mercredi 24 mai 2023

Pleutres, Paillassons & Poltrons Dans Le Mauvais Salon

C'est mathématiquement impossible de ne pas être cynique envers le monde politique.

IM-POS-SI-BLE!

Il y a lourds indices d'ingérence chinoise au pays, Justin nomme un ami du parti comme rapporteur spécial (voyez le choix des mots, "rapporter les consignes") sur l'idée de faire une enquête publique sur le sujet, et bien entendu, cet ami de parti, qui a toujours été grassement payé à être le valet de pisse de la reine payé à vie par le gouvernement et maintenant courriériste du maitre du cirque, nous annonce qu'il ne faudrait pas faire d'enquête du tout

Il n'y a que les malades mentaux qui penseraient QUE CE SERAIT PAS UTILE QUE DE FAIRE LA LUMIÈRE LÀ-DESSUS. David Johnston ne s'adresse pas à nous mais aux covidiots, aux anti-vaxx, aux flatearthers, aux Trumpistes, aux fans de QAnon,  aux fidèles de la "reine" Didulo, à une large part des auditeurs de Radio X, aux partisans de Tucker Carlson ou de Joe Rogan, aux amis de Yann Roshdie, Dadet Pitre, Jerôme Blanchette, François Amalega, Alexis & Caroline, Samuel & Gloriane, Mel & Amélie, Jamie Sale et Theoren Fleury.

Aux intellectuellement moins nantis, vous l'aurez compris.

Plus insultant encore, il recommande de faire enquête sur ceux et celles qui auraient divulgué des choses (Traduction: les dénonciateurs/dénonciatrices) et les identifier, afin de mieux tirer sur les messagers, fort probablement. Enculeurs de mouches qui voyez l'arbre et non la forêt. 

Une enquête ne serait pas synonyme de transparence. Répétez vous cette phrase plusieurs fois sans rire. 

Le père ovide mange dans la main de ses maîtres, c'est clair comme l'eau de source. On avait pas besoin de cette annonce hier. Dès que Juju a annoncé qu'il allait nommer lui-même un rapporteur spécial, et que celui-ci allait être David Johnston, on pouvait déjà fermer les livres. Fallait juste attendre le jour du con au micro qui allait dire "Ben finalement non, les Chinois sont trop bigs pour qu'on les attaque diplomatiquement ou ailleurs, avilissement oblige, un chum c'est un chum, marcher à genoux devant les dragons, sinon il nous mangera tout rond". 

Pleutres & Poltrons. Fucking paillassons.

Ce jour de mauvaise comédie c'était hier.

Faudrait en rire, mais en même temps, que pouvons nous y faire ? Vraiment ? Voter pour un parti religieux et Québéco-Haineux ? Partisan des armes à feu, et chez nous, sous la gouverne du triste à mourir Eric Duhaime ? ces sous-hommes et la direction de ce parti sont de réels dangers au pays.  Voter pour le NPD, toujours pas en mesure de bien se débrouiller ? Voter Bloc et risquer de faire passer l'immonde Polièvre ? On est pris avec le fils de pute. Juju est notre girouette aux drôles de chaussettes. Sale comme un libéral, tarla comme papa. 

On est tous largement écoeurés de la corruption, maintenant largement protégée par ceux et celles qui nous gouvernent. Il y a un très large potentiel d'ingérence chinoise au pays et on recule comme le plus soumis des peuples et le moins hommes des leaders. 

C'est fou ce qu'ils nourrissent le cynisme en protégeant la corruption potentielle. Comment pensent nos politiciens gagner ne serais-ce qu'une once de confiance en eux ? En tout temps ? L'absence d'une enquête contre un pays accusé de corrompre le nôtre est impensable. À moins de volontairement boire à la fontaine de cette corruption. C'est l'unique raison qui ferait en sorte qu'on ne la fasse pas cette enquête. Si on est complice.

Pantin
La complicité ou la peur. Deux traits absolument méprisables dans l'ADN d'un peuple.

C'est d'une extraordinaire lâcheté. 

L'ambassadeur Chinois est une grande caricature, mais le Canada, en se comportant en chien docile est aussi pire. 

On est tapis dans le salon chinois. On se choisit dans le rôle du tapis. 

Et le peuple canadien reste plante ornementale dans ce salon.

