Parmi les fleurs laissées en mémoire de la ministre du parti travailliste Jo Cox, se trouvait un mot de Gwen & Ken.
"Quelque fois, le monde ne fait tout simplement pas de sens. Ceci est l'une de ces fois. Nous nous rappellerons toujours de toi et t'aimerons à jamais" -Gwen & Ken (Lowe).
La parenthèse est intéressante. Jo Cox est morte. Il est assez peu important de savoir qui sont Gwen & Ken de la part de Jo Cox puisqu'elle est morte. Il s'agit d'une parenthèse publique. Pour les vivants. Les Lowe sont des conseillers qui ont travaillé pour le parti travailliste avec Cox par le passé. La plupart des mots étaient pour Cox, mais la parenthèse, pour ceux qui liraient le mot.
Dans la semaine de son crapuleux assassinat, avant le vote en faveur du Brexit, il y avait beaucoup de discussion sur comment gérer la mort affreuse de cette femme, en privé ou de manière publique? Est-ce que ça influencerait le vote favorablement? défavorablement?. Son assassin aurait crié "Les Britanniques en premier!" et "mort aux traîtres! liberté à l'Angleterre!" deux phrase qui pouvaient avoir un poids d'une certaine importance sur les voteurs.
Peu importe la folie qui amène un homme à en tuer un autre, cet assassinat ne pouvait pas tomber à un moment plus fissile dans la politique britannique. Le référendum a créé de très fortes divisions , pas seulement dans le parti conservateur, mais chez les europhiles, chez les citoyens, et même au coeur du camp du "restons dans L'UE", d'importants clivages se sont produits.
À la suite du résultat du vote, la panique s'est emparée des marchés, européens surtout. De vieilles rancoeurs ont été soulevées pendant la campagne. Dans les régions les plus pauvres entre autre où l'accueil, l'argent et les efforts déployés autour des migrants a été jalousé par les gens les plus pauvres qui veulent de cette aide pour eux. Et maintenant. Au pire des excès dans la campagne du "quittons l'UE", un représentant a posé devant un large panneau publicitaire rappelant les pires campagnes de propagande nazie des années 30.
Le mercredi de ce qui aurait été son 42ème anniversaire, un vidéo d'un de ses derniers discours a été diffusé par son mari. Jo Cox y parlait de sa peur de voir l'Angleterre bâtir de nouveaux murs entre citoyens. Elle ne voulait pas de la dynamique de la division. Elle promettait que le jour de son anniversaire, elle ferait du porte à porte pour convaincre les gens que l'Angleterre serait plus forte dans l'UE. Car elle ne pensait pas à elle, mais bien à son peuple, qui inclut les Indiens et les Pakistanais de son quartier. Son mari a coupé le vidéo pour dire "Mais aujourd'hui, ce n'est pas ceci qui est important..."
En quelque part, oui...
Même dans la mort, elle continuait de faire de la politique. De placer ses arguments.
Les prévisions étaient 85% "on reste dans l'UE" contre 15% "on quitte", dès le lendemain, cette prédiction devenait ridicule et l'Angleterre se votait hors de l'Union Européenne. De là, la surprise pour les marchés financiers. Les marchés financiers détestent les surprises.
Les marchés de Londres ont pris la pire plonge depuis 2008. Mais en 2008, c'était la planète entière qui plongeait.
Le même homme qui avait posé devant l'affiche à saveur Nazie semble avoir oublié Jo Cox. Il a mentionné que la victoire a été tout ce qu'il y a de plus propre puisque "aucune balle n'a été tirée".
Peut-être, mais une vie a été lâchement fauchée au nom de la haine.
L'Angleterre a retrouvé son pays.
Mais qu'est devenu ce pays?
Un pays entre parenthèses.
samedi 25 juin 2016
vendredi 24 juin 2016
La Direction du Vent
"You don't need a weatherman to know where the wind blows..."
- R.Z.
Le Québec est unique.
Petite tête de chien francophone, baignée au coeur de l'anglophonie américaine, le Québec réussit depuis des années, des siècles, à survivre de sa langue tant bien que mal et à vivre de ses propres produits locaux. Qu'ils soient artistiques, des modèles d'affaires ou encore des modèles sociétaires comme cette idée de mourir dans la dignité.
Notre journée d'aujourd'hui sera politisée. Partisane. On tentera de diriger les vents. On y parlera de pays en termes directs ou voilés. Alors que nous n'en sommes toujours pas un. Le 24 juin, c'est toujours une journée d'éléphant blanc au micro, où les gens du pays sont justes nous autres. et où on souhaite ce qu'on est encore trop petit pour réaliser tout seul.
Nos ministres font leurs classes chez les grands (lire le Canada) et terminent leur carrière ici. (Bouchard, Charest, Coderre...). Il y a indice de petitesse.
Mais il y a aussi idées de grandeur en province.
Et la plupart du monde se trouve pas mal entre les deux.
Il existe autant de raisons de la part des Québécois de se séparer du Canada qu'il en existe de citoyens. Ce qui revient le plus souvent. c'est que nous nous sentons nettement différents des autres. Et nous le sommes. Placez nous devant un canadien anglais ou un Étatsunien, la différence est subtile. Les Canadiens deviennent même aussi obèses que les Étatsuniens. Nos valeurs sont aussi très différentes. Nous consommons notre propre culture avec gourmandise et avec appétit. Nous recherchons nos propres créateurs, que ce soit en musique, en films, en télé, en alimentation, en produits vinicoles, ailleurs, partout nous sommes passablement unis dans notre affection de notre chez nous. Il s'en trouvent même beaucoup pour être de parfaits mordus de la langue, et j'en connais bien la race, je suis moi-même traducteur et croise des gens qui se font une véritable passion de la langue française. Parfois trop. Et même quelques fois en plaçant l'anglais et l'anglicisme comme le parfait démon. Ce n'est pas mon cas. Je suis un bum de la traduction. Je tente de vendre à outrance "Étatsunien" (et de manière plus naïve encore "United Staters") pour remplacer "Américain" utilisé avec arrogance par les États-Unis pour parler d'eux-même, ce qui est un crime contre tous les autres peuples Américains. Les États-Unis ont même débordé en parlant maintenant d'America, pour parler de leur pays.
Jamais de ma part messieurs. Je suis l'Amérique autant que vous. Autant que l'Argentine et le Mexique.
