vendredi 4 décembre 2015

Le Monde Verse Vers L'Illégalité Universelle

Le surréalisme devient quotidien.

On découvre de la collusion chez Revenu Québec, la Commission Charbonneau fait le point sur la collusion, on sait que les pharmacies et les marchands de produits génériques couchent ensemble, on parle de collusion dans le monde du déneigement, on sait que les cartels dans le monde du pétrole font légion.

La commission Charbonneau a fait plus ou moins patate. On a lancé des oeufs pourris et des tomates aux pourris qui y sont passé, mais même une femme sale comme Nathalie Normandeau a réussi à se refaire une virginité en commission.

La collusion est partout et devient peu à peu normale. Voilà pourquoi on réagit comme la mère réagirait face à l'ado qui se fait prendre à se branler.

"Je ferme les yeux et organises-toi pour que je ne te vois plus".

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Les gens se sont étonnés du geste de l'équipe d'Adèle (encore elle) qui a choisi de ne jamais offrir en streaming son dernier album "25". Outre l'extrait surjoué, aucune des chansons de son dernier album ne seront disponibles sur Spotify, Youtube, Apple Music, Itunes  ou autre mode d'écoute en ligne.

C'est une petite révolution en soi. Jamais depuis les années 90 n'a-t-on réussi une telle opération avec succès. Le dernier album d'Adèle pulvérise des records à ce niveau. Les gens rachètent des cd. Mais tout le monde est d'accord que c'est aussi la mort du cd qui n'a qu'un tout petit regain de vie avant la mort totale d'ici 20/25 ans.

C'est quand la dernière fois que vous avez acheté un cd?
 
J'ai une quantité impressionnante de cd dans mon sous-sol. J'ai été majoritairement illégal dans ma consommation de musique, mais je demande encore des cd sur mes listes de Noël. CD dont je m'empresserai de mettre le contenu dans ma bibliothèque Itunes aussitôt que possible. Pour pouvoir mettre cette musique à ma guise sur mon Ipod lorsque désiré.

Et une fois la musique passée dans le moule d'un "I" quelque chose, il est désormais chez Apple. Donc accessible illégalement et transférable.

L'avenir musical est donc presqu'assurément illégal.

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Uber est une organisation de service de transport internationale Étatsunienne qui fait fortune. L'organisation multimilliardaire fait l'objet de beaucoup de controverses puisqu'elle est accusée de créer de la compétition malsaine avec l'industrie du Taxi. une industrie, avouons-le, qui avait besoin d'une refonte de toute manière, (du moins à Montréal).
Contrairement aux taxis, Uber ne paie aucune taxe, n'a aucune reconnaissance ni ne paie d'enregistrement professionnel, Je pourrais être chauffeur dès demain. La sécurité des passagers n'est donc jamais garantie*, Les conducteurs ne suivent aucune formation, pourraient être sans permis et sans assurances.

L'indépendance est presque totale à tous les niveaux. Ce qui inclus les lois.

Ce sont 173 poursuites qui sont portées contre Uber en ce moment. L'Allemagne, l'Espagne, la France l'Angleterre, Montréal entre autre endroits, mènent une guerre sans merci aux gens d'Uber. Des administrateurs d'Uber ont été arrêtés en France en juin dernier. La compagnie est bannie d'Espagne et de deux villes d'Inde. Ils sont aussi impliqués dans des imbroglios juridiques ailleurs au Canada, aux États-Unis et en Australie.

Mais le clients adorent.

Les voitures sont propres, les conducteurs sympathiques, les prix très abordables, les disponibilités bonnes, le service, en général, nettement apprécié.

L'univers du taxi a été secoué, et il se redresse. On obligera maintenant les chauffeurs a être habillé très proprement, ce qui devrait les inspirer à garder leurs bolides propres aussi. Et il est certain qu'on doit redoubler d'efforts pour offrir de meilleurs services qu'avant.

Quand TVA Sports est arrivé en ondes, RDS qui paressait comme seul et unique diffuseur de sports dans le monde télévisuel au Québec a été obligé de se pencher sur de la qualité qui n'y était plus depuis longtemps.

C'est ce qui passe dans le monde du taxi.