Qui ne sera jamais, mais jamais éclairé. 

Les ratés Canadiens ont maintenant 30% raisons de dire que le Canada tourne communiste. 

On bat leur mesure musicale au besoin, en tout cas. 

Sit Juju, Sit, good dog.

Une enquête publique n'est pas nécessaire concluait Johnston, hier.

L'honnêteté en politique non plus conclurons nous aussi. C'est limpide. 

Et abominablement stupide. 

mardi 23 mai 2023

Georges Moustaki

Né Giuseppe Mustacchi, en Alexandrie, en Égypte, ses parents sont à la fois Juifs, Grecs, Italiens, arabes et français. Il a de toutes ces racines. Le futur auteur du Métèque grandit dans le multiculturel. Baptisé en Égypte sous le nom de Yousseff, en France, quand il fait sa scolarité il devient Joseph, Jo, finalement on comprendra Georges¸ ce qu'il ne corrige pas. Son père est libraire francophone et Georges et ses 2 soeurs seront inscrits dans des écoles francophones comme le Lycée Français d'Alexandrie. 

À 17 ans, à Paris, il fait du porte à porte pour son beau-frère qui fait de la poésie. Georges et ses soeurs travaillent pour la librairie paternelle. Il exerce ensuite la métier de journaliste. Puis de barman dans un bar. Il y fréquente le milieu intellectuel qui fourmille à Saint-Germain-des-Prés. Il a une liaison avec Jeanne Moreau. Quand il entend Brassens sur scène un soir, c'est l'épiphanie. Il se faisait déjà appeler Georges, ce sera encore plus vrai pour son admiration pour Brassens. Il épouse Annick Cozannec avec laquelle il a une fille, en 1954. Il se lie d'amitié avec Brassens qui le conseille même sur le métier d'auteur-compositeur interprète. À 24 ans, le guitariste Henri Crolla lui présente Edith Piaf et Georges (qu'elle appelle Jo) lui compose alors un morceau. Il aura même une courte liaison avec la môme. C'est Moustaki qui servira de lien entre Brassens et Piaf. 

Toutes les années 60, il composera et écrit des textes pour Yves Montand, Barbara, Serge Reggiani. La différence d'âge entre Moustaki et Piaf lui fait écrire un morceau sur les 18 ans qui les séparaient. Ayant comme devise un mot d'Antonin Blondin, "L'Homme descend du songe", il compose plusieurs morceaux qu'il chante en duo avec Barbara. Un premier album solo est lancé en 1961. Écrivant principalement pour les autres, en 1968, il milite beaucoup pendant mai 1968, et compose Le Métèque, l'histoire d'un jeune étranger doux rêveur et sans attaches qui pourrait facilement être lui. Le succès est si international qu'on lui demandera un album entier pour 1969. Janvier 1970, il fait même la scène du Bobino. Des albums en 1971 et en 1972 naissent. En 1973, il trempe davantage dans le style brésilien. Il se chante près des mouvements Trotkistes. Un album est lancé à chaque année de 1971 à 1979 (2 en 79, 0 en 78). Il se donne en spectacle dans des évènements qu'il rend chaleureux et presqu'intime. Il composera pour Catherine Le Forestier, soeur de Maxime, et chante avec elle, en duo. 

Grand amateur de guitare, son instrument de prédilection, il se lie d'amitié avec le virtuose guitariste Alexandre Lagoya, né comme lui en Alexandrie et d'origine Greco-italienne.  Il aura une autre liaison avec la journaliste Sophie Delassein.

Dans les années 80, il lance 4 albums. 2 dans les années 90. 3 dans les années 2000. Mais en 2009, sur scène, sa voix le lâche et il est forcé d'annoncer qu'il ne pourra plus chanter. Il a 75 ans. 

Entre 1962 et 2009, sa musique est entendue dans 14 films, comme La Fiancée du Pirate, L'Américain, Solo ou Au Bout du Bout du Banc

Il incarne aussi un conteur sur le projet La Belle Histoire de L'Enfant Qui Possède Tout, d'après le 10ème chant du Bâhgavata Purâna. Au cinéma, il a un rôle dans un film de Jacques Poitrenaud en plus d'y faire la musique, en 1972, et se joue lui-même dans un film d'Edouard Baer, en 2004. Il est doublement plus présent dans 4 rôles de fiction, à la télévision, entre 1981 et 2007. 

