dimanche 18 janvier 2009

Brouillon du discours d'inauguration d'Obama


Peuple des abysses,

Peuple du fusil facile et de la fierté quelle qu'elle soit.
Citoyen du monde, citoyen des bas-fonds, citoyen noir, jaune, beige, brun, cheyenne, blanc, martien, Joan Rivers je m'adresse à vous.

Nous sommes ici aujourd'hui afin de marquer l'histoire d'un signet incolore. Je ne suis pas noir devant vous autant que je suis un Homme prêt à faire de l'ennemi mondial numéro 1 que nous sommes devenu un peuple ami à nouveau. Ce que nous ne sommes plus depuis longtemps mais que nous réapprendrons ensemble à être.

Je ne vous prometterai pas de conneries. Mais j'en ferai. Je suis humain. Je ne vous bercerai pas d'illusions vous êtes le parfait peuple pour vous les créer. Je me présente à vous non pas en voyou ni même en poupée vaudou. Je me présente à vous comme gourou. Le gourou de la paix et de l'amour. De la tolérance et de l'ouverture. La mascotte du ghetto autant que le leader des intellos.

Les temps sont durs. Ici où dans les pays où nous tentons de nous imposer. Je n'ai pas la prétention de vous promettre que ce sera mieux très rapidement. Toutefois je crois en vous. Même si vous êtes capable de donner une quelconque valeur à une coquille vide comme Sarah Palin. Même si vous penser qu'une force divinatoire régie nos vies (comme les Talibans et les peuples sous-développés le croient aussi d'ailleurs). Même si le NASCAR a une importance dans votre vie.

Bienvenue à ma table. Lavez-vos mains, buvez de mon vin, mangeons du pain. Allons à la selle main dans la main.

Je ne remplacerai pas le raisin qui m'a précédé. Je l'effacerai de vos mémoires collectives et tenterai de ne pas être le pruneau pocké de demain. Vive les fruits.

Je n'ai pas encore dit le mot "enfant" ni le mot "futur" ce qui est une première entorse au grand politicien que j'aspire à devenir. Je vais donc le faire maintenant. "Nos enfants, le futur...er...l'Arizona par 7 points au superbowl...oui nous le pouvons!"

Je déteste le rap pour sa mysogynie, son évident manque de créativité artistique et pour la qualité minable des textes sur laquelle l'ndustrie semble s'être construite. Toutefois je ferai semblant d`être l'ami de ses gens qui veulent soudainement être mon ami grace à la couleur de ma peau. Oprah me rend malade mais je ferai semblant là aussi. Jesse Jackson c'est le racisme sur deux pattes mais nous pleurerons ensemble. Là où je ne ferai pas semblant c'est dans mon rôle de Président et au lit avec Michelle.

Là c'est elle qui fera semblant.

Je suis un peu déçu de ne plus conduire mais faut voir mon bureau mannnnnnnnnnnnnnn!

Allez bon party avec mes amis Américains Bono, The Edge, Adam Clayton & Larry Mullen Jr!

Et ne vous demandez pas ce que le gouvernement peut faire pour vous mais plutôt quand est-ce qu'il le fera.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit n'est-ce pas?
Sauves-nous, brun Jésus, car nous savons peu ce que nous faisons.

samedi 17 janvier 2009

Mécène à la retraite


Récemment un ami m'invitait à joindre un regroupement nommé "sauvons l'ex-centris".

Bon.

J'ai accepté bien que ceci n'eut aucune implication sinon un nouveau groupe sur Facebook.

Toutefois que ce cinéma reprenne du service ou non m'est parfaitement égal. Pas que je n'habite pas Montréal, j'y règne. Donc oui c'est facile d'accès pour moi. Pas que le cinéma ne m'intéresse pas, au contraire je l'ai étudié, y ai travaillé et le dévore encore. Surtout ce cinéma là, le genre qui passe au Ex-Centris sans Pop-Corn géant et candy dégoulinant. Celui qui s'adresse à la matière cinématographique plus qu'au côté populaire. Au cerveau plus qu'aux yeux.

