Le documentaire de Netflix Making a Murderer, explore en dix épisodes le cas de Steven Avery, un citoyen des États-Unis ayant passé 18 ans en prison pour un viol dont les tests d'ADN, faits 18 ans trop tard, technologie oblige, l'exonéraient de tout blâme.
Le département de Police de la région qui l'avait une première fois condamné, avait alors très mal paru. Ils avaient volontairement emprisonné un innocent avec lequel il voulait régler des comptes.
Deux ans après sa sortie de prison, une jeune femme disparaît. La même police choisit son coupable avant même de trouver le corps de la disparue. Comme la police avait mal parue, qu'Avery les poursuit pour 36 millions, la police se vengera. Ayant du sang d'Avery depuis 1985, on en place dans la voiture de la femme disparue. Bingo!
Avery sera ramené en prison. Pour la vie. La vie est infâme.
La série nous montre que la police peux être la pire des criminelles.
Le documentaire a jeté une nouvelle lumière sur la justice dans la vraie vie, prenant 10 ans de tournage sur le sujet.
Depuis, Netflix a aussi annoncé une seconde saison survolant l'arrestation du neveu d'Avery, son procès et le verdict de culpabilité pour complicité pour le même meurtre. Même si à nouveau, la police n'étant pas innocente dans l'affaire non plus. Le 12 août dernier, il a été libéré quand un grand jury a prouvé que la police l'avait forcé de manière illégale à faire une confession sur quelque chose qu'il n'avait probablement pas fait. Les gens mauvais portent quelque fois des badges.
Impossible de regarder cette série sans hurler de l'intérieur à l'égard de la police.
Avery est toujours en prison et se bat contre la machine. La série jette un regard brillant et destructeur sur la police.
Poor people always loose.
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Auparavant, il y avait eu un autre cas du genre.
The Jinx nous parle du cas de Robert Durst. La fin du documentaire nous offre une confession tout à fait hollywoodienne où Durst, se pensant seul aux toilettes, se parle à lui-même sans réaliser qu'il a encore le micro de studio de branché au cou. Il avoue être coincé et semble pleurer sur son sort de monstre.
Des problèmes d'éthiques avaient alors été soulevés car les producteurs du documentaire savaient de choses que la justice n'avait jamais réussi à prouver elle-même, et la production avait demandé à la justice d'attendre la fin de la saison afin de ne pas brûler le punch (brûlé de toute manière) pour l'arrêter.
Là aussi, la justice a été servie par une équipe de documentaristes.
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Avec ces deux cas en tête, ayant eu un impact majeur sur le sujet qui était exploré, on a choisi l'année dernière de plonger au coeur du cas de la petite JonBenét Ramsey.
Pas moins de 4 projets, dont trois documentaires, seront lancés, tous à une semaine d'intervalle (le premier ayant eu sa première sur A & E, hier) cet automne sur cet affreux destin qui n'a pas trouvé de solutions et qui aura 20 ans le 26 décembre prochain.
Chacun promet de l'inédit dans le mystère entourant la pauvre fillette disparue.
Le dernier de ces projets est une fiction tirée à la manière de celle faite sur le cas O.J.Simpson qui mettait en vedette Cuba Gooding JR et qui est en ondes en ce moment sur MAX.
JonBenét Ramsey avait 6 ans le 25 décembre 1996. Sa mère, ancienne gagnante de concours de beauté (Miss West Virginia 1977, entre autre), avait inscrite sa petite dans le même type de concours, mais pour enfants. JonBenét avait été élue America's Miss Royale, Little Miss Colorado, Colorado State All-Stars Kids Cover Girl et National Tiny Miss Beauty.
C'était une superstar de son domaine à Boulder au Colorado.
Mais le 26 décembre, JonBenét est disparue. Une menaçante lettre de rançon exige presque la même somme qui avait été le bonus du père de la petite au bureau: 118 000$. On réunit vite la somme, mais contrairement aux exigences, on alerte la police et des proches. La police s'étonne de ne pas trouver de signe d'entrée par effraction dans la maison. On découvre la fillette dans la cave à vin, sous une couverte, ligotée et morte, étranglée par une corde. L'autopsie révèlera aussi une fracture du crâne. On découvre aussi qu'elle avait mangé de l'ananas et qu'un bol avec des ananas avait été laissé dans la cuisine. Les empreintes de son frère (de 9 ans) sont sur ce bol. Ni le père, ni la mère de JonBenét avaient eu connaissance des ananas. Le frère de JonBenèt aurait dormi pendant toute l'aventure, préservé du drame. et réveillé seulement longtemps après que la police eût été impliquée. Bien que les noeuds eût demandé une certaine expertise, on le considère pendant un temps comme suspect. On fera de même avec la mère de JonBenét dont on trouve des articles de son matériel de peinture sur le cadavre.
La police passe tant de temps à croire que la famille est impliquée que toute autre piste reste vaguement explorée.
Plus de 100 vols par entrées pour effraction avaient eue lieux dans le dernier mois dans le secteur. 38 anciens accusés d'agressions sexuels habitaient aussi les environs.
Le cas n'a jamais été solutionné.
L'un des projets (le premier) nous offre la toute première entrevue de son grand frère.
D'autres arrivent à des conclusions différentes.
La fiction pigera dans toute sorte de version comme l'a faite celle sur O.J.
Les 4 projets rêvent secrètement de percer le mystère.
mardi 6 septembre 2016
lundi 5 septembre 2016
Raquel Welch
Jo Raquel Tejada est née en Illinois d'un père d'origine bolivienne et d'une mère d'origine anglaise.
Ainée d'un frère et d'une soeur, elle veut rapidement faire de la scène. À 7 ans, c'est le ballet. Qu'elle fera jusqu'à ses 17 ans. À cet âge, son instructeur lui dit "Qu'elle n'a pas le corps qu'il faut pour faire le métier".
Elle n'oubliera jamais cette phrase. Elle prendra un soin jaloux de son corps toute sa vie.
À l'école secondaire, elle se passionne pour le théâtre. Dès sa sortie du secondaire, elle tombe enceinte de son copain de classe James Welch et marie le marie. Ils auront aussi ensemble une fille deux ans après la naissance de leur fils. Ils divorcent trois ans après la naissance de leur fille.
Elle prend des cours de théâtre à San Diego, joue dans des pièces en extérieur dans les parcs et se déniche un poste de miss météo à la télévision locale. Une fois divorcée, elle se rend au Texas avec ses deux enfants et vit pauvrement de son salaire de serveuse et occasionnelle mannequin.
