dimanche 27 mars 2022

À La Recherche Du Temps Perdu*****************************Depeche Mode de Serhiy Zhadan


Chaque mois, dans ses 10 derniers jours, tout comme je le fais pour le cinéma (dans ses 10 premiers) et tout comme je le fais aussi pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une des mes trois immenses passions: la littérature!

Lire c'est accepter de plonger dans l'univers d'un autre. C'est jongler avec de nouvelles idées, flirter avec des styles de vies, explorer des univers inconnus, revisiter des zones de confort, confronter des pensées personnelles, lire c'est s'ouvrir sur le monde et apprendre à se balader sur le rythme de quelqu'un d'autre. C'est, pendant un temps, respirer autrement, même parfois, se faire couper le souffle.

Et respirer, c'est vivre.


(à la population ukrainienne qui vaincra le génocideur)

DEPECHE MODE de SERHIY ZHADAN

1993, dans les turbulences de l'Ukraine post-communiste, une station de radio populaire axée sur les jeunes diffuse de la musique occidentale. Parmi celle-ci, la musique de Depeche Mode. D'où le titre du livre. Sorte de journal d'ivrognes croisé avec Don Quichotte dans l'humour et le cynisme, on y suit un narrateur sans emploi et deux de ses amis, jeunes Juifs dans la fleur de l'âge, l'anti-sémite Dogg Pavlov et Vasia, le communiste. On y suit une certaine désintégration sociale. Le regard de Zhadan est trempé dans le sarcasme et reste relativement irrévérencieux contre son propre peuple, ukrainien. Un peu à la Irvine Welsh, peut-être même inspiré par lui, la philosophie personnelle de l'auteur est toujours colorée de grotesque. On y trouve beaucoup de burlesque à la Charlie Chaplin.


On y suit une jeunesse sur le point de sortir de l'adolescence (ils ont 19 ans) et qui vient de voir tomber la rigueur soviétique. Des jeunes garçons avec trop de temps à leur disposition. Investis dans la surconsommation d'alcool. C'est un livre sur "être jeune, en Russie". Même si depuis 2 ans, depuis l'effondrement  de l'URSS, l'Ukraine est officiellement indépendante, on ne le sent pas totalement dans les rues. Et la Russie ne reconnaîtra qu'un territoire neutre, mais pas le pays. Territoire neutre que les Russes foulent sans vergogne. 


Le trio est à la recherche d'un de leur ami, à Charkov, ce qui est davantage une métaphore de la quête personnelle de l'identité individuelle d'un peuple. Une quête toujours pertinente de nos jours dans la désorientation de cette "guerre fratricide" actuelle. Avec fluidité, Zhadan explore l'état d'esprit et le style de vie des jeunes post-soviétie. Beaucoup plus qu'un livre sur la simple déchéance adolescente, c'est cousin de The Catcher in the Rye avec ses allusions ses traits d'esprit, son ironie et leurs aventures abracadabrantes. Ça fait rire et sourire. Zhadan capture l'essence d'une culture naissante. Celle que Vladimir Putin tente d'avorter en ce moment même. 


Post-moderniste, cette histoire de fraternité dans un pays encore naissant, est déjà une histoire de survie. Moins violente et brutale que l'actuelle histoire ukrainienne, mais comme les protagonistes choisissent de s'auto-détruire dans l'intoxication, on peut aussi y lire une métaphore de la propagande russe, extrêmement intense en tout temps, mais encore plus serrée dans les premières années de la première indépendance. L'indépendance totale, sans neutralité, sera en 2014, neutralité retrouvée récemment, compromis trouvé afin d'apaiser les tensions du moment entre Ukraine et Russie.


Parfois dans le style de James Joyce, parfois dans le style du flot de pensées, Zhadan, la structure du livre, de tout juste 200 pages, empêche l'ennui. L'absurde s'y invite et souvent, on a l'impression que l'huile à moteur du trio est la philosophie du "rions d'abord, pensons ensuite".


Le narrateur, probablement l'auteur lui-même, s'inquiète du sort du trio, ce qui empêche la narration de tomber dans les clichés de simple auto-destruction par la déchéance. 

Amusant, pour un peuple qui a besoin de s'amuser bientôt. 

Très bientôt.

Trop bientôt.  

samedi 26 mars 2022

Mars en Russie


Le taux de mortalité russe, pendant le règne de Joseph Vissarianovich Staline, de 1922 à 1953, a été astronomique. Tueries de masses, famine provoquée, campagne de terreur, maladies mortelles, implications dans les guerres, torture allant trop loin, au Goulag, les morts et disparition ce comptent par millions. Plus vous étiez politiquement aiguisé, meilleures vox chances de mourir étaient. 


5 MARS 1953, Staline

De 1946 à 1953, sa santé décline grandement. Quand un de ses docteurs lui suggère de se retirer et de se reposer, il le prend si mal qu'il le fait emprisonner. Il en placera 13 devant le juge inventant (ou pas) l'idée que ceux-ci voulaient le tuer. 11 d'entres eux, d'origines juives. Il est retrouvé à moitié inconscient, le 1er mars 1953, dans sa chambre à coucher, victime d'une hémorragie cérébrale. Il passe les trois jours suivants étendu sur le divan. On le nourrit à la cuillère, on lui donne des médicaments, des injections, on applique des suces contre son corps dénudé. Un de ses médecins de confiance est sur place en état d'ébriété, il est aussitôt renvoyé chez lui. Staline trépasse le 5. On pense meurtre, mais ce qui semble plus vrai serait que les médecins ont laissé l'hémorragie faire les dégâts jusqu'à la fin.


13 MARS 1881, Alexandre II

En 1866, 1867, 1879 et 1880, on attaque l'empereur russe, roi du congrès de Pologne et Grand Duc de Finlande ou le convoi dans lequel il se trouve, mais il s'en tire toujours. La dernière tentative impliquait un membre d'un parti populiste qui tuera 11 personnes, en blessera 30 autres, après avoir placé de la dynamite là où il devrait y avoir un souper de convives comprenant Alexandre II. Toutefois, le retard fortuit du neveu du Tsar lui sauve la vie puisque le souper est repoussé et la dynamite saute là où il n'y a personne d'envergure. Comme tous les dimanches, le Tsar se rend au déploiement militaire pour l'appel d'armes qui a lieu au manège Mikhailovsky. Il est en carriole, bordé par 5 Cosaques et accompagné d'un noble polonais, Franciszek Joseph Jackoswki, qui lui, a un  Cosaque assis à ses côtés pour les protéger. Deux traines qui ont à bord le chef de police et le chef des empereurs de la garde. Un autre membre du même parti populiste glisse une bombe sous la cariole pendant le trajet qui explose et tue un Cosaque mais tous les autres s'en sortent. Un second membre du parti populiste hurle alors qu'il est trop tôt pour remercier Dieu et sa bombe à lui arrache les deux jambes du Tsar, qui sortait. étourdi, de la carriole à l'épreuve des balles. Un cadeau de Napoléon III de France. Alexandre II meurt au bout de son sang qui se vide de son bas ventre et de son estomac éventré.  


