samedi 25 décembre 2021

Nos Cerveaux Conspis


Un virus créé en laboratoire pour dépeupler la planète.

Un dangereux vaccin pour injecter des micro-puces.

Une pandémie créé de toutes pièces par les élites mondiales.

Une pandémie causée par la 5G. 

Ces deux dernières années, ces idées conspirationnistes ont séduites des millions de personne de par le monde. Personne n'est à l'abri, nous sommes tous programmé pour y croire, tristes humains. 


Personne n'est complètement logique et on échappe jamais à nos origines. Ça peut être partout de nous, on est tous restés surpris par les sceptiques du vaccin, les ignorants assumés, le délire, là où ne s'y attendais pas toujours. 

Dès le début de la pandémie, lors de l'exposition du danger et de la confusion qui en naissait, nos cerveaux nous ont préparé à faire face au danger et surtout à réagir aux menaces. Quand on a peur, quand on vit d'angoisses, on essaie spontanément de donner un sens à ce qui se passe. 


Il y a plus de 300 000 ans, les chances d'être assassiné par une tribu hostile était réelles et un danger perpétuel. Nos têtes ont donc appris très tôt à se méfier de groupes inconnus. Le racisme y serait probablement né. Considérez sa survie n'est donc aucunement irrationnelle depuis la nuit des temps. Anticiper les complots nous as été utile à travers l'histoire, les sociétés se sont énormément transformées depuis 12 000 ans, mais ce ce n'est pas tant en terme évolutionnaire. Nos cerveaux ne progressent pas aussi vite. Regardez la France et le rôle des Femmes en société. Les États-Unis et leurs relations avec leur population afro-Étatsunienne. Le Québec et ses "valeurs nationales". 


Après la peur vient la quête de sens. Le manque d'informations, en général, déstabilise, créé de l'incertitude. Est-ce si surprenant que les covidiots, anti vaxx et désinformateurs soient pour la plupart plutôt ignorants ou sans éducation? Nous avons donc le réflexe de chercher un sens à ce qu'on ne comprend pas. Nos cortex temporels médians sont responsables de chercher des causes aux évènements. Nos cerveaux peuvent alors refuser le hasard comme une pandémie mondiale et chercher/créer des coupables. Quand les gens ont peur, ils surestiment souvent les intentions hostiles e pourraient avoir les autres.


Cette réaction est dû au carrefour temporo-pariétal, zone responsable de la perception des intentions. Tracer des liens est aussi un de nos réflexes naturels de survie. Ceci est contrôlé par notre cortex préfrontal, droit. Mais faire des liens entre des choses qui n'ont rien à faire ensemble est aussi facile que de colporter des rumeurs sportives. Avec le même % de réussite. Une fois rassuré par une sens qu'on s'est créé, on s'y accroche. Et plus la peur est grande, plus on s'y accroche. 


Arrive alors la confirmation. Vous rencontrez des gens qui pensent la même chose que vous, qui doutent aux mêmes endroits que vous et qui vous dises ce que vous souhaitez entendre. La réelle incarnation du terrible mot "influenceur" a pris son sens depuis 2 ans. 

Nos cerveaux rejettent donc toutes les informations qui le contredisent. Comme le fait celui d'un bébé qui a très faim et qui ne comprend pas que cette cuillère qui s'éloigne de sa bouche, reviendra à cette même bouche. Sa réaction sera des pleurs de colère. 


Lorsque l'information devient conviction, elle devient partie intégrante de notre identité. Le cortex insulaire et l'amygdale sont sollicités quand on est alors confronté à de l'opposition, générant ainsi, de l'émotion. Modifier une croyance est une chose, mais modifier son identité en est une autre beaucoup plus compliquée. 

"On est pas complotiste, on est les vrais journalistes" a scandé le désinformateur Alexis Cossette-Trudel de tout son ego.

Journaliste comme vous et moi. 