Elle déménage à New York, puis à L.A,, dans le but de percer au cinéma. Elle y fait la rencontre de Patrick Curtis qui deviendra son agent et son conjoint. Il choisit d'en faire une sex symbol et lui suggère fortement de garder le nom de son ancien époux afin de ne pas être choisie comme "la latine de service" dans tous les films. Elle décroche quelques présences à la télévisions dans les séries Bewitched, McHale's Navy (9:55) et The Virginian. Elle a alors 23/24 ans. Elle sera l'une des mutliples actrices ayant auditionné pour le rôle de Mary Ann dans Gilligan's Island.
Elle tourne un premier rôle important dans un film de plage en 1965.
Elle est remarquée par le femme d'un producteur de la Fox avec lequel elle signera un contrat de 7 films et 2 projets parallèles. Dès le premier film, elle se fait remarquer dans un grand succès de science-fiction. La même année, elle triomphe à l'écran dans un autre film et un poster tiré du film devient l'un des articles les plus populaires vendus dans le monde entier. Son seul costume dans ce film se veut l'ancêtre du bikini. Bien que n'ayant que moins dix lignes dans le film, elle devient un sex symbol pour des temps immémoriaux.
Elle façonne une nouvelle image des femmes au cinéma en incarnant toujours les insoumises. Ce côté presque sauvage plait à tous. Hommes & Femmes.
L'Italie lui offre 65 000$ (une fortune à l'époque) pour qu'elle tourne chez eux. De retour aux États-Unis, on capitalise sur ses formes de manière abusive. Quand elle veut jouer Nelly dans Valley of the Dolls, mais qu'on lui réserve plutôt le rôle de Jennifer, elle leur tourne le dos. Elle tournera donc en Angleterre et avec James Stewart & Dean Martin dans un western. Elle chante aussi. Elle tourne avec Sinatra l'année suivante. Playboy la présente comme la femme la plus désirable sur terre et elle devient si populaire qu'on la veut partout. Elle présente des Oscars et accepte même celui de Goldie Hawn en 1969, absente ce soir-là.
Elle tourne toujours pour l'Italie, en amour avec elle, et veut qu'on la considère davantage comme une actrice, plutôt qu'une simple désirable femme.
Dans le but d'être acceptée comme autre chose qu'un beau corps, elle accepte l'audacieux rôle d'une transexuelle, mais l'expérience est un échec personnel et commercial.
Des spéciaux télé lui refont la part belle.
Elle divorce de Patrick Curtis en 1972. 6 ans après leur mariage. Elle tourne 11 films entre 1970 et 1977.
En 1978, elle est l'invitée des Muppets à la télé.
L'année suivante, c'est dans Mork & Mindy qu'on la croise et elle fait la UNE de Playboy.
Malgré le lourd intérêt placé sur ses formes, elle incarne des femmes fortes et assumées qui sont le contraire de la fragilité. Un genre à la fois inspirant pour les femmes et allumant pour les hommes.
Elle épouse le cinéaste producteur et journaliste André Weinfeld.
En 1981, quand la série télé Dynastie se dessine, on pense à elle pour le rôle d'Alexis Carrington, rôle qui reviendra à Joan Collins.
Intelligente, elle comprend ce qui a fait sa renommée et en profite largement. Elle lance dans les années 80 des séries de vidéos sur le conditionnement physique et le yoga. Elle se lance en affaires dans les produits de beauté, la confection de perruques et les bijoux. Les perruques (et les vidéos, pourtant affreusement produits) seront un vif succès. Elle s'essaie aussi en musique, mais bon...
En 1990, elle divorce André Weinfeld et prendra 9 ans avant d'épouser Richard Palmer. Entretemps elle fait quelques présences ici et là.
En 1999, elle se divorce une dernière et sur le mariage, fait une croix.
On la recroise dans les années 2000. À la télé aussi.
Cette femme qui a fait fleurir bien des printemps,
a aujourd'hui 76 ans.
Ainée d'un frère et d'une soeur, elle veut rapidement faire de la scène. À 7 ans, c'est le ballet. Qu'elle fera jusqu'à ses 17 ans. À cet âge, son instructeur lui dit "Qu'elle n'a pas le corps qu'il faut pour faire le métier".
Elle n'oubliera jamais cette phrase. Elle prendra un soin jaloux de son corps toute sa vie.
À l'école secondaire, elle se passionne pour le théâtre. Dès sa sortie du secondaire, elle tombe enceinte de son copain de classe James Welch et marie le marie. Ils auront aussi ensemble une fille deux ans après la naissance de leur fils. Ils divorcent trois ans après la naissance de leur fille.
Elle prend des cours de théâtre à San Diego, joue dans des pièces en extérieur dans les parcs et se déniche un poste de miss météo à la télévision locale. Une fois divorcée, elle se rend au Texas avec ses deux enfants et vit pauvrement de son salaire de serveuse et occasionnelle mannequin.
Elle déménage à New York, puis à L.A,, dans le but de percer au cinéma. Elle y fait la rencontre de Patrick Curtis qui deviendra son agent et son conjoint. Il choisit d'en faire une sex symbol et lui suggère fortement de garder le nom de son ancien époux afin de ne pas être choisie comme "la latine de service" dans tous les films. Elle décroche quelques présences à la télévisions dans les séries Bewitched, McHale's Navy (9:55) et The Virginian. Elle a alors 23/24 ans. Elle sera l'une des mutliples actrices ayant auditionné pour le rôle de Mary Ann dans Gilligan's Island.
Elle tourne un premier rôle important dans un film de plage en 1965.
Elle est remarquée par le femme d'un producteur de la Fox avec lequel elle signera un contrat de 7 films et 2 projets parallèles. Dès le premier film, elle se fait remarquer dans un grand succès de science-fiction. La même année, elle triomphe à l'écran dans un autre film et un poster tiré du film devient l'un des articles les plus populaires vendus dans le monde entier. Son seul costume dans ce film se veut l'ancêtre du bikini. Bien que n'ayant que moins dix lignes dans le film, elle devient un sex symbol pour des temps immémoriaux.
Elle façonne une nouvelle image des femmes au cinéma en incarnant toujours les insoumises. Ce côté presque sauvage plait à tous. Hommes & Femmes.
L'Italie lui offre 65 000$ (une fortune à l'époque) pour qu'elle tourne chez eux. De retour aux États-Unis, on capitalise sur ses formes de manière abusive. Quand elle veut jouer Nelly dans Valley of the Dolls, mais qu'on lui réserve plutôt le rôle de Jennifer, elle leur tourne le dos. Elle tournera donc en Angleterre et avec James Stewart & Dean Martin dans un western. Elle chante aussi. Elle tourne avec Sinatra l'année suivante. Playboy la présente comme la femme la plus désirable sur terre et elle devient si populaire qu'on la veut partout. Elle présente des Oscars et accepte même celui de Goldie Hawn en 1969, absente ce soir-là.