De la même manière, le 24 juin devient souvent un festival de la francophonie. Ce qui est à mon sens une erreur chaque fois. Mon ami d'origine chilienne, mais bien citoyen Québécois, est aussi quelqu'un de fêté ce jour-là. Et sa langue première, c'est encore le chilien. Arcade Fire, Murray Head et Leonard Cohen chantent et parlent anglais et sont bien Québécois.
Nos 4 saisons sont les plus découpées de l'Amérique. Ça rajoute à notre caractère unique. Voilà toute la beauté de notre américanité.
En 1995, j'étais tout feu tout flamme pour la séparation. Le suis encore plus que le contraire. Nous sommes si différents du Canada, si étrangers à ces gens, pourquoi ne pas rendre tout ça officiel?
Mais l'idée reste utopiste. On veut se séparer sans en mesurer pleinement les conséquences. Séparé. on ne garderait plus nécessairement les mêmes arrangements avec nos voisins canadiens. On ne partagerait plus le même argent. Quelle serait la valeur de notre argent? demain? séparé?
Ironiquement, l'Angleterre s'est votée une sortie de l'Union Européenne. hier.
Ceux qui voulaient y rester c'était parce que l'UE est liée à 3 millions d'emplois britanniques. la sécurité du pays est assurée par l'UE, plus big et plus imposante que la seule Angleterre. l'adhésion à l'UE rend les britannique entre 4 et 5% plus riches,
Ceux qui ont voulu quitter ont comme arguments que les frontières, en ce qui concerne l'immigration, serait contrôlée par les britanniques, pas imposées par l'UE. La valeur immobilière augmenterait d'en moyenne 1368 $ par foyer (933 livres sterling). Les lois et les sanctions seraient contrôlées par les britanniques, et non l'UE.
Les arguments des deux côtés sont valables.
On pourrait sortir à peu près les mêmes pour notre pays-en-devenir et le vrai pays qui est le nôtre sur papier: le Canada.
Moi je vois ça comme le mariage.
A-t-on besoin de se marier pour se confirmer que l'on s'aime?
Je dirais que la majorité de mes proches ne sont pas mariés. Mais ils sont tous unis en amour et en famille depuis près de 20 ans. Tous.
Et je sais que ces gens s'aiment.
Tout comme je sais que le Québec s'aime.
Particulièrement aujourd'hui.
Y a pas de raisons de pas aimer aussi l'anglophone qui habite le Québec depuis plus de 20 ans.
Ni l'allophone.
Sans ces gens, le pays du Québec ne se peut pas.
Bonne fête Québécois.
Ayons la peau du coeur du pays qui ne nous fait pas peur.
Et qui n'est pas le leur.
Nous savons ce que nous avons.
Nous savons ce que nous valons.
Bonne fête, vents vagabonds.
Aujourd'hui tu n'est pas pays.
Mais tu chanteras en son nom.
- R.Z.
Le Québec est unique.
Petite tête de chien francophone, baignée au coeur de l'anglophonie américaine, le Québec réussit depuis des années, des siècles, à survivre de sa langue tant bien que mal et à vivre de ses propres produits locaux. Qu'ils soient artistiques, des modèles d'affaires ou encore des modèles sociétaires comme cette idée de mourir dans la dignité.
Notre journée d'aujourd'hui sera politisée. Partisane. On tentera de diriger les vents. On y parlera de pays en termes directs ou voilés. Alors que nous n'en sommes toujours pas un. Le 24 juin, c'est toujours une journée d'éléphant blanc au micro, où les gens du pays sont justes nous autres. et où on souhaite ce qu'on est encore trop petit pour réaliser tout seul.
Nos ministres font leurs classes chez les grands (lire le Canada) et terminent leur carrière ici. (Bouchard, Charest, Coderre...). Il y a indice de petitesse.
Mais il y a aussi idées de grandeur en province.
Et la plupart du monde se trouve pas mal entre les deux.
Il existe autant de raisons de la part des Québécois de se séparer du Canada qu'il en existe de citoyens. Ce qui revient le plus souvent. c'est que nous nous sentons nettement différents des autres. Et nous le sommes. Placez nous devant un canadien anglais ou un Étatsunien, la différence est subtile. Les Canadiens deviennent même aussi obèses que les Étatsuniens. Nos valeurs sont aussi très différentes. Nous consommons notre propre culture avec gourmandise et avec appétit. Nous recherchons nos propres créateurs, que ce soit en musique, en films, en télé, en alimentation, en produits vinicoles, ailleurs, partout nous sommes passablement unis dans notre affection de notre chez nous. Il s'en trouvent même beaucoup pour être de parfaits mordus de la langue, et j'en connais bien la race, je suis moi-même traducteur et croise des gens qui se font une véritable passion de la langue française. Parfois trop. Et même quelques fois en plaçant l'anglais et l'anglicisme comme le parfait démon. Ce n'est pas mon cas. Je suis un bum de la traduction. Je tente de vendre à outrance "Étatsunien" (et de manière plus naïve encore "United Staters") pour remplacer "Américain" utilisé avec arrogance par les États-Unis pour parler d'eux-même, ce qui est un crime contre tous les autres peuples Américains. Les États-Unis ont même débordé en parlant maintenant d'America, pour parler de leur pays.
Jamais de ma part messieurs. Je suis l'Amérique autant que vous. Autant que l'Argentine et le Mexique.
De la même manière, le 24 juin devient souvent un festival de la francophonie. Ce qui est à mon sens une erreur chaque fois. Mon ami d'origine chilienne, mais bien citoyen Québécois, est aussi quelqu'un de fêté ce jour-là. Et sa langue première, c'est encore le chilien. Arcade Fire, Murray Head et Leonard Cohen chantent et parlent anglais et sont bien Québécois.
Nos 4 saisons sont les plus découpées de l'Amérique. Ça rajoute à notre caractère unique. Voilà toute la beauté de notre américanité.
En 1995, j'étais tout feu tout flamme pour la séparation. Le suis encore plus que le contraire. Nous sommes si différents du Canada, si étrangers à ces gens, pourquoi ne pas rendre tout ça officiel?
Mais l'idée reste utopiste. On veut se séparer sans en mesurer pleinement les conséquences. Séparé. on ne garderait plus nécessairement les mêmes arrangements avec nos voisins canadiens. On ne partagerait plus le même argent. Quelle serait la valeur de notre argent? demain? séparé?
Ironiquement, l'Angleterre s'est votée une sortie de l'Union Européenne. hier.