Menacés par une tribu (de gens masqués) on se colle à une tribu qui craint sur le même rythme que nous. 

Mais ailleurs. 

On s'influence les uns, les autres, on se rejoint comme sur un parterre d'un même show rock. Il faut avoir la maturité de prendre du recul, de monter sur la roche, afin de mesurer la force des vagues, le sens de la crue des eaux et la nature de qui se passe.


Il y en a aussi beaucoup qui n'arrive qu'à réagir.

Ceci dépends de comment nos cerveaux sont construits.

Ou de comment on choisit d'utiliser son intelligence cérébrales.

Nos cerveaux ont tous un fort potentiel conspirationistes.

Question de survie. On a pas tous le même sens de la survie.

vendredi 24 décembre 2021

Noël en Prison


(Librement adapté de John Prine)

C'est Noël en prison. 

Le repas était très bon. 

On a eu de la dinde et des fusils.

Fusils taillés dans le bois.

C'était gentil, c'était délicat.


J'ai rêvé d'elle tout le temps.

Tout mon temps en dedans. 

Et même quand je ne rêve pas. 

Son nom danse sur ma langue.

Son sang difflue dans mes veines.

Est de la même rivière.

Du même flux.

J'y attends l'éternité.


Mère nature n'a rien contre moi.

Viens vers moi.

Cours vers moi.

Viens vers moi, maintenant.


On roule, mon amour.

On roule sous le regard divin.

Au pays de la liberté.

Arrivera enfin ce jour.

Où on ne nous imposera plus rien. 

Où je serai enfin libéré.

Elle me rappelle une partie d'échec.


Avec quelqu'un que j'admirerais

Ou un pique-nique sous la pluie. 

Après un feu dans la prairie.

Son coeur est immense.

Aussi grand que cette cellule.

Aussi grand que cette prison.


Elle est ma bulle de savon.

Elle est plus sucrée que la saccarine.

Elle est ma quête et ma ruine.

Elle est ma drogue, ma morphine.


Jet de lumière du veilleur de nuit dehors.

Le fusil de bois enligné sur son corps.

La neige dans le faisceau lumineux des lampadaires.

Comme le sable sous le soleil.

D'une plage inexplorable.


C'est Noël en prison, c'est sa veille.

Serais-je encore capable?

Serais-je encore capable?

Il y aura peut-être de la musique ce soir.

Ça jouera faux, mais ce sera beau.

Je serai nostalgique.

Je roulerai avec toi. 


Je roulerai avec toi. 

Vers je ne sais pas.

Mais je roulerai vers toi. 



À mes ennemis covidiots, anti vaxx, désinformateurs.

Du pays de la liberté.

Que Dieu vous blessent. 

Joyeux Noël a ceux et celles qui veulent toujours vivre ensemble. 

Ayez la journée que vous vous méritez.

jeudi 23 décembre 2021

Brise de Bristol


J'aime le froid. Quiconque me connaît sait que je suis un amoureux de l'hiver, souffre davantage de la chaleur*, et adore l'automne/hiver dans l'ordre et le désordre.

Rentrant mon chat cette semaine, vers 5h20, après l'avoir sorti, à sa demande, vers 2h45 du matin, je le voyais arriver au loin et je croyais me reconnaître. Entre vampires, on se reconnaît tous.

Quiconque me connaît sait aussi que j'ai toujours voulu vivre dans un condo, que je traite, inconsciemment les maisons que j'occupe comme je le ferais dans un condo, en utilisant principalement une pièce ou deux, seulement, et que je suis très attiré par les villes qui favorisent les condos comme Montréal, Londres ou New York. 


Bristol. 

Dans les années 90, un vent musical extraordinairement intéressant a soufflé (et continue de le faire). Pirates favoris issus de ma (fameuse) bibliothèque musicale téléphonique. Issus de Bristol aussi.