Je suis par contre de ceux qui croient que le cinéma en salle est appellé à mourir. Il est déjà mort pour moi depuis qu'il est passé de 7 à 12$. Donc depuis longtemps déjà. Puis avec l'arrivée de Monkee il y a 9 ans et demie et de Punkee il y a 5 ans et demie c'est plutôt le cinéma qui est venu dans le salon du papa que je suis devenu et non moi qui me suis déplacé bien souvent dans le noir.

Je suis donc très mollement au sein de ses voix qui voudraient revoir les salles Cassavettes et Fellini redevenir des salles commerciales. D'autant plus que je lis et entend des gens qui se plaignent de la décision de Daniel Langlois sous prétexte qu'il ne remplirais plus son rôle de mécène.

Peurdon?

Mécène: qui désigne un homme riche et/ou puissant qui aide artistes, savants et hommes de lettres financièrement.

Mais qui n'y est jamais forcé.

Daniel Langlois a acheté le cinéma Le Parallèle de l'époque, l'a démoli, a construit l'Ex-Centris pour en faire un splendide lieu de rencontre artistique. Un joujou tout ce qu'il y a de plus privé, entièrement financé par les finances personnelles de monsieur.

N'a-t-il donc pas le droit de faire absolument ce qu'il veut de son joujou?

On aura beau crier, pleurer se ruer dans les brancards ça lui appartiens, il est en parfait droit de disposer comme ça lui chante de l'Ex-Centris. Ce lieu diffusera encore du film et du mutlimédia. Lors du merveilleux Festival du Nouveau Cinéma entre autres qui est à mon avis le festival le plus réussi du 7ème art à Montréal. De plus Langlois a fait sa fortune dans le Multimédia qu'il compte bien explorer plus à fond encore. C'est son carré de sable, son dada, sa fortune y en découle. On devrais donc lui donner carte blanche sur ses projets personnels.

"...carte blanche sur ses projets personnels..." Ça sonne déjà anormal. C'est à lui!!! il n'a pas de persmission à demander!

Je fais beaucoup plus confiance au flair de Langlois qu'aux réflexes de syndiqués de la populace.

Car langlois ne nous doit rien je le répète, c'est un mécène. Cette idée étais une parenthèse excentrique dans sa vie.

C'est ce qu'il nous promettais d'ailleurs en appellant l'endroit "Ex-Centris"

Ce serait à nous de lui ficher la paix.

vendredi 16 janvier 2009

La torture (surtout pour le plaisir)


J'ai bien essayé d'aimer la série télé 24 il y a quelques années.

Mais les histoires de flics, d'ex-agents du FBI et de pseudos-experts du renseignements me blasent tellement que déjà la série m'offrait une première prise dès le premier lancer. Ensuite j'ai constaté que chaque épisode serait minuté à l'écran. Le montage m'a beaucoup agacé mais j'ai compris que c'étais aussi la promesse du titre de nous montrer les 24 heures d'une situation donnée. Toutefois nos journées sont tellement déjà si minutée, notre vie si cadrée au quart de tour que je n'ai franchement pas besoin de telles balises dans mes divertissements. C'étais une deuxième prise sur décision de la série contre ma personne. Puis finalement quand j'ai vu que le Jack Bauer en question aimait taper sur la gueule et prônait la torture j'ai laissé passé le lancer pour le strikeout volontaire.

J'ai compris que les idées de cowboys solitaires surpeupleraient cette série et essaierait de me faire avaler des couleuvres.

La pratique de la torture est une position indéfendable dans une civilisation humaine de haut niveau, civilisée comme la nôtre. Ceux qui la défende avec une rhétorique de sophismes sont des malades (dans le sens de "maladie") et devraient reçevoir les soins appropriés.
Si la fin justifie les moyens, comme le stipulait Machiavelli dans Le Prince, c’est la bestialité qui primera.