Elle tourne toujours pour l'Italie, en amour avec elle, et veut qu'on la considère davantage comme une actrice, plutôt qu'une simple désirable femme.
Dans le but d'être acceptée comme autre chose qu'un beau corps, elle accepte l'audacieux rôle d'une transexuelle, mais l'expérience est un échec personnel et commercial.
Des spéciaux télé lui refont la part belle.
Elle divorce de Patrick Curtis en 1972. 6 ans après leur mariage. Elle tourne 11 films entre 1970 et 1977.
En 1978, elle est l'invitée des Muppets à la télé.
L'année suivante, c'est dans Mork & Mindy qu'on la croise et elle fait la UNE de Playboy.
Malgré le lourd intérêt placé sur ses formes, elle incarne des femmes fortes et assumées qui sont le contraire de la fragilité. Un genre à la fois inspirant pour les femmes et allumant pour les hommes.
Elle épouse le cinéaste producteur et journaliste André Weinfeld.
En 1981, quand la série télé Dynastie se dessine, on pense à elle pour le rôle d'Alexis Carrington, rôle qui reviendra à Joan Collins.
Intelligente, elle comprend ce qui a fait sa renommée et en profite largement. Elle lance dans les années 80 des séries de vidéos sur le conditionnement physique et le yoga. Elle se lance en affaires dans les produits de beauté, la confection de perruques et les bijoux. Les perruques (et les vidéos, pourtant affreusement produits) seront un vif succès. Elle s'essaie aussi en musique, mais bon...
En 1990, elle divorce André Weinfeld et prendra 9 ans avant d'épouser Richard Palmer. Entretemps elle fait quelques présences ici et là.
En 1999, elle se divorce une dernière et sur le mariage, fait une croix.
On la recroise dans les années 2000. À la télé aussi.
Cette femme qui a fait fleurir bien des printemps,
a aujourd'hui 76 ans.
dimanche 4 septembre 2016
Hazme Reir
"we can't put an irresponsible man like this on the air"
C'est le personnage de Frank Hackett, incarné par Robert Duvall, signé de la main de Paddy Chayefski, qui dit cette ligne dans le film Network(Main Basse sur la TV) en 1976. Il parle alors de son lecteur de nouvelle, un récent veuf, dont les cotes d'écoutes sont en chute libre et qui se tape un épisode de démence et de rage en ouverture de bulletin.
Il pète carrément les plombs et les producteurs de la station exploiteront finalement le filon jusqu'à ce qu'il soit devenu impossible de le retirer des ondes, même si il devient de plus en plus grotesque.
40 ans plus tard, ce moment de cinéma est devenu réalité
Donald Trump, en une seule journée, a fait semblant qu'il était réformé, puis le naturel est revenu au galop. Il a fait semblant d'avoir une certaine ouverture par rapport aux Mexicains qu'il a traité d'indésirables, de sans emplois, de voleurs d'emplois, de violeurs, de criminels; qu'il a isolé comme étant plus illégaux que l'immigré illégal aux États-Unis en général. Il a rencontré le Premier Ministre Mexicain, ce qui a eu un effet horrible sur la popularité du PM Mexicain puisque le geste a passé au sein de la population comme étant la courbette la plus lâche de la part d'un leader Mexicain jamais effectuée.
Kissing the enemy pouvait-on lire dans le journal le lendemain.
La haine d'un raciste comme Trump était dans tout le Mexique (et une certaine partie des États-Unis) sauf dans le bureau du Premier Ministre.
Le même soir, Trump prenait le micro un peu plus au Nord, au Texas, fief conservateur. Placez le curseur vers 22:08 sur l'hyperlien. Vous y entendrez le bon vieux fabulateur,menteur, manipulateur, insulteur, inventeur de réalités (25:37), comédien, marchand de la peur, incitateur à la violence, improvisateur, et mal informé ringard. Un homme qui, invraisemblablement jouit encore de plus de 40% des appuis aux États-Unis pour la présidence du 8 Novembre prochain. Il parle au citoyen très moyen qui est mad as hell & can't take it anymore. Chaque discours est une nouvelle tribune pour sa diarrhée mentale.
Trump est Howard Beale dans Network. Il délire en direct.
Quand on atteint un tel sens de la bêtise, c'est qu'on a perdu le sens de ce qui est bête et de ce qui ne l'est plus. Les États-Unis s'insultent et s'humilient eux-mêmes jour après jour avec cet homme au micro.
Trump justifie une haine internationale pour l'Étatsunien.
Nous pourrions tous devenir Ben Laden.
Trump a beau parler de travailleurs illégaux, sa propre firme de mannequins en a engagé tout plein. Melania est elle-même Tchécoslovaque d'origine et ancienne mannequin devait assurément travailler illégalement au pays de l'Oncle Sam à ses débuts. Ce double discours où il parle des "plus riches" avec dédain...comment ne se place-t-il pas lui même dans ce berceau?
Une fois revenu aux États-Unis, le même soir, il reprend son discours haineux en voulant déporter tout le monde (même Hillary!) in a humane way.
(rires préenregistrés ici)
Je vais te sacrer dehors mon alien. Mais gentiment.
Et selon sa définition de l'alien, les "snowbirds" Canadiens, sont aussi indésirables que les autres.
Trump promet encore le mur et jure même que les Mexicains vont le payer.
Hazme Reir, Don!
Fais-moi rire ont dû penser les Mexicains.
Le chaton se regarde dans le miroir et se convint qu'il est un lion.
Ce qui est rassurant c'est que ses propres membres se retournent contre lui.
Ce qui l'est moins, c'est qu'il ne reste que 67 jours avant une nouvelle présidence.
La plus angoissante jamais connue.
Nous pourrions tous devenir Ben Laden.
C'est le personnage de Frank Hackett, incarné par Robert Duvall, signé de la main de Paddy Chayefski, qui dit cette ligne dans le film Network(Main Basse sur la TV) en 1976. Il parle alors de son lecteur de nouvelle, un récent veuf, dont les cotes d'écoutes sont en chute libre et qui se tape un épisode de démence et de rage en ouverture de bulletin.
Il pète carrément les plombs et les producteurs de la station exploiteront finalement le filon jusqu'à ce qu'il soit devenu impossible de le retirer des ondes, même si il devient de plus en plus grotesque.
