Enfant Diane Ross est voisine de Smokey Robinson à Detroit. Une erreur cléricale la rebaptisera Diana, mais ses proches la dénomment toujours comme Diane.
Elle gradue d'une école technique en janvier 1962. Rare employée noire du Hudson's Department Store, elle rêve de travailler dans la mode. À 15 ans, elle se joint à un groupe de chanteuses appelé The Primettes, groupe qui contient les voix et les talents de Florence Ballard, Mary Wilson et Betty McGlown. The Primettes gagne un concours qui les mênent en audition à Motown. Quand on entend la voix de Miss Ross, on est ébloui, toutefois quand on apprend son âge, on suggère qu'elle termine l'école avant de revenir les voir.
On remplace Betty McGlown par Barbara Martin et on les fait enregistrer quelques morceaux pour la forme en studio. Diana se distingue et on la désigne comme chanteuse principale du groupe de filles. Barbara Martin quitte le groupe avant qu'il ne lance son premier effort sur disque en 1963. Parce qu'elle l'a appris à l'école, Diana est à la fois chanteuse, coiffeuse, maquilleuse, couturière et conseillère dans les costumes. C'est Florence Ballard qui choisit le nom des Supremes, ce qui ne plait pas aux deux autres, convaincues qu'on pensera qu'il s'agit d'un groupe de gars.
Entre 1964 et 1967, les Supremes obtiennent pas moins de 10 #1 au palmarès radio des États-Unis. En 1967, Ballard est mise à la porte en raison de sérieux problèmes de comportement, d'embonpoint et d'alcoolisme et est remplacée par Cindy Birdsong de Patti Labelle & the Blue-Bells. Le groupe est rebaptisé Diana Ross & The Supremes et reste un gros hit jusqu'au début des années 70. Beaucoup de pression est mise sur Diana Ross et elle souffrira d'anxiété anorexique. Elle se lance en solo, non pas sans prendre sous son aile et présentant un peu partout un nouveau groupe qu'elle découvre chez Motown.
Elle lance un premier album solo avec succès aussitôt suivi par un autre et un autre avant de tourner aussi un film qui lui vaudra des nominations aux Golden Globes et aux Oscars en plus de signer la trame sonore. L'année suivante, Motown la paire avec Marvin Gaye pour un autre album payant. Elle est en tournée et devient au Japon, la première artiste invitée au Palais Impérial pour une audience privée avec la femme de l'Empereur Hirohito. 1973 la voit tourner et lancer trois disques.
Le dernier album de cette année faste est lancé plus modestement, puis elle renoue avec le succès, grâce au cinéma. Ell frappe fort aussi en embrassant le disco en plus de multiplier les apparitions à la télévision ou au Broadway Palace Theater, Elle en sera récompensée.
Elle sera de la distribution d'une comédie musicale tirée de The Wizard of Oz, dans laquelle elle réussit à placer Micheal Jackson dans le rôle de l'épouvantail. Le film est un bide de 10 millions et freinera presqu'à jamais le carrière en films de Miss Ross.
Les deux albums qui suivent sont des échecs, mais à l'aube des années 80, elle ranime les planchers de danse et les fait bouger. En 1980, ce sont Nile Rodgers et Bernard Edwards de Chic qui lui composent son album le plus populaire. Elle obtient aussi un immense succès en duo avec le jeune Lionel Richie. Cette chanson sera son tout dernier #1 sur les palmarès.
Elle quitte Motown et signe un titanesque contrat de 20 millions avec RCA, mais les albums qui suivront n'atteindront jamais les sommets passés.
Diana offre de se donner en spectacle et de vendre des produits dérivés afin que les fonds récoltés soient donnés ensuite à la construction d'un parc au nom de la chanteuse. Toutefois le soir du spectacle, une sérieuse tempête de pluie force l'annulation du concert en plein milieu, Ross promet de se redonner en spectacle le lendemain, mais les profits engendrés le premier soir sont réinvestis sur le second show et les ventes du second sont plutôt faibles. Ross ne couvre plus ses frais et doit payer elle-même 150 000$ de sa poche pour la confection du parc.
L'ère du vidéo flatte un peu l'actrice en Diana et la garde active dans les années 80. Micheal Jackson lui fait un place de choix dans son We Are The World. Contrairement à la croyance populaire son Dirty Diana ne fera jamais référence à Miss Ross, mais plutôt à des groupies. Diana Ross ouvre même ses spectacles pendant un temps avec le morceau de Jackson.
Des années 90 à nos jours, elle lance 7 albums, dont le dernier tente d'exorciser le flop qu'aura été The Wiz.
Elle chantera pour la reine, le Super Bowl, la FIFA, et joue du sein sur Lil' Kim.
Diana a été mariée deux fois et a cinq enfants. Elle fût de 1980 à 1983 la copine de coeur de Gene Simmons, bassiste de Kiss. Elle est grand-maman trois fois.
Diana Ross se donne en spectacle à Montréal, un seul soir le 4 avril prochain.
Aussi vite qu'un retrait au guichet.
Elle fête aujourd'hui ses 72 printemps.
samedi 26 mars 2016
vendredi 25 mars 2016
États-Unis/Cuba, 1959
Le 1er janvier 1959 fût un moment charnière pour Cuba de plusieurs façons.
Principalement parce que le Président Fulgencio Batista filait comme un voleur (ce qu'il était) dans la nuit, laissant derrière un pays sans gouvernance, et très bientôt, aux mains des rebelles de Che Guevarra et Fidel & Raul Castro.
Fuyant ainsi, la barrière de protection des membres de la mafia, bien encrée depuis 1952 en Havane, tombait. Le lucratif marché des hôtels et des casinos étaient entre les mains de la mafia depuis 7 riches années et n'avait rien à envier à Las Vegas.
Batista avait sous-estimé la force réelle des rebelles de Castro, cachés dans les montagnes, Le 8 janvier suivant, Fidel et sa bande roulait en tank dans de grands gestes théâtraux, sur un pays qui serait le sien pour toujours.
Batista se sauverait vers 1 heure du matin, aidé par le gouvernement des États-Unis si il quittait sans bruit. Ce qu'il fera. Les États-Unis avaient (mal) calculé que l'arrivée de nouveaux dirigeants favoriserait une plus grande collaboration avec eux, voire, une présence des États-Unis plus large encore en territoire cubain au niveau des affaires.
Batista allait mourir en Espagne en 1973 à l'âge de 72 ans, 3 jours avant qu'un plan pour l'assassiner allait se déployer contre lui.
À Cuba en 1959, le temps que la population ne comprenne ce qui se passe, l'anarchie battait un brin son plein. On entrait dans les casinos, on en sortait les tables et les machines à sous, on tentait d'éventrer les machines pour en trouver le contenu ou on mettait le feu aux tables. On a même fait passer une horde de cochons dans le très chic hôtel Riviera, un des bijoux de Meyer Lansky en Havane.
