lundi 17 août 2009

À bon Port


Elle est si belle, elle est sans âge. Elle est Portage.

Il a mauvaise haleine. Il se tient loin d'elle. Il est Portail.

Elle est calme, posée, préfère le thé au café, elle est inspirante, influente, elle a de la Portée.

Il est innocent, incompris, instable bien portant et in-portant comme dans "pas" important même si pourtant bien portant mentalement pas mal tout le temps.

Elle est rêveuse et nostalgique à ses heures, elle rpense souvent à la soirée de la veille, elle est Portière.

Il fait semblant qu'il ne la remarque pas tous les jours et qu'il ne tombe pas amoureux d'elle à chaque coup d'oeil. Il s'est construit un masque rigide. Il est Porte-à-faux.

Elle parle de manière si féminine qu'on pourra lui donner 15 ans jusqu'à ses 50 ans. Sa voix et ses mots sont aussi séduisants que le vert de ses yeux. Elle est Portevoix.

Il se lance dans toute sortes de job car il ne sait pas trop ce qu'il veut. Il est Portelance.

Elle sait ce qu'elle veut: faire des sous pour pouvoir se payer tout ce qu'elle veut sans compromis et pouvoir ne compter sur personne. Elle est Portefeuille.

Il se cache sous sa mêche de cheveux, longe les murs des corridors de son entreprise, travaille courbé pour qu'on l'oublie. Il est Porte-manteau.

Elle ne voit que les belles choses de la vie et la vie le lui rend bien car elle a une très belle attitude guidée par un tempéremment exemplaire. Elle est Porte-chance.

Il est quelquefois nerveux en sa présence, il en a des développé des spasmes du visage qui lui font cligner de l'oeil gauche. Il est Portique.

Elle est si petite qu'il souhaiterait de fois la prendre sur ses épaules pour reposer ses courtes mais belles jambes. Elle est Portable.

Il ne lui dira jamais mais il trouve que la pornographie ça peut être exutoire pour tout le monde. Il est Porte-Cigare.

Elle trouve que la pornographie c'est Michael Jackson, Tito Jackson, Jermaine, Joe & Latoya tous les soirs à la télé. Elle en a assez, elle est porte-amarre.

Il est timide, intense, stylé comme elle mais refermé sur lui-même. Il est Portishead.

Elle est d'une sensualité incroyable. Dans le silence comme dans le verbe, dans le regard comme dans le geste. Dans la manière de passer sa main dans les cheveux et de se les ramener sur la nuque. Elle est aussi Portishead.

Ils se sont rejoints en musique.

How can it feels this wrong?

Ils espèrent se rendre à bon port.

Mais certains navires n'ont pas besoin de port.

dimanche 16 août 2009

5 Films post-mortem de Kubrick


Stanley Kubrick aura été indéniablement l'un des plus grands cinéastes de notre époque.

Mais comme il était un grand perfectioniste, il tournait peu. Ou du moins il travaillait longtemps sur chaque projet et il est mort avec seulement 12 films réalisés en 44 ans.

Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il ne travaillait pas.

Kubrick décédé, Steven Spielberg a réalisé un projet de Kubrick non terminé A.I.

Kubrick était si perfectioniste qu'il souhaitait tourner ce film avec dans le rôle principal un vrai robot (Haley Joel Osmond a finalement tenu le rôle sous le regard de Spielberg) et attendait que la technologie soit suffisament sophistiquée pour réaliser sa vision.

Mais il ne s'agit pas du seul projet non complété du grand Stan. Il existe en effet 5 films mis en chantier sur papier par Kubrick, des fois même mis sur les rails et qui méritent qu'on y jette un oeil.
(comme l'entièreté de son oeuvre cinématographique d'ailleurs)

Blue Movie ressemble plus à une blague qu'à d'autres choses. L'idée que Stanley Kubrick réalise un film porno se rapproche plus du farfelu que du réèl. Mais oui, il a assité à une projection de film porno hardcore avec Terry Southern (l'auteur de Dr. Strangelove), oui il en est sorti en disant qu'"il serait intéressant de faire un film comme celui-là sous des conditions de studio" mais sa femme Christiane est venu couper le sifflet à son amoureux en lui disant que si il menait à bout son projet elle ne lui parlerait plus jamais de sa vie.