Issu du milieu libraire, une dizaine de livres signées de sa main sont lancés entre 1989 et 2013. 

Ayant de plus en plus de difficulté à respirer, il se rend à une clinique de Vence, dans les Alpes-Maritimes, où on lui découvre une maladie pulmonaire, une emphysème.

Il en meurt aujourd'hui, il y a 10 ans.

Anne Hidalgo, mairesse de Paris, nomme une Place Georges-Moustaki, en 2017, sur la rive gauche dans le 5ème arrondissement. 3 rues existent aussi à son nom, en France, 2 allées, une école, une maison du quartier du Mans (à Sarthe) et un village de vacances aux Moussières dans le Jura. 

Quand nous dépasserons l'humanité, nous serons Homme dira-t-il.

À la lumière de ce qu'on voit un peu partout, en France, comme ailleurs, on est pas prêt d'y arriver. 

On sera toujours de hommes avec des petits h. 

lundi 22 mai 2023

Éteindre la Chandelle

C'est fou ce que le peu que j'ai connu dans ma vie adulte, c'est peu à peu effacé.

À mon arrivée à Montréal, mon co-loc Goyette et moi commencions tous nos vendredis avec un festival de réalisateurs, soit 3 films loués en copie VHS, à La Boîte Noire, sur St-Denis, deuxième étage, paradis d'amateurs de cinéma. Les films étaient classés par pays et par réalisateurs/réalisatrices. Par exemple si vous entriez pour y trouver Fearless mettant en vedette Jeff Bridges et Rosie Perez, il fallait vous rendre dans la section Angleterre, et ensuite sous son nom bien identifié. Si vous vouliez voir Welcome To The Doll House, vous alliez dans États-Unis et s'y trouvait l'unique film de Todd Solondz disponible en 1995 (avant la révélation de 1998). 

Brian DePalma, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer, Alfred Hitchcock, Woody Allen, Françis Ford Coppola, Martin Scorsese, David Cronenberg, David Lynch, les frères Coen, Wong Kar Wai, Akira Kurosawa, Ingmar Bergman, Federico Fellini, Bernardo Bertolucci, Roberto Rossellini, Stanley Kubrick, Michelangelo Antonioni, Wim Wenders, Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder (de mémoire) ont tous trouvé un vendredi qu'on leur avait consacré en deux/trois visionnements, dépendant quand nous voulions démarrer notre soirée en ville. (que nous habitions délirieusement bien).

 Depuis, je n'ai pas cessé de visionner pratiquement au même rythme, depuis 2009 surtout, et j'ai une grandissante collection de films dans ma vidéothèque. Tiens, je devrai me trouver The Reporter d'Antonioni que je n'ai pas acquis en DVD (Zabriskie Point serait bien aussi).

Bon, La Boîte Noire a rapetissé à un certain moment en ne devenant qu'une boutique sur Mont-Royal où, lorsqu'elle avait annoncé aussi fermer ses portes en faisant une grande vente de liquidation, j'avais pris la peine de prendre congé au travail pour être de la file le matin. Bien entendu j'ai vite compris que les employé(e)s s'étaient servis d'abord. J'avais quand même acheté un Godard, un Coen & Coen. un Robbe-Grillet et un Stéphane Lafleur

J'ai travaillé au cinéma du Complexe Desjardins pendant un certain temps aussi. Avec mon co-loc Goyette aussi. Le cinéma a été le premier à fermer. 

On a, tous les deux encore, l'amoureuse aussi quand elle a migré du 418 au 514 pour me rejoindre, travaillé chez Video Esprit, à Verdun, et moi ensuite sur Gouin, à Montréal-Nord. On était payé en recevant ça comptant, les dollars brochés ensemble, le 2$ sur le dessus...Avoir eu des téléphones cellulaires à cette époque c'est certain qu'on aurait pris ça en photo.

Bien entendu les clubs vidéos se sont éteints. 

