Si Février fût pénible, Mars commence en petites merveilles bien dosées.
Avons passés les 6 derniers dodos dans notre condo du Nord. Corps dans le spa, tête dans les flocons.
Bonheur total. Bonheur hivernal.
Dès le premier soir, verre de rouge sud-africain en bouche, je savourais quelque minutes de la soirée des Oscars. Je n'écoute plus cette soirée pour les résultats. Je l'écoute pour la publicité que me fait cette soirée pour certains films. En l'espace d'à peine 20 minutes, j'avais noté dans mon téléphone 15 films qui me tentaient maintenant que j'en avais vu quelques extraits bien sentis.
Dans une liste de "films à voir" qui ne contenait que trois titres (Black Mass, Steve Jobs, et Le Fils de Saul) J'ai rajouté, avec une nouvelle excitation:
-The Hundred Foot Journey mettant en vedette la toujours sublime Helen Mirren, tiré du livre de l'auteur Canado-Étatsunien Richard C.Morais qui parle de concurrence dans la restauration, mais surtout de culture française et indienne mises en confrontation.
Celui-là, les Oscars n'ont rien à y voir, mais la charmante jeune femme en face de moi dans le spa nordique en jasait et ça me paraissait suffisamment épicé.
-Mustang, une sorte de calque d'un film que j'ai adorrrrrrrré, The Virgin Suicides, mais qui se transporte cette fois en Turquie où 5 jeunes filles, des soeurs entre elles, sont beaucoup trop heureuses en compagnie de garçons ce qui fait vibrer la corde conservatrice qui viendra les ligoter aux traditions archaïques, en passant par la séquestration et le mariage précipité et forcé.
-The Revenant, passage presqu'obligé car il semble relevé de l'exploit technique et physique, mais mes attentes sont basses. J'aime les bonnes histoires. Et l'histoire me semble assez linéaire. J'aime toutefois beaucoup le réalisateur Inarritu dont les films ne me déçoivent jamais et son directeur photo, Emmanuel Lubezki. Le premier est devenu seulement le troisième réalisateur en 88 ans, après Mankiewicz et John Ford, à rafler la statuette du meilleur réalisateur deux ans de suite. et le second est devenu le premier directeur photo à rafler la statuette du meilleur directeur photo trois ans de suite, soit pour Gravity il y a deux ans, Birdman, l'an dernier et The Revenant cette année. Leo et Hardy semblent aussi en splendide forme dans ce film tourné dans un enfer glacial.
-The Big Short. Voilà un film dans la business de ma douce chérie. Brad Pitt ne me déçoit jamais non plus, Il adapte, en producteur doué, l'inadaptable avec brio. Il avait été magique avec Moneyball, il ne s'était pas trompé l'an dernier avec 12 Years a Slave, et semble être tout aussi fameux avec cette histoires de scandale des subprimes, d'abord annoncé par quelques financiers ayant du flair, avant de devenir panacée. Et tout ça, en comédie sur fond de crise financière. Rien de sexy me direz-vous? Intelligence en tout cas. Le casting est extraordinaire avec Bale, Pitt, Gosling, Carell et l'Oscar du meilleur scénario adapté, scénariser/écrire qui est aussi ma dalle.
-Bridge of Spies. Je ne suis pas un grand fan de Tom Hanks. Encore moins de Spielberg. En revanche, les frères Coen sont parmi mes humains préférés sur cette terre. Ici, ils signent un scénario d'échange de prisonniers en pleine guerre froide. Ça me plait.
-Mad Max Fury Road. J'avoue avoir, en tout premier lieu, craché sur le film après avoir vu une bande annonce ratée, où il ne semblait y avoir aucun scénario et de nombreux prétextes à faire de la poudre aux yeux. Toutefois, les images montrées aux Oscars dimanche dernier m'ont suffisamment séduits, pour y mettre un oeil technique sur la chose. J'ai tant aimé les trois premiers volets, ce quatrième opus ma paraissait violer la trilogie originale. Ça me semble même un commentaire sérieux sur la féminocratie. Je suis maintenant curieux.
-Spotlight. Film de l'année? non, L'Académie voulait se faire une autre année All The President's Men. 40 ans plus tard. Il est toutefois toujours fort intéressant de voir la hargne journalistique quand elle réussit à déterrer l'horreur et à faire tomber des gens sacrés. Spotlight se devait d'être fait, ne serais-ce que pour rendre justice à tous les survivants d'agressions sexuelles. Et pour honorer ces grands journalistes qui ont ébruiter le silence des soutanes. Oscars du Meilleur Scénario Original? autre erreur. Un scénario original basé sur des personnages et des évènements qui se sont déroulés pour vrai, ça manque légèrement de cohérence. Original means créé de toute pièces bande de gnochons.
-Trumbo. Parce que ça me tente depuis longtemps.
-The Danish Girl. L'histoire du tout premier transgenre, une histoire nettement 2015/2016, mais qui s'est déroulée au Danemark, quand la peintre portraitiste Gerda Wegener (incarnée par une remarquable Alicia Vikander) demande, dans les années 20, à son mari de poser en femme, afin qu'elle puisse en faire le portrait. Son mari, (Einar Wegener, peintre de paysage, bientôt transgenre) y prend goût et change complètement de sexe. Une première alors. Vikander joue un rôle extraordinaire, riche, complexe et ce n'est pas pour rien que la précieuses statuette du second rôle féminin lui est tombée dans les mains. Eddie Redmayne, dans la peau d'Einar, avait gagné l'Oscar du meilleur acteur l'an dernier (pour The Theory of Everything). Cet acteur est incroyable dans la fragilité.
-Carol. Paticia Highsmith. Cate Blanchett, Rooney Mara, New York, Todd Haynes. Oui.
-45 Years. Prémisse formidable. Dans la semaine des préparations pour fêter le 45 anniversaire de mariage dans un couple (les grands Tom Courtenay & Charlotte Rampling) l'homme du couple apprend qu'une ancienne flamme est décédée, et l'impact de cette mort remontera jusqu'à gangréner la soirée de fête.
-Sicario. La belle Émilie Blunt. L'excellent Benicio Del Toro. Denis Villeneuve derrière la cam. Ça me tente.
-Ex Machina. L'homme et la machine et les dérivés potentiels des machines sur les hommeries. Ça me tente beaucoup. Encore plus depuis que j'ai découvert qu'Alicia Vikander (encore elle) y tient un rôle important, celui de la machine.
-Room. Une histoire d'horreur et des performances d'une intensité incroyable. Brie Larson, ne pouvait pas repartir sans la statuette de la meilleure actrice. D'ailleurs, quand elle a gagné son trophée, je me suis mis à bouillir par en dedans. À vociférer par le nez.
J'étais complètement écoeuré de voir le visage de l'actrice, belle, mais méconnaissable depuis son rôle dans Mad Men. Je n'arrivais ni à lui reconnaître un oeil, ni une joue, ni la bouche, ni...elle était 100% plastique, modifiée. je trouvais dégoûtant que si jeune, si belle, on pouvait déjà se changer la face à 100%. C'était la victoire de Renée Zelwegger sur le monde naturel.
Le monde du cinéma est un monde peut-être artificiel, mais ce sont encore des hommes et des femmes qui y travaillent et se modifier le visage comme le font certains relève pour mon cerveau et mes yeux du cannibalisme.
Puis...j'ai réalisé que Brie Larson n'était pas tellement plastifiée...
Peut-être même pas du tout.
Et que finalement Brie Larson n'était PAS Allison Brie.
