dimanche 25 avril 2021

Pistes de Jogging


 Non...pas des vraies pistes pour courir...enfin...oui...bon je m'explique.

Ceux qui me connaissent savent que je ne fréquente pas beaucoup mon garage. Mais c'est en fait faux. Depuis quelques temps, je le fréquente beaucoup. Par dignité, et pour mon bien-être, je fais une journée de deux séries de redressements assis, et la suivante de 30 minutes de jogging. Et le tapis roulant se trouve dans le garage. 


Je ne sais pas si je vous l'ai raconté mais on a été béni avec ce tapis. D'abord acheté usagé à un couple près de 500$, mais une fois importé chez nous, qui s'arrêtait tout seul. Seulement quand mon fils l'utilisait. Moi, je faisais 30 minutes à force 4. Lui fait la même chose, mais à force 7 pour le premier 15  minutes et 9 pour l'autre moitié. Bien entendu, ce tapis, de grande qualité, n'était pas neuf, mais défié à cette hauteur, il s'arrêtait tout seul. Mais on avait donné plus de 500$ pour. On a donc rappelé le couple le même soir, on leur a parlé de notre inconfort, monsieur est revenu pour voir, mon fils a fait une démonstration et ça a effectivement arrêté tout seul, devant lui. Il a déclaré forfait, s'est excusé et nous as remboursé. Toutefois, je ne cours qu'à 4. Et ça ne s'arrête pas du 30 minutes. On a donc eu ce tapis, gratuit. Même si j'ai dit "si jamais il recommençait à fonctionner, on vous rappellera" pffff! Jésus, cesse de marcher sur les eaux! 


Chuuuuuuuuuuuuuut!.

Probablement que ce couple en faisait à 4 et moins. Ils n'étaient pas jeunes, jeunes.

Sortie de disgression ici: Ce sont des pistes musicales de mon jogging donc je veux vous jaser. 

J'ai choisi, jadis, naguère, 7 chansons, qui, durent exactement 30 minutes. Et qui, bien entendu sont assez rythmées pour me motiver à courir. 

Verticool de Grand Blanc.


Je ne sais pas où j'ai trouvé cette chanson. Je Shazam beaucoup, partout. "Shazam" est une application sur laquelle on appuie pour qu'elle écoute ce qu'on entend et qui trouve généralement, en quelques secondes, le titre et l'auteur de ce qu'on entend. C'est magique. Parce que 20 secondes plus loin, si on a vraiment aimé cette chanson, elle est maintenant sur son téléphone. C'est probablement ce qui est arrivé avec ce morceau. Mais allez voir le clip pour le plaisir. Il y est aussi pour beaucoup. Et c'est probablement en voyant le clip que j'ai eu l'idée de concocter ma liste de lecture. Bien entendu, en commençant par cette chanson, je revisite le clip en tête, et ça me motive grandement. 

Alice & June d'Indochine. 


Là aussi, hihihi, le vidéoclip y joue un très grand rôle. D'emblée, je suis un assez grand fan d'Indochine depuis leurs débuts. "Ils" sont une belle incarnation de ce que j'appelle bien évoluer avec leurs époques. Car "ils" ont offert du bon stock dans les années 80, 90, 2000 et 2010. Pour mes oreilles en tout cas. 4 décennies de matériel qui m'a intéressé. Et si je mets "ils" entre guillemets, c'est parce que de la formation originale, il ne reste plus que le chanteur, depuis assez longtemps. Mais bon, je les aime beaucoup. Assez pour en avoir une liste de lecture complète. Alice & June était un morceau que j'aimais déjà musicalement pour sa riche guitare. Mais en voyant le clip, il ne pouvait que m'inspirer à courir comme ils le font déjà là-dedans. Ce sera le dernier morceau franco. 

Bleed it Out de Linkin Park.


J'avais déjà ce morceau sur une ancienne liste de lecture pour m'énergiser. To sweat it out. C'est généralement à partir de là que je lip synch la chanson, que j'ai apprise à connaître par coeur. Elle m'énergise vraiment. Parfois je suis Mike Shinoda, qui rap la chanson, mimant même sa guitare. parfois je suis (feu) Chester Bennington, plus souvent je dirais parce qu'il se vide les tripes à hurler. Son intensité aura raison de lui, malheureusement, enfin, c'est généralement là que je commence à suer un peu. Parfois, je suis aussi Phoenix Farrell et sa somptueuse base. L'autre tantôt, j'étais même Rob Bourdon, à la batterie. Vous comprendrez qu'à m'agiter tout en courant, je sue davantage. "I've open up these scars, I'll make you face this, I've pulled myself so far, l'll make you FACE-THIS-NOOOOOOW!" Ça expurge tout le mauvais. Tout à fait motivant. 