Mais les chauffeurs de taxi, la ville, se battent contre l'entreprise multimilliardaire. Sans succès. Le public et l'argent sont du côté d'Uber.

Une entreprise en marge des lois.

Séduisant concept, mais en somme, illégal.

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Dans le monde du sport, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre de la NFL se sont fait prendre avec des escouades qui filmaient les signaux des adversaires depuis des années, et qui s'appliquaient pour défricher les codes pour mieux anticiper les jeux à venir; expliquant soudainement la stupéfiante défensive de l'équipe de Bill Belichik depuis 10 ans.

Ça leur a coûté quelques sous et des choix au repêchage.

Maintenant qu'on les savait tricheurs, l'aura des Pats se ternissait. Mais sur le terrain, ils restaient peu punis et sont encore une menace. Le travail de triche a quand même rapporté.

Puis, ils se font à nouveau coincer en offrant des ballons semi-dégonflés aux adversaires, ballons avec lesquels ils ont pratiqué et qui leur donne un avantage. Tom Brady, quart-arrière étoile qui fait vendre beaucoup de billets pour les matchs, sera suspendu 4 matchs puisqu'il savait tout.

Et que ce n'est pas la première offense de ce club de tricheurs.

Révision, peu d'explications, sinon le pognon, on ne suspendra plus Brady. Suspendu zéro match.

Jusqu'à dimanche dernier tout le monde s'émerveillait de la saison parfaite, sans défaite, des Patriots.

Pff! ce sont des tricheurs! 'Faut leur souhaiter la mort.

Ben non, l'illégalité sera bientôt universelle Jones, grow up.


*Bien qu'une extrêmement minime part d'incidents soit survenue dans le monde jusqu'à maintenant. 

jeudi 3 décembre 2015

Un Morceau d'Asphalte Frais Pour Y Mettre Ses Initiales

On est tous coupables de vouloir être aimés.

Enfin pas tous, les partisans de Daesh, l'ISIS, l'État Islamique, appelez les comme vous voulez, ces ordures qui passent complètement à côté de la vie et qui gâchent celle des autres, ne souhaitent que détruire pour mieux régner.

Mais coupable d'être aimé reste un beau crime.

Les plus coupables à ce niveau sont sans aucun doute les artistes.

La radio ne me parle plus depuis les années 90.

Depuis que les chefs de file étaient Nirvana, Pearl Jam, Red Hot Chili Peppers, Beck, etc.

Moi je savourais alors Portishead (toujours dans le ton chez les incréatifs semble-t-il) et je virais jazz.

Dans les années 90, j'ai vieilli.

J'avais trouvé mon ciment, Mon amoureuse pour la vie, avec laquelle on ferait fleurir notre amour et allait y tricoter le plus beau bébé-garçon au monde. Des années de sucre. Avec tout ce que le sucre a de bon et son contraire. J'avais trouvé ce morceau d'asphalte frais dans lequel mettre mes initiales pour toujours.

La radio ne me parle plus encore aujourd'hui sauf quand j'écoute Radio-Canada. Qui m'apprend TOUJOURS quelque chose sur la vie. Pas nécessairement sur l'actualité. Sur la vie. Et pas parce que je seconderais tout ce que j'y entends, bien au contraire, mais souvent parce que cette radio me force à penser.

Heureusement il y passe peu de musique. Je dis heureusement parce que la radio, dite commerciale, si je ne l'écoute plus, me pourchasse.

Me harcèle devrais-je dire.

Sur mon iphone, j'ai 384 000 appels manqués. Tous d'Adèle. Chaque chanson lancées en ondes est un appel, et Adèle rate la cible que je suis avec son insupportable "Hello". J'étais dans un magasin le jour du lancement de son dernier disque, par hasard, et j'ai été témoin d'une bonne partie de sa clientèle. J'ai compris pourquoi la chanson ne me parlait pas du tout. Elle ne s'adresse pas à moi. Fair enough. On ne peut pas demander à tous d'être en mesure de parler à tous. Mais envahir toutes les sphères de la société trois à quatre fois par jour pour l'entendre crier qu'elle a dû laisser quelques milles messages, est du pur harcèlement. Dès la première semaine de sortie de la chanson, elle était déjà sursaturée.

Et je n'écoute cette radio qu'au travail la nuit.

