jeudi 25 mars 2010

Mégane & Fabiola


"Yo Mégane koss tu gosses?"

"Je cherche "la ligne Guillaume" sur le net, Fabi"

"La ligne Guillaume?"

"Ben ouuuuuuuuuuui tu sais à la télé, Guillaume Lemay-Thivierge il a l'air d'avoir une ligne de téléphone à lui où il donne des conseils, je veux lui demander des conseils"

"Des conseils? C't'un spécialiste de quoi Guillaume Lemay-Thivierge?"

"De mode, je l'ai vu dans sa dernière annonce, il fait un catwalk, je pense qu'il est gai en plus"

"Eille Mégane je voulais te demander de quoi, quand t'embrasse ton chum tu lui dis tu "C'est chaud, c'est chaud" toi aussi?"

"Ouin mais je vas arrêter ça la dernière fois il pensait que je faisais cuire des pizzas pochettes"

"Ouin ben c'est ça moi Salvatore m'a demandé si j'avais pété dans mon string pour dire ça, ça m'a coupé l'inspiration"

"On pête jamais nous autres il devrait savoir ça"

"Franchement"

"Eille Fabi tu m'as tu apporté un café comme je te l'avais demandé?"

"Non j'ai juste croisé un Tim Horton, je vas aller au dépanneur si tu veux..."

"Pourquoi tu l'as pas pris au Tim Horton?"

"Ben t'as pas vu l'annonce? Le gars laisse son café sur un échafaudage qui monte par inadvertance et le gars tiens tellement à son café qu'il risque sa vie pour aller le rechercher trente étages plus haut. TU TE RENDS TU COMPTE À QUEL POINT IL DEVAIT COÛTER CHER SON CAFÉ POUR QU'IL Y TIENNE DE MÊME?"

"Ouin t'as ben faite. De toute façon Tim Horton sont dans les années 50, ils ont toujours pas la carte de débit."

"Trop off"

"Trop Whatever"

"Ton père te laisse tu le char à soir?"

"Je pense pas que je vas pouvoir aller me ballader avec toi Fabi, je suis en punition parce qu'ils se sont fachés quand je leur ai parlé du pipe-o-thon chez Pam samedi"

"En punition?"

"Oui il vont me forcer à écouter La Promesse au complet ce soir"

"OSTIE QUE C'EST CHIEN!"

"Quand ils ont appris que j'étais la championne en titre depuis deux ans ils m'ont promis de me faire écouter ET Destinées ET La Poule j'vas tellement être malade après..."

"Tu devrais appeller la DPJ"

"On dirait qu'ils ont jamais eu 14 ans"

"Ils ont menacé de me déporter chez les arabes si je poursuivais mes plans d'augmentation mammaire"

"Mais comment espèrent-ils que tu deviennes une beauté du Banquier????"

"Je sais...ce sont des dinosaures...À mon âge ils répondaient au téléphone avec un acoustique relié à une base..."

"Par quoi?"

"Un fil je suppose"

"Il pouvaient pas se promener avec? Comment qu'ils faisaient pour se prendre en photo?"

"Écoute ça, c'est la meilleure ils prenaient une photo et attendaient des fois jusqu'à deux mois, jusqu'à ce qu'il y en ai 24 en fait et PAYAIT pour le développement en sachant même pas si la photo était bonne. Des fois c'est juste là qu'ils découvraient que leur photo était ratée!"

"Sooooooooooooooooooooo retarded! eille Salvatore voudrais qu'on se prenne un apart à Montréal"

"Mauvaise idée un ado peut pas avoir une vie normale à Montréal"

"Moi aussi je pense pis en plus avec toutes les autos on peut pogner le cancer facile"

"Tu dis! on va tu au salon de bronzage?"

"Certain! let's go girl"

mercredi 24 mars 2010

Up in the Air


J'aimais déjà ce film avant de l'avoir vu.

La promesse de ce film, son sujet, ses participants laissaient croire à ce qu'il se fait de mieux.

Ce film est tout simplement fantastique.