40 ans plus tard, ce moment de cinéma est devenu réalité
Donald Trump, en une seule journée, a fait semblant qu'il était réformé, puis le naturel est revenu au galop. Il a fait semblant d'avoir une certaine ouverture par rapport aux Mexicains qu'il a traité d'indésirables, de sans emplois, de voleurs d'emplois, de violeurs, de criminels; qu'il a isolé comme étant plus illégaux que l'immigré illégal aux États-Unis en général. Il a rencontré le Premier Ministre Mexicain, ce qui a eu un effet horrible sur la popularité du PM Mexicain puisque le geste a passé au sein de la population comme étant la courbette la plus lâche de la part d'un leader Mexicain jamais effectuée.
Kissing the enemy pouvait-on lire dans le journal le lendemain.
La haine d'un raciste comme Trump était dans tout le Mexique (et une certaine partie des États-Unis) sauf dans le bureau du Premier Ministre.
Le même soir, Trump prenait le micro un peu plus au Nord, au Texas, fief conservateur. Placez le curseur vers 22:08 sur l'hyperlien. Vous y entendrez le bon vieux fabulateur,menteur, manipulateur, insulteur, inventeur de réalités (25:37), comédien, marchand de la peur, incitateur à la violence, improvisateur, et mal informé ringard. Un homme qui, invraisemblablement jouit encore de plus de 40% des appuis aux États-Unis pour la présidence du 8 Novembre prochain. Il parle au citoyen très moyen qui est mad as hell & can't take it anymore. Chaque discours est une nouvelle tribune pour sa diarrhée mentale.
Trump est Howard Beale dans Network. Il délire en direct.
Quand on atteint un tel sens de la bêtise, c'est qu'on a perdu le sens de ce qui est bête et de ce qui ne l'est plus. Les États-Unis s'insultent et s'humilient eux-mêmes jour après jour avec cet homme au micro.
Trump justifie une haine internationale pour l'Étatsunien.
Nous pourrions tous devenir Ben Laden.
Trump a beau parler de travailleurs illégaux, sa propre firme de mannequins en a engagé tout plein. Melania est elle-même Tchécoslovaque d'origine et ancienne mannequin devait assurément travailler illégalement au pays de l'Oncle Sam à ses débuts. Ce double discours où il parle des "plus riches" avec dédain...comment ne se place-t-il pas lui même dans ce berceau?
Une fois revenu aux États-Unis, le même soir, il reprend son discours haineux en voulant déporter tout le monde (même Hillary!) in a humane way.
(rires préenregistrés ici)
Je vais te sacrer dehors mon alien. Mais gentiment.
Et selon sa définition de l'alien, les "snowbirds" Canadiens, sont aussi indésirables que les autres.
Trump promet encore le mur et jure même que les Mexicains vont le payer.
Hazme Reir, Don!
Fais-moi rire ont dû penser les Mexicains.
Le chaton se regarde dans le miroir et se convint qu'il est un lion.
Ce qui est rassurant c'est que ses propres membres se retournent contre lui.
Ce qui l'est moins, c'est qu'il ne reste que 67 jours avant une nouvelle présidence.
La plus angoissante jamais connue.
Nous pourrions tous devenir Ben Laden.
samedi 3 septembre 2016
Sans Nom
Je vous parlerai encore d'orgueil.
Et d'horreur.
Plus jeune, entre amis dans le 418, on se moquait beaucoup de cette folie de vouloir à tout prix imposer le nom de son commerce de son propre nom. Il y avait ce restaurant chinois du nom de Bill Wong dont les publicités télés (à très bas budget) étaient secondées par une chanson-thème dont la chute finale était tout simplement "Bill Woooooooooooong".
On reprenait ensemble la chanson quand on l'entendait en direct et on substituait le nom d'un de nos amis à la fin:
...L'imcomparable
"Beaudoiiiiiiiiiiiiiiiin!"
"DJoooooooooooooonz"
"Jonssoooooooooooon"
"Michauuuuuuuuuuuud"
"Chuckyyyyyyyyyyyyy"
"Goyeeeeeeeeeeeeeette"
"Kluzaaaaaaaaaaaaaak"
"Stuaaaaaaaaaaaaaaaaart"
"Pfeiffeeeeeeeeeeeeeeeer"
Ça pouvait être suivi d'une chorégraphie improvisée et anarchique.
Ce qui nous échappait tous était ce désir absolu de vouloir voir son nom affiché partout. On ne s'imaginait aucunement le désir un jour d'utiliser du fixatif Jannick Beaudoin. D'utiliser des graines Stegrën Jonsson. D'acheter du purin Chris Kluzak. De manger des saucisses Lou Pfeiffer. Quel trip d'ego que de non seulement vouloir afficher haut en couleur son nom sur des rues très circulantes, mais en plus quelle mégalomanie que de vouloir ensuite l'entendre chanter en ondes télé et à la radio!
Notre équipe de hockey compétitive locale se nommait les Gouverneurs de Ste-Foy en raison de l'Auberge des Gouverneurs qui en était le principal commanditaire. Et si ça avait été Alfred Dallaire? ce seraient-ils appelés les "Alfred Dallaire" de Ste-Foy? Possible. Le Caron & Guay est un véritable club de hockey dans la Ligue Nord-Américaine de Hockey. Connerie existante.
Hunter Jones est un nom rare au Québec.
Je deviendrais fou à travailler dans un bureau où mon nom était servi à toutes les sauces.
Et si mon entreprise était soudainement associée à l'irréparable?
Une employée de chez Hunter Jones est retrouvée violée dans une ruelle.
Une autre, quelques mois plus tard, est non seulement violée aussi, mais assassinée également,
Hunter Jones est un repaire à victime de viol titrerait TVA nouvelles. On y enverrait Felix "Voyez, c'est ici" Séguin sur place.
Même si ça peut arriver partout, que l'employeur n'est pas à tort, j'ai choisi de placer mon nom comme marque de commerce. Un nom maintenant associé au viol et à la mort.
Je serais éternellement associé à ces horreurs. Pas seulement ma business. Mon nom.
Si mon entreprise s'appelle simplement Bubble Gum, ma personne est au moins épargnée.
Si je vous dis Les Productions Guy Cloutier vous avez forcément une part sombre qui vous traverse l'esprit. Cet homme malade a ruiné des vies.
Sans lire son nom nulle part, je vois des séries d'annonces de spectacle rétro, d'hommage aux Beatles ou à Elvis, de choses dans la veine de ce que produisait Cloutier avant la prison. Chaque fois, je ne peux m'empêcher de penser qu'il soit caché dans la production de l'un ou de l'autre.
C'est que si Cloutier à ruiné des vies entières, il a purgé une peine bonbon en prison et est aujourd'hui libre comme l'air. Oh, il garde le profil bas. C'est un homme malade. Mais il doit aussi travailler. Plus discrètement. Sa prison c'est aujourd'hui la vie publique.