Napoleon a été une obssession de Kubrick toute sa vie. Scrpuleux comme toujours il a épluché des milliers de pages de recherche, créé 25 000 cartes expliquant les scènes et les différents personnages, il a résérvé Jack Nicholson pour jouer le diminutif général et a parcouru le monde entier pour trouver les locations parfaites de tournage. Il s'est même mis à se comporter comme le personnage. Toutefois Rod Steiger sortait un film sur le même sujet en 1970 qui se plantait au box-office et qui forçait le studio à tirer la plug sur l'idée. Kubrick choisirait alors de tourner Barry Lyndon à la place.

Foucault's Pendulum est d'abord un livre de Umberto Eco. Comme cet auteur avait été échaudé par l'adaptation (décevante à ses yeux) de The Name of The Rose il avait ordonné à son agent de repousser toute demande de droits d'adaptation de ses livres. Kubrick A tenté par tous les moyens de rejoindre Eco mais son entourage l'a bloqué à tous les niveaux. Toutefois quand Eco a su que Kubrick lui tournait autour il a vainement tenté de rattraper Kunrick au téléphone pour discuter de sa vision mais Kubrick était déjà ailleurs.

Perfume le best-sellers de Patrick Süskind est un délire olfactif gothique que Kubrick aurait adoré mettre en image. Après plusieurs esquisses il a déduit que le film était irréalisable et a plutôt opté de tourner Full Metal Jacket. Tom Twyker réaliserait le film 20 ans plus tard.


Kubrick a toujours voulu faire un film sur l'holocauste. The Aryan Papers raconte l'histoire d'un jeune juif et de sa tante qui fuient la Pologne en temps de guerre en se faisant passer pour catholiques. Une fois de plus Kubrick s'est embarqué dans des recherches hérculéènnes et une fois de plus il fût battu au sprint final par Steven Spielberg qui livrait au même moment Schindler's List. Le studio tirait la plogue à nouveau sur son projet, le laissant déprimé et le dirigeant inconsciemment vers Eyes Wide Shut.

On apprend maintenant que Jan Harlan, le beau-frère de Kubrick et son producteur de longue date, a l’intention de ressusciter Aryan Papers.

Peut-être avec Ang Lee derrière la caméra.

Freaking interessting....

vendredi 14 août 2009

Rachel de pas si loin


Rachel Hoffman avait 23 ans.

Comme des centaines de jeunes Universitaires d'Amérique elle aimait se payer du bon temps.

Le 22 Février 2007, la police trouve dans sa voiture 25 grammes de Marijuana. N'importe où aux États-Unis elle aurait eu un casier judiciaire, une nuit ou deux en dedans et une caution à payer pour sa libération. Une frayeur pour l'éloigner de la récidive. Mais pas en Floride.

En Floride, on te plaçait sous supervision, sous thérapie de groupe où là, elle a frayé avec des vrais pros qui lui ont appris à être "sharp" dans le métier de dealers de drogue. Si bien que dès qu'elle est sortie de sa thérapie (ou de son cours de drogue en accélléré) elle fût saisi à nouveau chez elle en possession de 151.7 grammes de cannabis.

La police, flairant l'opportunité d'utiliser une jeune fille qui avait l'air de rien afin de coincer d'autres acheteurs de drogue dangereux, a proposé à Rachel de tendre un piège à deux hommes qu'ils avaient dans leurs mires dans un "faux" deal. Sa collaboration à une opération "undercover" lui éviterait la prison. Elle a d'abord refusé mais la police a insisté.Sentant la protection de la police et voulant surtout clairer son nom, Rachel a tout de suite accepté, proposant même elle-même des situations de guet-à-pent.

Le soir de l'opération tout se déroule tout croche.

