Pays pauvre mais stratégiquement important, la guerre de territoire qui se livre en ce moment au Yémen a de sérieuses implications sur la suite des conflits mondiaux.
Qui lutte contre qui?
Les spécialistes des Nations Unies confirment que plusieurs factions, depuis plusieurs mois, sèment la pagaille sur place afin de forcer la guerre civile qui est aujourd'hui sur les rails. Deux des forces en conflits seraient les loyalistes au Président Abdrabbuh Mansour Hadi (qui a maintenant fui le pays) et les groupes rebelles chiites, un groupe appelé les Houthis. Si Hadi a fui, c'est principalement poussé par la menace Houthis.
Le prédécesseur d'Abdrabbuh Mansour Hadi, Ali Abdullah Saleh est resté politiquement plutôt influent. Il a donc , lui aussi ses adeptes. Voilà un troisième groupe. Enfin il y a un regroupement appelé Le comité de regroupement populaire, qui ne tient qu'à une seule chose: vivre en paix, tranquille.
Mais la tranquillité est nettement absente du Yémen en ce moment.
Le Président en fuite Hadi, ainsi que les Houthis ont en commun d'être anti-Al-Qaïda. Le Sud et le Sud-Ouest du Yémen ont subi de sérieux ravages en raison de cette faction terroriste. À Sanaa, depuis peu, un autre groupe, de l'État Islamique celui-là, se fait sauter entraînant dans la mort haineuse des innocents dans la capitale et plus grande ville du Yémen.
Avec l'arrivée du printemps est arrivé un engorgement dans le Sud de la part des suicidaires de l'État Islamiques, propageant la peur et forçant une coalition improvisée comprise de 5 États Arabes du Golf, la Jordanie, l'Égypte, le Maroc, le Pakistan et le Soudan, à lutter contre eux.
La branche d'Al-Qaïda qui loge sur place est considérée par les observateurs des Nations Unies comme la plus dangereuse qui soit. Les États-Unis ont attaqué cette branche à coups de drones, toutefois les succès des Houthis contre cette même branche ont forcé les États-Unis à faire marche arrière un brin, afin de ne pas faire de dommages collatéraux plus sévères qu'ils ne savent déjà en faire. La base du conflit entre les rebelles chiites et le gouvernement du Président Hadi est une guerre de pouvoir et d'influence entre l'Iran (chiite) et l'Arabie Saoudite (sunnite) qui partagent tous les deux une frontière avec le Yémen.
Les États Arabes du Golf ont accusé les Houthis d'être soutenu financièrement et en armes par l'Iran, ce que ceux-ci ont nié, se disant des supporters du Président Hadi, un sunnite.
Le Yémen est stratégiquement important car il accueille le Détroit de Bab al-Mandab, un passage maritime étroit reliant la mer rouge au Gold d'Aden, là où circule la large marchandise pétrolière mondiale. L'Égypte et l'Arabie Saoudite craignent qu'une suprématie Houthis ne viennent menacer la libre circulation qui les rend riches.
Les Houthis chiites contrôlent le gouvernement déserté du Yémen. mais n'est pas reconnu par les leaders du Sud et les gens influents sunnites. Le chaos règne en maître.
Au cours des dernières années, le Yémen a vu de violents conflits émerger au sein de sa population principalement parce que l'accès aux ressources et aux besoins minimaux était inégal. Il y a eu facilement 6 périodes de sérieux affrontements entre les Houthis du Nord et les séparatistes du Sud. De plus, Al-Qaïda est venu aussi y mettre son grain de sel.
Presque tout le 20ème siècle, le Yémen a existé comme deux pays en un. La République Arabe du Yémen au Nord et la République Démocratique Populaire du Yémen au Sud. En 1990, on a unifié tout ça mais 4 ans plus tard, les inégalités se faisaient sentir. Il n'était donc pas extrêmement compliqué de démarrer une guerre civile dans ce pays déjà un brin divisé.
Le Yémen est le pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Il est miné par l'instabilité, la gouvernance faible, la corruption, l'épuisement des ressources, les mauvaises infrastructures, le chômage, le prix élevé des aliments, et les services sociaux très limités. Plus de 10 millions de Yéménites sont considérés comme en situation de potentielle famine.
Et on pense qu'on a des problèmes ici...
vendredi 27 mars 2015
jeudi 26 mars 2015
Griffintown de Nuit
(les propos ont été tenus en anglais samedi dernier, mais pour le bien du rendu, je les retranscrirai dans la langue de Molière)
Avec de bons amis, samedi dernier nous allions souper à Griffintown. Voilà des choses que nous ne faisons plus assez souvent avec le temps. À quelques semaines de partir en vacances, nous sommes tout ce qu'il y a de plus crevés. Les ados inclus. Nous essayons de faire en 14 jours en 7. On a la tête dans le cul comme disent les zoulous.
Griffintown, ancien quartier ouvrier à forte allégeance irlandaise a beaucoup été retapé depuis quelques années. On y bâtit de très jolis condos. On sent que le quartier, anciennement peut-être un peu paumé, à quelques jets de pierre du Centre-Ville de Montréal, se prépare à être l'endroit le plus cool au monde. Vraiment. je me suis pris à rêver y habiter dans une quinzaine d'années, quand les enfants auront quitté la maison.
En stationnant la voiture coin William Street et Murray, nous avions un petit bout de chemin à marcher avant de nous rendre au resto. L'amoureuse m'a fait remarquer qu'elle avait oublié sa sacoche dans la voiture, j'ai donc dû rebrousser chemin, elle se rendrait au resto afin de ne pas inquiéter nos deux couples d'amis.
Il était tard. Et malgré une nuit de hockey en ville, un samedi, les rues étaient désertes. Bien qu'il faisait fantastiquement froid, j'ai senti, approchant de la voiture, plus froid encore. glacial bourrasque qui m'a fait entrer ma tête dans mon col. Comme un monsieur pas de cou.
Le vent froid sifflait comme un poumon qui se serait dégonflé. Finalement ce n'était pas le vent, c'était une respiration.
Tout juste à mes côtés, une silhouette, de femme. J'en ai fait un saut, je ne l'avais pas vue venir.
"Vous avez vu ma tête?"
"Pardon?" La voix était sourde et comme elle s'était adressée à moi en anglais, mon cerveau frigorifié a pris deux grosses secondes pour dégeler.
