Il y a 4 ans, l'émission pour enfants Sesame Street introduisait le personnage neurodiversifié de Julia. Par neurodiversifié je veux dire autiste.
On l'a introduit doucement, avec doigté, d'abord en images en animation. Puis comme personnage en soi. Une marionnette de petite fille de 4 ans. C'était subtil et bien fait. Elle ne quittait jamais son lapin jaune, Fluffster. Elle s'amusait avec les autres Muppets. Différemment. Bien visible avec ses écouteurs près de la chanteuse dans la parade de l'action de grâce aux États-Unis. Elle est vite devenu un triomphe pour les autistes fonctionnels d'Amérique.
Toutefois, cette mignonne héroïne pour autistes. depuis peu, est devenue un véhicule de promotion pour les parents de jeunes autistes. Les guidant dans les "5 étapes du deuil" de leur (toujours vivant) enfant.
Une trame narrative qui donne froid dans la chaleur ensoleillé qu'amenait Julia à l'écran.
La beauté du personnage de Julia était qu'elle ne vivait pas la rejection sociale, ni l'isolation comme trop de jeunes autistes, mais présentait toujours un monde meilleur, où sa différence était totalement acceptée, et où les amis pleuvaient. Un idéal heureux pour bien des autistes fonctionnels de nos jours. Petits ou grands. Car les grand(e)s sont toujours à l'écoute du (de la) petit(e) en eux. Quand Julia chante "We all can fell happy, we all can feel sad", c'est bouleversant pour un autiste qui, trop souvent, est considéré comme un être ne "ressentant" généralement rien du tout.
Comment alors expliquer cet incursion vers le deuil?
L'Autistic Self Advocacy Network, l'unique organisation reconnue aux États-Unis en ce qui concerne les autistes, était, jusqu'à tout récemment, consultant pour les trames narratives autour de Julia. Se basant sur leur propres clientèle. Pour une fois on ne tentait pas de dépeindre l'autisme comme sensationnel ou dramatique. Simplement facile à intégrer. Et positif.
Mais Sesame Street a choisi aussi de s'associer à Autism Speak. Un regroupement parallèle qui se concentre moins sur l'autiste que sur l'entourage de l'autiste, et qui est nettement moins professionnel que l'ASAN.
Dans leur programme d'introduction, Autism Speak dit maladroitement qu'avoir un enfant comme Julia dans Sesame Street est comme avoir un enfant mort. Puis, on évoque la tragédie. Une femme se plaint qu'une enfant à l'école du sien, a toute l'attention car il a la leucémie, pas le mien, qui a des invalidités mentales.
Duh!
C'est ce type de bon jugement et de grande maturité qui est exposé...
Le cancer ne se compare pas à l'autisme et on ne meurt pas d'autisme.
On y suggère aussi des recettes sans gluten, sans lactose, des diètes pour autistes qui n'ont AUCUNE valeur scientifique prouvée. Mais qui rapportent des sous en partenariats. Voyez le genre...
Pas difficile de croire qu'ils ont sorti les joueurs de flûtes afin de charmer les serpents tenant les cordons de la bourse des productions de Sesame Street.
Le deuil est effectivement une étape du développement PARENTAL et FAMILIAL, mais peut être fameusement dommageable lorsqu'explicitement exposé à l'autiste comme Autism Speak & Sesame Street le font en ce moment. Car l'ASAN a choisi de se retirer des consultations, voyant qu'Autism Speak y amenait ses gros sabots sur les plateaux.
Les autistes avaient besoin d'aimer un personnage comme eux, de manière non compliquée.
Et Julia avait été un fameux succès jusqu'à maintenant.
Mais on a changé du tout au tout le personnage, devenu plus près du spectre de l'autisme, que de son potentiel rayonnement social.
Ce n'était pas voir avec des lunettes trop roses.
C'était donner des vapeurs d'espoir à des gens qui se le feront couper partout ailleurs.
Volontairement ou non.
Les autistes ne sont pas des tares.
Ce sont des bulles dans un monde oxygéné.
De splendides bulles qui ne pêteront jamais.
Et qui pourraient même nous apprendre à voler.
Une touchante émission sur les réalités autistes, mettant (entre autre) en vedette le fils de l'animateur Québécois Charles Lafortune et l'actrice et actuelle présidente de l'Union des Artistes, Sophie Prégent, et co-produite par Lafortune, et qui parlera aussi de l'enfant de Mathieu Gratton et de Patrica Paquin, est en ondes sur Moi & Cie depuis vendredi.
dimanche 25 août 2019
samedi 24 août 2019
L'Entartage des Clowns
La famille Bettez a choisi, justement, de poursuivre la SQ, des policiers enquêteurs chargés de l'enquête sur la disparition de Cedrika Provencher (finalement retrouvée morte depuis 2007) et la procureure générale du Québec pour 10 millions de dollars.
Oui.
Je crois que ceci est juste et bon.
Rarement les policiers n'ont-ils mieux mérités leur sobriquet de "cochons". Ils ont fait, alors, un véritable travail de cochons.
Jonathan Bettez a été longtemps considéré comme le principal suspect de la disparition de la petite Cedrika, il a, en fait été l'UNIQUE piste explorée par les policiers.
Il existe trois types de dommages en droit civil:
-Les dommages matériels et réels (ce que l'on peut chiffrer)
-Les dommages moraux (sur la réputation, le niveau d'humiliation, etc.)
-Les dommages exemplaires (quand on pointe le doigt vers des dommages jugés intentionnels)
La poursuite des Bettez, qui ont tout perdu, entreprise, vie sociale, parents, amis, qui ont dû digérer une vindicte publique aussi immonde que le meurtre qu'on lui attribuait faussement, ont reçu des noeuds coulants de pendus, des oeufs et ont dû effacer des graffitis haineux sur leur maison, englobe les trois types de dommages.