Spécialiste du licenciement appelé par les patrons d'entreprise pour faire le sale boulot, Ryan Bingham (George Clooney) n'a aucune vie privée et passe la plupart de son temps en avion. Il adore cette vie faite d'aéroports et de chambres d'hôtel, ses besoins tenant en une seule valise, et espère réaliser son objectif : atteindre les 10 millions de miles du programme Advantage d'American Airlines. Tandis qu'il tombe amoureux d'une séduisante femme, Alex (Vera Farmiga), rencontrée au cours d'un de ses voyages, il apprend, de retour à Omaha au siège de sa société, par son patron (Jason Bateman) que ses méthodes de travail vont évoluer. Nathalie Keener (Anna Kendrick), jeune collaboratrice très ambitieuse, a trouvé une solution rentable pour annoncer les licenciements d'employés par vidéo-conférence. Cette solution risque de limiter les voyages que Ryan affectionne tant. Ryan affirme que la jeune femme ne connaît rien au processus de licenciement, son patron décide donc d'adjoindre Nathalie à ce dernier, afin d'apprendre les choses du métier.

Commence l'aventure...

Une chose que Jason Reitman(le réalisateur) a comprise (et que le cinéma Québécois commence lentement à comprendre aussi) c'est que la trame sonore peut être capitale au succès (ou non) d'un film. Dans Juno, son film précédent, la trame sonore donnait une couleur exceptionelle à sa comédie douce-amère.

Up In the Air est aussi doux-amer.

L'adaptation de cette nouvelle de Walter Kirn correspond tout à fait à l'époque dans laquelle nous vivons.
"This is the worst time for America, this is our moment" leur rappelle leur patron avant leur mission de liquidation.
"We're here to do some damage" rajoute calmement, comme on se commanderait un café, notre personnage principal un peu plus loin dans le film.

Clooney joue un charmeur de serpent qui ramasse les gens dans leur moment les plus fragiles et les envoie au large. Il transforme les mots "layoffs" en "opportunities", les mots "épreuves" en "Challenge" et on parle sucré devant les agneaux sacrifiés.

22 vrais employés renvoyés de leur emploi en 2009 ont joué dans ce film. Ces réèls sacrifiés sont profondémment troublants.

Ce film qui traite de déshumanisation, d'engagement ou de son contraire et de loyauté est un bijou au travers des films sur les tablettes de votre club vidéo.

En cette ère où nous googlons les gens que nous rencontront afin de mieux les connaitre, où des gens quittent leur amoureuse ou leur travail par texto, où on baise par Blackberry entre Cincinnati et Kansas City ce film vous fait voyager dans les coulisses de la froideur.

Clooney est ici une parenthèse désagréable dans la vie de travailleurs, agréable dans la vie d'une femme et inexistante quand vient le temps de parler famille ou même de parler d'un chez-soi.

Son chez-soi à lui c'est entre ciel et terre. Volant plus de 350 000 kilomètres en un an ce qui est plus que la distance entre la terre et la lune. De Omaha à Omaha en faisant le tour des États-Unis.

La fin de ce film vous souffle de manière innatendue et vous emmerveille. On n'y retrouve que des bléssés dans cette guerre version 2.0.

Parenthèse justement: Quand un réalisateur se donne la peine de vous concocter un fabuleux générique d'ouverture, c'est qu'il vous respecte en tant que spectateur.

Ceci mérite d'emblée notre respect en retour.

Luv ya Reitman.

mardi 23 mars 2010

Mériter sa Ville


Sa ville c'est ce qu'on en fait.

Comme à peu près tout dans la vie. Son couple, sa vie, son travail, ses enfants, sa situation.

En vieillissant je m'aperçois que certaines personnes brandissent le nom de leur ville comme bouclier afin de la défendre.
"Québec c'est...",
"Montréal c'est...",
"Sept-Îles c'est",
"Le Lac c'est...".

Pour toutes ses régions une réponse précise ne peut toujours être que réducteur pour la ville.

Ta ville c'est que tu choisis d'en faire.

Je regarde Montréal se plaindre du "Montréal bashing" et je trouve difficile de ne pas freiner un sourire amusé.