"Mathet..."
"euh...non...je n'ai vu personne, je ne vous avais même pas vue, vous, avant que vous ne me parliez"
"Je dois retrouver ma tête..."
Je n'étais pas certain d'avoir bien entendu. elle se tenait dans une partie sombre et je ne pouvais la distinguer clairement. Mais en tentant de lui voir le visage, j'ai pu voir...que cette femme ne semblait pas avoir de tête !!!! Mais si elle s'adressait à moi, ça ne pouvait pas faire de sens.
"madame?..." j'ai dit malgré moi.
"Mary" précisa-t-elle.
"Mary...est-ce que...est-ce que tout va bien?"
"Non, j'ai besoin de ma tête"
"Qu..quoi?" il faisait très froid et le vent était tout simplement cruel. Cette femme dont la voix lui donnait peut-être 65 ans, n'avait probablement que la tête entrée dans ses épaules comme moi afin de se protéger de ce faux printemps.
"Susan m'a décapitée à coup de hache il y a 136 ans, jalouse parce que malgré le double de son âge, j'étais plus populaire auprès des hommes qu'elle..."
J'étais paralysé.
"Susan Kennedy aurait dû être pendue, la salope. Moi je suis là à errer afin de retrouver ma tête..."
"Mais...mais qui êtes vous?" j'ai demandé, encore une fois sans pleinement réaliser que des mots sortaient de ma bouche.
"Mary Gallagher, et vous vous êtes de racine irlandaise, je le sens. c'est le type de privilèges que l'on a dans l'au-delà, voilà pourquoi je vous accorde ma confiance..."
"Vous n'êtes pas dans l'au-delà, vous êtes à Griffintown" que ma voix a échappé de ma gorge. Je devenais un peu agité.
"Bon...je ne vous emmerde plus.,. je dois retrouver ma tête, je reviendrai" dit-elle.
Je tremblais. De froid ou de peur, je ne sais pas. Peut-être des deux. Il ne ventait plus mais j'étais encore paralysé sur place. À deux pieds de la voiture. L'amoureuse m'a texté:
"Qu'est-ce que tu fais, manque plus que toi?"
J'ai pris une grosse minute avant de la lire et de lui répondre. J'ai d'abord vérifié si Mary Gallagher était encore là. Elle était partie. Je ne l'avais jamais lâchée des yeux et pourtant elle avait disparu. Et je ne l'avais pas vu "disparaître" non plus. Est-ce que j'avais la berlue?
"J'arrive, je suis désorienté" que j'ai fini par lui texter,
Au resto, j'étais un peu secoué. Je n'ai rien laissé paraître, plaçant ma tranquillité sur le compte d'une fatigue non feinte de toute manière. Ma savoureuse conjointe narrait une tout aussi savoureuse anecdote.
"...je le sais pas trop où se trouve ma tête ces temps-ci..." a-t-elle conclu quand tout le monde a ri.
Mary Gallagher non plus.
Avec de bons amis, samedi dernier nous allions souper à Griffintown. Voilà des choses que nous ne faisons plus assez souvent avec le temps. À quelques semaines de partir en vacances, nous sommes tout ce qu'il y a de plus crevés. Les ados inclus. Nous essayons de faire en 14 jours en 7. On a la tête dans le cul comme disent les zoulous.
Griffintown, ancien quartier ouvrier à forte allégeance irlandaise a beaucoup été retapé depuis quelques années. On y bâtit de très jolis condos. On sent que le quartier, anciennement peut-être un peu paumé, à quelques jets de pierre du Centre-Ville de Montréal, se prépare à être l'endroit le plus cool au monde. Vraiment. je me suis pris à rêver y habiter dans une quinzaine d'années, quand les enfants auront quitté la maison.
En stationnant la voiture coin William Street et Murray, nous avions un petit bout de chemin à marcher avant de nous rendre au resto. L'amoureuse m'a fait remarquer qu'elle avait oublié sa sacoche dans la voiture, j'ai donc dû rebrousser chemin, elle se rendrait au resto afin de ne pas inquiéter nos deux couples d'amis.
Il était tard. Et malgré une nuit de hockey en ville, un samedi, les rues étaient désertes. Bien qu'il faisait fantastiquement froid, j'ai senti, approchant de la voiture, plus froid encore. glacial bourrasque qui m'a fait entrer ma tête dans mon col. Comme un monsieur pas de cou.
Le vent froid sifflait comme un poumon qui se serait dégonflé. Finalement ce n'était pas le vent, c'était une respiration.
Tout juste à mes côtés, une silhouette, de femme. J'en ai fait un saut, je ne l'avais pas vue venir.
"Vous avez vu ma tête?"
"Pardon?" La voix était sourde et comme elle s'était adressée à moi en anglais, mon cerveau frigorifié a pris deux grosses secondes pour dégeler.
"Mathet..."
"euh...non...je n'ai vu personne, je ne vous avais même pas vue, vous, avant que vous ne me parliez"
"Je dois retrouver ma tête..."
Je n'étais pas certain d'avoir bien entendu. elle se tenait dans une partie sombre et je ne pouvais la distinguer clairement. Mais en tentant de lui voir le visage, j'ai pu voir...que cette femme ne semblait pas avoir de tête !!!! Mais si elle s'adressait à moi, ça ne pouvait pas faire de sens.
"madame?..." j'ai dit malgré moi.
"Mary" précisa-t-elle.
"Mary...est-ce que...est-ce que tout va bien?"
"Non, j'ai besoin de ma tête"
"Qu..quoi?" il faisait très froid et le vent était tout simplement cruel. Cette femme dont la voix lui donnait peut-être 65 ans, n'avait probablement que la tête entrée dans ses épaules comme moi afin de se protéger de ce faux printemps.
"Susan m'a décapitée à coup de hache il y a 136 ans, jalouse parce que malgré le double de son âge, j'étais plus populaire auprès des hommes qu'elle..."
J'étais paralysé.
"Susan Kennedy aurait dû être pendue, la salope. Moi je suis là à errer afin de retrouver ma tête..."
"Mais...mais qui êtes vous?" j'ai demandé, encore une fois sans pleinement réaliser que des mots sortaient de ma bouche.