Avouez que l'erreur était facile à faire...
Surtout dans un hot tub, après plusieurs verres...
Près d'un printemps qui ressemble enfin à l'hiver.
Avec tout ce qu'il fallait pour me plaire.
samedi 5 mars 2016
vendredi 4 mars 2016
Phil Collins en Caisse de 12
Phil Collins a 65 ans depuis le 30 janvier dernier.
Il est officiellement un aîné.
Mais on peux dire sans trop se tromper qu'il a toujours eu ce côté average Joe, assez anti star, presque touriste dans l'univers du star system du monde de la musique. Ce qui est un peu injuste. Il a tout de même été un membre important d'un des plus grands band de musique progressive au monde et reste un rare artiste à avoir vendu 100 millions en solo, tout comme en groupe.
Fan de Ringo Starr, Roger Powell et Buddy Rich, Phil a eu son premier kit de batterie au tendre âge de 5 ans. Il y a 60 ans.
Ado, il joue dans A Hard Day's Night, il joue...enfin, il est figurant dans la foule, à écouter les Beatles. Sa mère est agente de placement pour comédiens. Ça l'inspirera dans le futur aussi quand il fera le comédien.
Jeune adulte, il enregistre dans le band Flaming Youth, sur un album inspiré du passage de l'homme sur la lune. Mais le manque de succès, (malgré les belles critiques) font que le band se dissout. Phil joue de sa batterie avec George Harrison alors.
Il a 19 ans quand John Mayhew quitte son poste de batteur pour Genesis. Collins répond à une audition et la passe chez les parents de Peter Gabriel. Il est fait nouveau batteur et sera des 4 albums suivants surtout aux percussions et à la batterie, mais à la voix aussi, en soutien vocal, mais comme chanteur principal à quelques occasions aussi. Quand Peter Gabriel quitte Genesis à son tour en 1974, Collins en devient le chanteur principal, tout en en restant le batteur. Pour les 9 albums suivants de Genesis, Collins tiendra ce rôle entre 1976 et 1997.
En décembre 1978, Phil a une femme et deux jeunes enfants** et son mariage est menacé. Il choisit d'habiter Vancouver en leur compagnie et de faire une pause dans sa carrière de musicien pour sauver sa famille, Sans Succès. Il compose, dans l'ombre de son divorce, son premier album solo. Qui sera un immense succès international.
Collins fera 8 albums solos entre 1981 et 2010.
C'est l'annonce de la réédition de ces 8 albums solos qui m'a donné envie de vous parler de mononc' Phil. Je voulais vous trouver les 20 meilleurs moments musicaux pour moi de Phil Collins.
Puis, j'ai dû descendre à 12, puisque je n'ai pas trouvé 20 morceaux de Collins en solo que j'ai sincèrement continuer à apprécier avec le temps.
Puis, j'ai ouvertement triché cinq fois en incluant dans mes 12 morceaux, du Genesis de 1983 et 1986. Années au coeur des meilleurs moments de Phil Collins dans mon oreille.
D'ailleurs l'intégrale des 12 morceaux que je vous proposerai ont été pondus entre 1979 et 1987. Les meilleures années Collins pop à mon avis.
J'ai aussi découvert en cours d'écriture que j'aime mon Phil, sensible et doux. Et exclusivement créateur entre mes 7 et 15 ans.
Par ordre décroissant de préférence:
Take Me Home.
En juillet 1985, Phil Collins lance le 4ème et dernier single de son album multi-millionaire No Jacket's Required accompagné du vidéo le plus touriste du show bizz au monde. On a donc éronnément, mais guidé par un très mauvais clip, pensé que Phil nous parlait de ses multiples périples dans le monde, et qu'il s'ennuyait de son chez lui. Pas du tout. Phil nous parle des asiles ("Cause I've been a prisoner all my life...") qui gardent tous les gens moyennement différents, parfois à tort. comme dans One Flew Over the Cukoo's Nest. Sting et Peter Gabriel sont dans les choeurs de cette chanson, bien meilleure que ce clip avec ses accords de batterie rappelant beaucoup son plus gros hit solo qui viendra plus tard dans ce décompte. La belle et moi on se chante le refrain quand on part sans l'autre en voiture, pour de longues distances en appliquant une variation au titre: "Text text me hoooooooooooooooome...."
In Too Deep.
4ème et avant dernier single tiré de l'album Invisible Touch de Genesis qui capitalisait sur l'immense popularité de Collins, cette fois aux côtés de ses amis Tony Banks (au piano et claviers) et Mike Rutherford, à la guitare acoustique. Simple, sobre, tendre et positivement amoureux le Phil là dessus.
One More Night.
Premier single lancé de son troisième album solo en Novembre 1984, la chanson et le clip son extrêmement minimalistes. et la chanson deviendra son deuxième #1 aux États-Unis. Jazzy et soul à la fois. Plein de beurre fondant. Soft que je vous disais, mon Phil.
Home by The Sea
Bon. Fini les guimauves. On parle maintenant d'un peu plus hard, plus prog, plus hanté puisqu'on y parle d'un cambrioleur qui investigue un maison (près de la mer) pour y être surpris pas un fantôme. Genesis, en 1983, fait peu à peu le pont entre la pop et le prog. Ce morceau, scindé en deux, couvre à la fois le monde pop et le monde prog. J'aime beaucoup les variations à partir de 2:14 et à partir de 4:21 aussi.
I Don't Care Anymore.
Troisième single tiré de son second album solo, Hello, I Must Be Going, en février 1983. la batterie lourde, tribale et pratiquement sans cymbales, évoque la colère sourde d'un échec amoureux. celui qu'était le mariage de Phil à cette époque. Le clavier minimaliste donne une touche de frayeur à al performance vocale rageuse du Phil.
Throwing It All Away.
Second single de Genesis tiré de l'album Invisible Touch en août 1986, la chanson débute avec une très jolie ritournelle de Mike Rutherford qui en est d'ailleurs le principal compositeur. Très "adulte contemporain" ce que je dois être à l'occasion malgré mes airs de rébellion car j'aime beaucoup cette chanson.
Easy Lover.
Je fûs aussi, l'est encore probablement*, un amoureux de la bonne pop. Phillip Bailey est un ancien membre de la formation Earth, Wind & Fire. Il a aussi été comédien pour Kubrick en 1987. En 1984, il lance son second album en solo et a besoin d'un peu d'aide pour vendre son produit. Nathan East, Bailey et Collins écrivent à trois paires de mains ce morceau à l'accrocheur riff de guitare et à l'excellente batterie. La chanson n'atteindra pas le #1 tout simplement parce qu'une impérissable de Foreigner trône au sommet trop longtemps. Le clip est une autre horreur de tourisme de la business, mais si on écoute simplement la chanson, (ailleurs qu'avec les sons du clip ) on peut y trouver, musicalement son compte.
Separate Lives.
Retour du Phil Collins Schmootzee (moelleux). Ici en compagnie de la charmante Marilyn Martin duquel j'avais un autre morceau en 45 tours. Cette chanson a été lancée en novembre 1985 afin de mousser le film White Nights mettant en vedette Gregory Hines, le danseur russe Mikhail Baryshnikov, Isabella Rossellini et la toujours formidable Helen Mirren.
Les 4 derniers morceaux sont de l'ordre de la magie ensorcelante.
Mama.