Ce qu'on a choisi de faire de notre ville n'est pas tellement chinois. Quand les citoyens ont mis Gérald Tremblay au pouvoir en Novembre 2001 c'était en pleine crise des fusions. Une crise majoritairement huilée par les maires des municipalités qui perdaient non seulement leur job mais aussi leur cour de récréation où ils pouvaient faire absolument tout ce qu'ils veulent. Du gros party de Noël financé par les citoyens aux absences répétées au conseil de ville. Comme ce maire de Candiac qui passe 10 semaines par années en Floride. Encore aujourd'hui ne le chercher pas il a les pieds dans le sable.

Quand Tremblay a été mis au pouvoir c'étais surtout parce qu'il était suffisament naif, relativement aimable du public et l'homme parfait pour prendre le pouvoir et laisser tous les anciens petits Pol Pot de quartier faire comme avant. Tout ce qu'ils veulent, à leur rythme et avec leurs réseaux de contacts. Parce qu'à l'origine TOUS les maires des arrondissements voulaient sauver leur cul en se présentant contre Pierre Bourque. Ils ont choisi le plus placide, ce qui peut leur permettre de se voter des règlements idiots comme servir des amendes aux citoyens qui jouent au hockey dans la rue à Dollards-Des-Ormeaux (sérieusement faut-il être bête?)

La vérité actuelle, presque dix ans après le flop des fusions, c'est que Montréal mérite de se faire basher. Pas une grosse correction. Mais perdre une série 5-3 contre Québec.

Genre, style, comme.

Ses routes sont toujours aussi déplorables, sa méthode de déneigement des rues toujours aussi innefficace, sa gestion de projets si nulle en générale que d'entendre le maire dire "Des projets devront être mis de côté" est en soi une bonne nouvelle. Incapable de s'imposer au sein des propirétaires de l'île, la ville les laisse abuser des tarifs de location de manière indécente. Sans parler de ses nouveaux parcomètres-voleurs ou des perpétuelles augmentations du tarif du transport en commun sans justification réèlle.

Montréal c'est ce qu'on en fait et encore aujourd'hui, attiré par la carotte, les ânes qui dirigent notre ville ont encore cédé devant le roi pia$$e.

Le conseil municipal de Montréal a adopté ce matin, par 35 voix contre 22, la modification du règlement de zonage permettant la transformation du couvent des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie en appartements de luxe.

Création de logements? où est le problème me direz-vous, ce couvent est situé en plein sur le Mont-Royal. Si les miteux 2 1/2 de la rue Parthenais peuvent se permettre de louer au dessus de 1000$ par mois sous prétexte qu'ils sont sur le plateau Mont-Royal, imaginez combien seront loués ses condos de luxe sur le Mont-Royal...

Et vous croyez que ce sera nous qui les loueront? Le Vieux-Port est peuplé de 60% de propiétaires des États-Unis ou du Canada Anglais justement parce que les prix de location sont immondes. Ils viennent y loger l'été pour profiter de nos nombreux festivals.

Et de plus le contrat de construction est donné à Frank Catania l'un des personnages les plus douteux du "milieu" Montréalais.

Sa ville c'est ce qu'on en fait.
On a des fois ce qu'on se mérite.

Où Sont Nos Purs et Durs?


Nos pays (le Québec et le Canada) ont le même problème que les Canadiens de Montréal.

Hier soir, le diminutif Tomas Plekanec a distribué quelques mises en céchec, ce qui surprend toujours l'adversaire (les Sénateurs hier)car Plekanec n'a pas le gabarit du gars qui va te faire embrasser la bande. Aux pauses, Chris Neil, Matt Carkner Chris Phillips et Nick Foligno, les imposants fier-à-bras des Sénateurs venaient lui rappeller qu'il aimerait bien se le farcir. Encore plus quand on remarque qu'il est le meilleur marqueur du Canadien. On lui passait le bâton au visage, on le poussait dans le dos, on le prenait pas le collet pour le brusquer sans interférence.

Sans personne pour les gêner car on a pas ce joueur capable d'intimider d'un seul regard l'adversaire.

C'est la même chose dans notre politique provinciale et fédérale. Même si les rouges à Charest sont épouvantables, ce qu'ils sont avec une impressionante adresse, l'opposition n'a pas du tout les dents nécéssaires pour leur mordre la main qui porte bien haut le flambeau du gros zéro.