"Mary Gallagher, et vous vous êtes de racine irlandaise, je le sens. c'est le type de privilèges que l'on a dans l'au-delà, voilà pourquoi je vous accorde ma confiance..."
"Bon...je ne vous emmerde plus.,. je dois retrouver ma tête, je reviendrai" dit-elle.
Je tremblais. De froid ou de peur, je ne sais pas. Peut-être des deux. Il ne ventait plus mais j'étais encore paralysé sur place. À deux pieds de la voiture. L'amoureuse m'a texté:
"Qu'est-ce que tu fais, manque plus que toi?"
J'ai pris une grosse minute avant de la lire et de lui répondre. J'ai d'abord vérifié si Mary Gallagher était encore là. Elle était partie. Je ne l'avais jamais lâchée des yeux et pourtant elle avait disparu. Et je ne l'avais pas vu "disparaître" non plus. Est-ce que j'avais la berlue?
"J'arrive, je suis désorienté" que j'ai fini par lui texter,
Au resto, j'étais un peu secoué. Je n'ai rien laissé paraître, plaçant ma tranquillité sur le compte d'une fatigue non feinte de toute manière. Ma savoureuse conjointe narrait une tout aussi savoureuse anecdote.
"...je le sais pas trop où se trouve ma tête ces temps-ci..." a-t-elle conclu quand tout le monde a ri.
Mary Gallagher non plus.
mercredi 25 mars 2015
La Nécessité de l'Athéisme
La religion est considérée comme vérité par le commun des mortels, comme fausseté par le sage et comme utile par les décideurs.
La religion n'est pas toujours négative. Elle offre un refuge a bien des gens qui en ont besoin. Juste pour ça, la religion peut être fort nécessaire. Comme un abri quand tonne la pluie. La religion peut être quelque chose d'intime et de très ressourcante. De profond et de très bon.
C'est quand la religion sort de l'espace intime qu'il devient problème.
J'aime les tartes au citron. J'aime le goût du citron. J'aime le jaune lumineux du citron qui rappelle le soleil. J'associe le soleil aux vitamines. Je sais que le citron, le fruit, soigne. J'aime le citron tout seul. J'ai l'impression que quand je mange un citron je bute tous les microbes qui voulaient s'investir en moi. Mêlé avec de la pâte à tarte, avec un peu beaucoup de sucre, et un peu de crème fouettée, j'aime.
C'est personnel.
Je vous le partage, je vous explique pourquoi, ça pourrait être un échange. Ça pourrait se passer sur un patio autour de la piscine, sous un parasol, l'été entre amis, un propos tout ce qu'il y a de plus candide, avec des carafes d'eau sur la table. des carafes d'eau qui justement, contiennent des gousses de citron dedans, donnant à l'eau une couleur jaunée et qui aurait inspiré cette discussion.
La tarte au citron me fait du bien.
Tout comme la religion fait du bien à certains.
ET ÇA DEVRAIT S'ARRÊTER LÀ.
À partir du moment où il y a propagande, les nazis, l'État Islamique, Boko Haram en étaient/sont des spécialistes, il y a menace de dérive. Si c'est si bon, et c'est une maxime que j'applique PARTOUT dans la vie, ne vous inquiétez pas, ça se rendra à nous. Pas besoin d'être convaincu.
Il y a cet homme qui vient ponctuellement cogner à ma porte aux trois ans. Toujours le même. Trapu, le cheveux trop fin. Peut-être dix ans de plus que moi. La première fois, j'avais ma fille naissante dans mes bras, il me dérangeait. Chaque fois que vous vous présentez non annoncé, vous prenez le risque de déranger. Je n'avais pas été bête, mais plutôt prompt.
"Écoutez ne perdez pas votre temps, je ne crois pas en Dieu, mes Dieux se sont ma blonde, mon fils et ma fille" que je lui avait dit avant qu'il ne termine son interminable monologue. Car c'était vraiment un monologue sur le Dieu catholique. Un monologue débité comme un bouclier contre ce que j'aurais pu lui dire pour le couper. Ce que j'ai fait quand même, le couper. Il avait insisté.
Je n'écoutais plus, je le regardais, je me demandais quel homme il avait été il y a 15 ans. Quel enfant il avait aussi été. J'essayais de deviner le revers de fortune qui l'avait motivé à faire le tour des maisons à toute heure du jour pour convaincre les gens des bienfaits de la tarte au citron. Je dis "motivé" mais peut-être avait il été contraint de tremper dans le catholicisme en désespoir de cause.
"Monsieur, vous n'avez pas à me convaincre de quoi que ce soit, je ne perdrai pas le peu de temps que j'ai à faire sur terre à louer des choses immatérielles, regardez ma fille, elle est bien réelle, je me concentre sur ce type de réalité. par sur des fantaisies ou des interprétations. Pour ça je me divertis dans la culture. Et encore là, ce sont bien souvent des propositions d'interprétations, de sensations inspirées de la vie, pas de suppositions ancestrales"
Je perdais mon temps. Lui aussi. Mais lui c'était à l'agenda. Je ne me souviens plus comment ça c'était terminé. Cordialement, mais clair. Clair que nous ne nous entendrions jamais sur le sujet. Je ne crois pas en Dieu et il croit trop. Le rien et le trop. Deux extrêmes.
Il est revenu à tous les trois ans. Comme si j'avais pu avoir une soudaine épiphanie. J'ai été de plus en plus direct chaque fois.
2006
"ne revenez plus, c'est inutile, monsieur, c'est pour vous que je dis ça, ménagez votre énergie et rayez cette adresse de votre parcours. Vous ne nous convaincrez jamais"
2009
"Monsieur, soyez gentil, ne revenez plus cogner chez moi pour ça, merci j'ai une traduction à terminer"
2012
"Monsieur quel est votre artiste musical préféré?"
"Phil Collins, pourquoi?"
"Moi c'est David Bowie, bye!"
La dernière fois j'ai ouvert la porte, l'ai reconnu, il a commencé à parler:
"Bonjour monsieur, j'espère que vous allez bien"
"De moins en moins" que je lui ai dit et en voyant son livret "la parole de Dieu est ton oxygène" je lui ai fermé la porte au nez.
Cet homme est un robot vidé de son cerveau.
Là où il y a harcèlement, il y a malaise. Je ne vous fait pas chier avec mon athéisme, ne me faites pas chier avec vos balivernes.