Ceux qui voulaient y rester c'était parce que l'UE est liée à 3 millions d'emplois britanniques. la sécurité du pays est assurée par l'UE, plus big et plus imposante que la seule Angleterre. l'adhésion à l'UE rend les britannique entre 4 et 5% plus riches,
Ceux qui ont voulu quitter ont comme arguments que les frontières, en ce qui concerne l'immigration, serait contrôlée par les britanniques, pas imposées par l'UE. La valeur immobilière augmenterait d'en moyenne 1368 $ par foyer (933 livres sterling). Les lois et les sanctions seraient contrôlées par les britanniques, et non l'UE.
Les arguments des deux côtés sont valables.
On pourrait sortir à peu près les mêmes pour notre pays-en-devenir et le vrai pays qui est le nôtre sur papier: le Canada.
Moi je vois ça comme le mariage.
A-t-on besoin de se marier pour se confirmer que l'on s'aime?
Je dirais que la majorité de mes proches ne sont pas mariés. Mais ils sont tous unis en amour et en famille depuis près de 20 ans. Tous.
Et je sais que ces gens s'aiment.
Tout comme je sais que le Québec s'aime.
Particulièrement aujourd'hui.
Y a pas de raisons de pas aimer aussi l'anglophone qui habite le Québec depuis plus de 20 ans.
Ni l'allophone.
Sans ces gens, le pays du Québec ne se peut pas.
Bonne fête Québécois.
Ayons la peau du coeur du pays qui ne nous fait pas peur.
Et qui n'est pas le leur.
Nous savons ce que nous avons.
Nous savons ce que nous valons.
Bonne fête, vents vagabonds.
Aujourd'hui tu n'est pas pays.
Mais tu chanteras en son nom.
jeudi 23 juin 2016
Van Breda Vendetta
Vendetta: vengeance d'une offense ou d'un meurtre qui se transmet à tous les membres d'une même famille.
Sauf que cette fois, le loup était peut-être dans la bergerie.
Les gens riches ne sont pas plus heureux.
Afrique du Sud, 27 janvier 2015.
Martin Van Breda était un homme d'affaires millionnaire. sa femme Teresa avait un an de plus que lui . Leur plus vieil enfant était un jeune homme de 22 ans, Rudi. ils ont aussi un fils de 20 ans, Henri, et une fille de 16 ans, Marli.
Toute la famille est au chalet familial situé sur un terrain de golf leur appartenant à Stellenbosch fin janvier quand l'horreur sévit.
Un homme serait entré par effraction dans le chalet familial, hache en main, et ce serait livré à une boucherie en règle sur toute la famille. Rudi serait mort le premier, son père ensuite quand il serait venu à sa défense, puis Henry aurait été attaqué et sa mère et sa soeur ont suivi.
Rudi, Martin et Teresa sont bien morts à coups de hache. Henry a survécu. Marli aussi.
C'est Henry qui a narré les séquence des événements à la police.
Mais voilà.
Il s'est contredit quelques fois dans l'ordre des morts.
Un docteur a confirmé que les blessures infligées sur le corps de Henry avait été infligée vraisemblablement par lui-même. Et Marli, même si gravement blessée à la tête et à la jugulaire, a aussi survécu. Sauf que cette dernière souffre d'une amnésie rétrograde. Elle ne se rappelle de rien et ne peut répondre qu'à des questions très simples comme "quel est ton nom?" ou "Quelle année sommes nous?". Elle a été gardée loin de son frère entre janvier 2015 et juin la même année et on ne lui a pas parlé de ce qui s'est passé, ni même du reste de sa famille dont elle ne semble pas se rappeler de toute manière . Pour à la fois la protéger d'un choc majeur et l'aider à guérir.
Pour Henry, les choses se compliquent. Henri a affirmé à la police que l'agression est survenue à 7h30 du matin. Toutefois les experts ont confirmé que les agressions devaient avoir eu lieue 4 heures plus tôt. À 4h42, Henry a aussi appelé sa copine, qui n'a pas répondu à l'appel. Il a ensuite cherché sur l'internet des numéros de téléphones locaux en cas d'urgence, sans toutefois appeler nulle part, sinon trois heures plus tard au 911. Pour dire qu'une agression venait de se produire. Une hache et un couteau ont été trouvé sur les lieux du crime et les deux éléments étaient des items de la maison familiale des Van Breda. La hache aurait tué Rudi, Martin & Teresa et aurait tenté de tuer Marli. Le couteau aurait touché seulement Henri. Caprice de tueur.
Bien entendu, la police croit tenir son coupable en Henri. Ils l'on sommé de se rendre sous peine d'être arrêté, Henry s'est rendu à la police le 16 juin dernier. On a trouvé un dealer de drogue qui l'a identifié comme un de ses clients régulier. Les parents d'Henry, à la lumière de ses excès de drogue, auraient choisi de ne plus lui donner d'allocation. Et ce, tout juste avant les meurtres...
Difficile de ne pas faire 1 + 1.
Depuis le 30 juin dernier, Marli a été placée sous les soins d'un oncle et on a exigé une grande discrétion. étant donné son état de mineure. Elle aurait été contente de revoir son frère, mais ne l'aurait plus revu depuis juin 2015.
La soeur de Teresa, l'instinct familial toute griffes dehors, a indiqué en août dernier que Henry, "Their young son and lovely child", ne peut pas avoir commis cet horrible crime.
La drogue rend horrible madame. Vous connaissez la dernière? On l'appelle religion.
Lundi dernier, il a été décidé qu'on accuserait Henri de triple assassinat ainsi que de tentative d'assassinat sur une quatrième personne. Il sera aussi accusé de faux et de fabrication après les faits en plus d'avoir tenter de leurrer les enquêteurs.
Les avocats de Henry van Breda ont souligné que leur client ne devait rien prouver ni convaincre quoi que ce soit à qui que ce soit, qu'il s'agissait simplement à la cour de convaincre le jury qu'il aurait pu être le coupable. Ce qu'ils prétendent qu'il ne serait pas.
Après Oscar Pistorius, qui a justement connu sa sentence le même jour* qu'Henry s'est livré à la police. l'Afrique du Sud a son nouveau feuilleton socio-légale à se mettre sous la dent.
*Un minimum de 15 ans en prison avant la possibilité d'un appel
Sauf que cette fois, le loup était peut-être dans la bergerie.
Les gens riches ne sont pas plus heureux.
Afrique du Sud, 27 janvier 2015.
Martin Van Breda était un homme d'affaires millionnaire. sa femme Teresa avait un an de plus que lui . Leur plus vieil enfant était un jeune homme de 22 ans, Rudi. ils ont aussi un fils de 20 ans, Henri, et une fille de 16 ans, Marli.