Au debut de la guerre en Irak, les Étatsuniens montraient à la télé et photographiaient les prisonniers de guerre, quand les irakiens L’ont fait avec quelques soldats US capturés, soudainement les USA se sont insurgés contre cette violation de la convention de Genève…nous on peut, pas eux. Pourrait-on dire que les Bill O’Reilly, Jack Bauer et leurs amis seraient d’accord avec le traitement que les vietnamiens ont fait subir à John McCain?

Le problème perpétuel c’est qu’avec les méthodes musclées, il n’y a plus aucune différence entre les «méchants» (qui sont un mélange d’idéologie aveugle, d’écoeurement et de cynisme blasé avec un beau discours révolutionnaire en prime) et les «bons» (qui sont un mélange d’idéologie aveugle, d’écoeurement et de cynisme blasé avec un beau discours moral de façade en prime). L’État qui se sert de la torture ne le fait pas pour obtenir la vérité autant que pour faire peur à la masse de ceux qui oseraient le défier.

Se complaire avec Jack Bauer et ses réflexions inspirées du Moyen-Âge est assez dangereux. Pour ma part, je considère que l’être humain du 21e siècle devrait pour toujours mettre de côté ses pratiques barbares qui, comme il l’est démontré, ne donnent aucun résultat concret sinon que de nourrir les haines entre les individus et les peuples. Utiliser la violence pour “condamner” la violence est toujours un peu niais. Surtout que les preuves deviennent inadmissibles devant la cour si obtenues sous la torture. Ce qui a fait libérer des gens derrière les attentats du 11 Septembre mais ça vous n'en entendrez pas parler. Ce n'est pas le type de choses dont on raffole de se vanter.

On préfère se dire que les gens qui meurent sous la torture sont des «feluettes».

Un dicton cynique aux États-Unis dit : "Quand les faits contredisent l'idéologie, laissez tomber les faits".

C'est ce que l'admnistration qui a quittée hier s'est aplliquée à faire pendant tout son mandat.

Mandat heureusement terminé.
Et dont la sortie hier a été éclipsé par un miracle avec de vrais héros. Miracle dans une ville qui avait drôlement besoin d'histoires d'avions heureuses.

Je n'aurais pas voulu être dans la tête du New Yorkais qui avait vécu les évènements du 11 septembre et qui appercevait soudainement cet avion égaré, trop bas au-dessus de l'Hudson.

Une fraction de seconde d'horreur assurément.
Quelle semaine étrange...

jeudi 15 janvier 2009

L'Antichambre du destin


J’ai mon petit sac d’amandes d’ouvert sur le coin du bureau.

Depuis que l‘on sait que les amandes nous fait oublier du Cancer je pige dans le sac assez souvent. Depuis que j’ai clairé mon bureau de toutes mes affaire personnelles, convaincu que je serais sablé hier, mon bureau est plus vide. Donc le sac d’amandes plus facile d’accès. Je respire, je digère, je vide aux toilettes de l’amande. Où est-ce parce que je suis secrètement amoureux de la belle Amanda dans nos bureaux ? Je te mange tous les jours Amanda. I’m gonna take you by surprise and make you realise, Amanda.
C’est facile de devenir vulgaire quand le moral n’y est plus. Hier j’ai commis deux fautes d’éthique. Nous étions réunis autour du bureau d’une collègue fraichement flushée. Tous un peu déprimé du lourd climat dont le bureau est envahi depuis hier matin.
Un collègue récemment revenu de Cuba m’avait parlé de cigares qu’il avait pour moi si je le désirais. Je lui avais dit « non merci je ne fume pas » lorsqu’ils me les avaient offerts. Toutefois hier, justement parce que déprimé pour la collègue, j’ai voulu lui signifier à la blague que « je suis si déprimé que je fumerais » j’ai plutôt dit « je prendrais tes cigares, man » Sans réaliser que le cigare est généralement perçu comme un article à consommer dans le triomphe. Triomphe qui a facilement pu (et a dû)être interprêté comme un « Ouf ! célébrons nous sommes sauvés ! ». Ce qui étais l’antithèse de ce que je voulais énoncer.
« Nommez-moi une fruit dont la couleur est jaune »
« Une orange ! »
Pour ajouter l‘insulte à l‘injure les 8 personnes réunies à son bureau se sont tues pour m’écouter alors que je voulais m’adresser à quelqu’un en privé.