15 MARS 1917, Nicolas II

Le dernier Tsar est victime d'une occlusion coronaire, le 11 mars 1917. À la fin de révolution de février, il avait déjà choisi d'abdiquer, pour le 15 en faveur d'un de ses fils, ce qu'il change aussi vite car ses docteurs pensent que ce fils ne vivra pas assez longtemps, éloigné de ses parents qui seront forcés à l'exil. Il rédige donc un manifeste vite fait pour que son frère, le Grand Duc Micheal deviennent le nouvel empereur russe. Mais le gouvernement provisoire ne veut rien entendre et tiens à tout simplement supprimer la monarchie de trois siècles de Romanov. L'abdication du roi et de son empire suscite à la fois émotions, soulagement, craintes, colères, peurs et confusion. À partir du 20 mars, la famille royale sera sous surveillance de la justice. La famille sera exécutée dans 4 mois.  

18 MARS 1584, Ivan Le Terrible


Le premier à se déclarer Tsar de toutes les Russies, Ivan Grozny est intelligent, dévoué mais très agressif, d'où son surnom, et probablement mentalement déséquilibré, était aussi paranoïaque et prompt aux excès de rage. C'est ainsi qu'il tue son propre fils ainé et a causé la fausse couche de la femme de celui-ci en la battant parce qu'elle portait des vêtements qu'il jugeait trop provoquants. Tempérament se créant assez facilement des ennemis, son propre entourage se sent apeuré en sa compagnie. Ses conseillers Bogdan Belsky et Boris Gudonov sont parmi ceux qui en ont à la fois peur et aimerait se débarrasser du terrible Ivan. Le 15 mars, Ivan a tenté de violer la soeur de Godunov ainsi que sa femme.  En jouant aux échecs avec Belsky, le 18, Ivan est terrasé par une crise cardiaque, à 53 ans. On trouve sur son corps une phénoménale quantité de mercure. Produit qu'il prend pour soigner une syphilis dont il souffre, mais qui aurait aussi été injecté par Belsky et/ou Godunov afin de l'empoisonner à mort. Les conseillers deviennnent eux-même Tsar quand le plus jeune fils de la dynastie est jugé inapte à gouverner et qu'il n'a pas d'enfants pour assurer la suite, de toute manière.  


24 MARS 1801, Paul 1er 

L'Empereur de Russie a des prémonitions de son assassinat à maintes reprises avant le 24 mars. Son désir de forcer la noblesse à adopter les codes de la chevalerie lui font s'aliéner une large partie de ses proches collaborateurs. Relativement pur (nous somme en Russie quand même) il découvre plusieurs types de corruption à l'interne qu'il compte dénoncer dans la trésorerie russe. le Château St-Michel vient tout juste d'être rénové. De tout récents limogés employés de l'empereur charge la chambre de celui et le tente de le forcer à signer un papier clamant son abdication. Paul résiste et on lui passe un sabre dans le ventre. Comme il ne meurt pas tout de suite, on l'étrangle à plusieurs mains. Son fils de 23 ans, qui avait accepté qu'on renverse son père, mais n'avait jamais parlé qu'on le tue, lui succèdera. Bien qu'il est clairement assassiné, la vérité alternative russe déclare officiellement qu'une crise d'apoplexie met fin à la vie de Paul 1er, à 46 ans.


Le mois de Mars est malsain pour les dirigeants russes. 

26-27-28-29 ou 30 MARS, Vladimir Poutine ?

Implosion prochaine?

Des soldats russes ont roulé (preuves par images à l'appui) avec leur tank sur un de leur chef par révolte de la direction des opérations contre l'Ukraine.

On croise les doigts pour que Vlad ne s'en sorte jamais. L'histoire est de notre côté. 

vendredi 25 mars 2022

Dans Le Spectre Trumpiste


Je vous ai parlé de notre patron covidiot qui est revenu du goulag des non-désirés dans l'entourage.

Il est toujours non désiré dans l'entourage. Mais y traine. Tentant de se réinventer. De se rappeler ce que c'était avant qu'il ne soit limogé. Mais essayant tant bien que mal de ne pas être le même homme qu'il y a quelques 20 mois. Ce qui ne se peut presque pas. 

La réunion d'équipe avec lui ne se tenait pas ce lundi, mais l'autre. Celui qui s'en vient. Le temps que tout le monde y soit et que lui-même n'atterrisse ici pleinement. Je dis ici, mais je ne vous écris pas du bureau, j'écris de chez moi. Sur mon heure de lunch, en pyjama, décoiffé et nus pieds. Un jour de travail. Je télétravaille aujourd'hui. Mais ça, ça sent la fin. L'ancien (devenu nouveau) boss est un covidiot. Un promoteur du populisme, d'Eric Duhaime et un ardent défenseur de Donald Trump. Il a la maturité (et la taille) d'un enfant. 


La première chose qu'il a fait au bureau, a été d'enlever toute référence à la distanciation sociale et la saine désinfection. Il s'impose déjà comme infect. Il veut passer du temps avec moi. Pour comprendre il est boss de quoi et de qui. La dernière fois qu'on travaillait ensemble, le trio de coordination que nous sommes, deux d'entre nous, dont moi, étions sur la route et soldats des tranchées de salubrité des villes. Le troisième n'était même pas engagé. Nos rôles étaient différents.  Nous nous sommes très très bien débrouillés sans patron pendant presque 18 mois. Celui qu'on avait n'était pas là très souvent, et presque toujours non nécessaire au trio de coordination que nous formons. Nous avons Garfield qui était considéré comme l'homme du dernier mot et des affaires extra-mandat de nous trois. Il est toujours cet homme. Et quand vient le moment de demander à télétravailler, c'est vers lui que je me tourne. J'imagine maintenant très très facilement ce nouveau boss covidiot réagir avec dédain en disant "Pourquoi est-il chez lui? C'est pas justifié ? ". 