Je me rappelle, quand on l'a arrêté, on en avait fait un tel cirque, avec une troupe de badauds qui lui criait de noms d'oiseaux, une foule préparée par la police, avec une mise en scène si bête, que le lendemain, dans le journal, je ne me rappelle plus quel journaliste avait signé la chose, mais on parlait davantage du grotesque de la mise-en-scène et du cirque médiatique orchestrée par la police que du potentiel accusé. Ce que Bettez ne fût jamais, au fnal.
Il n'était au final qu'un conducteur d'une voiture rouge comme celle identifiée par des témoins de sa disparition et son alibi (il écoutait un film, seul) avait été jugé louche.
On le soupçonne dès le départ et on évacue toutes les autres pistes. On invente un faux concours où Bettez serait amené à jouer au golf au Mont-Tremblant et où un agent infiltrateur, devenu "ami" lui aurait fait cracher le morceau. Rien à faire. Il ne mord à rien. C'est un banal homme ordinaire. On sera son "ami" gauchement. On choisit alors de tenter de le coincer sur de la pornographie juvénile. On fuite à sa famille qu'on aurait trouvé de la pornographie juvénile sur l'ordi de Bettez, (ce qui est faux) et on met sa famille sous écoute téléphonique afin que quelqu'un crache le morceau. "Ouin, Jonathan a toujours eu un faible pour les tites-filles...." non, rien. On pirate illégalement son Facebook et on l'arrête publiquement pour que les langues se délient.
"Ouin Jonathan m'a toujours dit que les petites filles..."
Non.
Rien.
Le cirque fait du mauvais Mesmer.
Un juge a regardé tout ça en profondeur, et a été forcé d'acquitter Bettez qui n'était coupable que de conduire une voiture rouge.
Mais le mal avait été fait. Le nom Bettez est à jamais marqué par un souvenir horrible. Jonathan n'a plus de vie sociale. Il vit du bien-être social.
Les Emballages Bettez ne leur appartiennent plus.
Le travail de la SQ a été super bâclé. On a jamais eu de mandat de perquisition parce que les accusations de pornographie juvénile étaient basées sur rien, sinon du mauvais instinct. On a fuité des infos aux médias pour faire réagir, on l'a trainé en cour le jour de l'anniversaire de Cedrika, on a coulé l'info qu'il refusait de passer un test de polygraphe, ce qui était faux, il voulait bien, mais à conditions que les résultats restent confidentiels. Ce qu'on lui a refusé. Là, il a refusé.
Les stratégies policières peuvent être utiles.
Mais doivent se bâtir sur plus que du mauvais instinct.
Surtout sur 13 fucking années!
On a lynché les Bettez!
Glissant sur la plus grosse pelure de banane qui soit.
En clown entarté par soi-même.
Peu importe la conclusion de tout ça, il y aura un avant et un après.
Loin de la pauvre Cedrika.
Je crains que les Bettez méritent leurs millions.
La police a manqué de jugement. Gravement. A dérapé. Pendant plus de 10 ans.
On a tant voulu jouer au super-héros, qu'on a vu seulement la tarte qu'on avait en main.
Pas celle qui les attendait au bout du tunnel.
Y a vraiment rien de drôle là dedans.
Rien.
Tout est sombre.
Ces clowns étaient tragiques. Et ils ont fait de nouvelles victimes en voulant jouer au sauveur de la veuve et de l'orphelin.
Notre climat actuel, propice au lynchage public, n'arrangera rien dans le futur.
Oui.
Je crois que ceci est juste et bon.
Rarement les policiers n'ont-ils mieux mérités leur sobriquet de "cochons". Ils ont fait, alors, un véritable travail de cochons.
Jonathan Bettez a été longtemps considéré comme le principal suspect de la disparition de la petite Cedrika, il a, en fait été l'UNIQUE piste explorée par les policiers.
Il existe trois types de dommages en droit civil:
-Les dommages matériels et réels (ce que l'on peut chiffrer)
-Les dommages moraux (sur la réputation, le niveau d'humiliation, etc.)
-Les dommages exemplaires (quand on pointe le doigt vers des dommages jugés intentionnels)
La poursuite des Bettez, qui ont tout perdu, entreprise, vie sociale, parents, amis, qui ont dû digérer une vindicte publique aussi immonde que le meurtre qu'on lui attribuait faussement, ont reçu des noeuds coulants de pendus, des oeufs et ont dû effacer des graffitis haineux sur leur maison, englobe les trois types de dommages.
Je me rappelle, quand on l'a arrêté, on en avait fait un tel cirque, avec une troupe de badauds qui lui criait de noms d'oiseaux, une foule préparée par la police, avec une mise en scène si bête, que le lendemain, dans le journal, je ne me rappelle plus quel journaliste avait signé la chose, mais on parlait davantage du grotesque de la mise-en-scène et du cirque médiatique orchestrée par la police que du potentiel accusé. Ce que Bettez ne fût jamais, au fnal.
Il n'était au final qu'un conducteur d'une voiture rouge comme celle identifiée par des témoins de sa disparition et son alibi (il écoutait un film, seul) avait été jugé louche.
On le soupçonne dès le départ et on évacue toutes les autres pistes. On invente un faux concours où Bettez serait amené à jouer au golf au Mont-Tremblant et où un agent infiltrateur, devenu "ami" lui aurait fait cracher le morceau. Rien à faire. Il ne mord à rien. C'est un banal homme ordinaire. On sera son "ami" gauchement. On choisit alors de tenter de le coincer sur de la pornographie juvénile. On fuite à sa famille qu'on aurait trouvé de la pornographie juvénile sur l'ordi de Bettez, (ce qui est faux) et on met sa famille sous écoute téléphonique afin que quelqu'un crache le morceau. "Ouin, Jonathan a toujours eu un faible pour les tites-filles...." non, rien. On pirate illégalement son Facebook et on l'arrête publiquement pour que les langues se délient.
"Ouin Jonathan m'a toujours dit que les petites filles..."
Non.
Rien.
Le cirque fait du mauvais Mesmer.
