La politique est un sport difficile.
La vie tout autant.
Les deux se sont rencontrés la semaine dernière en Allemagne dans un exercice de relations publiques en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel et ça a frôlé la catastrophe.
Mais comme Angela est un chat qui retombe aussitôt sur ses pieds. Son image aura à peine terni, là où des centaines d'autres politiciens auraient planté face première contre terre.
Rappelons les faits.
Le forum se nomme "Bien vivre en Allemagne". Merkel y a toujours prit part. Le rassemblement de ce jour-là regroupe 29 enfants de la Paul Friedrich Scheel School Center à Rostock. Les enfants sont invités à poser des questions à la Chancelière qui y répond du tact au tact.
Reem Sahwil est une jeune fille d'origine palestinienne dont la famille est réfugiée en Allemagne depuis 4 ans. Cet asile plait à tout le monde dans sa famille et la crainte d'être retournée dans un camp de réfugiés au Liban est une épée de Damoclès au-dessus d'eux. Ils n'ont pas encore de statut clair en Allemagne et la jeune fille s'en est confessé dans un allemand parfait à la chancelière.
"Je ne sais pas à quoi mon futur ressemblera, je ne le saurai jamais clairement tant que nous ne saurons pas si nous partons ou si nous restons. J'ai des buts dans la vie comme tout le monde, j'aimerais aller au collège, voilà un objectif qui me tient à coeur. C'est si beau de voir comment les autres arrivent à tirer le meilleur de la vie, alors que nous ne pouvons pas faire de même avec eux"
"Je comprend, a répondu Merkel, la politique est un sport difficile. Tu est ici devant moi, tu me semble une formidable jeune fille...Tu sais, il y a des milliers et des milliers de réfugiés dans les camps au Liban, on ne peut pas simplement dire à tous "venez tous vivre en Allemagne, vous aussi en Afrique, venez tous chez nous!". on ne pourrait jamais gérer tout ça, la seule chose que l'on peut faire c'est souhaiter que la demande soit traité rapidement, mais il est certain que certains devront repartir..."
Un modérateur a ensuite proposé à Merkel de prendre une photo avec la jeune Reem afin de se rappeler d'elle en tout temps et de penser au statut des réfugiés en général, ce qui a fait rire jaune Angela
Quelques instants plus tard, le visage de Merkel est devenu maternel.
C'est que la jeune Sahwil fondait en larmes.
Le désespoir plein les poumons.
Merkel s'est spontanément rendue vers la jeune fille et a dit:
"Oh mon Dieu!...mais tu étais vraiment excellente!" Merkel était visiblement impressionnée par la maitrise de l'Allemand de cette jeune palestinienne qui n'en parlait, ni n'en comprenait pas un seul mot, 4 ans auparavant et c'est Merkel elle-même qui l'avait poussé sur le sujet de conversation de la famille de la jeune fille. Pour la faire parler davantage et pour continuer à s'émerveiller de cette réussite de l'émigration qui tout d'un coup s'avérait une morsure.
"Ce n'est pas une question d'être excellente ou non a enchaîné le même modérateur que plus tôt, mal-à-l'aise tandis que l'autre modérateur voulait entrer six pieds sous terre, c'est plutôt une situation totalement angoissante..."
Merkel n'a pas hésité à le retourner comme un crêpe et a aussitôt répliqué vivement:
"Je sais très bien qu'il s'agit d'une situation insupportable! Voilà pourquoi je lui fait une caresse (einmal streicheln). " On imagine que Merkel lui a envoyé son poing au nez en arrière-scène plus tard.
Cette phrase a rajouté à l'inconfort puisque einmal streicheln en allemand est aussi inadéquat que de dire tapette au lieu de gay. On utilise le terme allemand pour parler d'un animal qu'on irait flatter, ce que Merkel a aussi fait en lui flattant le bras, pendant que la voisine de la petite fille la serrait dans ses bras pour la consoler et que le blondinet sur l'autre côté lui tendait un mouchoir.
