1. Le germe est semé.
Lui: Ce gars te texte encore? Pourquoi il te texte toujours? Il n'a pas assez de te voir au boulot?
Elle: Il y a des choses qui se discutent mal au bureau.
Lui: Je peux voir une photo de lui?
Elle: Surement, je ne l'ai pas pris en photo, je ne suis même pas son amie Facebook, ni Instagram, ni rien, mais si on google image son nom....voilà...Bambi Barbelivien...c'est lui!
Lui: C'est vrai qu'il a le regard d'une brebis égarée, mais c'est un très bel homme, jeune, mais bel homme.
Elle: Tu trouves? Peut-être, un peu...mais c'est mon collègue de travail.
Lui: Il est joueur de curling à Ste-Flavie?
Elle: Semblerait selon les photos.
Lui: Et pompier volontaire dans les Appalaches?
Elle: Ne m'en a jamais parlé.
Lui: Il te parle de quoi?
Elle: De lui.
Lui: Remontre moi son visage que je le reconnaisse lorsque viendra le moment de le tuer.
2. L'Escalade.
Lui: ...Alors...ce gars qui te texte tout le temps, il est pas mal beau, non?...
Elle: Il n'est pas mon genre.
Lui: OH! alors ton genre n'est pas le superbe mâle athlétique?
Elle: Attends...Est-ce vraiment ce que nous avons cette discussion, vraiment?...
Lui: COME ON! Cette mâchoire, ses muscles, sa gueule qui crie en lançant la pierre au Curling...
Elle: Devrais-je craindre qu'il t'intéresses et que tu me quittes pour lui?
Lui: MAIS QU'A-T-IL TANT À TE DIRE SUR LUI qui puisses tant t'intéresser?
Elle: Il ne m'intéresse pas! il a besoin d'une oreille pour parler de sa séparation.
Lui: Whaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat?
3. La stratégique négociation.
(au lit, elle voudrait faire couchi-couchi come surfin', il boude)
Elle: Tu n'es pas toujours fâché n'est-ce pas?
Lui: Je ne comprends pas pourquoi Bambi ne peut pas demander conseil à quelqu'un d'autre pour ses relations personnelles!
Elle: Alors pas de sexe ce soir, c'est bien ça?
Lui: Tu es le courrier des coeurs au bureau?
Elle: C'est bon, je cesserai de texter mon COMPLÈTEMENT PLATONIQUE AMI si c'est pour te faire sentir mieux, ça te va?
Lui: Tu ne peux pas faire ça, sinon je me sentirai et passerai comme le plus complet des gars poches.
Elle: Ce que tu n'es pas, ce que tu n'es pas.
Lui: Je ne sais pas comment interpréter ton ton...
4. L'inévitable excuse.
Lui: Alors...tu ne textes plus ce gars depuis quelques temps et vice-versa...
Elle: Nope. C'est ce que tu voulais, non?
Lui: Je suis désolé. Tu lui as dit que j'était un peu immature, un insécure homme-enfant, un adulescent?
Elle: Pas besoin, il l'a probablement deviné.
Lui: Écoutes, je suis vraiment désolé, je vais te faire confiance, tu peux texter qui tu veux.
Elle: Maisnon, maisnon, je ne pense pas que je vais le retexter.
Lui: Un couple sain doit vivre et laisser vivre.
Elle: Il commençait à essayer de flirter de toute manière.
Lui: JE LE SAVAIS! UN HOMME NE SE CONFIE PAS À UNE FEMME PERSONNELLEMENT SANS VISER LE LIT!
5. Mesures préventives.
Lui: Je me suis fait une checklist mentale afin d'éviter les prochaines chicanes.
Elle: Ah oui?
Lui: La première étape étant de me demander "suis-je immature sur le sujet?" avec comme choix de réponses, "oui" ou "Reviens-en! et passe par dessus!".
Elle: Mais chéri, je préfère que nous communiquions à propos de tout ce qui nous chicote. Comme depuis 3 millions d'années.
Lui: Tu crois?
Elle: Tiens pas exemple, qui est cette Marina aux yeux bleus dont je n'ai jamais entendu parlé, qui "like" toutes tes photos, et suggère de commenter en privé?
Puis, on retourne à 1, à sexes inversés.
dimanche 27 janvier 2019
samedi 26 janvier 2019
Fournaise Terrestre
2018 a été l'année plus chaude sur terre de n'importe laquelle au 19ème siècle.
C'était plus chaud que n'importe quelle année du 20ème siècle.
C'était aussi plus chaud que toute la première décennie. À trois exceptions récentes près, c'était l'année la plus chaude depuis 1850.
Depuis jeudi dernier, la Berkely Earth, un groupe de recherche sans but lucratif a publié les résultats de sa recherche, chose qu'ils font tous les ans depuis longtemps. Les résultats confirment la constante des dernières années sur ce que plusieurs nient toujours: le réchauffement climatique à long terme se confirme.
La Berkley Earth est une très respectée firme de recherche scientifique, mais il est rare qu'une nouvelle du genre arrive si seule. En temps normal, la NASA et la National Oceanic & Atmospheric Administration devaient aussi lancer les résultats de leur propre étude le 17 janvier dernier.
Mais la fermeture gouvernementale de l'administration des États-Unis (amoindrie hier), qui ralentira TOUT 2019, et une partie de 2020, force le retard.
Les analyses seraient pratiquement prêtes, sinon carrément prêtes, mais on ne peut rien avancer avec la paralysie actuelle. Les équivalents de l'Union Européene ont déjà annoncé que 2018 était la 4ème année la plus chaude jamais enregistrée. Confirmant l'étude de jeudi dernier de Berkeley.
Le rapport de Berkeley contient plein de choses à la fois inquiétantes et tout aussi0 importantes à noter.
2018 était l'année la plus chaude jamais enregistrée en Antarctique. Ce qui fait fondre les glaciers et inquiète énormément pour les niveaux d'eau, s'accentuant davantage et davantage. 29 pays, dont la France, l'Allemagne, l'Italie, la Grèce et les Émirats Arabes Unies ont atteint les 50 degrés celsius en juin, en 2018, obtenant leur année la plus chaude depuis longtemps.