Formidable morceau de Genesis de 1983. On ouvre l'album avec cette batterie industrielle. on poursuit avec un clavier hanté de Tony Banks. Collins rit comme un sorcier. À tort, on a souvent pensé qu'il s'agissait d'un foetus chantant à sa mère, la suppliant de ne pas avorter. Faux. Il s'agit du récit d'un ado, obsédé par une prostituée, en plein complexe d'Oedipe. Collins, est une rare fois sale. Sinistre. Sombre. Intense. Il avoue s'être inspiré du rire sur un rap de Grandmaster Flash pour celui qu'il affecte sur sa chanson.
Tonight, Tonight, Tonight.
Voilà un morceau qui plaît ÉNORMÉMENT. C'est sombre. Mystérieux. Inattendu dans sa direction musicale. Intense. Doux aussi. Interminable et c'est très bien ainsi. C'est le 5ème et dernier single tiré de l'album Invisible Touch de Genesis. Banks est formidable tout le morceau mais particulièrement autour de la quatrième minute. À 4:24, je fonds tout simplement. Et la batterie est sensationnellement sci-fi. J'adoooooooooooooooore.
In The Air Tonight.
Sentant le divorce inévitable, Phil compose ce morceau à fleur de peau. Avec une batterie minimaliste au début, comme une nouvelle qu'on apprend doucement. puis, mitraillant les roulements, (vers 3:41) comme on encaisserait un énorme choc. Composée en 1979, dans les cendres de son mariage, ce sera le premier single de son premier album solo, Face Value, en janvier 1981. Le succès sera immense. Amour macabre plein de cicatrices. Écho de douleur intense. La basse de John Giblin est aussi hantée. Fameux.
Against All Odds.
Lancée en février 1984 afin de faire la promotion du film du même nom, Phil retravaille une chanson non retenue de son premier album solo et en fait son premier # 1 aux États-Unis. Je suis probablement fleur bleue, mais j'ai beaucoup aimé une très jolie Nadine dans le sous-sol du 902 Chemin St-Louis à Sillery à l'été 1987 là-dessus. La batterie autour de 1:35 me donne encore des frissons. Le "Turn around and see me cry" me fait encore réagir. Je chante parfaitement le "There's so much I need to say to you, so many reason why..." parce que ça colle à cette splendide Nadine de 1987...
Nostalgie quand tu nous tiens...
Phil, réédite ses 8 albums solos.
Seulement 4 des 12 dont je vous parle ici s'y trouveront.
(Take Me Home, One More Night, I Don't Care Anymore et In The Air Tonight)
*Sinon comment expliquer mon intrérêt récent pour DNCE, Taylor Swift, J.Young et Selena Gomez?
**Dont une devenue célèbre depuis 2012.
Il est officiellement un aîné.
Mais on peux dire sans trop se tromper qu'il a toujours eu ce côté average Joe, assez anti star, presque touriste dans l'univers du star system du monde de la musique. Ce qui est un peu injuste. Il a tout de même été un membre important d'un des plus grands band de musique progressive au monde et reste un rare artiste à avoir vendu 100 millions en solo, tout comme en groupe.
Fan de Ringo Starr, Roger Powell et Buddy Rich, Phil a eu son premier kit de batterie au tendre âge de 5 ans. Il y a 60 ans.
Ado, il joue dans A Hard Day's Night, il joue...enfin, il est figurant dans la foule, à écouter les Beatles. Sa mère est agente de placement pour comédiens. Ça l'inspirera dans le futur aussi quand il fera le comédien.
Jeune adulte, il enregistre dans le band Flaming Youth, sur un album inspiré du passage de l'homme sur la lune. Mais le manque de succès, (malgré les belles critiques) font que le band se dissout. Phil joue de sa batterie avec George Harrison alors.
Il a 19 ans quand John Mayhew quitte son poste de batteur pour Genesis. Collins répond à une audition et la passe chez les parents de Peter Gabriel. Il est fait nouveau batteur et sera des 4 albums suivants surtout aux percussions et à la batterie, mais à la voix aussi, en soutien vocal, mais comme chanteur principal à quelques occasions aussi. Quand Peter Gabriel quitte Genesis à son tour en 1974, Collins en devient le chanteur principal, tout en en restant le batteur. Pour les 9 albums suivants de Genesis, Collins tiendra ce rôle entre 1976 et 1997.
En décembre 1978, Phil a une femme et deux jeunes enfants** et son mariage est menacé. Il choisit d'habiter Vancouver en leur compagnie et de faire une pause dans sa carrière de musicien pour sauver sa famille, Sans Succès. Il compose, dans l'ombre de son divorce, son premier album solo. Qui sera un immense succès international.
Collins fera 8 albums solos entre 1981 et 2010.
C'est l'annonce de la réédition de ces 8 albums solos qui m'a donné envie de vous parler de mononc' Phil. Je voulais vous trouver les 20 meilleurs moments musicaux pour moi de Phil Collins.
Puis, j'ai dû descendre à 12, puisque je n'ai pas trouvé 20 morceaux de Collins en solo que j'ai sincèrement continuer à apprécier avec le temps.
Puis, j'ai ouvertement triché cinq fois en incluant dans mes 12 morceaux, du Genesis de 1983 et 1986. Années au coeur des meilleurs moments de Phil Collins dans mon oreille.
D'ailleurs l'intégrale des 12 morceaux que je vous proposerai ont été pondus entre 1979 et 1987. Les meilleures années Collins pop à mon avis.
J'ai aussi découvert en cours d'écriture que j'aime mon Phil, sensible et doux. Et exclusivement créateur entre mes 7 et 15 ans.
Par ordre décroissant de préférence:
Take Me Home.
En juillet 1985, Phil Collins lance le 4ème et dernier single de son album multi-millionaire No Jacket's Required accompagné du vidéo le plus touriste du show bizz au monde. On a donc éronnément, mais guidé par un très mauvais clip, pensé que Phil nous parlait de ses multiples périples dans le monde, et qu'il s'ennuyait de son chez lui. Pas du tout. Phil nous parle des asiles ("Cause I've been a prisoner all my life...") qui gardent tous les gens moyennement différents, parfois à tort. comme dans One Flew Over the Cukoo's Nest. Sting et Peter Gabriel sont dans les choeurs de cette chanson, bien meilleure que ce clip avec ses accords de batterie rappelant beaucoup son plus gros hit solo qui viendra plus tard dans ce décompte. La belle et moi on se chante le refrain quand on part sans l'autre en voiture, pour de longues distances en appliquant une variation au titre: "Text text me hoooooooooooooooome...."
In Too Deep.
4ème et avant dernier single tiré de l'album Invisible Touch de Genesis qui capitalisait sur l'immense popularité de Collins, cette fois aux côtés de ses amis Tony Banks (au piano et claviers) et Mike Rutherford, à la guitare acoustique. Simple, sobre, tendre et positivement amoureux le Phil là dessus.
One More Night.
Premier single lancé de son troisième album solo en Novembre 1984, la chanson et le clip son extrêmement minimalistes. et la chanson deviendra son deuxième #1 aux États-Unis. Jazzy et soul à la fois. Plein de beurre fondant. Soft que je vous disais, mon Phil.
Home by The Sea
Bon. Fini les guimauves. On parle maintenant d'un peu plus hard, plus prog, plus hanté puisqu'on y parle d'un cambrioleur qui investigue un maison (près de la mer) pour y être surpris pas un fantôme. Genesis, en 1983, fait peu à peu le pont entre la pop et le prog. Ce morceau, scindé en deux, couvre à la fois le monde pop et le monde prog. J'aime beaucoup les variations à partir de 2:14 et à partir de 4:21 aussi.