Lansky et ses mafieux associés allaient faire une vaste tournée afin de récolter le plus de gains des casinos et de leurs propriétés, incertains (à juste raison) de pouvoir garder leur possession. Ils ont réussi à garder ainsi plusieurs millions, mais si l'argent s'est rendu aux États-Unis en sécurité (avec la complicité de Lucky Luciano, spécialiste de la coordination maritime) Lansky, Santos Trafficante et Joe Stassi restèrent pour leur part à Cuba, afin de faire les liens d'affaires avec la bande à Fidel.
C'est évoqué dans The Godfather Part II.
Lansky faisait affaire avec Batista depuis 1952 et lui refilait entre 10 et 30% des revenus de certains de leur casinos et hôtels. En échange, Batista fermait les yeux sur les règles locales de gambling et offrait à quiconque son permis de jeu si il investissait 200 000$ sur un casino ou 1 million sur un hôtel dans l'économie cubaine.
Batista et Lansky avait créé un très lucratif paradis du jeu comparable à Vegas et Monte Carlo.
Le leader de la brigade Murder Inc. , Albert "Mad Hatter" Anastassia, était l'un des investisseurs à Cuba. L'un des plus brutal assassin de l'après-guerre, en 1957, il a fait une tournée des endroits à Cuba où il était actionnaire et en est ressorti déçu. Il l'a vite fait savoir à Lansky en demandant d'importants changements dans la distribution des richesses, menaçant du même coup l'équilibre que Lansky avait bâti depuis 5 ans. En octobre 1957, une simple visite chez le barbier signerait sa mort.
Johnny Friendly, incarné par Lee J.Cobb dans le film On the Waterfront de Kazan en 1954, était inspiré du Mad Hatter.
Santos Trafficante joue les seconds violons derrière Lansky et le méprise souverainement. Propriétaire du Sans Souci Nightclub, il tolére Lansky car c'était bon pour les affaires. Il a bien tenté de faire des deals sans l'aval de Lansky, mais sans succès.
Quand JFK se plante avec l'invasion de la Baie des Cochons en 1961, Trafficante lui en veut personnellement à lui et à Bobby (qui lui investit largement contre le crime organisé) et il aura probablement la main lourde dans l'assassinat des deux frères.
Joe Stassi est la figure neutre et amicale de la bande des mafieux sur place. C'est chez lui que se tient la plupart des réunions car avec lui, il n'y a jamais de chicanes, ni de tension. Plus jeune, il avait tué son meilleur ami sur-le-champs quand son boss le lui avait demandé, ce qui lui a valu le respect de tous. Dans les faveurs de Lansky, c'est lui qui fera les voyages jusqu'à New York avec les importantes sommes fin 1958, début 59. C'est aussi Stassi qui organise la fin d'Anastassia.
Lansky, Trafficante et Stassi restent à Cuba pour créer de nouveaux liens avec la bande à Fidel, mais celle-ci s'approprie tout. Il nationalise les hôtels et les casinos. Il fait arrêter les trois têtes italo-étatsuniennes qui seront éventuellement déportées, comme à peu près tous les Étatsuniens après l'échec de l'invasion de la Baie des Cochons deux ans plus tard.
Ils avaient intérêt à changer de lieu car tous ceux qui avaient eu des liens avec Batista sont supprimés un par un.
En octobre 1959, les trois sont de retour aux États-Unis.
Stassi, Trafficante & Lansky meurent tous très âgés et non inquiétés aux États-Unis d'Arnaquemérique.
Des États-Unis bannis de Cuba depuis.
Barack Obama & Raoul Castro ont rebâti des ponts cette semaine entre les deux pays.
Principalement parce que le Président Fulgencio Batista filait comme un voleur (ce qu'il était) dans la nuit, laissant derrière un pays sans gouvernance, et très bientôt, aux mains des rebelles de Che Guevarra et Fidel & Raul Castro.
Fuyant ainsi, la barrière de protection des membres de la mafia, bien encrée depuis 1952 en Havane, tombait. Le lucratif marché des hôtels et des casinos étaient entre les mains de la mafia depuis 7 riches années et n'avait rien à envier à Las Vegas.
Batista avait sous-estimé la force réelle des rebelles de Castro, cachés dans les montagnes, Le 8 janvier suivant, Fidel et sa bande roulait en tank dans de grands gestes théâtraux, sur un pays qui serait le sien pour toujours.
Batista se sauverait vers 1 heure du matin, aidé par le gouvernement des États-Unis si il quittait sans bruit. Ce qu'il fera. Les États-Unis avaient (mal) calculé que l'arrivée de nouveaux dirigeants favoriserait une plus grande collaboration avec eux, voire, une présence des États-Unis plus large encore en territoire cubain au niveau des affaires.
Batista allait mourir en Espagne en 1973 à l'âge de 72 ans, 3 jours avant qu'un plan pour l'assassiner allait se déployer contre lui.
À Cuba en 1959, le temps que la population ne comprenne ce qui se passe, l'anarchie battait un brin son plein. On entrait dans les casinos, on en sortait les tables et les machines à sous, on tentait d'éventrer les machines pour en trouver le contenu ou on mettait le feu aux tables. On a même fait passer une horde de cochons dans le très chic hôtel Riviera, un des bijoux de Meyer Lansky en Havane.
Lansky et ses mafieux associés allaient faire une vaste tournée afin de récolter le plus de gains des casinos et de leurs propriétés, incertains (à juste raison) de pouvoir garder leur possession. Ils ont réussi à garder ainsi plusieurs millions, mais si l'argent s'est rendu aux États-Unis en sécurité (avec la complicité de Lucky Luciano, spécialiste de la coordination maritime) Lansky, Santos Trafficante et Joe Stassi restèrent pour leur part à Cuba, afin de faire les liens d'affaires avec la bande à Fidel.
C'est évoqué dans The Godfather Part II.
Lansky faisait affaire avec Batista depuis 1952 et lui refilait entre 10 et 30% des revenus de certains de leur casinos et hôtels. En échange, Batista fermait les yeux sur les règles locales de gambling et offrait à quiconque son permis de jeu si il investissait 200 000$ sur un casino ou 1 million sur un hôtel dans l'économie cubaine.
Batista et Lansky avait créé un très lucratif paradis du jeu comparable à Vegas et Monte Carlo.
Le leader de la brigade Murder Inc. , Albert "Mad Hatter" Anastassia, était l'un des investisseurs à Cuba. L'un des plus brutal assassin de l'après-guerre, en 1957, il a fait une tournée des endroits à Cuba où il était actionnaire et en est ressorti déçu. Il l'a vite fait savoir à Lansky en demandant d'importants changements dans la distribution des richesses, menaçant du même coup l'équilibre que Lansky avait bâti depuis 5 ans. En octobre 1957, une simple visite chez le barbier signerait sa mort.
Johnny Friendly, incarné par Lee J.Cobb dans le film On the Waterfront de Kazan en 1954, était inspiré du Mad Hatter.