Un juge a regardé tout ça en profondeur, et a été forcé d'acquitter Bettez qui n'était coupable que de conduire une voiture rouge.
Mais le mal avait été fait. Le nom Bettez est à jamais marqué par un souvenir horrible. Jonathan n'a plus de vie sociale. Il vit du bien-être social.
Les Emballages Bettez ne leur appartiennent plus.
Le travail de la SQ a été super bâclé. On a jamais eu de mandat de perquisition parce que les accusations de pornographie juvénile étaient basées sur rien, sinon du mauvais instinct. On a fuité des infos aux médias pour faire réagir, on l'a trainé en cour le jour de l'anniversaire de Cedrika, on a coulé l'info qu'il refusait de passer un test de polygraphe, ce qui était faux, il voulait bien, mais à conditions que les résultats restent confidentiels. Ce qu'on lui a refusé. Là, il a refusé.
Les stratégies policières peuvent être utiles.
Mais doivent se bâtir sur plus que du mauvais instinct.
Surtout sur 13 fucking années!
On a lynché les Bettez!
Glissant sur la plus grosse pelure de banane qui soit.
En clown entarté par soi-même.
Peu importe la conclusion de tout ça, il y aura un avant et un après.
Loin de la pauvre Cedrika.
Je crains que les Bettez méritent leurs millions.
La police a manqué de jugement. Gravement. A dérapé. Pendant plus de 10 ans.
On a tant voulu jouer au super-héros, qu'on a vu seulement la tarte qu'on avait en main.
Pas celle qui les attendait au bout du tunnel.
Y a vraiment rien de drôle là dedans.
Rien.
Tout est sombre.
Ces clowns étaient tragiques. Et ils ont fait de nouvelles victimes en voulant jouer au sauveur de la veuve et de l'orphelin.
Notre climat actuel, propice au lynchage public, n'arrangera rien dans le futur.
vendredi 23 août 2019
À La Table des Grands
C'était un peu comme les clubs vidéos. Qui ne voyait pas la mort des clubs vidéos arriver?
Entendre le Premier Minus Legault inviter les Québécois à s'abonner aux journaux locaux m'a évoqué un évêque invitant à l'église.
L'annonce des fermeture probables, dès janvier 2020, de 7 quotidiens locaux dans des régions du Québec a semé l'émoi cette semaine. On a, de manière presque comique, demander sans cesse au bon peuple de mettre sa main dans sa propre poche pour sauver ces quotidiens. Abonnez -vous!
Haha!
Vous vous adressez tout de même à ceux qui vous asphyxient. Nous sommes gouvernés par des gens d'affaires, de plus en plus, le peuple, les gens d'affaires s'en calissent profondément. Un actionnaire ne veut que faire de l'argent. Le gouvernement a donné 5 millions pour faire bonne figure et fermer 2019 avec une impression de santé. Mais 5 millions, ça ne tiendra que jusqu'à la mi-novembre. le 1er janvier prochain, 7 quotidiens régionaux seront peut-être morts. Et comme pour les clubs vidéos, on voyait tous, tous sauf Martin Cauchon, que ça se dirigeait vers la mort.
Pourquoi le bon peuple devrait jouer dans ses propres poches? Pourquoi devrions nous sauver de mauvais hommes d'affaires?
Si le peuple n'est convoqué à la table des grands que pour régler les factures, il a de bonnes raisons de vous laisser crever.
Cruel pensez-vous? Vous croyez que quand Pier-Karl Péladeau fait une offre pour acheter Air Transat, il se soucie des futurs voyageurs? JAMAIS. Il ne pense qu'aux actionnaires. Le voyageur, c'est le cuir de ses semelles.
Iznogud Pierre-Karl Péladeau, chef de Québécor, qui lui, est propriétaire des stations télés TVA, TVA Sports, Addik TV, Casa, LCN, Moi & Cie, Prise 2, Yoopa, Les magazines 7 jours, La Semaine, TV Hebdo, Star Système, Échos Vedettes, DH, Canadian Living, Coup de Pouce, Recettes du Québec (sur le web), Clin d'Oeil, Les Idées de Ma Maison, Style At Home, Pool Pro, Magazine Cool, Espaces, Videotron, Messagerie Dynamique, Messagerie ADP, et j'en passe, a fait une offre qu'on a vite refusée.
On comprend facilement pourquoi...
On est seulement 8 millions. Faut se parler, oui, mais de plusieurs voix. On veut une
grande tablée. Pas un simple porte-voix pour le kahlif qui voulait être khalif à la place du khalif.
Plus bas, aux États-Désunis, il se passait cette semaine une nouvelle grotesquerie attirant l'attention pour les raisons les plus sottes qui soient.
Une redéfinition de la sottise humaine.
Le président des États-Unis devait rencontrer ses homologues du Danemark. Grand bébé a demandé si il pouvait acheter le Groenland. Rien de moins. Un homme d'affaires achète. Trump est le pire président de l'humanité terrestre parce qu'il n'est pas placé au bon endroit. C'est un homme d'affaires. Et c'est en homme d'affaires, et probablement en jasant avec ses stratèges militaires qui lui ont dit que le Groenland serait un formidable endroit stratégique en cas de conflit militaire international, qu'ils ont dit, en riant, "T'es pas game de demander au Danemark de leur acheter!".
Don a demandé. Le Danemark lui a dit "Allez! ce n'est pas pour ça qu'on va se rencontrer, l'île n'est pas à vendre.".
Bébé a donc boudé. On lui a refusé le droit d'être pris au sérieux à la table des grands et il a annulé sa visite. C'est moins pire que ce que Charles Manson a eu comme réaction quand on lui a refusé quelque chose, mais c'est le même type de réflexe parasitaire.
On aurait scénarisé dans une fiction qu'on nous aurait traité de parfaits bouffons.
Ben non. Ça c'est passé pour vrai.
La grande table du monde est pleine d'enfants rêvant d'argent.
Où sont les Ovide Plouffe du monde entier?