I Don't Care Anymore.
Troisième single tiré de son second album solo, Hello, I Must Be Going, en février 1983. la batterie lourde, tribale et pratiquement sans cymbales, évoque la colère sourde d'un échec amoureux. celui qu'était le mariage de Phil à cette époque. Le clavier minimaliste donne une touche de frayeur à al performance vocale rageuse du Phil.
Throwing It All Away.
Second single de Genesis tiré de l'album Invisible Touch en août 1986, la chanson débute avec une très jolie ritournelle de Mike Rutherford qui en est d'ailleurs le principal compositeur. Très "adulte contemporain" ce que je dois être à l'occasion malgré mes airs de rébellion car j'aime beaucoup cette chanson.
Easy Lover.
Je fûs aussi, l'est encore probablement*, un amoureux de la bonne pop. Phillip Bailey est un ancien membre de la formation Earth, Wind & Fire. Il a aussi été comédien pour Kubrick en 1987. En 1984, il lance son second album en solo et a besoin d'un peu d'aide pour vendre son produit. Nathan East, Bailey et Collins écrivent à trois paires de mains ce morceau à l'accrocheur riff de guitare et à l'excellente batterie. La chanson n'atteindra pas le #1 tout simplement parce qu'une impérissable de Foreigner trône au sommet trop longtemps. Le clip est une autre horreur de tourisme de la business, mais si on écoute simplement la chanson, (ailleurs qu'avec les sons du clip ) on peut y trouver, musicalement son compte.
Separate Lives.
Retour du Phil Collins Schmootzee (moelleux). Ici en compagnie de la charmante Marilyn Martin duquel j'avais un autre morceau en 45 tours. Cette chanson a été lancée en novembre 1985 afin de mousser le film White Nights mettant en vedette Gregory Hines, le danseur russe Mikhail Baryshnikov, Isabella Rossellini et la toujours formidable Helen Mirren.
Les 4 derniers morceaux sont de l'ordre de la magie ensorcelante.
Mama.
Formidable morceau de Genesis de 1983. On ouvre l'album avec cette batterie industrielle. on poursuit avec un clavier hanté de Tony Banks. Collins rit comme un sorcier. À tort, on a souvent pensé qu'il s'agissait d'un foetus chantant à sa mère, la suppliant de ne pas avorter. Faux. Il s'agit du récit d'un ado, obsédé par une prostituée, en plein complexe d'Oedipe. Collins, est une rare fois sale. Sinistre. Sombre. Intense. Il avoue s'être inspiré du rire sur un rap de Grandmaster Flash pour celui qu'il affecte sur sa chanson.
Tonight, Tonight, Tonight.
Voilà un morceau qui plaît ÉNORMÉMENT. C'est sombre. Mystérieux. Inattendu dans sa direction musicale. Intense. Doux aussi. Interminable et c'est très bien ainsi. C'est le 5ème et dernier single tiré de l'album Invisible Touch de Genesis. Banks est formidable tout le morceau mais particulièrement autour de la quatrième minute. À 4:24, je fonds tout simplement. Et la batterie est sensationnellement sci-fi. J'adoooooooooooooooore.
In The Air Tonight.
Sentant le divorce inévitable, Phil compose ce morceau à fleur de peau. Avec une batterie minimaliste au début, comme une nouvelle qu'on apprend doucement. puis, mitraillant les roulements, (vers 3:41) comme on encaisserait un énorme choc. Composée en 1979, dans les cendres de son mariage, ce sera le premier single de son premier album solo, Face Value, en janvier 1981. Le succès sera immense. Amour macabre plein de cicatrices. Écho de douleur intense. La basse de John Giblin est aussi hantée. Fameux.
Against All Odds.
Lancée en février 1984 afin de faire la promotion du film du même nom, Phil retravaille une chanson non retenue de son premier album solo et en fait son premier # 1 aux États-Unis. Je suis probablement fleur bleue, mais j'ai beaucoup aimé une très jolie Nadine dans le sous-sol du 902 Chemin St-Louis à Sillery à l'été 1987 là-dessus. La batterie autour de 1:35 me donne encore des frissons. Le "Turn around and see me cry" me fait encore réagir. Je chante parfaitement le "There's so much I need to say to you, so many reason why..." parce que ça colle à cette splendide Nadine de 1987...
Nostalgie quand tu nous tiens...
Phil, réédite ses 8 albums solos.
Seulement 4 des 12 dont je vous parle ici s'y trouveront.
(Take Me Home, One More Night, I Don't Care Anymore et In The Air Tonight)
*Sinon comment expliquer mon intrérêt récent pour DNCE, Taylor Swift, J.Young et Selena Gomez?
**Dont une devenue célèbre depuis 2012.
jeudi 3 mars 2016
Sonderkommandos
Les Sonderkommandos étaient des gens piégés et condamnés.
Tous les juifs d'Europe l'étaient entre 1939 et 1945.
Mais les Sonderkommandos avaient un statut plus compliqué encore. Car si les autres n'étaient que prisonniers, eux, étaient choisis pour aider les allemands à faire fonctionner les camps de la mort plus facilement. Ils étaient en quelque sorte privilégiés, mais aussi les premiers à être exterminé à moyen terme, car ils étaient les premiers témoins du génocide en cours. On les affectait beaucoup au four crématoire en leur faisant comprendre que si ils ne collaboraient pas, ils seraient les prochaines cendres eux-même.
Il existe officiellement 6 photos, toutes prises clandestinement, par Alberto Errera, un sonderkommando juif-grec, assassiné spectaculairement en désarmant deux SS et en tentant de s'évader.
Les 6 photos sont sur cette page.
Entre 1938 et 1945. les sonderkommandos étaient principalement affectés à la solution finale et quelques révoltes et mutineries ont ainsi pu être montées. En août 1943 à Treblinka en Pologne, et en octobre de la même année à Sobibor, toujours en Pologne, des révoltes ont vu quelques 100 condamnés réussirent à s'évader. La plupart ont été recapturés le même jour. Torturés, puis exécutés.
Moins de 20 ont survécu à ces évasions. Parmi eux, Martin Gray.
Pendant des mois, en 1944, de jeunes juives, Ester Wajcblum, Ala Gertner, Regina Safirssztain, Roza Robota, entre autre héroïne, ont fait passer de petites quantités de poudre à fusil, volée dans une réserve de munition allemande dans le complexe d'Auschwitz. Sous constante surveillance, elles cachaient la poudre dans des petits morceaux de papier qu'elles cachaient ensuite dans leur linge ou tout simplement sur leur corps. Robota rassemblait tous ce qu'elle recevait pour le faire ensuite passer à des co-conspirateurs sonderkommandos, mieux habilité à en faire de l'explosif.
Quand on leur a annoncé qu'ils allaient être exécutés le lendemain, le plan a dû être mis en branle sur-le-champ. Les sonderkommandos ont attaqué les SS et les Kapos avec deux fusils, des haches, des couteaux et des grenades. 12 allemands ont été blessés et 3 furent tués. Les sonderkommandos recapturés (autour de 200) le même jour ont été placé nus, face contre le sol, et on été tués de balles dans la tête.
Pour donner une leçon aux autres, on les as tous réunis et à toutes les trois têtes, on en faisait exploser une d'une rafle de balles. 451 sonderkommandos ont été tués ce jour-là.