Je n'ai pas toujours été partisan de travailler de chez moi. Il fût un temps où nous étions 5 en même temps sur le même réseau. Trois qui suivaient des cours en zoom et deux qui bossaient. Ça plantait souvent. Malgré trois étages, on manquait d'espace. Une conversation téléphonique pouvait être dans le chemin d'un micro-ondes en marche, un frère criant quelque chose à sa petite soeur ou une amoureuse qui parle " en minou", au minou, trop fort. En gros, on se marchait dessus. Et au moins une fois, j'ai accepté d'aller porter mon fils au centre-ville et suis resté coincé dans le trafic au retour, me faisant du même coup appeler par le travail pour une urgence. La rondelle ne roulait pas pour moi. 

Mais depuis, ma gestion du temps est assez fameuse. Mon fils n'est plus amoureux de sa copine, ça fait une personne de moins sur le réseau. Nos deux enfants ont leurs cours davantage en présentiel, ça en fait trois de moins sur le réseau. Et maintenant, les jeudis, je suis tout seul à la maison. Un oeil sur un film, au dessus de mon ordinateur de travail. Et je ne me tape pas l'horrible trafic du retour. L'essence à 2$ ne se brûle pas de ma voiture. Me levant toujours à 5h00, je ne commence pas à travailler à 6h00, mais à 5h08. Le temps de me brosser les dents. Je suis efficace et termine tôt ce que j'ai à faire. 

Le jeudi, j'ai un job de rêve dans des conditions de rêves. J'ai une envie de cretons, que je n'avais pas à 5h ou la veille en faisant mon lunch? Allez hop! la double toast au cretons! Nus pieds, décoiffé! J'ai trouvé mon X d'une journée par semaine où il fait franchement bon travailler. 


Mais là, la rondelle ne roulera pas pour moi longtemps, non plus. Avec le retour de Narcisse-Pulsif  SanJugeman à bord. Voilà une semaine que NPS se cherche dans nos corridors. Disant principalement "Ça va bien?" de manière trop affectée et intense. Comme si ça le choquait d'avoir à se réinventer. Mais en même restant impuissant à être en mesure de dire quoi que ce soit d'autres, ne sachant pas complètement à qui et à quoi il s'adresse. Il essaie de s'intégrer dans plusieurs conversations mais y arrive mal. Commençant souvent par "...Dans le temps ce qu'on faisait était..." qui est souvent suivi par un "Oui, mais on ne peut plus fonctionner comme ça parce que..." de notre part. Christ qu'on le sent pas utile. Et potentiellement si nuisible.


La compagnie privée pour laquelle je travaille a un problème, depuis toujours, de "comportement de petit" mais en faisant des chiffres "de gros". On parle de plusieurs millions, par semaine. C'est aussi ce qui me fait hésiter à quitter la boite. Et comme la maison chef est dans la région de Québec, ce réflexe de "caisse populaire" n'est pas près de s'estomper. La région de Québec ne peut nier un complexe d'infériorité par rapport à Montréal depuis toujours. Le maire de la génération X actuel est la meilleure nouvelle qui puisse arriver à la région, capitale du baby boomer depuis les années 60-70. 


L'arrivée de NPS dans nos bureaux est un parfum de Trumpisme qui nous donnent envie d'avoir le nez bouché. Une affiche prônant la distanciation sociale a été oubliée par lui (parce que placée trop haute hihihi...). Je l'ai prise et l'ai placée dans mon cubicule en ligne droite avec mes 4 écrans de travail. Quand il sera derrière moi pour que je lui montre ce que je fais, il l'aura en pleine face. 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne suis pas réfractaire au changement. Mais j'essaie tout de même d'essayer de voir ce changement là comme autre chose qu'un pas en arrière. 

J'y arrive pas trop, encore. 

Week-end, ouvres tes bras. 

jeudi 24 mars 2022

Le Tour Du Chèque


500$

Les plus inattentifs (qui sont souvent les covidiots) ne retiendrons "qu'ils reçoivent du gouvernement  500$" si il leur revenu brut, avant impôt, est de 99 999$ et moins. 

Ce qui n'est ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux. 


Vous ne verrez pas le billet avec la face de John A. MacDonald. Premièrement parce que ce billet n'existe plus. Mais aussi parce qu'il s'agit d'un crédit d'impôts. 

Un

crédit

d'impôts.

Donc applicable afin d'éponger ce que vous devez aux impôts. Contrairement à ce qui a aussi été largement véhiculé, le 500 dollars n'est pas imposable.


Le gouvernement du premier Minus, en faisant cette annonce, dit vouloir combattre l'inflation. Il se drape dans la noblesse, mais le jupon dépasse. Dans 6 mois, on est en élections. Bien que son parti, la CAQ, soit nettement en avance avec 41% (contre 17%, son plus proche opposant) dans les sondages, la région de Québec est d'une telle désolation en accordant un large partie de ses intentions de vote au parfaitement ridicule et clownesque parti d'Eric Duhaime (le parti au 2ème rang) que très clairement, il compte tenter de séduire une partie de son électorat à lui. Les 35-45 ans, avec enfants, gagnant moins de 100 000$, à deux, ou se partageant des enfants, et qui en ont soupé des mesures sanitaires. 

Le parti Conservateur d'Eric Duhaime, c'est un peu les Bruins de Boston. Les Québécois, fans des Bruins de Boston, sont d'abord et avant tout des ANTI-Canadiens. Parmi les gens qui ont dit aux sondeurs qu'ils voteraient pour Duhaime et ses guignols, il y a beaucoup de simples ANTI Legault. Duhaime l'a aussi compris, il en parle tous les jours,  avec obsession, critiquant Legault 6 à 7 fois par jour tout en ne proposant jamais rien. Mais ça fonctionne. Ça nourrit le "Fuck Legault". 


Ceci étant dit, à tous ceux et celles qui parlent de dictature ici, au Québec ou au Canada d'Amérique, rendez-vous à Moscou avec une affiche "Fuck Poutine".  Vous allez goûter à une vraie dictature, croyez-moi. Rédigez votre testament avant, toutefois, je vous le conseille.  

Il ne fait aucun doute que ce budget, présenté cette semaine, aux Québécois, suggérant un cadeau de 500$ par adulte gagnant moins de 100 000$ brut, par année, est aussi une envie qu'on vote pour ce parti dans 6 mois. Ce 500$ sera quand même remis à 94% de la population adulte au Québec. 6 millions et demi ou presque. 


C'est très critiquable. Je ne doutes pas que plusieurs familles en bénéficieront grandement. C'est 6,6 épiceries en dollars Phillipe Couillard. Ce dernier avait confirmé sa déconnexion du réel en disant qu'une famille pouvait faire des épiceries de 75$ par semaine au Québec et bien vivre. Il était Premier Minus du Québec, ce pignouf.   