Push It de Garbage.


Pour la dernière fois, le vidéo y est encore pour beaucoup. Shirley Manson a toujours été un fameux fantasme libidineux pour moi. Ce clip est l'un de mes préférés à vie et je crois en avoir déjà parlé ici. Dès le plan initial la montrant, à la 22ème seconde, je suis charmé. Je la vois dans ma tête et revisite le clip au complet sur une chanson que j'adore, sensuelle, et qui m'inspire à vouloir retrouver mon corps d'Adonis pour mieux la séduire. Parce qui si je la vois dans ma tête, elle, ne me voit pas. Ne m'a jamais vu. Et si elle le fait un jour, elle doit être aussi charmée que je le suis en la voyant. Je suis donc motivé à tout donner dans ma course. Pour mieux me sculpter le corps. 

Modern Love de David Bowie. 


Mon plaisir de l'entendre ne veut pas mourir depuis 38 ans. Le petit côté 50's (comme si je les avais connues) me plait beaucoup. La chanson me donne envie de danser. Et je l'écoutais déjà beaucoup, justement pour me rythmer, à 11 ans, en passant le journal dans ma jeunesse. Dans mon walkman Sony jaune (ensuite vert et argent). Ce n'est donc pas complètement innocent. Elle sert encore à me rythmer. L'alors brillant Leos Carax l'avait aussi mis en images dans l'excellent Mauvais Sang dans une formidable course.  Je pense toutefois régulièrement la remplacer par Niemand de Kompromat. Chanson allemande qui, lorsque je l'écoute, me donne aussi toujours l'envie de danser. New Order, aussi. Mais la durée des chansons est capitale pour tout changement. Et je ne me suis pas penché encore complètement sur le remplacement des chansons. C'est la forme que me renvoie le miroir que je veux d'abord changer. et ça marche. I never wave bye-bye. 

 Locked in The Trunk of a Car des Tragically Hip.


Cette chanson aussi se trouvait sur une ancienne liste de lecture qui cherchait à m'énergiser. C'est un très intéressant crescendo. Quand la guitare et la batterie entre au début, oulàlà, je cours sur le highway dans ma tête. LET ME OUT!!!!!!!!!! sur un son de batterie suggérant un homme prisonnier d'un coffre de voiture, frappant pour en sortir est un moment de génie de la part du groupe de Kingston. Je commence en général à commencer à m'aveugler par ma propre sueur. Ça me brûle les yeux. Chaque fois, je me dis que je suis un imbécile de ne pas courir avec un bandeau, au minimum, ou une serviette pas loin. Mais non, je ne me dompte pas. Je pense que je suis inconsciemment satisfait de me sentir fondre. It be better for us if you don't understand. Les première fois que la machine arrêtait toute seule, c'était dans le coeur de cette chanson. Elle ne s'arrête plus. It be better for me if I don't understand

Like a Rolling Stone de Bob Dylan. 


J'y arrive généralement à la 23ème minute si j'ai parti le tapis et ma liste en même temps comme un pro (pas toujours le cas). Au volant de ma voiture, cette chanson, hymne d'une autre génération, je me la suis amplement  appropriée. Surtout depuis qu'on a déménagé. WITH NO DIRECTION HOME, LIKE A COMPLETE UNKNOWN. Le riff de guitare, comme une rivière continue pendant plus de 6 minutes, l'orgue circulaire, souvent, je la chante à tue-tête. On me surprend, en entrant dans le garage pour se servir dans le frigo du garage, alors que  je hurle "HOW DOES IT FEEL?" ou "DIDN'T YOU?..." Je les entends rire derrière. Don't care! mentalement je me pars un band qui s'appelle The Mystery Tramp ou The Napeolon in Drags. Quand je suis plutôt en forme, j'incarne même le diable en le mimant "DO YOU WANT MAKE A DEAAAAAAAAAAAAL?".

"Pourquoi tu fais pas ton jogging dehors? y a tellement de joggeurs déjà dans nos rues!" me dit l'amoureuse.

La réponse est dans la question. 