Frisou, après avoir traité à mots couverts Marc Bellemare de lâche pour ne pas aller dire ce qu'il sait au DGE sur le cuissage dans le milieu de la construction et les liens avec les Libéraux, dit maintenant qu'il n'est franchement pas sur d'appuyer l'ADQ qui souhaite mandater une commission parlementaire afin qu'elle entende M. Bellemare.

(!?!)...

Donc Charest disait "Enwèye, enwèye t'es pas game de dire ce que tu sais chicken!"

Maintenant que Bellemare est prêt à se mettre à table et à relier les fils de la collusion, voire de la corruption, Charest nous dit: "Beuh non...on appuira pas l'ADQ pour que Bellemare nous dénonce, c'est pas au gouvernement de faire ça..."

Peut-on avoir plus coupable comme comportment?
Si c'est pas fuir dans son Bronco sur l'autoroute ça...

Ces magistrales incohérences nous indiquent que ce gouvernement, les deux mains sur le volant, a aussi deux pieds et un genou sur les freins.

Et absolument pas de couilles. Beaucoup trop de choses à cacher.

Z'auront beau faire ses strikeouts tous les jours, aucune changement n'est possible. Z'auront beau nous montrer à chaque jour que le bon Dieu nous donne avec les Dupuis, Courchêsne, Tomassi et autre graine de courge sous-alimentée leur illustre médiocrité, y a personne pour les mettre en échec.

Pas matante Marois, pas les autres qui nagent dans les marais autour.

Du côté fédéral, on peut se permettre de commettre le plus incriminant, il n'y a personne pour les attaquer non plus.

Pas de Chris Neil, Chris Phillips, Tuumo Ruottu, Matt Carkner ou de Nick Foligno.

On sait les Conservateurs peuplé de gens plein, plein, PLEINS de vice de construction. Des gens montés de toutes pièces complètement tout croche dès la naissance. Des gens repêchés sur une planète que personne ne voudrait fréquenter. Et qui sont pourtant supposé nous représenter. Et qui sont pourtant élus...

Qui leur bottera le cul un fois pour toutes?

La population est-elle assez éveillée?
On a pas de goon.
'Sont toutes dans les syndicats de la construction.

Mon pays ce n'est pas un pays c't'une litière.

lundi 22 mars 2010

L'incendiaire


Ann Coulter est la meilleure chose qui puisse arriver aux Libéraux.

Elle pourrait convertir un solide républicain simplement parce qu'il ne voudrait pas être identifié à cette guenon.

Coulter est une commentatrice politique, auteur de best-sellers, conférencière et polémiste républicaine aux États-Unis. Bien que toujours à dissiminer ses propos plus ou moins sensés, toujours houleux dès sa sortie de l'université en 1984 c'est la publication de son best sellers High Crimes and Misdemeanors, livre qui relate les crimes de Bill Clinton, qui la mets au goût du jour à travers l'Amérique en 1998.
Le livre présente les délits (faux témoignage sous serment, subornation de témoins, obstruction à la justice dans une affaire de harcèlement sexuel) dont celui-ci a été convaincu ainsi que des crimes (trahison contre de l'argent, viol de plusieurs femmes dont Juanita Broaddrick) dont on l'a accusé de façon crédible, et des conséquences qui s'en sont ensuivies (Clinton a été mis en accusation par la Chambre des Représentants, rayé du Barreau) ou qui auraient pu s'ensuivre (sa destitution), dans le cadre du Droit des Etats-Unis.

Cet élan de popularité toutefois l'a approché du soleil et Dieu qu'elle s'est brûlée les ailes!

Ferme républicaine, elle est régulièrement invitée à des émissions car elle fait de "la bonne télévision" comme on dit. Un peu comme le Doc Mailloux si on veut. Avec la même triste crédibilité. Avec toujours une réaction en bout de ligne.
Hannity and Colmes, The O'Reilly Factor, American Morning with Paula Zahn, Crossfire, The Today Show, Real Time with Bill Maher et The Daily Show with Jon Stewart l'ont tous aidé à ajouter de l'huile sur ses propos incendiaires pas toujours marqué par la retenue ni même éclairé par l'intelligence.