Le rapport souligne que les impacts des changements climatiques vont bon train et qu'il serait déjà trop tard pour freiner complètement l'élan. Nous pourrions à peine ralentir et garder tout ça sous contrôle. Donnant ainsi raison aux autochtones que le seul maître sur terre, c'est la nature.
La Terre était 1,16 degrés plus chaude en 2018 que durant tout le 19ème siècle. L'Intergovernmental Panel on Climate Change avait averti que si on dépassait le 1,5 degrés trop chaud, soit 0,4 plus haut que là où nous sommes actuellement, nous pourrions faire face à de réels défis insurmontables pas plus tard que dès 2040.
De très nombreuses populations se retrouveraient alors dans la rareté alimentaire, sanitaire, et le manque d'eau potable serait multiplié par 10 dans le monde.
Sommes nous condamnés?
Seulement si on ne fait rien sur le sujet.
Et ne rien faire, même nier tout ça, c'est faire semblant de ne pas voir l'accident de voiture dans la rue devant chez soi.
C'est pas mal ce que les dirigeants sur terre font. La tête plantée dans le pognon.
On parle maintenant de réaction urgente nécessaire, au minimum, sur les 6 prochains mois. Le dioxide de carbone est relâché dans l'atmosphère à un rythme démesuré. L'Australie nous dit qu'un El-Nino très chaud serait sur le point de venir ravager davantage la planète.
Berkeley Earth annonce aussi que 2019 sera légèrement plus chaude de 2018.
On gage en ce moment à savoir si 2019 sera l'année la plus chaude enregistrée.
Pour ne gager sur l'année des grands apocalypses climatiques.
C'était plus chaud que n'importe quelle année du 20ème siècle.
C'était aussi plus chaud que toute la première décennie. À trois exceptions récentes près, c'était l'année la plus chaude depuis 1850.
Depuis jeudi dernier, la Berkely Earth, un groupe de recherche sans but lucratif a publié les résultats de sa recherche, chose qu'ils font tous les ans depuis longtemps. Les résultats confirment la constante des dernières années sur ce que plusieurs nient toujours: le réchauffement climatique à long terme se confirme.
La Berkley Earth est une très respectée firme de recherche scientifique, mais il est rare qu'une nouvelle du genre arrive si seule. En temps normal, la NASA et la National Oceanic & Atmospheric Administration devaient aussi lancer les résultats de leur propre étude le 17 janvier dernier.
Mais la fermeture gouvernementale de l'administration des États-Unis (amoindrie hier), qui ralentira TOUT 2019, et une partie de 2020, force le retard.
Les analyses seraient pratiquement prêtes, sinon carrément prêtes, mais on ne peut rien avancer avec la paralysie actuelle. Les équivalents de l'Union Européene ont déjà annoncé que 2018 était la 4ème année la plus chaude jamais enregistrée. Confirmant l'étude de jeudi dernier de Berkeley.
Le rapport de Berkeley contient plein de choses à la fois inquiétantes et tout aussi0 importantes à noter.
2018 était l'année la plus chaude jamais enregistrée en Antarctique. Ce qui fait fondre les glaciers et inquiète énormément pour les niveaux d'eau, s'accentuant davantage et davantage. 29 pays, dont la France, l'Allemagne, l'Italie, la Grèce et les Émirats Arabes Unies ont atteint les 50 degrés celsius en juin, en 2018, obtenant leur année la plus chaude depuis longtemps.
Le rapport souligne que les impacts des changements climatiques vont bon train et qu'il serait déjà trop tard pour freiner complètement l'élan. Nous pourrions à peine ralentir et garder tout ça sous contrôle. Donnant ainsi raison aux autochtones que le seul maître sur terre, c'est la nature.
La Terre était 1,16 degrés plus chaude en 2018 que durant tout le 19ème siècle. L'Intergovernmental Panel on Climate Change avait averti que si on dépassait le 1,5 degrés trop chaud, soit 0,4 plus haut que là où nous sommes actuellement, nous pourrions faire face à de réels défis insurmontables pas plus tard que dès 2040.
De très nombreuses populations se retrouveraient alors dans la rareté alimentaire, sanitaire, et le manque d'eau potable serait multiplié par 10 dans le monde.
Sommes nous condamnés?
Seulement si on ne fait rien sur le sujet.
Et ne rien faire, même nier tout ça, c'est faire semblant de ne pas voir l'accident de voiture dans la rue devant chez soi.
C'est pas mal ce que les dirigeants sur terre font. La tête plantée dans le pognon.
On parle maintenant de réaction urgente nécessaire, au minimum, sur les 6 prochains mois. Le dioxide de carbone est relâché dans l'atmosphère à un rythme démesuré. L'Australie nous dit qu'un El-Nino très chaud serait sur le point de venir ravager davantage la planète.
Berkeley Earth annonce aussi que 2019 sera légèrement plus chaude de 2018.
On gage en ce moment à savoir si 2019 sera l'année la plus chaude enregistrée.
Pour ne gager sur l'année des grands apocalypses climatiques.
vendredi 25 janvier 2019
À La Recherche Du Temps Perdu*****************Un Dimanche à La Piscine à Kigali de Gil Courtemanche
Chaque mois, comme je le fais pour le cinéma (dans les 10 premiers jours) et comme je le fais pour la musique (vers le milieu), je vous parle littérature.
Littérature qui m'a séduit, marqué, et je tente de vous enligner vers une activité de plus en plus rare: la lecture.
Lire c'est beaucoup mon métier (traducteur). Je ne considère jamais que c'est vraiment travailler. C'est une manière différente de respirer. Naturel. C'est explorer de nouvelles réalités. L'espionner. La découvrir. Apprendre. On ne cesse jamais d'apprendre tant qu'on respire.
Lire c'est inspirer très fort et vivre.
Un chef d'oeuvre Québecois, mais Africain aussi.
Journaliste écrit et télé, reporter, correspondant, animateur, parolier, réalisateur, producteur, Gil Courtemanche lance son tout premier roman, fortement inspiré de son séjour au Rwanda, en 1994, où il tente d'instaurer un certain équilibre et un certain professionnalisme télé à la région, en plein génocide, il lance dis-je bien, son tout premier roman en 2000, à l'âge respectable de 57 ans. Il mourra 11 ans plus tard, du cancer du larynx.
