dimanche 17 août 2014

Blonde et Idiote Bassesse Inoubliable***********************The Number of the Beast d'Iron Maiden

Une fois par mois, un très très personnel musée sonore des albums qui ont su charmer mes oreilles au travers des années et qui le font toujours malgré le passage du temps, vous sera offert sur ce site.

Habitués de ce blogue, vous savez que je suis très très intéressé par la zizik, forme de voyage facilement accessible et à peu de frais.

J'ai baptisé mon catalogue sonore d'incontournables de quatre mots tirés d'albums dont je ne causerai pas, conscient de l'avoir déjà fait ici trop souvent. Ils sont tous les 4 mémorables pour moi en ce sens qu'Ils ont tous les 4 changé ma vie à leur façon. Ces quatre disques sont dans mon ADN, j'en connais chaque son, chaque accord, et ils me transportent encore de manière inexplicable dans des endroits continuellement nouveaux même si les notes restent inchangées. Ils atterrissent tout simplement à des lieux différents selon la météo mentale et physique des saisons.


"Blonde" pour Blonde on Blonde de Bob Dylan
"Idiote" pour The Idiot d'Iggy Pop.
"Bassesse" pour Low de David Bowie.
"Inoubliable" pour The Unforgettable Fire de U2.

Par ordre de création.

Blonde et idiote bassesse inoubliable c'est aussi B.I.B.I. c'est à dire moi.


C'est aussi la terminaison du mot habibi quien dialecte irakien veut dire Mon amour.

Blonde et idiote bassesse inoubliable c'est également parce que ça pourrait évoquer une maîtresse, une erreur commandée par une appendice précise du corps.

Ce que le musique est très souvent.

Quand elle reste inoubliable pour les bonnes raisons.


THE NUMBER OF THE BEAST de Iron Maiden

Février 1982.

À Noël, j'ai reçu de mes parents un système de radio/cassette que je ne lâcherai plus jamais. Je suis en 5ème année et mes goûts musicaux sont plus ou moins existants encore. Je ne jure que par le hockey. C'est d'ailleurs par ce que les gars font jouer dans le vestiaire avant les matchs et dans les pratiques que je commande à mes parents qui me demandent des idées pour mon anniversaire de 10 ans, trois suggestions:

-N'importe quoi d'Ozzy Osbourne 
(que je ne connais que parce qu'il a récemment arraché de ses dents la tête d'une chauve souris vivante sur scène, ce que je trouve cool-pas mes parents

-Joan Jett
 (parce que moi aussi j'aime le rock'n roll)

ou n'importe quoi de nouveau. 

Mes parents, inquiets de mon choix d'Ozzy, prendront une semaine pour étudier mes choix et iront même à la bibliothèque afin de s'informer sur qui est Joan Jett. (on était encore loin de l'internet).

Ils prennent tant de temps à m'acheter une cassette ("T'es sur que tu ne voudrais pas Roger Whitaker ou Grease?")que j'ai le temps de me faire une idée et on dit beaucoup de bien du nouveau Iron Maiden.


Mes parents seront plus inquiets encore...ne me remettant la cassette de The Number of the Beast qu'après leur avoir expliqué ce que je comprenais de la pochette, ce qui m'attirait dans tout ça (rien, je ne connaissais rien à la zizik).

Mais j'ai écouté cet album(cassette) sans relâche dans ma radio que j'aurai tant aimé. 

Ce qui était à l'époque du "heavy metal" me semble bien bénin aujourd'hui. C'est même plutôt de l'opéra rock progressif si vous voulez mon avis.

Dans ce mois où Montréal vient de connaître un franc succès avec son Metalfest, voici le seul album qui m'aura un temps soit peu rapproché du genre.

J'avais un 10 ans tout neuf
 et le band de Leyton en Angleterre allait nous offir son 3ème album, le premier avec Bruce Dickinson à la voix et le dernier avec Clive Burr à la batterie.

Mes parents ne remarqueront jamais que cette demande avait été faite 66 jours après Noël...
...à un "6" de faire le lien avec le diable....

(Parlant de lien quelques semaines plus tard je devenais le plus grand Duranies sur terre et un an plus tard, le plus grand Bowiemane... trouvez le lien, vous!)

La toute première chanson est une erreur selon le bassiste et auteur du morceau Steve Harris qui voulait commencer fort avec un morceau punché. Le morceau "envahit" bien l'espace sonore mais les membres d'Iron Maiden restent déçus.


Steve Harris est plutôt fier du morceau suivant qu'il compose avec Dickinson, mais dont ce dernier ne peut pas être crédité car il est encore lié par contrat à son ancien band. On avoue l'hommage aux films Village of the Damned et Children of the Damned qui eux-même étaient adaptés de The Midwich Cuckoos de John Wyndham.

Steve Harris et le guitariste Adrian Smith unissent leurs efforts pour le morceau suivant, un hommage à la série qui mettait en vedette Patrcik McGoohan (Qu'on entend en ouverture).Dickinson y signe aussi plusieurs accords mais n'a légalement pas le droit d'en parler.

Adrian Smith avait signé le dernier morceau de la Face A des années auparavant mais en a changé les accords afin de "l'améliorer" et la faire vivre sous le nom d'Iron Maiden. Stev Harris y met aussi du sien sur ce morceau qui met en vedette un personnage : Charlotte, the harlot, qui revient sur quatre morceaux du band (celui-ci est le second).

La face B s'ouvre avec la chanson titre  dont l'ouverture, narrée par le comédien Barry Clayton (après que Vincent Price eût demandé l'astromique somme de 25 000 Livres Sterling pour cette même performance vocale, ce que le groupe a poliment refusé de payer) est inspirée par le texte des Révélations dans la Bible, d'un cauchemar d'Harris après avoir visionné tard dans la nuit Damien:Omen II et d'un poème de Robert Burns: 'Tam o' Shanter.

Run to the Hills sera la lien "grand public" du groupe et le premier extrait de l'album envoyé en single aux radios. Dickinson et Harris signent ce morceau ensemble mais Harris est le seul crédité toujours pour des raisons légales. Cette chanson est l'une des plus populaire de tout leur répertoire.

Clive Burr, pour sa toute dernière contribution sur disque avec le band, met le paquet là-dessus à la batterie. Il signe le morceau avec Adrian Smith.Burr est décédé de la sclérose en plaque en mars 2013 à l'âge de 56 ans. 


Bien que je me demande moi-même ce qui me plaisait avec ce band en 1982, le dernier morceau à lui seul vaut l'oreille. Il était et reste encore aujourd'hui mon morceau préféré.
Running Loooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooow...Steve Harris, Dave Murray (L'autre guitariste) et Clive Burr signent ce grandiose morceau qui sera le seul à survivre dans toutes les tournées du band (sauf une seule) par la suite.

C'est fou ce que cet album a mal vieilli, sinon cette dernière chanson.

Pour amateur de Métal, de hard rock, de rock progressif, de air guitar d'opéra rock, de films d'horreurs.

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Parce que des enfants pas tellement doués pour l'expression francophone et frôlant la débilité pure se sont infiltrés sur ce site je me vois forcé de modérer les commentaires :)