Ce qui s'y passait (à Birkenau) a été documenté par écrit par Zalman Gradowski, Zalman Lewenthal et Leib Langfus en yiddish, par Chaim Herman en français et par Marcel Nadjari en Grec. On retrouve leurs textes dans The Scrolls of Auschwitz de Ber Mark et au Musée d'Auschwitz sous le titre : Amidst a Nightmare of Crime.
Perçus comme des prisonniers privilégiés, une certaine ambiguïté à régné sur les sonderkommandos,
On leur prêtait bien souvent le rôle de collaborateurs aux liquidations massive des leurs. Ce qu'ils étaient, bien entendu, forcés de faire si ils voulaient survivre.
Les horreurs vécues et le dilemne moral qui devaient habiter chaque sonderkommandos ont inspiré bien des historiens, écrivains et cinéastes.
Parmi ceux-ci, le cinéaste hongrois Laszlo Nemes, qui a fait de son premier long métrage un film qu'on dit formidable, sur un sonderkommando qui croit reconnaître son fils parmi les gens envoyés dans les fours crématoires sur lesquels il travaille.
Le film met en vedette des non-professionnels, ce qui ajoute en crédibilité et serait méticuleusement documenté au point d'y inclure de vrais noms et de vrais évènements, telle que l'une des révolte évoquée plus haut.
8 Langues y sont parlées dans le film et le poète d'origine grecque, mais habitant New York, Géza Röhrig, y tient le rôle principal.
Le film a remporté le Grand Prix du dernier Festival de Cannes, le Golden Globe du meilleur film étranger et probablement, au moment d'écrire ceci*, l'Oscar du meilleur film étranger dimanche dernier.
Le film est présentement à l'affiche en salle à Montréal.
*Nous sommes loin des claviers.
Tous les juifs d'Europe l'étaient entre 1939 et 1945.
Mais les Sonderkommandos avaient un statut plus compliqué encore. Car si les autres n'étaient que prisonniers, eux, étaient choisis pour aider les allemands à faire fonctionner les camps de la mort plus facilement. Ils étaient en quelque sorte privilégiés, mais aussi les premiers à être exterminé à moyen terme, car ils étaient les premiers témoins du génocide en cours. On les affectait beaucoup au four crématoire en leur faisant comprendre que si ils ne collaboraient pas, ils seraient les prochaines cendres eux-même.
Il existe officiellement 6 photos, toutes prises clandestinement, par Alberto Errera, un sonderkommando juif-grec, assassiné spectaculairement en désarmant deux SS et en tentant de s'évader.
Les 6 photos sont sur cette page.
Entre 1938 et 1945. les sonderkommandos étaient principalement affectés à la solution finale et quelques révoltes et mutineries ont ainsi pu être montées. En août 1943 à Treblinka en Pologne, et en octobre de la même année à Sobibor, toujours en Pologne, des révoltes ont vu quelques 100 condamnés réussirent à s'évader. La plupart ont été recapturés le même jour. Torturés, puis exécutés.
Moins de 20 ont survécu à ces évasions. Parmi eux, Martin Gray.
Pendant des mois, en 1944, de jeunes juives, Ester Wajcblum, Ala Gertner, Regina Safirssztain, Roza Robota, entre autre héroïne, ont fait passer de petites quantités de poudre à fusil, volée dans une réserve de munition allemande dans le complexe d'Auschwitz. Sous constante surveillance, elles cachaient la poudre dans des petits morceaux de papier qu'elles cachaient ensuite dans leur linge ou tout simplement sur leur corps. Robota rassemblait tous ce qu'elle recevait pour le faire ensuite passer à des co-conspirateurs sonderkommandos, mieux habilité à en faire de l'explosif.
Quand on leur a annoncé qu'ils allaient être exécutés le lendemain, le plan a dû être mis en branle sur-le-champ. Les sonderkommandos ont attaqué les SS et les Kapos avec deux fusils, des haches, des couteaux et des grenades. 12 allemands ont été blessés et 3 furent tués. Les sonderkommandos recapturés (autour de 200) le même jour ont été placé nus, face contre le sol, et on été tués de balles dans la tête.
Pour donner une leçon aux autres, on les as tous réunis et à toutes les trois têtes, on en faisait exploser une d'une rafle de balles. 451 sonderkommandos ont été tués ce jour-là.
Ce qui s'y passait (à Birkenau) a été documenté par écrit par Zalman Gradowski, Zalman Lewenthal et Leib Langfus en yiddish, par Chaim Herman en français et par Marcel Nadjari en Grec. On retrouve leurs textes dans The Scrolls of Auschwitz de Ber Mark et au Musée d'Auschwitz sous le titre : Amidst a Nightmare of Crime.
Perçus comme des prisonniers privilégiés, une certaine ambiguïté à régné sur les sonderkommandos,
On leur prêtait bien souvent le rôle de collaborateurs aux liquidations massive des leurs. Ce qu'ils étaient, bien entendu, forcés de faire si ils voulaient survivre.
Les horreurs vécues et le dilemne moral qui devaient habiter chaque sonderkommandos ont inspiré bien des historiens, écrivains et cinéastes.
Parmi ceux-ci, le cinéaste hongrois Laszlo Nemes, qui a fait de son premier long métrage un film qu'on dit formidable, sur un sonderkommando qui croit reconnaître son fils parmi les gens envoyés dans les fours crématoires sur lesquels il travaille.
Le film met en vedette des non-professionnels, ce qui ajoute en crédibilité et serait méticuleusement documenté au point d'y inclure de vrais noms et de vrais évènements, telle que l'une des révolte évoquée plus haut.
8 Langues y sont parlées dans le film et le poète d'origine grecque, mais habitant New York, Géza Röhrig, y tient le rôle principal.
Le film a remporté le Grand Prix du dernier Festival de Cannes, le Golden Globe du meilleur film étranger et probablement, au moment d'écrire ceci*, l'Oscar du meilleur film étranger dimanche dernier.
Le film est présentement à l'affiche en salle à Montréal.
*Nous sommes loin des claviers.
mercredi 2 mars 2016
Rabbit Angstrom (le déserteur)
John Updike aura écrit plus d'une soixantaine de livres/essais/nouvelles dans sa carrière.
Parmi ceux-ci la tétralogie racontant la vie de Rabbit Angstrom.
1960: Parution de Rabbit, Run qui introduit le personnage de Harry "Rabbit" Angstrom, ancienne vedette de basketball locale, âgée de 26 ans, et les trois mois qui suivront la défection de son mariage, alors que son épouse attendait une petite fille. Ils ont déjà un garçon en bas âge ensemble.
Tout comme La Chute d'Albert Camus ou As I Lay Dying de William Faulkner, le roman est écrit au présent. Ce qui permet de passer avec une curieuse facilité de l'état d'esprit d'un personnage à un autre avec une certaine poésie, un rythme, une musique que seul l'utilisation du présent offre et que le passé calibre plus mal. Le livre est tout à fait de son époque (les jeunes années 60) et déjà il a un parfum de nostalgie.
1971: Parution de Rabbit, Redux qui raconte l'été d'Angstrom, largué par sa femme, partie avec un autre homme en 1969, avec en arrière plan l'été de Woodstock et l'alunissage d'Apollo 11. On explore le racisme, les liaisons père-fils (Harry a maintenant un fils de 13 ans), la guerre du Vietnam, le cynisme et la destruction de l'univers de la drogue. À nouveau, Updike se fait l'écho d'une certaine imperfection Étatsunienne à l'aube des années 70.