Les emballages Bettez on retiré mercredi dernier les affiches de leur entreprise d'emballage commerciale. Certains de leurs importants clients (Kruger entre autre) ont mis fin à leur lien d'affaire avec le fournisseur depuis que Jonathan Bettez a été arrêté et inculpé de 6 chefs d'accusations pour possession, distribution et accession à du matériel de pornographie juvénile entre le 4 novembre 2009 et le 30 septembre 2013.
Tout converge vers lui dans une autre affaire. La disparition et l'assassinat de la petite Cedrika Provencher en 2007 à Trois-Rivières. Il y habitait la région, y habite toujours, l'entreprise familiale aussi, Il était conducteur de l'une des 260 Acura Rouge recherchée et aperçue dans le secteur le jour de la disparition de Cedrika, Il avait 27 ans, elle en avait 9. 259 chauffeurs ont accepté de passer au polygraphe, il est le seul à avoir refusé. 5 fois plutôt qu'une. Il a de nouveau refusé cette semaine. On chuchote qu'on a accéléré le processus pour l'arrêter car il préparait un séjour indéterminé en Suisse.
Pourquoi? Si il n'a rien à se reprocher, qu'avait-il à perdre à passer le polygraphe?
Ça pue. Ce qui pue tout autant ce sont les commentaires sur l'entreprise si vous la "googler". Au moment d'écrire ceci il y en avait 233. Donnant en moyenne 1.1 étoiles sur 5 à l'entreprise. C'est principalement une pluie d'insultes dégoûtantes et dégoûtées. Un intervention m'a particulièrement intrigué. Elle ne veut peut-être absolument rien dire, toutefois.
C'est un commentaire d'une certaine Jennifer-Lynn Thomson-Lamarre.
(Appelleriez vous votre entreprise Jennifer-Lynn Thomson-Lamarre, mademoiselle?)
Une jeune femme qui ne semble pas très vieille. Qui devait être assez jeune il y a 10 ans.
Elle dit tout simplement "Karma".
En sait-elle plus que nous?
Les emballages Bettez utiliserons des camions où le nom Bettez a été masqué. Que Jonathan soit coupable ou non, d'un crime comme de la suspicion d'un autre, le nom Bettez sera teinté à jamais au Québec. Un nom rare en plus.
La pédophilie, le meurtre d'enfants. sont des crimes abominables.
Impardonnables.
Des horreurs.
Sans nom.
Et d'horreur.
Plus jeune, entre amis dans le 418, on se moquait beaucoup de cette folie de vouloir à tout prix imposer le nom de son commerce de son propre nom. Il y avait ce restaurant chinois du nom de Bill Wong dont les publicités télés (à très bas budget) étaient secondées par une chanson-thème dont la chute finale était tout simplement "Bill Woooooooooooong".
On reprenait ensemble la chanson quand on l'entendait en direct et on substituait le nom d'un de nos amis à la fin:
...L'imcomparable
"Beaudoiiiiiiiiiiiiiiiin!"
"DJoooooooooooooonz"
"Jonssoooooooooooon"
"Michauuuuuuuuuuuud"
"Chuckyyyyyyyyyyyyy"
"Goyeeeeeeeeeeeeeette"
"Kluzaaaaaaaaaaaaaak"
"Stuaaaaaaaaaaaaaaaaart"
"Pfeiffeeeeeeeeeeeeeeeer"
Ça pouvait être suivi d'une chorégraphie improvisée et anarchique.
Ce qui nous échappait tous était ce désir absolu de vouloir voir son nom affiché partout. On ne s'imaginait aucunement le désir un jour d'utiliser du fixatif Jannick Beaudoin. D'utiliser des graines Stegrën Jonsson. D'acheter du purin Chris Kluzak. De manger des saucisses Lou Pfeiffer. Quel trip d'ego que de non seulement vouloir afficher haut en couleur son nom sur des rues très circulantes, mais en plus quelle mégalomanie que de vouloir ensuite l'entendre chanter en ondes télé et à la radio!
Notre équipe de hockey compétitive locale se nommait les Gouverneurs de Ste-Foy en raison de l'Auberge des Gouverneurs qui en était le principal commanditaire. Et si ça avait été Alfred Dallaire? ce seraient-ils appelés les "Alfred Dallaire" de Ste-Foy? Possible. Le Caron & Guay est un véritable club de hockey dans la Ligue Nord-Américaine de Hockey. Connerie existante.
Hunter Jones est un nom rare au Québec.
Je deviendrais fou à travailler dans un bureau où mon nom était servi à toutes les sauces.
Et si mon entreprise était soudainement associée à l'irréparable?
Une employée de chez Hunter Jones est retrouvée violée dans une ruelle.
Une autre, quelques mois plus tard, est non seulement violée aussi, mais assassinée également,
Hunter Jones est un repaire à victime de viol titrerait TVA nouvelles. On y enverrait Felix "Voyez, c'est ici" Séguin sur place.
Même si ça peut arriver partout, que l'employeur n'est pas à tort, j'ai choisi de placer mon nom comme marque de commerce. Un nom maintenant associé au viol et à la mort.
Je serais éternellement associé à ces horreurs. Pas seulement ma business. Mon nom.
Si mon entreprise s'appelle simplement Bubble Gum, ma personne est au moins épargnée.
Si je vous dis Les Productions Guy Cloutier vous avez forcément une part sombre qui vous traverse l'esprit. Cet homme malade a ruiné des vies.
Sans lire son nom nulle part, je vois des séries d'annonces de spectacle rétro, d'hommage aux Beatles ou à Elvis, de choses dans la veine de ce que produisait Cloutier avant la prison. Chaque fois, je ne peux m'empêcher de penser qu'il soit caché dans la production de l'un ou de l'autre.
C'est que si Cloutier à ruiné des vies entières, il a purgé une peine bonbon en prison et est aujourd'hui libre comme l'air. Oh, il garde le profil bas. C'est un homme malade. Mais il doit aussi travailler. Plus discrètement. Sa prison c'est aujourd'hui la vie publique.
Les emballages Bettez on retiré mercredi dernier les affiches de leur entreprise d'emballage commerciale. Certains de leurs importants clients (Kruger entre autre) ont mis fin à leur lien d'affaire avec le fournisseur depuis que Jonathan Bettez a été arrêté et inculpé de 6 chefs d'accusations pour possession, distribution et accession à du matériel de pornographie juvénile entre le 4 novembre 2009 et le 30 septembre 2013.
Tout converge vers lui dans une autre affaire. La disparition et l'assassinat de la petite Cedrika Provencher en 2007 à Trois-Rivières. Il y habitait la région, y habite toujours, l'entreprise familiale aussi, Il était conducteur de l'une des 260 Acura Rouge recherchée et aperçue dans le secteur le jour de la disparition de Cedrika, Il avait 27 ans, elle en avait 9. 259 chauffeurs ont accepté de passer au polygraphe, il est le seul à avoir refusé. 5 fois plutôt qu'une. Il a de nouveau refusé cette semaine. On chuchote qu'on a accéléré le processus pour l'arrêter car il préparait un séjour indéterminé en Suisse.
