mercredi 25 septembre 2019

Kompromat

Le président des États-Unis aurait demandé l'aide d'un gouvernement étranger afin de contrer un citoyen des États-Unis qui serait en mesure de lui faire face aux élections présidentielles.

Si ceci est vrai, Donald Trump devrait être retiré de son poste de président immédiatement par destitution.

Jusqu'à maintenant, il restait encore motif à débat sur l'idée de destituer ou pas l'orange président. À la fois sur la manière politique, à la fois au niveau tactique, on ne voyait pas les mêmes choses. C'est le propre d'adversaires politiques, on voit les choses différemment. Le rapport Mueller a révélé de honteux comportements antipatriotiques de la part de Trump et ses minions, mais il n'a pas éclairé le jugement politique d'une majorité de citoyens des États-Unis voulant emprunter la voie de la destitution. Les Démocrates ont aussi levé le pied, au risque de perdre leur majorité au Congrès, Trump se cale tout seul, laissons les choses aller. Il se noiera tout seul.

Des signes montrent qu'il commence à le faire. Alors qu'une récession devient imminente, il a déjà choisi de blâmer les taux de change, bien que TOUS les experts économiques confirment que le néo- protectionnisme récent de la part des États-Unis et les taxes douanières soudaines sont directement responsables de la plongée économique actuelle.


La situation actuelle est nouvelle. En appelant un leader ukrainien, pour y mettre de la pression afin qu'il enquête (terme poli pour ne pas dire "qu'il démarre une chasse aux sorcières") sur un citoyen Étatsunien, l'ancien vice-président et actuel candidait au ticket Démocrate contre Trump pour 2020, Joe Biden, et son fils Hunter Biden.

En Ukraine, on a confirmé que le président des États-Unis cherche clairement à discréditer son opposant Biden, et cherche à venger son ami Paul Manafort, qui sert 7 ans en prison en ce moment, pour, entre autre, traîtrise à la nation.

Si ceci n'est pas matière à destitution, rien ne l'est. Le concept n'a aucun sens.

La manière pirate de Trump de gérer son cabinet, ses discours truffé d'invraisemblances et d'incohérences, ses dossiers presque 100% invérifiables, comme dans les pays menés par les despotes, ses abus de pouvoir traînant en ce moment dans l'opacité mais qui seront un jour mis au vu et au su de tous, sont tous des affronts directs à la dignité des États-Unis, à leur ordre constitutionnel et à l'intégrité de leur système d'élection.

L'histoire pourrait être pire qu'il n'y parait. Si Trump a promis en échange de l'aide militaire à l'Ukraine comme on semble découvrir en creusant les tranchées de la vérité, alors il prouverait qu'il a le jugement juvénile de celui qui serait prêt à compromettre la sécurité nationale et international afin de nourris ses personnelles vendettas. On a encore rien prouvé, Mais ce serait un abus grave de sa position au bureau ovale.

Pour le moment, on ne travaille ni à partir d'une plainte, ni à partir d'un délateur, on a seulement le témoignage paniqué de celui qui serait capable de faire inculper sa propre mère tellement c'est l'homme le plus gauche des plus gauches, Rudy Giuliani, qui a confirmé en entrevue que Donald a bien eu ce type d'entretien.

Les Démocrates devraient comprendre qu'en se concentrant sur Giuliani, Trump est destitué en 24 heures.

Comme Giuliani est une caricature de raté, il en a remis sur Twitter en disant "un président demandant à un autre président, d'un pays reconnu comme très corrompu, si il pourrait enquêter sur la corruption affectant les États-Unis, c'est simplement faire son travail".

Impliquant encore Donald.
Rudy est plus formidable qu'Averell chez les Dalton ou que Lagaffe.

Imaginons, pour le plaisir, que Bill Clinton, vers 1996, eût appelé Boris Yeltsin pour les mêmes raisons concernant son adversaire d'alors Bob Dole. Ou si George W. Bush avait appelé Vicente Fox au Mexique, en 2004, pour lui demande 8 fois (C'est la rumeur contre Trump) d'enquêter sur John Kerry (son adversaire d'alors).

Est-ce que quelqu'un doute qu'ils auraient tous perdus leur job?

Bill Clinton a subi un processus de destitution pour beaucoup moins que ça.

Les Républicains (il y en a des bons) ont choisi de choisir le parti avant le leader. Avant même, malgré eux, leur propre pays. Le contrôle des dommages et les mensonges sont en mode "très actif" en ce moment.
Mais le problème des républicains est encore leur choix de président.

Ils auront beau creuser afin de vouloir trouver des ignominies passées de candidats démocrates.

RIEN ne sera pire que presque TOUT ce dont Donald Trump est accusé.

