FUCK YOU USA !
FUCK YOU ICE !
"Peu importe ce qui arrivera, on prendra le Groenland" ont jappé les chiens de guerre.How rapist of you to say, teenagefuckers.
Au Québec, le même jour, secousse sismique, le premier minus François Legault annonçait en matinée qu'il quittait ses fonctions. Les blagues de gens regardant un écran géant où on surimposait la nouvelle de sa démission et qui jubilaient comme on le ferait sur un but en période supplémentaire faisant gagner notre équipe préférée, atterrissaient sur des tonnes de téléphones au Québec.
Humilité ou orgueil ?En fait, les deux.
Quitter quand on est durablement 3e, voire parfois 4e, dans les sondages est révélateur et a mené à cette conclusion. Il a reconnu l'usure. Il a admis, sans le dire comme ça, ne plus être l'élan nécessaire pour un meilleur Québec. Il avait quand même réussi quelque chose de rare, une 3e voie électorale. Nous avions été Libéraux ou PQ et rien d'autre depuis toujours. Il nous a fait CAQ.
Premier mandat, ok. Second: ark.
Devrais-t-on dire bravo pour cette 3e voie? Au lieu de frôler le 5-6 Québécois sur 10 qui allait voter pour toi, il nous forçait au 3 sur 10 ou moins. Après le premier mandat, c'était la fin de la pandémie. Un traumatisme collectif international où son gouvernement ne pouvait pas faire pire que d'autres. Personne n'aurait fait de la même manière face à une catastrophe du genre. Et on s'en est sorti. La pandémie aura même réussi à faire dévoiler des imbéciles finis, dont 3 de mes propres patrons. Mais en somme, on était si soulagé de s'en sortir qu'on a, comme TOUJOURS au Québec, choisi de manière conservatrice le même parti qui avait tout fait pour nous garder en vie pendant cette pandémie. Ils ont eu un score record de 90 sièges Mais puisque 3e voie, seulement 4,8 Québécois sur 10 voteraient pour eux. Le record leur a monté à la tête. Et je n'arrive pas à trouver une seule cible qu'ils aient bien visé dans leur second mandat.Les deux domaines où il n'y a pas d'argent à faire, l'éducation et la santé, ont été des catastrophes. On s'est alors dit "Ils doivent être bons pour faire de l'argent d'abord" et on leur a fait confiance pour Northvolt. Le passage électronique atroce de la SAAQ a été le pire des gouffres. Pour ajouter l'insulte à l'injure, ils ont placé Drainville, "Lâchez-moé avec les GES!"...à l'environnement ! Et je ne pourrais pas vous parler de la ministre des propriétaires sans "flipper". Ceux qui savent, savent.
Plusieurs "débranchés" autour de lui ont quitté le navire avant qu'il ne coule. Dans les eaux, on comprend mieux le mouvement des vagues et la température de l'eau. Ils/elles sont passé(e)s du monde où on veut faire des sous, au monde réel qu'ils/elles avaient perdu de vue. Même François aura l'humilité de descendre de son cheval de brigade le temps qu'on lui trouve un(e) successeur(e).
Humilité mais, l'orgueil s'y trouve aussi.
Il se retire avant la sanction publique directe. Il refuse la défaite. Il veut contrôler le récit de la chute. Qu'il ne présentera pas en chute. Il a tenté un bilan au micro avec un zest d'émotion, mais son héritage, si il veut scintiller, il faudra qu'il le cadre dans la gestion de la pandémie. Point. Et encore là, les plus idiots, et ils sont nombreux chez nous autant qu'ailleurs, lui reprocheront justement, sa gestion de la pandémie (mon patron fier de ses contraventions pour avoir brisé le couvre-feu). Les chefs d'entreprises qui, comme Legault, ne voyaient que la piasse à faire. Ceux et celles qui ne se sont jamais fait dire non. Les immatures. Les sous-éduqués.
Bien des boomers le regretterons aussi.Les gens parlent d'engagement dans les élections. Faut-il encore se voir à l'écran.
On demandera davantage que des gestionnaires pour les prochains leaders. On a lourdement senti le poids du "flair des affaires" avec ce gouvernement et je peux comprendre qu'après une pandémie extraordinairement coûteuse, c'est certain qu'on ai eu envie de "se refaire" pour ne pas léguer une dette surprise immense aux prochains, ce qui est encore très très possible de découvrir pour le prochain gouvernement voté au plus tard, en novembre prochain. Surtout si c'est déjà dans nos gênes de vouloir brasser des affaires, il était naturel d'y verser. Mais le succès n'a pas régné autant que là, où on a échoué.
Mais après les docteurs, les gens d'affaires, brièvement, la femme, les tricheurs, l'orgueilleux boomer et le conservateur, ce serait bien d'avoir un (e) intellectuel(le). Une autre femme peut-être, après la trop brève Pauline.
Ou simplement, un(e) représentant(e) d'une nouvelle génération.
Qui planterait des regards sains sur la santé, l'éducation, l'accessibilité aux logements, le coût de la vie, l'environnement, et qui saurait charmer les citoyens avec un dialogue réel, une honnêteté transparente, une capacité à reconnaitre ses erreurs, à écouter les autres, même ceux et celles qui nous affrontent idéologiquement, Et qui ne verrait pas la diversité, l'équité et l'inclusion comme des ennemis de la cohésion sociale.
DEI qui ne soit pas non plus discrimination. Ce qui n'est pas toujours facile à gérer. Je vous reparlerai de ça prochainement.Si des élections précipitées avaient lieux demain, l'offre serait fragile au Québec. 3 partis qui n'ont pas de chefs (un a 2 porte-paroles) et l'autre pense $ouveraineté qui n'e$t pa$ $ouhaité pour qui $ait compter.
Le Québec a toujours besoin d'être rassuré. C'est crié partout.
L'offre de leadership prochain n'a rien de rassurant.Pour l'instant.
On a pas encore tous les alignements.
Les partis adverses sont désormais forcés de s'enligner vite. Ça c'est bien.
Ceux qui n'ont pas jasé du sujet ce weekend, parmi les politiciens, regardent passer le train.
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Parce que des enfants pas tellement doués pour l'expression francophone et frôlant la débilité pure se sont infiltrés sur ce site je me vois forcé de modérer les commentaires :)