mercredi 11 mars 2026

5 Voyages

Je vous dis une fois par mois que je surconsomme les films. C'est vrai. Quand je les revisite, je peux les écouter sur deux trois jours même. 
Voir un film, c'est faire une rencontre. Le revoir, c'est fréquenter un ami.

J'en ai 5 qui trainent, empruntés à ma Vieviliothèque. Que j'ai une fortune de temps pour écouter. Il me semble que quand on empruntait, jadis, naguère, dans les clubs vidéos, fallait remettre le lendemain ou très rapidement. À la Vievli, j'ai le temps de consommation d'un livre. La consommation peut donc s'étendre sur 2-3 semaines. 

Voici 5 films qui trainent sur ma table de visionnement depuis quelques temps. Et un peu d'histoire autour de ses films et de mon intérêt pour. 

I Am Not Your N***o documentaire de Raoul Peck, narré par Samuel L. Jackson et mettant l'accent sur les propos et écrits de l'excellent auteur James Baldwin, de son vivant, avec des images d'archives et d'autres lus par des participants à la peau noire, ce que Baldwin, décédé en décembre 1987, était. Le film est inspiré de son livre Go Tell It On the Mountain. On y parle racisme aux États-Unis. Toujours très rageur en ce moment même avec un raciste suprême et sans gêne, au pouvoir. J'ai voulu l'écouter en février pour ensuite vous parler de l'histoire des humains à la peau noire. C'était le mois des humains à la peau noire. Je vous en ai parlé un peu, si peu. Mais en même temps, je n'ai pas envie de vous en parler seulement en février. Sur 12 mois, oui. Comme les Femmes. Ce n'est pas leur fête un seul jour. C'est toute l'année. Tout le temps. Ce sont nos habitudes qui doivent changer. 

Jungle Fever de Spike Lee. J'ai vu ce film à sa sortie dans les années 90, et ne me souviens plus beaucoup de son contenu. Quand j'ai lu que c'était un de ses films sous estimé, j'ai eu tendance à être d'accord puisque j'en ai trois dans ma vidéothèque personnelle, Do The Right Thing, Malcolm X et Summer of Sam, que j'ai acheté. Je n'ai pas beaucoup retenu de ce film qui parle de mariage interacial et est dédié à la mémoire de Yusef Hawkins, dont on voit la photo en ouverture de film. Yuseff a été assassinné à la demande de la famille mafieuse Gambino, par des adolescents blancs, pour des questions raciales. Le film ne raconte toutefois pas son histoire mais traite d'une même intolérance. Un même malaise. Le racisme est réactivé aux États-Unis et c'est extraordinairement malsain. Hâte de le revoir, ce film.

True Romance de Tony Scott. Scénarisé par un jeune Quentin Tarantino, ce film je l'ai vu aussi dans les années 90, MAIS SACRILÈGE!!!! en français traduit de France (ou d'ici). Ainsi, l'ami avec lequel je l'ai vu et moi, on a passé toutes les années qui suivaient à se moquer de la traduction en parlant de Retour au Pays Dans un Sac à Macchabée, un film (fictif) dont les personnages parlent dans ce bavard film (Tarantino ? vous êtes surpris ?), chaque fois qu'on tente de se rappeler d'un titre de film qui nous revient pas tout de suite. On a jamais pris le film au sérieux, se moquant continuellement des "que dalle" ou de la "brigade des stups" ou de ce titre de film qui revient au moins trois fois dans les dialogues. Dû. pour une réécoute.  Plus mature. Tarantino avait vendu ce scénario pour financer en partie son premier film comme réalisateur. Il raconte un enthousiaste de la culture populaire volant de la cocaïne du pimp de sa nouvelle épouse, et comptant le vendre à Hollywood, forçant "du coup", de vilains criminels à se mettre à leur poursuite. Road movie, je me rappelle. Et impressionnante distribution. Des fois dans des très petits rôles. Dont Brad Pitt et Christopher Walken. 

La Vallée de Barbet Shroeder. Lancé l'année de ma naissance, je ne me rappelle plus si je l'ai déjà vu. Je crois que oui. Mais très distraitement. En travaillant au Club Video, genre. Comme, sur un blogue parallèle traitant exclusivement sur la carrière de la formation britannique Pink Floyd, j'y ai parlé récemment de leur album Obscured By Clouds, je l'ai donc un peu revisité à l'oreille ce disque, mais pas le film, à l'oeil. Je parlais musique après tout.  Je ne me rappelle pas la trame sonore du film vu, si vu. Enfin, pour régler le mystère, j'ai emprunté le film à la Vievli. L'histoire raconte celle d'une femme de consul s'ennuyant dans sa vie de couple, tombant en amour avec un explorateur à la recherche d'une mystérieuse vallée, en Nouvelle-Guinée. 

Finalement, Norbourg de Maxime Giroux. Un ami. Un ancien collègue de travail. J'ai son film Demain en DVD. Vous en reparlerai surement un jour. Max et moi, on a travaillé à la Cinémathèque Québécoise dans le passé, quand on était étudiant, en cinéma, justement, mais on était à deux écoles différentes. Lui à Concordia, moi, dans une école privée (et à Concordia, avant lui). Porte voisine de la Cinémathèque. On avait été sous les feux de la rampe ensemble une certaine fois. La Cinémathèque est composée de membres qui avaient voté pour qu'une fois, la représentation débutée et les portes de la salle de projection fermée, elles ne se rouvraient plus avant la fin, pour vivre l'expérience cinéma de manière parfaite sans bruits derrière. On avait pas le droit de manger dans la salle. Idéalement ne pas avoir envie non plus. Le placier regardait le film avec eux et jouait la police aux portes. Et justement, cette police, un soir, c'était moi. Une personnalité connue du domaine artistique Québécois avait voulu entrer après plus d'une vingtaine de minutes pour voir un de nos films présentés. Confessant même dans son argumentaire qu'elle avait quitté une autre projection ailleurs plus tôt. avant la fin, pour voir ce film, où elle arrivait en retard. On a appliqué la règle. Soulignant que c'était justement le comportement que cette règle voulait enrayer. Le va-et-viens, contrôlable, dans les portes pendant la diffusion. Tu ne peux pas entrer. Elle a fait sa crise de vedette. Max est venu en rajouter en ma faveur. Elle nous a fait des menaces. On est resté poli. 

Le lendemain, son chum, membre du CA de la Cinémathèque a fait annuler une réunion parce que sa blonde, gnagnagna...On a pas été grondé. Mais on a dû expliquer. Enfin, j'ai pensé voir Norbourg, 1- parce que c'est Max qui l'a fait, mais aussi 2- parce qu'il vient de lancer son dernier film qui met en vedette Maïka Monroe et étonnamment, Helen Hunt. Ça m'a impressionné. Et pour Norbourg, je lui avais même dit que son frère, acteur, avait le physique parfait pour jouer Vincent Lacroix dans Norbourg, mais enfin, son frère n'est pas un nom aussi vendeur que celui de Vincent Guillaume-Otis. Ça se comprend facilement. 

Ironiquement, le frère de Max s'appelle aussi...Vincent*. 

Le film de Max que j'ai avec moi à consommer raconte le fourbe Vincent Lacroix qui a escroqué des investisseurs et qui s'en est effrontément défendu. Son père aussi. Hâte de voir le traitement. Le filou n'a fait que 3 ans en prison pour avoir ruiné tant de vies. 

Hâte de voir tous ces films. 

*Finalement c'est François Arnaud qui joue Lacroix, Otis incarne Erik Asselin. 

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