Toute la famille est au chalet familial situé sur un terrain de golf leur appartenant à Stellenbosch fin janvier quand l'horreur sévit.
Un homme serait entré par effraction dans le chalet familial, hache en main, et ce serait livré à une boucherie en règle sur toute la famille. Rudi serait mort le premier, son père ensuite quand il serait venu à sa défense, puis Henry aurait été attaqué et sa mère et sa soeur ont suivi.
Rudi, Martin et Teresa sont bien morts à coups de hache. Henry a survécu. Marli aussi.
C'est Henry qui a narré les séquence des événements à la police.
Mais voilà.
Il s'est contredit quelques fois dans l'ordre des morts.
Un docteur a confirmé que les blessures infligées sur le corps de Henry avait été infligée vraisemblablement par lui-même. Et Marli, même si gravement blessée à la tête et à la jugulaire, a aussi survécu. Sauf que cette dernière souffre d'une amnésie rétrograde. Elle ne se rappelle de rien et ne peut répondre qu'à des questions très simples comme "quel est ton nom?" ou "Quelle année sommes nous?". Elle a été gardée loin de son frère entre janvier 2015 et juin la même année et on ne lui a pas parlé de ce qui s'est passé, ni même du reste de sa famille dont elle ne semble pas se rappeler de toute manière . Pour à la fois la protéger d'un choc majeur et l'aider à guérir.
Pour Henry, les choses se compliquent. Henri a affirmé à la police que l'agression est survenue à 7h30 du matin. Toutefois les experts ont confirmé que les agressions devaient avoir eu lieue 4 heures plus tôt. À 4h42, Henry a aussi appelé sa copine, qui n'a pas répondu à l'appel. Il a ensuite cherché sur l'internet des numéros de téléphones locaux en cas d'urgence, sans toutefois appeler nulle part, sinon trois heures plus tard au 911. Pour dire qu'une agression venait de se produire. Une hache et un couteau ont été trouvé sur les lieux du crime et les deux éléments étaient des items de la maison familiale des Van Breda. La hache aurait tué Rudi, Martin & Teresa et aurait tenté de tuer Marli. Le couteau aurait touché seulement Henri. Caprice de tueur.
Bien entendu, la police croit tenir son coupable en Henri. Ils l'on sommé de se rendre sous peine d'être arrêté, Henry s'est rendu à la police le 16 juin dernier. On a trouvé un dealer de drogue qui l'a identifié comme un de ses clients régulier. Les parents d'Henry, à la lumière de ses excès de drogue, auraient choisi de ne plus lui donner d'allocation. Et ce, tout juste avant les meurtres...
Difficile de ne pas faire 1 + 1.
Depuis le 30 juin dernier, Marli a été placée sous les soins d'un oncle et on a exigé une grande discrétion. étant donné son état de mineure. Elle aurait été contente de revoir son frère, mais ne l'aurait plus revu depuis juin 2015.
La soeur de Teresa, l'instinct familial toute griffes dehors, a indiqué en août dernier que Henry, "Their young son and lovely child", ne peut pas avoir commis cet horrible crime.
La drogue rend horrible madame. Vous connaissez la dernière? On l'appelle religion.
Lundi dernier, il a été décidé qu'on accuserait Henri de triple assassinat ainsi que de tentative d'assassinat sur une quatrième personne. Il sera aussi accusé de faux et de fabrication après les faits en plus d'avoir tenter de leurrer les enquêteurs.
Les avocats de Henry van Breda ont souligné que leur client ne devait rien prouver ni convaincre quoi que ce soit à qui que ce soit, qu'il s'agissait simplement à la cour de convaincre le jury qu'il aurait pu être le coupable. Ce qu'ils prétendent qu'il ne serait pas.
Après Oscar Pistorius, qui a justement connu sa sentence le même jour* qu'Henry s'est livré à la police. l'Afrique du Sud a son nouveau feuilleton socio-légale à se mettre sous la dent.
*Un minimum de 15 ans en prison avant la possibilité d'un appel
mercredi 22 juin 2016
Père de Banlieue Plate
Il n'y a rien de plus dur en ce moment de ma vie que mon rôle de père.
Avoir des enfants, c'est se signer un permis d'inquiétude pour la vie. Et je ne suis pas d'un naturel inquiet. Ce qui fait que lorsque l'inquiétude naît en moi, c'est toujours un apprentissage particulier.
Nous avons donné un téléphone intelligent à notre plus jeune à Noël dernier.
C'était donner au suicidaire la corde de pendu. Son niveau d'attention, qui se trouvait à peu près à 4 sur une échelle de 10, est tombé à 1.5. Rien n'est désormais plus important que de plonger dans son téléphone.
Le matin, la semaine, 2 fois sur 5, je ne suis pas là. Je travaille à l'heure où la chorégraphie matinale s'installe. Mais quand je m'y trouve, c'est tout simplement épouvantable. Je dois aller la réveiller entre 7 ou 8 fois, je dois pratiquement la faire manger à la cuillère (elle a 13 ans!!!!) sinon elle ne mangera pas et on doit lui pousser dans le cul pour qu'elle s'habille, se brosse les dents, se peigne et quitte pour l'école à temps...une chorégraphie que l'amoureuse coordonne seule, 2 jours sur 5. Dans ces 2 jours, l'amoureuse a pris la très fâcheuse habitude de servir au lit, les déjeuners. Donc, de siéger l'enfant-roi solidement sur son trône. Le tabouret et la corde au pendu. Sers-moi, valet! Chose que je peine beaucoup à faire, voire que je refuse de faire. Descendez à l'étage, extirpez-vous du lit si confortable, et organisez-vous comme les grands que vous êtes. Car le grand de 16 ans, trône lui aussi dans son lit d'enfant-roi, très certainement incapable de se penser un déjeuner.
Ce sont de toutes petites choses qui ne seraient pas grave si le ton matinal n'était pas aussi intense. L'amoureuse, toujours, TOUJOURS, excédée par l'inertie de Punkee, ne cesse de lui crier après. Celle-ci réplique aussi de cris. Le ton est donné. Un ton auquel je suis parfaitement étranger. Monkee aussi. On se croise le regard parfois en se disant: "Qu'est-ce que ce mauvais film dans lequel nous avons atterri?"On se sent dans un aréna de hockey mineur dans un match de séries éliminatoires quand l'arbitre ne fait pas sa job. Les sons s'y trouvent. C'est insupportable. Mais l'arbitre ça pourrait être moi. Et tout aussi excédé par les cris et le ton dans lequel je ne reconnais rien, une fois les enfantslevés réveillés, et leur déjeuner dans la cuisine près de leur lit, je retourne me coucher, je ne supporte aucunement l'ambiance. Je cauchemarde avec une forte importance sur les 5 dernières lettres du mot.