Quiconque lis Albert Camus, en devient généralement charmé. Des mots, des phrases, simples. Qui ne prennent pas de détour. Qui imposent un rythme. Une sensibilité. Une précision claire. Les images sont faciles à faire à la lecture de Camus. Qui reste à la fois simple et profond.
Le roman de Courtemanche est très très proche du style d'Albert Camus. Dont il était un fan avoué. Dans la narration comme dans le décor et la style lyrique, on y sent l'ombre des Meursault, Rieux ou Clamence.
Mais ici, on suit Valcourt. Qui tente de faire fonctionner dignement une station télé au Rwanda. En plein génocide naissant entre Tutsis et Hutus. Et avec le SIDA comme menace perpétuelle et qu'on attrape comme la grippe dans ce pays mal informé sur les dangers sexuels, lorsque mal protégés. Bernard Valcourt ne réussit pas à mettre sur pied ses projets car le pays est en crise. Il tombe amoureux de Gentille, une serveuse Hutue, mais qui a les caractères physiques des Tutsis. Gentille comprend l'amour des blancs tel que décrits par Paul Éluard (un autre favori de Courtemanche). Au lieu de retourner vivre au Québec, Valcourt, aussi par amour, choisi de rester et de tourner un documentaire sur ce pays qui change. Qui change pour le pire. Horreurs et tragédies surviennent au fur et à mesure que l'année progresse. Il sera séparé de celle qu'il épouse, Gentille, lors d'un contrôle milicien.
Convaincu qu'elle est morte, il tente de reconstruire les derniers jours de sa vie. Mais il découvre qu'elle n'est peut-être pas morte. Et peut-être pas sauvable non plus.
Portrait formidablement sensible, atroce, et largement existentiel du Rwanda de 1994, celui du général Dallaire, dont on devine la présence dans un des personnages, Courtemanche incorpore des faits réels, dont il a été témoin (ou non), et des faits inventés (la trame amoureuse). Témoignage troublant et portrait triste de la haine raciale, Courtemanche donne un visage humain et aux victimes et aux bourreaux.
Il remet en perspective tous nos malheurs personnels qui ne sont rien à côté de leur quotidien d'alors. Une sale (sic) guerre où tout le monde à placer les yeux ailleurs. Il nous les replace au coeur du conflit civil, avec une fameuse humanité.
De l'humanité dans l'inhumain.
Courtemanche ne cessera jamais de se questionner sur comment vivre.
Dans ses deux roman/essai suivants, il se demandera aussi comment mourir.
Précis comme Camus. Douloureux et accablant pour l'espèce humaine comme personne.
Un homme blanc, en amour avec une Femme noire, dans une Afrique Rouge sang.
Un chef d'oeuvre bouleversant.
Littérature qui m'a séduit, marqué, et je tente de vous enligner vers une activité de plus en plus rare: la lecture.
Lire c'est beaucoup mon métier (traducteur). Je ne considère jamais que c'est vraiment travailler. C'est une manière différente de respirer. Naturel. C'est explorer de nouvelles réalités. L'espionner. La découvrir. Apprendre. On ne cesse jamais d'apprendre tant qu'on respire.
Lire c'est inspirer très fort et vivre.
Un chef d'oeuvre Québecois, mais Africain aussi.
Journaliste écrit et télé, reporter, correspondant, animateur, parolier, réalisateur, producteur, Gil Courtemanche lance son tout premier roman, fortement inspiré de son séjour au Rwanda, en 1994, où il tente d'instaurer un certain équilibre et un certain professionnalisme télé à la région, en plein génocide, il lance dis-je bien, son tout premier roman en 2000, à l'âge respectable de 57 ans. Il mourra 11 ans plus tard, du cancer du larynx.
Quiconque lis Albert Camus, en devient généralement charmé. Des mots, des phrases, simples. Qui ne prennent pas de détour. Qui imposent un rythme. Une sensibilité. Une précision claire. Les images sont faciles à faire à la lecture de Camus. Qui reste à la fois simple et profond.
Le roman de Courtemanche est très très proche du style d'Albert Camus. Dont il était un fan avoué. Dans la narration comme dans le décor et la style lyrique, on y sent l'ombre des Meursault, Rieux ou Clamence.
Mais ici, on suit Valcourt. Qui tente de faire fonctionner dignement une station télé au Rwanda. En plein génocide naissant entre Tutsis et Hutus. Et avec le SIDA comme menace perpétuelle et qu'on attrape comme la grippe dans ce pays mal informé sur les dangers sexuels, lorsque mal protégés. Bernard Valcourt ne réussit pas à mettre sur pied ses projets car le pays est en crise. Il tombe amoureux de Gentille, une serveuse Hutue, mais qui a les caractères physiques des Tutsis. Gentille comprend l'amour des blancs tel que décrits par Paul Éluard (un autre favori de Courtemanche). Au lieu de retourner vivre au Québec, Valcourt, aussi par amour, choisi de rester et de tourner un documentaire sur ce pays qui change. Qui change pour le pire. Horreurs et tragédies surviennent au fur et à mesure que l'année progresse. Il sera séparé de celle qu'il épouse, Gentille, lors d'un contrôle milicien.
Convaincu qu'elle est morte, il tente de reconstruire les derniers jours de sa vie. Mais il découvre qu'elle n'est peut-être pas morte. Et peut-être pas sauvable non plus.
Portrait formidablement sensible, atroce, et largement existentiel du Rwanda de 1994, celui du général Dallaire, dont on devine la présence dans un des personnages, Courtemanche incorpore des faits réels, dont il a été témoin (ou non), et des faits inventés (la trame amoureuse). Témoignage troublant et portrait triste de la haine raciale, Courtemanche donne un visage humain et aux victimes et aux bourreaux.
Il remet en perspective tous nos malheurs personnels qui ne sont rien à côté de leur quotidien d'alors. Une sale (sic) guerre où tout le monde à placer les yeux ailleurs. Il nous les replace au coeur du conflit civil, avec une fameuse humanité.
De l'humanité dans l'inhumain.
Courtemanche ne cessera jamais de se questionner sur comment vivre.
Dans ses deux roman/essai suivants, il se demandera aussi comment mourir.
Précis comme Camus. Douloureux et accablant pour l'espèce humaine comme personne.
Un homme blanc, en amour avec une Femme noire, dans une Afrique Rouge sang.