La scène a fait le tour du web et a fait beaucoup de bruit en Allemagne. L'échange dure 11 minutes au total. Plusieurs ont trouvé Merkel froide et insensible, la plupart ont trouvé qu'elle avait répondu franchement, sans détour et sans langue de bois, la jeune Reem elle-même a préféré une réponse comme elle a eu qu'une réponse abstraite et vaseuse.
Tout le monde est resté estomaqué par la maitrise parfaite de l'Allemand de cette jeune fille. En vérifiant, on a pu savoir qu'elle était la meilleure de sa classe...en Allemand!
Très peu de pays dans le monde sont pure dans l'immigration. Il y a toujours une ligne à tracer et c'est TOUJOURS la chose la plus difficile à faire dans ce ministère. Qui reste? qui part? Pourquoi?. Ça tient parfois de la courte paille.
Quand Reem Sawhil est née, elle l'a été prématurément et a manqué d'oxygène. C'était dans un camps de réfugiés libanais. Ses problèmes de santé se sont compliqués quand elle fût victime d'un grave accident de voiture à l'âge de 5 ans. C'est avec un visa médical que la famille a atterri en Allemagne. Ce sont 6 opérations aux yeux et aux jambes qu'elle a subi en 4 ans et son père travaille comme soudeur pour amener un peu d'argent au foyer.
Elle n'est pas bonne à l'école, elle est parfaite.
Elle ne marche jamais sans aide toutefois, boîtant beaucoup.
Elle est un tel modèle de réussite d'intégration que le maire de Rostock s'est empressé de dire qu'il ne voulait pas non plus voir cette famille quitter ni sa ville, ni son pays.
Parions fortement que cette famille a déjà gagné son pari de voir leur demande rapidement traitée.
Et favorablement.
De plus, la discussion a été lancée grâce à cette scène. Les gens se demandent un peu partout, dans les journaux, les médias, dans la rue: Qui voulons nous sauver? l'adolescente ou le réfugié politique?
Le pays se questionne, se parle, s'écoute.
C'est un peu ça qu'on veut là-bas pour bien vivre en Allemagne.
Puisque la journée s'annonçait sous le signe de l'apostrophe pour Merkel, elle a enchaîné avec le blondinet aux côtés de Reem Sawhil. Il a achevé Merkel d'une seule phrase:
"Je suis gay et j'aimerais savoir en quoi les relations homosexuelles et hétérosexuelles devraient être traitées différemment en terme de mariage et d'adoption?"
Merkel a soupiré et a répété la ligne chrétienne de son parti.
Angela se sentait bien seule ce jour-là...
dimanche 26 juillet 2015
samedi 25 juillet 2015
Dylan Électrique à Newport (ou la Fêlure)
1965, Bob Dylan est au sommet d'une pyramide qu'il peinera à réatteindre un jour.
Il est le roi de la montagne et la voix désignée du folk.
Voilà pourquoi il a chanté au Festival de Folk de Newport en 1963 With God on Our Side et Mr Tambourine Man en compagnie de Joan Baez, et qu'il avait aussi chanté Blowin' in the Wind avec Peter, Paul & Mary et la même Joan Baez.
L'année suivante, il est aussi sur scène à ce même festival.
Le 24 juillet 1965, il est réinvité à Newport et fait encore sensation en offrant acoustiquement All I Really Want To Do, If You Gotta Go, Go Now et Love Minus/No Limit.
Quand Dylan entend des remarques désobligeantes faits à propos du Paul Butterfield Blues Band qui ont ouvert le festival avec un son blues électrique, des commentaires prononcés par Alan Lomax, l'organisateur du festival, il en est si irrité qu'il lance qu'il fera une seconde performance sur scène, non seulement électrique, mais avec des membres du Paul Butterfield Blues Band, dont Mike Bloomfield (à la guitare) et Al Kooper (à l'orgue) qui sont de toute façon de son plus récent enregistrement, disponible pour les radios depuis 5 jours : Like a Rolling Stone. Il se livrera en performance dès le lendemain avec peu de pratique avec le band improvisé.