Santos Trafficante joue les seconds violons derrière Lansky et le méprise souverainement. Propriétaire du Sans Souci Nightclub, il tolére Lansky car c'était bon pour les affaires. Il a bien tenté de faire des deals sans l'aval de Lansky, mais sans succès.
Quand JFK se plante avec l'invasion de la Baie des Cochons en 1961, Trafficante lui en veut personnellement à lui et à Bobby (qui lui investit largement contre le crime organisé) et il aura probablement la main lourde dans l'assassinat des deux frères.
Joe Stassi est la figure neutre et amicale de la bande des mafieux sur place. C'est chez lui que se tient la plupart des réunions car avec lui, il n'y a jamais de chicanes, ni de tension. Plus jeune, il avait tué son meilleur ami sur-le-champs quand son boss le lui avait demandé, ce qui lui a valu le respect de tous. Dans les faveurs de Lansky, c'est lui qui fera les voyages jusqu'à New York avec les importantes sommes fin 1958, début 59. C'est aussi Stassi qui organise la fin d'Anastassia.
Lansky, Trafficante et Stassi restent à Cuba pour créer de nouveaux liens avec la bande à Fidel, mais celle-ci s'approprie tout. Il nationalise les hôtels et les casinos. Il fait arrêter les trois têtes italo-étatsuniennes qui seront éventuellement déportées, comme à peu près tous les Étatsuniens après l'échec de l'invasion de la Baie des Cochons deux ans plus tard.
Ils avaient intérêt à changer de lieu car tous ceux qui avaient eu des liens avec Batista sont supprimés un par un.
En octobre 1959, les trois sont de retour aux États-Unis.
Stassi, Trafficante & Lansky meurent tous très âgés et non inquiétés aux États-Unis d'Arnaquemérique.
Des États-Unis bannis de Cuba depuis.
Barack Obama & Raoul Castro ont rebâti des ponts cette semaine entre les deux pays.
jeudi 24 mars 2016
Emerson, Lake & Palmer
Décembre 1969.
Le claviériste de la formation The Nice, Keith Emerson et le bassiste de King Crimson Greg Lake, frayent ensemble pendant le Fillmore West Festival de San Francisco où leurs bands se produisent. Les deux s'étaient vus deux fois en Angleterre, leur pays d'origine, pendant le Jazz & Blues Festival de Plimpton et au Fairfield Halls de Croydon. Pendant un test de son, le bassiste et le claviériste pratiquent en même temps et se découvrent une harmonie parfaite.
On complote pour former un band à deux. Peut-être même à trois puisque leur ami Mitch Mitchell et son groupe, The Jimi Hendrix Experience, vient de se dissoudre. Mais ceci ne verra jamais le jour. Le gérant de la formation Cream leur propose le batteur d'Atomic Rooster, Carl Palmer, anciennement aussi de The Crazy World of Arthur Brown. Palmer hésite à quitter un groupe naissant, mais après un essai avec les deux autres, la magie opère et quand il revient une seconde fois, la chimie est là, Emerson, Lake & Palmer est né.
Le 23 août 1970, le groupe se donne sur scène, Lake à la voix et passant de la basse à la guitare. 6 jours plus tard, le trio se donne encore en spectacle au Isle of Wight Festival et cette fois, le président d'Atlantic Records, Ahmet Ertegun est sous la tente et les signe aussitôt.
Emerson est versé vers le jazz, le rock progressif et beaucoup de musique classique.
Lake est définitivement rock progressif ou tout simplement rock.
Palmer est rock, hard rock et forcément progressif.
Le premier album est composé de 6 morceaux dont la moitié sont instrumentaux. Un morceau de Lake est le plus accrocheur et les rends intéressants pour la radio.
Le second effort est lancé l'été suivant et s'inspire de Pictures at an Exhibition (et porte le même titre) du compositeur russe Modest Mussorgsky. Ce sera l'album préféré d'Emerson, il est d'ailleurs auteur ou co-auteur de tous les morceaux.
En 1972, un troisième album est lancé. Ce sera le préféré de Greg Lake. En ouverture, il y utilise sa base pour recréer le coeur humain. Un son qui sera recréé et repris par Jethro Tull & Pink Floyd l'année suivante et par Queen en 1974. En très peu de temps ELP devient un chef de file du mouvement progressif.
Le trio part en tournée mondiale et fonde sa propre étiquette d'enregistrement. Ils achètent aussi un vieux cinéma de Londres (à Fulham) pour en faire leur local de pratique. On tricote un quatrième album qui sera suivi d'une autre année de multiples tournées, dont un spectacle en Ontario qui attire plus de 250 000 personnes. Le spectacle sera rediffusé à la télévision aux États-Unis avec succès.
Toutefois, on commence à trouver que tout ce qu'il y a de mauvais dans le rock progressif commence à se concentrer dans ce band. Les excès théâtraux sur scène, les expériences un peu "nerd", les solos interminables aux claviers, à la batterie où à la guitare, les expériences comme si on était dans un lab de chimie, Palmer qui joue sur une batterie rotative, Emerson qui joue d'un couteau sur ses claviers et qui pianote aussi sur des claviers qu'il fait virevolter .
Cool has left the place.
John Lydon des Sex Pistols se moquera très ouvertement de leur style de musique un brin pompeux-tronche.
Un triple album (excès je vous dis) en spectacle sera issu de cette tournée.
Le band prend du recul et ne reviendra plus jamais aussi impressionnant qu'avant.
En 1975, Greg Lake a un petit succès saisonnier en solo.
En mars 1977, le groupe lance son cinquième album, un ambitieux album double qui sera doublé d'une autre sortie au mois de novembre suivant, cette fois avec une compil de morceaux moins longs et plus concis. ELP en fait trop.
ELP repart en tournée mais essuie des pertes de 3 millions de dollars. On blâme Emerson pour cette tournée car c'est lui qui insiste pour que le groupe soit accompagné d'un orchestre sur scène. On lance un album en spectacle enregistré principalement au Stade Olympique de Montréal. Le trio n'en est déjà plus un quand il enregistre son septième album aux Bahamas, Principalement pour honorer son contrat avec sa maison de disque, Atlantis,
1979: Dix ans après les débuts d'Emerson, Lake & Palmer, le groupe n'est plus.
Emerson & Lake formeront le temps d'un album Emerson, Lake & Powell avec le batteur Cozy Powell ex-membre de Rainbow, tandis que Carl Palmer ira jouer de son art avec Asia. Le nouveau ELP est un très estimé succès.
Ce ne sera pas le cas pour 3, formé d'Emerson, Carl Palmer et du multi-instrumentiste Robert Berry. en 1988-1989.
Greg Lake fera un petit tour de piste avec Asia lui aussi avant de former Emerson, Lake & Powell, Il jouera avec son band et des amis ici et là, mais il sera aussi du Ringo Starr & His All Starr Band.