Tricky


Adrian Nicholas Matthews Thaws a perdu sa mère, ou bien suicidée, ou de complications liées à l'épilepsie, ce n'est pas clair. Papa opère le système de son Studio 17, donc très très tôt, le son prend une place capitale dans les oreilles et la vie du jeune jamaicano-anglo-guyannais. Élevé dans un quartier très pauvre, il fraye en mauvaise compagnie et vole des voitures, autant qu'il consomme toute sortes de cochonneries. Il est confié à sa grand-mère, mais préfère regarder des films d'horreur au lieu de se rendre à l'école. Il fait de la prison. Ne voudra plus y retourner. Ne fera pas toujours ce qu'il faut pour ne pas donner raison d'y retourner.


Encore adolescent, il se joint à The Wild Bunch, bientôt devenu Massive Attack, et on le surnomme le "Tricky kid". Le nom restera. Il sera du premier album de Massive Attack. Martina Topley-Bird, 15 ans, fait un morceau musical avec lui, il le montre à Massive Attack qui ne s'y intéresse pas. Ça lui donne alors l'envie d'essayer tout ça tout seul. Hip hop, soul, reggae, mélancolie, sensualité, Tricky lance 16 albums entre 1995 et cette année.


Jusqu'à ses 16 ans, le pauvre homme n'a jamais vécu avec stabilité dans une seule maison complètement. Ça lui a donné un départ, au niveau de l'encadrement familial, déplorable, dysfonctionnel à souhait. Ça l'a nourrit dans son art. Qui lui fera faire du cinéma et du Multimédia. Son trip hop fait la part belle aux invités et me plait beaucoup, beaucoup, beaucoup. Il est même l'une des principales raisons de mon abandon récent au rap.  

Massive Attack


C'est au sein de The Wild Bunch que se rencontrent le DJ Daddy G, Andrew Vowles et la graffiteur devenu rappeur Robert Del Naja. Dans les années 80, ensemble, ils raffinent un son à Bristol. Le succès de Nenah Cherry leur ouvre des portes pour une signature avec les étiquettes de disques. Ils collaboreront d'ailleurs avec Cherry., avec succès. Hip hop, reggae, éclectique influences, down tempo, très nombreux invités vocaux, comme Tricky, mais principalement les choristes Horace Andy et Shara Nelson, leur premier album, en 1991, fera grand bruit. 


Ils lancent 5 albums entre 1991 et 2010, et chaque fois, leur manière de jouer avec les sons impressionne. Comme Tricky, plusieurs de leurs chansons sont sans refrains. Créant du même coup un style aérien atmosphérique plus qu'intéressant. Comme une volute sonore occupant notre espace auditif sans qu'on s'en rende tout le temps compte. Le crescendo est aussi habilement travaillé. L'apport de la guitare est aussi très finement nuancé. La base, dominante. Faisant naviguer parfois entre le psychédélique et le dance. Leur parfaite mixologie musicale les rend impossible à classer dans une seule catégorie musicale. Ils sont forts appréciables. 

Très impliqués dans la conscientisation sur les enjeux climatiques, ils viennent de s'associer à l'Université de Manchester et leur centre de recherche sur le sujet. 

Portishead 


Beth Gibbons et Goeff Barrow se rencontrent dans un programme pour les sans-emploi sous l'ère Thatcher qui leur garantissait 40 livres sterling par semaine afin de partir leur entreprise. Leu bizz, leur buzz, sera musical. En enregistrant un premier morceau, ils travaillent avec Adrian Utley, et à trois, choisissent de prendre le nom d'une ville voisine pour devenir Portishead. 


Malgré leur aversion pour les couvertures médiatiques, leur premier disque est un large succès international. Musique noire pour un film noir pas encore tourné, on parlera même de gothic hip hop. Ils offrent une fenêtre incroyable sur le trip hop et ce sera par eux que je découvre tous les autres.