Une ambiance créée de toute pièce par nous, parents.
Qui échouons lamentablement là-dessus. Terriblement. Insupportablement.
Punkee est partie en larmes mercredi dernier car je lui enlevais le téléphone des mains pour la journée en conséquences de son inertie et surtout pour avoir fait crier sa mère tout le matin et être partie sans se brosser les dents. Punkee était dévastée.
Et c'est l'amoureuse et moi qui nous criions après par la suite.
L'horreur.
L'amoureuse a aussi choisi d'acheter un chauffe-eau pour la piscine. Sans me consulter d'aucune manière. Peut-être une bonne idée, je ne n'aurais jamais été d'accord. J'ai été élevé autour d'un lac, gérer la température de l'eau au lieu d'habituer son corps à l'eau ne fera jamais de sens pour moi. (en plus de faire grimper la facture d'électricité).
Son idée de chauffe-eau, avec laquelle je me suis englué les pieds pendant les deux dernières semaines. aura été un calever. Et le restera probablement. La chose est énorme, laide, et le plombier a dû faire deux trous sur le côté du cabanon pour y passer deux gros tuyaux laids, très visibles. Il est venu deux fois car la première fois, rien ne pouvait être simple, il fallait lui faire un passage etdécrisser enlever trois une planche de la galerie, des planches qui n'avaient jamais été posées pour être enlevées. Quand il est revenu, il avait une attitude de marde parce qu'on ne lui avait pas fait de trou dans notre cabanon et qu'enlever une seule planche...enfin. Même si on m'en avait parlé la première fois, j'en aurai ri. Je paie 100$ d'installation, pourquoi faudrait-il que je m'invente menuisier? Ce que je suis teeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeellement pas. Nettement moins que lui.
Il a fait deux trous en moins de 8 minutes. Pour faire les trous seulement, ça m'aurait pris quelques heures. Et ça aurait été terrible. Quand le poseur a pris la peine de dire "y aurait fallu faire les trous, je suis plombier, pas menuisier". J'ai pensé: "Si tu savais...". Il a tout fait en 30 minutes ce qui m'aurait pris minimum une semaine à faire.
Un électricien devait venir poser l'électricité lundi matin dernier. Un matin où je pouvais dormir car je ne commençais, exceptionnellement, qu'à 10h à l'entrepôt. On devait venir à 7h00. Personne n'est venu. J'ai laissé un message vers 8h10 et un autre vers 9h20. L'électricien avait oublié. Il est revenu jeudi matin. Me volant de 1029$ alors que, cette fois, les trous pour les fils étaient déjà faits (pas par moi! ils y étaient déjà depuis 2002).
Tout ça c'est ce que j'appelle de la vaisselle. du plate et agressant quotidien de banlieue. Mais je dirais que ce qui me chicote davantage aussi, c'est que l'amoureuse s'est convaincue que les enfants-roi se baigneront davantage. Se mettant maintenant une pression énorme de plus 3000$ sur les épaules. Si les enfants ne se baignent pas plus (ce dont je suis assez convaincu), sera-t-elle malheureuse?
Je me soucie des mes enfants beaucoup, mais je me soucie davantage de l'état d'esprit de l'amoureuse.
C'est aussi pourquoi je n'ai pas été plus insistant sur mon refus du chauffe-eau. Ça lui fera du bien à elle? tant mieux. Je ne demande que son bien à elle.
Mais si les enfants restent aussi ininterréssés par la piscine que présentement...ça lui fera vraiment du bien?
Enfin je ne veux pas vous emmerder avec mes histoires personnelles.
J'ai deux fins d'années scolaires à gérer.
Un début de secondaire et une fin de secondaire en soi.
Samedi dernier, mon père, si il avait été vivant, aurait eu 69 ans.
Il aurait aimé l'animation de ma maisonnée.
C'est ce que je me dis pour me consoler.
Il serait venu habiter chez nous pour nous aider à gérer le trafic.
C'était lui le roi.
Et on l'aurait tous écouté.
Moi, le premier.
Il aurait trippé installation du chauffe-eau.
Avoir des enfants, c'est se signer un permis d'inquiétude pour la vie. Et je ne suis pas d'un naturel inquiet. Ce qui fait que lorsque l'inquiétude naît en moi, c'est toujours un apprentissage particulier.
Nous avons donné un téléphone intelligent à notre plus jeune à Noël dernier.
C'était donner au suicidaire la corde de pendu. Son niveau d'attention, qui se trouvait à peu près à 4 sur une échelle de 10, est tombé à 1.5. Rien n'est désormais plus important que de plonger dans son téléphone.
Le matin, la semaine, 2 fois sur 5, je ne suis pas là. Je travaille à l'heure où la chorégraphie matinale s'installe. Mais quand je m'y trouve, c'est tout simplement épouvantable. Je dois aller la réveiller entre 7 ou 8 fois, je dois pratiquement la faire manger à la cuillère (elle a 13 ans!!!!) sinon elle ne mangera pas et on doit lui pousser dans le cul pour qu'elle s'habille, se brosse les dents, se peigne et quitte pour l'école à temps...une chorégraphie que l'amoureuse coordonne seule, 2 jours sur 5. Dans ces 2 jours, l'amoureuse a pris la très fâcheuse habitude de servir au lit, les déjeuners. Donc, de siéger l'enfant-roi solidement sur son trône. Le tabouret et la corde au pendu. Sers-moi, valet! Chose que je peine beaucoup à faire, voire que je refuse de faire. Descendez à l'étage, extirpez-vous du lit si confortable, et organisez-vous comme les grands que vous êtes. Car le grand de 16 ans, trône lui aussi dans son lit d'enfant-roi, très certainement incapable de se penser un déjeuner.
Ce sont de toutes petites choses qui ne seraient pas grave si le ton matinal n'était pas aussi intense. L'amoureuse, toujours, TOUJOURS, excédée par l'inertie de Punkee, ne cesse de lui crier après. Celle-ci réplique aussi de cris. Le ton est donné. Un ton auquel je suis parfaitement étranger. Monkee aussi. On se croise le regard parfois en se disant: "Qu'est-ce que ce mauvais film dans lequel nous avons atterri?"On se sent dans un aréna de hockey mineur dans un match de séries éliminatoires quand l'arbitre ne fait pas sa job. Les sons s'y trouvent. C'est insupportable. Mais l'arbitre ça pourrait être moi. Et tout aussi excédé par les cris et le ton dans lequel je ne reconnais rien, une fois les enfants
Une ambiance créée de toute pièce par nous, parents.