Dans un geste d'une rare solidarité, les gens de l'entrepôt. qui avaient vécus quelques mois SANS radio en raison d'un bris, et qui venaient de la retrouver dans la joie, puis qui l'avions perdue et retrouvée,  ont tous voté pour une nuit sans radio. Pour NE PAS entendre la surjouée chanson d'Adèle. Ne serais-ce qu'une nuit.

Échec.

Les gens ont commencé à chanter à la place et certains ont poussé l'odieux jusqu'à tenter d'imiter la chanteuse d'Angleterre, surtout ceux qui n'en avaient pas la voix.

Pour s'écoeurer depuis, quand on hèle quelqu'un qui ne répond pas tout de suite, on crie "I must have called a thousand tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimes". Vous pouvez être certain qu'il répond toute de suite.
Quand on se rend à la salle de bain et qu'on y aperçoit deux jambes dans une cabine qui suggèrent qu'un homme y trône, on se place dans l'embrasure et chante suavement:
 "hello...it's me...."

Parait que ça aide à déconstiper.

Impossible d'en vouloir à Adèle, elle a trouvé son carré d'asphalte dans le grand monde musical. Et si elle déconstipe, en soi, elle est saine.

Mais un trottoir trop maintes fois foulé devient usé.

Et sa chanson est nettement trop usée.

Mais il y a aussi les trottoirs trop peu fréquentés.

Les trottoirs de marbre.

Je lisais Alain Brunet, le chroniqueur musical principal de La Presse, occasionnel collaborateur à Radio-Canada radio. l'autre tantôt et me disait qu'il ne doit plus parler à beaucoup de gens. À force d'écoute passionnée aux travers des années,  ses goûts sont devenus si sophistiqués que la musique appréciée et suggérée par Brunet est souvent très pointue ou extrêmement avant-gardiste. Si tant qu'elle en devient presqu'inaccessible.

Vous avez déjà réussi à graver vos initiales dans du marbre.

En revanche il guide autant qu'il fait découvrir et défriche pour des gars comme moi.

Des gars rares, genre. Il en faut de toute les sortes.

Brunet débloque de larges carrés d'asphalte, libre à nous des les emprunter et on ne pourra jamais lui reprocher de tomber dans la facilité.

Tandis que les radios, dites commerciales. sont définitivement les deux pieds dans le ciment.

Sans initiales.
Juste une odeur fétide d'homogénéité plate.

Grise.
Terne.

La radio est en berne.

Pour me soigner de celle qu'on entend trop j'ai réécouté celle qu'on entend plus assez.

Vous ne l'aimeriez pas.

Elle ne crie pas assez.

Hang on to your love.

Et comme Adèle, elle est extrêmement belle sans avoir à se déshabiller.

mercredi 2 décembre 2015

Samen Tegen de Haat

Tous Unis Contre la Haine.

Avec des majuscules.
C'est ça qui est écrit en titre.
En langage que comprendront les gens de la daesh.

daesh en minuscule.

Parce que daesh est l'organisation la plus tristement meurtrière au monde en ce moment. Depuis l'adhésion de Boko Haram en mars dernier, un sommet dans les graphiques de dégénérations humaines, on attribue à ces déséquilibrés 83 attentats dans 20 différentes pays en seulement 18 mois. Avec un total de 1600 victimes.

daesh, avant toute la diahrée qu'il pourrait raconter, c'est d'abord  la haine.

Mais daesh, c'est aussi synonyme de crise humanitaire mondiale. Si les frontières de la Syrie ou de l'Irak n'avaient pas été redessinées, il n'y aurait pas autant de luttes intestines carburant à l'anti-quelquechose.

Les gens de la daesh sont d'abord "anti-nous" au sens large, avant d'être "pro-n'importe quoi". C'est la haine aveugle. C'est à une jeunesse épanouie que l'on s'est attaqué le 13 novembre dernier. Une jeunesse festive. instruite, optimiste, mélomane, cultivée, intelligente, des gens libres comme ne le seront jamais les gens de la daesh, eux, prisonniers de dogmes religieux et autres avilissement (qu'ils nous prêtent), faute d'instruction.