Portishead sont auteurs de trois albums entre 1994 et 2008. Accents de films d'horreur et de jazz, présence surprenante au cinéma, mais toujours fortuite, la formation est tout aussi ambiante que les deux autres artistes présentés. C'est en commençant une extraordinaire liste de lecture du Portishead qui me plait davantage que j'y ai aussi glissé l'oeuvre de Tricky qui me rejoint et le Massive Attack qui me séduit. 

2h25 de total bonheur certains matins froids. Intimes. Formidables. Près du divin.  

*Je dis ça et dès le 3 janvier, je le cours au Honduras...

mercredi 22 décembre 2021

Rappelle-Moi d'Oublier


C'était le 21 du 12, 2021. 

Presqu'un parfait palindrome.

Je travaillais comme un fou, multipliant les tâches avant le grand congé de Noël. Qui précipitent toujours les choses. Je broyais du sombre. Pas du noir. 

Rappelez moi d'oublier 2021. Qu'on se souhaitait tellement mieux que misérable 2020. Infecté, 2020. Temple de la déception 2020.


2021 n'aura guère été mieux. 

Féminicides vous dites? Dès avril on hurlait partout qu'il fallait freiner le taux de féminicides. Romane Bonnier, Anna Uitangak, Andréanne Ouellet, cette Femme de Parc-Extension qu'on a jamais voulu publiquement identifier, Nathalie Piché, Lisette Corbeil. Zoleikha Bakhtiar, Dyann Serafica-Donaire, Kataluk Paningayak-Naluiyuk, Rebekha Harry, Nadège Jolicoeur, Carolyne Labonté, Myriam Dallaire, Sylvie Bisson, Nancy Roy, Marly Edouard, Elisapee Angma, on ne vous oubliera jamais. Vos proches ne pourront jamais vous oublier. Oublions les identités de vos assassins. Vous avez toutes été lâchement assassinées par un homme parce que vous étiez Femmes. C'est pas une hausse, c'est pas une baisse, c'est tout simplement de trop. Tout le temps. 


Je veux oublier qu'un des assassins s'excusait en assassinant celle qu'il prétendait aimer. Personne n'aime comme ça. Pas les humains. 

Les covidiots, le 15% bruyant de la population Québécoise qui refuse toujours de se faire vacciner, qui retrarde absolument tout, partout, qui représentent plus de 55% des gens en hospitalisation en ce moment. J'ai jasé avec eux cette année. J'ai essayé de mordre le mollet de ces olibrius. C'est souvent des coups d'épée dans l'eau. J'aimerais croire que plusieurs ont changé d'idée. Mais la vérité se trouve ailleurs je crois. Trop sont encore fermement anti-pas-mal-toute. Trop sont encore ferme désinformateurs pour justifier leurs existences, la surdimension de leurs egos et leurs propres peurs. Trop sont parents, encadrement extraordinairement dangereusement leurs enfants. Lu, encore hier, des gens qui se disaient fiers d'avoir été cherché des test rapides de Covid, pour ensuite les faire brûler. Ces gens souhaitent la mort. Rien de moins. C'est complètement absurde. Comment se dessine l'avenir de leurs enfants, ceux qui sont parents?

2021 c'était l'année du buffle selon l'horoscope chinois. Le signe zodiaque chinois est compatible à 96% avec le Coq, à 93% avec le serpent et à 90% avec le rat. C'est presqu'une blague. 


Qui a joué les fiers en kidnappant des personnalités publiques chinoises qui critiquait la Chine, parlaient des avantages à vivre hors de la Chine ou qui confessaient, difficilement, assurément, avoir été sexuellement par un haut dirigeant du pays? La Chine des Chinois.

Qui a été serpent vénéneux ne pensant qu'à l'argent dans le dossier de la fraudeuse de Huawei? La Chine Chinoise.

Qui est tout simplement rat dans tout ça, mais réel rat dommageable pour sa propre société, mais aussi contaminateur mondial à de très, trop, nombreux niveaux? La Chine. Faites-moi oublier cette Chine qui est très certainement nettement mieux. Si on se concentre sur son peuple et non sur ses dirigeants. 