Et elle devrait le savoir depuis le temps, les vampires, de jour, ont besoin de dedans.

Toujours l'abri des regards, même si on jogge pour les raviver..

It be better for us, if you don't understand...

samedi 24 avril 2021

J'aime Dieu


 Nooooooooooooooooooooon! pas le personnage mythique de la bible. Pas non plus celui qu'une dizaine de religions se disputent maladroitement partout dans le monde.

Non, j'aime Dieu sur Twitter. J'y suis abonné. C'est le vrai. Il me fait toujours sourire. Et le rire est constant. Il a plus de 6 millions de suiveurs, mais ne suit, lui-même, qu'une seule personne: Justin Bieber. C'est dire si il veut faire rire.

Je vous en offre quelques bribes de sa sagesse tiré du fil des seulement quelques 10 jours.


Quand je le fais c'est de l'omniprésence, quand vous le faites, c'est du harcèlement. 
 

Parfois je passif-agressif, mais la plupart du temps, je suis agressif-agressif.

Il y a deux sortes d'Étatsuniens, et l'une des deux tire au fusil sur l'autre. 

Chaque minute la forêt amazonienne perd jusqu'à 4 acres de forestation. Chaque minute, le patron d'Amazon gagne 150 000$. Difficile de choisir la plus obscène des deux observations.

Quelqu'un demandait justement à cet égard si Dieu pardonnerait au monde de faire ce qu'il fait à sa planète. Ce à quoi Dieu a eu la réponse la plus honnête: Non.


J'ai un plan spécifique pour votre vie et ça se termine par votre mort. 

Aux États-Unis, une balle de fusil existe dotée de l'inaliénable droit de supprimer la vie de quiconque, votre liberté, et votre poursuite du bonheur.

Twitter en panne est une excellente chance de réaliser à quel vous en êtes dépendant et à quel point vos valeurs sont..OH DIEU MERCI! Twitter est enfin revenu!


Je suis influenceur.

Je suis vacciné!!! (puisque j'ai plus de 6000 ans) mais je garde mes distances sociales.

Priez au nom du Saint-Pfizer.

Ne perdez jamais de temps à imaginer ce que les gens pensent de vous. Au fond de vous mêmes, vous savez très bien ce qu'ils pensent de vous. Ils pensent que vous êtes nul. 


C'est rendu que la police ne peut même plus se comporter comme des criminels sans se faire traiter comme des criminels.

Bernard Madoff est mort et maintenant bien reçu en enfer. Le diable devrait se retrouver sans le sou d'ici 18 mois. 

La réalité est une réelle menace existentielle aux réseaux sociaux. 


Au premier Ministre Pakistanais, qui a très sérieusement dit que la hausse des viols dans son pays était en raison de la manière dont les femmes s'exposent, que plus la vulgarité est présentée, moins l'impuissance des hommes à se contrôler est possible, il a dit:

Tu mérites une attaque. Pour parler de manière si provocative, je serai impuissant à me contrôler. 


À quelqu'un qui se targuait de ne relater que des faits, et qui disait qu'un tremblement de terre de force 15 détruirait toute la terre, il a répondu:

Merci du conseil! 

Il y a plus de 2000 ans, Jesus est mort pour vos pêchés. Dans les 100 prochaines, c'est la planète terre qui fera de même

    


La première Pâques a un lieu un premier avril. Et laissez-moi vous dire que ce poisson d'avril dure toujours et que j'en ai vraiment perdu le contrôle! 

Tout le monde peut faire une différence, mais ce n'est pas tout le monde qui devrait le faire.

Je pense faire sauter la terre afin de toucher l'argent des assurances. 

Une journée de boudin, il a dit: Je cancèle votre espèce.


Celui qui sait, ne parle pas. Celui qui parle, ne sait pas. En gros, tais-toi.

Il a dit Bullshit à cette photo, à gauche.

Vous ne devez pas prendre le vaccin contre la Covid à moins que vous soyez absolument certain, mais absolument certain, de vouloir vivre. 

Vous devriez tous cesser de me suivre. Pas ici toutefois. 

Ne laissez jamais vos craintes d'échouer vous empêcher d'échouer.  

Ceux qui sont facilement offensés méritent d'être facilement offensés. 

Les tueries de masse sont un petit prix à payer pour avoir la liberté d'exercer une tuerie de masse.


Un massacre au fusil contre des innocents aux États-Unis dans un endroit public, enfin un retour à la normale. 