Jerome Arnold (à la base du Paul Butterfield Blues Band), Sam Lay (à la batterie du PBBB) et Barry Goldberg (au piano du PBBB) se joignent à Dylan, Bloomfield et Kooper. Peter Yarrow de Peter, Paul & Mary, entre deux prestations de groupes traditionnellement folks (Cousin Emmy & Sea Island Singers) présente Dylan et il commence Maggie's Farm. Une chanson soigneusement choisie (voir interprétation du morceau dans la seconde partie ici)
La chanson sépare la foule complètement. Elle électrise la moitié et électrocute l'autre moitié. Un mélange de huées et de cris de joie s'entrecroisent à Newport. Le Bob Dylan Blues Band enchaîne ensuite avec Like a Rolling Stone, et les huées croisées aux cris sont encore en vigueur. En jouant Phantom Engineer, une version de It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry qui estompe les cris un peu. Le band quitte la scène tout de même, Yarrow les implore de revenir, ce qu'ils feront, après que Dylan eût demandé au public un nouvel harmonica et après s'être plaint à Yarrow de le torturer.
Il jouera Mr. Tambourine Man aux puristes et It's All Over Now, Baby Blue, autre morceau soigneusement choisi pour dire adieu à ces gens que Dylan méprisaient maintenant souverainement.
Il reviendra 37 ans plus tard sur scène au Festival de Newport portant présumément une perruque et une fausse barbe
Plusieurs croient que les huées venaient surtout de la courte durée de prestation (15 minutes) alors que la plupart des artistes faisaient du 45 minutes de scène. Plusieurs autres pensent que la qualité du son y était aussi pour beaucoup dans le désavoeu. Pete Seeger était furieux de la piètre qualité du son et il s'est enragé auprès des techniciens. Ceux-ci l'ont convaincu que c'était ce que le band voulait. Seeger est si hors de lui-même qu'il dit alors que si il avait une hache, il couperait le fil du son sur-le-champs. On fera courir la légende qu'il a cherché un hache en vain.
La surprise n'aurait pas dû être de taille puisque Dylan, version électrique était disponible sur les tablettes depuis 4 mois presque jour pour jour. Et Like a Rolling Stone révolutionnait la durée des chansons à la radio depuis une semaine déjà.
Les fans du Dylan folk se sentiront trahis de toute manière et lui feront dans la tournée qui suivra. Tournée qu'il fera avec les Hawks et qui divisera les spectacles en deux parties, la première acoustique devant un public attentif et la seconde électrique sous les huées, devant une salle qui se vide ou tout simplement les deux. On traite Dylan de Judas, insulte que Bob, juif, prend très au sérieux, même si il s'en moque sur scène.
Mais Bob ne sera jamais suffisamment ébranlé pour cesser de faire de la musique. Il lancera l'un des plus brillants album sur terre la même année et mieux encore en 1966 avant de feindre la gravité d'un accident de moto pour reprendre le contrôle de sa vie.
Bob Dylan secouait ses fans à Newport aujourd'hui, il y a 50 ans.
Il est le roi de la montagne et la voix désignée du folk.
Voilà pourquoi il a chanté au Festival de Folk de Newport en 1963 With God on Our Side et Mr Tambourine Man en compagnie de Joan Baez, et qu'il avait aussi chanté Blowin' in the Wind avec Peter, Paul & Mary et la même Joan Baez.
L'année suivante, il est aussi sur scène à ce même festival.
Le 24 juillet 1965, il est réinvité à Newport et fait encore sensation en offrant acoustiquement All I Really Want To Do, If You Gotta Go, Go Now et Love Minus/No Limit.