Le groupe se reforme en 1992 et est en tournée toute l'année suivante, mais Palmer a des problèmes de tunnels carpiens aux mains et Emerson souffre de stress. Ce qui n'empêche pas le band de refaire un autre album en 1994 et de repartir en tournée, mondiale cette fois, dans de plus petits endroits.
Le band se sépare à nouveau, devant l'impossibilité de voir un avenir aux idées communes.
Keith Emerson a comme voisin...John Lydon des Sex Pistols. Les deux deviennent de bons amis.
Keith Emerson est opéré pour qu'on lui retire des cellules potentiellement cancéreuse du colon et souffre à la fois du coeur et d'anxiété. Il verse dans l'alcoolisme et sombre dans une dépression fatale.
Il se loge une balle dans la tête le 10 mars dernier.
Se séparant des deux autres à jamais.
Le claviériste de la formation The Nice, Keith Emerson et le bassiste de King Crimson Greg Lake, frayent ensemble pendant le Fillmore West Festival de San Francisco où leurs bands se produisent. Les deux s'étaient vus deux fois en Angleterre, leur pays d'origine, pendant le Jazz & Blues Festival de Plimpton et au Fairfield Halls de Croydon. Pendant un test de son, le bassiste et le claviériste pratiquent en même temps et se découvrent une harmonie parfaite.
On complote pour former un band à deux. Peut-être même à trois puisque leur ami Mitch Mitchell et son groupe, The Jimi Hendrix Experience, vient de se dissoudre. Mais ceci ne verra jamais le jour. Le gérant de la formation Cream leur propose le batteur d'Atomic Rooster, Carl Palmer, anciennement aussi de The Crazy World of Arthur Brown. Palmer hésite à quitter un groupe naissant, mais après un essai avec les deux autres, la magie opère et quand il revient une seconde fois, la chimie est là, Emerson, Lake & Palmer est né.
Le 23 août 1970, le groupe se donne sur scène, Lake à la voix et passant de la basse à la guitare. 6 jours plus tard, le trio se donne encore en spectacle au Isle of Wight Festival et cette fois, le président d'Atlantic Records, Ahmet Ertegun est sous la tente et les signe aussitôt.
Emerson est versé vers le jazz, le rock progressif et beaucoup de musique classique.
Lake est définitivement rock progressif ou tout simplement rock.
Palmer est rock, hard rock et forcément progressif.
Le premier album est composé de 6 morceaux dont la moitié sont instrumentaux. Un morceau de Lake est le plus accrocheur et les rends intéressants pour la radio.
Le second effort est lancé l'été suivant et s'inspire de Pictures at an Exhibition (et porte le même titre) du compositeur russe Modest Mussorgsky. Ce sera l'album préféré d'Emerson, il est d'ailleurs auteur ou co-auteur de tous les morceaux.
En 1972, un troisième album est lancé. Ce sera le préféré de Greg Lake. En ouverture, il y utilise sa base pour recréer le coeur humain. Un son qui sera recréé et repris par Jethro Tull & Pink Floyd l'année suivante et par Queen en 1974. En très peu de temps ELP devient un chef de file du mouvement progressif.
Le trio part en tournée mondiale et fonde sa propre étiquette d'enregistrement. Ils achètent aussi un vieux cinéma de Londres (à Fulham) pour en faire leur local de pratique. On tricote un quatrième album qui sera suivi d'une autre année de multiples tournées, dont un spectacle en Ontario qui attire plus de 250 000 personnes. Le spectacle sera rediffusé à la télévision aux États-Unis avec succès.
Toutefois, on commence à trouver que tout ce qu'il y a de mauvais dans le rock progressif commence à se concentrer dans ce band. Les excès théâtraux sur scène, les expériences un peu "nerd", les solos interminables aux claviers, à la batterie où à la guitare, les expériences comme si on était dans un lab de chimie, Palmer qui joue sur une batterie rotative, Emerson qui joue d'un couteau sur ses claviers et qui pianote aussi sur des claviers qu'il fait virevolter .
Cool has left the place.
John Lydon des Sex Pistols se moquera très ouvertement de leur style de musique un brin pompeux-tronche.
Un triple album (excès je vous dis) en spectacle sera issu de cette tournée.
Le band prend du recul et ne reviendra plus jamais aussi impressionnant qu'avant.
En 1975, Greg Lake a un petit succès saisonnier en solo.
En mars 1977, le groupe lance son cinquième album, un ambitieux album double qui sera doublé d'une autre sortie au mois de novembre suivant, cette fois avec une compil de morceaux moins longs et plus concis. ELP en fait trop.
ELP repart en tournée mais essuie des pertes de 3 millions de dollars. On blâme Emerson pour cette tournée car c'est lui qui insiste pour que le groupe soit accompagné d'un orchestre sur scène. On lance un album en spectacle enregistré principalement au Stade Olympique de Montréal. Le trio n'en est déjà plus un quand il enregistre son septième album aux Bahamas, Principalement pour honorer son contrat avec sa maison de disque, Atlantis,
1979: Dix ans après les débuts d'Emerson, Lake & Palmer, le groupe n'est plus.
Emerson & Lake formeront le temps d'un album Emerson, Lake & Powell avec le batteur Cozy Powell ex-membre de Rainbow, tandis que Carl Palmer ira jouer de son art avec Asia. Le nouveau ELP est un très estimé succès.
Ce ne sera pas le cas pour 3, formé d'Emerson, Carl Palmer et du multi-instrumentiste Robert Berry. en 1988-1989.
Greg Lake fera un petit tour de piste avec Asia lui aussi avant de former Emerson, Lake & Powell, Il jouera avec son band et des amis ici et là, mais il sera aussi du Ringo Starr & His All Starr Band.
Le groupe se reforme en 1992 et est en tournée toute l'année suivante, mais Palmer a des problèmes de tunnels carpiens aux mains et Emerson souffre de stress. Ce qui n'empêche pas le band de refaire un autre album en 1994 et de repartir en tournée, mondiale cette fois, dans de plus petits endroits.
Le band se sépare à nouveau, devant l'impossibilité de voir un avenir aux idées communes.
Keith Emerson a comme voisin...John Lydon des Sex Pistols. Les deux deviennent de bons amis.
Keith Emerson est opéré pour qu'on lui retire des cellules potentiellement cancéreuse du colon et souffre à la fois du coeur et d'anxiété. Il verse dans l'alcoolisme et sombre dans une dépression fatale.
Il se loge une balle dans la tête le 10 mars dernier.
Se séparant des deux autres à jamais.
mercredi 23 mars 2016
L'Échapeé Belge
Nous avons des amis qui ont habité Bruxelles pendant plusieurs années.
Hier, des vermines ont fait sauter des dizaines et des dizaines d'innocents dans le chaos. L'aveuglement religieux, la lâcheté du geste et la violence inutile perpétrée ont fait dire de grandes phrases creuses à François Hollande et aux dirigeants mondiaux.
