Le parlement européen ne reconnaissait plus la Hongrie comme une démocratie mais bien comme un régime hybride. C'était un peu comme trainer un casier judiciaire. Sa "démocratie" était considérée, "illibérale". Si ces partisans louent sa défense de la souveraineté nationale, ses détracteurs et les institutions internationales, sont plus nombreux à souligner un démantèlement méthodique des structures démocratiques et une fragilisation de l'économie.
Viktor Orban a perdu le pouvoir dimanche dernier. Dans son bilan de ses 16 ans de règne, il avait modifié la Constitution et le système électoral, comme le président des États-Unis a envie de le faire, afin de favoriser son parti. Et il a renforcé sa main sur le système judiciaire qui est en fait, comme aux États-Unis, une extension des droits que le gouvernement lui dicte. La liberté de la presse a dramatiquement chuté. De nombreux médias indépendants ont été contraints de fermer ou on été racheté par des proches du pouvoir. Son gouvernement a aussi multiplié les mesures discriminatoires notamment envers la communauté LGBTQ+, comme en imposant une vague "interdiction de "promotion" de l'homosexualité auprès des mineur(e)s.". Il était aussi raciste, donc assez anti migrants.Pas surprenant qu'un minion comme JD Vance eût été charmé par le déphasé de son époque. Quand Vance est allé s'ingérer dans la campagne Hongroise afin de tenter de stimuler le vote envers Orban, c'est en fait une chute de 3% des appuis pour Orban qui a suivi. 10% a séparé Orban de son opposant Péter Magyar. Qui a gagné à 49%.
Malgré des hausses de salaires sur la dernière décennie. la situation économique en Hongrie s'est fortement dégradée récemment. La Hongrie affiche l'une des inflations les plus élevées de l'UE, rognant le pouvoir d'achat. Certains observateurs considèrent désormais le pays comme l'un des pays les plus pauvres de l'Union. La Hongrie est classée comme le pays le plus corrompu de l'UE par certaines ONG. Un système de "néo-royalisme" financier, nettement copié à Washington, se serait mis en place, où les marchés publics profitent massivement à un cercle de proches du Premier Ministre. Comme aux États-Unis, la corruption y est systémique. La stratégie de confrontation systématique avec Bruxelles a eu des conséquences financières directes. En raison du non respect de l'État de droit, l'UE a gelé environ 19 milliards qui leur était destiné. Orban a aussi éloigné les alliés traditionnels occidentaux, comme le pédoprésident Étatsunien, en affichant des positions pro-russes, notamment sur l'inexcusable invasion en Ukraine. Et en renforçant les liens avec la Chine.En 1998, il a été élu pour la première fois, mais 5 ans plus tard, les Socialistes le délogeaient de son poste. Il est revenu au pouvoir en 2010, et cette fois, comme aux États-Unis, trichant mieux, y est resté 16 ans consécutifs. Il a donc été Premier Ministre pendant 20 ans, en Hongrie. Dès 2011, il a fait tomber la limitation de mandat au pouvoir qui était de 10 ans, maximum, soit deux mandats de 5 ans. Il a aussi refait des découpages électoraux très favorables pour son parti. En prenant le contrôle de la cour constitutionnelle, des médias publics et de la justice, il a affaibli chiens de gardes et contre-pouvoir qui auraient pu limiter son autorité.
Inutile de vous dire que l'administration corrompue en place, aux États-Unis a largement étudié ses manières, et soutenu ce pauvre animal maintenant battu.
L'élection de dimanche marque un tournant historique, après 16 ans de division, la Hongrie respire à nouveau. la victoire de l'opposition prouve que même les systèmes les plus verrouillés ne peuvent résister à une soif de liberté et de renouveau. Ce n'est pas seulement un changement de gouvernement, c'est le réveil d'une société civile qui a choisi l'unité contre la polarisation. Le pays peut désormais entamer son retour vers le coeur de l'Europe, restaurer sont État de droit et libérer ses énergies créatives. Les jeunes, en particulier, retrouvent une raison de bâtir leur avenir sur leur terre natale. C'est une promesse de réconciliation nationale et de dignité retrouvée pour tous les Hongrois. L'espoir est là.
La démocratie est vivante et un nouveau chapître s'ouvre enfin à Budapest.
Après 16 ans de chape de plomb, le ciel de Budapest se déchire enfin pour laisser filtrer les rayons d'un renouveau démocratique.
En Hongrie depuis, vent magique.
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Parce que des enfants pas tellement doués pour l'expression francophone et frôlant la débilité pure se sont infiltrés sur ce site je me vois forcé de modérer les commentaires :)