Quand Dylan entend des remarques désobligeantes faits à propos du Paul Butterfield Blues Band qui ont ouvert le festival avec un son blues électrique, des commentaires prononcés par Alan Lomax, l'organisateur du festival, il en est si irrité qu'il lance qu'il fera une seconde performance sur scène, non seulement électrique, mais avec des membres du Paul Butterfield Blues Band, dont Mike Bloomfield (à la guitare) et Al Kooper (à l'orgue) qui sont de toute façon de son plus récent enregistrement, disponible pour les radios depuis 5 jours : Like a Rolling Stone. Il se livrera en performance dès le lendemain avec peu de pratique avec le band improvisé.
Jerome Arnold (à la base du Paul Butterfield Blues Band), Sam Lay (à la batterie du PBBB) et Barry Goldberg (au piano du PBBB) se joignent à Dylan, Bloomfield et Kooper. Peter Yarrow de Peter, Paul & Mary, entre deux prestations de groupes traditionnellement folks (Cousin Emmy & Sea Island Singers) présente Dylan et il commence Maggie's Farm. Une chanson soigneusement choisie (voir interprétation du morceau dans la seconde partie ici)
La chanson sépare la foule complètement. Elle électrise la moitié et électrocute l'autre moitié. Un mélange de huées et de cris de joie s'entrecroisent à Newport. Le Bob Dylan Blues Band enchaîne ensuite avec Like a Rolling Stone, et les huées croisées aux cris sont encore en vigueur. En jouant Phantom Engineer, une version de It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry qui estompe les cris un peu. Le band quitte la scène tout de même, Yarrow les implore de revenir, ce qu'ils feront, après que Dylan eût demandé au public un nouvel harmonica et après s'être plaint à Yarrow de le torturer.
Il jouera Mr. Tambourine Man aux puristes et It's All Over Now, Baby Blue, autre morceau soigneusement choisi pour dire adieu à ces gens que Dylan méprisaient maintenant souverainement.
Il reviendra 37 ans plus tard sur scène au Festival de Newport portant présumément une perruque et une fausse barbe
Plusieurs croient que les huées venaient surtout de la courte durée de prestation (15 minutes) alors que la plupart des artistes faisaient du 45 minutes de scène. Plusieurs autres pensent que la qualité du son y était aussi pour beaucoup dans le désavoeu. Pete Seeger était furieux de la piètre qualité du son et il s'est enragé auprès des techniciens. Ceux-ci l'ont convaincu que c'était ce que le band voulait. Seeger est si hors de lui-même qu'il dit alors que si il avait une hache, il couperait le fil du son sur-le-champs. On fera courir la légende qu'il a cherché un hache en vain.
La surprise n'aurait pas dû être de taille puisque Dylan, version électrique était disponible sur les tablettes depuis 4 mois presque jour pour jour. Et Like a Rolling Stone révolutionnait la durée des chansons à la radio depuis une semaine déjà.
Les fans du Dylan folk se sentiront trahis de toute manière et lui feront dans la tournée qui suivra. Tournée qu'il fera avec les Hawks et qui divisera les spectacles en deux parties, la première acoustique devant un public attentif et la seconde électrique sous les huées, devant une salle qui se vide ou tout simplement les deux. On traite Dylan de Judas, insulte que Bob, juif, prend très au sérieux, même si il s'en moque sur scène.
Mais Bob ne sera jamais suffisamment ébranlé pour cesser de faire de la musique. Il lancera l'un des plus brillants album sur terre la même année et mieux encore en 1966 avant de feindre la gravité d'un accident de moto pour reprendre le contrôle de sa vie.
Bob Dylan secouait ses fans à Newport aujourd'hui, il y a 50 ans.
vendredi 24 juillet 2015
L'Usine à Talent de John Mayall & The Bluesbreakers en 7 Gradués des Années 60
John Mayall est un bluesman anglais de 81 ans.
Chanteur, harmoniciste, guitariste, claviériste et auteur compositeur, il est toujours actif 50 ans après avoir abandonnée sa carrière de graphiste pour fonder les Bluesbreakers.