Tous étudiants à l'UQAM, les 12 mousquetaires que nous étions, la gang du cinéma, plus tard la gang de la cinémathèque où je bosserai aussi, les collègues étudiants de l'INIS où j'ai aussi étudié avec succès, on se retrouvait très (trop?) souvent au bar Le St-Sulpice sur St-Denis. Avec sa grande terrasse arrière. On a même eu le temps d'y faire des retrouvailles de la gang du ciné, avant que cela ne ferme il y a quelques années.

Et finalement le Archambault, Musique et Livres qui fait le coin Berri/Ste-Catherine. Magasin plus que centenaire, qui fermait ses portes définitivement vendredi dernier. On s'est donné rendez-vous dans le parce Émilie Gamelin tout juste en face. On a tous pris 20 ans. Plusieurs, dont moi, ont des enfants. J'ai été content de reprendre contact avec d'anciens collègues. Beaucoup plus me reconnaissaient tandis que moi, je faisais semblant de me rappeler d'eux/elles. La présence potentielle de J.T. et de G.D. me rendait un brin nerveux. Mais ni l'une ni l'autre n'avais promise d'y être et ne s'est pointée. On a rebrassé de vieilles histoires, on a ri, on a pas pleuré, mais on a eu quelques pincements. 

On a plus 20-25 ans. Notre nouvel ennemi est le temps. J'ai appris qu'un de mes anciens collègues est un proche de la chanteuse française Pomme. Que je découvrais amoureusement il n'y a quelques 6 mois. 

Wow! J'en ai été flabbergasté. J'adore sa plume. Il me dit de découvrir November Ultra. J'ai essayé. Pas assez de batterie. Je commence à entendre beaucoup de chanteuses interéssantes qui ne trouvent pas la batterie essentielle dans leurs oeuvres. Julien Baker, Pomme, November Ultra. Je laisse tomber celle-là. J'ai besoin de plus que ça. 

Nous avons fait durer notre hommage au Archambault Musique & Livres de 17h30 à 20h30. Ça a passé terriblement vite. Comme toute ces années. C'était hier.

J'ai pensé à Romain qui disait que la vie est une grande course à relais, où chacun de nous, avant de tomber, doit repousser le plus loin possible, le défi d'être un Homme. 

Je suis de la génération X. Bientôt habilement bien effacée.

Merci Valérie, Stéphane, Bruno.

Vous nous faites croire le contraire.    

dimanche 21 mai 2023

Antifa (Nouveau Mot Mort)

J'ai trouvé cela amusant cette semaine. 

Une femme nouvellement abonnée à mon compte Twitter a dans son profil comme deux premières lignes pour se décrire, ceci: Baby-Boomer non représentative de sa génération, anti-woke...

Voilà, pas besoin de lire davantage, ni de m'abonner à cette femme au discours d'emblée, incohérent. La première affirmation étant annulée par la seconde. Le mot "woke" est la frayeur "punk" des années 80, dans les années 2020. 

mongol en visite surveillée

Si vous êtes "anti-woke", vous êtes déjà disqualifiée de la cohérence. Le mot woke est mort. À l'origine ce mot parlait des gens aux consciences éveillées. Des gens orientés vers la justice sociale et le bien. Mais comme trop souvent partout, il y a des excès. Comme la rectitude politique poussée à l'extrême. L'extrême gauche.  Être "woke" n'avait pas de propriétés péjoratives avant il y a 5-6 ans. C'était une qualité. Pour plusieurs, ça le reste. Force est de nos jours d'admettre que le mot a été 100% détourné. Comme quand je travaillais chez Archambault Musique & Livres dans le magasin centenaire qui fermait ses portes vendredi dernier, ( je vous le pleure, demain), le mot "Special" collé sur tous les produits que nous vendions avait aussi perdu son sens d'unique, dans les années 90. 

Woke est depuis appliqué n'importe comment, à tort et à travers, principalement par des baby boomers contre Gabriel Nadeau-Dubois des plus jeunes. Par de gens qui ne tentent pas de comprendre les réalités autres que les leurs. 

Un autre mot mort est antifa. Qui a comme origine le mot Antifasciste. C'est une contraction de ce mot  qui voulait dire personne s'opposant au fascisme. Qui n'est pas une qualité mais beaucoup plus que ça, c'est une necessité vitale poour vivre librement sur terre. Vous vivez sous le fascisme, vos chances de mourir avant le vieil âge ou la maladie passent de 2 à 88%. La chance d'être opprimé(e): 100%. 