Il n'y arriveront donc jamais.

Ce dangereux détournement du pouvoir pour des fins personnelles devrait au moins secouer cet étrange peuple qui ne réalise pas que si il se fâche à nouveau, et que les vents de la folie vengeresse convergent, si on lui refuse l'achat d'une partie du monde, genre, il pourrait impulsivement choisir de peser sur ce bouton rouge toujours trop près de ses impulsives mains.

Les Démocrates ont commencé le lent processus de destitution.

Kompromat: Informations compromettantes recueillies pour des fins de chantage, de discrédit, de manipulation, ou de négociation abusive. Généralement utilisé en politique. Toujours utilisé en Post-Soviétie et en Russie. 



mardi 24 septembre 2019

Sirhan, Thane, Maheu & Robert Kennedy

Le Québécois d'origine Robert Maheu était un coloré personnage. Au point de penser très sérieusement que l'émission de télévision Mission Imposible aurait été inspiré de son agence d'enquête privée.

Ancien agent du FBI, la CIA lui a assigné de nombreuses jobs auxquelles celle-ci ne voulait pas être associée publiquement. Des choses comme enligne des quinzaines de prostituées pour des dignitaires étranger ou encore entamer des pourparlers avec la MAFIA afin de faire tuer Fidel Castro.
Pendant plus de 15 ans, son agence travaillait au service de la CIA. Howard Hughes, qui finançait largement les opérations de la CIA, en a d'ailleurs fait son bras droit.

Maheu avait accès aux tests que faisait la CIA, comme la commande par hypnose et le contrôle mental. Ces tests avaient lieux un peu partout aux États-Unis et principalement en Californie.

Dans la foulée de la Mort de John Fitzgerald Kennedy, la CIA avait peur que son frère, Robert Kennedy ne demande plus d'explications qu'il ne le faisait déjà sur l'implication certaine de la CIA dans l'assassinat de JFK.

Avec les nombeux contacts de Maheu avec la CIA, il devient l'un de plus crédibles suspects dans la planification de l'assassinat de RFK, en juin 1968, dans le corridor de l'Ambassador Hotel, à Los Angeles.

Lisa Pease, dans son livre A Lie Too Big To Fail, avance ce que plusieurs personnes pensent encore de nos jours, que Sirhan Sirhan, l'assassin de RFK, aurait été hypnotizé afin d'assassiner le candidat démocrate à la présidence des États-Unis de 1968.
Il y a toujours eu des incongruités, comme pour la mort de son frère 6 ans plus tôt) autour de la mort de RFK.

Le rapport d'autopsie démontrait que RFK avait été tiré à bout portant derrière la tête alors que Sirhan Sirhan lui faisait face. Des témoins sur place ont tous dit que Sirhan Sirhan était beaucoup trop loin pour pouvoir avoir tiré comme les blessures l'ont montré. Il a bien tiré deux balles, de face, a ensuite été cloué au sol, vidant ses 6 autres balles pendant qu'il était au sol, immobilisé.
La cour de la Californie a toujours refusé d'entendre ces choses, a aussi maintes fois refusé les demandes de libération sur parole de Sirhan Sirhan. Il sert toujours une sentence de prison à vie dans une prison de San Diego, et ne se rappelle aucunement de la soirée qui lui vaut son emprisonnement.

Comme tout bon "Hypnotisé".

On dit que Sirhan Sirhan était un agneau sacrifié. Que son arme ne contenait que des balles à blanc.  En effet, plusieurs témoins ont aussi dit que des petits morceaux de papier déchiquettés semblaient sortir de son arme. Qu'elle n'aurait fait que du bruit. Tout ceux qui l'ont maitrisé et immobilisé sont unanimes: Sirhan Sirhan n'a jamais été proche de RFK.
En revanche, tout juste derrière RFK, et à hauteur du cou de RFK, un agent de sécurité de l'Ambassador,  Eugene Thane, avait son arme en main. Et la femme du journaliste George Plimpton est 100% certaine que Thane était un employé de Robert Maheu. Thane était raciste et détestait les Kennedy pour leur défense des droits des noirs. Il a menti aux policiers en disant qu'il avait disposé il y a longtemps de son fusil de calibre .22, ce qui devrait le disqualifier des possibles suspects. Ce qui était faux, il l'a vendu a un collègue de travail en lui spécifiant que l'arme avait servi à perpétrer un crime. Il avait aussi de la poudre de fusil sur les mains. Il était si proche de RFK que celui-ci, en tombant, lui arrache sa cravate, ce que l'on voit bien sur la photo la plus répandue de la mort de RFK.

Thane a ensuite disparu aux Phillipines et exigera 25 000$ pour qu'on l'approche.