Il lance 55 albums dans sa carrière dont le dernier l'an dernier, un enregistrement qui avait été fait en Novembre 2013.
Mais outre l'héritage blues qu'il laissera derrière lui à sa mort, l'école de musique, la pépinière de talent qui sont passés par ses Bluesbreakers aura été phénoménale.
Voici (seulement) 7 des grands talents qui ont d'abord passé par les rangs de Mayall et ses Bluesbreakers avant de faire leur marque ailleurs.
John McVie 1964.
Le bassiste est du tout premier album de John Mayall and the Bluesbreakers. Il doit sa carrière au bassiste des Cyril Davies All Stars qui refuse l'invitation de John Mayall de joindre son band. Ce bassiste réfère son ami McVie qui est alors percepteur d'impôts à temps plein. Job qu'il gardera encore 9 mois, même si dans les rangs des Bluesbreakers. Sans formation musicale mais habile à la basse, il écoute avidement Willie Dixon et B.B.King pour parfaire son talent.
Eric Clapton 1965.
Deux semaines après avoir quitté les Yardbirds, Clapton se repose chez un ami quand Mayall lui suggère d'aussitôt joindre les Bluesbreakers. Il enregistrera un seul album avec lui, chantera pour la première fois sur disque, et passera de jeune prodige de la guitare à demi-dieu. Se sentant absolument non coopératif pour la séance photo de l'album, Clapton achète une BD pour enfants et la lit pendant que le photographe tente de coordonner l'ensemble. John McVie est à la gauche de Clapton et Mayall à sa droite en manteau de cuir brun. Clapton quitte le groupe un an plus tard pour former Cream.
Jack Bruce 1965.
John Mayall a fait de son tout premier album un album en spectacle. Il aime l'énergie et l'inspiration chargée d'adrénaline qui est puisée chez les musiciens sur scène comparée à la froideur et à la technicalité des studios. Pour enregistrer la suite, il pense refaire le coup de l'album en spectacle. Il le présente avec Clapton sur scène, mais aussi avec Jack Bruce à la basse quand McVie fait le percepteur d'impôts. L'album sera finalement enregistré en studio, et sans Jack Bruce. Mais quand Clapton forme Cream en quittant les Bluebreakers, il recrute non seulement Jack Bruce le bassiste, mais il en fera aussi son chanteur principal.
Peter Green & Mick Fleetwood 1966.
Les Bluesbreakers ont déjà eu 3 guitaristes en autant d'années d'existence. Green en sera le quatrième. Il n'a que 20 ans, mais est un excellent guitariste de blues. Il remplace Clapton après trois spectacles d'essai et deux de ses compositions seront intégrées sur l'album suivant de Mayall & the Bluesbreakers. Green est le premier sur la gauche, McVie le second, et Mayall est le premier sur la droite. Si on surnommait Clapton "God" on surnomme Green "The Green God". Mick Fleetwood joue sporadiquement à la batterie des Bluesbreakers, mais peine à y rester sobre, on le limoge assez rapidement. Quand Green quitte Mayall pour former son propre band, il recrute Fleetwood, engage Jeremy Spencer et plus tard en 1967, soutire John McVie à John Mayall pour former Peter Green's Fleetwood Mac qui combine le noms de trois des quatre membres du groupe. Quand Green craque sous la pression et quitte, McVie et Fleetwood introduiront la femme de McVie au chant et feront naître Fleetwood Mac.
Aynsley Dunbar 1966.