Très très TRèS indélicat.

Par la suite, une collègue sur la Rive-sud mais travaillant pour nous m’a appelé me demandant des nouvelles de l’état des troupes. S’inquiétant de son propre sort par le fait même . Comme notre patron nous avait formulé les mots « O.k. guys don’t worry anymore for us that is it ». Ce qui m’a fait lui dire qu’elle « devrait être correcte ». Ce qu’une autre collègue lui a aussi confirmé pour les mêmes raisons.

Ça c’étais avant que notre patron ne prenne la voiture, quitte pour la Rive-Sud et arrive face-à-face avec elle fumant une cigarette.
« comment vas-tu ? » lui a-t-il demandé
« Pas pire avant de te voir » a-t-elle répondu.

Quelques minutes plus tard on la remerciait de ses loyaux services. Deux semaines avant son trentième anniversaire au sein de la compagnie. Elle avait commencé à 17 ans.

La vie est si vache.

Le grand patron de mon côté de la division n’a pas été en mesure de nous parler hier en fin de journée. Il s’est étouffé en larmes et nous as dit que nous nous reparlerions vendredi matin. Quand le grand frère Ricain viendra nous voir. Tout pour nous inquiéter davantage.

WWW of my life.

Worst work week.

Quel climat insupportable. Dans le corridor de la mort on a toujours le choix de pleurer son chemin jusqu’à la mort, d’y faire face ou de fantasmer sur une possible libération. Mais attendre, assis entre toute ses options est la pire des tortures mentales. Surtout quand on a trop d’imagination comme moi. Je suis un partisan de la deuxième manière d’affronter ce type de choses. Face à face.

Je connais maintenant ce que ressentent les coachs de hockey de la LNH quand leur équipe ne va nulle part.

Je suis Michel Therrien.
Passez-moi les amandes que je les rotes.

mercredi 14 janvier 2009

La purge


Trois femmes inconnues à l’étage du bas.

Toutes du Groupe Shepell , la compagnie responsable du programme d’aide aux employés.

Deux sur leur téléphone cellulaire. Nerveuses, la troisième qui signe le registre et confirme son statut d’invitée dans l’édifice. Édifice à peine éclairé car il est très tôt le matin. Pas de fille à l’accueil. Serait-elle la première à s’être fait donné son 4% ? La folle rumeur que la veille mon patron est sorti d’ici en pleurant. Est-il tombé aux mains de la crise financière actuelle?

Les premières larmes sont venues de notre service d’informatique. 36 ans avec la compagnie, bye-bye merci. Puis l’équipe des ventes au grand complet de mon département. 5 représentants : du balai !. Plus personne ne voulait se regarder dans les yeux. La grande faucheuse était sortie, tout le monde regardais au sol pour ne pas se rappeler à la mémoire de ceux qui avait le pouvoir de faire rouler les têtes. Mais qui étaient-ils ceux-là ? J’en ai croisé deux que je croyais être ceux qui limogeaient, limogés eux-mêmes. Dont le grand patron de mon département. Deux filles des 8 personnes qui composent mon département ont été remerciées de leurs services. L’une d’entre elle nous nous en doutions déjà, elle aussi d’ailleurs. L’autre tout le monde s’en doutait, sauf la principale intéressée. C’est le bébé de notre département. Ne l'a jamais vu venir. Ou a choisie de ne pas le voir. Elle en est complètement bouleversée.

Apparemment j’ai survécu à la purge.