L'homosexualité n'est pas un choix, l'homophobie toutefois, l'est. 

Je vous offre un The Best of... de Dieu. 

Tout le monde arrive au paradis immigrant, sans -papiers.


"Un droit de Dieu" à posséder un fusil? Mais dans quelle partie avez vous trouvez cela dans la bible? La partie pleine de fusils?

La prochaine fois je tenterai d'acheter un univers sur Amazon. 

Ce mardi, il a encore trouvé les mots justes à la conclusion de la triple culpabilité de l'assassin ex-policier Derek Chauvin, meurtrier de George Floyd. Il a simplement dit, très justement, encore:

You can breathe.

For now.

vendredi 23 avril 2021

Les Doigts Gras


 Je ne suis pas snob ni hautain. Encore moins raffiné. J'ai même toujours un peu envié la finesse, autant celle des traits que la finesse intellectuelle et la finesse en sports ou en travaux manuels. Parce que je savais que je ne l'avais pas (dans les traits ou les travaux manuels) mais que j'y touchais parfois ailleurs (en sports, en écriture) assez souvent, pour vouloir toujours tenter de l'atteindre. 

Une sorte de carotte face à l'âne.


Mais j'ai nettement un côté vulgaire très pénétré dans ma peau. J'ai été longtemps joueur de hockey. Si bien que quand on va au resto, moi qui ai été élevé dans une famille qui n'y allait franchement jamais, je n'ai pas le réflexe de me gâter (ou d'en avoir l'initiative). Je suis alimentairement le moins difficile des hommes, mais j'explore peu à ce niveau et je commande très souvent une plate poutine ou un burger. Parce que j'adore à en tuer le fromage sous toutes ses formes, et j'ai vraiment l'impression que je me "gâtes" quand je mange si mal. Je triche le bien-manger. (que je respecte à moitié en tout temps).


Je pêche peu dans la restauration rapide, mais si j'assumes ma vulgarité quand j'y plonge, je sais que j'y mettrai facilement la main sur un journal de même valeur. Toujours le même. Le journal de Pier-Karl Péladeau. Tant qu'à avoir les doigts gras.  

Ce journal a eu une dure semaine. Tout d'abord, une de ses journalistes, Denise Bombardier, auteure aussi, que la France n'a jamais voulu garder malgré nos supplications, a préféré dire qu'elle ne cherche jamais à écrire la vérité, plutôt que d'avouer ses erreurs de faits en critiquant injustement la mairesse Valérie Plante de Montréal. Une attaque truffée de faussetés. Elle ne porte même pas de casque de bain lorsque noyée par l'orgueil. Mais nage. Dans la fierté fielleuse. 


Et hier, la honte. Ça a largement été commenté et j'en rajoute sur les rajouts. Le Journal de Montréal, en hommage au jour de la terre, a produit une édition à envoyer directement au compost, pleine de contenu extraordinairement merdeuse. Baissant toujours la barre à son plus bas, elle a mis en Une le Premier Minus Justin Trudeau avec l'équivalent d'un black face, déguisé en tenue folklorique de l'Inde. Des images qui avaient largement fait le tour du monde, et qui baignaient notre ancien professeur d'arts dramatiques et notre pays dans le gênant mondial, il y a quelques années. Et en dessous, une phrase qu'on a pas de difficultés à voir sortir de la bouche de Pierre-Karl Péladeau lui-même.  "Alors Justin, est-ce qu'on coupe rapidement les liens avec l'Inde cette fois-ci?" faisant référence au variant du virus de la covid Indien qui frappe nos sociétés. 


Cette familiarité, je l'entends tellement clairement dans la bouche du grand crétin en chef : Pierre-Karl P. 

P. Comme dans Pauvre Plouc.

Le responsable de la Une s'est expliqué en fournissant le bâton avec lequel on peut maintenant continuer à le battre. Il a accusé les gens de ne pas chercher à comprendre en ne lisant pas les textes à l'intérieur (qui sont généralement pires) prouvant du même coup que c'était lui qui ne comprenait pas puisque c'est la Une qui était critiquée, du choix des images et du choix de la question. Quelqu'un disait que le responsable de cette Une devait n'avoir que 12 ans. Peut-être en a effectivement la maturité.

En soirée, on a changé le texte pour maintenant jouer la victime, mais l'unanimité était presque totale. 