À ceux qui se prétendent princes, il faut leur dire, dessinez nous des moutons.
Pas amène nous un motton.
Entendre le Premier Minus Legault inviter les Québécois à s'abonner aux journaux locaux m'a évoqué un évêque invitant à l'église.
L'annonce des fermeture probables, dès janvier 2020, de 7 quotidiens locaux dans des régions du Québec a semé l'émoi cette semaine. On a, de manière presque comique, demander sans cesse au bon peuple de mettre sa main dans sa propre poche pour sauver ces quotidiens. Abonnez -vous!
Haha!
Vous vous adressez tout de même à ceux qui vous asphyxient. Nous sommes gouvernés par des gens d'affaires, de plus en plus, le peuple, les gens d'affaires s'en calissent profondément. Un actionnaire ne veut que faire de l'argent. Le gouvernement a donné 5 millions pour faire bonne figure et fermer 2019 avec une impression de santé. Mais 5 millions, ça ne tiendra que jusqu'à la mi-novembre. le 1er janvier prochain, 7 quotidiens régionaux seront peut-être morts. Et comme pour les clubs vidéos, on voyait tous, tous sauf Martin Cauchon, que ça se dirigeait vers la mort.
Pourquoi le bon peuple devrait jouer dans ses propres poches? Pourquoi devrions nous sauver de mauvais hommes d'affaires?
Si le peuple n'est convoqué à la table des grands que pour régler les factures, il a de bonnes raisons de vous laisser crever.
Cruel pensez-vous? Vous croyez que quand Pier-Karl Péladeau fait une offre pour acheter Air Transat, il se soucie des futurs voyageurs? JAMAIS. Il ne pense qu'aux actionnaires. Le voyageur, c'est le cuir de ses semelles.
On comprend facilement pourquoi...
On est seulement 8 millions. Faut se parler, oui, mais de plusieurs voix. On veut une
grande tablée. Pas un simple porte-voix pour le kahlif qui voulait être khalif à la place du khalif.
Plus bas, aux États-Désunis, il se passait cette semaine une nouvelle grotesquerie attirant l'attention pour les raisons les plus sottes qui soient.
Une redéfinition de la sottise humaine.
Le président des États-Unis devait rencontrer ses homologues du Danemark. Grand bébé a demandé si il pouvait acheter le Groenland. Rien de moins. Un homme d'affaires achète. Trump est le pire président de l'humanité terrestre parce qu'il n'est pas placé au bon endroit. C'est un homme d'affaires. Et c'est en homme d'affaires, et probablement en jasant avec ses stratèges militaires qui lui ont dit que le Groenland serait un formidable endroit stratégique en cas de conflit militaire international, qu'ils ont dit, en riant, "T'es pas game de demander au Danemark de leur acheter!".
Don a demandé. Le Danemark lui a dit "Allez! ce n'est pas pour ça qu'on va se rencontrer, l'île n'est pas à vendre.".
Bébé a donc boudé. On lui a refusé le droit d'être pris au sérieux à la table des grands et il a annulé sa visite. C'est moins pire que ce que Charles Manson a eu comme réaction quand on lui a refusé quelque chose, mais c'est le même type de réflexe parasitaire.
On aurait scénarisé dans une fiction qu'on nous aurait traité de parfaits bouffons.
Ben non. Ça c'est passé pour vrai.
La grande table du monde est pleine d'enfants rêvant d'argent.
Où sont les Ovide Plouffe du monde entier?
À ceux qui se prétendent princes, il faut leur dire, dessinez nous des moutons.
Pas amène nous un motton.
jeudi 22 août 2019
Le Tyran de L'Esprit & L'Esclave du Coeur
La morale.
Philippe auguste de Sainte Foy, en 1755, parlait de la morale en la décrivant comme plus haut dans le titre: Le tyran de l'esprit et l'esclave du coeur.
Nous sommes allés à Cape Cod la semaine dernière. Nager avec les requins et les lions de mers.
Nous étions avec deux couples d'amis et avec leurs enfants. Un soir, l'amoureuse, notre fille de 16 ans, une amie, sa fille de 16 ans, sont allé au liquor store le plus près. Ma conjointe a demandé à Punkee, notre fille de l'aider car le panier choisi était trop petit. Elle a demandé d'aller porter deux bouteilles au comptoir. C'était un jeudi soir, il y avait peu de monde en magasin. Sans le réaliser tout de suite, elles étaient toutes deux espionnées par videocamera par les deux trentenaires au comptoir. Austèrement. Elles les attendaient toutes les 4 de pied ferme.
"You! you're cards!"
Punkee a 16 ans. Mais en parait souvent deux ans de moins.
"Mais rien n'est pour elle, j'achète cela pour moi, mon chum et mon fils! et ça ne vous regarde pas ce que j'achète de toute manière!" a dit ma blonde dans un anglais émotif.
"C'est vous qui achetez, mais c'est elle qui choisit, on a tout ça sur video" a répondu fièrementla soeur religieuse la petite conne, en anglais. L'amoureuse est restée saisie et a éclaté de rire. Ce à quoi l'autre a dit:
"Elle (pointant la fille de notre amie) n'a rien touché, mais ELLE (pointant le diable en personne, ma fille)..."
"I want the both of you OUT!" a dit pompeusement la première. Quand notre amie a voulu timidement acheter son stock à elle, elle a finalement aussi été expulsée. "One party of four, all OUT!"
Elles ont quitté en riant.
"You're business loss!"
Elles ont racheté tout ce qu'elles avaient prévu faire ce soir-là au coin de rue suivant. Laissant les deux ados dans l'auto par mesure préventive. (Buvant des Smirnoff sur la banquette arrière pour tourner le fer dans la plaie).
J'ai ri quand elles m'ont compté la chose. Si j'avais été là, j'aurais souligné l'absurdité que les deux jeunes filles de 16 ans auraient pu être armées sans être inquiétées, mais aider maman ou toucher à des bouteilles oooooooouh! vade retro satana!