L'autposie confirme bien que les deux balles tirées sur RFK l'ont été faites par une arme dont la pointe le touchait.

Sirhan n'a jamais été à moins de 18 pouces de JFK. Les coups de feu ont été faits à 1 pouce et demi de la peau. RFK est tombé dans les bras de Thane, tellement ils étaient près l'un de l'autre.

Thane n'était engagé par l'Ambassador que depuis une semaine.

En 2012, les avocats de Sirhan Sirhan ont bien tenté de faire valider la théorie du second tueur, engagé par Robert Maheu, lui, engagé par la CIA, afin de faire libérer leur client. Sans succès.

Plusieurs témoins confirment aussi qu'il y a eu, cette nuit-là, plus de 8 coups de fusil, Autour de 13.

Sirhan Sirhan était Palestinien d'origine, immigrant aux États-Unis dès ses 13 ans,  espérant un jour devenir jockey, il avait aussi écrit dans son journal personnel (hypnotizé?) qu'il rêvait de tuer RFK.

Il était le parfait sacrifié

Avant même qu'on sacrifie un autre Kennedy.



lundi 23 septembre 2019

Bébés & Politiciens

Je vous propose quelque chose d'extraordinairement vulgaire aujourd'hui.

Ils veulent tous être croqués sur le vif, bébé en main, afin que les dames y voient "un bon père aimant".

C'est de la vulgaire manipulation. Odieux. Ça donne envie de tuer des bébés phoques.

Mark Twain a un jour dit "les politiciens, c'est comme les couches, il faut à un certain moment les changer, et pour les mêmes raisons."

Voici mon exposition vulgaire appelée simplement "Bébés & Politiciens".
Le premier, souvent plus respectable que le second.


On raconte que c'est lors de la campagne d'Andrew Jackson, dans les années 1820, il y a 200 ans, qui le premier, se serait fait offrir un bébé hurlant au visage tout sale par une mère qui en avait plein les bras.

Il aurait alors dit: "regardez moi ce joli specimen de jeunesse américaine, notez l'éclat de son regard, la force de ses poumons, la délicatesse de ses lèvres" le donnant tout de suite après à son ami John Eaton en lui disant "Embrasse-le Eaton", (sans toutefois embrasser le bébé lui-même).

Il ne gagnerait pas son premier essai aux élections.

 "Il n'existe qu'une seule raison pour embrasser des bébés, ça fait gagner des votes" aurait-il ajouté par la suite dans son deuxième essai.

Gagnant cette fois, vous devinez en faisant quoi.

Ça reste obscène, en début de semaine.
Manipulation impliquant des très jeunes rejetons.

Excusez-moi.

Pardonnez les
même si ils savent très bien ce qu'ils font.

dimanche 22 septembre 2019

Chansons de Campagnes Politiques Mal Avisées

La semaine dernière nous as offert une certaine débâcle du Parti Libéral.

Une chanson traduite de manière incompréhensible pour les francophones suivi d'une mascarade passée de leur chef qui a plutôt mal été digérée.

Ça m'a donné envie d'explorer les pires choix de chansons utilisées dans des campagnes politiques depuis quelques temps.
Me or I'll knife ya

John Quincy Adams avec Little Know Ye Who's Coming

Avant une certaine époque, les chansons étaient toutes des compositions originales. George Washington avait utilisé une variation du titre God Saves The Queen et avait baptisé sa chanson God Save Great Washington. Un choix intéressant pour le général vainqueur au manteau rouge. Mais la chanson vaguement pro-loyaliste de Good Ol' George était bien innocente comparée à celle de John Quincy Adams quelques décennies plus tard. Contrairement à plusieurs des chanson, plus inclusives et optimistes que menaçantes, Adams faisait chanter pour lui des menaces. Si vous ne votez pas pour moi, le feu viendra, les sabres viendront, les armes viendront, les fusils et les couteaux...si John Quincy n'est pas voté...

Malgré les menaces (ou en raison de) Adams a perdu ses élections de 1828 face à Andrew Jackson.

Barrack Obama avec Hold On I'm Coming

Si on ne retient que le titre, le groove, oui, la chanson est stimulante. Mais elle l'était sexuellement pour Sam & Dave. Ils "venaient" face à des belles filles. Au sens le plus vulgaire qui soit. Très premier degré. Et les auteurs savaient ce qu'ils avaient composé. La chanson avait même été retirée du marché quand on en avait compris les propos dans les années 60. Ils ont poliment demandé à Barrack de ne plus utiliser la pièce. Peut-être que c'était une chanson simplement pour que Michelle lui soit toujours en tête.

Hugo Chavez chante sur Hllary.