Certains cerveaux
Mais ça aussi, depuis quelques années, depuis le passage du clown orange à la présidence des États-Unis entre autre, où le mot a été plusieurs fois surligné, le mot antifa est associé à l'extrême-gauche. Gauche (comme droite), qui a L'OBLIGATION d'être extrême face au fascisme. Le fascisme c'est une façon d'haïr. Il est important, et ça même les enfants de 5 ans le savent, d'aimer davantage que d'haïr. Quand la fondation de ton parti, le ciment de ton idéologie et d'emblée d'haïr, ton train mental déraille . Tu fonces vers la montagne ou le ravin. 

Le fascisme est pernicieux, il ne dit jamais son nom, il rampe, gangrène, rouille et cancérise. Quand il montre son nez à fine moustache ErdogaNazie on dit "Oh? C'est lui ? Vous croyez?" et le temps de le réaliser on le prend dans la gueule sans penser l'avoir vu venir quand pourtant, il était bien là. 

Le fascisme, un mot qui sera vite mort si il continue d'être identifié au Canada (comme communisme) parce qu'il est inexistant au pays, est un leurre de démocratie. C'est son contraire. C'est le partenaire des régimes totalitaires. 

Ainsi quand on entend les négationnistes de la tentative de prise de contrôle du Capitol le 6 janvier 2021 aux États-Unis, nourris par l'énergumène Trump, parler "d'antifa" qui seraient à la base de tout ça, c'est un détournement intellectuel. Un antifa, par définition, serait une bonne personne. Ce n'est très certainement pas ce que veulent dire les conservateurs voulant insulter les démocrates. Ils précisent d'ailleurs de plus en plus leur bouillis à chats en disant Liberals antifa d'un seul rot verbal. 

Le parasite ancien professeur de mathématiques québécois François Amalega, qui ne travaillera probablement jamais plus, et qui a perdu la boule pendant la pandémie en martelant partout que le Covid était une invention du diable, a prétendu cette semaine avoir été attaqué physiquement par 5 personnes, vidéo à l'appui, qui auraient cassé ses lunettes et qui auraient aussi crevé ses pneus de voitures. 

Je suis d'accord, ça ne se fait aucunement. Le gars est mentalement dégénératif, n'en rajoutez pas s'il vous plait. Le criminel c'est maintenant toi, ceux et celles qui l'agressent physiquement.  

Toutefois, le pauvre cafard (C'est un véritable insecte cérébral) les identifie comme des "antifa", ce qui voudrait donc dire qu'ils/elles attaqueraient le fascisme ? Amalega serait le fascisme ? Il se qualifiera lui-même de fasciste ? Ce serait donc bon de le contrer ? Surement pas ce qu'il veut faire comprendre.

Il y a beaucoup de gymnastique mentale a faire avec ces mots qui ne veulent plus dire ce qu'ils sont nés pour dire. 

Pro-vie est un autre mot sans queue ni tête. La planète entière est pro-vie. Il faudrait dire anti-choix. 

Ce ne fût pas long que ses fêlés de supporteurs ont doublé le nombre d'agresseurs en parlant de 10 (on en voyait 5 sur images, on croira les images) et ont continué de parler d'antifa.

Faudrait pas.

Sinon c'est très très bien ce qu'ils font. Le fascisme doit être anéanti. Toujours.

Être contre les idées de quelqu'un c'est une chose, l'agresser physiquement en est une autre.

Criminelle, celle-là.

C'est pas bien du tout. C'est toi qui devient le criminel en voulant dénoncer l'autre en l'agressant.  

Mettre le feu à la maison d'un autre, c'est pas mieux. Personne ne mérite ça. 

Pas même les abrutis finis. 

samedi 20 mai 2023

Compliqués Cafés

Je ne bois pas de café.

C'est dur à comprendre pour beaucoup de personne, c'est même un scénario catastrophe pour beaucoup d'entre eux/elles, c'est parfois inimaginable. 

Ça a rien à voir avec le caprice. C'est une intolérance que j'ai à "quelque chose" dans le café. 

Je ne suis jamais malade. Mais une fois où je l'ai été très fort, c'est en 1984, quand j'avais 12 ans. J'étais chez un ami, afin de préserver son droit à l'anonymat, appelons le Eric Binette de la rue Richelieu tout juste à côté de l'école secondaire Joseph-François Perreault dans la région de Québec.

