dimanche 26 mai 2019

Moche Moby

Chronique sur la maturité Instagram.

Si quelqu'un vous dit "Moby", il y a de fortes chances que vous pensiez "Dick".

Par référence au livre culte de d'Herman Melville.

Mais vous avez encore plus de raisons de penser au mot "pénis" en parlant de Moby, le musicien, depuis quelques semaines.

Le musicien techno, dont j'aime particulièrement la musique, me plaît moins au privé. Privé qu'il a récemment rendu public dans une autobiographie. Testant l'adage que "toute publicité est une bonne publicité" il s'est légèrement colorié différemment depuis quelques jours.
Dans ses mémoires, il prétend qu'il a été l'amoureux de Nathalie Portman quand il avait 33 ans et qu'elle en avait 20. Suite à une rencontre derrière la scène de l'un de ses spectacles.

Une autobiographie ou des mémoires sont généralement des oeuvres non fictives. Pas pour le musicien de 53 ans. Nathalie a confirmé que jamais n'a-t-elle été l'amoureuse du NewYorkais. Sa musique peut-être, pas l'Homme. Qui s'est ensuite confirmé homme avec le plus petit des "H" possible.

"J'ai été surprise d'entendre qu'il avait pensé que notre brève rencontre derrière la scène était une "relation amoureuse", alors qu'à mon souvenir, je me rappelle surtout d'un homme beaucoup plus vieux, plutôt "creepy" autour de moi" a-t-elle aussi dit.
De plus, elle n'avait pas 20 ans, mais plutôt 18. Un tout jeune 18 ans. Ça, Moby ne peut le nier. Il est né en 1965, elle est née en 1981. Ce n'est pas sur cette planète qu'il aurait eu 33 ans pendant qu'elle en aurait 20.

On serait d'abord porté à croire qu'un trentenaire, tentant de séduire une jeune fille de tout juste 20 ans serait...disons...plus ou moins pervers. On serait porté à croire qu'on ne se venterait pas d'une telle chose. Qu'on laisserait passer le sujet. Mais Moby a rajouté du ketchup et de la moutarde sur son hot dog. Il voulait que la planète entière sache qu'à 33 ans, il flirtait avec les filles qui venaient tout juste de finir l'école secondaire.

Mercredi dernier, il disait, (sur Instagram) qu'il avait récemment entendu vaguement parler, dans les commérages, que Nathalie Portman prétend n'avoir jamais été sa copine amoureuse. Que ça le rendait confus, car, bien entendu, ils sont sortis ensemble. Qu'il peinait à croire pourquoi elle voudrait représenter faussement la vérité et que ce qui est raconté dans son livre (qu'il a nommé pour qu'on puisse bien l'acheter) est bel et bien fidèle à la vérité.

Il n'en est pas resté là. Comme le menteur incertain de la crédulité de son public, il en a rajouté. Il publié une photo de lui et elle, la photo en tête de chronique, où il apparait en bedaine et elle, souriante, mais froide.

Les sourires confirment même plutôt le contraire de ce que Moby raconte.

Nathalie porte le sourire poli de la jeune fille qui ne veut pas offusquer un homme visiblement attiré par lui, mais qui ne l'intéresse pas, elle. En tout cas, pas comme ça. Le sourire de la jeune fille qui se fait dire par mon oncle "T'es ben rendue belle" après une grosse colle à Noël. Le sourire de Moby est pire. C'est celui du gars qui a peu pris de photos avec des belles filles et qui semble à la fois extraordinairement fier de penser qu'il pourra passer cette photo aux amis en leur racontant des bobards au sujet de la photo. Le sourire de Moby a aussi quelques chose de pervers, là où Nathalie semble penser vouloir être ailleurs.

Toujours peu confiant face à ses propres mensonges, il a rajouté: "Sincèrement, qu'est-ce que je devrais faire quand les gens ne croient pas à l'évidence et préfère croire les accusations? Elle ment. Et je reçois de menaces de mort de la part de ses fans qui ne me font pas de bien du tout. Ni pour ma santé mentale et physique, ni pour ma santé financière."

L'évidence? une photo?
Aucun de ses amis n'a pu confirmer qu'il avait déjà vu Moby avec lui.
Moby est aussi un homme assez seul. Ce qui le sert bien si il choisit d'inventer des choses. 