L'opération doit impliquer l'achat de 1500 pillules d'ecstasy, 2 onces de cocaine, 13 000$ et un fusil. Tous des produits avec lesquels Rachel n'a aucune expérience (pas plus que dans les missions undercovers) et une somme d'argent qu'elle n'a jamais eu mains avant ce soir-là.
Deneilo R. Bradshaw et Andrea Jabbar Green (dont Rachel ne sait rien du passé violent de chacun) viennent de se faire limoger de leurs emplois. La drogue ne les intéressent probablement pas autant que l'argent. Ils choisissent de changer la location de la transaction à la dernière minute et dans le processus non seulement les policiers perdent de vue la voiture de Rachel et les deux suspects à bord mais le "retraceur" cesse de fonctionner probablement au moment où une balle traverse la tête de Rachel. On retrouve le corps deux jours plus tard.

La police de la Floride viole le slogan qu'elle placarde sur les portières de ses voitures (Confiance, Loyauté, Engagement)en plaçant le blâme sur la jeune fille "qui n'aurait pas suivi les instructions". La vérité de cette opération hautement botchée n'est sortie que deux semaines plus tard coûtant quelques suspensions sans salaires mais ne ramenant pas à la vie Rachel Hoffman.

Rachel qui au fond n'était pas bien différente que bien des jeunes de nos jours.

Juste un peu trop confiante en la police.

jeudi 13 août 2009

X


Maintenant que je suis devenu le Danny Heatley de mon entreprise d'usine de Jambon International je m'interroge.

Sur le monde dit "professionnel".

Surtout quand je vois Marina Orisni avec un casque de bain couleur peau jouer la mourrante à la tivi.

C'est quoi un "professionnel"?

Mes contacts accélérés avec le monde adulte m'ont fait grandir dans une enfance "par la bande" aux visées imprécises. Me plaçant, souvent volontairement(encore aujourd'hui des fois), sur les voies d'accottement par les chemins de terres en évitant les autoroutes.

Mais quand ce sont les autoroutes qui bousculent tes boussoles...

Ceci a fait de moi un être ingénieux et débrouillard. Je respecte mes engagements et suis intègre. Je souhaite être un employé pris au sérieux. Dans la mesure où être honnête est considéré comme sérieux.

Ma méfiance des institutions a fleuri au fur et à mesure que celles-ci nous ont prouvé leur manque flagrant d'humanité au travers des années. L'indépendance a poussé comme du chiendent en moi. Elle s'est créée toute seule. J'ai développé, comme plusieurs de ma génération, l'instinct de survie et la capacité de manipuler(traiter) peu importe la résistance(l'élasticité) disponible. Les gens de mon âge maintiennent et entretiennent instinctivement des portefeuilles d'options et de réseaux multiples. Minoritaire dans mon groupe d'âge l'aliénation de mon environnement immédiat a toutefois rapidement croîssé aussi.

L'expansion de la technologie m'a permis de me développer comme aucune génération auparavant n'avait pu le faire. 10 ans plus tard je suis déjà dépassé par tout ça et je bande encore sur de vieux solos de guitare de Santana...


Je croyais fonctionner confortablement dans un monde global, mondial et numérique. Mais voilà que notre compagnie de Jambon battera pavillon chez les Hollandais bientôt. J'ai beau me considérer comme hautement multiculturel, je ne suivrai pas. Je resterai chez moi. Je reviendrai à la nage et ne regarderai pas le navire derrière moi.

La vie m'attend ailleurs alors pourquoi endurer plus longtemps cette odeur de mort?

Mais ce ailleurs lé où?

Et comment je me présente à mon futur employeur?

Jeune con cherche pas de patron et horaire flexible pour faire ce qu'il veut.

Ça s'écrit dans un CV?

Brooklyn, 1957


L'automne allait tomber sur New York d'ici peu.

C'était la saison préférée de Charles H.Stern.

Il écoutait 21 et voyait Charles Van Doren gagner à nouveau et se sauver avec 129 000$. Il se demandait comment lui aussi pouvait devenir une sensation de la sorte. Il avait déjà pas mal attiré l'attention avec son téléviseur dans son 4 1/2 de la 51ème rue avec vue sur Sunset Park. Ce n'était pas tout le monde qui avait ce luxe. Encore moins le luxe qu'il avait lui, de pouvoir rester chez soi et d'écouter le 78 tours Tijuana Moods de Charles Mingus tout en essayant de lire cette supposée sensation qu'était Jack Kerouac.

