mercredi 2 septembre 2026

Cinema Paradiso***********************American Hustle de David O.Russell

Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu) je vous parle de l'une de mes trois immenses passions: Le cinéma !

Je l'ai surconsommé (le surconsomme encore), l'ai étudié, en fût diplômé universitaire, y ai travaillé, y ai été récompensé, en suis sorti, mais le cinéma ne m'a jamais quitté.

Je vous parle d'un film dont j'ai aimé l'histoire, la distribution, la trame sonore, la réalisation, les interprètes, le sujet, le thèmes, l'audace, bref je vous parle d'un film dont j'ai aimé pas mal toutes les décisions.

Je vous parle d'un film qui vous habite longtemps après.

AMERICAN HUSTLE de David O.Russell.

J'ai hésité souvent avant d'honorer ce réalisateur qui est un véritable trou-de-cul sur les plateaux. Mais ce film a une histoire, une distribution et une trame sonore hors pair. 

Pour comprendre le coup de génie de David O.Russell, il faut d'abord revisiter la genèse de cette folie: la véritable affaire Abscam. Vers 1978, ce qui était originalement appelée Arabscam par le FBI, avant qu'un élan de rectitude politique ne transforme le nom, prend forme dans un climat de reprise de confiance après le scandale du Watergate et le marasme économique qui a éclaté au grand jour 4 ans avant. C'est dans ce spectre cynique et désabusé que le FBI orchestre l'une des opérations d'infiltration les plus spectaculaires et controversées de son histoire. 

L'idée de départ est presque digne d'une comédie de boulevard : utiliser un escroc de haut vol, Melvin Weinberg (qui inspirera le personnage du toujours excellent Christian Bale-Irving Rosenfeld), accompagné de sa maitresse Evelyn Knight (la toujours excellente Amy Adams) pour piéger des trafiquants d'arts de faussaires, mais le plan dérive et les agents fédéraux créent une fausse société d'investissement présidée par un faux Cheikh arabe richissime, Kambir Abdul Rahman. Le piège est tendu: le faux cheikh se promène avec sa valise pleine d'argent et achète des faveurs politiques à toutes une flopée de sénateurs, et de représentants (tous démocrates contrairement à ce qu'on pourrait croire) 31 au totale dont le maire de Camden, au New Jersey Angelo Errichetti. Le but est d'investir dans la construction de Casino et ce sont de clairs pots-de-vins. 

Ce qui devrait être une simple opération de récupération se transforme en un engrenage infernal où tout le monde est attiré par l'argent facile. Des intermédiaires véreux mordent à l'hameçon et guident les faux investisseurs directement vers les cercles du pouvoir. Des chambres d'hôtel de NY aux villas de Washington, des caméras immortalisent l'impardonnable: un sénateur, six membres de la Chambre, le maire de Camden et des membres de la mafia locale sont tous filmés en train d'empocher des liasses de fric en promettant d'acheter des visas ou d'influencer des lois. L'onde de choc, lors de la révélation du scandale en 1980 ébranle les États-Unis, ouvrant un débat féroce sur les méthodes de piégeage du FBI.

C'est cette toile de fond que choisit David O. Russell d'embrasser, mais en y apposant en ouverture un mot ironique disant "Some of this really happenned". La vraie histoire, je viens de vous la raconter. La dynamique entre personnages, ce sont Eric Warren Singer et Russell qui l'ont (brillamment) scénarisée. Le cinéaste ne s'intéresse au mensonge érigé en art de vivre, la réinvention de soi et à la survie. Outre Bale et Adams, Jennifer Connelly y trouve un splendide rôle de femme trahie, instable, colérique, et maladroitement fonceuse. Bradley Cooper est un formidable agité trop émotif dans la peau du gars du FBI. Louis CK, son patron est parfait boss mou. Un acteur notoire non annoncé est parfait aussi, et adéquat en bras droit de Meyer Lansky de la Mafia, au milieu de l'intrigue. On assiste à une tragi-comédie baroque sur la condition humaine. Comme le suggère une des délicieuses répliques, nous passons toute notre vie à duper nous-mêmes d'une manière ou d'une autre afin de simplement tenir le coup. 

Bale est si transformé que cet acteur ne l'avait pas reconnu sur le plateau. On s'aime dans le mensonge et on se protège dans l'art du faux. Jeremy Renner est archi-convaincant dans le rôle du maire exemplaire trempé dans ce qu'il voulait fuir avant qu'on lui joue les bon violons aux oreilles. 

La musique d'ailleurs, E.L.O., McCartney & The Wings, Bowie, America, les Bee Gees, Blood, Sweat & Tears, Donna Summer, Elton John, Steely Dan, The Temptations, Todd Rundrgren, Tom Jones, Duke Ellington, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, The Oscar Peterson Trio,  c'est toujours payant d'investir dans la trame sonore. 