Quelques heures plus tard, il a senti le besoin de rendre public des images plus saines. Il a envoyé une photo d'arbres dans une forêt, en disant: "Vous savez ce qui est bien? C'est que la nature se moque de tout ça. Attaquez-moi. Injuriez moi. Mentez sur moi. Pendant ce temps, je tenterai de sauver les animaux, et aiderai à faire en sorte que les humains ne détruisent pas la seule chose qui compte vraiment, notre chez nous, notre terre. Bye."

La carte écolo dans la valse émotive.

Le fait que Moby ne semble pas affecté par le fait qu'à 33 ans, il courtisait une jeune fille de 18 en dit long, en Amérique, sur la banalisation de la sexualisation des jeunes filles en société. On s'est souvent moqué de l'Europe qui nous présentait des films avec des couples où madame est une enfant, une belle enfant, et monsieur un vieux cochon laid. Mais maintenant, c'est pas mal comme ça ici aussi.

Portman avait souligné, l'an dernier, avec un courage phénoménal, et une intelligence formidable, qu'une station de radio tenait un décompte jusqu'au jour où elle aurait 18 ans...c'est-à-dire, jusqu'au jour où il serait légal de coucher avec elle...

Pensez à la terreur de la petite fille de 13 ans grandissant connaissant la date de potentielles agressions.

Comment ne pas pensez notre monde mâle dégueulasse?

La réaction de Moby aux réfutations de Nathalie Portman sont un cours accéléré de la douce misogynie ordinaire. Il a d'abord commencé par parler de commérages en parlant de ce que Nathalie Portman avait dit. Suggérant que les propos d'une femme comme elle ne peuvent quand même pas être pris trop au sérieux.
Il la présente aussi comme celle qui était l'agressive flirt. Disant dans son livre qu'il était dans sa loge, "chauve buveur en série, et elle était la jolie star du cinéma. Elle était là, devant moi, flirtant. J'avais 33 ans, elle 20, mais c'était son univers".
Il était donc une victime de son "flirt".
Il tentait de sauver les animaux et aidait à faire en sorte que les humains ne détruisent pas la seule chose qui compte vraiment, notre chez nous, notre terre et elle a choisi de le corrompre de son sexe.

Certains hommes, avec le plus petit des "h", ne sont éveillés qu'à leurs propres sens. Les hommes seuls sont souvent, par défaut, attentifs à leurs seules sensations. Lisent mal les autres.

Moby investit beaucoup de son temps à promouvoir le veganisme.
Mais se comporte comme si les femmes n'étaient que corps à prendre ou à donner.

N'étaient que viande.
Incompatible chez les vegans.

samedi 25 mai 2019

Les Dans les Jambes et Les Sans Coeur

Le bureau du tourisme annonçait hier, sans honte, qu'il y avait 20 000 postes de disponibles dès cet été, et qu'il aimerait avoir

des étudiants et des personnes à la retraite pour combler ces postes...

des étudiants et des personnes à la retraite pour combler ces postes...

des étudiants et des personnes à la retraite pour combler ces postes...


des étudiants et des personnes à la retraite pour combler ces postes...

J'essaie de tourner cela dans tous les sens, je n'arrive pas à freiner le sentiment de révolte et de haine qui monte en moi. Suis-je le seul à entendre surtout l'élimination d'une génération ou deux?

Je ne recherche pas d'emploi, surtout pas dans ce domaine, mais qu'est-ce qui, sur cette planète, justifie une telle précision?

Je ne vois que 2 raisons.

La première et la plus vraie, vous voulez pouvoir les exploiter et ne pas les payer dignement.
La seconde, plus subtile, les x et les y, ceux que vous ne voulez surtout pas, veulent vivre dignement et bien gagner leur vie. Et vous ne les paierait jamais

VOUS DISCRÉDITEZ VOTRE PROPRE INDUSTRIE!

J'ai été animateur de camps de vacances, de navigation marine, toute ma famille directe est enseignante, on a de l'entregent, on sait animer, je sais que je serais assurément assez bon en tourisme sous toute ses formes. Pas juste à l'animation, mais vous ne me donneriez même pas une entrevue.

Je souhaite à l'industrie la même chose qu'elle souhaite à notre égard.

Qu'elle ne soit jamais dans nos jambes la petite chrisse.