Un chef d'oeuvre bouleversant.
jeudi 24 janvier 2019
The Fall
Mark E. Smith était le punk par excellence.
Brillant, érudit, arrogant, grincheux, acharné, hargneux, mercuriale, enrageant, infatigable mais fatigant, baveux et incomparable. Souvent tout ça en même temps.
Ce qui se traduit parfois par un seul mot: invivable.
Les journalistes le craignaient, les fans l'idolâtraient, les membres de son groupe de musique, alternativement, l'aimaient beaucoup ou voulaient lui arracher la tête. Plus d'un band a été inspiré par ce band "littéraire", caustique, aux styles multiples, mais qui avait toujours des textes (parfois incompréhensible à la première écoute) plus parlés que chantés, et livrés dans un style de spoken word très british.
Punk.
Inutile de dire que j'ai beaucoup aimé The Fall.
Un band qui a changé de personnel si souvent qu'il compte comme membres passés près d'une soixantaine de personnes. Le seul membre constant étant le grand manitou: Mark E. Smith. Il était prolifique de manière absurde. Alors que le courant punk ne durait que quelques années, The Fall livrait 32 albums entre 1979 et 2017.
Sa voix était bourrue et morveuse. Ses paroles, énigmatiques, répétitives et parfois mal mâchées. Il a déjà dit de ses propres fans qu'ils étaient des gens franchement trop éduqués qui essayaient trop d'analyser ses paroles.
La musique, intéressante de The Fall, était souvent obstruée par la personnalité abrasive et totalitaire de Smith. Batailles à coup de poings, congédiements, nerfs bouleversés, effondrements mentaux et physiques sur scène, tout ça faisait partie de l'entourage de The Fall. Un band de musique fort intéressant, qui avait pris son nom du roman de 1957 d'Albert Camus, La Chute.
Les journalistes voulaient à la fois fuir ce sale caractère, et à la fois le confronter, question de mettre un peu d'action dans leurs vies. Et dans la vie de Mark E. Smith, l'action ne manquait pas.
L'étrange et la folie furieuse pouvaient se côtoyer, entre accords musicaux et désaccords sociaux.
Voici plusieurs "cas" dans la vie tu tumultueux Mark E. Smith:
-Il limogeait des gens sur un coup de tête.
Il aurait congédié un ingénieur de son parce qu'il s'était commandé une salade. Ça aurait été la goutte qui faisait déborder le vase.
-Il chargeait 5 livres Sterling aux batteurs de son équipe qui jouaient du tom tom drum. Qu'il détestait je présume.
-Il a renvoyé et réengagé 9 fois le même batteur.
Karl Burns. Celui-ci s'objectait régulièrement au leadership obtus de Smith. Le point culminant de l'animosité entre eux deux survenu en 1998, à New York, quand Smith a fauché volontairement les cymbales de Burns, qu'il était fatigué d'entendre, et que celui-ci, outré, a sauté sur son dos pour se battre avec. Smith suscitait ce genre de réaction.
-Il aurait limogé son guitariste Marc Riley, le jour de son mariage. Ce dernier prétend que c'était un mois plus tard. Au téléphone. Smith n'aimait pas que Riley questionne qui étaient les auteurs des chansons, mais surtout, qu'il ait dansé sur du Deep Purple, en Australie, en 1982, aurait mis Smith dans tous ses états. Smith retravaillera un morceau de Bo Diddley pour lui, plus tard.
-Il se serait battu avec un journaliste du New Musical Express (NME), pourtant son magazine musical préféré auquel il envoyait des cartes de Noël, chaque année, signée de sa main, lui mordant le cou. Le journaliste en verve dira de cet incident que Smith, tel un chimpanzé en rage, aurait mordu un stupéfait journaliste gazelle.
-Il punissait les membres de son groupe après de mauvais show.
En les giflant, un par un. Sauf Marc Riley. Qui répliquait.
-Il trouvait que Gorillaz était un group de rap pour enfants et n'aimait pas beaucoup les autres groupes de toute manière.
En raison des personnages animés, je présume. Il ne savait pas du tout qui était Gorillaz quand il a participé à leur album de 2010. Il croyait aussi que Pavement était The Fall, son propre groupe. Quand quelqu'un lui a fait entendre Pavement, on a dû le convaincre que ce n'était pas un enregistrement pirate en spectacle de son propre groupe. Il générait surement à de bonnes doses de mauvaise foi.
Alors que la formation Suede fait la première partie de The Fall depuis plusieurs semaines, un journaliste demande à Smith ce qu'il pense des groupes d'aujourd'hui qui parlent de The Fall comme une influence majeure dans leur art. Ce à quoi Smith répond : "comme quel groupe?". "Suede, par exemple" lui répond le journaliste. "Jamais entendu parler de ce groupe" répondra Smith.
Il aimait toutefois les auto destructeurs comme Nick Cave ou Shawn MacGowan.
-Il ne votait pas par haine de l'internet.
-La Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals ont lancé une enquête sur lui après qu'il eût dit qu'il tuerait un par un les écureuils qui détruisaient la clôture de sa maison.
-En 1998, dure année, en gagnant le prix du NME pour le génie demi-dieu musical, il monte sur scène et se moque du magazine qui le récompense en disant que le prix devrait être remis à ceux qui sont encore capables de lire le magazine.
-En 2005, sur la route de l'Arizona, il vide une bière sur la tête du chauffeur d'autobus. Pratiquement tous les membres du groupe d'alors quittent le band, dégoûté du comportement de Smith.
On dit qu'il avait aussi un coeur d'enfant et un côté tendre et touchant. Mais on se rappelle surtout de lui comme on se rappelle d'être entré dans une toilette où quelqu'un y aurait laissé une odeur de cadavre en décomposition.
Ceux qui le connaissaient personnellement je veux dire.
Quand il est parti, The Fall mourrait aussi.
Smith est décédé il y a un an jour pour jour, à seulement 60 ans.
Son corps en avait autour de 96.
Il est mort du cancer du poumon et du rein.
Deux cancers, rien de moins.
Jamais moins avec Mark E. Smith.
Toujours trop.
Brillant, érudit, arrogant, grincheux, acharné, hargneux, mercuriale, enrageant, infatigable mais fatigant, baveux et incomparable. Souvent tout ça en même temps.