Pourquoi? Si il n'a rien à se reprocher, qu'avait-il à perdre à passer le polygraphe?
Ça pue. Ce qui pue tout autant ce sont les commentaires sur l'entreprise si vous la "googler". Au moment d'écrire ceci il y en avait 233. Donnant en moyenne 1.1 étoiles sur 5 à l'entreprise. C'est principalement une pluie d'insultes dégoûtantes et dégoûtées. Un intervention m'a particulièrement intrigué. Elle ne veut peut-être absolument rien dire, toutefois.
C'est un commentaire d'une certaine Jennifer-Lynn Thomson-Lamarre.
(Appelleriez vous votre entreprise Jennifer-Lynn Thomson-Lamarre, mademoiselle?)
Une jeune femme qui ne semble pas très vieille. Qui devait être assez jeune il y a 10 ans.
Elle dit tout simplement "Karma".
En sait-elle plus que nous?
Les emballages Bettez utiliserons des camions où le nom Bettez a été masqué. Que Jonathan soit coupable ou non, d'un crime comme de la suspicion d'un autre, le nom Bettez sera teinté à jamais au Québec. Un nom rare en plus.
La pédophilie, le meurtre d'enfants. sont des crimes abominables.
Impardonnables.
Des horreurs.
Sans nom.
vendredi 2 septembre 2016
La Vie Post-VJ
Musique Plus a 30 ans.
Ça me semble hier. J'y étais dès les premiers jours. Quand les 4 Vidéos-Jockey en rotation (VJ) étaient Sonia Benezra, Claude Rajotte, Marc Carpentier et Catherine Vachon.
On enregistrait en direct entre 20 heures et minuit et on repassait en boucle toute les 4 heures. C'était avant l'internet. Les vidéos, fallait les courir d'émissions de vidéos à émissions de vidéos.
Par la suite il y a eu une panoplie de VJ qui se sont succédés jusqu'à nos jours où il n'y en a plus du tout.
La station diffuse toujours des clips musicaux, mais principalement des émissions tricotées maison ou des télé-réalités achetées d'ailleurs.
La station soeur de Musique Plus, MuchMusic, a un VJ du nom de Christopher Ward en 1984. Ward est l'un des premiers VJ de l'Ontario diffusant des clips, des sketchs, des entrevues d'artistes de la musique entre minuit et 6 heures du matin à la télé dans une émission appelée City Limits. Quand MuchMusic ouvre ses portes en août 1984, il est tout désigné pour en être l'un des premiers VJ et l'un des plus populaires. Une de ses amies, Allanah Myles, et lui feront une apparition en tant que musiciens dans l'émission (pas encore populaire) Degrassi Junior High, alors appelée The Kids of Degrassi Street dès 1984. Ward est un bon ami du producteur de l'émission Stephen Stohn.
Quand Ward devient VJ, il est aussi musicien. Il a même enregistré deux albums et participé à un troisième entre 1975 et 1981. Il en enregistrera un autre en 1987. Mais c'est en 1989 que Ward frappe le gros lot. Réunissant ses amis Stephen Stohn et Alannah Myles il compose une chanson qui fera un malheur. Elle sera même votée chanson de l'année au pays. Ward fera beaucoup d'argent en composant pour Diana Ross, Hillary Duff, les Backstreet Boys, Wynonna Judd, Amanda Marshall, Tina Arena, Peter Cetera, Anne Murray et Meredith Brooks.
Ceci a un écho pour les VJ de Musique Plus au Québec.
Je n'ai pas de dates précises pour plusieurs d'entre eux car je crois qu'ils en sont légèrement gênés mais plusieurs ont tenté le saut directement de VJ à chanteur/chanteuse eux-mêmes. Ce qui a toujours fait grincer des dents, légèrement.
Je crois que c'est Natalie Richard, la première qui s'est lancée de l'autre côté du décor. Par bon goût, sa musique reste introuvable. Elle gère aujourd'hui un site sur l'art de vivre. Au travers de ses yeux.
Sonia Benezra avait une vie avant Musique Plus. Elle était actrice. Elle le restera entre 1986 et 2001. Sa maîtrise de l'anglais, du français et de l'espagnol lui ouvre bien des portes. Elle a beaucoup de succès avec un talk show télé entre 1992 et 1995. Elle enregistre un album en 1995. Elle gravitera toujours autour du monde des communications et de la télé. Elle y grapine toujours.
Isabelle Desjardins chante (et mime) comme chanteuse du coverband The Hooks.
Les plus mémorables sont aussi les plus catastrophiques.
Paul Sarasin n'a jamais vu venir son congédiement. Il a non seulement été pris par surprise, mais a eu beaucoup de difficultés à s'en remettre. En 1993, il tente l'aventure de la musique lui aussi, mais il est sujet de risée et de moqueries. Et c'est tout de suite après qu'il apprend qu'il perd son emploi. Ça lui prendra 6 ans à se remettre sur pieds. Il se recyclera dans le doublage télé (TQS & V principalement) et cinéma. C'est sa voix que l'on entend dans la bouche de Tom Hardy dans 8 films doublés chez nous dont le dernier Mad Max et The Revenant.
Véronique Cloutier commet une double faute en s'improvisant à la fois chanteuse et actrice. Elle est épouvantable dans les deux positions.
Mais celui qui m'a inspiré cette parenthèse historique, je l'ai croisé par hasard, l'autre tantôt. Sur le coup j'ai pensé avoir été à l'école avec lui par le passé. Et en quelque sorte c'était aussi vrai. Il a vu que je le toisait du regard afin de déterminer qui il était donc, et j'ai aussi vu qu'il tentait de m'éviter. Il me donnait l'impression qu'il voulait se cacher. Et dès son "moment public" en ondes à Musique Plus, il se cachait déjà. Françis Bay est François Bertrand. Ou vice-versa. Je ne sais pas lequel des deux est son vrai nom. Mais je devine que ce devait être François Bertrand. Si Françis Bay n'avait pas été assez brillant pour faire de la bonne musique ou du bon clip au début des années 90, il avait eu assez d'intelligence pour se réinventer en pseudonyme.
François Bertrand est fondateur d'Avalanche Marketing de nos jours.
Musique Plus a 30 ans aujourd'hui.
Ça me semble hier. J'y étais dès les premiers jours. Quand les 4 Vidéos-Jockey en rotation (VJ) étaient Sonia Benezra, Claude Rajotte, Marc Carpentier et Catherine Vachon.