Dans une semaine où on disait aussi, sans rire, qu'on voudrait que les retraités restent sur la marché du travail, eux qui disent au ministre "on voudrait revenir sur le marché du travail, mais pas les soirs et fins de semaines...
Bien sur, on voudra tous faire les soirs et fins de semaines pour vous...
RESTEZ CHEZ VOUS!

Il se passe des choses de nos jours qui font mal à voir. On critique la commission scolaire pour sa décision de se retirer du financement scolaire apporté aux élèves faisant partie de la chorale des petits chanteurs du Mont-Royal.

Ne crachez surtout pas sur la commission scolaire.
Pourquoi pensez-vous qu'ils ne financent plus la chorale?
PARCE QU'ILS N'ONT PLUS D'ARGENT!

Les gouvernements qui se succèdent au Québec (et ailleurs) n'ont qu'une chose en tête: faire de l'argent.

Deux endroits sur votre planète sont conçus pour NE PAS faire de l'argent:
Les hôpitaux, conçus pour demeurer en santé et vivre bien et longtemps.
Les écoles, conçues pour éduquer et faire grandir dans la dignité les plus jeunes et les moins instruits.
Les écoles conçues pour apprendre à vivre en société.

Société qui vous attends pour vous dire:
"Vous êtes les bienvenus à travailler mais ne nous demander surtout pas d'être payé"

Si c'est le bordel dans les hôpitaux c'est parce qu'on demande plus en retirant constamment de l'argent, de gouvernement en gouvernement.

Présentement dans les écoles, on hurle au manque de personnel, je considère moi-même l'option de peut-être faire le saut comme mes parents et mes soeurs en fonction de l'automne.

Mais en même temps, ce que j'entends, ce que je vois, ce que je vis, c'est le Vietnam en 1967.

De gouvernement en gouvernement, on a fait que couper là où on ne fait pas d'argent de toute manière. Dans les écoles. Et celles-ci ne cessent de tenter de nous soutirer de l'argent pour à peu près tout. Au primaire, j'ai payé 3 fois la "réouverture" du dossier de ma fille avant de les sommer de cesser de le fermer le dossier puisque rien dedans ne change d'une année à l'autre. On m'a répondu qu'il fallait le fermer quand même année après année et le réouvrir.
Les trois dernières années, j'ai "oublié" de payer cette connerie. Mais je sais que les écoles font preuve de beaucoup de créativité (ça fait aussi partie de leur travail) pour aller rechercher les moyens qu'ils se font voler par les gouvernements successifs année après année.

Aller rechercher les moyens qu'ils se font voler par les gouvernements successifs année après année, ça ne fait pas partie de leur travail. Ça ne devrait absolument pas faire partie de leur travail. C'est du travail de producteur de film, courant toujours après les sous.

Rien à voir avec l'éducation.

Je flirte avec l'idée de me proposer, à 47 ans, comme prof d'anglais.

Mais ma génération, on ne la veut pas dans les jambes.
J'ai un curieux feeling qu'on me dirait
"oui, oui on va te prendre, mais faudra pas vraiment te payer..."


Parce que la dignité, c'est pas pour nous?

Fallait nous l'enseigner à l'école avant.
Pas simplement nous dire: restez à l'école ou quittez le pays! personne ne vous attends sur le milieu du travail!

Parce que ça, ça n'a vraiment pas changé.

vendredi 24 mai 2019

Vends-Moi un Mouton

Cette semaine, deux mauvais vendeurs de voitures Québécois m'ont beaucoup agacé.

Pier-Karl Péladeau, que je trouve habile comme une mule essayant de ramer sur une rivière de bouette.

Et François Legault, Premier Ministre du tiers des Québécois, en voyage d'affaires à New York pour y vendre de l'hydro-électricité concoctée ici.
Comme un vendeur de char venterait ses carrosseries.

Le premier, plus il vieillit, plus je le trouve grossier. Son père avait ce côté extrêmement grossier. Il paraissait affreusement mal dans un segment du fabuleux film de Richard Desjardins et Robert Monderie (vers la 25ème minute), un court film qui avait fait du bruit à l'époque, mais dont on a vite mis les lions en cage, puisque rien, mais absolument rien n'a vraiment changé.

Il accusait Desjardins de lui poser une question niaiseuse quand celui-ci lui a demandé si il pensait que la forêt au Québec était en bonne santé.

Péladeau père s'était senti menacé par la caméra et avait attaqué gratuitement comme le plus petit des cons. Au lieu de discuter aimablement, ou encore de clamer son ignorance sur le sujet, ce qui l'aurait honoré, il a joué au poulet qui donne un cou de bec à celui qui s'approche trop près.