Il y en encore qui disent que les guerres n'ont pas comme source la religion, Que de blâmer la religion pour les conflits guerriers c'est détourner le regard des proverbiales vraies affaires.
Il y en a aussi qui, comme moi, considèrent la vénération de l'argent comme une religion. Ne dit-on pas que l'argent est le nerf de la guerre?
Une chose est certaine dans la construction du robot que je suis, le mot religion a un large côté péjoratif dans ma vie.
Ça aussi c'est personnel. Vous n'êtes pas obligé d'y adhérer et je ne tenterais jamais de vous convaincre de joindre mes raisonnements. je vous respecte dans vos croyances et s'il vous plait respectez moi dans les miennes.
Tout comme le fait que vous aimiez Tout le Monde en Parle sans réserve n'est pas de mes affaires.
Et le fait que je méprise cette émission ne soit pas de votre intérêt,
Let's agree to disagree.
Percy Bysshe Shelley en 1811, était étudiant à l'Université Oxford. Il publia cette année-là un essai, dans la très religieuse Angleterre, appelé The Necessity of Atheism. Il parlait dans cet essai de la nécessité de ne pas croire que nous vivons tous à courir avec des ciseaux dans les mains et que vénérer cette entité surnaturelle nous rendait nécessairement plus prudent et meilleur Homme. Aussitôt publié l'essai été jugé si choquant que Shelley et un ami qui l'avait aidé dans la rédaction et les questionnements, Thomas Jefferson Hogg, ont tous deux été expulsés de l'Université.
Le père de Shelley s'est interposé et a demandé qu'il soit réaccepté sous condition que Percy réfute tous ce qu'il a dit dans son essai. Mais le jeune étudiant a refusé, ne réfutant que la conception de Dieu dans son ensemble. Deux ans plus tard, afin d'être plus clair encore, il changera d'ailleurs le titre de son livre pour Refutation of Deism.
Bien entendu, ça lui a coûté sa relation avec son père.
Plus que jamais sur cette terre, je crois en la nécessité de l'athéisme.
Perci Bysshe Shelley et Thomas J. Hogg étaient tous deux expulsés d'Oxford aujourd'hui il y a 204 ans.
La religion n'est pas toujours négative. Elle offre un refuge a bien des gens qui en ont besoin. Juste pour ça, la religion peut être fort nécessaire. Comme un abri quand tonne la pluie. La religion peut être quelque chose d'intime et de très ressourcante. De profond et de très bon.
C'est quand la religion sort de l'espace intime qu'il devient problème.
J'aime les tartes au citron. J'aime le goût du citron. J'aime le jaune lumineux du citron qui rappelle le soleil. J'associe le soleil aux vitamines. Je sais que le citron, le fruit, soigne. J'aime le citron tout seul. J'ai l'impression que quand je mange un citron je bute tous les microbes qui voulaient s'investir en moi. Mêlé avec de la pâte à tarte, avec un peu beaucoup de sucre, et un peu de crème fouettée, j'aime.
C'est personnel.
Je vous le partage, je vous explique pourquoi, ça pourrait être un échange. Ça pourrait se passer sur un patio autour de la piscine, sous un parasol, l'été entre amis, un propos tout ce qu'il y a de plus candide, avec des carafes d'eau sur la table. des carafes d'eau qui justement, contiennent des gousses de citron dedans, donnant à l'eau une couleur jaunée et qui aurait inspiré cette discussion.
La tarte au citron me fait du bien.
Tout comme la religion fait du bien à certains.
ET ÇA DEVRAIT S'ARRÊTER LÀ.
À partir du moment où il y a propagande, les nazis, l'État Islamique, Boko Haram en étaient/sont des spécialistes, il y a menace de dérive. Si c'est si bon, et c'est une maxime que j'applique PARTOUT dans la vie, ne vous inquiétez pas, ça se rendra à nous. Pas besoin d'être convaincu.
Il y a cet homme qui vient ponctuellement cogner à ma porte aux trois ans. Toujours le même. Trapu, le cheveux trop fin. Peut-être dix ans de plus que moi. La première fois, j'avais ma fille naissante dans mes bras, il me dérangeait. Chaque fois que vous vous présentez non annoncé, vous prenez le risque de déranger. Je n'avais pas été bête, mais plutôt prompt.
"Écoutez ne perdez pas votre temps, je ne crois pas en Dieu, mes Dieux se sont ma blonde, mon fils et ma fille" que je lui avait dit avant qu'il ne termine son interminable monologue. Car c'était vraiment un monologue sur le Dieu catholique. Un monologue débité comme un bouclier contre ce que j'aurais pu lui dire pour le couper. Ce que j'ai fait quand même, le couper. Il avait insisté.
Je n'écoutais plus, je le regardais, je me demandais quel homme il avait été il y a 15 ans. Quel enfant il avait aussi été. J'essayais de deviner le revers de fortune qui l'avait motivé à faire le tour des maisons à toute heure du jour pour convaincre les gens des bienfaits de la tarte au citron. Je dis "motivé" mais peut-être avait il été contraint de tremper dans le catholicisme en désespoir de cause.
"Monsieur, vous n'avez pas à me convaincre de quoi que ce soit, je ne perdrai pas le peu de temps que j'ai à faire sur terre à louer des choses immatérielles, regardez ma fille, elle est bien réelle, je me concentre sur ce type de réalité. par sur des fantaisies ou des interprétations. Pour ça je me divertis dans la culture. Et encore là, ce sont bien souvent des propositions d'interprétations, de sensations inspirées de la vie, pas de suppositions ancestrales"
Je perdais mon temps. Lui aussi. Mais lui c'était à l'agenda. Je ne me souviens plus comment ça c'était terminé. Cordialement, mais clair. Clair que nous ne nous entendrions jamais sur le sujet. Je ne crois pas en Dieu et il croit trop. Le rien et le trop. Deux extrêmes.
Il est revenu à tous les trois ans. Comme si j'avais pu avoir une soudaine épiphanie. J'ai été de plus en plus direct chaque fois.
2006
"ne revenez plus, c'est inutile, monsieur, c'est pour vous que je dis ça, ménagez votre énergie et rayez cette adresse de votre parcours. Vous ne nous convaincrez jamais"
2009
"Monsieur, soyez gentil, ne revenez plus cogner chez moi pour ça, merci j'ai une traduction à terminer"
2012
"Monsieur quel est votre artiste musical préféré?"
