Tous les autres partis, passent pour une classe politique perçue comme opportunistes, peu fiables ou instables.
Le tournant majeur survient lors des législatives de 2022. Dans un contexte de perpétuelle crise économique, d'inquiétudes liées à l'immigration et de fatigue généralisée vis-à-vis des élites politiques traditionnelles italiennes, Fratelli d'Italia termine la soirée d'élections en tête des scrutins de votes. Giorgia Meloni devient alors présidente du Conseil. La toute première Femme à occuper ce poste dans ce pays historiquement machiste. Sa victoire marque un déplacement significatif du paysage politique italien vers la droite conservatrice.Elle critique le fédéralisme européen, se présente comme un femme féminine mais pas féministe. Livre même quelques combats à l'idée de l'égalité des genres. Cette posture lui permet de ratisser un large électorat mâle machiste rétrograde, mais alimente aussi beaucoup la critique. Son accession au pouvoir suscite inquiétude en Europe. Cela ne signifie pas l'effacement de son identité politique pour autant. On redoutait un glissement autoritaire ou une remise en cause des valeurs démocratiques. Finalement, c'est aux États-Unis que ça se produira. Et de sa part, une ligne pragmatique devient la norme sur plusieurs dossiers. Contre toute attente, elle réaffirme l'ancrage de l'Italie dans l'union européenne et l'OTAN, soutient ouvertement l'Ukraine envahie par la Russie, et se montre soucieuse de la stabilité économique, notamment dans sa gestion des fonds européens.
Elle reste restrictive sur les politiques migratoires, et sur le contrôle des ONG. Elle entretient aussi des relations étroites avec d'autres leaders conservateurs et nationalistes en Europe, tout en cherchant à apparaître comme une interlocutrice crédible auprès de Bruxelles. Elle est surtout redoutable communicatrice. Son aisance à l'oral , son ton passionné et son habileté à se présenter comme une femme du peuple lui confère une honnêteté jugée spontanée. Et moderne. Elle incarne une évolution du paysage politique italien et européen.
Elle a prouvé que le national-conservateur pouvait se réinventer.
Même si elle a été piégée par la Cosa Nostra pour les constructions des jeux Olympiques actuels qui devaient être les Jeux "du rééquilibre sobres des dépenses" et qui auront quand même coûté plus de 30 millions. Sotchi, en 2014, ayant été la catastrophe absolue de plus de 50 millions. Catastrophe aussitôt suivie d'une première invasion en Ukraine, toute aussi illégale que l'invasion actuelle.
Meloni refusera pas moins de 54 devis de construction tous liés à la Mafia, mais cette bête à plusieurs têtes, réussit à se régénérer ailleurs pour soutirer des fortunes à son gouvernement.
Avec le fascisme grandissant aux États-Unis, et l'incohérence absolue du président dément, Giorgia Meloni n'inquiète plus. En tout cas, moins.
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