Jimi Hendrix auditionne pour un batteur. Il hésite beaucoup entre Aynsley Dunbar et Mitch Mitchell. Il choisira finalement ce dernier. Mais le message court que Dunbar est excellent lui aussi. Mayall saute dessus et le fait joindre son band pour quelques morceaux de son troisième album mais le limoge pour mieux faire la même chose avec Mick Fleetwood tout de suite après (Mayall se passera de batteur, écoeuré par tout ça, sur deux albums par la suite). Dunbar sera réintroduit avec Mayall et ses Bluebreakers sur deux albums de 1969 et sur un autre en 1971, Il brillera toute sa carrière derrière les talents de Frank Zappa & The Mothers, David Bowie, Lou Reed, Mick Ronson, Nils Lofgren, Ian Hunter, Il était du la formation originale de Journey et de leurs 4 premiers albums, Sammy Hagar, Jefferson Starship, Paul Kantner et de l'album original de Whitesnake,
Mick Taylor 1965-1967
Quand Mick, 16 ans, assiste à un show de Mayall et ses Bluebreakers, il remarque que la guitare d'Eric Clapton s'y trouve accotée sur un amplificateur mais que Clapton ne jouera pas. Il a en fait déjà quitté le groupe. Taylor approche Mayall et lui demande si il peut jouer avec eux car il a appris les morceaux de leurs deux premiers albums. Mayall la fait monter sur scène avec lui et reste impressionné par son talent. Ils échangent leurs # de téléphone. Quand Peter Green quitte les Bluesbreakers, c'est à Taylor que l'on offre le poste. Il n'a que 17 ans, mais est tout simplement brillant. Il est tellement prêt que pour le premier album qu'il fait avec eux, il a un morceau de son cru dont il partagera la paternité avec Mayall. Il sera guitariste sur les trois albums suivant de Mayall & the Bluesbreakers. C'est Mayall lui-même qui offre son prodige aux Rolling Stones quand ceux-ci se magasinent un nouveau guitariste.
Et offre aux fans des Stones la meilleure version du band pendant 6 ans.
Merci John Mayall.
John Mayall enregistrera aussi avec Paul Butterfield, dont je vous parle du band dès demain.
John Mayall & the Bluesbreakers fêtent leur 50 ans de métier cette année.
Chanteur, harmoniciste, guitariste, claviériste et auteur compositeur, il est toujours actif 50 ans après avoir abandonnée sa carrière de graphiste pour fonder les Bluesbreakers.
Il lance 55 albums dans sa carrière dont le dernier l'an dernier, un enregistrement qui avait été fait en Novembre 2013.
Mais outre l'héritage blues qu'il laissera derrière lui à sa mort, l'école de musique, la pépinière de talent qui sont passés par ses Bluesbreakers aura été phénoménale.
Voici (seulement) 7 des grands talents qui ont d'abord passé par les rangs de Mayall et ses Bluesbreakers avant de faire leur marque ailleurs.
John McVie 1964.
Le bassiste est du tout premier album de John Mayall and the Bluesbreakers. Il doit sa carrière au bassiste des Cyril Davies All Stars qui refuse l'invitation de John Mayall de joindre son band. Ce bassiste réfère son ami McVie qui est alors percepteur d'impôts à temps plein. Job qu'il gardera encore 9 mois, même si dans les rangs des Bluesbreakers. Sans formation musicale mais habile à la basse, il écoute avidement Willie Dixon et B.B.King pour parfaire son talent.
Eric Clapton 1965.
Deux semaines après avoir quitté les Yardbirds, Clapton se repose chez un ami quand Mayall lui suggère d'aussitôt joindre les Bluesbreakers. Il enregistrera un seul album avec lui, chantera pour la première fois sur disque, et passera de jeune prodige de la guitare à demi-dieu. Se sentant absolument non coopératif pour la séance photo de l'album, Clapton achète une BD pour enfants et la lit pendant que le photographe tente de coordonner l'ensemble. John McVie est à la gauche de Clapton et Mayall à sa droite en manteau de cuir brun. Clapton quitte le groupe un an plus tard pour former Cream.
Jack Bruce 1965.
