vendredi 27 août 2010

Vert Profond


J'ai "inventé" une nage cet été.

Elle se déroule sous l'eau.

Je fais attérir mon corps au fond d'une piscine, idéalement suite à une poussée du mur, je m'étends les deux bras par en avant et je tente de rester applati au fond étiré de bout en bout. Quand je suis parfaitement arrêté dans mon élan je me fais avancer lentement avec les bras tel un reptile.

J'ai appelé cette nage "la nage du lézard".

Elle ne dure jamais très longtemps mais la dizaine de secondes où le corps résiste au phénomène d'apesanteur est tout simplement jouissif.

Il fût un temps, plus jeune, où la piscine de mon quartier obligeait le port d'un casque de bain. Ceci me privait d'une "jouissance de riche". Celle du bienheureux porteur de cheveu qui sent glisser l'eau au travers des racines capillaires de son crâne. Quelle sensation merveilleuse. Rien, pas même une bière, ne me rafraîchit autant que l'eau qui circule dans mes cheveux. Au point que plus jeune, (sûrement par paresse aussi), je préférais me passer rapidement la tête sous la douche plutôt que de me rendre à la piscine au coin de la rue. Dans cette piscine de toute façon, j'y "perdais" pas mal souvent mon casque dans le creux ce qui m'a vite placé dans le cercle des indésirables chez les sauveteurs de mon quartier.

Voilà pourquoi je plains la belle qui a toute les misères du monde à mettre sa tête sous l'eau ("C'est long à sécher après!").

Quand j'ai découvert le plaisir de la plongée...PFFFF! la plongée...le snorkeling devrais-je dire car c'est sans bonbonne, sans wetsuits, bohémien des mers, des lacs et des rivères, que je plonge à l'eau. Avec un masque, un tuba et des palmes. Quand j'ai découvert cet ultime plaisir, je me suis découvert un utlime refuge.

Un univers où le silence est roi. Un monde inconnu, incertain et étrange aux couleurs majestueuses. Le plus près que j'ai jamais trouvé de l'effet grisant de l'alcool ou de la drogue.

SANS l'alcool et la drogue.

Deep down under rien ne semble pouvoir nous atteindre...jusqu,au jour où un barracuda viendra nous hacher menu ou qu'une hélice de bateau-moteur nous déchiquettera en petits copeaux.

Sommes allés faire du snorkeling hier, Monkee et moi dans les eaux glacées du New Jersey.

Inspiré par la profondeur des yeux de l'amoureuse.

Bonheur.

La fin du monde peut arriver, je saurai ou loger pour avoir la paix.

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Parce que des enfants pas tellement doués pour l'expression francophone et frôlant la débilité pure se sont infiltrés sur ce site je me vois forcé de modérer les commentaires :)