de l'agréable Adrienne Shelly. Ce coin de parc fait face au building où elle a été assassinée.
Il a peut-être été légèrement inondé cette semaine.
C'étaient peut-être des larmes accumulées depuis 6 ans.
D'origine Russes juives, elle est née Adrienne Levine à Queens New York en 1966. Elle fait des pièces de théâtres, des chansonnettes, des folies artistiques dès l'âge de 10 ans. C'est à l'Université de Boston qu'elle obtient quelques cours en production cinématographiques mais n'aime pas être assise sur une chaise et préfère être sur le terrain, elle revient à Mahatttan.
Hal Hartley la choisit pour jouer dans The Unbeliveable Truth quand elle a 23 ans. Puis encore dans Trust dès l'année suivante. Elle est belle, elle est jeune, elle est drôle, elle est birllante. Elle se créé un réseau, tourne dans quelques films indépendants de New York puis choisit de passer elle même derrière la caméra. En 1994, une année chargée pour Shelly qui tourne dans 6 films/épisodes, elle réalise son premier court-métrage. Elle tournera deux autres films qu'elle signe, réalise et dans lesquelles elle joue aussi en 1997. Des films sans budget réalisés avec des bouts de ficelles, beaucoup d'humilité, d'humour et qui font principalement la tournée des festivals et resteront hors de grands circuits de distribution.
En 1999, elle écrit, tourne et joue dans I'll Take You There aux côtés d'Ally Sheedy. Elle gagne un prix au U.S. Comedy Arts Festival Film Discovery pour la réalisation de ce film et une mention spéciale de la ville de Sétùbal au Portgual pour la meilleure réalisation au Troia International Film Festival.
Elle épouse le Président directeur de la société de marketing Belardi/Ostroy, Andrew Ostroy. Elle joue à la télé dans les séries, Law & Order, Oz, Homicide:Life on the Street et a des rôles ici et là dans des productions off-broadway. Elle donne naissance a une petite fille d'Ostroy en 2003 puis tourne avec Matt Dillon en 2005 pour le cinéma.
Le 1er Novembre 2006 au matin, Ostroy laisse sa femme, Shelly, dans un appartement qu'elle utilise pour terminer un projet de film. Des constructions ont lieues dans l'appartement au dessous-du sien. Le tapage est tel que Shelly s'en plaint au jeune constructeur de 19 ans qui y travaille. Ce dernier choisit de voler de l'argent dans la sacoche de Shelly qui le surprend. Il l'empêche de s'emparer du téléphone et l'étrangle avec des draps. Il maquille le tout en suicide en enroulant un rideau de douche autour de son cou et en la suspendant dans la salle de bain. Ostroy, n'ayant pas de ses nouvelles à l'heure du souper, alors qu'il l'a quittée tôt le matin, la découvre vers 5h45 PM. Des empreintes d'espadrilles appartenant au travailleur Diego Pillco le trahissent. Il est accusé, il avoue et est condamné à 25 ans de prison en 2008.
Le film Waitress, qu'elle avait écrit, réalisé et dans lequel elle tenait un petit rôle est lancé 5 mois après la mort de Shelly et sera son plus gros succès raflant entre autre toute sorte de prix. Tourné pour 3 ou 4 millions, il en génère 19.
En 2009, Meg Ryan Timothy Hutton, Kristen Bell et Justin Long tournent dans un film qu'elle avait scénarisé.
Cette amusante jeune femme décédée à 40 ans était très drôle, voire absurde.
Certains de ses personnages lisait ponctuellement du Dostoievsky après avoir fait l'amour.
Sa mort était toute aussi saugrenue.
Si vous vous promenez dans le coin sud-est du parc Abdington Square à New York aux coins de la 8ème et de la 12ème rue, vous circulez alors là où se trouve une plaque commémorative à la mémoire de l'agréable Adrienne Shelly. Ce coin de parc fait face au building où elle a été assassinée.
Il a peut-être été légèrement inondé cette semaine.
C'étaient peut-être des larmes accumulées depuis 6 ans.
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