lundi 9 février 2026

Giorgia Meloni

Née le 15 janvier 1977, à Roma, elle a grandit dans le quartier populaire de Garbatella, un environnement qui a grandement influencé son discours politique centré sur l'identité. le mérite et l'ascension sociale. Issue d'une famille modeste et élevée par sa mère seulement, après le départ de son père, elle revendique souvent, encore aujourd'hui, ce parcours comme la preuve d'un attachement aux classes moyennes et populaires italiennes. 

Son engagement politique commence très tôt. À seulement 15 ans, elle adhère au Front de la Jeunesse, l'organisation de jeunesse du Mouvement Social Italien (MSI), parti héritier de la tradition post-fasciste. Cette origine idéologique est l'un des éléments les plus controversés de sa trajectoire. Toutefois Meloni affirme s'y être inscrite dans une évolution démocratique claire, cherchant à transformer cet héritage en une droite conservatrice moderne, souverainiste et nationaliste. Mais compatible avec les institutions démocratiques. 

Au fil des années 2000, sa carrière politique prend de l'ampleur rapidement. Elle rejoint Alleanza Nazionale, un parti d'extrême-droite. puis le Peuple de la Liberté de la crapule Silvio Berlusconi, Trump avant Trump. En 2008, à seulement 31 ans, elle est faite, par Berlusconi, plus jeune ministre de l'histoire de la république italienne, à devenir ministre, ministre de la jeunesse, justement. À ce poste, elle met l'accent sur la participation civique, la natalité et l'identité nationale. Des thèmes qui resteront centraux dans son discours politique. 

En 2012, Giorgia franchit une étape décisive en cofondant Fratelli d'Italia (Frères d'Italie), un parti national-conservateur. D'abord marginal, mais appelé à jouer un rôle majeur. Pendant plusieurs années, cette formation reste dans l'opposition, refusant chaque fois de participer aux multiples gouvernement de coalitions successifs qui ne mènent que trop souvent qu'à des catastrophes. Cette brave décision permet au parti de se bâtir une cohérence, et force l'admission que seuls, peut-être nous, seuls, pourrions aider l'Italie à se relever du marasme économique national. 

Tous les autres partis, passent pour une classe politique perçue comme opportunistes, peu fiables ou instables. 

Le tournant majeur survient lors des législatives de 2022. Dans un contexte de perpétuelle crise économique, d'inquiétudes liées à l'immigration et de fatigue généralisée vis-à-vis des élites politiques traditionnelles italiennes, Fratelli d'Italia termine la soirée d'élections en tête des scrutins de votes. Giorgia Meloni devient alors présidente du Conseil. La toute première Femme à occuper ce poste dans ce pays historiquement machiste. Sa victoire marque un déplacement significatif du paysage politique italien vers la droite conservatrice.

 Elle critique le fédéralisme européen, se présente comme un femme féminine mais pas féministe. Livre même quelques combats à l'idée de l'égalité des genres. Cette posture lui permet de ratisser un large électorat mâle machiste rétrograde, mais alimente aussi beaucoup la critique. Son accession au pouvoir suscite inquiétude en Europe. Cela ne signifie pas l'effacement de son identité politique pour autant. On redoutait un glissement autoritaire ou une remise en cause des valeurs démocratiques. Finalement, c'est aux États-Unis que ça se produira. Et de sa part, une ligne pragmatique devient la norme sur plusieurs dossiers. Contre toute attente, elle réaffirme l'ancrage de l'Italie dans l'union européenne et l'OTAN, soutient ouvertement l'Ukraine envahie par la Russie, et se montre soucieuse de la stabilité économique, notamment dans sa gestion des fonds européens. 

Elle reste restrictive sur les politiques migratoires, et sur le contrôle des ONG. Elle entretient aussi des relations étroites avec d'autres leaders conservateurs et nationalistes en Europe, tout en cherchant à apparaître comme une interlocutrice crédible auprès de Bruxelles. Elle est surtout redoutable communicatrice. Son aisance à l'oral , son ton passionné et son habileté à se présenter comme une femme du peuple lui confère une honnêteté jugée spontanée. Et moderne. Elle incarne une évolution du paysage politique italien et européen.

Elle a prouvé que le national-conservateur pouvait se réinventer.

Même si elle a été piégée par la Cosa Nostra pour les constructions des jeux Olympiques actuels qui devaient être les Jeux "du rééquilibre sobres des dépenses" et qui auront quand même coûté plus de 30 millions. Sotchi, en 2014, ayant été la catastrophe absolue de plus de 50 millions. Catastrophe aussitôt suivie d'une première invasion en Ukraine, toute aussi illégale que l'invasion actuelle.  

Meloni refusera pas moins de 54 devis de construction tous liés à la Mafia, mais cette bête à plusieurs têtes, réussit à se régénérer ailleurs pour soutirer des fortunes à son gouvernement.

Avec le fascisme grandissant aux États-Unis, et l'incohérence absolue du président dément, Giorgia Meloni n'inquiète plus. En tout cas, moins. 

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Parce que des enfants pas tellement doués pour l'expression francophone et frôlant la débilité pure se sont infiltrés sur ce site je me vois forcé de modérer les commentaires :)