Qui échouons lamentablement là-dessus. Terriblement. Insupportablement.
Punkee est partie en larmes mercredi dernier car je lui enlevais le téléphone des mains pour la journée en conséquences de son inertie et surtout pour avoir fait crier sa mère tout le matin et être partie sans se brosser les dents. Punkee était dévastée.
Et c'est l'amoureuse et moi qui nous criions après par la suite.
L'horreur.
L'amoureuse a aussi choisi d'acheter un chauffe-eau pour la piscine. Sans me consulter d'aucune manière. Peut-être une bonne idée, je ne n'aurais jamais été d'accord. J'ai été élevé autour d'un lac, gérer la température de l'eau au lieu d'habituer son corps à l'eau ne fera jamais de sens pour moi. (en plus de faire grimper la facture d'électricité).
Son idée de chauffe-eau, avec laquelle je me suis englué les pieds pendant les deux dernières semaines. aura été un calever. Et le restera probablement. La chose est énorme, laide, et le plombier a dû faire deux trous sur le côté du cabanon pour y passer deux gros tuyaux laids, très visibles. Il est venu deux fois car la première fois, rien ne pouvait être simple, il fallait lui faire un passage et
Il a fait deux trous en moins de 8 minutes. Pour faire les trous seulement, ça m'aurait pris quelques heures. Et ça aurait été terrible. Quand le poseur a pris la peine de dire "y aurait fallu faire les trous, je suis plombier, pas menuisier". J'ai pensé: "Si tu savais...". Il a tout fait en 30 minutes ce qui m'aurait pris minimum une semaine à faire.
Un électricien devait venir poser l'électricité lundi matin dernier. Un matin où je pouvais dormir car je ne commençais, exceptionnellement, qu'à 10h à l'entrepôt. On devait venir à 7h00. Personne n'est venu. J'ai laissé un message vers 8h10 et un autre vers 9h20. L'électricien avait oublié. Il est revenu jeudi matin. Me volant de 1029$ alors que, cette fois, les trous pour les fils étaient déjà faits (pas par moi! ils y étaient déjà depuis 2002).
Tout ça c'est ce que j'appelle de la vaisselle. du plate et agressant quotidien de banlieue. Mais je dirais que ce qui me chicote davantage aussi, c'est que l'amoureuse s'est convaincue que les enfants-
Je me soucie des mes enfants beaucoup, mais je me soucie davantage de l'état d'esprit de l'amoureuse.
C'est aussi pourquoi je n'ai pas été plus insistant sur mon refus du chauffe-eau. Ça lui fera du bien à elle? tant mieux. Je ne demande que son bien à elle.
Mais si les enfants restent aussi ininterréssés par la piscine que présentement...ça lui fera vraiment du bien?
Enfin je ne veux pas vous emmerder avec mes histoires personnelles.
J'ai deux fins d'années scolaires à gérer.
Un début de secondaire et une fin de secondaire en soi.
Samedi dernier, mon père, si il avait été vivant, aurait eu 69 ans.
Il aurait aimé l'animation de ma maisonnée.
C'est ce que je me dis pour me consoler.
Il serait venu habiter chez nous pour nous aider à gérer le trafic.
C'était lui le roi.
Et on l'aurait tous écouté.
Moi, le premier.
Il aurait trippé installation du chauffe-eau.
mardi 21 juin 2016
Survivre Aux Zombies
J'étais dans la douche quand soudain j'ai eu un déjà vu. J'avais déjà vécu cette scène auparavant. Moi, en train de me shampouiner la tête et le corps. J'en suis sorti très vite, un peu apeuré.
Commencer avec un déjà vu. ce ne serait pas une journée comme les autres.
En rentrant à l'entrepôt une collègue m'a dit si spontanément qu'elle en a rougi tout de suite après:
"Wow! Hunter, t'es ben beau aujourd'hui, je ne t'ai presque pas reconnu!"
Pas de nouvelle coupe de cheveux, ni de rasage de près. pas plus de beaux vêtements, en fait absolument rien de changé depuis la veille où je l'avais vue aussi et vice-versa. Donc elle me faisait un compliment doublé d'une insulte dans le même souffle. Une autre de mes collègues, plus nouvelles celle-là, qui me connait peu et que je connais peu, et qui était à ses côtés à dit:
"Hunter?...Jones, c'est toi Hunter Jones? on te reconnais pas sur ta photo de Facebook. C'est vrai que t'as pas l'air d'un 200 likes en personne"
Je n'ai rien compris. Aucune idée si c'était un compliment ou non. Je ne comprend plus rien de ce monde.
J'avais brûlé 1000 calories la veille au soir en oubliant la pizza au four, j'étais donc en relative forme. De bel humeur. J'ai croisé Victor & Luis qui ont en commun deux houleuses séparations qui se passent en cours. Chaque matin, ils échangent l'un et l'autre sur la cause de l'autre. Le premier est accusé par la mère de son enfant de nettement trop d'agressivité. Et sans connaître les détails de leur cause, je tends à donner raison à cette femme. Victor est le seul employé à crier après les autres, à exploser de rage ici et là, à agresser verbalement un nouveau et à péter un plomb sans avertir. Il aime probablement aussi les romantiques marches jusqu'au bar. Il fait plus de 6 pieds 4 et doit peser plus de 250 livres. Il parle toujours trop fort et pratiquement toujours sous le ton de l'intimidation. On ne sait jamais si il s'amuse vraiment. Et il sacre nettement inutilement tout le temps pour faire un effet qui n'est jamais à son avantage.
Luis est plus sympathique. Latin, il fait toujours de gros efforts pour parler français ou anglais aux employés. Il s'est fait jouer par une jolie fille assez portée sur la drogue. Il veut la garde de la petite fille qu'ils ont eu ensemble, mais sa droguée lui tend toute sorte de pièges un peu partout. La police est régulièrement en visite chez elle et le tout semble se diriger à l'avantage de Luis, mais comme n'importe quelle version adulte de "j'vais le dire à maman", ça traine en longueur en cours.
Les deux se parlaient en anglais car Victor est italien. (...)
Pour les faire détendre de leur discussion tendue, en passant près d'eux je leur ai lancé une blague dure à traduire, j'avais mon téléphone en main:
"Hi guys, you know what turns me on? Unprotected wifi". Ils ont explosé de rire. Mission accomplie.