La décision de cette Une manquait horriblement de jugement.  Nourrissait l'impur.

De la bouette ne pouvait pas devenir de l'eau comme ça. 

Chercher du pur dans un torchon, chercher de la finesse dans le vulgaire, faut pas ouvrir ce journal. 

Hier on ne pouvait pas se cacher les yeux. Cette infâme Une était partout.

Faudra passer la vadrouille sur ce vomi. Quand Pierre-Karl Péladeau s'ouvre la gueule, pensez à ce qu'il gouverne fièrement. 

Je ne suis pas snob. Mais le mauvais goût. ça peut quand même puer de partout. 

jeudi 22 avril 2021

Liz Phair

 Portrait d'une femme cool.


Elizabeth Clark Phair est abandonnée à la naissance au Connecticut, mais presqu'aussitôt adoptée par un couple aimant, une historienne/muséologue, plus tar enseignante en arts et un recherchiste scientifique (éventuellement leader dans la recherche contre le SIDA et directeur des recherches sur les maladies infectieuses). Elle grandit avec un grand frère, aussi adopté. 


À l'école, elle s'investit beaucoup, dans les mouvement politiques scolaires, dans l'équipe de cross-country, et dans les classes avancées en art. En 1990, elle est diplômée en histoire de l'art. Dans les deux années qui suivent, elle fait la rencontre de Chris Brokaw, amoureux de l'une de ses amies. Brokaw est guitariste pour la formation Come. Celui-ci l'introduit tranquillement à l'univers musical et elle gratte la guitare et compose des chansons qu'elle regroupe sous le nom de Girly Sound. Elle se lie d'amitié avec les membres de Material Issue et Urge Overkill qui sont sur le point de devenir "grand" public. On lui demande un demo, demo qui séduira tout le monde. On trouve amusant, intelligent et poignant, parfois, tout ça en même temps. J'avoue adorer un de ses morceaux.


Avec un clin d'oeil avec son ancien nom d'artiste Girly Sound, elle lance, en 1993, son premier album, 18 généreuses chansons, Exile in Guyville. L'album est unanimement louangé en Amérique du Nord. On lui trouve un petit côté Nirvana, féminin. L'album vend très bien. On presse pour une suite rapide, mais, comme trop souvent, ce ne sera pas aussi heureux. Elle obtient tout de même un hit. Tout 1994, elle se présente beaucoup dans les talks shows les plus populaires des États-Unis, ce qui aidera à faire les frais d'investissements dans son dernier album et même un peu de profit, mais pas autant que le premier. Elle fait la Une du Magazine Rolling Stones


En 1995, elle épouse celui qui travaillait ses vidéoclips et ensemble ils ont un fils en décembre 1996. Ils divorcent 5 ans plus tard. Son troisième album est litigieux. La compagnie de disque rejette le première version et lui recommande d'y ajouter des chansons à potentiels de diffusion radio. Elle s'y pliera. Sans réel plaisir. L'album vend toujours moins. Elle joint la tournée Lilith Fair, tournée composée strictement d'artistes féminins. Et qui, ironiquement, contient l'homonyme de son nom de famille. Ce seront plus de 10 millions que réussiront à récolter ces merveilleuses Femmes pour les familles dans les oeuvres de charité en 3 ans. 


Elle fera la première partie d'Alanis Morissette dans sa tournée de 1999. Choix extrêmement approprié.

Elle se mérite un rôle dans la comédie Cherish. Elle sera dans les choeurs d'un très grand succès de Sheryl Crow, une amie, depuis Lillith Fair. Crow, qui lançait son 4ème album, Liz lance aussi le sien. L'accouchement de celui-ci est extrêmement laborieux et l'accueil, mortel. Bien que sa chanson Why Can't I? sera sa plus aimée, on l'accuse de vouloir devenir Avril Lavigne ou de favoriser un suicide de carrière. De plus, ceci donne raison à Phair qui avait travaillé son album en entier autrement avec le producteur Micheal Penn, mais que la compagnie de disque avait refusé. Ceux-ci l'avait ensuite forcé à créer avec les compositeurs de Britney Spears et...justement Avril Lavigne. Même la pochette de l'album la suggérant nue, suggère aussi que si la musique ne vend pas le produit, la beauté du corps le fera. 