1981: Parution de Rabbit is Rich qui nous dévoile Harry ayant hérité du concessionnaire automobile de son beau-père, maintenant riche, mais qui doit composer avec son envahissante libido, les spectres de son passé, l'alcoolisme de sa femme, le fait qu'il soit riche principalement en raison d'elle et les problèmes croissants de son fils. L'action se déroule en 1979.
Harry Rabbit Angstrom n'était pas l'alter ego de John Updike. Pour cela il faut se tourner vers ses livres mettant en vedette Henry Bech.
1990: Parution de Rabbit at Rest qui nous place soudainement entre 1988 et 1989 où Harry est maintenant en Floride, obèse, grand-père, découvre que son fils vole la fortune maternelle pour mieux subvenir à sa consommation de drogue. Les problèmes existentiels d'Angstrom sont toujours omniprésents et ses relations avec les femmes, de tout âge, encore excessivement compliqués.
Upidke fait le portrait en 4 livres et un personnage imparfait, de ses États-Unis des années 60, 70, début des années 80, fin des années 80.
2001: Parution de Rabbit Remembered, dernier volet de la tétralogie. On y suit cette fois le fils d'Harry et la fille illégitime d'Angstrom, ainsi que de multiples personnages autour de Rabbit dans les livres précédents. Seul livre où Rabbit ne s'y trouve pas en temps réel, mais est, comme le titre l'indique, évoqué de toute part.
Dans le tout premier livre, notre lapin perd la tête parce que sa femme ne veut pas baiser. Il se demande même si ils ont eu un enfant par immaculée conception. Il quitte la maison, convaincu que ce qu'il cherche est ailleurs.
Et Rabbit, de livre en livre, cherche. Se cherche,
Il est entre autre obsédé par les pipes et les suceuses. Quand il quitte sa femme dans le premier livre, il va voir sa maîtresse, se fait faire une pipe et ne lui parlera plus jamais (!). Dans le second livre, une exploration du changement de génération aux États-Unis et de la prise de position raciale, Updike plante son épiphanie chez Harry quand sa blonde et blanche maîtresse de 17 ans fait une pipe à un militant des Black Panthers, noir. Dans le troisième volet, Rabbit se demande combien de fois son fils de 22 ans a déjà savouré le plaisir de se faire sucer.
Il n'y a que chez les écrivains que les belles jeunes filles sucent les vieux gâteux.
Et Updike était un rêveur. Un rêveur d'une autre Amérique. Il brillait dans son écriture par l'acuité des portraits qu'il dépeignait. On reconnaissait facilement les gens qui peuplent son pays dans ses écrits. C'est ce qui a expliqué son grand succès dans son lectorat.
Harry n'est quand même pas TOUS les Étatsuniens, mais un Étatsunien spécifique. Une ancienne star de basket de l'école secondaire, un commis, un opérateur d'imprimerie avant d'être un vendeur de voiture en voie de devenir propriétaire dans la ville fictive de Brewer en Pennsylvanie, ville inspirée à Updike par la ville de Reading qu'il a connue plus jeune. Jusqu'à qu'il quitte pour la Floride dans les derniers livres, Harry est dans un microcosme et ne quitte pratiquement jamais sa région. Il vend ce qu'il faudrait pour prendre la route, mais ne la prend jamais complètement. Enfin, il la prend au sens figuré. Il se désengage en amour et en famille. Harry est ethnocentrique, mal appliqué, soumis à la luxure, passif, patriotique, sans empathie, sans coeur, discriminatoire, confus et anxieux. Il est assez détestable et c'est ainsi qu'Updike voulait le présenter. Les États-Unis et les imperfections qui les peuplent. Ce qui a troublé Updike de son vivant ce sont ses nombreux gens qui admiraient son Harry Angstrom.
Dans le quatrième livre, Rabbit n'est pas réellement riche, Sa femme l'est. Il est cynique. Il parle de voitures, Il scrute l'anatomie des femmes. il méprise son fils et son style de vie, Il fantasme sur l'idée de baiser la femme de son ami, fait des commentaires sexistes et racistes, Veut beaucoup baiser. Surtout pas sa femme.
Mais la candeur de ses pensées nous le garde étrangement près du coeur. Un coeur de lièvre. Qui sera d'ailleurs le titre du tout premier livre, lorsque traduit en français.
Le coeur d'Angstrom déguerpit de livre en livre.
Harry, sa femme, son fils prennent la clé des champs chacun leur tour, à leur manière.
Ils désertent.
Updike voulait en quelque sorte écrire une riposte au On The Road de Jack Kerouac et faire une démonstration réaliste des effets dévastateurs sur une famille quand on la largue.
Les 4 premiers volumes réunis en un seul (très épais,1520 pages) nous montrent l'histoire des États-Unis dans ce qu'ils ont de plus moyens.
Médiocres, même. Mais écrire en prose la vie de ceux qui sont bien au soleil, tout en se concentrant sur les fois où ils ne sont pas sous les rayons et gèlent est super intéressant.
Updike nous explique aussi, sans le vouloir, qui là-bas pourrait voter pour un Donald Trump.
Updike était un écrivain de type "peintre".
Un portraitiste hors pair.
L'ai acheté sur Amazon.
Parmi ceux-ci la tétralogie racontant la vie de Rabbit Angstrom.
1960: Parution de Rabbit, Run qui introduit le personnage de Harry "Rabbit" Angstrom, ancienne vedette de basketball locale, âgée de 26 ans, et les trois mois qui suivront la défection de son mariage, alors que son épouse attendait une petite fille. Ils ont déjà un garçon en bas âge ensemble.
Tout comme La Chute d'Albert Camus ou As I Lay Dying de William Faulkner, le roman est écrit au présent. Ce qui permet de passer avec une curieuse facilité de l'état d'esprit d'un personnage à un autre avec une certaine poésie, un rythme, une musique que seul l'utilisation du présent offre et que le passé calibre plus mal. Le livre est tout à fait de son époque (les jeunes années 60) et déjà il a un parfum de nostalgie.
1971: Parution de Rabbit, Redux qui raconte l'été d'Angstrom, largué par sa femme, partie avec un autre homme en 1969, avec en arrière plan l'été de Woodstock et l'alunissage d'Apollo 11. On explore le racisme, les liaisons père-fils (Harry a maintenant un fils de 13 ans), la guerre du Vietnam, le cynisme et la destruction de l'univers de la drogue. À nouveau, Updike se fait l'écho d'une certaine imperfection Étatsunienne à l'aube des années 70.
1981: Parution de Rabbit is Rich qui nous dévoile Harry ayant hérité du concessionnaire automobile de son beau-père, maintenant riche, mais qui doit composer avec son envahissante libido, les spectres de son passé, l'alcoolisme de sa femme, le fait qu'il soit riche principalement en raison d'elle et les problèmes croissants de son fils. L'action se déroule en 1979.
Harry Rabbit Angstrom n'était pas l'alter ego de John Updike. Pour cela il faut se tourner vers ses livres mettant en vedette Henry Bech.
1990: Parution de Rabbit at Rest qui nous place soudainement entre 1988 et 1989 où Harry est maintenant en Floride, obèse, grand-père, découvre que son fils vole la fortune maternelle pour mieux subvenir à sa consommation de drogue. Les problèmes existentiels d'Angstrom sont toujours omniprésents et ses relations avec les femmes, de tout âge, encore excessivement compliqués.
Upidke fait le portrait en 4 livres et un personnage imparfait, de ses États-Unis des années 60, 70, début des années 80, fin des années 80.