On a donné une importance immense à de petits groupes de ratés. La menace civile est réelle. Et pas juste en France. L'Afrique de l'Ouest est bouffée par Al-Qaïda en ce moment.
Pour ces gens, qui n'accordent aucune importance à la vie humaine, l'ennemi n'est pas qu'occidental. Il est aussi Egyptien, maghrebien, occupant du Mali.
Il est tout ce qui est non-islamique.
Les terroristes sont déjà prêts à terroriser. Ils ne leur manque que les outils.
L'État Islamique les leur offre.
Les ignobles attentats d'hier ont été perpétrés exactement là où les victimes ont dû être transportés à l'hôpital St-Pierre. Le même hôpital où se trouve Salam Abdeslam, capturé cette semaine, là où il est traité pour des blessures survenues lors de cette capture vendredi dernier.
Abdeslam devait se faire exploser au Stade de France le 13 novembre dernier. Mais il a changé d'idée et il a pris la fuite. Ce qui en a fait un des rares survivants terroristes.
Avant le funeste jour de novembre, Abdeslam avait parcouru la Grèce, l'Italie, l'Autriche et la Hongrie. Pourquoi? probablement pour acquérir le matériel qui fera sauter la France plus tard. C'est ce qui est le plus compliqué pour ces affreux, se procurer le matériel.
Ce qui est le plus compliqué pour les traqueurs de terroristes, c'est que le profil du kamikaze est impossible à dessiner. Il est amoral, son sens de la vie est inexistant, il est bien souvent peu enclin à se livrer de vive voix sur quoi que ce soit. Il n'échange qu'avec des entités surnaturelle. Son cerveau est au point mort. Et il s'apprête à transférer cette mort dans le réel, Sur des gens réels, avec lesquels ces morts ne sentent aucune connection. Ces choses errent sur terre, les yeux grands fermés. Hier encore, à 12h42, heure de Belgique, c'était le jour des morts-vivants.
Pendant 4 mois, on comprend peu comment Abdeslam a pu rester à Molenbeek, non-inquiété, habitant tout près de ses parents.
En visitant un appartement suspect que l'on croyait abandonné, on a été accueilli par une salve de balles tirées par Abdeslam et ses complices. Aucun mort chez les policiers, un chez les extrêmistes. Deux fuyards. dont Abdeslam. Capturé peu de temps après. Trahi dans la panique par son téléphone. Abdeslam se cherchait une nouvelle planque d'urgence.
Le double attentat de notre nuit dernière (un midi occupé de Belgique) est un nouveau cauchemar duquel il faudra trouver de nouveaux moyens de guérison.
La perversité du terrorisme fait mourir des enfants, des femmes, des personnes âgées, des handicapées sans discrimination. Aveuglément.
Les conflits du moyen-orient, la part dysfontionnelle de ces conflits, la part désoeuvrée, n'a pas été amenée à la rue simplement par la communauté nocive de Molenbeek , mais aussi par la banlieue de Paris, Et par partout dans le monde. Le cancer se répand. La folie se peuple.
Pour ces jeunes entre 15 et 44 ans, ce qui était sexy hier c'était Al-Qaïda, aujourd'hui c'est DAESH, l'État Islamique, Boko Haram.
La solidarité autour du peuple Belge doit être absolue.
Et la réplique, intelligente.
Ce que la radicalisation ne sera jamais.
Nos amis n'habitent plus Bruxelles. Ils sont maintenant à Singapour.
J'allais écrire Dieu merci
Mais je ne le ferai pas.
Dieu n'existe pas.
Sinon il ne nous laisserait pas faire toute ces conneries.
Quelle sera la stratégie sociale de notre planète demain?
Ça reste à tricoter.
Hier, des vermines ont fait sauter des dizaines et des dizaines d'innocents dans le chaos. L'aveuglement religieux, la lâcheté du geste et la violence inutile perpétrée ont fait dire de grandes phrases creuses à François Hollande et aux dirigeants mondiaux.
On a donné une importance immense à de petits groupes de ratés. La menace civile est réelle. Et pas juste en France. L'Afrique de l'Ouest est bouffée par Al-Qaïda en ce moment.
Pour ces gens, qui n'accordent aucune importance à la vie humaine, l'ennemi n'est pas qu'occidental. Il est aussi Egyptien, maghrebien, occupant du Mali.
Il est tout ce qui est non-islamique.
Les terroristes sont déjà prêts à terroriser. Ils ne leur manque que les outils.
L'État Islamique les leur offre.
Les ignobles attentats d'hier ont été perpétrés exactement là où les victimes ont dû être transportés à l'hôpital St-Pierre. Le même hôpital où se trouve Salam Abdeslam, capturé cette semaine, là où il est traité pour des blessures survenues lors de cette capture vendredi dernier.
Abdeslam devait se faire exploser au Stade de France le 13 novembre dernier. Mais il a changé d'idée et il a pris la fuite. Ce qui en a fait un des rares survivants terroristes.
Avant le funeste jour de novembre, Abdeslam avait parcouru la Grèce, l'Italie, l'Autriche et la Hongrie. Pourquoi? probablement pour acquérir le matériel qui fera sauter la France plus tard. C'est ce qui est le plus compliqué pour ces affreux, se procurer le matériel.
Ce qui est le plus compliqué pour les traqueurs de terroristes, c'est que le profil du kamikaze est impossible à dessiner. Il est amoral, son sens de la vie est inexistant, il est bien souvent peu enclin à se livrer de vive voix sur quoi que ce soit. Il n'échange qu'avec des entités surnaturelle. Son cerveau est au point mort. Et il s'apprête à transférer cette mort dans le réel, Sur des gens réels, avec lesquels ces morts ne sentent aucune connection. Ces choses errent sur terre, les yeux grands fermés. Hier encore, à 12h42, heure de Belgique, c'était le jour des morts-vivants.
Pendant 4 mois, on comprend peu comment Abdeslam a pu rester à Molenbeek, non-inquiété, habitant tout près de ses parents.
En visitant un appartement suspect que l'on croyait abandonné, on a été accueilli par une salve de balles tirées par Abdeslam et ses complices. Aucun mort chez les policiers, un chez les extrêmistes. Deux fuyards. dont Abdeslam. Capturé peu de temps après. Trahi dans la panique par son téléphone. Abdeslam se cherchait une nouvelle planque d'urgence.
Le double attentat de notre nuit dernière (un midi occupé de Belgique) est un nouveau cauchemar duquel il faudra trouver de nouveaux moyens de guérison.
La perversité du terrorisme fait mourir des enfants, des femmes, des personnes âgées, des handicapées sans discrimination. Aveuglément.
Les conflits du moyen-orient, la part dysfontionnelle de ces conflits, la part désoeuvrée, n'a pas été amenée à la rue simplement par la communauté nocive de Molenbeek , mais aussi par la banlieue de Paris, Et par partout dans le monde. Le cancer se répand. La folie se peuple.