J'étais de bel humeur je vous dis.
Il y a deux types de gens sur cette terre selon mes analyses: Ceux qui ont un rêve et ceux qui le visent. J'en ai trouvé une troisième: Ceux qui s'en câlisse. Ce matin là, croisant plusieurs zombies au travail, plusieurs se qualifiaient facilement dans cette catégorie.
Le 16 juin 2016 a commencé plus tôt que prévu.
J'avais belle humeur, je chantais Kathleen dans ma tête tout en lui caressant les cuisses. C'était la joie des sapins quand Noël bat son plein. Mais je n'ai croisé que des airs de zombies.
Et en y regardant de plus près, je constatai que ce n'était pas seulement des airs, mais de réels zombies! Aussi vrai qu'un croche au parti Libéral!
Pour les écarter de mon chemin je disais des choses horribles à entendre comme "Julie Snyder en anglais, IceJJfish". Ça fonctionnait. Les zombies erraient ailleurs. Ils ont donc des oreilles et peuvent être dégoûté.
Je n'étais pas confortable auprès de certains d'entre eux. Marlène, qui nous avait confessé se faire plaisir la nuit avec un crayon très large, se promenait, dans l'état de zombie, avec un crayon en main. Avais-je peur de la texture du crayon ou du poignard qu'elle pouvait improviser en faire? J'ai changé de palier avant de choisir une option.
Dans l'allée du fond de l'entrepôt, je me suis blotti et j'ai travaillé en silence. Sans Kathleen dans ma tête. Sans ma main sur ses cuisses. J'étais en alerte. Éveillé. Sur mes gardes. Un chat prêt à toute éventualité
Et l'éventualité s'éventualita.
Ce que je croyais être un moton de vidange s'anima. Brian, en Zombie, qui se levait du coin du mur, et qui menaçait de me manger.
Mon entrepôt était devenu Walking Dead.
Il a saisi ma jambe mais je lui ai crié que je n'étais pas gay. Il a sursauté, je l'ai chatouillé, il a ri comme un idiot. C'est franchement laid un zombie qui rit. Je lui ai ensuite donné un solide coup de pied au visage, le knockoutant sur le coup.
"Bad Brain, Brian" que je lui ai dit.
Marlène est apparue par derrière et a tenté de me poignarder avec son crayon. Les zombies dans Walking Dead ne tentent jamais autre chose que de manger. Était-elle un vrai zombie? La télévision n'était donc pas la vraie vie?
Comme elle était tombée au sol je me suis assis sur son dos et lui ai cassé le cou par derrière.
Pas la matinée que j'imaginais.
Je devais quitter cet endroit pour me rebrancher sur le fil du bonheur, fil si ténu, sur lequel je funambulais en entrant au travail.
J'ai traversé le Vieux-Port à la vitesse grand V et me suis retrouvé dans ma banlieue.
Ma banlieue morte.
On sonna à ma porte et quand je répondis, il n'y avait personne.
Morte, je vous dis.
Mais dans la rue, tous ses marcheurs...
Je ne vous likerai pas d'aucune manière.
Je vous prépare la guerre...
Commencer avec un déjà vu. ce ne serait pas une journée comme les autres.
En rentrant à l'entrepôt une collègue m'a dit si spontanément qu'elle en a rougi tout de suite après:
"Wow! Hunter, t'es ben beau aujourd'hui, je ne t'ai presque pas reconnu!"
Pas de nouvelle coupe de cheveux, ni de rasage de près. pas plus de beaux vêtements, en fait absolument rien de changé depuis la veille où je l'avais vue aussi et vice-versa. Donc elle me faisait un compliment doublé d'une insulte dans le même souffle. Une autre de mes collègues, plus nouvelles celle-là, qui me connait peu et que je connais peu, et qui était à ses côtés à dit:
"Hunter?...Jones, c'est toi Hunter Jones? on te reconnais pas sur ta photo de Facebook. C'est vrai que t'as pas l'air d'un 200 likes en personne"
Je n'ai rien compris. Aucune idée si c'était un compliment ou non. Je ne comprend plus rien de ce monde.
J'avais brûlé 1000 calories la veille au soir en oubliant la pizza au four, j'étais donc en relative forme. De bel humeur. J'ai croisé Victor & Luis qui ont en commun deux houleuses séparations qui se passent en cours. Chaque matin, ils échangent l'un et l'autre sur la cause de l'autre. Le premier est accusé par la mère de son enfant de nettement trop d'agressivité. Et sans connaître les détails de leur cause, je tends à donner raison à cette femme. Victor est le seul employé à crier après les autres, à exploser de rage ici et là, à agresser verbalement un nouveau et à péter un plomb sans avertir. Il aime probablement aussi les romantiques marches jusqu'au bar. Il fait plus de 6 pieds 4 et doit peser plus de 250 livres. Il parle toujours trop fort et pratiquement toujours sous le ton de l'intimidation. On ne sait jamais si il s'amuse vraiment. Et il sacre nettement inutilement tout le temps pour faire un effet qui n'est jamais à son avantage.
Luis est plus sympathique. Latin, il fait toujours de gros efforts pour parler français ou anglais aux employés. Il s'est fait jouer par une jolie fille assez portée sur la drogue. Il veut la garde de la petite fille qu'ils ont eu ensemble, mais sa droguée lui tend toute sorte de pièges un peu partout. La police est régulièrement en visite chez elle et le tout semble se diriger à l'avantage de Luis, mais comme n'importe quelle version adulte de "j'vais le dire à maman", ça traine en longueur en cours.
Les deux se parlaient en anglais car Victor est italien. (...)
Pour les faire détendre de leur discussion tendue, en passant près d'eux je leur ai lancé une blague dure à traduire, j'avais mon téléphone en main:
"Hi guys, you know what turns me on? Unprotected wifi". Ils ont explosé de rire. Mission accomplie.
J'étais de bel humeur je vous dis.
Il y a deux types de gens sur cette terre selon mes analyses: Ceux qui ont un rêve et ceux qui le visent. J'en ai trouvé une troisième: Ceux qui s'en câlisse. Ce matin là, croisant plusieurs zombies au travail, plusieurs se qualifiaient facilement dans cette catégorie.
Le 16 juin 2016 a commencé plus tôt que prévu.
J'avais belle humeur, je chantais Kathleen dans ma tête tout en lui caressant les cuisses. C'était la joie des sapins quand Noël bat son plein. Mais je n'ai croisé que des airs de zombies.