Ce 500$ est une mesure ponctuelle, qui représente 1,37$ d'économie par jour sur un an. Si on ne laisse pas un trop grand pourcentage de ce 500 aux Impôts. Je sais que je n'y toucherai pas gros. L'an dernier, j'ai payé des deux côtés. Ma conjointe ne touchera rien, elle défonce le 100 000$. Mes enfants, en profiteront. Ce sont eux qui en ont besoin, ce sont eux qui approchent le moment de s'acheter des logements. Ce qui est infaisable pour leur génération, en ce moment.   


Mais aussi, combat-on l'inflation en huilant le feu ? On injecte plus de 3,2 milliards dans 94% du peuple. L'amoureuse est dans le 6%, parmi les 400 000 qui gagnent "trop". Mais faut la voir travailler jour et nuit 6 jours sur 7. Je vous écris ceci un mercredi, 18h21, et elle ne revient pas à la maison avant 21h30. Nooooooooooooooooon elle n'a pas d'amant(e) bande de comiques. Elle bosse comme une folle. Pas surprenant qu'elle soit ainsi payée follement. 

Stéphanie Grammond ne se trompe pas en faisant un parallèle avec Maurice Duplessis qui pavait les routes, seulement pour ceux dont il était certain qu'ils votaient du "bon bord". Autres temps, autres moeurs. 


Mêmes techniques un brin risibles. Risible en tout cas de penser que C'est pour lutter contre l'inflation.

Ce budget est le même vieux monsieur avec ses bonbons pour attirer les enfants. 

Je suis pas un fan de Legault,. Comme 6 Québécois sur 10 au Québec le dit les sondages. On les sait nerveux en ce moment. Eric Caire hier agressait verbalement le maire de Québec sur sa vision du transport à Québec. Bruno Marchand est toujours dans une lune de miel qu'il ne donne pas de raisons de se terminer. Legault le sait. Il a vite isolé son député de La Peltrie pour le sommer de s'excuser. Ce que Caire a tweeté ou Facbooké en fin de journée. 


D'ici les 6 prochains mois, on sera dans toutes sortes de calculs.

Ce budget était une première mise dans le casino électoral de l'automne.    

C'est encore le peuple qui aurait le dernier mot.

Ce que Legault a clairement fait cette semaine, c'est de piger de mettre du crémage sur la tarte des potentiels électeurs d'Eric Duhaime ou des anti-toutes.   

Surtout pas une lutte contre l'inflation.   

mercredi 23 mars 2022

Loup Dans La Peau d'un Loup


HBO rend disponible Phoenix Rising, un documentaire en deux parties de Amy J.Berg tournant autour de l'actrice Evan Rachel Wood et des ses allégations d'abus, alors qu'elle fréquentait le musicien Marilyn Manson, entre 2006 et 2011. 

La série fait le drôle de choix d'utiliser par moments de l'animation montrant Wood incarnant une sorte de poupée chérubine et Manson en macabre monstre, ce qui me semble légèrement appuyé puisque ce qui traine comme histoire autour d'eux est déjà passablement horrifiant. 


Lors de leur relation instable de presque 5 ans, Wood prétend que Manson l'a fouetté d'un fouet aux couleurs nazies, a gardé ses plaies bien vivantes en les ranimant avec un jouet sexuel électrique, a eu des relations sexuelles avec elle alors qu'elle était sans connaissance, l'a forcée à boire son sang, pendant qu'il buvait le sien. Elle le soupçonne aussi de l'avoir maintes fois droguée, s'étant réveillée souvent sans avoir pensé vouloir se coucher. Elle dit avoir été si traumatisée qu'elle a pensé que son cerveau aurait peut-être, en partie, été calcifié et que la vie n'a plus jamais goûté la même chose par la suite. 

Manson nie tout. Et répond comme il le fait toujours, par une contre-poursuite. Depuis la fin des années 90, c'est un réflexe naturel de sa part. Il avait fait cela quand on l'avait associé à tort à la tuerie de Columbine, au Colorado. Manson et ses avocats prétendent à leur tour que tout est faux et que Wood tente de trouver des acolytes pour coordonner leurs mensonges. Mais plus d'une douzaine, dont plusieurs n'ont jamais rencontré Evan Rachel Wood, ont confirmé à peu près les mêmes choses. Ce serait un vrai monstre. Un loup dans la peau d'un loup.


Les hystériques, aux États-Unis, les religieux surtout, ont inventé toutes sortes de choses autour de Manson. Qu'il agressait des enfants sur scène, qu'il tuait d'innocents animaux, que ses gardes de sécurité droguaient, avec de l'extasy liquide, certains fans pour lui. Mais ça, c'était faux. Ça lui donnait aussi de la marge pour faire du vrai. Comme peut-être ce dont il est accusé. Ça lui permettait aussi de dire à tous que son personnage n'était qu'un personnage offensant qui forçait les gens au débat et à la réflexion. Que peu importe ce qu'il faisait, c'était de l'art de performance. Un clin d'oeil/commentaire éditorial sur l'hypocrisie aux États-Unis et en Amérique du Nord, baignant comme un poisson agile dans les eaux de l'immoralité. 


Je n'ai jamais mordu à ses hameçons. Ça avait trop peu à voir avec la musique. Je n'y voyais que du marketing. Une manière de vendre sa personne. Je ne connais aucun de ses morceaux musicaux et m'intéressait peu à lui. Mais son sort est digne d'intérêt si il a fait ce qui lui est reproché. Quand il a dit qu'il s'était tranché le corps 158 fois, on ne pouvait qu'y voir du théâtre. Même chose quand il utilisait de l'imagerie nazie. De la provocation. Wood dit que Manson avait parlé d'Hitler comme de la première star rock. Elle trouvait ironique qu'il prétende se faire mal physiquement alors qu'en privé, c'était elle qui encaissait les coups. Les actes de viol et d'agressions physiques non consensuelles ne peuvent pas être qualifiés de performance artistique quand il n'y a pas de public pour le savourer. Il filmait apparemment ses victimes, les forçant à dire des choses racistes et immondes, afin d'ensuite, faire du chantage si ces gens voulaient révéler des choses. Manson lui-même a déjà dit que la ligne entre la réalité et la performance artistique est souvent brouillonne. Dans son autobiographie de 1998, il disait que si "il s'en sort", c'est parce qu'il se cache derrière un "personnage". Mais que pour lui, tout ça est beaucoup plus. Que toute sa vie est du théâtre. Qu'il s'agit de son art à lui. 