Pour ces jeunes entre 15 et 44 ans, ce qui était sexy hier c'était Al-Qaïda, aujourd'hui c'est DAESH, l'État Islamique, Boko Haram.
La solidarité autour du peuple Belge doit être absolue.
Et la réplique, intelligente.
Ce que la radicalisation ne sera jamais.
Nos amis n'habitent plus Bruxelles. Ils sont maintenant à Singapour.
J'allais écrire Dieu merci
Mais je ne le ferai pas.
Dieu n'existe pas.
Sinon il ne nous laisserait pas faire toute ces conneries.
Quelle sera la stratégie sociale de notre planète demain?
Ça reste à tricoter.
mardi 22 mars 2016
Souhaiter Qu'ils Aient la Chiasse et Que Toutes Les Toilettes Soient Occupées
J'attendais en ligne au téléphone, en fait je n'étais pas tellement prêt à attendre, je revenais d'une 6ème nuit de travail consécutive, j'étais dû pour une sérieuse douche, car quand on sort de l'entrepôt, c'est comme si on sortais d'un match de hockey. Mon téléphone était donc sur "speaker" pendant que par réflexe, je me déshabillais.
Les lignes d'attente nous gratifient souvent d'une musique, de quelques publicités, de la radio, de marketing de leur entreprise, mais celle-là me mitraillait pendant 17 minutes 23 secondes du même message, une fois lancé par un homme, puis lancé par une femme:
"Nous sommes désolés de vous faire attendre, toutes nos lignes sont occupés dès qu'une de nos réceptionnistes se libère. votre appel sera priorisé" et autres variantes du même type. Dès que la voix masculine terminait son message, la voix féminine enchaînait avec sensiblement les mêmes mots. Des fois, un reflux technologique se produisait et ça donnait:
"(une femme)désolée de vous faire...(un homme, plus fort) RESTEZ en ligne, votre appel est important TOUTES nos réceptionnistes sont occupées en ce moment..."
Bon...y avait la fatigue qui me faisait entendre une diarrhée de sons, mais il y a tellement de niveaux de violations de la bienséance humaine que même nu, en se demandant si on a le temps de prendre une douche, on ne sait trop par quel bout commencer à condamner ce type de moment.
-"Prioriser" n'existe pas en français, c'est toujours une anglicisme.
-Répéter toujours les mêmes mots pendant presque 20 minutes à la même personne c'est tenter de la rendre folle. Même avec des voix et des sexes différents.
-J'ai travaillé dans un service à la clientèle. J'étais le service à la clientèle en entier chez Super Écran pendant quelques années. J'avais aussi un message qui disait que TOUS les agents sont occupés alors que j'étais bien seul dans mon département. Une pause caca? une pause cigarette? une réunion? vous alliez attendre facilement 10 minutes mes petits appelants de chez Super Écran (ou du Canal Indigo). Alors chaque fois que j'attends en ligne, peu importe l'endroit, je pense toujours à la taille de leur service à la clientèle. Souvent, une seule personne.
-Dans les deux versions on sexualise la personne qui va me répondre "UNE réceptionniste". Il serait donc impossible qu'un homme me réponde dans ce service? Sexisme assumé et injustifiable.
Depuis quelques temps, je ne dors pas, je perds connaissance. Je m'étend, souvent par mégarde, je ferme les yeux et me sent avaler ma langue. Je me sens aussi descendre avec urgence dans le profondeurs du sommeil, si loin, si creux, que ce serait à peu près comme descendre au fond des mers, une pierre accrochée aux chevilles. Un feeling agréable je dois l'avouer, une descente presqu'en apesanteur vers le sommeil très très profond. Celui qui ajoute quelques cheveux gris.
Quand je me réveille, je me rapproprie ma langue, que je sens en train de tenter de se frayer un chemin vers mon gorgoto, et retrouve mes sens comme un scaphandrier sortant des profondeurs maritimes.
J'étais nu, je tentais de calculer si j'avais le temps de prendre la douche avant d'avoir la ligne comme un gambler croit avoir réussi à compter les cartes a casino et mon corps me proposait de plonger dans le profond de la mer du sommeil.
Quand tout à coup, j'ai eu la ligne une fraction de seconde.
J'appelais une compagnie riche qui n'a pas besoin de publicité pour savoir si je devais aller ailleurs avant d'aller là. Si je pouvais me rendre directement là-bas ou si je devais être recommandé par ailleurs pour y aller. Une pacotille. Mais une pacotille qui me demandait de patienter en ligne.
J'ai eu la ligne une fraction de seconde, à la 127ème minute, après le gros caca de madame chose, et on m'a raccroché au nez par erreur...
Je me suis rappelé quelques mots d'église, mais si je rappelais tout de suite, je savais maintenant que je pouvais avoir 127 minutes, ce qui serait amplement pour ma douche. J'ai tout de suite recomposé et me suis lavé, une fois en attente.
Au sortir de la douche, propre et sentant le lilas, UN réceptionniste m'a répondu. Habillé cette fois, je lui ai demandé mes choses, il m'a dit qu'il n'y avait aucun problème et que l'on accepterait de me voir dans l'heure. Qu'on allait me prioriser.
Puis, je me suis rapproprié ma langue qui fuyait vers le fond de ma gorge, je dormais au sortir de la douche, dans un lit que je ne ne me souvenais même pas avoir vu, et j'avais manqué la prise d'appel, 139 minutes plus tard.
J'avais rêvé cet échange heureux et favorable avec l'endroit où j'appelais.
Je me suis demandé si ces gens avaient accès à mes revenus. Je suis peut-être priorisé selon mes revenus. Je viens de faire mes impôts et je suis salarialement parlant, nettement très pauvre.
Appeler quelque part et être répondu selon nos attentes.
La vie ne peut pas être si simple.
J'étais en congé le lendemain.
J'avais deux films sous la main pour l'attente en ligne.
Un de 2h09, l'autre de 2h00 piles.
J'ai appelé avant le premier, eu la ligne après le second.
Pour me faire dire:
"L'entreprise est fermée sur l'heure du dîner, de midi à 13 heures, veuillez rappeler à nouveau"
avant de me raccrocher la ligne au nez.

(veuillez vous referez au titre maintenant)
Les lignes d'attente nous gratifient souvent d'une musique, de quelques publicités, de la radio, de marketing de leur entreprise, mais celle-là me mitraillait pendant 17 minutes 23 secondes du même message, une fois lancé par un homme, puis lancé par une femme:
"Nous sommes désolés de vous faire attendre, toutes nos lignes sont occupés dès qu'une de nos réceptionnistes se libère. votre appel sera priorisé" et autres variantes du même type. Dès que la voix masculine terminait son message, la voix féminine enchaînait avec sensiblement les mêmes mots. Des fois, un reflux technologique se produisait et ça donnait:
"(une femme)désolée de vous faire...(un homme, plus fort) RESTEZ en ligne, votre appel est important TOUTES nos réceptionnistes sont occupées en ce moment..."