2001: Parution de Rabbit Remembered, dernier volet de la tétralogie. On y suit cette fois le fils d'Harry et la fille illégitime d'Angstrom, ainsi que de multiples personnages autour de Rabbit dans les livres précédents. Seul livre où Rabbit ne s'y trouve pas en temps réel, mais est, comme le titre l'indique, évoqué de toute part.
Dans le tout premier livre, notre lapin perd la tête parce que sa femme ne veut pas baiser. Il se demande même si ils ont eu un enfant par immaculée conception. Il quitte la maison, convaincu que ce qu'il cherche est ailleurs.
Et Rabbit, de livre en livre, cherche. Se cherche,
Il est entre autre obsédé par les pipes et les suceuses. Quand il quitte sa femme dans le premier livre, il va voir sa maîtresse, se fait faire une pipe et ne lui parlera plus jamais (!). Dans le second livre, une exploration du changement de génération aux États-Unis et de la prise de position raciale, Updike plante son épiphanie chez Harry quand sa blonde et blanche maîtresse de 17 ans fait une pipe à un militant des Black Panthers, noir. Dans le troisième volet, Rabbit se demande combien de fois son fils de 22 ans a déjà savouré le plaisir de se faire sucer.
Il n'y a que chez les écrivains que les belles jeunes filles sucent les vieux gâteux.
Et Updike était un rêveur. Un rêveur d'une autre Amérique. Il brillait dans son écriture par l'acuité des portraits qu'il dépeignait. On reconnaissait facilement les gens qui peuplent son pays dans ses écrits. C'est ce qui a expliqué son grand succès dans son lectorat.
Harry n'est quand même pas TOUS les Étatsuniens, mais un Étatsunien spécifique. Une ancienne star de basket de l'école secondaire, un commis, un opérateur d'imprimerie avant d'être un vendeur de voiture en voie de devenir propriétaire dans la ville fictive de Brewer en Pennsylvanie, ville inspirée à Updike par la ville de Reading qu'il a connue plus jeune. Jusqu'à qu'il quitte pour la Floride dans les derniers livres, Harry est dans un microcosme et ne quitte pratiquement jamais sa région. Il vend ce qu'il faudrait pour prendre la route, mais ne la prend jamais complètement. Enfin, il la prend au sens figuré. Il se désengage en amour et en famille. Harry est ethnocentrique, mal appliqué, soumis à la luxure, passif, patriotique, sans empathie, sans coeur, discriminatoire, confus et anxieux. Il est assez détestable et c'est ainsi qu'Updike voulait le présenter. Les États-Unis et les imperfections qui les peuplent. Ce qui a troublé Updike de son vivant ce sont ses nombreux gens qui admiraient son Harry Angstrom.
Dans le quatrième livre, Rabbit n'est pas réellement riche, Sa femme l'est. Il est cynique. Il parle de voitures, Il scrute l'anatomie des femmes. il méprise son fils et son style de vie, Il fantasme sur l'idée de baiser la femme de son ami, fait des commentaires sexistes et racistes, Veut beaucoup baiser. Surtout pas sa femme.
Mais la candeur de ses pensées nous le garde étrangement près du coeur. Un coeur de lièvre. Qui sera d'ailleurs le titre du tout premier livre, lorsque traduit en français.
Le coeur d'Angstrom déguerpit de livre en livre.
Harry, sa femme, son fils prennent la clé des champs chacun leur tour, à leur manière.
Ils désertent.
Updike voulait en quelque sorte écrire une riposte au On The Road de Jack Kerouac et faire une démonstration réaliste des effets dévastateurs sur une famille quand on la largue.
Les 4 premiers volumes réunis en un seul (très épais,1520 pages) nous montrent l'histoire des États-Unis dans ce qu'ils ont de plus moyens.
Médiocres, même. Mais écrire en prose la vie de ceux qui sont bien au soleil, tout en se concentrant sur les fois où ils ne sont pas sous les rayons et gèlent est super intéressant.
Updike nous explique aussi, sans le vouloir, qui là-bas pourrait voter pour un Donald Trump.
Updike était un écrivain de type "peintre".
Un portraitiste hors pair.
L'ai acheté sur Amazon.
mardi 1 mars 2016
Mythes & Réalités Autour de Films
La soirée des Oscars a eu lieue dimanche soir. Nous sommes en retraite fermée dans notre condo du Nord.
Voici 5 mythes et vérités autour de certains films ou artisans de films qui ont, peu à peu été démystifiés au cours des années.
Le suicide d'un homme de petite taille dans The Wizard of Oz.
Dans la version VHS restaurée marquant le 50ème anniversaire du film de Victor Fleming, pendant une scène où Dorothy, l'épouvantail et l'homme en acier, convergent tous les trois vers le bois en chantant, on peut y voir assez clairement entre les branches la silhouette d'un homme de petite taille, (ils étaient très nombreux à incarner les munchkins dans le film) pendu au bout d'une corde et dodelinant au loin. On raconte que le traitement des comédiens de petites tailles sur le tournage a été immonde et que, justement, un homme de petite taille, aurait choisi d'en finir tout juste avant le tournage de la scène.
On a toujours nié, dans un premier temps parce qu'il serait absurde de manquer un tel geste avec tout le monde qui gravite autour d'une scène de tournage, mais surtout parce que ça aurait mis en lumière le mauvais traitement des comédiens de la part de MGM Films.
Quand on a lancé la version Blu-ray du film, on a "retravaillé" la scène afin d'y mettre ce qui semble être des ailes d'oiseau, pas tout à fait au même endroit et on a expliqué ce que l'on voyait était un oiseau, prêté par le zoo de Los Angeles, là où on tournait la scène.
On a plutôt mal maquillé. Il est probablement vrai que ce que l'on voit sur le blu-ray et le dvd, soit les ailes d'un oiseau. Mais il est encore plus probable qu'un homme de petite taille ait échappé à l'attention de tous, pour immortaliser son départ d'une planète qui le hantait.
Pour mieux nous hanter, nous.
Le "fantôme" de Three Men & a Baby.
Quand Leonard Nimoy (oui, Mr.Spock) adapte le film de Coline Serreau, Trois Hommes & un Couffin aux États-Unis en 1987, il tourne une scène où Ted Danson, incarnant Jack, un acteur dans le film, présente le bébé, laissé au pied de sa porte, à sa mère qui se réjouit d'être enfin grand-mère. Lorsqu'elle prend le bébé et revient là où on était déjà passé avec la caméra et les comédiens, on remarque dans l'une des fenêtres, derrière les rideaux, que semble se tenir un garçon.
Les légendes urbaines ont été largement construites par la suite et le film en est même resté plus célèbre grâce à cette légende urbaine. D'autant plus que la scène était continue, sans montage, et que lors du premier passage des comédiens, on voit clairement qu'il n'y a rien, là, où se trouve ce qui semble être un garçon la seconde fois.
Et ben non!
Il s'agit en fait d'un morceau de carton publicitaire représentant justement Ted Danson, acteur personnifiant un acteur, je le répète, qui faisait référence à une scène coupée au montage, et qui a été malhabilement (ou volontairement) placée là par un(e) technicien(ne) de plateau pendant que l'on tournait la scène.
On a inventé des histoires d'appartements où un jeune garçon y avait été assassiné ou avait plongé de la fenêtre. Mais non, c'était même un plateau de tournage de Toronto, et non un vrai appartement.
L'hover board de Back To The Future II.
Avec une lourde naïveté, on a fait croire que la planche volante était quelque chose de réèl, disponible chez Mattel. Micheal J. Fox et le réalisateur Robert Zemeckis ont même rajouté que, oui, le hover board existait bel et bien et que la seule raison pour laquelle, le gadget n'était pas disponible était que la compagnie devait se battre avec les comités de parents afin de rendre la chose sécuritaire.