Et avait réagi en "chicken".

Je ne l'avais jamais porté dans mon coeur Péladeau père. Lorsque piégé à l'émission de gag Surprise Surprise, une idée assez comique d'ailleurs, quand une voiture avait été "explosée" par un improvisé douanier, la première chose que Péladeau père avait à la bouche n'avait pas été le sécurité ni mpême la vie mise en danger par l'occupant de la voiture explosée, mais il avait tout de suite parlé argent en disant que ce chauffeur allait le poursuivre pour 500 000$.

Ça m'avait frappé de voir qu'un homme faisant de l'argent pouvait être aussi continuellement concentré sur l'argent. Une vie avait pu être mise en danger suite à cette impressionnante explosion de voiture. Ça expliquait surement son succès. Une attention perpétuelle sur la piasse à faire.

Ça ne pouvait pas me le rendre tellement sympathique.

Son fils, ben, il n'était que son fils. Quand papa lui a donné la compagnie (tiens...ça rappelle un Monsieur orange aux États-Unis...) il l'a fait en passant par dessus la hiérarchie familiale. Faisant davantage confiance au jeune beau sans expérience qu'aux plus vieux de ses enfants, moins charmants, et dans lesquels, il voulait probablement moins s'imaginer. Se fantasmer.

Ce n'était pas un cas de "fils préféré", mais...oui, ça en était un. Erik et Isabelle avait été outrepassés. Peut-être ceux-ci n'avaient pas voulu de la compagnie, je ne sais pas, je ne suis pas dans le secret des bonnes de la maison. Mais bref, PKP devenait quelqu'un au Québec.

Les meudames le trouvaient beau. Il l'est. Mais il raisonne souvent comme l'enfant à qui on a jamais dit non. Le fait encore. Son passage au parti Québécois a été un naufrage. Ça lui a coûté son mariage. Dernièrement, il fait le scandalisé, (c'est un technique hebdomadaire de son Journal de Montréal) face au CRTC à qui il veut dicter les règles d'un jeu où il prend lui-même part.

Les hommes d'affaires ne peuvent pas dicter les règles ainsi.

À moins d'être élu au gouvernement au pouvoir.

Ce que François Legault est.
Premier Minus du Québec.
Tel que voté par 3 Québécois sur 10 en octobre dernier. 

Il a passé la semaine à essayer de vendre notre Hydro-Électricité, un fier succès de chez nous, à New York. Il a rencontré quelques bêtes. Comme Blackstone. Blackstone est un fonds d'investissements, l'un des plus importants au monde. Et le truc pour l'être a été de se rendre indispensable partout où ils sont passés. Tout en se rendant riches, ultra-riches et profitables.
Blackstone est propriétaire de TDI qui se dit prêt à construire la ligne de transmission (se rendre indispensable je vous dit, pour mieux avaler les sous). Legault est resté farouche à leurs avances. Disant qu'Hydro-Québec peut surement décider le raisonnable du non raisonnable, puisque Blackstone leur dit (sans rire) qu'ils sont raisonnables dans leurs exigeances. (à d'autre, U.S. fucks!).

Legault, en mauvais vendeur de char, a dit l'affreuse phrase "actuellement tout prix qui est au dessus de zéro est avantageux pour Hydro-Québec" ce qui fait croire, à juste titre, qu'on était terrrrrrrrrrrrrrible en affaires, puisqu'une phrase du genre ne peut que faire baisser le prix des offres potentielles.

De plus, il était rose et mignon comme un poupon quand il parlait "qu'au moins, le bureau-chef d'Air Transat reste à Montréal" quand la compagnie est passée dans l'intérêt d'Air Canada (ça reste à être validé cette transaction).

Tout le monde sait que le coeur d'Air Canada est à Toronto. On a beau être fier du nez, le coeur reste le coeur. Et le nez sera mouché bien assez vite, ne soyez pas dupes.

Et n'ayons pas de trop fortes attentes sur les ventes anticipées d'électricité à New York ou au Massachusetts.

Les pêcheurs trop bavards ne ramènent pas toujours de poisson.

Les vrais bons gens d'affaire parlent moins qu'ils n'agissent.
Demandez à un Desmarais, un Bouchard ou à un Coutu.
PKP, en bum brouillon, s'est inscrit nettement trop tard comme lobbyiste quand il parlé au ministre Bonnardel de son intérêt pour Téo Taxi qui est à vendre. 