Le défi de tourner sur la croisade de reconstruction d'Evan Rachel Wood est de filmer Manson comme personnage secondaire sans que l'extraterrestre géant, manipulateur de couteaux, éléphant dans la pièce, ne prenne toute la place et ne minimise tout ce qu'il y a autour. Son art aussi, semble-t-il. Wood a parlé d'abus de la part d'un ex en 2016, sans le nommer. Quand elle a nommé Manson, c'était à l'intérieur du délai de 3 ans, délai qu'elle, et d'autres victimes d'abus, veulent prolonger à 5 ans. Avoir une limite de temps pour dénoncer est d'un ridicule immense. Wood avait 18 ans quand elle a commencé à fréquenter Manson qui en avait 37. Née dans une famille d'acteur, elle a fait de la télévision presque tout de suite avant d'être révélée, à 18 ans, dans l'excellent Thirtheen. Mais le personnage de ce film a donné un peu le ton à sa personne, prétend-elle. Et quand elle le rencontre pour la première fois, dans un party au Château Marmont, Manson est un artiste établi. Et elle, elle mord à l'hameçon. Il se présentait intellectuel, réfléchi, porte-parole des gens non traditionnels. Ils ont principalement parlé art et projets artistiques pendant plusieurs semaines avant que cela ne devienne autre chose. Petit à petit, l'araignée a tissé sa toile. Il l'a isolé de sa famille et de ses ami(e)s. Et ce qui était du sexe est devenu plus agressif. 

Manson aurait étudié la philosophie, l'hypnose, la psychologie criminelle et le psychologie de masse "pour son personnage": un homme qui prend tous les moyens pour qu'on l'aime. Une fois la confiance gagnée, le loup vous mange. Après son autobiographie de 1998, co-écrite avec un ancien auteur du New York Times, sentant peut-être qu'il avait trop révélé, il calculait déjà comment s'en sortir en disant qu'il était certain qu'il nierai bientôt ce qu'il disait dans le livre, blâmant la drogue, le co-auteur ou tout simplement les deux. 


Wood a eu une révélation et un profond soulagement quand un ancien proche collaborateur de Manson, Dan Cleary, a confirmé que tout ça était très vrai. Et que Manson, il l'avait vu, avait "brisé" volontairement Wood. Que c'était son but. D'autres femmes se sont aussi manifestées. L'une d'elle a révélé qu'il l'a forcée à se faire tatouer le mot "fat" sur la cuisse. Une autre a dit avoir eu de force, tatoué dans l'intérieur de la cuisse, les initiales M.M. Wood, et ses victimes disent d'une seule voix que l'art de Manson, c'est l'abus. 


La chanteuse/actrice Taylor Momsen, à 18 ans, elle aussi, était sur scène avec lui, en tournée et se faisait agripper les seins devant tout le monde, se faisait tenir la gorge par le géant qui lui plaçait la tête au niveau du sexe. Les transgressions de Manson étaient très publiques. Momsen ne s'en est jamais plainte. Elle prétend même s'être amusée. Manson a dit, devant témoin, qu'il avait besoin de glace pour le vagin de sa copine d'alors, Lindsay Usich, avec laquelle il avait "5 congrès sexuels" par jour. Un journaliste a aussi dit s'est fait pichenotter les testicules après lui avoir demandé si Manson était bien différent de son personnage. 


Esme Bianco, elle, ne s'est pas amusée non plus avec MM. Elle l'a poursuivie l'an dernier, une cause toujours pendante (jeux de mots cruel involontaire), pour l'avoir fouettée sans son consentement et ensuite avoir gardé active ses plaies, à l'aide d'un jouet sexuel électrique...Vous voyez l'écho ? Histoire pratiquée ou choc réel ?  Ce sera aux autorités d'en juger. La défense habituelle de Manson, qu'il fait de l'art de la sorte, est si comprise par certains de ses fans que certains allèguent qu'il font de même avec leurs amies. 


Manson les poursuit pour diffamation. Wood et l'activiste Illma Gore qui apparait aussi dans la série. Il a gagné sa cause contre les journalistes qui l'associaient à la tuerie de Columbine. Il a contre-poursuivi les maisons de disques qui l'ont enregistré et les musiciens qui l'ont accompagné. 

Ce qu'il prétend dans ses écrits et sur scène, vrai ou inventé, est souvent plus graves encore que ce qui est présenté comme horreur. 

Dans son livre, il parle de cette Femme qu'il avait violemment blessé, qu'il continuait à frapper, sur laquelle il crachait tout en essayant de l'égorger. Elle ne s'était jamais défendue. Elle ne faisait que pleurer et Manson n'en avait jamais eu pitié.


Cette Femme n'était pas une copine de 18 ans. C'était sa mère.    

Que ce soit vrai ou pas, il a sciemment choisi de raconter ça. Marilyn Manson sera ce que vous voudrez qu'il soit. Tant que c'est lui qui raconte. Mais ne veut pas être ce qu'Evan Rachel Wood veut nous faire comprendre.


mardi 22 mars 2022

Humour d'Ados de Coin de Rue D'Amérique Dans Les Années 80


Norm MacDonald  (1959-2021)

Était étudiant au bout de ma rue quand j'étais ti-cul. A fait son secondaire tout près de chez moi, les 5 premières années de ma vie.

Au Dakota du Nord, un chasseur a passé très près de la mort quand un collègue chasseur lui a tiré dessus pas mégarde sur la poitrine. Chanceux, il avait dans la poche de sa veste avant un large couteau qui a fait dévié la balle qui se dirigeait alors vers son coeur. On sait que les États-Unis ont un problème d'armes à feu quand ses habitants se font tirer dans le couteau.


Le "docteur suicide" Jack Kervorkian surpris la cour du Michigan en hurlant en plein procès "Ceci est un lynchage!". En effet quand tous les gens présents se sont retournés, M.Kervorkian venait de pendre quelqu'un. 


La femme de l'ex-président Ronald Reagan a confirmé la semaine dernière que son mari se portait très bien et qu'il montait à cheval et tranchait du bois. Malheureusement quelques témoins oculaires ont aussi confirmé qu'il montait du bois et tranchait du cheval. 

Plus tôt cette semaine, Marlon Brandon s'est excusé d'avoir dit à Larry King, en direct à la télévision qu'Hollywood était contrôlé par les Juifs. Les leaders Juifs ont aussitôt annoncé que Brando pourrait dorénavant travailler à nouveau à Hollywood, si il le souhaitait, maintenant. 

À Walnut Creek, en Californie, quiconque rend son arme peu obtenir un rendez-vous avec un psychiâtre gratuitement. Quiconque ne rend aucunement ses armes, peu, en revanche, obtenir absolument TOUT, gratuitement. 


 Selon sa désormais controversée biographie, Elizabeth Taylor aime faire l'amour bruyamment, agressivement et souvent. C'est un drôle de hasard puisqu'elle aime aussi manger bruyamment, agressivement et souvent. 