Ce qui se traduit parfois par un seul mot: invivable.
Les journalistes le craignaient, les fans l'idolâtraient, les membres de son groupe de musique, alternativement, l'aimaient beaucoup ou voulaient lui arracher la tête. Plus d'un band a été inspiré par ce band "littéraire", caustique, aux styles multiples, mais qui avait toujours des textes (parfois incompréhensible à la première écoute) plus parlés que chantés, et livrés dans un style de spoken word très british.
Punk.
Inutile de dire que j'ai beaucoup aimé The Fall.
Un band qui a changé de personnel si souvent qu'il compte comme membres passés près d'une soixantaine de personnes. Le seul membre constant étant le grand manitou: Mark E. Smith. Il était prolifique de manière absurde. Alors que le courant punk ne durait que quelques années, The Fall livrait 32 albums entre 1979 et 2017.
Sa voix était bourrue et morveuse. Ses paroles, énigmatiques, répétitives et parfois mal mâchées. Il a déjà dit de ses propres fans qu'ils étaient des gens franchement trop éduqués qui essayaient trop d'analyser ses paroles.
La musique, intéressante de The Fall, était souvent obstruée par la personnalité abrasive et totalitaire de Smith. Batailles à coup de poings, congédiements, nerfs bouleversés, effondrements mentaux et physiques sur scène, tout ça faisait partie de l'entourage de The Fall. Un band de musique fort intéressant, qui avait pris son nom du roman de 1957 d'Albert Camus, La Chute.
Les journalistes voulaient à la fois fuir ce sale caractère, et à la fois le confronter, question de mettre un peu d'action dans leurs vies. Et dans la vie de Mark E. Smith, l'action ne manquait pas.
L'étrange et la folie furieuse pouvaient se côtoyer, entre accords musicaux et désaccords sociaux.
Voici plusieurs "cas" dans la vie tu tumultueux Mark E. Smith:
-Il limogeait des gens sur un coup de tête.
Il aurait congédié un ingénieur de son parce qu'il s'était commandé une salade. Ça aurait été la goutte qui faisait déborder le vase.
-Il chargeait 5 livres Sterling aux batteurs de son équipe qui jouaient du tom tom drum. Qu'il détestait je présume.
-Il a renvoyé et réengagé 9 fois le même batteur.
Karl Burns. Celui-ci s'objectait régulièrement au leadership obtus de Smith. Le point culminant de l'animosité entre eux deux survenu en 1998, à New York, quand Smith a fauché volontairement les cymbales de Burns, qu'il était fatigué d'entendre, et que celui-ci, outré, a sauté sur son dos pour se battre avec. Smith suscitait ce genre de réaction.
-Il aurait limogé son guitariste Marc Riley, le jour de son mariage. Ce dernier prétend que c'était un mois plus tard. Au téléphone. Smith n'aimait pas que Riley questionne qui étaient les auteurs des chansons, mais surtout, qu'il ait dansé sur du Deep Purple, en Australie, en 1982, aurait mis Smith dans tous ses états. Smith retravaillera un morceau de Bo Diddley pour lui, plus tard.
-Il se serait battu avec un journaliste du New Musical Express (NME), pourtant son magazine musical préféré auquel il envoyait des cartes de Noël, chaque année, signée de sa main, lui mordant le cou. Le journaliste en verve dira de cet incident que Smith, tel un chimpanzé en rage, aurait mordu un stupéfait journaliste gazelle.
-Il punissait les membres de son groupe après de mauvais show.
En les giflant, un par un. Sauf Marc Riley. Qui répliquait.
-Il trouvait que Gorillaz était un group de rap pour enfants et n'aimait pas beaucoup les autres groupes de toute manière.
En raison des personnages animés, je présume. Il ne savait pas du tout qui était Gorillaz quand il a participé à leur album de 2010. Il croyait aussi que Pavement était The Fall, son propre groupe. Quand quelqu'un lui a fait entendre Pavement, on a dû le convaincre que ce n'était pas un enregistrement pirate en spectacle de son propre groupe. Il générait surement à de bonnes doses de mauvaise foi.
Alors que la formation Suede fait la première partie de The Fall depuis plusieurs semaines, un journaliste demande à Smith ce qu'il pense des groupes d'aujourd'hui qui parlent de The Fall comme une influence majeure dans leur art. Ce à quoi Smith répond : "comme quel groupe?". "Suede, par exemple" lui répond le journaliste. "Jamais entendu parler de ce groupe" répondra Smith.
Il aimait toutefois les auto destructeurs comme Nick Cave ou Shawn MacGowan.
-Il ne votait pas par haine de l'internet.
-La Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals ont lancé une enquête sur lui après qu'il eût dit qu'il tuerait un par un les écureuils qui détruisaient la clôture de sa maison.
-En 1998, dure année, en gagnant le prix du NME pour le génie demi-dieu musical, il monte sur scène et se moque du magazine qui le récompense en disant que le prix devrait être remis à ceux qui sont encore capables de lire le magazine.
-En 2005, sur la route de l'Arizona, il vide une bière sur la tête du chauffeur d'autobus. Pratiquement tous les membres du groupe d'alors quittent le band, dégoûté du comportement de Smith.
On dit qu'il avait aussi un coeur d'enfant et un côté tendre et touchant. Mais on se rappelle surtout de lui comme on se rappelle d'être entré dans une toilette où quelqu'un y aurait laissé une odeur de cadavre en décomposition.
Ceux qui le connaissaient personnellement je veux dire.
Quand il est parti, The Fall mourrait aussi.
Smith est décédé il y a un an jour pour jour, à seulement 60 ans.
Son corps en avait autour de 96.
Il est mort du cancer du poumon et du rein.
Deux cancers, rien de moins.
Jamais moins avec Mark E. Smith.
Toujours trop.
mercredi 23 janvier 2019
Fameux Québec
Nous sommes un petit miracle.
Je ne le dirai jamais assez. Nous sommes 8 millions.
8 millions, majoritairement de francophones, depuis plus de 400 ans. Nous sommes le village gaulois d'Astérix. À l'Est, à l'Ouest, au Nord, au Sud, nous sommes entourés de l'anglophonie. Sur tout le continent du Nord, nous sommes isolés dans notre langue. Et toujours, nous avons résisté. Toujours nous résisterons. Nous sommes increvables.