"Don't forget to pray for us" j'aurais rajouté en quittant.
Car leurs yeux qui roulaient, paraît-il, quand sortaient mesdames bredouilles la première fois, trahissait surement deux jeunes pieuses aveuglées de Dieu. Et leur morale à 5 sous.
À Cape Cod, sans le réaliser tout de suite, j'ai acheté deux livres de héros locaux.
Norman Mailer (de Provincetown) et une bio sur Jack Kerouac (de Lowell).
La piste Mailer m'a rappelé son livre The Executioner's Song, son pultizer de 1980. Que j'ai chez moi et n'ai jamais complètement terminé. Le livre fictionalise l'histoire de Gary Gilmore, premier condamné à mort en 10 ans, en Utah, en 1976. Qui avait suscité un débat moral, alors, sur le retour récent de la peine capitale dans cet État. Au retour, au lieu de (re) commencer The Executioner's Song, j'ai trouvé le film entier de 1982, sur Youtube. Avec de jeunes Tommy Lee Jones et Rosanna Arquette. Tous deux pas mal du tout. La séquence d'ouverture du générique était parfaite pour mes sens. En écoutant le film j'ai été saisi par une scène qui laissait entrevoir une affiche dans un dépanneur. Ce n'était pas ce qu'on devait remarquer.
No guns sold on sunday.
Deux couches de morales extraordinairement douteuses.
Nous revenions des États-Unis où les ponctuelles tueries aveugles n'avaient pas cessé. Où la douteuse prière suit toujours.
Candidement, dans un dépanneur, comme on aviserait que les brosses à dents étaient en solde, on avisait qu'on ne vendait pas de fusils, les dimanches.
Quand Gary Gilmore tue gratuitement le gérant d'hôtel Bennie Buschnell, qu'il vient de voler, on est alors dimanche le 20 juillet 1976. D'une balle à la tête alors couché à plat ventre comme Gilmore lui avait ordonné de se placer à la pointe du fusil.
Il le tue un dimanche mais n'avait pas acheté son fusil un dimanche.
Les gens n'ont jamais cessé de prier pour ce qu'il avait fait en 1976.
Nous sommes sauvés!
Nous sommes sauvés grâce à ces gardiens de la morale.
Tyran de l'esprit et esclave du coeur.
Tenter de comprendre les gens des États-Unis par leurs interprétations des écrits religieux ou du second amendement, c'est comme tenter de faire progresser les dialogues par le cunnilingus.
Philippe auguste de Sainte Foy, en 1755, parlait de la morale en la décrivant comme plus haut dans le titre: Le tyran de l'esprit et l'esclave du coeur.
Nous sommes allés à Cape Cod la semaine dernière. Nager avec les requins et les lions de mers.
Nous étions avec deux couples d'amis et avec leurs enfants. Un soir, l'amoureuse, notre fille de 16 ans, une amie, sa fille de 16 ans, sont allé au liquor store le plus près. Ma conjointe a demandé à Punkee, notre fille de l'aider car le panier choisi était trop petit. Elle a demandé d'aller porter deux bouteilles au comptoir. C'était un jeudi soir, il y avait peu de monde en magasin. Sans le réaliser tout de suite, elles étaient toutes deux espionnées par videocamera par les deux trentenaires au comptoir. Austèrement. Elles les attendaient toutes les 4 de pied ferme.
"You! you're cards!"
Punkee a 16 ans. Mais en parait souvent deux ans de moins.
"Mais rien n'est pour elle, j'achète cela pour moi, mon chum et mon fils! et ça ne vous regarde pas ce que j'achète de toute manière!" a dit ma blonde dans un anglais émotif.
"C'est vous qui achetez, mais c'est elle qui choisit, on a tout ça sur video" a répondu fièrement
"Elle (pointant la fille de notre amie) n'a rien touché, mais ELLE (pointant le diable en personne, ma fille)..."
"I want the both of you OUT!" a dit pompeusement la première. Quand notre amie a voulu timidement acheter son stock à elle, elle a finalement aussi été expulsée. "One party of four, all OUT!"
Elles ont quitté en riant.
"You're business loss!"
Elles ont racheté tout ce qu'elles avaient prévu faire ce soir-là au coin de rue suivant. Laissant les deux ados dans l'auto par mesure préventive. (Buvant des Smirnoff sur la banquette arrière pour tourner le fer dans la plaie).
J'ai ri quand elles m'ont compté la chose. Si j'avais été là, j'aurais souligné l'absurdité que les deux jeunes filles de 16 ans auraient pu être armées sans être inquiétées, mais aider maman ou toucher à des bouteilles oooooooouh! vade retro satana!
"Don't forget to pray for us" j'aurais rajouté en quittant.
Car leurs yeux qui roulaient, paraît-il, quand sortaient mesdames bredouilles la première fois, trahissait surement deux jeunes pieuses aveuglées de Dieu. Et leur morale à 5 sous.
À Cape Cod, sans le réaliser tout de suite, j'ai acheté deux livres de héros locaux.
Norman Mailer (de Provincetown) et une bio sur Jack Kerouac (de Lowell).
La piste Mailer m'a rappelé son livre The Executioner's Song, son pultizer de 1980. Que j'ai chez moi et n'ai jamais complètement terminé. Le livre fictionalise l'histoire de Gary Gilmore, premier condamné à mort en 10 ans, en Utah, en 1976. Qui avait suscité un débat moral, alors, sur le retour récent de la peine capitale dans cet État. Au retour, au lieu de (re) commencer The Executioner's Song, j'ai trouvé le film entier de 1982, sur Youtube. Avec de jeunes Tommy Lee Jones et Rosanna Arquette. Tous deux pas mal du tout. La séquence d'ouverture du générique était parfaite pour mes sens. En écoutant le film j'ai été saisi par une scène qui laissait entrevoir une affiche dans un dépanneur. Ce n'était pas ce qu'on devait remarquer.
No guns sold on sunday.
Deux couches de morales extraordinairement douteuses.
