mardi 22 janvier 2019

L'Opportunisss

(sic)


Je suis pour le communisme,
Je suis pour le socialisme,
Et pour le capitalisme,
Parce que je suis opportuniste.

-J.L./J.D./A.S. 

Tout dépendant dans quel contexte on se place, l'opportunisme est le comportement d'une personne qui agit en fonction des circonstances et sait exploiter les occasions.

De nos jours, il n'est plus très clair si l'opportunisme est une qualité ou un défaut. En sports, on tend à pencher du côté de la qualité. Il a profité d'une chance se présentant devant lui. Il a été opportuniste.

Mais en politique, qu'est-ce que c'est navrant.

Justin Trudeau est une personnalité que j'ai profondément dans le cul. Un prof de théâtre, un faiseur d'images, un tricoteur d'impressions, une être plus vide que concrètement compétent. Aux États-Unis, je ne vous en parle même pas. Vous savez ce que je pense du clown en place. Ici, au Canada, je n'ai pas d'adresse politique. Au Québec, oui. Pas au Canada.
Le plus sérieux rival de Justin Trudeau est le conservateur Andrew Scheer. Une plus risible caricature, lui-même.

Maxime Bernier est un fier imbécile, mais il avait raison sur une chose. Il disait quand il a quitté le parti qu'il était dirigé par une bande de gens qui veulent obtenir le pouvoir, peu importe la manière, pour ainsi, ensuite, asseoir leur vrai visage.
Un peu comme les Républicains ont choisi de le faire en laissant passer un inexpérimenté hommes d'affaires, populaire, oui, mais les mauvaises raisons qui font couler le pays en ce moment même.

Les Conservateurs ne sont que calculs. Andrew Scheer n'est que calcul politique. Sa subtilité frôle le degré zéro. Le sourire permanent sur sa tête sans style. La présence fade à l'Infoman de Jean-René Dufort de fin d'année 2018,  tablettait justement sur le revamping du style de Scheer (ou son absence de style).

Bernier a quitté les Conservateurs en se plaignant des moyens pensés et préconisés par son ancienne équipe.

Andrew Sheer a choisi, en octobre dernier, de refaire la même visite que Justin Trudeau, en Inde. Sur la même durée. Le but avoué était de "réparer" les dégâts moraux que la visite vide de Justin avait créés. Il avait fait la même chose en Angleterre, se présentant comme celui qui ferait le contraire de ce que Trudeau leur avait dit. Il leur a dit des choses qui plairaient aux Anglais, bien entendu.

Un gars, pas même premier ministre, qui vous promet la lune. On a dû ricaner sous les tasses de thé et les Masala Chai. Le séjour en Inde sombrait dans le tout aussi ridicule que celui de Justin, prof de théâtre, se déguisant en guignol afin de tromper l,ennui d'un pays qui n'avait rien à cirer de sa visite.
TOUS les jours, il se faisait très(trop) volontairement filmer en tenue d'esclave en complet/veston/cravate. Il a répété le mot "serious" à peu près 85 fois aux micros tendus vers lui, la plupart, des micros tenus par des gens de son entourage.
Si l'Inde n'avait pas le temps pour Justin, et ne le prenait pas au sérieux, imaginez Sheer, inconnu à bien des endroits au Canada, alors en Inde...

Il a tenu sa visite d'automne relativement discrète, ne trouvant pas qu'il scorait très fort dans les clips aux nouvelles.

C'est ce que son équipe ne fait que travailler:  une visibilité. Fair enough, quand on est dans l'opposition, on doit apprendre à se faire connaître. Mais ce qu'on connaît de ce Harper's boy, Harper avec un sourire, Harper 2.0, c'est du calcul.

Je vais vous dire, ce que vous voudriez entendre.
Encore hier, il était à vomir sur ce qu'il promettait aux Québécois. Une opération séduction vaseuse.

Il est difficile de ne pas sentir du Harper deja vu, de ne pas oublier qu'il est un amoureux du fusil, qu'il suce profondément en environnement (Trudeau plus encore et la Colombie Britannique, au minimum, lui fera payer), il est impossible d'oublier qu'il est archi contre l'avortement en toute circonstance, anti mariage entre conjoints de même sexe, donc très 1954.

Il est aussi inconditionnellement derrière Israël, en tout temps. Même quand ceux-ci sont internationalement coupables de quelque chose. Stephen Harper, sors de ce corps.

Jacques Dutronc attaque les politiciens dans sa chanson de 1968. Il s'attaquait principalement à ceux qui tentaient de récupérer les événements de 1968, en France, pour en faire leur beurre.
wasn't water, was poison

Sheer, dans sa conférence de presse d'hier, a discuté d'actualités fraîches de quelques heures seulement. Legault voulant une fiscalité distincte pour le Québec. Freakin' opportuniss du chriss. Tu y avait jamais pensé avant hier.

T'es la pute qui dit oui avant de réfléchir.

Tu seras battu.

Une putain, même maquillée, reste une putain.

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