Juillet 1866 New Orleans: Le massacre débute quand une foule de suprémacistes blancs et d'anciens soldats confédérés, épaulée par la police locale, a violement attaqué une marche pacifique d'Afro-Américains. Les victimes s'étaient rassemblés devant le Mecanics Institute pour soutenir une convention politique visant à accorder le droit de vote aux hommes noirs fraichement libérés de l'esclavage. L'assaut prémédité s'est soldé par le meurtre d'une cinquantaine de personnes, principalement des vétérans noirs de la Guerre de Sécession.
Septembre 1868 Camila: Le massacre de Georgie s'est produit lorsque le shérif local et une foule de résidents blancs armés ont tendu une embuscade à une marche politique pacifique. Mené par Philip Joiner, un élu à la peau noire, illégalement expulsé de la législature de l'État, le rassemblement visait à défendre les droits civiques des Afro-Américains. L'attaque a fait une quinzaine de morts et de dizaines de blessés, instaurant un climat de terreur pour étouffer le vote des humains à la peau noire lors des élections suivantes.Septembre 1868 Opelousas: Massacre de Louisiane qui a éclaté après un lynchage raté par des suprémacistes blancs de l'organisation des Knights of the White Camelia. En réaction aux tensions politiques et pour supprimer le vote républicain Afro-Américain à l'approche de l'élection présidentielle. Des milices blanches ont traqué les résident(e)s à la peau noire pendant 2 semaines. Cette violente campagne de terreur s'est soldée par l'exécution de prisonniers et le meurtre de 150 et 300 personnes à la peau noire, annihilant toute opposition politique locale. Octobre 1868 St.Benard Parish: Le massacre de la paroisse St-Bernard, en Louisiane a été perpétré par des milices blanches démocrates à l'approche de l'élection présidentielle. Afin d'étouffer aussi le vote Afro-Américain récemment affranchis et majoritaires, des groupes armés ont traqué les familles noires , les assassinant dans leurs maison où les forçant à fuir dans les champs de canne à sucre. Cette campagne de terreur a fait entre 35 et 135 victimes, et a totalement paralysé le vote républicain. Mai 1866 Memphis : Ce massacre ciblé se produit après une altercation entre des policiers blancs et des vétérans à la peau noire de l'Armée de l'Union. Des émeutiers blancs, soutenus par la police locale, ont saccagé les quartiers afro-américains, tuant 46 personnes, violant plusieurs femmes, et incendiant toutes les églises et écoles noires de la ville. Cette tragédie a choqué le pays et a directement accéléré l'adoption du 14e amendement de la Constitution ÉtatsUnienne, celle qu'on viole actuellement tous les jours.Avril 1873 Colfax: Toujours en Louisiane, des centaines de suprémacistes blancs, incluant des lâches membres du Ku Klux Klan, ont attaqué le tribunal du comté de Colfax. Le bâtiment était défendu par une milice afro-américaine venue protéger les élus républicains locaux après une élection contestée. L'assaut a tourné au bain de sang: les assaillants ont incendié le tribunal et exécuté de sang-froid entre 60 et 150 hommes noirs, la plupart après qu'ils eurent déposé les armes pour se rendre.
Novembre 1874 Eufala: Ce massacre électoral qui a lieu en Alabama a été perpétré par la White League, une milice suprémaciste liée au Parti Démocrate, le jour des élections locales. Les assaillants armés ont tendu un guet-à-pent et ouvert le feu sur les électeurs afro-américains qui attendaient dans la file pour voter. Tuant entre 15 et 40 personnes et faisant environ 80 blessés. Cette attaque sanglante et coordonnée a chassé plus de 1000 électeurs à la peau noire des urnes, permettant aux démocrates de renverser le pouvoir républicain par la terreur.Décembre 1874 Vickburg: Au Mississippi, une milice suprémaciste blanche a destitué par la force et sous la menace d'une arme, le premier shérif à la peau noire du comté, Peter Crosby. Lorsque des centaines de citoyens afro-américains non armés ont marché vers le tribunal pour exiger sa réintégration légitime, des vagues de foules blanches ont ouvert le feu sur eux. Cette campagne de terreur raciale s'est poursuivie pendant plusieurs semaines, faisant entre 150 et 300 morts parmi la population noire et marquant le début de l'effondrement de la reconstruction dans l'État.