"Phil Collins, pourquoi?"
"Moi c'est David Bowie, bye!"
La dernière fois j'ai ouvert la porte, l'ai reconnu, il a commencé à parler:
"Bonjour monsieur, j'espère que vous allez bien"
"De moins en moins" que je lui ai dit et en voyant son livret "la parole de Dieu est ton oxygène" je lui ai fermé la porte au nez.
Cet homme est un robot vidé de son cerveau.
Là où il y a harcèlement, il y a malaise. Je ne vous fait pas chier avec mon athéisme, ne me faites pas chier avec vos balivernes.
Il y en encore qui disent que les guerres n'ont pas comme source la religion, Que de blâmer la religion pour les conflits guerriers c'est détourner le regard des proverbiales vraies affaires.
Il y en a aussi qui, comme moi, considèrent la vénération de l'argent comme une religion. Ne dit-on pas que l'argent est le nerf de la guerre?
Une chose est certaine dans la construction du robot que je suis, le mot religion a un large côté péjoratif dans ma vie.
Ça aussi c'est personnel. Vous n'êtes pas obligé d'y adhérer et je ne tenterais jamais de vous convaincre de joindre mes raisonnements. je vous respecte dans vos croyances et s'il vous plait respectez moi dans les miennes.
Tout comme le fait que vous aimiez Tout le Monde en Parle sans réserve n'est pas de mes affaires.
Et le fait que je méprise cette émission ne soit pas de votre intérêt,
Let's agree to disagree.
Percy Bysshe Shelley en 1811, était étudiant à l'Université Oxford. Il publia cette année-là un essai, dans la très religieuse Angleterre, appelé The Necessity of Atheism. Il parlait dans cet essai de la nécessité de ne pas croire que nous vivons tous à courir avec des ciseaux dans les mains et que vénérer cette entité surnaturelle nous rendait nécessairement plus prudent et meilleur Homme. Aussitôt publié l'essai été jugé si choquant que Shelley et un ami qui l'avait aidé dans la rédaction et les questionnements, Thomas Jefferson Hogg, ont tous deux été expulsés de l'Université.
Le père de Shelley s'est interposé et a demandé qu'il soit réaccepté sous condition que Percy réfute tous ce qu'il a dit dans son essai. Mais le jeune étudiant a refusé, ne réfutant que la conception de Dieu dans son ensemble. Deux ans plus tard, afin d'être plus clair encore, il changera d'ailleurs le titre de son livre pour Refutation of Deism.
Bien entendu, ça lui a coûté sa relation avec son père.
Plus que jamais sur cette terre, je crois en la nécessité de l'athéisme.
Perci Bysshe Shelley et Thomas J. Hogg étaient tous deux expulsés d'Oxford aujourd'hui il y a 204 ans.
mardi 24 mars 2015
Autosuffocation
Ils étaient 300 000 en 2012.
NOUS étions 300 000. Bien que ma faculté avait voté contre l'arrêt des cours, je me mêlais aux manifestants de la grève étudiante, je sympathisais à la cause, je secondais les raisons qui allaient mettre le gouvernement Charest à genoux.
Je n'étais pas le seul. La menace aux étudiants présents et futurs était directe. Ce gouvernement à tête chercheuse de pia$$eS visait lâchement les plus démunis: les étudiants. On sait que la génération d'après est celle à qui on refilera la facture, peu importe ce qui arrivera. On voulait, du côté de Charest, devancer les coups, et c'est ce qui au bout du compte aura fait couler ses arrogants larrons. Pas seulement les manifestations étudiantes qui en étaient le premier jab, mais cette loi abjecte anti-manifestation digne des pires république de bananes qui a dû faire jouir Pierre Eliot Trudeau dans sa tombe, qui à elle seule à réussi à polariser toutes les générations et à passer le K.O. final à ces dictateurs de papier.
Les marionnettes visées par ce même gouvernement comprend plus de citoyens encore. Ce sont 85% de la population qui sont touchés par les compressions d'austérité du gouvernement. DONT les étudiants, mais cette fois, le gouvernement a été plus prudent, il n'a jamais complètement visé clairement ceux-ci dans ses projets d'étouffement social. Les étudiants, probablement manipulés en douce par de la sauce syndicale, ont prévenu les coups, ils ne sont pas complètement dupes, ils savent bien qu'ils ne sont surtout pas le 15% pour lequel le gouvernement travaille, ont choisi de manifester contre l'austérité. Certaines écoles ont voté pour 10 jours de grève, d'autres pour 15.
Si les obsédés de la cenne sont les mêmes Libéraux, les étudiants peinent cette fois à parler à l'unisson.
Hier marquait le coup d'envoi d'un mouvement de contestation populaire qui risque de prendre de l'ampleur dans les prochaines semaines.
Ou pas.
Il est devenu beaucoup plus difficile pour les associations étudiantes de rassembler des gens désireux de prendre la rue. Ils étaient à peine une centaine hier. Et c'est tout à fait compréhensible. Les étudiants ne veulent pas ses pénaliser, à la fois en manquant de précieuses classes qui va les guider vers un marché du travail de plus en plus sclérosé, et à la fois parce que, conscients de partir dans la vie avec une facture universitaire à rembourser, si il faut en plus y rajouter un bien inutile casier judiciaire, une (des) amende(s) et quelques nuitées en tôle, disons que ce n'est pas nécessaire de se compliquer un départ dans la vie qui ne promet déjà rien de facile.
Quand j'ai gradué de l'université une première fois en 1994, TOUS les professeurs nous promettaient la même chose: le chômage. Nous n'avions pas tous de formation en informatique, les ordinateurs étaient encore relativement neufs dans les universités et ce seul facteur allait nous rendre archi vulnérables pour le monde à venir. Notre minuscule poids démographique était aussi quelque chose qui allait rendre nos déconfitures professionnelles relativement discrètes.
De nos jours, les moyens de communication sont bien rodés et devraient faciliter les moyens de propagande, Mais ces mêmes moyens de communication accélèrent aussi les dérives. Il y a plusieurs étudiants qui ne cachent pas du tout leur envie de sacrifier une session complète afin la rendre plus festive, tout simplement. Pour le plaisir d'exulter face à l'autorité. Un peu dans le même esprit que la marche contre la brutalité policière, avec en tête l'idée de justement, se faire arrêter afin d'essayer de donner du poids à leur démarche.