Le paradoxe de ce film merveilleusement écrit est que le politicien maire corrompu est au final le personnage le plus noble, un homme guidé par l'amour sincère de sa communauté et de ses électeurs, piégé par sa propre candeur. Jennifer Lawrence n'a pas été nommée aux Oscars cette année-là pour son rôle, mais il est aussi magnifique qu'Amy Adams (elle nommée pour ce film) en chaos émotif et élément incontrôlable qui menace toujours de tout faire s'effondrer. 

Toute cette faune humaine évolue dans un écrin visuel et sonore qui frise la perfection. La reconstitution des années 1970 est parfaite. Célébration esthétique faite de coiffures de l'époque, de vêtements très 1978,  et de voitures larges comme des navires. Malgré son impardonnable attitude envers ses acteurs, actrices, et travailleurs de plateau,  David O.Russell, a réussi à nous rendre sympathiques ces manipulateurs, menteurs et tricheurs.

En 2013, 3 ans avant le maitre en la matière comme président, aux États-Unis. 

La fin est formidable. Et nous rappelle que les É-U ont été bâti souvent à coups de magnifiques impostures. 

Comme les 1,2 millions d'électeurs du Texas (6% des voteurs de l'État) aux inclinaisons démocrates, qui ne savent pas tous encore que leur droit de vote aux élections de mi-mandat sera nettement plus compliqué à appliquer aux élections de mi-mandat si ils ne réagissent pas tout de suite. 

Un brillant démocrate, toutefois beaucoup trop pieux, mène par 6 pts. C'est peut-être ce 1,2 qui suffira à garder le syndicat du crime au pouvoir dans cet état, en Novembre.    

mardi 1 septembre 2026

Fripouilles en Famille

Le pardon présidentiel est parmi les tâches d'un président les moins réévalués par ses pairs. 

C'est pourtant une réévaluation d'une décision de cour pénale précédente. 

Les pardons devraient corriger des injustices. Ce n'est plus le cas. 

Dans son premier mandat le pédoprésident raciste a pardonné Roger Stone, Paul Manafort et le beau-père de sa fille, Charles Kushner, trois limaces tout ce qu'il y a de plus malhonnêtes. Le premier était le crosseur en chef de Nixon avant d'être celui du pédophile. Le second a accepté la prison à la place de son président pour ne pas l'y envoyer dans les trahisons russes passées (les récentes, le FBI s'occupe d'être plus discret), Le troisième était coupable d'évasion fiscale, fraude, vengeance contre un(e) témoin, et de manipulation de témoin. Le mal crasse.   

Les pardons accordés par les présidences Trump sont d'abord monnayées. Il y a promesses d'argent et/ou versements de pots-de-vins. Entre même singes on se gratte le dos. La plupart des gens pardonnés par le sale pédoprésident sont des gens qui ont ouvertement parlé en bien du vieux croûton orange. Un des fourbes pardonné a écrit un livre favorable au pédophilo-président le titrant Donald Trump: a President Like No Other. (Conrad Black) Rarement a t-on vu des pardons aussi étroitement associés à l'escroc au pouvoir. 

Confirmant l'escroquerie toujours vivante chez les pardonnés. Les pardons du pédocriminel ne sont pas les premiers à créer la controverse. Bill Clinton avait soulevé l'ire publique en pardonnant un fugitif condamné pour fraude boursière massive. Gerald Ford a perdu son élection en pardonnant celui qu'il remplaçait Richard Nixon. George Bush père a été accusé d'inconduite présidentiel en pardonnant des gens impliqués dans le scandale Iran-Contra. Un des ces escrocs pardonnés, Elliott  Abrams, est l'envoyé spécial du président actuel...au violé Venezuela. 

Mais les pardons ne se font plus en cours de mandat depuis plus de 100 ans. Le crétin en place à pardonné au jour 1 de sa nouvelle présidence, plus de 1500 insurectionnistes du 6 janvier 2021, autour de 100 (97) ont été retrouvés depuis, criminels à nouveau, 14 d'entre eux comme sexuels criminels. Comme leur président. 

En voici 10 qui n'ont pas d'autres raisons d'être pardonnés que leur$ atomeS crochuS avec le pédopré$ident.

Joe Arpaio

Le shérif de Maricopa County, Arizona, a gardé une tente pendant des années où il y gardait captifs les immigrants qu'il n'aimait pas, pour mieux les torturer et les maltraiter. Il a été parmi les premiers criminels à soutenir le raciste président sur ses politiques d'immigration. Il a été trouvé coupable pour avoir installé une culture de profilage racial envers les latinos et avant même de faire son séjour en prison, même si il a en plus été trouvé coupable d'outrage au tribunal, le crétin raciste l'a pardonné. 