Que vos Olympiques vous ruinent.


Faites-moi oublier que Gilbert Rozon, Eric Salvail, Kyle Rittenhouse ont été innocentés malgré leurs réels crimes dont personne, mais personne ne doute, sinon la loi. Bête comme ça devrait être interdit dans ces trois cas-là. 

Faites-moi oublier Marie-Pier Morin et Julien Lacroix. Pour toujours. Je crois vos toxicités. Rien d'autres. Je n'ai pas envie d'être diverti par vous d'aucune manière. Vous ne connaissez rien au manières.

De toute manière.

Rappelle-moi d'oublier le ministre des Expos, des Nordiques et du chemin Roxham, et amène-nous le ministre du bon sens.
Rappelle-moi d'oublier 2021 que j'aurai travaillé 8 mois sans le salaire promis, sans même atteindre ce qu'on m'avait promis une seconde fois. 

Rappelle-moi que la vie est ailleurs. 

Voilà pourquoi je pond ici, quotidiennement. 

Noël a trop par rapport à Léon. Élu par cette crapule.


Deux palindromes. 

C'était le 21-12-21.

D'ici 2022, svp, année de très grands espoirs, place-là, de loin, les fous; petit-à-petit fous-les loins de la place.  

mardi 21 décembre 2021

1912 en 2021


"On est né nus, et on est morts vêtus"

-D.R. 

 Prenons le bateau de notre dernière année qui s'achève et qui nous achèvent. 

Appelons-le, n'importe comment. Le Titanic, tiens. Beau grand, fier, libre, plein d'ego. 

Invincible. 


Oups! il est frappé par un récif. Ou l'inverse. Sans détour, il sombre. Il coule. L'insubmersible, coule. Lentement mais très certainement. Vous êtes à l'eau et vous gardez tout juste la tête hors de l'eau, nageant un petit peu, faisant du surplace. Il y a vous et quelqu'un que vous ne connaissez pas tout près. Vous êtes forcés de nager en eau froide afin de survivre quand soudainement un autre bateau arrive. Appelons-le, Vaccin. Les deux hommes, appelons-les Alexis et Maxime, sont dans l'eau, sincèrement confus. 


Maxime: "Je n'arrive pas à croire que ce bateau est vraiment en train de couler"

Alexis: "Je n'arrive pas à l'accepter non plus"

Maxime: "Ils ont dit un iceberg, t'as vu un iceberg, toi?"

Alexis: "Personne que je connais n'a vu un iceberg, ça n'existe probablement pas"


Maxime: "Je crois que c'est une job de l'intérieur"

Alexis: "OH my God! c'est certain, tu veux dire un sabotage par quelqu'un qui était sur le bateau? Qui aurait voulu que le bateau coule? "

Maxime "Absolument, collusion".


Alexis: "Il le disait impossible à couler et maintenant il coule? Comment maintenant les croire? Je suis tellement d'accord avec toi!! ceci est un canular monté par les compagnies de bateaux"

Maxime: "Tu es qui, toi?, moi je suis Maxime, Fils à papa qui a pas beaucoup été a l'école"

Alexis: "Alexis, moi aussi fils à papa, émo désorienté, enchanté"

Arrive le bateau Vaccin. De la rampe, crie un homme qui veut les aider.

Homme du bateau: "HEy! nous sommes, le bateau Vaccin. Nous sommes là pour vous aider, pour vous sauver, pour vous protéger."


(douteux) Maxime: "D'où arrive-t-il celui-là?"

Alexis: "Ouin...pas certain d'y faire confiance..."

Homme du bateau: "On va vous lancer des vestes de flottaison, ça assurera votre survie. Accrochez-y vous et on vous ramène en toute sécurité". 

Alexis: "Ça tombe donc bien, tu ne trouves pas? Ça les arrange en maudit ce qui se passe.."