Le New York Times a eu la bonne idée de présenter pendant 130 jours, un portrait par jour des victimes de la tuerie française du 13 novembre dernier.  Il y en eu 20 jusqu'à maintenant. Une constante frappe dans les portraits. Des portraits tout simples, jamais trop long, ni trop court. Le mot "amoureux", prononcé au sujet d'une victime, prononcé au sujet d'une de ses passions, prononcé ou pas, on le lit dans tous les portraits. Souvent entre les lignes.

La daesh s'en est pris aux amoureux.

À l'amour.

C'est fou ce qu'il faut être perdant pour faire la guerre à l'amour.

Vous trouverez ici un exemple de ces portraits, traduits et relayé sur le site le Monde. fr.

Les terroristes n'ont pas visé les tenants du pouvoir politique, militaire ou religieux, ils ont attaqué une certaine idée de ce qu'est être libre, être jeune, être heureux. Les terroristes visaient ce soir-là l'intelligence, la jeunesse, la liberté, la tolérance, le bien-être.

Tout ce qui n'était pas eux.

Comme un animal aurait le réflexe de se braquer face à un autre.

daesh est plus animale qu'humaine.

C'est une société confiante dans la réussite qu'on a vainement tenté d'ébranler. Le monde est plus uni depuis. Le savoir, la science et l'ouverture d'esprit sont des géants qui ne mettront jamais un seul genou au sol.

Les 130 victimes, toutes autant soient-elles, sont mortes lumières alors qu'on a tenté de les peindre en noir. Sans frapper sur des gens de pouvoirs, on a tout de même frappé sur des privilégiés. Des gens qui assument pleinement leurs passions, leurs décisions, leurs envies, leurs choix.

Qui s'affranchissent de laisses sociales ou spirituelles.

Toutes des choses que ne goûteront jamais les esclaves d'Allah.

Il n'y a pas de guerres saintes.
Il n'y a que des guerres lasses.

L'État Islamique est une force multinationale.
Éliminez-là en Irak et elle renaîtra en Libye ou au Yémen.
Chassez-là d'Europe et elle renaître en Afrique.

Elle sera toujours dans les jambes.
Jamais dans le coeur.
Ils ne savent pas ce que c'est un coeur.
Les gens de la daesh ne connaissent pas.
C'est l'épicentre de leur ignorance crasse.

Tant qu'on sera unis contre la haine, musulmans en tête, la daesh sera à la traîne.

Mais la daesh s'est aussi un peu de l'épiderme de l'Arabie Saoudite.
Et le monde n'attaquera jamais l'Arabie Saoudite.

Trop d'enjeux financiers en péril si tel était le cas.
 N'attendons pas trop des gens du pouvoir politique mondial.

On pourrait être déçu.

mardi 1 décembre 2015

Vendredi de Cons

Dans la comédie Le Dîner de Cons, il y a cette scène merveilleuse:

François Pignon, un homme plutôt bête, a la fâcheuse manie de se mettre, lui-même et les autres, facilement les pieds dans les plats. Pignon met Brochant, (celui qui le reçoit) vite dans l'embarras en deux trois coups de téléphone. Brochant aimerait savoir comment joindre celle qui viendrait de le quitter. Il demande à Pignon d'appeler un ancien amour de sa copine pour savoir comment la joindre. Pour ce faire, il demande à Pignon de se faire passer pour un réalisateur belge d'une compagnie de cinéma fictive et de faire semblant d'être intéressé par l'acquisition des droits sur un livre que cet ami a déjà écrit dans le passé avec la copine de Brochant. L'opération a pour but de faire parler cet ami et de lui demander comment joindre mademoiselle le même soir.

Toutefois Pignon prend tellement son rôle au sérieux qu'il en oublie sa mission originale et négocie une entente verbale pour vrai et raccroche, extrêmement fier d'avoir conclu une affaire...

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Mon fils avait besoin de gants pour le gym. J'ai été lui chercher, mais avait oublié que c'était le vendredi de cons.

Là où j'ai été, il y avait trois douzaines de dindons qui s'entassaient pour se lancer dans l'abattoir. Ils luttaient tous pour le même type de télévision "en rabais".