Nous sommes maintenant 5 dans mon département puisque qu’un collègue qui devait aussi être jeté a été repêché par une autre division. Une collègue m'avait aussi approchée tôt ce matin pour m’aviser que quoiqu’il m’arrive elle m’avait « vendu » à une autre division. L’ironie veut que ce soit aujourd’hui que j’eusse besoin de réimprimer ma feuille de # de téléphone de la compagnie. Ma feuille raturée de 52 traits noirs est devenue un triste tableau de chasse. Soudainement en après-midi, quand la guillotine fût rangée, les regards ne cessaient de se croiser comme pour chercher à savoir dans les yeux de l’autre « ‘you in or out ? » . Ses yeux rougis tout partout, ce mode « consolation » qui a pris le contrôle de l’édifice, on se serait cru chez Alfred Dallaire. Une fille a tant pleuré au bureau en face de moi que j’ai cru qu’elle ne s’en remettrait jamais.
« No no I’m staying, I’m crying for Stefan it’s so sad… »
“Uh?”

L’après-midi est devenue 100% improductive. Les courriels sont devenus une série de messages d’adieux. La plupart touchants, plusieurs amers avec leurs guillemets dans leur titre de courriel comme à tous mes « amis ». Certains ne sont pas revenus de leur heure de diner. Une bière en a amenée une autre et ils ont bu leurs larmes. Cette journée est beaucoup plus froide que le -40 annoncé. Aussi bien se mettre chaud.

300 dans non bureaux d’Amérique viennent de perdre leur emplois vient de nous annoncer le message robotisé de notre patron Allemand.
52 sous notre toit.
Pas deux qui réagissent de la même façon.

Même moi qui devait être heureux d’être « sauvé »…

C’étais l’heure de diner la plus longue et la plus morte au bureau.
C'est une journée de -52

mardi 13 janvier 2009

Plafond de cire


Tout d’abord la demi-douzaine de beaux jeunes hommes et belles jeunes femmes qui me sont passés devant les yeux hier matin vers 6h30. A une heure où je suis pratiquement seul dans le building. Comme si on avait voulu les cacher. Puis leur costume. Très chic. Comme…comme…

...comme des fossoyeurs.

Aujourd’hui, presque tous les employés qui chuchotent d’un cubicule à l’autre. Le bureau du grand grand boss habituellenment ouvert, aujourd’hui portes closes. C’est vrai quand on dit que lorsque le malheur frappe on a des signes avant-coureur. L’air est si pesant… On a tous compris que les 6 top modèles d’hier matin étaient des finissants en psychologie d’entreprise. Tant mieux si ils/elles sont jeunes et bien "en forme" pour nous épauler dans l'épreuve de perdre notre emploi. Ça nous donnera envie de nous coller.

Demain la grosse compagnie qui m’embauche fait tomber le couperet. C'est officiel. Nous sommes le dommage collatéral # 459672556-T-De/O.R. de la crise financière mondiale actuelle. Une deuxième vague de « gens bien habillés » qui nous sont inconnus est arrivée ce matin. Des anglophones ceux-là, plus âgés aussi. Le Québécois francophone est plus émotif en général c‘est connu. Voilà pourquoi il faille préparer les gens qui nous escorterons à la porte demain une journée supplémentaire.
Ce serait bien que je sois parmi les élus pour couper dans le gras. Je me sens hautement criminel en écrivant ceci alors que bien des gens sacrifieraient gros pour avoir un travail. Ou un meilleur travail. Ça les tue certainement de lire ceci. Mais moi c’est le contraire. C’est mon travail qui me tue. Ceci serait le coup de pied nécéssaire pour que je redevienne celui que j’étais. Je suis devenu quelqu’un d’autre en travaillant ici. Quelqu’un de très détestable. Plus détestable que je ne l’étais déjà c’est dire…

Si je suis sur la liste des coups de pieds au cul demain je pourrai alors être un des papas qui ira raconter une histoire aux petits de la classe à ma fille comme l’école de celle-ci le souhaite dans quelques lundis. Je pourrai aussi finir mon livre et en commencer un ou deux autres. Je pourrai voir The Corporation, Across the Universe, The Queen, American Gangster, The Orphanage, Burn After Reading, Once Upon a Time in America, Sagan, Le spectacle de Fred Pellerin Comme une Odeur de Muscles, un documentaire sur le chanteur de Gogol Bordello, un autre qui est un entretien d’une demie-heure entre Jean-Luc Godard et Woody Allen. Tous des films que j’ai chez moi mais que je n’ai pas pris le temps de regarder encore.