Dans les palmarès musicaux le meilleur vendeur de la dernière semaine était Better Than Ezra. Au second rang? Ezra. 

Une nouvelle étude du FBI nous annonce qu'il est plus rare de se faire assassiner par quelqu'un qui vous connait que par un(e) pur(e) étranger(e). Leur conseil? présentez vous à absolument tout le monde.


Le mariage de Julia Roberts et Lyle Lovett est officiellement terminé. Le moment clé serait survenu quand Julia Roberts a réalisé qu'elle était Julia Roberts et Lyle Lovett a réalisé qu'il était Lyle Lovett. 

 Le bureau de poste à annoncé qu'il lancerait un nouveau timbre en hommage au plus vieux métier du monde, celui de prostituée. Il s'agirait d'un timbre de 10 sous mais si vous voulez le lécher, c'est 25 sous. 

(adapté au années 2010 la dernière)

La chanteuse Shakira a annoncé qu'elle déménageait, sans préciser où, puisqu'elle en avait assez de ce voyeur qui rôdait autour de chez elle tous les soirs. Ça m'a beaucoup surpris car j'ai passé le 8 derniers mois dans les buissons de sa résidence, près de sa fenêtre de chambre et n'ai jamais aperçu cet homme. 

Norm MacDonald est décédé il y a 6 mois du cancer. 

Il avait 61 ans. 

Mais était très à l'écoute de celui qu'il était entre 12 et 17. 

lundi 21 mars 2022

Un Film Entre Amis

J'ai acheté un film les yeux fermés. Sur le seul fait que je connaissais et aime bien le réalisateur, ses univers, et surtout, parce que la bande annonce semblait m'offrir une soirée entre amis dans sa distribution. Tout juste avant la cérémonie des Oscars, remise de prix distrayante mais dont la valeur et la portée restent inégales, je l'ai finalement écouté.


Le film en soi est un exercise de style très réussi. Un baiser soufflé à la France et au cinéma de Jean-Luc Godard, mode 1967. J'ai aussi adoré Godard durant cette période. Que je n'ai pas connu étant né en 1972, mais bon.  La distribution du film est tout simplement formidable. 

Des amis je vous dis. Des gens que j'ai aimé facilement sur 3 oeuvres. 1h47, mais je vous parles de 26 de ses interprètes.  

Je vous présentes (ou pas) des amis. *


Benicio Del Toro: Je ne me souviens pas de lui dans Licence to Kill, The Indian Runner ou Fearless, trois films que j'ai vus et aimé alors. Il y tenait assurément des rôles de soutien. C'était à ses débuts, dans les jeunes années 90. Je le remarque pour vrai pour la première fois dans The Usual Suspects. Je ne me rappelle pas de lui non plus dans The Funeral d'Abel Ferrera. Mais là où je l'oublierai jamais, puisque j'en ai le livre et ai acheté le film, c'est dans la peau de Dr.Gonzo pour Fear & Loathing in Las Vegas de Terry Gilliam, inspiré du récit journalistique de Hunter S.Thompson. Fabuleuse débauche hallucinée. La même année, il brille dans Traffic de Steven Soderberg, un film que j'aimerais bien revoir. Il se mérite l'Oscar du meilleur rôle masculin de soutien pour ce film. Je l'ai aimé dans 21 Grams de son ami Alejandro Gonzalez Inarritû. Je l'ai chez moi, dans ma vidéothèque pour Sin City et Inherent Vice et l'ai trouvé parfait dans Che et irréprochable dans Sicario. Parce que je sais qu'avec Scarlet Johansson, le feu a brûlé, au moins une fois dans un ascenseur,  j'aimerais bien les voir tous les deux dans le même film. Le feu c'est toujours fascinant. 


Adrien Brody: Je ne me rappelle pas de lui dans New York Stories, son premier film. Il  avait 16 ans. (dans le sketch de Coppola qui comprenait une ado ?). Remarqué dans The Thin Red Line (et dans ma vidéothèque), encore plus en punk de 1977 dans Summer of Sam (aussi dans ma besace), très apprécié dans The Pianist pour lequel il a eu pas mal toutes les récompenses possibles, encore parmi mes films sous la direction de Woody Allen pour Midnight in Paris, il est encore apparu dans ma vidéothèque avec The Grand Budapest Hotel, justement, de Wes Anderson. Il reviendra souvent, ce film-là. 


Tilda Swilton: Je ne me rappelle pas d'elle dans Aria, collectif que j'avais beaucoup aimé, dans le segment de Derek Jarman. Je l'ai découverte, splendide, dans Orlando. Réaperçue et aimée dans The Beach de Danny Boyle. Tout simplement parfaite dans The Deep End, présente dans Vanilla Sky, bien que je ne m'en rappelle pas, dans ma vidéothèque pour l'excellent Adaptation de Spike Jonze, toujours pertinente dans Broken Flowers de Jim Jarmush, encore dans ma vidéothèque pour Thumbsucker, The Curious Case of Benjamin Button, The Grand Budapest Hotel et Burn After Reading, drôle dans Hail Ceasar!, j'étais conquis quand je la revois dans le meilleur clip de mon idole, David Bowie, en fin de carrière. Swilton est une valeur ajoutée à toute création artistique.


Léa Seydoux: OUI ! je suis amoureux de Léa Seydoux. Depuis que j'ai aperçu sa moue boudeuse et ses yeux en amandes, dans un clip de Raphaël, en 2005. J'ai son intense présence dans ma vidéothèque pour La Vie d'Adèle et Inglorious Basterds, l'avait fort appréciée aussi dans Grand Central, Le Roman de Ma Femme, La Belle Personne, L'Enfant d'en Haut et Les Adieux à la Reine. Mais ne l'avait pas trouvé à la hauteur ni dans Juste La Fin Du Monde et dans No Time to Die. Dans le premier, elle était mal dirigée et en faisait beaucoup trop. Dans le second, son personnage exigeait une certaine ambiguïté et de complexes incertitudes. Là aussi, elle était, selon moi, mal dirigée. Ou étais-ce le montage qui ne lui rendait pas justice? Peu importe, sa présence me plait toujours. Elle est désordre et intensité.  


Frances McDormand: J'étais aussi très amoureux de Frances McDormand dans Blood Simple, quand j'étais pré-ado. Le coup de foudre est devenu admiration pour Raising Arizona, Miller's Crossing, Barton Fink, Fargo, Almost Famous, The Man Who Wasn't There et Burn After Reading, tous des films que j'ai dans ma vidéothèque. Je l'ai aussi aimée dans Mississippi Burning, Darkman, Hidden Agenda, Short Cuts, Beyond Rangoon, Wonder Boys, This Must Be The Place, Promised Land (même si son personnage était incohérent), Hail Ceasar ! et j'ai réservé Three Billboards Outside of Ebbing, Missouri à la Vievliothèque.