Ça fait pitié.
Son album suivant sera aussi lamentablement reçu et on regrettera l'artiste qu'on avait connu au début des années 90.  En 2008, elle signe alors pour l'étiquette de disque de Dave Matthews, ATO Records. Une nouvelle porte s'ouvre: la télévision. Un ami d'enfance, le scénariste/producteur Mike Kelly l'invite à composer la musique de sa série Swingtown, série inspirée de l'endroit où tous les deux ont grandi. 


La musique pour la télé ne s'arrêtera pas là. Elle fera la musique de The Weber Show, composera pour The 100, In Plain Sight, et la nouvelle version de Beverly Hills 90120

En juillet 2010, un album surprise fait surface. Elle l'explique en disant que les chansons n'auraient jamais dû être entendues puisqu'elles lui ont fait perdre ses équipes de gérance, ses contrats de disques, l'ont empêché de dormir et l'on perdue, elle-même. L'album est très inégalement reçu, mais on lui reconnaît le courage de prendre des risques. Ce qui est rafraichissant pour plusieurs. Elle fera une tournée de plus 6 mois pour promouvoir cet album. 

Sa musique est utilisée dans des films
En 2012, elle co-compose une chanson pour le film People Like Us. Fin 2014, toujours frondeuse, elle compose une chanson de Noël Dystopienne

Associée aux années 90, comme les Smashing Pumpkins, elle sera la première partie de ceux-ci en 2016. 

Coïncidant avec des relances de ses premiers albums, elle fera des tournées en 2018 et 2019. Elle lance, le 4 juin prochain, son septième album. Un hommage à l'admirable Lou Reed et à la tout aussi admirable Laurie Anderson, son amoureuse, sera accompagné d'un amusant vidéo. Elle le reprend pour la télé

J'aime cette femme qui n'aura jamais eu le grand hit pour la garder éternelle. Peut-être même plus que sa musique.  

Elle doit contribuer à une reprise de Blondie, avec Jim Ellison de la formation Material Issue, autour d'un documentaire racontant l'histoire de Material Issue. Elle devait faire une tournée avec Alanis Morissette l'an dernier et cette année, mais la pandémie a tout freiné à ce niveau.

Liz, habitant maintenant Manhattan Beach, en Californie, a fêté ses 53 ans, samedi dernier. 

On peut lire son histoire à elle, Horror Stories, dans ses mémoires disponibles depuis octobre 2019. 

mercredi 21 avril 2021

Quatre Types D'Ignorances Mortelles


L'ignorance par déni.

Mexicaine. Quand le monde entier commence à mourir de la Covid, le Mexique fait semblant de ne pas le voir. Ni le comprendre. Ce ne sera que très tard en mars, alors que des pays qui n'existent pas encore, comme le Québec, sont en confinement, depuis deux semaines. Le mal réfléchi président Andrés Manuel Lopez Obrador annonce la crise sanitaire, mais ne prend aucune mesure pour la contrer, tient des rallyes surpeuplés populaire, embrasse, fait des accolades et serre toutes les mains qu'il peut. Il se montre champion de l'incompréhension de ce qui se passe. En avril 2020, il accepte finalement de faire passer 10 000 tests. À New York seulement, on en faisait alors passer 200 000. 


Les statistiques provenant du Mexique deviennent Russes et on ne peut absolument pas s'y fier. Tout sera toujours sous-estime en provenance du Mexique. L'ignorance surtout. Ma mère s'y trouve alors depuis janvier, et devait y rester jusqu'en avril. Elle, sa belle-soeur, son beau-frère, et quelques ami(e)s ne lésinent pas et dès le début du mois de mars, ils/elles quittent pour revenir dans les froids de chez nous. Plusieurs autres ne les imiterons pas. Le regrettant presque tout de suite quand les vols interpays deviennent interdits. 


En mai 2020, on rapporte que le Mexique cache des milliers et des milliers de morts, peut-être des millions. Des équipes de journalistes du New York Times rapportent 2500 morts de la Covid, simplement à Mexico City, un jour particulier, le gouvernement en déclarera 700.  

Minimisant constamment le danger, le président dira qu'il faut sauver l'économie et ne rien ralentir. Toujours en déni, un gouverneur mal avisé dit que seuls les plus fortunés pourraient être affectés puisque les plus pauvres seraient immunisés. Bullshit. 


Un rumeur un peu idiote disant que les autorités répandaient la nuit des gaz contaminés à la Covid provoque des émeutes. Le Mexique (serait puisque leurs chiffres sont largement tronqués) le troisième pire pays on monde en ce qui concerne les décès causés par le virus avec autour de 212 000 décès. 