Quand on ne voit que les sous...

Je commence à en avoir soupé des gens d'affaires en politique.
Regardez le mal Étatsunien qui gruge la planète.

jeudi 23 mai 2019

IRA & Nouvelle IRA

Le 8 avril dernier, la journaliste Lyra McKee trouvait la mort, recevant une balle en pleine tête, se tenant trop près de la police irlandaise dans une manifestation entre services de l'ordre et manifestants pro-IRA. Ces derniers se sont excusés, disant...qu'elle se tenait trop près des policiers...ce qui le rend tout de même 100% coupables de viser de l'être humain par balles.

On reste surpris d'entendre encore le nom de l'IRA qui, aux dernières nouvelles, avait rendu les armes en 2005, promettant la paix et la cessation des actes violents et/ou terroristes. Qui est cette "nouvelle IRA" issue de l'ancienne?

L'existence même de l'Irish Republican Army prend sa source dans un conflit colonial plus que centenaire. L'Irlande, dès le départ a été colonisée par l'Angleterre qui a toujours gardé une attitude condescendante à l'égard des Irish mates.
La nation irlandaise en est une celtique, parlant même son propre dialecte, si il le souhaite. Les Anglos-saxons sont en terre verte dès le moyen-âge. Dans les années 1800, le Royaume-Uni est créé (Angleterre, Irlande du Nord, Écosse et Pays de Galles). À la fin du 19ème siècle, il y aura cette légendaire famine qui minera la pays salement, (mais qui fera émigrer par ici mes arrières-grands-parents paternels).

À cette même époque, se forme peu à peu un mouvement de résistance. Entre 1870 et 1910, on se muni du Home Rule, visant à une autonomie de l'Irlande, chez elle. Mais à partir de ce moment aussi, on choisit de s'armer car on croit que l'Angleterre ne sera toujours que mépris jusqu'à devenir 100% conquérant de l'Irlande du Nord. On se créé alors une armée paramilitaire, qui deviendra l'Irish Republican Army en 1917. Un réel esprit révolutionnaire naît. L'insurrection de Pâques sera un moment déterminant. Bien que le mouvement "putchiste" proclamant la République de l'Irlande soit écrasé, deux ans après la suppression des rebelles, en 1918, le parti politique le Sinn Fein, reconnu comme le bras politique de l'IRA, remportera tout de même sa première grande victoire électorale. 
Lors de la Première Grande Guerre, la majorité des Irlandais refusent de se battre pour les couleurs anglaises, et prennent plutôt les armes...pour l'IRA. Le mouvement républicain comprend beaucoup de gens issus du mouvement ouvrier. Le conflit est patriotique, politique, religieux et social. Un vrai désir d'émancipation se fait sentir.

De 1919 à 1921, une véritable guerre d'indépendance a lieue. L'issue de ce conflit se terminera sur la création de deux Irlandes, le Sud, plus catholique, deviendra la République de l'Irlande (bien qu'elle ne soit pas une république,mais plutôt un dominion comme chez nous) et le Nord devient l'Irlande du Nord, à majorité protestante, et souhaitant une île toujours unie au pouvoir Anglais. Comme la religion y est mentionnée, la marde y est donc systématiquement pognée sans arrêt.

La périodes des Troubles se tient entre 1968 et 1998 et oppose principalement la minorité catholique du Nord aux Protestants du même coin.

C'est dans la période des Troubles, qu'il y aura 3500 morts, que le Sunday Bloody Sunday chanté par U2 aura lieu, de célèbres grèves de la faim, où on en mourrait, ont aussi lieues. L'IRA se considère alors la conscience morale des Irlandais et sera contente des accords de paix du vendredi saint de 1998. Mais une autre partie des Irlandais prétend que d'accepter la plus petite des choses des Anglais, c'est perdre la face.

La Nouvelle IRA trouve plusieurs partisans de cette idée de ne rien, rien, rien concéder aux Anglais.

Plusieurs considèrent l'IRA comme des héros ayant fortement été à la source de l'émancipation de l'Irlande. Bien qu'ils aient été coupables de nombreux attentats terribles et de morts plus ou moins utiles.
Plusieurs autres, les unionistes, considèrent que vivre sous le joug Anglais n'est pas si mal, même si le Breixit, les forçant à quitter une Union Européenne dans laquelle ils seraient restés, compliquent les choses.