Nous revenions des États-Unis où les ponctuelles tueries aveugles n'avaient pas cessé. Où la douteuse prière suit toujours.
Candidement, dans un dépanneur, comme on aviserait que les brosses à dents étaient en solde, on avisait qu'on ne vendait pas de fusils, les dimanches.
Quand Gary Gilmore tue gratuitement le gérant d'hôtel Bennie Buschnell, qu'il vient de voler, on est alors dimanche le 20 juillet 1976. D'une balle à la tête alors couché à plat ventre comme Gilmore lui avait ordonné de se placer à la pointe du fusil.
Il le tue un dimanche mais n'avait pas acheté son fusil un dimanche.
Les gens n'ont jamais cessé de prier pour ce qu'il avait fait en 1976.
Nous sommes sauvés!
Nous sommes sauvés grâce à ces gardiens de la morale.
Tyran de l'esprit et esclave du coeur.
Tenter de comprendre les gens des États-Unis par leurs interprétations des écrits religieux ou du second amendement, c'est comme tenter de faire progresser les dialogues par le cunnilingus.
mercredi 21 août 2019
La Catastophe Epstein
En juillet dernier, le milliardaire Jeffrey Epstein était arrêté pour trafic sexuel et conspiration dans le but de s'engager dans le trafic sexuel. Les preuves étant si incriminantes, on lui refusait la chance de payer une caution pour être gardé hors de la prison.
Au préalable, il avait déjà servi 13 mois en prison à Palm Beach, ayant plaidé coupable aux accusations liées à son réseau de prostitution, un arrangement légal qui avait qualifié de "très soft" par le public face au multimilliardaire.
Ses proches associés et amis comptaient entre autre Donald Trump, Bill Clinton, et le Prince Andrew.
Le 15 août dernier, des documents explosifs étaient rendus publics par le tribunal, laissant voir l'étendu très large du réseau des amis très influents du milliardaire, qui avaient peut-être tous beaucoup de choses à perdre si Epstein se mettait à table. On ne tirera pas de conclusions sur les noms Clinton, Prince Andrew ou Pussy Trump, mais le lendemain de la diffusion de ces documents, Epstein, sentant probablement qu'il était sur la voie de pousser tous ses amis sous le train, a choisi de se pendre. Deux gardiens de prison dormant au bon moment. Pensant probablement aux sous qu'ils faisaient en fermant les yeux sur le prisonnier. Ils ont été limogés mais sont surement plus riches maintenant.
Pas plus tard que la semaine dernière, un éminent journaliste disait qu'Epstein lui avait avoué personnellement pouvoir confesser des détails extrêmements juteux sur ses riches amis, clients de son réseau.
Sa mort est une véritable catastrophe. Un échec de la justice. Sa mort tue aussi l'exposition de ses riches amis (pas tous clairement mentionnés dans les documents) et l'idée de faire la lumière sur les pratiques douteuses d'Epstein, mais surtout sur tous ses complices.
Ghislaine Maxwell, entre autre chose, fille de Robert Maxwell, mort en 1991 dans des circonstances extraordinairement douteuses, une chute en bateau selon les sources officielles, un meurtre selon sa fille, Ghislaine donc, aurait agit comme recruteure pour Jeffrey Epstein, gagnant la confiance de jeunes et jolies femmes voulant faire leur marque.
Personne ne la trouve elle depuis le 12 juillet dernier.
Epstein, il y a 10 ans, agressait des mineures et écopait d'une sentence "de riche" avec une peine de prison dans une aile privée, et des sorties "de travail" à son rythme, jusqu'à 12 heures par jour, hors des cellules.
Il y a une justice pour les riches. Une justice extraordinairement sale. Il n'y aura pas de lumière là-dessus.
Le Washington Post le dit bien depuis l'élection de Trump.
Democracy dies in darkness.
Epstein (l'argent) fait taire. Ayant attenté à sa vie quelques jours plus tôt, comment expliquer qu'il n'était pa$ $ou$ $urveillance anti-$uicide? La réponse se cache dans la question. Les toutes premières conclusions, qui montrait de toute évidence les marques du pendu au cou, n'excluait pas la théorie du meurtre. Même les enquêteurs avaient des pistes d'égarement, peut-être fortement proposées. Le lendemain du suicide, la première chose qu'on disait dans les journaux louches était "ne sautons pas aux conclusions trop vites" Ou si vous préférez, "Enterrons les rumeurs et les nez inquisiteurs avec Epstein".
On suggérait qu'on se dédouane de nos esprits critiques. De nos sens de l'observation. De notre mépris naturel devant de nouveaux abus dégénératifs issus du pouvoir et de l'argent.
Avant même que la confirmation de sa mort ne soit faite, on déployait beaucoup d'énergie, chezVanity Fair certain$ média$ bien grai$$é$, à noyer le poisson.
En novembre 1972, Richard Nixon était réélu avec une écrasante majorité, 6 mois après le cambriolage du Watergate et le début de l'enquête de Woodward et Bernstein. On disait alors que l'idée que tout ça vienne d'en haut était du pur délire.
On connait la suite.
On a aussi dit trop longtemps que ceux qui se plaignaient de sévices sexuels par les représentants des églises inventaient le tout. On connait aussi la suite.
La suite avec Epstein, on est parti pour ne jamais la connaître.
Au préalable, il avait déjà servi 13 mois en prison à Palm Beach, ayant plaidé coupable aux accusations liées à son réseau de prostitution, un arrangement légal qui avait qualifié de "très soft" par le public face au multimilliardaire.
Ses proches associés et amis comptaient entre autre Donald Trump, Bill Clinton, et le Prince Andrew.