L'ignorance involontaire.


Indienne. En août 2019, L'inde se classait deuxième (derrière le Mexique) en ce qui concerne l'ignorance selon un sondage conduit sur 27,450 entrevues-questionnaires tenus pendant deux mois par Ipsos. 1% de la population indienne (de 1,4 milliards citoyens) détient là-bas, 70% de la richesse du pays. Surpeuplé. Tout le monde s'y trouve forcément collés sur une superficie de seulement, le tiers de ce que représentent les États-Unis. Si on soustrait les lacs et les endroits impossibles à vivre humainement très longtemps, ça fait 1000 personnes à toutes les 2,5 kilomètres. 


Ce n'est que depuis 1976 que l'éducation y est plus sérieusement unifiée au pays. Avant, chaque secteur gérait pas mal comme il l'entendait l'éducation en général. Parfois, souvent, les secteurs ne faisaient rien. On était éduqué que dans les grandes villes. Autour de 2011, 73 % de la population était considérée comme lettrée. Capable de lire et écrire. 20% plus d'hommes que de femmes. Et les moeurs masculines indiennes sont loin d'être parfaites. Le viol impuni est courant là-bas. Et si la violée tombe enceinte, c'est souvent son obligée-de-dire-oui, demande de mariage. 

Les mesures de confinement ont eu un impact majeur sur l'économie et sur les relations entre individus  ont beaucoup dépéri. L'environnement, en revanche, comme partout, en bénéficie énormément.  Les Indiens, les Indiennes surtout, ne demandent qu'à être plus éduquées. Leur ignorance est en partie involontaire. L'Inde est le quatrième pire pays on monde en ce qui concerne les décès causés par le virus avec autour de 175 000 décès.  

L'ignorance, semi-choisie.


Brésilienne. L'ignorance, l'autoritarisme néo-libérale et l'effondrement du leadership du système de santé placent le Brésil au second rang mondial des décès liés directement à la Covid19. Le profond abruti qu'est le Président Jair Bolsonaro a tenté par toutes les manières possibles de copier toutes les stratégies populiste de son équivalent Étatsunien, le triste Donald Trump. Comme DT, il est extrêmement corrosif pour son propre peuple. Mais ce peuple ne peut pas complètement lui en vouloir, ils l'ont choisi comme président. Son approche face à la Covid était un leadership...sans approche. Il a nié, minimisé et s'est peut-être même inventé une Covid afin de prouver qu'on en meurt pas. Il ne restait d'ailleurs pas du tout confiné quand il était "testé positif". Et n'a jamais vraiment paru affecté. 


La division populaire était si claire que les Brésiliens ne portant pas de masque se déclaraient clairement Pro-Bolsonaro dans les rues et invectivaient ceux qui portaient le masque, qui les agressaient verbalement aussi. Les rues sont baignées d'empoignades et de guerre de coqs. Bolsonaro a commencé sa tenure présidentielle en janvier 2019, aussi bien dire qu'il a tout à fait coïncidé avec la pandémie, et le Brésil compte autour de 366 000 morts liées au virus. Si son modèle est finalement tombé, lui, continue de sévir. Sa dernière? Il a mentionné fièrement que les vaccins pourraient faire créer de nouveaux criminels. 

Les États-Unis: L'ignorance dogmatisée.


Étatsunienne. La catastrophe Trump prendra au moins une décennie à cicatriser. Le président mysogine et raciste, discriminatoire , intransigeant et menteur a convaincu des millions de gens qui ne voulaient qu'un amateur d'argent leur racontant des histoires. Qu'ils ont choisi de croire. Solidement. Imaginez comment on se sent en ce moment à travailler à la Pizzeria où Hillary et ses complices démocrates y feraient des saignée de bébés pour Satan. Ils ne savent rien, mais croient fermement n'importe quoi. Tant que c'est contre l'autre parti. Les États-Unis sont les cancres du monde avec plus de 580 000 morts liées directement au virus.

Plus de 3 millions sur terre en sont morts. 

Plus du tiers de ces morts a été nourris de l'ignorance de ces 4 grands pays. 

mardi 20 avril 2021

Entre La Révolution, La Mutinerie et L'Escroquerie


C'est à peine une parenthèse sportive par ici, alors qu'on a de yeux que pour le hockey, le baseball, le basket, le football, le golf ou la course automobile.