Mais l'IRA, comme le FLQ ici, il y a longtemps, est principalement reconnu comme un mouvement terroriste.

Pour ces multiples dérapages.

L'histoire de l'Irlande est assez difficile à suivre.
Elle change de perspectives selon la partie dont vous êtes issu.

Avec le Breixit à venir, on a peur de la résurgence de nouveaux troubles.

Je lis en ce moment Anna Burns qui situe son livre dans les enclaves catholique de Belfast et de Derry dans le Nord de l'Irlande, dans la période des Troubles.

Le terrible quotidien des troubles. 






mercredi 22 mai 2019

Frappés d'un Lait Frappé

Lundi, il y a 13 jours, le leader du parti du Brexit, en Angleterre, Nigel Farage,  a été aspergé d'un lait frappé, caramel et de banane salé à Newcastle.

Farrage est un être extrêmement polarisant. Il n'était pas clair si Farage était plus en colère contre l'agresseur ou si il l'était contre son propre service de sécurité. La première chose qu'il a dite, alors que la crème lui coulait toujours sur le plastron, a été, "It's a complete failure" (c'est un échec total).  "You could have spotted that a mile away" (on pouvait facilement venir voir ça).

Ce n'était pas quelque chose de spontané. Frapper quelqu'un d'un lait frappé est devenu une tendance britannique de plus en plus courante depuis quelque temps. Les victimes lactées sont principalement, sinon toutes, des personnalités associées à des partis ou des idées de droite. Au début du mois, un jeune citoyen anglais, d'origine potentiellement musulmane, endurait la diarrhée verbale de Tommy Robinson, un candidat indépendant anglais, ouvertement anti-musulman. Le jeune homme a fait ce que l'on doit faire face à l'intolérance, il n'a pas toléré ses indigestes propos. Et l'a arrosé de son lait frappé aux fraises. 

Et comme les vannes de la haine sont ouvertes depuis Trump et Le Pen, le jeune homme (non, pas l'anti-musulman) reçoit des menaces de mort.

Anonymes comme la lâcheté le commande.

C'était la seconde fois, en autant de jour, que Robinson, de son vrai nom Stephen Christopher Yaxley-Lennon, se faisait frapper d'un lait frappé.

La vidéo est devenue virale. D'autres laits frappés suivraient.

Carl Benjamin, un autre candidat indépendant si louche qu'il est sous enquête policière, à propos de "blagues" sur un viol à l'égard d'une femme politique du parti travailliste, a reçu pas moins de 4 laits frappés dans la même semaine. Un candidat social démocrate, loin des caméras, dira aussi qu'un poste de campagne électorale a été aspergé de lait frappé, lui aussi.

La situation est devenue si importante que la police britannique a fortement recommandé aux compagnies comme McDonald ou ses semblables, de ne plus offrir de lait frappé nulle part. À Edimbourg, on a même cessé de vendre de la crème glacée, puisque qu'un rassemblement pro-Breixit y avait lieu tout près. Burger King a fait 100% le contraire en annonçant fièrement qu'ils en vendraient pour tous, signé d'un "Have fun" #just sayin'

Famous.

Les laits frappés n'ont pas toujours été l'objet de prédilection pour les protestataires. Ailleurs, on a attaqué avec du yogourt ou des nouilles. Habituellement ce sont les oeufs.  La raison pour laquelle l'oeuf est si populaire, est que c'est un objet très léger à traîner, et si fragile qu'un simple contact le fera se fendre. Laissant couler du visqueux sur la victime choisie. Rien en secoue davantage la dignité d'un fier politicien qu'un liquide gélatineux glissant sur son corps, quelques écailles décorant son étudié costume.
Ici, et en France, on a plus souvent favorisé la tarte.

À plusieurs niveaux, le lait frappé fait un aussi bon travail. En plus, il rafraîchit les têtes chaudes.

Les laite frappés ont beau nous faire rire, nous faire nous réjouir, nous choquer, ils ne sont légaux lorsqu'utilisés comme arme d'agression. Ça reste une agression.

Un regroupement appelé Lactose contre l'intolérance, a vu plusieurs de ses membres se faire coffrer par la police.

Le seul regret de celui qui a tiré son lait frappé sur Farage la première fois est qu'il aurait bien voulu boire son lait frappé aux fraises.