Timothée Chalamet: Découvert dans l'excellent Call Me By Your Name, je l'avais apparemment aussi vu dans Interstellar, mais ne l'avait gardé en mémoire. Dans Lady Bird, il est en rôle secondaire mais parfait. Secondaire aussi pour Little Women, où il volait les scènes dans lesquelles il jouait. Je l'ai aimé dans Don't Look Up, mais encore plus dans Dune, que j'ai acheté. Je le verrais dans A Rainy Day in New York de Woody Allen, mais c'est introuvable. 


Jeffrey Wright: Je l'aurais vu dans Presumed Innocent, quand j'étais ado, mais ne l'ai pas retenu. C'est dans Basquiat, 6 ans plus tard, qu'il me jette par terre avec sa performance dans le rôle titre. J'achète le DVD, des années plus tard. Il est aussi sur mon DVD de Celebrity, de Woody Allen. Il sera de Ali, de Micheal Mann, il sera de l'excellent Broken Flowers, de Jim Jarmush. Il est dans mes dvd de James Bond, dans Casino Royale, version 2006. Il sera Colin Powell dans W. d'Oliver Stone. Je l'ai vu dans The Ides of March de George Clooney, l'ai suivi dans les séries télés Boardwalk Empire et Westworld.  Je l'ai vu dans The Hunger Games: Catching Fire et The Hunger Games Mockingjay Part I & II. Je l'ai finalement vu dans No Time To Die


Mathieu Amalric: Je l'ai vu dans Alice & Martin et dans Fin Août, Début Septembre. Un visage félin comme le sien, ne s'oublie pas. Puis je l'ai vu Munich, de Spielberg, livre formidable et film tout aussi remarquable que j'ai dans ma vidéothèque. Il était du Marie-Antoinette de Sofia Coppola et de Le Scaphandre et le Papillon, de Julian Schnabel. Je l'ai dans ma vidéothèque pour le James Bond Quantum of Solace, mais ne l'ai pas regardé encore (c'est un coffret acheté y a pas si longtemps). Il était de Cosmopolis de David Cronenberg et The Grand Budapest Hotel


Bob Balaban: Il était apparemment un jeune étudiant dans l'excellent Midnight Cowboy que j'ai vu. Il était aussi de Close Encounters of the Third Kind, que j'ai dans ma vidéothèque, d'Alice, Deconstructing Harry, de Woody Allen, que j'ai aussi parmi mes films de collection. Il est de Little Man Tate et Bob Roberts que je vois et apprécie, au début des années 90. Il est du très bon Clockwatchers de Milton Lasky. J'ai ses performances dans 2 films que j'adorent dans ma vidéothèque qui sont Ghost World et Gosford Park.  Il est musical dans A Mighty Wind et apparait dans Capote. Je l'ai encore dans The Grand Budapest Hotel. L'ai aussi entendu dans Hitchock/Truffaut


Bill Murray: Je le connaissais, enfant, de Ghostbusters. Il se jouait lui-même dans She's Having a Baby. Il me faisait rire dans What About Bob?, Groundhog Day et Ed Wood. Il était de Wild Things et j'ai acheté Rushmore, découvrant et séduit par Wes Anderson. Il sera aussi de The Royal Tenenbaums que j'ai dans ma vidéothèque. J'ai aussi Lost in Translation de Sofia Coppola, merveilleux film aérien. Je l'ai vu et aimé dans Coffee & Cigarettes et Broken Flowers de Jim Jarmush. Il était aussi de The Life Aquatic with Steve Zissou. Il fera un caméo pour The Darjeeling Limited et sera aussi de The Grand Budapest Hotel.   


Owen Wilson: Il était apparemment de As Good As it Gets, mais je ne m'en rappelle pas. Il était de l'excellent Rushmore. Grand ami et co-conspirateur des projets de Wes Anderson depuis le début il est aussi de The Royal TenenbaumsThe Life Aquatic with Steve Zissou, The Darjeeling Limited et The Grand Budapest Hotel. Je l'ai aussi dans ma vidéothèque pour Midnight in Paris et Inherent Vice. Il amusait dans Zoolander, Meet The Parents et Night At The Museum. Bien qu'il soit majoritairement drôle, il rate un suicide en 2007.

Christopher Waltz: Je l'ai d'abord découvert, comme pas mal tout le monde, avec Inglorious Basterds. Il est de Water For Elephants, Carnage et Django Unchained. J'ai aussi ce dernier dans mon coffret Tarantino. Il était de No Time to Die, mais non, je n'ai jamais vu Spectre


Cécile De France: Découverte dans L'Auberge Espagnole, que j'avais beaucoup aimé alors, elle était aussi fameuse dans Mademoiselle de Joncquières. Ces films ne se sont pas toujours rendus chez nous. Même assez rarement je dirais. Mais son nom est gage de qualité en ce qui me concerne. 

Hippolyte Girardot: Il était de Prénom Carmen, de Godard. Je l'ai chez moi dans Manon Des Sources. Il était aussi d'Un Monde Sans Pitié d'Eric Rochand. Je l'ai vu dans Après L'Amour de Diane Kurys. Lui aussi, les films le mettant en vedette sont plutôt rares par chez nous mais là où je l'ai vu, le film était de qualité.


Liev Schrieber: Découvert dans Party Girl, que j'ai dans ma vidéothèque, j'allais le retrouver dans les pastiches de films d'horreurs, Scream, Scream II et Scream III. Je l'ai aimé dans The Daytrippers. Je l'ai aimé dans Big Night de (et avec) Stanley Tucci, pendant un temps, il était définitivement le roi des films indépendants. Il était très bien dans The Hurricane. Il a adapté et réalisé un livre que j'avais beaucoup aimé dans un film qui rend justice au produit original et qui met aussi en vedette le chanteur Ukrainien de Gogol Bordello, Eugene Hütz, Everything Is Illuminated. Il était de Spotlight, Oscar du meilleur film de 2016. Je le verrais aussi dans A Rainy Day in New York de Woody Allen si ce film était accessible quelque part. On entend sa voix dans Don't Look Up


Willem Dafoe: OOOOOOOOOOh que je l'aime celui-là, depuis longtemps. Depuis mes 14 ans en fait. Découvert héroïque dans Platoon, que bien sur j'ai ici, devant moi, je l'ai aussi adoré partout. Je l'ai aussi dans The Hunger, à 27 ans, dans une cabine téléphonique. Je ne me rappelle pas de lui dans Heaven's Gate de Micheal Cimino. Pas plus que dans To Live and Die in L.A. tous vus seulement une fois. Il était un formidable Jésus dans The Last Temptation of Christ. Il était parfait dans Mississippi Burning.  Je l'ai dans Born on the Fourth of July, et dans Wild at Heart de David Lynch. Je me suis reconnu dans Light Sleeper. Il était sous l'emprise du charme de Madonna dans Body Of Evidence et de la suite ordinaire des Ailes du Désir, Faraway So Close. Je l'ai aussi dans Basquiat. Il était de The English Patient. Je l'ai aussi pour American Psycho. L'ai aimé dans Auto Focus, The Life Aquatic With Steve Zissou, Il fait un cameo dans The Aviator. Je l'ai dans The Grand Budapest Hotel. On entend sa voix dans Finding Nemo (qu'on a, ici, aussi). Je l'ai finalement adoré dans The Florida Project.  