Et en y regardant de plus près, je constatai que ce n'était pas seulement des airs, mais de réels zombies! Aussi vrai qu'un croche au parti Libéral!
Pour les écarter de mon chemin je disais des choses horribles à entendre comme "Julie Snyder en anglais, IceJJfish". Ça fonctionnait. Les zombies erraient ailleurs. Ils ont donc des oreilles et peuvent être dégoûté.
Je n'étais pas confortable auprès de certains d'entre eux. Marlène, qui nous avait confessé se faire plaisir la nuit avec un crayon très large, se promenait, dans l'état de zombie, avec un crayon en main. Avais-je peur de la texture du crayon ou du poignard qu'elle pouvait improviser en faire? J'ai changé de palier avant de choisir une option.
Dans l'allée du fond de l'entrepôt, je me suis blotti et j'ai travaillé en silence. Sans Kathleen dans ma tête. Sans ma main sur ses cuisses. J'étais en alerte. Éveillé. Sur mes gardes. Un chat prêt à toute éventualité
Et l'éventualité s'éventualita.
Ce que je croyais être un moton de vidange s'anima. Brian, en Zombie, qui se levait du coin du mur, et qui menaçait de me manger.
Mon entrepôt était devenu Walking Dead.
Il a saisi ma jambe mais je lui ai crié que je n'étais pas gay. Il a sursauté, je l'ai chatouillé, il a ri comme un idiot. C'est franchement laid un zombie qui rit. Je lui ai ensuite donné un solide coup de pied au visage, le knockoutant sur le coup.
"Bad Brain, Brian" que je lui ai dit.
Marlène est apparue par derrière et a tenté de me poignarder avec son crayon. Les zombies dans Walking Dead ne tentent jamais autre chose que de manger. Était-elle un vrai zombie? La télévision n'était donc pas la vraie vie?
Comme elle était tombée au sol je me suis assis sur son dos et lui ai cassé le cou par derrière.
Pas la matinée que j'imaginais.
Je devais quitter cet endroit pour me rebrancher sur le fil du bonheur, fil si ténu, sur lequel je funambulais en entrant au travail.
J'ai traversé le Vieux-Port à la vitesse grand V et me suis retrouvé dans ma banlieue.
Ma banlieue morte.
On sonna à ma porte et quand je répondis, il n'y avait personne.
Morte, je vous dis.
Mais dans la rue, tous ses marcheurs...
Je ne vous likerai pas d'aucune manière.
Je vous prépare la guerre...
lundi 20 juin 2016
Notre Amour Sera Toujours Vainqueur
Hé Terroristes!
Aujourd'hui on entendra un de toi tenter de faire le malin.
Tuant du sexuellement différent pour rien, au nom des tiens.
Tu ne nous feras jamais peur.
Trouves toi un autre hobby.
Ta haine n'arrivera jamais à la hauteur
de notre amour pour la vie.
Nous aimons aussi largement que votre impuissance est grande.
Et cette impuissance qui est vôtre qui rend votre haine gourmande.
Bruxelles, Paris, Turquie, Afrique, Afghanistan, Pakistan, Orlando,
vous n'arriverez jamais à tuer le beau.
Vous n'êtes en rien notre ennemi à nous, jugés impurs.
Vous êtes ennemis de l'humanité à ce jour.
L'Islam est humanité et l'a toujours été.
Vous le colorer meurtrier.
Vous tuez des innocents pour absolument rien.
Vous ne rassemblerez que des assassins.
Vos actes resteront toujours vains.
Vous êtes barbeaux parmi les dessins.
Votre poison est religion.
Vous ternissez tous les musulmans.
Dans la balance du monde vous n'avez aucun poids.
Vous n'êtes que pesants,
dans le royaume des perdants.
Boko Haram, Al-Qaïda, État Islamique vous êtes multiples blasphèmes.
Vous vous battez contre vous-mêmes.
Vous êtes l'ombre de nos soleils.
Parce que notre amour domine le ciel.
Votre Dieu est en colère.
Il comprend que vous n'avez rien compris.
Vous vous croyez lumières,
alors que vous n'êtes qu'âme obscurcie.
Votre cécité vous menotte
Vous êtes sombres comme une grotte.
Priez tant que vous le voulez.
Mais foutez la paix au monde entier.
Nous somme occupés à aimer, là où vous souhaitez souffrance.
Nous sommes plus pesants dans la balance.
Mais ce n'est jamais une question d'importance.
Ni même une question de connaissance
C'est une simple règle d'humanisme porteur
Qui fera de notre amour, toujours le vainqueur.
Notre amour sera toujours vainqueur.
Toujours vainqueur.
Aujourd'hui on entendra un de toi tenter de faire le malin.
Tuant du sexuellement différent pour rien, au nom des tiens.
Tu ne nous feras jamais peur.
Trouves toi un autre hobby.
Ta haine n'arrivera jamais à la hauteur
de notre amour pour la vie.
Et cette impuissance qui est vôtre qui rend votre haine gourmande.
Bruxelles, Paris, Turquie, Afrique, Afghanistan, Pakistan, Orlando,
vous n'arriverez jamais à tuer le beau.
Vous n'êtes en rien notre ennemi à nous, jugés impurs.
Vous êtes ennemis de l'humanité à ce jour.
L'Islam est humanité et l'a toujours été.
Vous le colorer meurtrier.
Vous tuez des innocents pour absolument rien.
Vous ne rassemblerez que des assassins.
Vos actes resteront toujours vains.
Vous êtes barbeaux parmi les dessins.
Votre poison est religion.
Vous ternissez tous les musulmans.
Dans la balance du monde vous n'avez aucun poids.
Vous n'êtes que pesants,
dans le royaume des perdants.
Boko Haram, Al-Qaïda, État Islamique vous êtes multiples blasphèmes.
Vous vous battez contre vous-mêmes.
Vous êtes l'ombre de nos soleils.
Parce que notre amour domine le ciel.
Votre Dieu est en colère.
Il comprend que vous n'avez rien compris.
Vous vous croyez lumières,
alors que vous n'êtes qu'âme obscurcie.
Votre cécité vous menotte
Vous êtes sombres comme une grotte.
Priez tant que vous le voulez.
Mais foutez la paix au monde entier.
Nous somme occupés à aimer, là où vous souhaitez souffrance.
Nous sommes plus pesants dans la balance.
Mais ce n'est jamais une question d'importance.
Ni même une question de connaissance
C'est une simple règle d'humanisme porteur
Qui fera de notre amour, toujours le vainqueur.
Notre amour sera toujours vainqueur.
Toujours vainqueur.
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