Il avait essayé par trois fois de lire On the Road mais n'y arrivais pas. Il ne trouvait rien de fascinant à lire le journal de beuveries d'un intolérant asexué.

Il trouvait Kerouac tout juste à la limite de l'outrage et c'est presque par pudeur qu'il laissait tomber le livre lui tomber des mains. Mais le reprenant chaque fois, poursuivant la lecture sur les élans de Art Blakey ou de John Coltrane.

Le 24 septembre annonçait le dernier match à vie des Dodgers de Brooklyn. Le maire avait bien tenté de faire construire un nouveau stade mais devant les multiples refus de la ville d'en ériger un nouveau et l'intérêt de la ville de Los Angeles pour un club de baseball professionnel le club déménageait sur la côte Ouest. Jackie Robinson, probabalement le plus grand athlète de son époque annonçait alors son retrait du baseball.

La cicatrice ne se refermerait jamais complètement sur Brooklyn. Trois ans plus tard on abattait le stade et la ville serait noyée dans les larmes. Les Dodgers étaient à Brooklyn ce que les Canadiens sont à Montréal. Un poumon.

Stein avait fait fortune en trouvant un seul slogan de publicité pour une compagnie de transport d'autobus, il n'avait plus besoin de travailler. Mais c'étaie ses mots qui passaient à la postérité pas son nom. Comme ce jeune prodige de 13 ans champion d'échec, Fisher ou John Glenn qui faisait le tour du monde en bas de 4 heures. Ou ce jeune démon du Tennessee qui faisait trembler les curés avec ses déhanchements.

Comment lui, Charles H. Stein, pouvait passer à la postérité autrement qu'en criant dans la montagne qui lui renvoyait l'écho de sa voix?

Il avait enfin trouvé.

Il allait tricoter un enfant avec son amoureuse et laisser sa trace à jamais sur terre.

Et gars ou fille il l'appelerait Brooklyn.

mardi 11 août 2009

Ta Gueule Régis


Chaque année je manque les Francofolies de Montréal.

Car la fenêtre du mois d'août tombe plus-que-régulièrement dans mes vacances que j'ai la mauvaise habitude de prendre loin d'ici.

Alors quand j'ai appris cette semaine que les Francofolies allaient devancer leur calendrier au mois de juin j'ai jubilé.

Mais voilà, ce qui fait le bonheur des uns...

Mauvaise moumoute s'agite à l'autre bout de la 20.

Le maire Régis Labeaume est en furie contre le patron de l'Équipe Spectra, Alain Simard. Celui qui a décidé unilatéralement de devancer la tenue des FrancoFolies de Montréal.

Régis,
ta gueule.

Le Québec est en guerre contre la France, la France n'est pas au courant.
Le Canada anglais est en guerre contre le Québec, le Québec n'est pas au courant.
Les anglos du Québec sont en guerre avec les francos du Québec mais personne n'est vraiment au courant.
Québec est en guerre avec Montréal et Montréal ne tiens pas à le savoir.

"Snap out of it!" diraient les anglais. Régis Labeaume depuis qu'il est à la barre de la ville de Québec n'a eu droit qu'à d'heureux succès. Souvent des succès dont Andrée Boucher était l'architecte et dont la lumière retombait sur lui. Il fallait quand même tenir la barre et il faut admettre qu'il l'a fait admirablement et avec talent (et avec couleurs). Les festivités du 400ème ont été extraordinaires pour la ville. Paul McCartney, Céline Dion, le Cirque du Soleil, Robert Lepage étaient des tours de force. La qualité des interprêtes qui se sont présentés aux Festival d'été depuis trois ans a été plus brillante que la plupart des festivals de Montréal depuis 10 ans.

Qu'es-ce qu'ils ont fait à Québec?: THEY STEPPED UP TO THE PLATE et ils ont livré la marchandise. Dépassant même les attentes les plus farfelues.