La vérité c'est qu'il s'agit de simples effets spéciaux.
Steven Spielberg est le réalisateur de Poltergeist.
Si on veut. Il en était le producteur, donc le patron. Toutefois, en 1982, il était sous contrat et devait tourner aucun film avant E.T. (Tourné en parallèle). Il avait donc confié la tâche à Tobe Hooper, officiellement le réalisateur sur le plateau et au générique. Toutefois, de l'avis de tous, Hooper étant un homme plus communicatif avec l'équipe technique qu'avec les comédiens, c'est Steven qui prenaient les commandes quand tout le monde se demandait ce qui se passait avec les scènes, et S.S. a même conseillé plusieurs des mises en scènes et des plans. ayant une force créative plus naturelle.
La mort dans la course de chariot de Ben-Hur.
On prétend qu'un des cascadeurs aurait fait une chute fatale dans la fameuse course de chariot du film de William Wyler et que celui-ci aurait choisi d'inclure la dernière scène à vie de cet acteur dans le film contre les protestations de la veuve. Faux.
La seule mort connue sur le plateau de tournage du film est celle du producteur Sam Zimbalist, décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 54 ans.
Jerry Lewis et son film de clown trop poche pour le public.
`
En 1972, Jerry Lewis tourne The Day The Clown Cried, l'histoire d'un clown allemand, emprisonné par les nazis pendant le second grand conflit guerrier mondial. Il aurait trouvé le résultat final si mauvais et gênant qu'il aurait gardé les film dans une voûte secrète toute sa vie.
Faux.
Le producteur de Lewis a manqué de sous avant de s'entendre financièrement avec l'auteur du script Jan O'Brien. Mais le film avait largement été commencé à tourner, et O'Brien y avait beaucoup travaillé. C'est Lewis qui a investi de sa poche pour terminer le tournage. Le producteur étai suédois. C'est la Suède qui saisit le film, quand O'Brien, toujours impayé, choisit de poursuivre l'équipe de tournage. Lewis réussit tout de même à ramener aux États-Unis, la dernière bobine du film.
Il existe très peu d'images du film en litige depuis toujours. Mais Lewis en était très fier.
Je vous en offrirai d'autres un jour dans cet univers de mensonges volontaires.
Voici 5 mythes et vérités autour de certains films ou artisans de films qui ont, peu à peu été démystifiés au cours des années.
Le suicide d'un homme de petite taille dans The Wizard of Oz.
On a toujours nié, dans un premier temps parce qu'il serait absurde de manquer un tel geste avec tout le monde qui gravite autour d'une scène de tournage, mais surtout parce que ça aurait mis en lumière le mauvais traitement des comédiens de la part de MGM Films.
Quand on a lancé la version Blu-ray du film, on a "retravaillé" la scène afin d'y mettre ce qui semble être des ailes d'oiseau, pas tout à fait au même endroit et on a expliqué ce que l'on voyait était un oiseau, prêté par le zoo de Los Angeles, là où on tournait la scène.
On a plutôt mal maquillé. Il est probablement vrai que ce que l'on voit sur le blu-ray et le dvd, soit les ailes d'un oiseau. Mais il est encore plus probable qu'un homme de petite taille ait échappé à l'attention de tous, pour immortaliser son départ d'une planète qui le hantait.
Pour mieux nous hanter, nous.
Le "fantôme" de Three Men & a Baby.
Quand Leonard Nimoy (oui, Mr.Spock) adapte le film de Coline Serreau, Trois Hommes & un Couffin aux États-Unis en 1987, il tourne une scène où Ted Danson, incarnant Jack, un acteur dans le film, présente le bébé, laissé au pied de sa porte, à sa mère qui se réjouit d'être enfin grand-mère. Lorsqu'elle prend le bébé et revient là où on était déjà passé avec la caméra et les comédiens, on remarque dans l'une des fenêtres, derrière les rideaux, que semble se tenir un garçon.
Les légendes urbaines ont été largement construites par la suite et le film en est même resté plus célèbre grâce à cette légende urbaine. D'autant plus que la scène était continue, sans montage, et que lors du premier passage des comédiens, on voit clairement qu'il n'y a rien, là, où se trouve ce qui semble être un garçon la seconde fois.
Et ben non!
Il s'agit en fait d'un morceau de carton publicitaire représentant justement Ted Danson, acteur personnifiant un acteur, je le répète, qui faisait référence à une scène coupée au montage, et qui a été malhabilement (ou volontairement) placée là par un(e) technicien(ne) de plateau pendant que l'on tournait la scène.
On a inventé des histoires d'appartements où un jeune garçon y avait été assassiné ou avait plongé de la fenêtre. Mais non, c'était même un plateau de tournage de Toronto, et non un vrai appartement.
L'hover board de Back To The Future II.
Avec une lourde naïveté, on a fait croire que la planche volante était quelque chose de réèl, disponible chez Mattel. Micheal J. Fox et le réalisateur Robert Zemeckis ont même rajouté que, oui, le hover board existait bel et bien et que la seule raison pour laquelle, le gadget n'était pas disponible était que la compagnie devait se battre avec les comités de parents afin de rendre la chose sécuritaire.
La vérité c'est qu'il s'agit de simples effets spéciaux.
Steven Spielberg est le réalisateur de Poltergeist.
Si on veut. Il en était le producteur, donc le patron. Toutefois, en 1982, il était sous contrat et devait tourner aucun film avant E.T. (Tourné en parallèle). Il avait donc confié la tâche à Tobe Hooper, officiellement le réalisateur sur le plateau et au générique. Toutefois, de l'avis de tous, Hooper étant un homme plus communicatif avec l'équipe technique qu'avec les comédiens, c'est Steven qui prenaient les commandes quand tout le monde se demandait ce qui se passait avec les scènes, et S.S. a même conseillé plusieurs des mises en scènes et des plans. ayant une force créative plus naturelle.
La mort dans la course de chariot de Ben-Hur.
On prétend qu'un des cascadeurs aurait fait une chute fatale dans la fameuse course de chariot du film de William Wyler et que celui-ci aurait choisi d'inclure la dernière scène à vie de cet acteur dans le film contre les protestations de la veuve. Faux.
La seule mort connue sur le plateau de tournage du film est celle du producteur Sam Zimbalist, décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 54 ans.
Jerry Lewis et son film de clown trop poche pour le public.
`
En 1972, Jerry Lewis tourne The Day The Clown Cried, l'histoire d'un clown allemand, emprisonné par les nazis pendant le second grand conflit guerrier mondial. Il aurait trouvé le résultat final si mauvais et gênant qu'il aurait gardé les film dans une voûte secrète toute sa vie.
Faux.
Le producteur de Lewis a manqué de sous avant de s'entendre financièrement avec l'auteur du script Jan O'Brien. Mais le film avait largement été commencé à tourner, et O'Brien y avait beaucoup travaillé. C'est Lewis qui a investi de sa poche pour terminer le tournage. Le producteur étai suédois. C'est la Suède qui saisit le film, quand O'Brien, toujours impayé, choisit de poursuivre l'équipe de tournage. Lewis réussit tout de même à ramener aux États-Unis, la dernière bobine du film.
Il existe très peu d'images du film en litige depuis toujours. Mais Lewis en était très fier.
Je vous en offrirai d'autres un jour dans cet univers de mensonges volontaires.
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