Eric buvait du café. J'étais dans sa cuisine et il m'a servi mon tout premier. Jamais je n'ai vu mon père en boire et ma mère, assez peu aussi. Je me souviens très clairement que sur la télévision de la table de la cuisine jouait le vidéo de Sad Songs d'Elton John. C'est dire comment l'impact a été important. Aussitôt que j'en ai pris une première gorgée, j'ai spontanément vomi tout ce que j'avais dans le corps dans la cuisine de chez Eric. Je me rappelle ses parents alarmés me crier "Arrrête!!!" comme si je contrôlais quoi que ce soit. 

Non seulement j'ai violemment vomi, mais les 2 jours suivants, j'ai eu très mal au ventre et n'ai pas tellement été en forme. J'ai donc promptement évité le café par la suite, et ma famille m'a fait éviter Éric, convaincus qu'il avait tenté de m'empoisonner. On avait pas encore compris mon intolérance. 

Si j'évitais le café, le café, c'était un peu comme le sucre, il s'invitait un peu partout. Lors d'un de mes anniversaires, un gâteau avait été acheté et sur le dessus de ce gâteau y trônait un petit morceau "chocolaté" marron sur lequel était écrit "Bonne fête Hunter!". Je l'ai mangé, heureusement tout juste à côté de l'évier dans lequel j'ai promptement vomi extraordinairement rapidement. Ce petit morceau de chocolat était au café. 

En voyage, avec l'amoureuse et dans un groupe, nous marchions et je trainais derrière avec dans une main le verre de ma conjointe (un café glacé) et dans l'autre, le mien, un thé glacé. J'ai fini le mien. L'ai jeté. Inconsciemment et par réflexe, j'ai bu dans la paille du verre de son café glacé, oubliant que ce n'était plus mon verre. Heureusement, j'étais près d'une poubelle, ma maigre gorgée à ouvert les valves de la régurgitation et j'ai tout vomi dans cette poubelle. Peu. sinon personne ne m'a vu, j'étais derrière le groupe. Mais j'ai dû faire de drôles de bruits car tout le monde ma regardait, arrêté, moi la tête au dessus de la poubelle. J'ai pas souri de peur de montrer de l'immontrable dans mes dents. Mais leur ai expliqué mon incapacité cafetière.

J'ai plusieurs exemples comme ça, mais je peux consommer une barre de chocolat Coffee Crisp sans problèmes ou boire un café irlandais plus alcoolisé que caféiné. Allez savoir. J'évites donc. C'est plus civil. C'est toutefois si rare que des gens que je connais depuis plus de 30 ans ont encore le réflexe de m'en offrir. Une amie, à la 6-7ème fois que je lui refusais un café en quelques jours et répondant de cette explication face à son étonnement, m'avait un jour répondu "Hunter, quand deviendra tu un adulte ?". J'avais dû lui expliquer aussi que "devenir un adulte" était une maladie que je tentais fermement d'éviter aussi. Elle est médecin, elle a compris.

De toute manière, le monde du café est extraordinairement compliqué. Si j'en prends la simple expérience de ma conjointe, caféinomane, c'est un univers inutilement compliqué. 

Je l'accompagne presque toujours et je reste fasciné par le nombre de questions qu'on peut vous poser en commandant un plat café. "Quelle genre de crème?" "Combien" "Quelle % de lait?" "Combien?" "Splenda ou sucre?" "Noir ?"  Je suis parfois sur le point de dire "Désolé, madame ne prends plus les questions, merci de le faire exactement comme vous pensez que ça devrait être et si ce ne l'est pas, on ne vous le dira pas, on va le jeter dehors et aller dans un autre café, y en a plein, partout." 

Parfois, preux chevalier, je vais chercher ce que l'amoureuse veut pour elle. Je ne connais pas la planète café alors je me contente de montrer à la barista ce qui m'a été texté de sa part. Mais suis la pluie de questions auxquelles je ne réponds jamais. J'appelle donc l'amoureuse, et fini par donner le téléphone à la barista pour qu'elles se parlent. Celle-ci ne sait pas que ma blonde lui parle les fesses à l'air sur le bol de toilette de son propre café. 