Nous ne nous battons pas pour notre langue, nous survivons, jour après jour, mois après mois, année après année, siècle après siècle. Nous sommes formidables d'ingéniosité car nous trouvons toujours des moyens de nous sortir du pétrin. (Bien que nous soyons aussi facilement enclin à nous y plonger).
8 millions de Québécois, et nous réussissons à nous distinguer dignement ailleurs. En mars dernier, on insultait la France en damant le pion à 17 autres camemberts, quand un fromage de conception Québécoise, L'Extra, de la coopérative Agropur, s'imposait comme le meilleur camembert de sa catégorie, tel que jugé par 50 experts, au Wisconsin, à la World Championship Cheese Contest.
De plus, le Canada raflait aussi la troisième place, avec le Comox, de la Natural Pastures Cheese Co, en Colombie-Britannique.
Mais la première place avait son siège social à Longueuil. Une population de 246 899 habitants.
Au dernier championnat du monde Junior de hockey, le capitaine du club canadien était Maxime Comtois. Un autre Longueuillois. Leur prodige de 17 ans, Alexis Lafrennière, une sensation du monde du hockey pour les années à venir est aussi Québécois. Il vient de St-Eustache.
Quand une certaine partie du Canada à souhaité la mort de Comtois après qu'il eût raté un lancer de pénalité à la Coupe du Monde, (davantage parce qu'il était francophone, ce qu'on lui reprochait dans les menaces), le Québec n'a jamais été plus tricoté serré derrière lui.
Le Cirque du Soleil, Céline Dion, Robert Lepage, Bombardier, Barefoot Surf Travel, Moment Factory, Arcade Fire, Xavier Dolan, Hoaka Swimwear, Element AI, Les Basics, FH Studio, Michel Tremblay, Frank & Oak, SSENSE, JJJOUND, Yannick Nézet-Séguin, les exemples de succès à l'étranger ne manquent pas.
Et nous ne sommes que 8 millions...
Et pas tous des adultes ou des travailleurs.
Quand un ami m'a envoyé le court-métrage d'une amie commune (plus la leur que la nôtre, nous ne l'avons fréquentée qu'en leur présence), j'ai été séduit par le film en question. Simple dans sa narration, mais admirablement exécuté. J'en aimais tous les choix. Les cadrages autant que les silences. Qui sont parfois autant de dialogue pour des scènes réussies. La musique, tout simplement parfaite. Les couleurs. Les sons. Les actrices, 100% justes. La précision du regard sur une femme faisant la paix avec elle-même.
Un très joli, habile et touchant petit film. Qui nous glissait à la fois le visage de la réalisatrice le temps d'une photo de fond d'écran sur téléphone intelligent (elle aurait pu jouer, elle est aussi actrice), mais aussi, plus amusant encore, elle a utilisé le nom et la profession de l'une de nos proches. Son amie. Notre amie.
Hollywood a entendu parler de nos amis.
Hollywood? Pourquoi Hollywood?
Parce que hier matin était annoncé les prochains candidats aux Oscars du 24 février prochain. Les Oscars étant la récompense ultime du meilleur du cinéma des États-Unis, il était formidable de constater que plusieurs artistes étaient d'origine étrangère. Que bien des films, Roma, Cold War, Bohemian Rhapsody, étaient aussi d'origine étrangère. Et pas seulement dans la catégorie du meilleur film dans une langue étrangère (pas Bohemian, bien en Anglais).
Finalement, le choc.
Dans la catégorie du meilleur court-métrage, pas un, mais bien DEUX films québécois, dont celui de notre amie.
Quelle journée époustouflante que ce 22 janvier 2019 pour elle et son équipe. On a pianoté sur nos téléphones toute la journée sur le sujet. Excités comme si c'était nous qui étions en lice.
Ce qui est aussi un peu vrai.
Le Québec est formidable.
Grâce en partie à des gens comme notre amie.
De...(je ne vous dis pas où, bande de groupies), une population de 2050 habitants.
Qu'elle gagne où non l'Oscar du meilleur court-métrage importera peu au final.
La simple nomination ouvrira les vannes de subventions pour les projets futurs.
Qu'on lui souhaite tous, aussi plein de bonne réception.
Maintenant, bulle, envole-toi
Il est facile d'être fier de son Québec quand son talent brille jusqu'au bout du monde.
Hier était un de ses jours.
Je ne le dirai jamais assez. Nous sommes 8 millions.
8 millions, majoritairement de francophones, depuis plus de 400 ans. Nous sommes le village gaulois d'Astérix. À l'Est, à l'Ouest, au Nord, au Sud, nous sommes entourés de l'anglophonie. Sur tout le continent du Nord, nous sommes isolés dans notre langue. Et toujours, nous avons résisté. Toujours nous résisterons. Nous sommes increvables.
Nous ne nous battons pas pour notre langue, nous survivons, jour après jour, mois après mois, année après année, siècle après siècle. Nous sommes formidables d'ingéniosité car nous trouvons toujours des moyens de nous sortir du pétrin. (Bien que nous soyons aussi facilement enclin à nous y plonger).
8 millions de Québécois, et nous réussissons à nous distinguer dignement ailleurs. En mars dernier, on insultait la France en damant le pion à 17 autres camemberts, quand un fromage de conception Québécoise, L'Extra, de la coopérative Agropur, s'imposait comme le meilleur camembert de sa catégorie, tel que jugé par 50 experts, au Wisconsin, à la World Championship Cheese Contest.
De plus, le Canada raflait aussi la troisième place, avec le Comox, de la Natural Pastures Cheese Co, en Colombie-Britannique.
Mais la première place avait son siège social à Longueuil. Une population de 246 899 habitants.
Au dernier championnat du monde Junior de hockey, le capitaine du club canadien était Maxime Comtois. Un autre Longueuillois. Leur prodige de 17 ans, Alexis Lafrennière, une sensation du monde du hockey pour les années à venir est aussi Québécois. Il vient de St-Eustache.
Quand une certaine partie du Canada à souhaité la mort de Comtois après qu'il eût raté un lancer de pénalité à la Coupe du Monde, (davantage parce qu'il était francophone, ce qu'on lui reprochait dans les menaces), le Québec n'a jamais été plus tricoté serré derrière lui.