On enregistrait en direct entre 20 heures et minuit et on repassait en boucle toute les 4 heures. C'était avant l'internet. Les vidéos, fallait les courir d'émissions de vidéos à émissions de vidéos.
Par la suite il y a eu une panoplie de VJ qui se sont succédés jusqu'à nos jours où il n'y en a plus du tout.
La station diffuse toujours des clips musicaux, mais principalement des émissions tricotées maison ou des télé-réalités achetées d'ailleurs.
La station soeur de Musique Plus, MuchMusic, a un VJ du nom de Christopher Ward en 1984. Ward est l'un des premiers VJ de l'Ontario diffusant des clips, des sketchs, des entrevues d'artistes de la musique entre minuit et 6 heures du matin à la télé dans une émission appelée City Limits. Quand MuchMusic ouvre ses portes en août 1984, il est tout désigné pour en être l'un des premiers VJ et l'un des plus populaires. Une de ses amies, Allanah Myles, et lui feront une apparition en tant que musiciens dans l'émission (pas encore populaire) Degrassi Junior High, alors appelée The Kids of Degrassi Street dès 1984. Ward est un bon ami du producteur de l'émission Stephen Stohn.
Quand Ward devient VJ, il est aussi musicien. Il a même enregistré deux albums et participé à un troisième entre 1975 et 1981. Il en enregistrera un autre en 1987. Mais c'est en 1989 que Ward frappe le gros lot. Réunissant ses amis Stephen Stohn et Alannah Myles il compose une chanson qui fera un malheur. Elle sera même votée chanson de l'année au pays. Ward fera beaucoup d'argent en composant pour Diana Ross, Hillary Duff, les Backstreet Boys, Wynonna Judd, Amanda Marshall, Tina Arena, Peter Cetera, Anne Murray et Meredith Brooks.
Ceci a un écho pour les VJ de Musique Plus au Québec.
Je n'ai pas de dates précises pour plusieurs d'entre eux car je crois qu'ils en sont légèrement gênés mais plusieurs ont tenté le saut directement de VJ à chanteur/chanteuse eux-mêmes. Ce qui a toujours fait grincer des dents, légèrement.
Je crois que c'est Natalie Richard, la première qui s'est lancée de l'autre côté du décor. Par bon goût, sa musique reste introuvable. Elle gère aujourd'hui un site sur l'art de vivre. Au travers de ses yeux.
Sonia Benezra avait une vie avant Musique Plus. Elle était actrice. Elle le restera entre 1986 et 2001. Sa maîtrise de l'anglais, du français et de l'espagnol lui ouvre bien des portes. Elle a beaucoup de succès avec un talk show télé entre 1992 et 1995. Elle enregistre un album en 1995. Elle gravitera toujours autour du monde des communications et de la télé. Elle y grapine toujours.
Isabelle Desjardins chante (et mime) comme chanteuse du coverband The Hooks.
Paul Sarasin n'a jamais vu venir son congédiement. Il a non seulement été pris par surprise, mais a eu beaucoup de difficultés à s'en remettre. En 1993, il tente l'aventure de la musique lui aussi, mais il est sujet de risée et de moqueries. Et c'est tout de suite après qu'il apprend qu'il perd son emploi. Ça lui prendra 6 ans à se remettre sur pieds. Il se recyclera dans le doublage télé (TQS & V principalement) et cinéma. C'est sa voix que l'on entend dans la bouche de Tom Hardy dans 8 films doublés chez nous dont le dernier Mad Max et The Revenant.
Véronique Cloutier commet une double faute en s'improvisant à la fois chanteuse et actrice. Elle est épouvantable dans les deux positions.
Mais celui qui m'a inspiré cette parenthèse historique, je l'ai croisé par hasard, l'autre tantôt. Sur le coup j'ai pensé avoir été à l'école avec lui par le passé. Et en quelque sorte c'était aussi vrai. Il a vu que je le toisait du regard afin de déterminer qui il était donc, et j'ai aussi vu qu'il tentait de m'éviter. Il me donnait l'impression qu'il voulait se cacher. Et dès son "moment public" en ondes à Musique Plus, il se cachait déjà. Françis Bay est François Bertrand. Ou vice-versa. Je ne sais pas lequel des deux est son vrai nom. Mais je devine que ce devait être François Bertrand. Si Françis Bay n'avait pas été assez brillant pour faire de la bonne musique ou du bon clip au début des années 90, il avait eu assez d'intelligence pour se réinventer en pseudonyme.
François Bertrand est fondateur d'Avalanche Marketing de nos jours.
Musique Plus a 30 ans aujourd'hui.
jeudi 1 septembre 2016
FARC & Colombiens
Les FARC sont l'acronyme des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie.
Dans les années 30, la concentration de terre entre les mains de plusieurs propriétaires favorise un large mouvement paysan. L'allégeance de ce mouvement est largement communiste.
En avril 1948, le principal meneur de la gauche colombienne et sympathisant des paysans est assassiné. La fracture sociale est si importante en Colombie que ce seront 12 ans de guerre civile que connaîtra le pays. Elle fera entre 100 000 et 300 000 victimes civiles.
Dans les années 50, le (violent) régime politique est conservateur et réprime à la fois la démocratie, à la fois les mouvements communistes. L'armée, suivant le pouls du peuple, fait tomber le gouvernement en 1953. Le gouvernement sera militaire et on offre l'amnistie à tous les groupes de résistances, les bandits comme les guérillos, en échange de leurs armes. Ce que tout le monde fait, sauf les paysans communistes. Ceux-ci veulent que le gouvernement fasse écho aux revendications sociales de leur leader assassiné en 1948. Ils cessent leurs attaques contre l'armée du gouvernement, tant que celle-ci lui permet de réorganiser le partage des terres entre communistes.
Mais sous apparence de "justice sociale" se cache la dictature de Gustavo Rojas Pinilla. La seule dictature militaire qu'ait connu la Colombie au XXème siècle. Pinilla lance des attaques contre les paysans communistes. Répétées. Mais il y a des dissidents parmi les rangs militaires. L'Église, les étudiants, les syndicats, les banques et les industries s'opposent à la dictature de Pinilla qui est forcé de céder le pouvoir à un gouvernement de transition équilibré entre conservateurs et libéraux.
Mais les zones éloignées s'autosuffisent et s'autodéfendent.