Bon...y avait la fatigue qui me faisait entendre une diarrhée de sons, mais il y a tellement de niveaux de violations de la bienséance humaine que même nu, en se demandant si on a le temps de prendre une douche, on ne sait trop par quel bout commencer à condamner ce type de moment.
-"Prioriser" n'existe pas en français, c'est toujours une anglicisme.
-Répéter toujours les mêmes mots pendant presque 20 minutes à la même personne c'est tenter de la rendre folle. Même avec des voix et des sexes différents.
-J'ai travaillé dans un service à la clientèle. J'étais le service à la clientèle en entier chez Super Écran pendant quelques années. J'avais aussi un message qui disait que TOUS les agents sont occupés alors que j'étais bien seul dans mon département. Une pause caca? une pause cigarette? une réunion? vous alliez attendre facilement 10 minutes mes petits appelants de chez Super Écran (ou du Canal Indigo). Alors chaque fois que j'attends en ligne, peu importe l'endroit, je pense toujours à la taille de leur service à la clientèle. Souvent, une seule personne.
-Dans les deux versions on sexualise la personne qui va me répondre "UNE réceptionniste". Il serait donc impossible qu'un homme me réponde dans ce service? Sexisme assumé et injustifiable.
Depuis quelques temps, je ne dors pas, je perds connaissance. Je m'étend, souvent par mégarde, je ferme les yeux et me sent avaler ma langue. Je me sens aussi descendre avec urgence dans le profondeurs du sommeil, si loin, si creux, que ce serait à peu près comme descendre au fond des mers, une pierre accrochée aux chevilles. Un feeling agréable je dois l'avouer, une descente presqu'en apesanteur vers le sommeil très très profond. Celui qui ajoute quelques cheveux gris.
Quand je me réveille, je me rapproprie ma langue, que je sens en train de tenter de se frayer un chemin vers mon gorgoto, et retrouve mes sens comme un scaphandrier sortant des profondeurs maritimes.
J'étais nu, je tentais de calculer si j'avais le temps de prendre la douche avant d'avoir la ligne comme un gambler croit avoir réussi à compter les cartes a casino et mon corps me proposait de plonger dans le profond de la mer du sommeil.
Quand tout à coup, j'ai eu la ligne une fraction de seconde.
J'appelais une compagnie riche qui n'a pas besoin de publicité pour savoir si je devais aller ailleurs avant d'aller là. Si je pouvais me rendre directement là-bas ou si je devais être recommandé par ailleurs pour y aller. Une pacotille. Mais une pacotille qui me demandait de patienter en ligne.
J'ai eu la ligne une fraction de seconde, à la 127ème minute, après le gros caca de madame chose, et on m'a raccroché au nez par erreur...
Je me suis rappelé quelques mots d'église, mais si je rappelais tout de suite, je savais maintenant que je pouvais avoir 127 minutes, ce qui serait amplement pour ma douche. J'ai tout de suite recomposé et me suis lavé, une fois en attente.
Au sortir de la douche, propre et sentant le lilas, UN réceptionniste m'a répondu. Habillé cette fois, je lui ai demandé mes choses, il m'a dit qu'il n'y avait aucun problème et que l'on accepterait de me voir dans l'heure. Qu'on allait me prioriser.
Puis, je me suis rapproprié ma langue qui fuyait vers le fond de ma gorge, je dormais au sortir de la douche, dans un lit que je ne ne me souvenais même pas avoir vu, et j'avais manqué la prise d'appel, 139 minutes plus tard.
J'avais rêvé cet échange heureux et favorable avec l'endroit où j'appelais.
Je me suis demandé si ces gens avaient accès à mes revenus. Je suis peut-être priorisé selon mes revenus. Je viens de faire mes impôts et je suis salarialement parlant, nettement très pauvre.
Appeler quelque part et être répondu selon nos attentes.
La vie ne peut pas être si simple.
J'étais en congé le lendemain.
J'avais deux films sous la main pour l'attente en ligne.
Un de 2h09, l'autre de 2h00 piles.
J'ai appelé avant le premier, eu la ligne après le second.
Pour me faire dire:
"L'entreprise est fermée sur l'heure du dîner, de midi à 13 heures, veuillez rappeler à nouveau"
avant de me raccrocher la ligne au nez.

(veuillez vous referez au titre maintenant)
lundi 21 mars 2016
Aimer Nos Bandits
On les aimes tu assez nos croches ou quoi?
On a tous adoré The Godfather, au moins les deux premiers. Les Ritals plus que quiconque ont aimé. Pour son acuité et son réalisme. Les Italiens s'y sont reconnus.Dans l'esprit du film, axé sur la familia. C'était écrit et tourné par des Italiens.
Normale allora!
Voté année après année comme meilleur film de tous les temps, ou presque.
Mais est-ce que ça faisait de tous les italiens des mafieux?
Non.
On l'a tu assez aimé J.R. dans Dallas? On a aimé l'haïr. On lui a trouvé de la gueule. Du caractère, de la couleur. On aurait voulu avoir ses couilles, mais pas les coups de poing de son petit frère, le "bon" frère, qu'on a bien tenté de tuer, mais que finalement, on aimait davantage, et qu'il a fallu ramener d'urgence dans l'une des trames narratives les plus gênantes des années 80.
Au Québec on a aimé Jean-Paul Belleau pour s'en confesser au curé. Plus il était tricheur de ses amours, plus on communiait pour activer nos moteurs de médisance à son égard.
On aime Walter White qui passe de prof de chimie à baron de la drogue. On aime Tony Soprano qui travaille dans le "nettoyage" du New Jersey. On aime le manichéen Françis Underwood dans House of Cards, on aime Dexter qui supprime des vies au nom de la vertu la nuit, on aime Emily Thorne/Amanda Clarke qui venge son père.
On aime nos personnages amoraux qui ont le luxe que de n'être que des personnages, mais on aime les vrais bandits aussi.
On leur donne des 'tit noms doux.
On les aime d'amour nos déviants au point de leur donner des petits noms chéris: "Mom", "Lasagne", "Monsieur 4%", "Rambo".
On a aimé Nathalie Normandeau, jeune femme dynamique et à la page. L'image de la femme que plusieurs auraient souhaitées être, Une tigresse parmi les lions...
...et bien non...
C'était un 'tit minou. Aujourd'hui dégriffée.
Elle était porteuse d'eau pour les crosseurs en titre. On sait qui cautionnait ses fripouilleries. Il est frisé et se croit inatteignable. Le leg de Jean Charest est dans les mains de l'UPAC.
ET AU POUVOIR.
Parce qu'on les aime tant nos osties de crosseurs qu'on les as réélus au pouvoir.
Faut tu être bêtes?
Est-ce que ça devrait être une surprise ce que l'on apprend de l'UPAC?
Des accusations de complots dans le but de commettre un acte criminel, de corruption d'un membre de la législature, de fraude gouvernementale... qui QUI, QUI est sincèrement surpris?