Il est plus brouillon cette année d'essayer de suivre les raisonnements de regroupement comme l'ASSE. Même les étudiants eux-même s'y perdent. À trop vouloir donner de voix, on entend plus rien. Les graffitis sur les murs disent une chose et leur contraire. La résistance est à même les élèves. On parle de centaines et non de milliers cette fois.
Ça a coûté cher au sens propre comme figuré à certains étudiants en 2012 aussi. Plusieurs ont perdu leur session. Plusieurs n'ont jamais été remboursé. Des anciens carrés verts offrent des trousses aux étudiants qui souhaiteraient réclamer des injonctions pour conserver le droit d'assister à leurs cours. Ils ne veulent pas de la répétition de 2012. Il est difficile d'imaginer aujourd'hui plus puni que celui qui fera la grève. Et facile de comprendre pourquoi on ne voudrait pas la faire.
Hier, ce sont 20 petites minutes, à peine le temps d'attente entre deux passages d'autobus, qu'a duré cette manifestation qui avait été déclarée illégale dès le départ. Ils n'avaient pas remis leur itinéraire aux policiers. Chose toujours un peu ridicule. Si tu veux faire chier quelqu'un , tu ne lui facilite pas la tâche.
Avec beaucoup plus de succès hier, et d'expérience (et de sécurité sur place), les cols blancs ont aussi manifesté sur le parvis de l'hôtel-de-ville. Leur cible à eux c'est Coderre. Pas de conneries là-bas.
Chez les étudiants, deux personnes ont été arrêtées pour voies de faits sur les policiers et 24 autres ont trop résisté et seront soulagés de quelques centaines de piasses.
Les coffres du service de police de Montréal pourraient se remplir plus vite que prévu...
Un vote afin de reconduire la grève aura lieu le 7 avril prochain.
Reconduire,
ou pas.
NOUS étions 300 000. Bien que ma faculté avait voté contre l'arrêt des cours, je me mêlais aux manifestants de la grève étudiante, je sympathisais à la cause, je secondais les raisons qui allaient mettre le gouvernement Charest à genoux.
Je n'étais pas le seul. La menace aux étudiants présents et futurs était directe. Ce gouvernement à tête chercheuse de pia$$eS visait lâchement les plus démunis: les étudiants. On sait que la génération d'après est celle à qui on refilera la facture, peu importe ce qui arrivera. On voulait, du côté de Charest, devancer les coups, et c'est ce qui au bout du compte aura fait couler ses arrogants larrons. Pas seulement les manifestations étudiantes qui en étaient le premier jab, mais cette loi abjecte anti-manifestation digne des pires république de bananes qui a dû faire jouir Pierre Eliot Trudeau dans sa tombe, qui à elle seule à réussi à polariser toutes les générations et à passer le K.O. final à ces dictateurs de papier.
Les marionnettes visées par ce même gouvernement comprend plus de citoyens encore. Ce sont 85% de la population qui sont touchés par les compressions d'austérité du gouvernement. DONT les étudiants, mais cette fois, le gouvernement a été plus prudent, il n'a jamais complètement visé clairement ceux-ci dans ses projets d'étouffement social. Les étudiants, probablement manipulés en douce par de la sauce syndicale, ont prévenu les coups, ils ne sont pas complètement dupes, ils savent bien qu'ils ne sont surtout pas le 15% pour lequel le gouvernement travaille, ont choisi de manifester contre l'austérité. Certaines écoles ont voté pour 10 jours de grève, d'autres pour 15.
Si les obsédés de la cenne sont les mêmes Libéraux, les étudiants peinent cette fois à parler à l'unisson.
Hier marquait le coup d'envoi d'un mouvement de contestation populaire qui risque de prendre de l'ampleur dans les prochaines semaines.
Ou pas.
Il est devenu beaucoup plus difficile pour les associations étudiantes de rassembler des gens désireux de prendre la rue. Ils étaient à peine une centaine hier. Et c'est tout à fait compréhensible. Les étudiants ne veulent pas ses pénaliser, à la fois en manquant de précieuses classes qui va les guider vers un marché du travail de plus en plus sclérosé, et à la fois parce que, conscients de partir dans la vie avec une facture universitaire à rembourser, si il faut en plus y rajouter un bien inutile casier judiciaire, une (des) amende(s) et quelques nuitées en tôle, disons que ce n'est pas nécessaire de se compliquer un départ dans la vie qui ne promet déjà rien de facile.
Quand j'ai gradué de l'université une première fois en 1994, TOUS les professeurs nous promettaient la même chose: le chômage. Nous n'avions pas tous de formation en informatique, les ordinateurs étaient encore relativement neufs dans les universités et ce seul facteur allait nous rendre archi vulnérables pour le monde à venir. Notre minuscule poids démographique était aussi quelque chose qui allait rendre nos déconfitures professionnelles relativement discrètes.
De nos jours, les moyens de communication sont bien rodés et devraient faciliter les moyens de propagande, Mais ces mêmes moyens de communication accélèrent aussi les dérives. Il y a plusieurs étudiants qui ne cachent pas du tout leur envie de sacrifier une session complète afin la rendre plus festive, tout simplement. Pour le plaisir d'exulter face à l'autorité. Un peu dans le même esprit que la marche contre la brutalité policière, avec en tête l'idée de justement, se faire arrêter afin d'essayer de donner du poids à leur démarche.
Il est plus brouillon cette année d'essayer de suivre les raisonnements de regroupement comme l'ASSE. Même les étudiants eux-même s'y perdent. À trop vouloir donner de voix, on entend plus rien. Les graffitis sur les murs disent une chose et leur contraire. La résistance est à même les élèves. On parle de centaines et non de milliers cette fois.
Ça a coûté cher au sens propre comme figuré à certains étudiants en 2012 aussi. Plusieurs ont perdu leur session. Plusieurs n'ont jamais été remboursé. Des anciens carrés verts offrent des trousses aux étudiants qui souhaiteraient réclamer des injonctions pour conserver le droit d'assister à leurs cours. Ils ne veulent pas de la répétition de 2012. Il est difficile d'imaginer aujourd'hui plus puni que celui qui fera la grève. Et facile de comprendre pourquoi on ne voudrait pas la faire.