Elle est renvoyée de la chaine cablée MSNBC en 1997 pour avoir dit en ondes au président de la fondation américaine des vétérans du Viêt Nam avec lequel elle ne s'entend pas "No wonder you guys lost!".
Elle déclare le 13 septembre 2001, deux jours après l'horreur des tours jumelles, à propos des pays arabes : « We should invade their countries, kill their leaders and convert them to christinanity »
Elle dit aussi à propos du Canada qui refuse de s'impliquer dans la guerre des Étatsuniens (mais qui finiront par le faire en bon chienchien) "que ce pays est chanceux qu'on leur permettre de vivre sur le même continent que nous, que l'on devrait les envahir pour leur botter le cul et nous suivre dans cette guerre contre le terrorisme"
Elle dit aussi des démocrates que "Si les démocrates avaient un minimum d’intelligence, ils seraient républicains"

Voyez le genre...

Polémiste.

C'est la Michael Moore des Républicains. Micheal Moore en mini-jupe...(wach!)

Voilà ce qu'elle devrait inspirer en général: WACH!

La commentatrice se rendra cette semaine au Canada, où elle prononcera trois conférences.

De tels énergumènes n’étaient jamais invités au Canada avant l’élection de Stiff HarPEUR.

"They’d better hope the United States doesn’t roll over one night and crush them" a-t-elle dit du Canada.

Ceux qui l'ont invité vont nous rendre service.
C’est le groupe de Mary Lou Ambrogio “The Free Speech Society” qui a invité Ann Coulter moyennant 10 000 $ dans le but de mesurer la “liberté d’expression” au Canada ou la comparer à celle dont elle jouit aux États-Unis.

Ce sera un rappel sur les débordements et sur la teneur de discours publics.
Trois fois plutôt qu'une.

Surveillez les incendies...
Vont faire de "la bonne télé."

Cet épice qui nous manque ici


Il est tout frêle.

Pas même "complètement noir" disent les plus suspicieux.

Et il a des couilles.

La réforme de la santé voulue par le président Barack Obama a été adoptée hier par la Chambre des représentants à 219 voix contre 212.

Ceci veut dire que la réforme étendra graduellement la couverture médicale à 32 millions d'Américains de plus, soit 95% des citoyens américains âgés de 65 ans et moins(comparativement à 83% en ce moment). Ceci veut aussi dire qu'il sera désormais interdit pour les assureurs de refuser une couverture sous prétexte de problèmes de santé préexistants, d'imposer des tarifs plus élevés aux personnes malades ou à celles qui l'ont déjà été, de mettre un terme à une couverture advenant que l'assuré tombe malade ou devienne handicapé.

Ironiquement, ce sont justement les compagnies d'assurance qui ont mis le vent dans les voiles à la réforme en annonçant en février une hausse non raisonnable des cotisations mensuelles allant jusqu'à 40% pour leurs clients (Anthem Blue Cross en Californie).

Les Républicains avaient promis que la réforme de la santé d'Obama serait son point de chute, son talon d'achille, son Waterloo. Dès février 2009, la confiance en Barrack battait de l'aile.

Regardez-le planer maintenant.

Le 44e président a réussi là où plusieurs de ses prédécesseurs ont échoué, de Theodore Roosevelt à Bill Clinton en passant par Harry Truman. Il ne devra quand même pas oublier de remercier la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui a joué un rôle crucial dans la résurrection de cette réforme.

Ce triomphe, aussi remarquable qu'inattendu, fait mal paraitre les Républicians dont aucun membre n'a appuyé la réforme.

Les démocrates ne leur ont pas passé le k.o. mais ile leur ont fait mettre un genou au sol. Pourtant il y a 13 mois c'était la troupe à Barrack qui vacillait. Et quand les Républicains ont pris le Massachussets, c'était eux qui avait un genou au sol.

Il y a un petit ingrédient que l'on recherche quand on va au cinéma ou quand on lit un livre, quand on tombe en amour aussi, même chez les amis, même au travail.

Ça s'appelle l'inspiration. Un leader politique a le droit d'être inspirant. Il devrait même en avoir le devoir.

Maintenant comment en sommes-nous arrivés à Curly & Moe ici?

Jean Charest et Stephen Harper?

Vraiment.

Sommes-nous si beiges?

dimanche 21 mars 2010

Pour Toujours, Peu Importe


Sam Suffi n'a jamais été très exigeant.