Alors que Montréal avait le privilège d'obtenir les faveurs des grands artistes depuis presque toujours, la ville de Québec s'est retroussé les manches et à excellé. Phillipe Katherine, Sting, Kiss, The Church, Indochine, Violent Femmes, Placido Domingo, Sir Paul ont tous choisis Québec avant Montréal dans les dernières années.

Il y a de quoi jouer le coq.

Mais faire la vierge offensée parce que le calendrier d'un évènement culturel est déplacé 273 kilomètres plus loin c'est avouer que l'on craint l'adversité. C'est de demander à son coq de sortir de l'arène.

Car la vie est une perpétuelle arène où on s'y bat tous les jours.

Et face à ce que l'on croit être une injustice on s'arme davantage on ne crie pas au loup.

Et ce même si le but d'Alain Côté était et sera toujours bon.

Le maitre improvisateur


Sacha Baron Cohen est un génie de l'humour.

La première fois que je l'ai découvert je suis tombé moi-même dans le piège qu'il tend à tout le monde. IL était dans son personnage de Ali G au volant d'une limousine qui contenait entre autre, Madonna dans le clip Music.

Sans avoir vu l'intro du clip j'ai cru au bonhomme et j'ai pensé "Voilà le contraire de cool". J'ai vraiment cru à quelqu'un qui se trouvait un style cool et dont l'opération se retournait contre lui-même sans qu'il ne s'en rende compte.

C'est par la suite que j'ai découvert l'humoriste derrière le personnage.

Sacha Baron Cohen propose son humour en trois personnages.

Ali G, le rappeur arabe supposément cool mais illétré qui comprend tout mais alors TOUT à l'envers.

Borat le moustachu et frisé reporter du Kazakstan misogyne que tout le monde a découvert dans le film du même nom il y a trois ans.

Et Brüno, le reporter de mode gai Autrichien sujet du derrnier film de Larry Charles (qui avait aussi réalisé Borat).


J'ai écouté Brüno hier soir. J'en ai pleuré de rire. Tout le succès de l'humour de Sacha Baron Cohen se trouve dans le plaisir évident qu'il a à sortir les gens de leur zone de confort. Son talent d'improvisateur crève les égos des gens qu'il piège et leur fait dire l'impensable.

Dans le rôle de Brüno, il fait dire à des parents qui veulent que leur bébé deviennent une star les choses les plus immondes qui soient ce qui souligne à double trait le désespoir et le manque de jugement de ses individus. Il atterit tel un ovni ches les plus rednecks des étatsuniens, des chasseurs, des amateurs de combats ultimes, des curés. Il repoussent ses gens extrèmement conservateurs dans les plus difficiles retranchements de leurs peurs avec des réactions étrangement suprenantes. Il étire les limites du tolérable. Dans une scène d'un insupportable inconfort il communique de façon hilarante avec le membre de Milli Vanilli suicidé par L'intérmédiaire d'un médium. Il repousse ensuite les limites du mauvais goût avec un pilote d'émission de mode épouvantable qui aurait dû donner le fou rire à tout le monde mais qui a, au contraire, suscité l'ire d'un focus group.

Dans son personnage d'Ali G, Cohen a demandé à Buzz Aldrin (qu'il a appelé Buzz Lightyear) ce qu'il avait à dire à tous les conspirationistes qui croient...que la lune n'existe pas.

Il a aussi demandé à Posh Spice et à son mari David Beckham ce qu'il dirait à leur fils plus tard si celui-ci voudrait devenir footballeur comme papa ou chanteur comme...Mariah Carey!

Il a demandé à un imminent chirurgien si il était possible de changer le rythme cardiaque afin de lui donner un beat plus funky, plus rap, plus approprié pour ses "brothers" qui comprendrais mieux l'importance de l'organe.


Il a dit à Noam Chomsky que c'était injuste de traiter quelqu'un de bisexuel sans le connaitre alors que Chomsky parlait de bilinguisme.

Il a posé des questions qui auraient dû être posées à Vidal Sassoon à Gore Vidal.

Il a parlé à Pat Buchanan des BLT de Saddam Hussein.

Il me fait rire aux larmes avec bonheur.

Merci la vie pour Sacha Baron Cohen.