Bon, ce n'était pas une chanson de campagne, mais sur 5 heures de discours (sa moyenne) il a interrompu son monologue par une petite ritournelle qui était une flèche enchantée (et empoisonnée) vis-à-vis d'Hillary Clinton en chantant de manière improvisée "je ne suis pas beaucoup aimé par Hillary Clinton, mais je ne l'aime pas non plus, la dida dida dade". Ça a réveillé son public.

Bob Dole avec I'm a Soul Man.

Encore Dave & Sam. Bob Dole avait eu la très mauvaise idée, comme François Legault avec son slogan "on se donne Legault", de faire un jeu de mots avec son propre nom. Changeant les paroles, en commençant par le titre devenu I'm a Dole Man. Issac Hayes et David Porter en étaient les auteurs originaux et n'ont pas aimé. Ils ont réclamé 100 000$ pour chaque utilisation de la chanson. Un arrangement a été fait hors cour et la chanson n'a plus jamais été utilisée.

George W. Bush et quelques autres avec Right Now (et quelques autres)

Pendant quelques années, commençant en 2006, la chanson de Van Halen est devenue non officiellement la chanson thème des candidats présidentiels ou des représentants républicains des États-Unis. W.Bush, Sarah Palin, John McCain l'ont tous utilisée.
La chanson est tiré de leur album For Unlawful Carnal Knowledge, nom seulement une référence à la sodomie là où c'est criminel, mais aussi un acronyme pas tellement familial. Le video de la chanson se plaint aussi que présentement, les compagnies de pétrole et les vieux contrôlent le monde.
En 2008 seulement, Jackson Browne, Foo Fighters, John Cougar Mellencamp, Boston, Heart et un compositeur du nom de Christopher Lennertz ont tous exigé du ticket McCain/Palin de cesser d'utiliser leur musique sans consentement. En 2012, Tom Petty a sommé  la républicaine Michelle Bachman de cesser d'utiliser son American Girl quand elle se présentait sur scène. En 2004, il sommait aussi W. Bush de cesser d'utiliser I Won't Back Down.

Silvio Berlusconi  avec Thank Goodness For Silvio.
Pendant plus de 10 ans, Il Cavaliere a fait chanter des nunuches sur son extrême bonté. C'était avant les révélations sur ses soirées de Bunga Bunga. Chaque fois la même chanson, jamais les mêmes filles dans le video, toujours de plus en plus dénudées.

Angela Merkel avec Angie.
Ça n'a jamais été clair si on parlait de l'ex-femme de Bowie ou encore de la naissante Angela Richards. Probablement les deux dans le brouillon des idées. Reste que Merkel ne souhaitait surement pas que ses chances au pouvoir, pour sa réélection, en 2005, soient associées aux phrases: "Ain't it time we say goodbve" ou "With no loving in our souls and no money in our coats, we can't say we're satisfied" ou "all the dreams we held so close, seems to all go up in smoke". Lass dir den text übersetzen, Angie!

Ronald Reagan avec Born in the USA
Quand Reagan a choisi la chanson de Bruce Springsteen (qui ne le voulait pas) pour sa campagne de 1984, il n'avait retenu que le titre. Parce que le texte de la chanson parle clairement du désenchantement d'un vétéran du Vietnam de retour de guerre. Une stupeur collective pouvait se lire sur les visages des gens qui entendaient le morceau au complet quand Reagan montait sur scène ou que le DJ voulait soulever la foule. Springsteen chantait l'amertume et une sérieuse défaite militaire du pays. Un échec. "I had a buddy at Khe Sahn, fighting the viet cong, they're still there/he's all gone"

Hillary Clinton avec Captain Jack
En bonne baby-boomer déconnectée de son époque, Hillary a choisi une chanson de sa jeunesse pour sa campagne de 2000. Mais la chanson de Billy Joel parle subtilement d'un dealer de drogue, et est l'une des toutes premières à parler clairement de masturbation. Le verbe "masturbate" y est même mentionné pour une rare fois dans l'histoire de la musique. 8 ans plus tard, alors qu'elle est maintenant candidate présidentielle face à Trump, ils sont plusieurs journalistes à lui proposer des chansons pour sa campagne. On propose alors Maneater, It's The End of The World As We Know It (& I feel fine) ou Baby Got Back. Hillary, en bonne matante déconnectée de son époque, choisira plutôt la Québécoise Céline Dion et You & I.

She lost baaaaaaad.
Love me

Saddam Hussein avec I Will Always Love You.
Christ Saddam. Aucun sens. Jouée du matin au soir de Bagdad à Basra dans sa campagne de 2003.

Et Maxime Bernier.

Oooooh Maxime Bernier,...la lumière la moins éclairée de la guirlande.