Maxime: "En effet, je ne leur fais absolument pas confiance, des vestes de flottaison? je ne veux pas porter ça, j'ai des droits!"


Alexis: "Qu'est-ce que vous offrez pour souper?"

Homme du bateau: "Qu...quoi?"

Alexis: "QUE SERVEZ VOUS POUR LE SOUPER?"

Homme du bateau: "Je...je ne sais pas...Joue de boeuf, je crois..."

Maxime: "Es-ce que le bar sera à volonté?"



Homme du bateau: "Quoi?"

Alexis: "Maudit que t'es vague...RÉPONDS! Est-ce bar ouvert?"

Maxime: "Peut-on se servir sans frais, au bar? c'est ce qu'on demande!"

Alexis: "on aura besoin de fort, c'est froid ici, dans l'océan !"

Homme du bateau: "No...non ce n'est pas un b...VOUS ALLEZ VOUS NOYEZ !, ne restez pas là! Vous avez besoin d'être secouru! acceptez notre aide!"

Maxime: "Naaaaaaaah!"

Alexis: "On préfère regardez comment ça se passera"

Maxime: "Et que se passe-t-il si le vaccin coule aussi?"


Homme du bateau: "...un...un autre bateau viendra alors nous aider à s'en sortir"

Alexis: "Regarde donc si ça tombe pas bien. Une série de bateau pour venir aider ceux qui sont en péril, belle manière de s'en mettre plein les poches..."

Homme du bateau: "..Plein les...? Mais de quoi parlez vous?"


Maxime: "PFF! et notre liberté dans tout ça, nos droits? hein Alexis?...Alexis? ALEXIS?"

Homme du bateau: "Il vient de se noyer!"

Maxime: "Fais ta route tu ne vaux rien!"

Homme du bateau: "Soyez raisonnable"


Maxime: "Le Titanic ne coule même pas, le gouvernement ne veut que nous contrô...blubblblbiboburp"

Maxime se noie à son tour. Comme Alexis, sincèrement confus. 

Recitons Damien:

 Il faut mettre un bel habit, avant de perdre la vie, c'qu'on porte quand on monte au ciel, ce sera nos vêtements éternels. 

lundi 20 décembre 2021

Collatéral Pas Toujours Nécessaire


Dans le surprenant premier film de Sean Baker, Tangerine, une comédie, on suit des prostituées, dont une transgenre, dans l'anarchie que sont leurs jours et leurs nuits. Elles n'ont pas de famille et leurs amitiés ne tiennent qu'à ce que l'autre peut vous apporter. Et vite, s'il vous plait. 

À un certain moment, une des prostituées pourchasse celle qui aurait pu, peut-être la cocufier. Elle n'a comme indice que la lettre D. pour identifier celle qu'elle apprend à détester de minutes en minutes dans le film. À un certain moment, elle passe devant ce graffiti, fort joli disant Collateral not always necessary. À la fin du film, on se pose aussi la question. Est-ce que tous les dommages collatéraux vus dans cette heure 27 étaient tous nécessaires. Toute l'action se déroule le jour de Noël. 

Noël approche pour nous aussi. 


Vendredi dernier, le Kampai, un resto-bar de Montréal sur la rue Ste-Catherine, que mon fils et ses amis fréquentent très souvent, et le samedi qui a suivi, ont fait des giga-partys "de la dernière chance", comme si nous étions le 25 décembre (le vendredi) ou le 31 (le samedi) Peu de restrictions sanitaires, peu de masques, sinon pas du tout, sur les images qui en sont nées de gens dansant et hurlant leurs bonheurs sur de la musique, collés les uns sur les autres. Impossible qu'on se soit parlé autrement qu'en criant avec le bruit qu'il y avait là. Impossible aussi de pas avoir postillonné partout non plus. 