Seulement les gens bêtes.
La réaction que j'ai eu, entendant la nouvelle la nuit à l'entrepôt a été spontanée:
"Ennnnnnnnnnnnnnnfin!"
Que j'ai dit à voix haute. Ils ne peuvent pas s'en sortir tout le temps, les bandits.
Pourquoi ceux qui savent voir, lire et écouter savaient déjà tout ça?
Nathalie nous as tous pris pour de maudites valises quand elle a dit devant la commission Charbonneau qu'arrivée comme ministre en 2003, elle ne savait pas qu'un système de prête-noms existait. Le pays entier le savait dès 2006, suite au rapport Moisan, mais Nathalie ne le savait pas. Elle travaillait trop probablement. Et on a tous trouvé qu'elle paraissait bien à la Commission Charbonneau, PARCE QU'ON EST BÊTES. Et qu'on ne retient que ce qui parait. Et non ce qui est.
Nathalie Normandeau et ses amis libéraux sont de véreux crosseurs,
Autant sous Jean Charest que sous les docteurs de ce moments.
Nathalie Normandeau a même dit sans rire "il n'y a jamais eu de retours d'ascenseur".
Pour cette seule phrase elle méritait la guillotine.
J'aimerais croire que l'UPAC est incorruptible. Que ce sont les nouveaux Robins des Bois. Les Nouveaux Justiciers de la Bonne Tenue Sociale. NJBTS, bel acronyme, non?
Mais on est trop bêtes.
On lirait:
Ne
Jamais
Bourlinguer
Tes
Supérieurs
Bourlinguer: Fatiguer, en parlant d'un navire luttant contre un gros temps ou qui est soumis à des manoeuvres pénibles.
Tu as été soumis à des manoeuvres pénibles, Nathalie.
Dénonce tes supérieurs si tu veux sauver ton postérieur.
Si tu ne veux pas passer les 14 prochaines années en tôle.
On t'a demandé de faire ce que tu as fait.
C'est un système qu'il faut décomposer. Un (des?) parti (s?) qui en est (sont?) gangrené (s?).
Faire peau neuve: se rénover entièrement: devenir quelque chose ou quelqu'un de nouveau.
Réveille, peuple!
On a tous adoré The Godfather, au moins les deux premiers. Les Ritals plus que quiconque ont aimé. Pour son acuité et son réalisme. Les Italiens s'y sont reconnus.Dans l'esprit du film, axé sur la familia. C'était écrit et tourné par des Italiens.
Normale allora!
Voté année après année comme meilleur film de tous les temps, ou presque.
Mais est-ce que ça faisait de tous les italiens des mafieux?
Non.
On l'a tu assez aimé J.R. dans Dallas? On a aimé l'haïr. On lui a trouvé de la gueule. Du caractère, de la couleur. On aurait voulu avoir ses couilles, mais pas les coups de poing de son petit frère, le "bon" frère, qu'on a bien tenté de tuer, mais que finalement, on aimait davantage, et qu'il a fallu ramener d'urgence dans l'une des trames narratives les plus gênantes des années 80.
Au Québec on a aimé Jean-Paul Belleau pour s'en confesser au curé. Plus il était tricheur de ses amours, plus on communiait pour activer nos moteurs de médisance à son égard.
On aime Walter White qui passe de prof de chimie à baron de la drogue. On aime Tony Soprano qui travaille dans le "nettoyage" du New Jersey. On aime le manichéen Françis Underwood dans House of Cards, on aime Dexter qui supprime des vies au nom de la vertu la nuit, on aime Emily Thorne/Amanda Clarke qui venge son père.
On aime nos personnages amoraux qui ont le luxe que de n'être que des personnages, mais on aime les vrais bandits aussi.
On leur donne des 'tit noms doux.
On les aime d'amour nos déviants au point de leur donner des petits noms chéris: "Mom", "Lasagne", "Monsieur 4%", "Rambo".
On a aimé Nathalie Normandeau, jeune femme dynamique et à la page. L'image de la femme que plusieurs auraient souhaitées être, Une tigresse parmi les lions...
...et bien non...
C'était un 'tit minou. Aujourd'hui dégriffée.
Elle était porteuse d'eau pour les crosseurs en titre. On sait qui cautionnait ses fripouilleries. Il est frisé et se croit inatteignable. Le leg de Jean Charest est dans les mains de l'UPAC.
ET AU POUVOIR.
Parce qu'on les aime tant nos osties de crosseurs qu'on les as réélus au pouvoir.
Faut tu être bêtes?
Est-ce que ça devrait être une surprise ce que l'on apprend de l'UPAC?
Des accusations de complots dans le but de commettre un acte criminel, de corruption d'un membre de la législature, de fraude gouvernementale... qui QUI, QUI est sincèrement surpris?
Seulement les gens bêtes.
La réaction que j'ai eu, entendant la nouvelle la nuit à l'entrepôt a été spontanée:
"Ennnnnnnnnnnnnnnfin!"
Que j'ai dit à voix haute. Ils ne peuvent pas s'en sortir tout le temps, les bandits.
Pourquoi ceux qui savent voir, lire et écouter savaient déjà tout ça?
Nathalie nous as tous pris pour de maudites valises quand elle a dit devant la commission Charbonneau qu'arrivée comme ministre en 2003, elle ne savait pas qu'un système de prête-noms existait. Le pays entier le savait dès 2006, suite au rapport Moisan, mais Nathalie ne le savait pas. Elle travaillait trop probablement. Et on a tous trouvé qu'elle paraissait bien à la Commission Charbonneau, PARCE QU'ON EST BÊTES. Et qu'on ne retient que ce qui parait. Et non ce qui est.
Nathalie Normandeau et ses amis libéraux sont de véreux crosseurs,
Autant sous Jean Charest que sous les docteurs de ce moments.
Nathalie Normandeau a même dit sans rire "il n'y a jamais eu de retours d'ascenseur".
Pour cette seule phrase elle méritait la guillotine.
J'aimerais croire que l'UPAC est incorruptible. Que ce sont les nouveaux Robins des Bois. Les Nouveaux Justiciers de la Bonne Tenue Sociale. NJBTS, bel acronyme, non?
Mais on est trop bêtes.
On lirait:
Ne
Jamais
Bourlinguer
Tes
Supérieurs
Bourlinguer: Fatiguer, en parlant d'un navire luttant contre un gros temps ou qui est soumis à des manoeuvres pénibles.
Tu as été soumis à des manoeuvres pénibles, Nathalie.
Dénonce tes supérieurs si tu veux sauver ton postérieur.
Si tu ne veux pas passer les 14 prochaines années en tôle.
On t'a demandé de faire ce que tu as fait.
C'est un système qu'il faut décomposer. Un (des?) parti (s?) qui en est (sont?) gangrené (s?).
Faire peau neuve: se rénover entièrement: devenir quelque chose ou quelqu'un de nouveau.
Réveille, peuple!
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