Septembre 1875 Clinton : Toujours au Mississippi, un groupe de perturbateurs blancs armés a ouvert le feu sur un rassemblement politique républicain de plus de 1500 afro-américain. Dans les jours qui ont suivi, des milices suprémacistes blanches ont mené une traque sanglante dans toute la région, assassinant entre 30 et 50 citoyen(ne)s à la peau noire et forçant des centaines de familles à fuir. Cette vague de terreur visait à saboter le vote noir et a directement permis aux démocrates blancs de reprendre le contrôle de l'État, marquant la fin de la reconstruction, au Mississippi.
Novembre 1887 Thibodaux: Grève de 3 semaines en Louisiane menée par 10 000 coupeurs de canne à sucre afro-américains qui réclamaient un salaire équitable payé en dollars plutôt qu'en bon d'achats. La milice de l'État et des vigiles suprémacistes blancs ont instauré la loi martiale, bloqué la ville et mené une traque de maison en maison assassinant de sang-froid entre 30 et 60 travailleurs à la peau noire et membres de leurs familles .Cette tuerie, l'une des plus sanglante de l'histoire syndicale des É-U, a brisé toute tentative d'organisation des ouvriers agricoles à la peau noire, dans le Sud pendant des décennies.
Novembre 1898 Wilmington: Unique coup d'État armé réussi aux É-U, en Caroline du Nord, ce jour-là, une milice de 2000 suprémacistes blancs a renversé par la force le gouvernement municipal biracial légitimement élu. Les assaillants ont incendié le seul journal opéré par la communauté des gens à la peau noire, de la ville de New Hanover County, assassinant entre 60 et 300 citoyens afro-américains et banni des milliers de résident(e)s noir(e)s, installant un régime de ségrégation qui allait verrouiller l'État pendant un demi-siècle.
Septembre 1906 Atlanta: Des articles mensongers de la presse locale alléguant des agressions de femmes blanches par des citoyens à la peau noire déclenche les hostilités. Une foule armée de 10 000 à 15 000 blancs a déferlé sur la ville, détruisant plus de 1000 habitations et commerces tenus des afro-américains, extirpant les passagers à la peau noire de tramways pour les pendre publiquement. Cette explosion de violence raciale a fait entre 25 et 100 morts au sein de la communauté noire et a accéléré la ségrégation de type Jim Crow dans l'État de la Georgie.
Août 1908 Springfield: Dans la ville natale d'Abraham Lincoln, après le transfert secret de 2 prisonniers à la peau noire faussement accusés d'agressions sur des blancs, privée de son lynchage tardivement criminalisé, une foule d'émeutier blancs, 5000 têtes brulées, détruit des dizaines de commerces et de maisons afro-américaine, pend 2 notables humains à la peau noire âgés pour compenser, et force plus de 2000 résidents noirs à fuir définitivement la ville en Illinois. Ce déchainement de violence au coeur du Nord a profondément choqué l'opinion publique et a directement conduit à la création de la NAACP, en 1909.
Juillet 1910 Slocum: Une foule armée d'une centaine de blancs Texans a encerclé cette communauté à majorité noire , coupant les lignes téléphoniques pour empêcher tout appel à l'aide. Motivés par la rancoeur face à la réussite matérielle de certains commerçants noirs et par de fausses rumeurs d'insurrection, les émeutiers ont traqué et abattu des citoyens afro-américains non armés, faisant entre 8 et 200 morts. Les survivants ont fui en abandonnant leurs terres, qui ont été saisies par les résidents blancs, volées. tandis qu'aucun des assaillants n'a jamais été condamné.1917 East St. Louis: Des ouvriers blancs en colère après le recrutement (moins cher) de travailleurs à la peau noire venus du Sud pour briser une grève industrielle, fait naitre des foules armées qui assiégeront et incendieront les quartiers afro-américains, piégeant les familles dans leurs maisons ou les abattant alors qu'elles tentaient de fuir les flammes. Cette sauvagerie immonde fera entre 40 et 200 morts de gens à la peau noire et a poussé plus de 6000 résident(e)s à l'exode, incitant la NAACP à organiser la célèbre marche silencieuse à New York.