Croisant un homme qui portait les couleurs du Canadien de Montréal et qui avait entre ses bras une télévision de 98 pouces, je lui ai dit:
"Monsieur les Canadiens ne seront plus aussi bons, maintenant..."
"Pourquoi?... l'absence de Carey Price?..." m'a-t-il relancé.
"Non mais si vous faites jouer les Canadiens sur une patinoire grande comme ça, ils se fatigueront beaucoup plus vite, vous savez..."

Il a réfléchi, puis a redéposé la télé dans les bras d'un autre.

Une femme frappait à coup de casseroles en rabais sur la tête d'une autre pour l'obtention de ce qui semblait être un malaxeur.

J'étais au zoo, rayon singes.

Je cherchais ses gants et me maudissait de ne pas être allé dans un magasin spécialisé pour les acheter.

C'est là que j'ai croisé Massimo Bilette, un gai non sorti du placard que je connais qui ne sait pas qu'on sait tous. Dans son couple, c'est lui le viril. Il a la moto, les vêtements cuirettes et aime tout de Justin Timberlake pour s'en confesser, ce qui marque le sceau de son homosexualité.

Il avait une partie du visage en sang. je lui ai demandé comment allait-il? Travaillait-il encore pour Cosinus? Oui, il travaillait encore pour Cosinus et s'en portait très bien. Je lui ai demandé ce qui était arrivé à son visage, le sang était tout frais et une larme de sang lui descendait du front au menton, il en avait même près de l'oreille.

"Écoute ben, Jones, j'étais venu pour la télé 122 pouces en rabais, mais y en avait p'us, ça m'a mis prime en partant. Ils en avaient genre, 15 pis 'sont toutes parties en 15 minutes..."

"Mais tu sais que tu es obligé de prendre la garantie prolongée avec le rabais, ce qui l'annule en soi..."

Il n'a rien entendu, il était "prime". Il a continué.

"...Faque j'étais tellement fâché que je me suis dit qu'i' mangent d'la marde! y a p'us de 122 pouces? j'vas prendre la 136 pouces! Rabais pas rabais tabarnak! Ben, elle aussi était en rabais et il en restait 3! Le temps que je la spotte, un troupeau s'est lancé dessus en avalant 2. J'ai eu le temps de mettre un bras sur la troisième, mais le problème c'est que deux autres twits ont aussi mis le grappin dessus en même temps que moi et là, c'était au plus fort la poche."

"Mais.,, mais..ta tête Mo..."

"...J'y arrive, j'ai donné un giga coup de pied dans le ventre de l'un des deux hommes, (mes cours de fémido du CEGEP servent enfin) qui s'est écroulé au sol dans la douleur se tordant les poignées d'amour et j'ai mordu l'autre qui n'a plus cessé de gémir comme un mulet récemment fouetté."

Momo connait les fouets.

"...le sang te perle sur le visage de partout..."

"La femme de l'un des deux n'a pas aimé mon talent pour se débarrasser des mouches, alors elle s'est mise à me frapper avec sa sacoche. Une sacoche en béton probablement parce que j'ai assez mal à la tête. PEU IMPORTE! le temps qu'elle me pioche le ciboulot, son chum a repris des forces et a voulu se venger, mais je l'ai vu du coin de l'oeil et avant même qu'il puisse faire quoi que soit, pendant qu'il chargeait vers moi comme un orignal, je lui ai balancé l'écran en plein visage. Ce qui l'a achevé et jeté au sol, inconscient, ce qui a suffisamment alarmé les gens pour qu'ils y portent une attention médicale ou inquiète et j'ai aussitôt pris la fuite!"

"...ta télé?"

"Oh! je ne la veux plus! elle est en miettes et inutilisable, mais fallait me voir me battre comme ça, un vrai Capitaine America! je suis recherché, je dois te laisser avant qu'ils ne me retrouvent!"

"Tu vas voir un docteur?"

"Non, je veux montrer mes blessures de guerriers à Sylvain Sylvie rendu à l'apart!" m'a-t-il crié en se sauvant au pas de course.

Et avant de se mettre K.O. tout seul en fonçant dans une colonne savamment placée à l'entrée du magasin.

J'irai magasiner les gants de mon fils dans une autre jungle, un autre tantôt.

Où les vendredis sont moins cons.
Et où n'existent pas pas les cyber-lundis, mardi-lingerie, mercredi-épicerie, jeudi-essenceéconomie...