Une belle journée pour lui pouvait se composer de petites victoires comme le sourire d'un enfant, le baiser de sa femme, la gentillesse naturelle d'un voisin qui l'aurait aidé à pousser sa voiture dans la neige.

La reconnaissance au bureau ne le touchait pas vraiment. Car il n'en avait rien à cirer de son job. Il travaillait comme comptable chez Rippyûov, une branche Russe de la firme de comptable Potposh-Potpôtôvin-Potfun parce qu'il fallait bien faire quelque chose de sa vie. Mais jamais il ne s'était levé en se disant "quelle belle journée!" non bien au contraire, il étirait tous ses matins en buvant son café longuement en regardant par sa fenêtre la ville s'animer peu-à-peu. Rien n'étais plus beau à ses yeux que la ville qui gronde toujours de jour, commencer à s'animer tranquillement à la lueur d'un soleil, gêné derrière les gratte-ciel. Si il fumait ce moment aurait été sa pause cigarette. Son moment de réflexion sur la vie. Son moment de recharge et de recul.

Souvent il tournait la tête et se félicitait en regardant sa femme. Toujours belle, toujours bien mise, maquillée/pas maquillée. À cette heure du matin on la trouvait relativement agitée à se faire un lunch, à se préparer un café, à repasser son linge, a envoyer dans la sécheuse d'autres morceaux pour enlever les plis, à se refaire une touche de for-à-cils, un trait de rouge-à-lèvres. Sam la regardait amoureusement et lui lançait presque en ronronnant:

"Tu veux que je t'aide chérie?"

"Nonon" disait-elle dans un soupir tout en souhaitant qu'il n'ai jamais eu à le demander mais que s'eût été naturel de l'aider tout simplement. Sam finissait toujours par quitter l'appartement après elle, ce qui lui donnait la chance de mater son petit cul sérré dans son tailleur tout juste avant le boulot. Ça le mettait de bonne humeur en route pour un emploi somme toute ennuyeux, voire assomoir.

Mais même au boulot Sam avait trouvé des moyens de se stimuler en s'inventant des petits jeux innofensifs. Il gageait avec Bellehumeur combien de fois Marleau dirait "j'ai pour mon dire". Ils ont cherché longtemps ensemble d'ailleurs le sens de ses mots "J'ai pour mon dire" dekesséksé ksa veut dire? Il convenait, avec Bellehumeur toujours, que quand Edith Hoton-Allaire y allait de son rire superficiel ils se metteraient tous deux à claquer des doigts comme pour suivre un rythme de musique imaginaire. Le rythme artificiel. Si bien que tout le monde au bureau les croyait férus de jazz.

Non il n'y avait rien qui ne pouvait déprimer Sam Suffi. Il trouvait toujours matière à avoir du plaisir. Idéalement partagé, sinon solitaire. Sa femme ne semblait pas partager tous ses plaisirs, entre autre cette position du bateau ivre au lit qui l'étourdissait mais pas dans le bon sens du terme. Sam adorait L'émission radiophonique Des Années-Lumières avec Yannick Villedieu qu'il écoutait tous les dimanches religieusement en épluchant son journal page par page.

Quand a femme lui avait dit qu'elle était peut-être en dépréssion, Sam lui avait dit qu'ils se taperaient peut-être un voyage à Cuba ensemble bientôt si ses états d'âmes restaient trop gris. Mais il ne se laissait pas affecter par ses humeurs.

Ce serait trop facile de nourrir les experts en psychologie sur les tortures mentales que l'on s'occasionnent par le biais du travail. Non la vie était belle et il continuerait de la voir ainsi pour toujours, peu importe.

Toutefois là ce matin, il y avait une graine dans le sourire de son café. Un petit nuage dans son ciel.

Pourquoi ne s'était-elle pas rasée les jambes?

Tant qu'à offrir le spectacle de son corps suspendu au plafond de la salle de bain, elle aurait pu au moins pendre la peine de se raser ses belles longues jambes pendantes. Elle qui avait pourtnat toujours fait les choses à la perfection.

Ça l'agaçait un peu mais bon.

La vie était belle et il continuerait de la voir ainsi pour toujours, peu importe.

Ce qui l'agaçait vraiment c'était qui viendra maintenant avec lui à Cuba?