Parfois, la ligne à la caisse est longue et du comptoir on nous crie, afin de gagner du temps "QU'EST QU'ON PEUT FAIRE POUR VOUS?". err...Pourquoi ne pas attendre que nous soyons au comptoir ? est-ce que tout le monde veut entendre notre commande ? Et moi qui dira "Non rien pour moi" à côté ? Sortez vous dans la rue pour demander aux gens en autos leur potentielle commandes futures ?

L'autre tantôt, ma conjointe s'est commandé un café glacé avec crème. Ça a été comme suis:

"Est-ce que je peux avoir un café glacé avec crème svp ?", "Un café glacé avec crème", "Oui, un café glacé avec crème". "Un café glacé avec crème", "Oui, un café glacé avec crème"."Un café glacé avec crème".  c'est à peu près là que je serais intervenu si j'étais l'une d'elles, ne serais-ce que pour dire "Que se passe-il en ce moment ?" Mais c'était leur monde, j'ai laissé aller. Je sentais qu'il y avait plusieurs planètes dans plusieurs têtes. J'ai failli sortir 20 dollars pour leur dire, "Donnes nous le café et laissez nous quitter, c'est officiellement le plus longtemps que nous pouvons discuter de la chose".

Nous avons attendu le café là où tout le monde les attends. Une autre employée est venue apporter le café glacé sans y ajouter de crême. O.K. Pas grave. Mais une autre s'est tout de suite pointée avec une canne de crème fouettée. 

"Oh! quelque'un a demandé de la crèm..." a commencé ma blonde, amusée, avant de réaliser que cette employée "spoutchait" sa crème fouettée sur son café glacé à elle.

Maintenant baboune, elle lui a dit "Tu penses pas que je t'aurais demandé de la crème FOUETTÉE quand je te l'ai commandé tantôt?,  je t'avais juste demandé de la crème"

On l'a jeté, rendus dehors, on est allé ailleurs. 

Le café c'est comme le monde adulte.

Compliqué.

Je ne cherche même plus à comprende la machine à la maison.

On en 2, christ. Pour une buveuse. 

vendredi 19 mai 2023

Lâchez-Moi Avec Bernard Drainville !

"Lâchez-moi avec les GES!"

Vous vous souvenez de cet infâme coup de gueule de Bernard Drainville, ministre de l'éducation et ministre responsable de Chaudières-Appalaches ? Il répondait aux journalistes qui lui parlaient de l'absence d'études d'impacts écologiques sur le projet du troisième lien, dans la région de Québec. Projet maintenant enterré, potentiellement déjà mort en coulisses, en sourdine et en cachette. Nous étions en septembre 2022. 

Je suis traducteur. Mes choses vont bien, mes services sont toujours réclamés, je crois donc que je ne suis pas fâcheux traducteur depuis 15 ans. Traduisons un peu. "Lâchez-moi avec les GES!" pouvait se traduire de toutes sortes de manières.  

Ça pouvait vouloir dire "on en a jamais fait d'étude d'impact écologique, on en fera pas non plus" ou encore "on en fait une, c'est écologiquement catastrophique, on ne vous le dira jamais" mais à la lumière de la mort de l'opaque projet, ça pouvait aussi vouloir dire "On a décidé de jamais aller de l'avant avec ça, on mettra pas des sous sur une étude inutile". 

Aucun de ces choix de traduction n'est complètement validable à moins d'être une mouche dans leurs réunions. 

Mais ce que cette phrase ponctuée aux journalistes, et qui semble de plus en plus justement traduit, est une impatience.

Drainville est un impatient. Mon père est mort d'impatience, je la flaire davantage depuis. 

La phrase était complètement injustifiée et indéfendable. C'était comme s'impatienter de quelqu'un qui se serait plaint de fumée de cigarette secondaire et à qui aurait dit "Lâches-moi donc avec tes envies de rester en santé ". C'était aussi stupide et mal avisé que le ministre de l'économie Pierre Fitzgibbons qui a dit "que personne ne va mourir" en parlant de la surtoxicité de la fonderie Horne qui AU CONTRAIRE distille de l'oxygène au potentiel mortel très fort sur tout son environnement direct. C'était si déplacé de la part de Drainville que son propre parti n'a jamais souhaité le défendre sur sa pulsion ni commenter alors que tout ce beau monde politique était en campagne électorale. La CAQ n'a pas voulu préciser davantage jusqu'au dernier clou de cercueil du 3ème lien.