Le Cirque du Soleil, Céline Dion, Robert Lepage, Bombardier, Barefoot Surf Travel, Moment Factory, Arcade Fire, Xavier Dolan, Hoaka Swimwear, Element AI, Les Basics, FH Studio, Michel Tremblay, Frank & Oak, SSENSE, JJJOUND, Yannick Nézet-Séguin, les exemples de succès à l'étranger ne manquent pas.
Et nous ne sommes que 8 millions...
Et pas tous des adultes ou des travailleurs.
Quand un ami m'a envoyé le court-métrage d'une amie commune (plus la leur que la nôtre, nous ne l'avons fréquentée qu'en leur présence), j'ai été séduit par le film en question. Simple dans sa narration, mais admirablement exécuté. J'en aimais tous les choix. Les cadrages autant que les silences. Qui sont parfois autant de dialogue pour des scènes réussies. La musique, tout simplement parfaite. Les couleurs. Les sons. Les actrices, 100% justes. La précision du regard sur une femme faisant la paix avec elle-même.
Un très joli, habile et touchant petit film. Qui nous glissait à la fois le visage de la réalisatrice le temps d'une photo de fond d'écran sur téléphone intelligent (elle aurait pu jouer, elle est aussi actrice), mais aussi, plus amusant encore, elle a utilisé le nom et la profession de l'une de nos proches. Son amie. Notre amie.
Hollywood a entendu parler de nos amis.
Hollywood? Pourquoi Hollywood?
Parce que hier matin était annoncé les prochains candidats aux Oscars du 24 février prochain. Les Oscars étant la récompense ultime du meilleur du cinéma des États-Unis, il était formidable de constater que plusieurs artistes étaient d'origine étrangère. Que bien des films, Roma, Cold War, Bohemian Rhapsody, étaient aussi d'origine étrangère. Et pas seulement dans la catégorie du meilleur film dans une langue étrangère (pas Bohemian, bien en Anglais).
Finalement, le choc.
Dans la catégorie du meilleur court-métrage, pas un, mais bien DEUX films québécois, dont celui de notre amie.
Quelle journée époustouflante que ce 22 janvier 2019 pour elle et son équipe. On a pianoté sur nos téléphones toute la journée sur le sujet. Excités comme si c'était nous qui étions en lice.
Ce qui est aussi un peu vrai.
Le Québec est formidable.
Grâce en partie à des gens comme notre amie.
De...(je ne vous dis pas où, bande de groupies), une population de 2050 habitants.
Qu'elle gagne où non l'Oscar du meilleur court-métrage importera peu au final.
La simple nomination ouvrira les vannes de subventions pour les projets futurs.
Qu'on lui souhaite tous, aussi plein de bonne réception.
Maintenant, bulle, envole-toi

Il est facile d'être fier de son Québec quand son talent brille jusqu'au bout du monde.
Hier était un de ses jours.
mardi 22 janvier 2019
L'Opportunisss
(sic)
Je suis pour le communisme,
Je suis pour le socialisme,
Et pour le capitalisme,
Parce que je suis opportuniste.
-J.L./J.D./A.S.
Tout dépendant dans quel contexte on se place, l'opportunisme est le comportement d'une personne qui agit en fonction des circonstances et sait exploiter les occasions.
De nos jours, il n'est plus très clair si l'opportunisme est une qualité ou un défaut. En sports, on tend à pencher du côté de la qualité. Il a profité d'une chance se présentant devant lui. Il a été opportuniste.
Mais en politique, qu'est-ce que c'est navrant.
Justin Trudeau est une personnalité que j'ai profondément dans le cul. Un prof de théâtre, un faiseur d'images, un tricoteur d'impressions, une être plus vide que concrètement compétent. Aux États-Unis, je ne vous en parle même pas. Vous savez ce que je pense du clown en place. Ici, au Canada, je n'ai pas d'adresse politique. Au Québec, oui. Pas au Canada.
Le plus sérieux rival de Justin Trudeau est le conservateur Andrew Scheer. Une plus risible caricature, lui-même.
Maxime Bernier est un fier imbécile, mais il avait raison sur une chose. Il disait quand il a quitté le parti qu'il était dirigé par une bande de gens qui veulent obtenir le pouvoir, peu importe la manière, pour ainsi, ensuite, asseoir leur vrai visage.
Un peu comme les Républicains ont choisi de le faire en laissant passer un inexpérimenté hommes d'affaires, populaire, oui, mais les mauvaises raisons qui font couler le pays en ce moment même.
Les Conservateurs ne sont que calculs. Andrew Scheer n'est que calcul politique. Sa subtilité frôle le degré zéro. Le sourire permanent sur sa tête sans style. La présence fade à l'Infoman de Jean-René Dufort de fin d'année 2018, tablettait justement sur le revamping du style de Scheer (ou son absence de style).
Bernier a quitté les Conservateurs en se plaignant des moyens pensés et préconisés par son ancienne équipe.
Andrew Sheer a choisi, en octobre dernier, de refaire la même visite que Justin Trudeau, en Inde. Sur la même durée. Le but avoué était de "réparer" les dégâts moraux que la visite vide de Justin avait créés. Il avait fait la même chose en Angleterre, se présentant comme celui qui ferait le contraire de ce que Trudeau leur avait dit. Il leur a dit des choses qui plairaient aux Anglais, bien entendu.
Un gars, pas même premier ministre, qui vous promet la lune. On a dû ricaner sous les tasses de thé et les Masala Chai. Le séjour en Inde sombrait dans le tout aussi ridicule que celui de Justin, prof de théâtre, se déguisant en guignol afin de tromper l,ennui d'un pays qui n'avait rien à cirer de sa visite.
TOUS les jours, il se faisait très(trop) volontairement filmer entenue d'esclave en complet/veston/cravate. Il a répété le mot "serious" à peu près 85 fois aux micros tendus vers lui, la plupart, des micros tenus par des gens de son entourage.
Si l'Inde n'avait pas le temps pour Justin, et ne le prenait pas au sérieux, imaginez Sheer, inconnu à bien des endroits au Canada, alors en Inde...
Il a tenu sa visite d'automne relativement discrète, ne trouvant pas qu'il scorait très fort dans les clips aux nouvelles.