Le 15 août dernier, des documents explosifs étaient rendus publics par le tribunal, laissant voir l'étendu très large du réseau des amis très influents du milliardaire, qui avaient peut-être tous beaucoup de choses à perdre si Epstein se mettait à table. On ne tirera pas de conclusions sur les noms Clinton, Prince Andrew ou Pussy Trump, mais le lendemain de la diffusion de ces documents, Epstein, sentant probablement qu'il était sur la voie de pousser tous ses amis sous le train, a choisi de se pendre. Deux gardiens de prison dormant au bon moment. Pensant probablement aux sous qu'ils faisaient en fermant les yeux sur le prisonnier. Ils ont été limogés mais sont surement plus riches maintenant.
Pas plus tard que la semaine dernière, un éminent journaliste disait qu'Epstein lui avait avoué personnellement pouvoir confesser des détails extrêmements juteux sur ses riches amis, clients de son réseau.
Sa mort est une véritable catastrophe. Un échec de la justice. Sa mort tue aussi l'exposition de ses riches amis (pas tous clairement mentionnés dans les documents) et l'idée de faire la lumière sur les pratiques douteuses d'Epstein, mais surtout sur tous ses complices.
Ghislaine Maxwell, entre autre chose, fille de Robert Maxwell, mort en 1991 dans des circonstances extraordinairement douteuses, une chute en bateau selon les sources officielles, un meurtre selon sa fille, Ghislaine donc, aurait agit comme recruteure pour Jeffrey Epstein, gagnant la confiance de jeunes et jolies femmes voulant faire leur marque.
Personne ne la trouve elle depuis le 12 juillet dernier.
Epstein, il y a 10 ans, agressait des mineures et écopait d'une sentence "de riche" avec une peine de prison dans une aile privée, et des sorties "de travail" à son rythme, jusqu'à 12 heures par jour, hors des cellules.
Il y a une justice pour les riches. Une justice extraordinairement sale. Il n'y aura pas de lumière là-dessus.
Le Washington Post le dit bien depuis l'élection de Trump.
Democracy dies in darkness.
Epstein (l'argent) fait taire. Ayant attenté à sa vie quelques jours plus tôt, comment expliquer qu'il n'était pa$ $ou$ $urveillance anti-$uicide? La réponse se cache dans la question. Les toutes premières conclusions, qui montrait de toute évidence les marques du pendu au cou, n'excluait pas la théorie du meurtre. Même les enquêteurs avaient des pistes d'égarement, peut-être fortement proposées. Le lendemain du suicide, la première chose qu'on disait dans les journaux louches était "ne sautons pas aux conclusions trop vites" Ou si vous préférez, "Enterrons les rumeurs et les nez inquisiteurs avec Epstein".
On suggérait qu'on se dédouane de nos esprits critiques. De nos sens de l'observation. De notre mépris naturel devant de nouveaux abus dégénératifs issus du pouvoir et de l'argent.
Avant même que la confirmation de sa mort ne soit faite, on déployait beaucoup d'énergie, chez
En novembre 1972, Richard Nixon était réélu avec une écrasante majorité, 6 mois après le cambriolage du Watergate et le début de l'enquête de Woodward et Bernstein. On disait alors que l'idée que tout ça vienne d'en haut était du pur délire.
On connait la suite.
On a aussi dit trop longtemps que ceux qui se plaignaient de sévices sexuels par les représentants des églises inventaient le tout. On connait aussi la suite.
La suite avec Epstein, on est parti pour ne jamais la connaître.
mardi 20 août 2019
Ignorance Politique & Lâcheté Mochetonne Anglaise
L'ignorance est devenue payante en politique.
La victoire de Trump et ses supporteurs en sont une criante confirmation.
En voyant des présidents, des Premiers Ministres faillibles et ouvertement ignorant sur certaines choses, ça nous les humanisent probablement.
Je suis convaincu qu'une bonne partie de la population éduquée garde un petit sourire moqueur et se place en légère hauteur par rapport à ceux qui trempent dans la plus crasse ignorance.
Comme notre Premier Ministre Legault cette semaine. Qui n'est pas mon premier ministre. Je suis des 7 voteurs Québécois sur 10 qui n'ont pas voté pour lui.
Legault a dit, sur la péréquation canadienne, que "ça faisait parti du deal original au pays". Qu'on ne devrait pas y toucher. Qu'il était normal que le Québec touche de l'argent des provinces les plus riches au pays, pour que tout le monde soit à peu près égal. C'est le principe de la péréquation. Sur cette partie, il ne se trompe pas.
Mais sur la première partie, il est dans le champs gauche. La péréquation ne date pas de 1867. On en a d'abord parlé en 1957. Pas les mêmes chiffres, tout à fait. On l'a aussi placée et précisée sur la constitution de 1982, que le Québec n'a pas signé.
Donc quand la petite merde populiste qu'est Jason Kenney dit que Legault se trompe sur son histoire, il a raison.
Kenney, pour rester dans le chiottes, fait du populisme de basse-cour quand il rajoute que "L'Alberta fait de l'argent et c'est le Québec qui en profite. Nous payons pour les pauvres". D'ailleurs je ne vous parlerai pas souvent de Jason Kenney, parler de selles ne me plait pas autant que vous pourriez le croire. Même si je vous parle régulièrement de Trump.
Legault, Kenney, Trump, 3 noms largement nourris et bien gras sous le parapluie de l'ignorance. La péréquation n'a jamais fait parti du "deal original" du seul pays théoriquement approuvé duquel nous sommes reconnus. Même que Duplessis (évoqué gauchement par Legault) était contre.
Ce que Legault nous as maladroitement dit est "prenons la péréquation parce qu'on en a besoin, mais essayons de ne plus en avoir besoin, en se créant de la richesse bien à nous." Il est assez mal informé le Ministre Legault. Ce n'est pas la première fois qu'il comprend mal. C'est très compliqué la péréquation. Et jamais aussi simple et grossier comme on nous le scande.
C'est une forme de rot qu'a fait Legault à la convention jeunesse des Caquistes. Un couac.
Son ignorance est à l'image d'une bonne parti de son électorat.
Plus ignorant encore, Maxime Bernier. Sur lequel je n'ai pas une virgule à rajouter. Chacune de ses interventions me fait me pencher la tête de honte.
Lâche maintenant.
