dimanche 4 septembre 2016

Hazme Reir

"we can't put an irresponsible man like this on the air"

C'est le personnage de Frank Hackett, incarné par Robert Duvall, signé de la main de Paddy Chayefski, qui dit cette ligne dans le film Network(Main Basse sur la TV) en 1976. Il parle alors de son lecteur de nouvelle, un récent veuf, dont les cotes d'écoutes sont en chute libre et qui se tape un épisode de démence et de rage en ouverture de bulletin. 

Il pète carrément les plombs et les producteurs de la station exploiteront finalement le filon jusqu'à ce qu'il soit devenu impossible de le retirer des ondes, même si il devient de plus en plus grotesque.

40 ans plus tard, ce moment de cinéma est devenu réalité

Donald Trump, en une seule journée, a fait semblant qu'il était réformé, puis le naturel est revenu au galop. Il a fait semblant d'avoir une certaine ouverture par rapport aux Mexicains qu'il a traité d'indésirables, de sans emplois, de voleurs d'emplois, de violeurs, de criminels; qu'il a isolé comme étant plus illégaux que l'immigré illégal aux États-Unis en général. Il a rencontré le Premier Ministre Mexicain, ce qui a eu un effet horrible sur la popularité du PM Mexicain puisque le geste a passé au sein de la population comme étant la courbette la plus lâche de la part d'un leader Mexicain jamais effectuée.

Kissing the enemy pouvait-on lire dans le journal le lendemain.

La haine d'un raciste comme Trump était dans tout le Mexique (et une certaine partie des États-Unis) sauf dans le bureau du Premier Ministre.

Le même soir, Trump prenait le micro un peu plus au Nord, au Texas, fief conservateur. Placez le curseur vers 22:08 sur l'hyperlien. Vous y entendrez le bon vieux fabulateur,menteur, manipulateur, insulteur, inventeur de réalités (25:37), comédien, marchand de la peur, incitateur à la violence, improvisateur, et mal informé ringard. Un homme qui, invraisemblablement jouit encore de plus de 40% des appuis aux États-Unis pour la présidence du 8 Novembre prochain. Il parle au citoyen très moyen qui est mad as hell & can't take it anymore.  Chaque discours est une nouvelle tribune pour sa diarrhée mentale.

Trump est Howard Beale dans Network. Il délire en direct.

Quand on atteint un tel sens de la bêtise, c'est qu'on a perdu le sens de ce qui est bête et de ce qui ne l'est plus. Les États-Unis s'insultent et s'humilient eux-mêmes jour après jour avec cet homme au micro.

Trump justifie une haine internationale pour l'Étatsunien.
Nous pourrions tous devenir Ben Laden.

Trump a beau parler de travailleurs illégaux, sa propre firme de mannequins en a engagé tout plein. Melania est elle-même Tchécoslovaque d'origine et ancienne mannequin devait assurément travailler illégalement au pays de l'Oncle Sam à ses débuts. Ce double discours où il parle des "plus riches" avec dédain...comment ne se place-t-il pas lui même dans ce berceau?

Une fois revenu aux États-Unis, le même soir, il reprend son discours haineux en voulant déporter tout le monde (même Hillary!) in a humane way.
(rires préenregistrés ici)

Je vais te sacrer dehors mon alien. Mais gentiment.
Et selon sa définition de l'alien, les "snowbirds" Canadiens, sont aussi indésirables que les autres.

Trump promet encore le mur et jure même que les Mexicains vont le payer.

Hazme Reir, Don!
Fais-moi rire ont dû penser les Mexicains.

Le chaton se regarde dans le miroir et se convint qu'il est un lion.

Ce qui est rassurant c'est que ses propres membres se retournent contre lui.

Ce qui l'est moins, c'est qu'il ne reste que 67 jours avant une nouvelle présidence.

La plus angoissante jamais connue.

Nous pourrions tous devenir Ben Laden.

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Parce que des enfants pas tellement doués pour l'expression francophone et frôlant la débilité pure se sont infiltrés sur ce site je me vois forcé de modérer les commentaires :)