L'attaque de la République de Marquetalia devient le jour de fondation des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (les FARC) en 1964. L'armée forcera les résistants à se retrancher dans les montagnes. Ils sont quelques 250 guerillos de la FARC contre quelques 2000 soldats de l'armée même si la propagande parle de 16 000 combattants de l'armée contre 48 guerillos (pour les faire paraître plus héroïques). Trois ans plus tard, les troupes des FARC sont presque anéanties et rayées de la Colombie. Mais la création de républiques indépendantes favorise la renaissance du mouvement et dès la 5ème conférence des FARC, on créé un État-Major qui comprendra le chef historique Manuel Marulanda.
Leader actif du mouvement révolutionnaire, Il vivra plus de 40 ans dans la clandestinité dans la jungle, échappant toujours à ceux qui voudraient le capturer. Et comme il est communiste, les États-Unis travaillent aussi contre lui. Ce sont plutôt ses guerillos, sous son autorité qui eux-même capturent et séquestrent, principalement des politiciens, des militaires, mais aussi des civils. Les États-Unis tricotent un lien entre Marulanda et la drogue pour justifier qu'ils cherchent aussi le capturer. Il dérange à ce point. Il bâtit une véritable armée dont les effectifs, à leur meilleur, auront jusqu'à 18 000 hommes prêts à se battre. C'est sous son influence que sera kidnappée Ingrid Betancourt.
Dans les années 80, les enlèvements, demandes de rançon et le trafic de drogue leur assure une certaine fortune. Marulanda n'est peut-être pas si propre. Mais quand l'argent vient de la drogue, il ne veut pas savoir. Tant qu'ils ont des fonds.
Dans les années 90, des rapprochements avec le Parti Communiste Colombien et le gouvernement de Belisario Betancourt tournent court. Dans un contexte défavorable aux luttes marxistes, plusieurs de ces mouvements rendent les armes. Mais pas les FARC.
Après les attaques de septembre 2001 à New York, les FARC augmentent les enlèvements de politiciens. Ils sont aussitôt placés sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de l'Union Européenne (en 2005, pour l'UE).
Marulanda décède en 2006 et ses FARC sont affaiblis.
La semaine dernière se concluait un accord historique, Un accord de paix visant à mettre en oeuvre une démobilisation définitive des FARC.
Les FARC, selon les Nations-Unies, seraient responsables de 12% des assassinats de civils perpétrés pendant le conflit entre 1964 et 2016. ainsi que de 80% des morts paramilitaires. Les forces gouvernementales seraient responsables des 8 % de morts restant de cette guerre civile.
Reste à voir comment les FARC (et le gouvernement) se comporteront.
En 1991, ils avaient aussi signé un accord de paix...
Dans les années 30, la concentration de terre entre les mains de plusieurs propriétaires favorise un large mouvement paysan. L'allégeance de ce mouvement est largement communiste.
En avril 1948, le principal meneur de la gauche colombienne et sympathisant des paysans est assassiné. La fracture sociale est si importante en Colombie que ce seront 12 ans de guerre civile que connaîtra le pays. Elle fera entre 100 000 et 300 000 victimes civiles.
Dans les années 50, le (violent) régime politique est conservateur et réprime à la fois la démocratie, à la fois les mouvements communistes. L'armée, suivant le pouls du peuple, fait tomber le gouvernement en 1953. Le gouvernement sera militaire et on offre l'amnistie à tous les groupes de résistances, les bandits comme les guérillos, en échange de leurs armes. Ce que tout le monde fait, sauf les paysans communistes. Ceux-ci veulent que le gouvernement fasse écho aux revendications sociales de leur leader assassiné en 1948. Ils cessent leurs attaques contre l'armée du gouvernement, tant que celle-ci lui permet de réorganiser le partage des terres entre communistes.
Mais sous apparence de "justice sociale" se cache la dictature de Gustavo Rojas Pinilla. La seule dictature militaire qu'ait connu la Colombie au XXème siècle. Pinilla lance des attaques contre les paysans communistes. Répétées. Mais il y a des dissidents parmi les rangs militaires. L'Église, les étudiants, les syndicats, les banques et les industries s'opposent à la dictature de Pinilla qui est forcé de céder le pouvoir à un gouvernement de transition équilibré entre conservateurs et libéraux.
Mais les zones éloignées s'autosuffisent et s'autodéfendent.
L'attaque de la République de Marquetalia devient le jour de fondation des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (les FARC) en 1964. L'armée forcera les résistants à se retrancher dans les montagnes. Ils sont quelques 250 guerillos de la FARC contre quelques 2000 soldats de l'armée même si la propagande parle de 16 000 combattants de l'armée contre 48 guerillos (pour les faire paraître plus héroïques). Trois ans plus tard, les troupes des FARC sont presque anéanties et rayées de la Colombie. Mais la création de républiques indépendantes favorise la renaissance du mouvement et dès la 5ème conférence des FARC, on créé un État-Major qui comprendra le chef historique Manuel Marulanda.
Leader actif du mouvement révolutionnaire, Il vivra plus de 40 ans dans la clandestinité dans la jungle, échappant toujours à ceux qui voudraient le capturer. Et comme il est communiste, les États-Unis travaillent aussi contre lui. Ce sont plutôt ses guerillos, sous son autorité qui eux-même capturent et séquestrent, principalement des politiciens, des militaires, mais aussi des civils. Les États-Unis tricotent un lien entre Marulanda et la drogue pour justifier qu'ils cherchent aussi le capturer. Il dérange à ce point. Il bâtit une véritable armée dont les effectifs, à leur meilleur, auront jusqu'à 18 000 hommes prêts à se battre. C'est sous son influence que sera kidnappée Ingrid Betancourt.
Dans les années 80, les enlèvements, demandes de rançon et le trafic de drogue leur assure une certaine fortune. Marulanda n'est peut-être pas si propre. Mais quand l'argent vient de la drogue, il ne veut pas savoir. Tant qu'ils ont des fonds.
Dans les années 90, des rapprochements avec le Parti Communiste Colombien et le gouvernement de Belisario Betancourt tournent court. Dans un contexte défavorable aux luttes marxistes, plusieurs de ces mouvements rendent les armes. Mais pas les FARC.
Après les attaques de septembre 2001 à New York, les FARC augmentent les enlèvements de politiciens. Ils sont aussitôt placés sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de l'Union Européenne (en 2005, pour l'UE).
Marulanda décède en 2006 et ses FARC sont affaiblis.
La semaine dernière se concluait un accord historique, Un accord de paix visant à mettre en oeuvre une démobilisation définitive des FARC.
Les FARC, selon les Nations-Unies, seraient responsables de 12% des assassinats de civils perpétrés pendant le conflit entre 1964 et 2016. ainsi que de 80% des morts paramilitaires. Les forces gouvernementales seraient responsables des 8 % de morts restant de cette guerre civile.
Reste à voir comment les FARC (et le gouvernement) se comporteront.
En 1991, ils avaient aussi signé un accord de paix...
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