Hier, ce sont 20 petites minutes, à peine le temps d'attente entre deux passages d'autobus, qu'a duré cette manifestation qui avait été déclarée illégale dès le départ. Ils n'avaient pas remis leur itinéraire aux policiers. Chose toujours un peu ridicule. Si tu veux faire chier quelqu'un , tu ne lui facilite pas la tâche.
Avec beaucoup plus de succès hier, et d'expérience (et de sécurité sur place), les cols blancs ont aussi manifesté sur le parvis de l'hôtel-de-ville. Leur cible à eux c'est Coderre. Pas de conneries là-bas.
Chez les étudiants, deux personnes ont été arrêtées pour voies de faits sur les policiers et 24 autres ont trop résisté et seront soulagés de quelques centaines de piasses.
Les coffres du service de police de Montréal pourraient se remplir plus vite que prévu...
Un vote afin de reconduire la grève aura lieu le 7 avril prochain.
Reconduire,
ou pas.
lundi 23 mars 2015
Le Cerveau d'une Masse = Celui d'un Singe
Je ne suis pas homme à défendre Pierre-Karl Péladeau. Je ne lui trouve en général que de vilains défauts. Mais la tempête dans un verre d'eau de la semaine dernière était d'une connerie qui reflète bien le dicton qui veut que le cerveau d'une masse égale en général le cerveau d'un babouin.
PKP en sait quelque chose sur le sujet. Il est à la tête de l'empire Québécor, empire qui comprend le jaunal de Mourial (à chaque jour son scandale) et la grotesque station de tivision TVA.
Pierre-Karl Péladeau a dit "Avec la démographie, avec l'immigration, c'est certain qu'on perd on comté chaque année"
Je répète lentement:
Avec la démographie, avec l'immigration, c'est certain qu'on perd on comté chaque année...
Et là, toute (TOUTE) les têtes de linottes et autres fraudeurs intellectuels on été unanimes, PKP a dérapé, il y a malaise, qu'il faudra traîner jusqu'en 2018, on a même parlé du spectre de "l'intolérance" des membres du PQ.
Legault, Couillard, le pitoyable Maxime Bernier ont tous sorti leur voix pour décrier les propos. Même Alexandre Cloutier et Pierre Céré, tel des hommes qui auraient entendu quelqu'un parler de la couleur nègre et dont le cerveau se serait mis en mode panique avec les mots raciste, raciste, raciste leur collant au frontex cérébral, ont tenu à prendre leurs distances des propos de l'homme de Québécor.
Ça m'a fait penser à Jacques Parizeau au lendemain du référendum perdu par un cheveu 1995. Tout le monde (LIRE la masse, TVA en tête) était monté aux barricades afin de décrier les propos de Parizeau qui disait que la perte du référendum était liée au vote ethnique et à l'argent.
Parizeau en 1995, autant que Péladeau 20 ans plus tard, ne tenaient pas des "propos", ils parlaient de faits empiriques.
De
Faits
Empiriques.
Donc vérifiables.
Pour ce qui est de Parizeau, le temps lui a donné 100% raison. Il a été prouvé que le gouvernement fédéral avait à l'époque, voyant la panique les gagner alors que la victoire du non n'allait pas être l'écrasante domination promise par Chrétien, avait accéléré les demandes d'immigration au pays, dans le but clair d'augmenter du même coup les votes de ceux qui prenaient pays...pour leur nouveau pays justement...
L'argent et le vote ethnique.
C'est sorti à la Commission Gomery et bien après. Mais demandez à monsieur,madame qui syntonisent La Voix le dimanche en attendant le scandale de son édition du journal de Montréal du lundi matin, et je vous promets qu'on se rappellera un vieux soûlon aigri qui disait n'importe quoi avec une pointe de racisme digne des pires mononcles à Noël.
Pour ce qui est de PKP, le dicton "Quand tout le monde est d'accord sur la même chose, c'est que personne ne réfléchit" a pris tout son sens.
Le PQ a effectivement perdu des comtés avec les années. En 1976, mes parents avaient respectivement 28 et 29 ans. Ils voulaient de ce jeune parti porté par l'espoir de l'autonomie. Ils ont grandi et vieilli avec le PQ. Cette génération forme encore aujourd'hui la majorité de la population québécoise.
Avec la démographie, avec l'immigration, c'est certain qu'on perd on comté chaque année...
En 1998, le PQ faisait élire 76 députés et formait un gouvernement majoritaire.
Le mieux qu'il a fait depuis, c'est en 2012 avec 54.
En 2014 c'était 30...
Ce n'est pas un comté par année, c'est un désaveu depuis des années. Là je ne remonte qu'aux statistiques post référendaires, mais il semble clair que la génération majoritaire ne vieillit plus au rythme des envies du PQ de 1976.
Mais il n'y a pas que les baby-boomers.
Les votes chez les jeunes francophones sont aussi en chute libre. Il est là le vrai hic du PQ. Ces jeunes, dont moi jadis, naguère, ont grandi en considérant la diversité comme une richesse et non une exception. Québécois depuis toujours, le resteront, mais aussi et surtout ouvert sur la grande planète.
C'est peut-être aussi la démographie dont parlait PKP. Ce sont des gens comme moi qu'il faut encore convaincre, Si il avait été au fond de sa pensée, peut-être en aurait-t-il aussi parlé.
Démographie.
Mais personne ne s'intéressait à entendre le fond de la pensée de PKP. On préférait décrier l'arbre que l'on voyait devant, sans considérer la forêt derrière.
Dans la plupart des comtés gagnés en 1998 par Jean Charest, il s'agissait de bastions Libéraux comportant une forte proportion d'immigrants. Dans les trois comtés perdus aux Caquistes aux dernières élections, le taux d'immigration se trouve à 21% dans les comtés. C'est beaucoup.
Immigration.
Où est le malaise?
Qu'a dit de désobligeant le magnat de la presse?
Il y a quelques 25 ans, entre amis, un pote disait qu'il y avait moins de grands cerveaux chez la population noire. Il disait cela sans que ce soit le moteur de la conversation, c'était "une cheville" à quelque chose d'autre donc nous discutions. Cette parenthèse avait soulevé un tollé dans le groupe où nous discutions et a dévié tout le reste de la conversation. Il a dû ensuite se débattre de son "racisme latent", qui était nul, il ne faisait que souligner un fait tout ce qu'il y a de plus vérifiable.