Ouais plus j’y pense plus je me sens léger. Faudrait que ma tête roule demain. Comme Marie-Antoinette, tiens c’est un autre film que j’ai chez moi de Sofia Copolla et que je n’ai pas eu le temps d’écouter !

Drôle de saveur que cette journée.

Celle de demain sera plus étrange encore.
Il y aura surement des larmes.
Survivrai-je au naufrage ?
Sur 400 combien passeront dans le compresseur ?

Mon boss était dans le bureau du président depuis 3 heures quand j'ai quitté. Peut-être sera-t-il le premier à tomber...

Le plafond est en cire
Le moteur chauffe…




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Les Archiducs du rock


Un peu comme une fille ou un garçon que l'on ne peut chasser de notre esprit parce qu'il nous plait il y a de ses groupes de musique qui nous collent à la peau.

Ou à l'oreille.

Franz Ferdinand pour moi est indécrottablement bon.

Depuis le moment ou Take me Out a fait arrêter le temps et a ouvert mon ciel, ce groupe n'a cessé de m'emerveiller. Le groupe écossais est passé maitre de la chanson composée en 7/8 ou en 5/6 ou en n'importe quoi sauf le traditionnel 4/4 qui représente 90% des chansons entendues de nos jours et depuis toujours. Outre Radiohead qui repousse toujours l'exploration musicale, Franz Ferdinand et l'un des rares bands qui semble faire l'effort constamment d'écrire une chanson qui aura trois type de rhytme au sein de la même mélodie. Peter Gabriel le faisait très bien dans certaines de ses chansons des années 70. On commence dans une direction, au tiers de la chanson on donne un coup de volant dans un second rhytme puis vers la fin on se demande comment on en est arrivé avec ce nouveau beat. Un genre de mini voyage de 4 minutes. Ce que toute oeuvre artistique devrait être en mesure de transmettre: un petit voyage.

En spectacle, ils sont encore meilleurs pour quiconque s'intéresse à la musique. D'abord ils ont l'énergie et la fougue de la jeunesse mais de plus ils semblent tout à fait épris de Montréal. C'est entendu que la ville a les plus belles filles au monde mais leur véritable passion communicative est la musique elle-même. D'une chanson à l'autre on peut voir sur scène les 4 musiciens, Alex Kapranos (généralement au chant et à la guitare),Bob Hardy (généralement à la basse), Nick McCarthy (généralement à la guitare rhytmique) et Paul Thomson (généralement à la batterie) passer d'un instrument à l'autre selon les chansons. Ce jeu de chaise musicale est si particulier, que comme à l'écoute de l'une de leurs chanson, on finit par en venir à se demander en plein spectacle " comment le batteur s'est rammassé au micro et le chanteur au claviers derrière? et le guitariste que fait il à la basse?"




Le nom du groupe fût trouvé suite à la course d'un fameux cheval Écossais nommé l'Archiduc. Ce nom a mené à une discussion sur l'archiduché Franz Ferdinand assassiné et qu a mené à la Première Guerre Mondiale. Les quatres membres voulaient que le nom du band ait le même impact sur la planète que le nom de l'archiduché l'avait eu au début du siècle. Un raz-de marré souhaité plus heureux qu'une guerre toutefois.

Ce fût mission presqu'accomplie avec leur succès planétaire Take Me Out .

Le 26 janvier sortira leur troisième effort appelé Tonight. Non seulement emprunte-t-ils le titre d'un album de mon artiste musical préféré de tous les temps ,David Bowie, mais en plus a en regarder le clip du premier extrait je peux trouver une certaine ressemblance physique avec un jeune Bowie.

Inutile de vous dire que le lundi 26 janvier est marqué d'un dard (of pleasure) sur mon calendrier...