L'Angleterre.
Jack Letts, un britannique de 24 ans, né de parents d'origine canadienne, en Angleterre, et qui y a passé sa vie, avant de choisir de partir en Syrie rejoindre le djihad, s'est fait coincer par les Kurdes en 2017. Il s'est aussi déclaré "ennemi du Royaume-Uni" mais est maintenant prisonnier des Kurdes. Il demande à ce même Royaume-Uni d'être rapatrié à Oxford, où il a grandi.
Letts, puisque né d'au moins un parent canadien, a aussi la nationalité canadienne depuis sa naissance. Mais il n'y a jamais mis, ne serais-ce qu'un pied*. Les Britanniques, dans un geste d'une rare lâcheté, ont dénaturalisé Letts de son statut Anglais.
Comme les conventions internationales interdisent aux pays de rendre les gens apatrides, il est donc impossible pour le Canada de faire de même. Les Anglais passent donc la patate chaude, le cancer, au Canada. Il est à vous, deal with it.
Up
your
asses.
Ça ne pourra jamais tenir la route sur un plan strictement légal puisqu'il faudra prouver que c'est le père canadien, ou le Canada, qui aurait endoctriné maladivement Jack Letts devenu Djihad Jack.
La Chine, l'Angleterre... on aime bien essayer de gifler le so nice Canada.
On dit que ce serait des représailles pour l'absence de confirmation d'appuis au Breixit de la part du Canada.
Moi je dis qu'il y a des coups de pieds qui se perdent.
Sur des culs asiatiques et britanniques.
De notre juste part.
*C'est moi l'ignorant maintenant, il serait venu 7 fois au Canada.
La victoire de Trump et ses supporteurs en sont une criante confirmation.
En voyant des présidents, des Premiers Ministres faillibles et ouvertement ignorant sur certaines choses, ça nous les humanisent probablement.
Je suis convaincu qu'une bonne partie de la population éduquée garde un petit sourire moqueur et se place en légère hauteur par rapport à ceux qui trempent dans la plus crasse ignorance.
Comme notre Premier Ministre Legault cette semaine. Qui n'est pas mon premier ministre. Je suis des 7 voteurs Québécois sur 10 qui n'ont pas voté pour lui.
Legault a dit, sur la péréquation canadienne, que "ça faisait parti du deal original au pays". Qu'on ne devrait pas y toucher. Qu'il était normal que le Québec touche de l'argent des provinces les plus riches au pays, pour que tout le monde soit à peu près égal. C'est le principe de la péréquation. Sur cette partie, il ne se trompe pas.
Mais sur la première partie, il est dans le champs gauche. La péréquation ne date pas de 1867. On en a d'abord parlé en 1957. Pas les mêmes chiffres, tout à fait. On l'a aussi placée et précisée sur la constitution de 1982, que le Québec n'a pas signé.
Donc quand la petite merde populiste qu'est Jason Kenney dit que Legault se trompe sur son histoire, il a raison.
Kenney, pour rester dans le chiottes, fait du populisme de basse-cour quand il rajoute que "L'Alberta fait de l'argent et c'est le Québec qui en profite. Nous payons pour les pauvres". D'ailleurs je ne vous parlerai pas souvent de Jason Kenney, parler de selles ne me plait pas autant que vous pourriez le croire. Même si je vous parle régulièrement de Trump.
Legault, Kenney, Trump, 3 noms largement nourris et bien gras sous le parapluie de l'ignorance. La péréquation n'a jamais fait parti du "deal original" du seul pays théoriquement approuvé duquel nous sommes reconnus. Même que Duplessis (évoqué gauchement par Legault) était contre.
Ce que Legault nous as maladroitement dit est "prenons la péréquation parce qu'on en a besoin, mais essayons de ne plus en avoir besoin, en se créant de la richesse bien à nous." Il est assez mal informé le Ministre Legault. Ce n'est pas la première fois qu'il comprend mal. C'est très compliqué la péréquation. Et jamais aussi simple et grossier comme on nous le scande.
C'est une forme de rot qu'a fait Legault à la convention jeunesse des Caquistes. Un couac.
Son ignorance est à l'image d'une bonne parti de son électorat.
Plus ignorant encore, Maxime Bernier. Sur lequel je n'ai pas une virgule à rajouter. Chacune de ses interventions me fait me pencher la tête de honte.
Lâche maintenant.
L'Angleterre.
Jack Letts, un britannique de 24 ans, né de parents d'origine canadienne, en Angleterre, et qui y a passé sa vie, avant de choisir de partir en Syrie rejoindre le djihad, s'est fait coincer par les Kurdes en 2017. Il s'est aussi déclaré "ennemi du Royaume-Uni" mais est maintenant prisonnier des Kurdes. Il demande à ce même Royaume-Uni d'être rapatrié à Oxford, où il a grandi.
Letts, puisque né d'au moins un parent canadien, a aussi la nationalité canadienne depuis sa naissance. Mais il n'y a jamais mis, ne serais-ce qu'un pied*. Les Britanniques, dans un geste d'une rare lâcheté, ont dénaturalisé Letts de son statut Anglais.
Comme les conventions internationales interdisent aux pays de rendre les gens apatrides, il est donc impossible pour le Canada de faire de même. Les Anglais passent donc la patate chaude, le cancer, au Canada. Il est à vous, deal with it.
Up
your
asses.
Ça ne pourra jamais tenir la route sur un plan strictement légal puisqu'il faudra prouver que c'est le père canadien, ou le Canada, qui aurait endoctriné maladivement Jack Letts devenu Djihad Jack.
La Chine, l'Angleterre... on aime bien essayer de gifler le so nice Canada.
On dit que ce serait des représailles pour l'absence de confirmation d'appuis au Breixit de la part du Canada.
Moi je dis qu'il y a des coups de pieds qui se perdent.
Sur des culs asiatiques et britanniques.
De notre juste part.
*C'est moi l'ignorant maintenant, il serait venu 7 fois au Canada.
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