Juillet 1919 Washington: Dans le District de Columbia des militaires à la peau blanche en permission, enragés par de fausses accusations médiatiques d'agressions sexuelles, ont choisi d'éventer leur rage contre la population des humains à la peau noire. Face à l'inaction de la police quand des blancs attaquent gratuitement des noirs, les vétérans Afro-Américains de la Première Guerre Mondiale organisent une résistance armée farouche sur les toits pour défendre leurs quartiers. Les affrontements qui se sont déroulés jusque devant la Maison-Blanche feront une quarantaine de morts et plus de 150 blessés avant l'intervention de l'armée. Juillet 1919 Chicago: Eugene Williams, un adolescent noir, est assassiné par des blancs, lapidé et noyé, pour avoir dépassé une ligne de démarcation raciale invisible (!?!) sur la plage. Le refus de la police d'arrêter le coupable a déclenché une semaine de féroces affrontements et d'attaques de milices blanches dans les quartiers afro-américains, faisant 38 morts, dont 23 à la peau noire. et plus de 500 blessés. Cet évènement, marqué par une forte résistance des vétérans noirs de la Première Guerre Mondiale, reste le plus sanglant du terrible été rouge de 1919. Septembre/ Octobre 1919 Elaine : En Arkansas, des métayers afro-américain se sont réunis au sein d'un syndicat agricole pour réclamer une rémunération équitable pour leur coton. Une fusillade déclenchée par un groupe de perturbateurs blancs devant l'église a servi de prétexte à une violente riposte générale: des milices blanches, épaulées par des troupes fédérales Étatsuniennes, ont traqué la population locale, assassinant entre 100 et plusieurs centaines de citoyen(ne)s à la peau noire. Aucun assaillant blanc n'a été poursuivi, tandis que les survivants Afro-Américains ont été accusés d'insurrection. 12 d'entre eux seront même condamnés à mort. Novembre 1920 Ocoee: Le jour de l'élection présidentielle, en Floride, lorsque Mose Norman, un citoyen Afro-Américain est violemment repoussé des urnes par des responsables blancs, une foule armée de suprémacistes blancs, largement soutenue par le Ku Klux Klan, encercle aussi la maison du leader communautaire Jules Perry, qui a été capturé, puis, pendu. Les émeutiers ont ensuite incendié les église, les écoles et les habitations des quartiers noirs, massacrant entre 30 et 80 personnes à la peau noire et forçant la quasi-totalité de la population afro-américaine survivante à fuir définitivement la ville. Mai/juin 1921 TulsaJanvier 1923 Rosewood: Une femme blanche accuse faussement un homme à la peau noire de l'avoir agressée. Une foule armée de Floride, presque tous suprémacistes blancs, au moins 100, envahit la bourgade rurale prospère, traquant les familles dans les marécages et rasant entièrement le village. L'attaque fait de nombreuses victimes parmi la population noire entre 6 et 30 morts, et la ville n'a plus jamais été reconstruite
Juin 1943 Detroit : L'émeute raciale de 1943 a éclaté dans un contexte de graves tensions liées au logement et à l'intégration des Afro-Américains venus travailler dans les usines de guerre. Alimentées par de fausses rumeurs, des foules blanches ont violemment attaqué les résident(e)s noir(e)s le long de Woodward Avenue, les extirpant des tramways pour les battre. Ce déchainement fera 34 morts. Dont 25 à la peau noire. 17 tués par la police qui ne protège que les blancs.Mai 1985 Philadelphie : Le bombardement du groupe MOVE a constitué un acte de violence policière sans précédent sur le sol des États-Unis. Lors d'un assaut contre le quartier général de cette organisation de libération des humains à la peau noire, un hélicoptère de la police a largué une bombe sur le toit de leur maison. Les autorités ont délibérément laissé le brasier se propager comme "arme tactique" tuant 11 personnes dont 5 enfants. et réduisant en cendres un quartier résidentiel de 61 familles noires. Juin 2015 Charleston: En Caroline du Sud, un déséquilibré suprémaciste blanc de 21 ans, groupe désormais décomplexé par le pire président de l'histoire du pays, lui-même profondément raciste, entre armé dans l'enceinte historique de l'église méthodiste épiscopale africaine Emmanuel, feint de participer à leur séance spirituelle pendant une heure, puis ouvre aveuglément le feu annonçant une guerre raciale et tuant 9 innocents à la peau noire. Un pasteur, un sénateur, un homme qui tente de le désarmer et 5 femmes. Ce crime de haine est à la hauteur de l'administration au pouvoir actuellement, aux États-Unis.Le racisme n'a jamais plus en santé, aux États-Unis, en ce moment, que depuis les années du KKK. Qu'on réanime aussi.