Edward Norton: Je l'ai découvert dans Everyone Says I Love You, de Woody Allen. Puis, il était de The People Vs Larry Flint, la même année. Je l'ai aimé dans Rounders. Ai acheté (donc je possède) Fight Club. Je l'ai aimé dans The 25th Hour. Je l'ai pour The Grand Budapest Hotel


Saoirse Ronan: Je l'ai découverte, comme tout le monde, extraordinaire dans l'excellent Atonement, que j'ai ici dans ma vidéothèque. Elle était alors enfant et était si bonne qu'on l'avait aussi nommée aux Oscars pour sa performance. Je l'ai aussi, adulte, dans The Grand Budapest Hotel. L'ai adorée dans Brooklyn, vu en salle, Lady Bird et Little Women. En plus de la trouver toujours charmante dans un clip d'Ed Sheeran. My irish gal


Elizabeth Moss a été découverte par Mad Men, pour moi. J'ai toute la série dans mes coffrets. Elle est aussi formidable dans la série The Handmaid's Tale dont nous avons 3 saisons. J'avoue avoir vu The Last Supper, mais n'avait pas retenu sa performance. Je l'ai vue dans Girl, Interrupted, qui nous avait fait connaître Angelina Jolie. Je l'ai, chez moi, dans l'adaptation de l'excellent livre de JG Ballard, High Rise. Elle a un rôle secondaire dans Us de Jordan Peele. Je l'ai aussi vue, récemment dans The Invisible Man


Jason Schwartzman: Co-conspirateur depuis toujours de Wes Anderson et un des 4 mousquetaires avec Anderson, Wilson et Roman Coppola, je l'ai découvert par Rushmore. Je l'ai aussi pour Spun de Jonas Akerlund. J'avais aussi une copie promo de Slackers que je n'ai pas écoutée toutefois. I Heart Huckabees n'était pas 100% réussi, mais il y était intéressant. Je l'ai dans The Hitchicker's Guide To The Galaxy et The Grand Budapest Hotel. Je l'ai vu et aimé dans Marie-AntoinetteTa Darjeeling Limited, Scott Pilgrim vs The World et Big Eyes


Fisher Stevens: Je l'ai connu, tout jeune, alors que j'étais ado, dans Short Circuit. Il sera du très bon Reversal of Fortune qui donne à Jeremy Irons, son premier Oscar du meilleur acteur. Il sera du très bon Bob Roberts de Tim Robbins. Je l'ai, chez moi, dans Anything Else, de Woody Allen. Je l'ai aussi pour The Grand Budapest Hotel. L'ai croisé dans Hail Caesar! des frères Coen.

Griffin Dunne: Je le découvre dans After Hours de Scorsese, j'étais ado. Je le recroise dans Naked in New York, film qui contient deux mots qui m'attirent. Je le vous aussi dans The Pickle, même si il n'y est pas crédité au générique. Je l'ai chez moi pour le chef d'oeuvre de Robert Redford Quiz Show. Je pense avoir vu Addicted to Love, mais ne me rappelle pas de lui, dedans. Il était de 40 Days and 40 Nights que j'ai vu parce que l'amoureuse voulait le voir. Je le vois aussi dans Dallas Buyer's Club de Jean-Marc Vallée. 


Anjelica Huston: Je la vois et l'aime dans This is Spinal Tap. Elle est dans ma vidéothèque, chez Woody Allen, pour l'excellent Crimes & Misdemeanors. La distribution est parfaite dans The Grifters avec Annette Benning, John Cusack et elle, en blonde. Elle est une excellente Morticia pour The Addams Family. Elle sera elle-même dans The Player. Que je cherche à acheter depuis longtemps. Il s'agit d'un incontournable film pour les scénaristes. Elle est de The Crossing Guard et de Buffalo '66. Je l'ai, chez moi pour The Royal Tenembaums. Je l'ai vue (mais n'ai pas) The Life Aquatic with Steve Zissou. J'ai Art School Confidential dans ma vidéothèque, me semble pas l'avoir écouté encore. C'était une promo copie d'un de mes anciens boulots. Je la vois dans The Darjeeling Limited.  


Angelica Bette Fellini: Je ne l'ai vue nulle part ailleurs que dans The French Dispatch, mais dans chacune de ses scènes, je suis amoureux d'elle. Je ne pense même pas qu'elle bouge dans ce film. Elle est continuellement assise sur le même bureau, et fait balancer ses jolies jambes tout le temps. Elle active le fétichiste des cuisses en moi. J'ai envie de la suivre ailleurs. 


Jarvis Cocker: Chanteur de Pulp, dont l'album de 1995, Different Class est un des fait musicals marquants pour moi dans les années 90. J'ai une liste de lecture de 2h23 de Pulp sur mon téléphone. J'ai aussi un CD d'un album solo de Jarvis Cocker. Ce dernier n'est pas toujours responsable de la musique des films de Wes Anderson, mais la musique dans les films de Wes Anderson est TOUJOURS parfaitement bien choisie. Toujours dans mon registre. Entre amis, je vous dis.   


Wes Anderson: Ben vous voyez les noms des mêmes films qui reviennent tout le temps. C'est un gars qui tourne entre amis. 

TOUT ce monde est impliqué dans le dernier effort de Wes Anderson, The French Dispatch.

Un bel exercice de style de haut calibre où parfois chaque plan ferait une splendide affiche chez moi. Esthétiquement très Jean-Luc Godard, circa 1965-1967. 

Content d'avoir acheté ce film les yeux fermés. Je ne me trompais pas. C'était un film d'amis, entre amis. 

*Je ne mets pas d'hyperliens, je vous laisse travailler un peu, je suis personnellement essoufflé.