David Gentile

Trouvé coupable de massive fraude selon le modèle de Ponzi ayant volé plus de 17 000 victimes, il n'a servi que 12 jours d'une sentence de 7 ans, le pédoprésident effaçant du même coup les 15.5 millions qu'il devait redonner à ses victimes. Les escrocs aident les escrocs, la vilainie encourage la vilainie. Le mal embrasse le mal. La famille de Trump a volé une oeuvre charitable, rappelons-le. Ils sont sans âme.

Ross Ulbricht

Le créateur du dark web qui avait créé une sorte de Marketplace du dark web, appelé Silk Road servait une peine de prison à vie double + 40 ans sans droit de parole pour avoir facilité le blanchiment, le piratage informatique et la vente illégale de drogue pour des recette de plus de 1,2 milliards. Il a aussi été prouvé qu'Ulbricht a payé 5 personnes pour en assassiner une autre. Il a heureusement été dénoncé avant le meurtre. Mais il peut se le permettre à nouveau. Le pédoprésident lui en donne la chance. 

I.Lewis Scooter Libby

L'ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney a été traité injustement selon le sénile président. Le pardon est survenu au moment où l'étau se resserrait autour du président escroc et a agit comme xième facteur de distraction pour que les journalistes pensent à autre chose. Il devait passer 30 mois en prison pour obstruction de la justice, fausse déclaration, parjure, malhonnêteté généralisée. Critère de sélection de nos jours pour faire parti du cabinet du pédoprésident. George W. Bush a d'abord effacé son séjour en prison, le pédoprésident a tout effacé l'argent qu'il devait payer l'a encaissé directement.

Trevor Milton

Le multimilliardaire peut payer  fondateur de Nikola Motors a été trouvé coupable d'avoir menti au public sur ses technologies, ses produits, ses progrès et sur son système électrique et à l'hydrogène. Il a fait de fausses déclarations sur les réseaux sociaux, fait du vidéo truqué, et devait faire 4 ans de prison, mais un croche sait reconnaître un croche et le président à la couche parfois trop pleine l'a entièrement pardonné.

Changpeng Zhao

Le crypto milliardaire peut payer et fondateur de Binance, qui a rendu la famille Trump riche par plusieurs contorsions légales, était coupable de blanchiment d'argent aux États-Unis, et a eu le temps de servir sa sentence qui s'est terminée fin 2024. Il a été non seulement pardonné, mais est désormais très lié aux enfants du président et aux +1, étant leur cypto gourou filou. Pardonné pour mieux l'engager. Entre ri-poux.

Devon Archer

Il s'agit d'un ancien associé de Hunter Biden qui a fraudé toute une communauté de 60 millions. Il ne devra donc jamais repayé ce 60 millions. Ça pourrait sembler un coup de main pour les Démocrates mais ce 60 millions était promis légalement à la tribu Sioux Oglala, une tribu autochtone. Il n'était d'abord surtout pas jugé souhaité pour le raciste en poste de donner 60 millions à une communauté autochtone.

Les fabricants du mensonge "des élections volées de 2020".

Fin 2025, le sénile en poste a accordé un pardon massif de 77 menteurs, mais alliés politiques, trouvés coupable de fabrications et de mensonge entourant le mythe que les résultats des élections de 2020 avaient été fraudés. Parmi les pardonnés, Rudy Giuliani, Mark Meadows et Sidney Powell. Qui n'ont pas cessé de vouloir prouver que les élections de 2020 ont été volées. Au moment où on découvre que celles de 2024, ont vu des voteurs d'États-clés massivement voter pour le candidat de Kamala Harris, mais ont étrangement massivement voté ensuite comme président pour Donald Trump. Donnant dans certains secteurs, 0 vote à Kamala Harris. 

Paul Walsack

L'homme d'affaires Floridien a été trouvé coupable d'évasion fiscale. Il a effacé sa peine de prison, effaçant du même coup les 4 millions qu'il devait restituer, quelques trois semaines après que la mère de Walsack eût payé  un souper bénéfice coûtant 1 million l'assiette et tenu par le pédoprésident.

HDR Global Trading Ltd

Entité frauduleuse qui a fait fi de lois anti blanchiment d'argent et qui devait rembourser 100 millions de dollars. L'argent sera redirigée vers le pédoprésident. 

Il n'y a pas de réelle injustice de corrigée dans tout ça.

Il n'y a que manipulation d'escrocs, parmi les escrocs, de la part d'escrocs. Négociations entre gnochons.

Au 25 août dernier, il avait pardonné, pas encore complètement à mi-mandat, 1800 criminels. 

94% des mâles. 85% des blancs.