Mais en Europe, c'est un volcan en pleine éruption. 

Le sport sacré devient diabolique. Je ne ferai pas le procès du soccer, sport que je trouve si impossible à aimer. Mais là...il devient encore plus difficile à aimer. 


Mais vous êtes 4 milliards à aimer ce sport. Je ne peux pas ne par reconnaître un tel amour.

Et vous êtes tous sous le choc. En raison des 12 salopards (dit-on). Et oui, ils sont sales. Déjà que, comme un peu partout en sports internationaux, on s'embourgeoisait fermement et que l'argent mène à peu près tout le monde par les couilles, cette fois, avec une rare unanimité, on prend l'initiative de douze propriétaires de clubs de soccer d'Europe, 12 des 15 meilleurs d'Europe (Paris-St-Germain et Bayern vacillant encore), de se partir une ligue parallèle. Écrasant les parts d'auditoire des autres. Parce qu'il y a bien peu de sport dans ce qu'on tricote. Y a surtout lourd et nauséabond parfum d'appât du gain. 


L'Athletic Club de Milan, Chelsea, Barcelone, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid, Arsenal, L'Atlético Madrid, L'Inter de Milan, Juventus et Tottenham Hotspur sont les 12 suspects confirmés. 


La (relativement corrompue, avouons-le quand même) FIFA,  menace les joueurs qui y adhéreraient de les bannir de tous les tournois et de toutes les compétions qu'elle chapeaute. Ça inclurait la grande-messe de la Coupe du Monde, rendez-vous magique pour 4 milliards d'entre vous, ardemment disputé tous les 4 ans. 5 cette fois, en raison de la pandémie.  Si tout va bien, l'Euro 2020 débute en juin. Il serait probablement trop tard pour sanctionner tout de suite. Mais hier encore, on était fachi fachi sur le sujet, on grondait et on babounait. 


Ce n'est pas une question de sport, ni même une question de qualité de sport. La qualité des équipes qui seraient en place est un mirage qu'on fait pavaner dans les imaginaires. Comme l'équipe Québec au Hockey international. Non, c'est vraiment une simple question de gros sous. Et c'est ça qui ne passe nulle part dans le coeur des partisans du sport. 


Chaque équipe rapporte des milliards autour de son club, et les 12, bientôt plus, obtiendraient des centaines de millions supplémentaires pour faire bonne mesure et rendre cette nouvelle ligue fière et digne. Ce qui parait, en ce moment, inatteignable. Des oligarches et riches propriétaires de fonds spéculatifs sont déjà propriétaires de certains de ses clubs, et on voudrait davantage baigner dans l'or. 


Les vrais fans, passionnés disent, à juste titre, que le soccer est à eux, pas aux proprios. Qu'ils le jouent et le fantasme nu-pieds dans la rue, parfois avec des cailloux comme "ballon" partout sur terre, peu importe la fortune. Que c'est le sport de la rue. De toutes les rues. Même dans les pays où il n'y en as pas de rues. Certaines rues sont creusées par les pieds bottant les cailloux avec passion, j'en suis certain. Le fan se sent ultimement trahi. On lui viole son sport. Les 12 salopards enlignés au bout de la rue, ont la main sur le fusil et lorgne le ballon d'or. 

Ce qui est assourdissant, et qui fait paniquer absolument tout le monde, c'est le silence. 


Le silence assourdissant et persistant des joueurs qui seraient impliqués dans cette super ligue. Peu de mots ont été dits encore sur le sujet par quiconque bottant le ballon. Cherchez, vous ne trouverez pas les grand$ nom$. Malgré toutes les grandes gueules de ce sport par même une onomatopée sur le sujet de leur part. Ça ça fait peur aux fans Ça leur fait croire qu'ils sont dans le coup. Qu'il rament la même galère autour des canots qui seront emportés par les vagues. 


On laisse les patrons parler. En attendant de voir les grosses miettes qui tomberont du banquet qu'ils se préparent. Que la manne purjute.

Pour le moment, rien n'est fait, mais la rumeur est lourde. La grogne bourdonne. Ça grince des dents de la France, au Royaume-Uni en passant par l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie.

Boris Johnson et Emmanuel Macron ont été clairs. C'est honteux ce qui se trame.

Le fan de soccer mondial se familiarise avec Judas Iscariote.     

Proposer une telle chose au coeur d'une pandémie mondiale relève de l'obscénité.