On a un peu oublié ce haut-le-coeur Drainvillois en forme de rot mal contenu.

Mais l'impulsivité se dompte généralement mal. 

Drainville a été nommé ministre de l'éducation. On ne peut pas lui reprocher de vouloir faire bouger le paquebot syndical. Ma famille directe, mes parents, mes 2 soeurs, plusieurs de mes cousins/cousines, même le chum d'une mes nièces, sont tous des enseignant(e)s. Je suis un rare, non enseignant. Pourtant j'y pense parfois à voir le bordel actuel, de saisir les perches qu'on m'a parfois tendu, dans le désespoir, sinon il y avait peu de raisons de me faire des propositions. Le milieu de l'éducation est relativement sclérosé par les syndicats et les organismes indépendants. Le Comité d'Agrément des Programmes de Formation à l'Enseignement (le CAPFE) est celui qui a le dernier mot sur l'embauche de gars comme moi qui n'aurait pas fait le parcours scolaire complet des enseignant(e)s. Il y a moyen d'enseigner même si on s'y prends tardivement pour le faire, mais ce sont eux qui en poseront les conditions.

Plus de 3000 enseignant(e)s sont présentement le besoin du milieu partout au Québec. C'est grave. 

Le gouvernement Caquiste, à juste titre, s'inquiète de la qualité d'enseignement des professeurs. Le CAPFE boude le gouvernement qu'il considère ne pas les respecter. Ils ne donnent donc plus de statistiques sur rien. Une belle manière aussi de ne pas divulguer des taux d'échecs alarmants ou souligner des incompétences laxistes. Un syndicat est toujours un bon bouclier pour protéger les incompétences. 

Sans jeter complètement la pierre aux syndicats, présentement, il y a le gouvernement qui veut parler qualité et les enseignants qui veulent parler conditions de travail. 

Cette semaine, un clip a passé régulièrement sur les discussions qui trempent littéralement dans deux angles différents avant même les premiers mots. Ne faisat npas passer les enseignants pour des gens qui tiennent d'abord aux biens de enfants, mais au leur. On a demandé à Drainville pourquoi les députés se sont voté une augmentation qui en font les mieux payés au pays et que les enseignants peinent encore à avoir ne serais-ce que le même salaire que leurs voisins ontariens? On est tout de même surtaxés ici.   

Ce à quoi Drainville a répondu l'équivalent de "Lâchez-moi avec vos doléances".

Avec un zest d'indignation, il a dit "Es-tu en train de comparer le travail d'un député à celui d'un enseignant ?"

Il a fallu lui expliquer qu'il ne s'agit aucunement de ça. Qu'en Ontario et ailleurs au pays, être enseignant, c'est honorablement payant. Mes cousins cousines, des oncles et des tantes à moi, y sont et me le confirment. En Alberta aussi. Être député au Québec, c'est très payant aussi maintenant. Mieux que partout ailleurs. Ça s'explique mal qu'Éric Caire soit archi payé pour le très peu qu'il a à offrir et que Madame Julie ou Monsieur Antoine soient sous payés pour bien souvent faire principalement de la discipline et gérer des attentions de plus en plus distraites. Mais peut-être aussi changer des vies. 

Dans les 4 exemples cités, il y a définitivement un mal aimé.  

Député(e) Canada: $$$

Député(e) Québec $$$$

Enseignant(e) Canada:$$$

Enseignant(e) Québec: $$

Je les comprends un peu de vouloir au moins ça.

Un peu. 

Mais le jugement de Drainville, je le questionne aussi. 

Un enseignant et un député, christ que ça se compare. Tu connais pas ta matière. Recalé.

Tes visées sont nobles. Ton air d'aller, ignoble. 

On oublie pas que son dernier grand projet, la charte des c'est donc d'valeurs a, à lui seul, pratiquement tué le Parti Québécois qui se relève tout juste de ce k.o porté contre lui-même.  Et donc la loi 21 vient tout juste d'être invalidée par la cour. La troisième prise pourrait s'en venir...