J'étais quand même assez fier de savoir mon fils à nos côtés tout le week-end, et qu'aucun de ses amis, du moins, c'est ce qu'il me dit,(plusieurs ont effectivement prouvé leurs alibis en zoom, tard dans la nuit), n'a non plus plongé dans cette fameuse mauvaise idée. 


D'encore moins bonnes idées sont de continuer à manifester contre les mesures sanitaires et les vaccins. Il y a définitivement plusieurs trains sur trop de rails en ce moment. Les patiences ont des limites. Il s'en sont trouvés encore beaucoup trop pour aller dans les rues, dimanche, et nous polluer les sens de leurs niaiseries anti-vaccin. C'était en réaction à la troisième dose rendue nécessaire en raison des variants. 


Les habituels olibrius ont commencé à se moquer des deux premiers vaccins, jugés inefficaces. C'est un peu comme le gars marchant sur les rails, se moquant de la lenteur du train qui arrive. C'est si irritant de voir l'idiotie si fière. On a plus besoin du tout du rappel de ces dommages collatéraux que sont les antivaxx, les covidiots et les désinformateurs. Leur train a depuis longtemps déraillé et il y a peu à faire avec eux. L'invitation à monter dans notre train tient toujours. Mais si ils ne veulent pas, on ne veut plus les voir nulle part. Ils ne font que marmiter la colère que le cancre provoique quand il fait retarder la classe avec l'apprentissage de la matière. Car c'est de cela qu'il s'agit: apprentissage de la matière, pour tous. Et si tout le monde a une intelligence, certains ne l'utilisent plus beaucoup. 

Demain l'hiver, je m'en fous... 
Les nouvelles nous montraient, hier encore, des gens à l'aéroport quittant pour Cayo Coco, le Mexique, la Floride des ailleurs évasifs. On demandait platement, "Vous savez qu'il est fortement recommandé de ne pas voyager si ce n'est pas nécessaire?". Pas un seul média pour dire que les assurances-voyage ne couvrent rien du voyage promis et les voyageurs perdent tout leur argent si ils n'honorent pas ce billet. En effet, nous sommes piégés dans cette exacte situation. Notre voyage d'avril 2020, sur une île du Honduras, avait été relogé du 3 au 10 janvier 2022. Si on choisit de l'annuler, on perd tout. Si le gouvernement nous empêche de voyager, ou si nous tombons malade nous-mêmes, on sera remboursé/crédité. Seulement si cette condition est remplie. Pas autrement. 


Une large partie de nous veut s'y rendre. Pour se débrancher du chaos. Mais une plus large partie encore ne tient pas tant à y aller tout de suite. Si on s'y rend, et qu'après trois jours, là-bas, le Canada force le rapatriement de tous, on ne sera pas davantage remboursé/crédité à moins de fortement négocier. 


Donc, aujourd'hui, demain, mardi, on tient pas mal à ce que le gouvernement canadien annonce la fermeture des aéroports. Même si nos santés mentales ont franchement besoin d'évasion. On aura aussi franchement besoin d'argent. Ou du moins, on ne peut pas se permettre d'en perdre autant. On est dans une situation "difficile". Il y a pire, on se comprend. Mais même si on quitte le 3 janvier prochain, quel type de repos auront nous sur la plage? 


Avec la petite pensée toujours présente qu'on pourrait se faire rappeler au pays d'une minute à l'autre? 

Au moment d'écrire ceci, on ne voit que les dommages collatéraux et on tente de freiner la panique.

Soyons responsables, à 33% protégés (les non vaccinés -15 %) lorsque vaccinés, devrions nous vraiment foncer vers les eaux des Caraïbes? Et risquer de pogner tout ce qui se pogne si facilement présentement? 

Ma soeur, enseignante, vient d'apprendre qu'un élève de sa classe lui aurait donné la Covid-19. 

Seule, jusqu'au 28 décembre.  

Aux parents refusant de faire vacciner leurs enfants, aux non vaccinés, manger donc toute de la marde.