C'est ce que son équipe ne fait que travailler: une visibilité. Fair enough, quand on est dans l'opposition, on doit apprendre à se faire connaître. Mais ce qu'on connaît de ce Harper's boy, Harper avec un sourire, Harper 2.0, c'est du calcul.
Je vais vous dire, ce que vous voudriez entendre.
Encore hier, il était à vomir sur ce qu'il promettait aux Québécois. Une opération séduction vaseuse.
Il est difficile de ne pas sentir du Harper deja vu, de ne pas oublier qu'il est un amoureux du fusil, qu'il suce profondément en environnement (Trudeau plus encore et la Colombie Britannique, au minimum, lui fera payer), il est impossible d'oublier qu'il est archi contre l'avortement en toute circonstance, anti mariage entre conjoints de même sexe, donc très 1954.
Il est aussi inconditionnellement derrière Israël, en tout temps. Même quand ceux-ci sont internationalement coupables de quelque chose. Stephen Harper, sors de ce corps.
Jacques Dutronc attaque les politiciens dans sa chanson de 1968. Il s'attaquait principalement à ceux qui tentaient de récupérer les événements de 1968, en France, pour en faire leur beurre.
Sheer, dans sa conférence de presse d'hier, a discuté d'actualités fraîches de quelques heures seulement. Legault voulant une fiscalité distincte pour le Québec. Freakin' opportuniss du chriss. Tu y avait jamais pensé avant hier.
T'es la pute qui dit oui avant de réfléchir.
Tu seras battu.
Une putain, même maquillée, reste une putain.
Je suis pour le communisme,
Je suis pour le socialisme,
Et pour le capitalisme,
Parce que je suis opportuniste.
-J.L./J.D./A.S.
Tout dépendant dans quel contexte on se place, l'opportunisme est le comportement d'une personne qui agit en fonction des circonstances et sait exploiter les occasions.
De nos jours, il n'est plus très clair si l'opportunisme est une qualité ou un défaut. En sports, on tend à pencher du côté de la qualité. Il a profité d'une chance se présentant devant lui. Il a été opportuniste.
Mais en politique, qu'est-ce que c'est navrant.
Justin Trudeau est une personnalité que j'ai profondément dans le cul. Un prof de théâtre, un faiseur d'images, un tricoteur d'impressions, une être plus vide que concrètement compétent. Aux États-Unis, je ne vous en parle même pas. Vous savez ce que je pense du clown en place. Ici, au Canada, je n'ai pas d'adresse politique. Au Québec, oui. Pas au Canada.
Le plus sérieux rival de Justin Trudeau est le conservateur Andrew Scheer. Une plus risible caricature, lui-même.
Maxime Bernier est un fier imbécile, mais il avait raison sur une chose. Il disait quand il a quitté le parti qu'il était dirigé par une bande de gens qui veulent obtenir le pouvoir, peu importe la manière, pour ainsi, ensuite, asseoir leur vrai visage.
Un peu comme les Républicains ont choisi de le faire en laissant passer un inexpérimenté hommes d'affaires, populaire, oui, mais les mauvaises raisons qui font couler le pays en ce moment même.
Les Conservateurs ne sont que calculs. Andrew Scheer n'est que calcul politique. Sa subtilité frôle le degré zéro. Le sourire permanent sur sa tête sans style. La présence fade à l'Infoman de Jean-René Dufort de fin d'année 2018, tablettait justement sur le revamping du style de Scheer (ou son absence de style).Bernier a quitté les Conservateurs en se plaignant des moyens pensés et préconisés par son ancienne équipe.
Andrew Sheer a choisi, en octobre dernier, de refaire la même visite que Justin Trudeau, en Inde. Sur la même durée. Le but avoué était de "réparer" les dégâts moraux que la visite vide de Justin avait créés. Il avait fait la même chose en Angleterre, se présentant comme celui qui ferait le contraire de ce que Trudeau leur avait dit. Il leur a dit des choses qui plairaient aux Anglais, bien entendu.
Un gars, pas même premier ministre, qui vous promet la lune. On a dû ricaner sous les tasses de thé et les Masala Chai. Le séjour en Inde sombrait dans le tout aussi ridicule que celui de Justin, prof de théâtre, se déguisant en guignol afin de tromper l,ennui d'un pays qui n'avait rien à cirer de sa visite.
TOUS les jours, il se faisait très(trop) volontairement filmer en
Si l'Inde n'avait pas le temps pour Justin, et ne le prenait pas au sérieux, imaginez Sheer, inconnu à bien des endroits au Canada, alors en Inde...
Il a tenu sa visite d'automne relativement discrète, ne trouvant pas qu'il scorait très fort dans les clips aux nouvelles.
C'est ce que son équipe ne fait que travailler: une visibilité. Fair enough, quand on est dans l'opposition, on doit apprendre à se faire connaître. Mais ce qu'on connaît de ce Harper's boy, Harper avec un sourire, Harper 2.0, c'est du calcul.
Je vais vous dire, ce que vous voudriez entendre.
Encore hier, il était à vomir sur ce qu'il promettait aux Québécois. Une opération séduction vaseuse.
Il est difficile de ne pas sentir du Harper deja vu, de ne pas oublier qu'il est un amoureux du fusil, qu'il suce profondément en environnement (Trudeau plus encore et la Colombie Britannique, au minimum, lui fera payer), il est impossible d'oublier qu'il est archi contre l'avortement en toute circonstance, anti mariage entre conjoints de même sexe, donc très 1954.
Il est aussi inconditionnellement derrière Israël, en tout temps. Même quand ceux-ci sont internationalement coupables de quelque chose. Stephen Harper, sors de ce corps.
Jacques Dutronc attaque les politiciens dans sa chanson de 1968. Il s'attaquait principalement à ceux qui tentaient de récupérer les événements de 1968, en France, pour en faire leur beurre.
| wasn't water, was poison |
Sheer, dans sa conférence de presse d'hier, a discuté d'actualités fraîches de quelques heures seulement. Legault voulant une fiscalité distincte pour le Québec. Freakin' opportuniss du chriss. Tu y avait jamais pensé avant hier.
T'es la pute qui dit oui avant de réfléchir.
Tu seras battu.
Une putain, même maquillée, reste une putain.
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