Nous étions ados en plus.
PKP s'est piteusement "excusé" de ses propos le lendemain.
What the fuck?
Excusé de quoi?
Que les gens aient attaqué le messager?
Que le Québec qui a décrié les faits énoncés de PKP ne se soit pas servie de son intelligence?
Le Québec est politiquement encore ado.
Vindicateur Couillard et ses peurs et obsessions financières en tête.
Ce qui devrait être décrié ce sont ces fraudes intellectuelles qui gardent les Libéraux au sommet.
Les foules veulent des titres pas de la profondeur.
PKP en sait quelque chose sur le sujet. Il est à la tête de l'empire Québécor, empire qui comprend le jaunal de Mourial (à chaque jour son scandale) et la grotesque station de tivision TVA.
Pierre-Karl Péladeau a dit "Avec la démographie, avec l'immigration, c'est certain qu'on perd on comté chaque année"
Je répète lentement:
Avec la démographie, avec l'immigration, c'est certain qu'on perd on comté chaque année...
Et là, toute (TOUTE) les têtes de linottes et autres fraudeurs intellectuels on été unanimes, PKP a dérapé, il y a malaise, qu'il faudra traîner jusqu'en 2018, on a même parlé du spectre de "l'intolérance" des membres du PQ.
Legault, Couillard, le pitoyable Maxime Bernier ont tous sorti leur voix pour décrier les propos. Même Alexandre Cloutier et Pierre Céré, tel des hommes qui auraient entendu quelqu'un parler de la couleur nègre et dont le cerveau se serait mis en mode panique avec les mots raciste, raciste, raciste leur collant au frontex cérébral, ont tenu à prendre leurs distances des propos de l'homme de Québécor.
Ça m'a fait penser à Jacques Parizeau au lendemain du référendum perdu par un cheveu 1995. Tout le monde (LIRE la masse, TVA en tête) était monté aux barricades afin de décrier les propos de Parizeau qui disait que la perte du référendum était liée au vote ethnique et à l'argent.
Parizeau en 1995, autant que Péladeau 20 ans plus tard, ne tenaient pas des "propos", ils parlaient de faits empiriques.
De
Faits
Empiriques.
Donc vérifiables.
Pour ce qui est de Parizeau, le temps lui a donné 100% raison. Il a été prouvé que le gouvernement fédéral avait à l'époque, voyant la panique les gagner alors que la victoire du non n'allait pas être l'écrasante domination promise par Chrétien, avait accéléré les demandes d'immigration au pays, dans le but clair d'augmenter du même coup les votes de ceux qui prenaient pays...pour leur nouveau pays justement...
L'argent et le vote ethnique.
C'est sorti à la Commission Gomery et bien après. Mais demandez à monsieur,madame qui syntonisent La Voix le dimanche en attendant le scandale de son édition du journal de Montréal du lundi matin, et je vous promets qu'on se rappellera un vieux soûlon aigri qui disait n'importe quoi avec une pointe de racisme digne des pires mononcles à Noël.
Pour ce qui est de PKP, le dicton "Quand tout le monde est d'accord sur la même chose, c'est que personne ne réfléchit" a pris tout son sens.
Le PQ a effectivement perdu des comtés avec les années. En 1976, mes parents avaient respectivement 28 et 29 ans. Ils voulaient de ce jeune parti porté par l'espoir de l'autonomie. Ils ont grandi et vieilli avec le PQ. Cette génération forme encore aujourd'hui la majorité de la population québécoise.
Avec la démographie, avec l'immigration, c'est certain qu'on perd on comté chaque année...
En 1998, le PQ faisait élire 76 députés et formait un gouvernement majoritaire.
Le mieux qu'il a fait depuis, c'est en 2012 avec 54.
En 2014 c'était 30...
Ce n'est pas un comté par année, c'est un désaveu depuis des années. Là je ne remonte qu'aux statistiques post référendaires, mais il semble clair que la génération majoritaire ne vieillit plus au rythme des envies du PQ de 1976.
Mais il n'y a pas que les baby-boomers.
Les votes chez les jeunes francophones sont aussi en chute libre. Il est là le vrai hic du PQ. Ces jeunes, dont moi jadis, naguère, ont grandi en considérant la diversité comme une richesse et non une exception. Québécois depuis toujours, le resteront, mais aussi et surtout ouvert sur la grande planète.
C'est peut-être aussi la démographie dont parlait PKP. Ce sont des gens comme moi qu'il faut encore convaincre, Si il avait été au fond de sa pensée, peut-être en aurait-t-il aussi parlé.
Démographie.
Mais personne ne s'intéressait à entendre le fond de la pensée de PKP. On préférait décrier l'arbre que l'on voyait devant, sans considérer la forêt derrière.
Dans la plupart des comtés gagnés en 1998 par Jean Charest, il s'agissait de bastions Libéraux comportant une forte proportion d'immigrants. Dans les trois comtés perdus aux Caquistes aux dernières élections, le taux d'immigration se trouve à 21% dans les comtés. C'est beaucoup.
Immigration.
Où est le malaise?
Qu'a dit de désobligeant le magnat de la presse?
Il y a quelques 25 ans, entre amis, un pote disait qu'il y avait moins de grands cerveaux chez la population noire. Il disait cela sans que ce soit le moteur de la conversation, c'était "une cheville" à quelque chose d'autre donc nous discutions. Cette parenthèse avait soulevé un tollé dans le groupe où nous discutions et a dévié tout le reste de la conversation. Il a dû ensuite se débattre de son "racisme latent", qui était nul, il ne faisait que souligner un fait tout ce qu'il y a de plus vérifiable.
Nous étions ados en plus.
PKP s'est piteusement "excusé" de ses propos le lendemain.
What the fuck?
Excusé de quoi?
Que les gens aient attaqué le messager?
Que le Québec qui a décrié les faits énoncés de PKP ne se soit pas servie de son intelligence?
Le Québec est politiquement encore ado.
Vindicateur Couillard et ses peurs et obsessions financières en tête.
Ce qui devrait être décrié ce sont ces fraudes intellectuelles qui gardent les Libéraux au sommet.
Les foules veulent des titres pas de la profondeur.
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