John Mayall a fait de son tout premier album un album en spectacle. Il aime l'énergie et l'inspiration chargée d'adrénaline qui est puisée chez les musiciens sur scène comparée à la froideur et à la technicalité des studios. Pour enregistrer la suite, il pense refaire le coup de l'album en spectacle. Il le présente avec Clapton sur scène, mais aussi avec Jack Bruce à la basse quand McVie fait le percepteur d'impôts. L'album sera finalement enregistré en studio, et sans Jack Bruce. Mais quand Clapton forme Cream en quittant les Bluebreakers, il recrute non seulement Jack Bruce le bassiste, mais il en fera aussi son chanteur principal.
Peter Green & Mick Fleetwood 1966.
Les Bluesbreakers ont déjà eu 3 guitaristes en autant d'années d'existence. Green en sera le quatrième. Il n'a que 20 ans, mais est un excellent guitariste de blues. Il remplace Clapton après trois spectacles d'essai et deux de ses compositions seront intégrées sur l'album suivant de Mayall & the Bluesbreakers. Green est le premier sur la gauche, McVie le second, et Mayall est le premier sur la droite. Si on surnommait Clapton "God" on surnomme Green "The Green God". Mick Fleetwood joue sporadiquement à la batterie des Bluesbreakers, mais peine à y rester sobre, on le limoge assez rapidement. Quand Green quitte Mayall pour former son propre band, il recrute Fleetwood, engage Jeremy Spencer et plus tard en 1967, soutire John McVie à John Mayall pour former Peter Green's Fleetwood Mac qui combine le noms de trois des quatre membres du groupe. Quand Green craque sous la pression et quitte, McVie et Fleetwood introduiront la femme de McVie au chant et feront naître Fleetwood Mac.
Aynsley Dunbar 1966.
Jimi Hendrix auditionne pour un batteur. Il hésite beaucoup entre Aynsley Dunbar et Mitch Mitchell. Il choisira finalement ce dernier. Mais le message court que Dunbar est excellent lui aussi. Mayall saute dessus et le fait joindre son band pour quelques morceaux de son troisième album mais le limoge pour mieux faire la même chose avec Mick Fleetwood tout de suite après (Mayall se passera de batteur, écoeuré par tout ça, sur deux albums par la suite). Dunbar sera réintroduit avec Mayall et ses Bluebreakers sur deux albums de 1969 et sur un autre en 1971, Il brillera toute sa carrière derrière les talents de Frank Zappa & The Mothers, David Bowie, Lou Reed, Mick Ronson, Nils Lofgren, Ian Hunter, Il était du la formation originale de Journey et de leurs 4 premiers albums, Sammy Hagar, Jefferson Starship, Paul Kantner et de l'album original de Whitesnake,
Mick Taylor 1965-1967
Quand Mick, 16 ans, assiste à un show de Mayall et ses Bluebreakers, il remarque que la guitare d'Eric Clapton s'y trouve accotée sur un amplificateur mais que Clapton ne jouera pas. Il a en fait déjà quitté le groupe. Taylor approche Mayall et lui demande si il peut jouer avec eux car il a appris les morceaux de leurs deux premiers albums. Mayall la fait monter sur scène avec lui et reste impressionné par son talent. Ils échangent leurs # de téléphone. Quand Peter Green quitte les Bluesbreakers, c'est à Taylor que l'on offre le poste. Il n'a que 17 ans, mais est tout simplement brillant. Il est tellement prêt que pour le premier album qu'il fait avec eux, il a un morceau de son cru dont il partagera la paternité avec Mayall. Il sera guitariste sur les trois albums suivant de Mayall & the Bluesbreakers. C'est Mayall lui-même qui offre son prodige aux Rolling Stones quand ceux-ci se magasinent un nouveau guitariste.
Et offre aux fans des Stones la meilleure version du band pendant 6 ans.
Merci John Mayall.
John Mayall enregistrera aussi avec Paul Butterfield, dont je vous parle du band dès demain.
John Mayall & the Bluesbreakers fêtent leur 50 ans de métier cette année.
jeudi 23 juillet 2015
Nouveaux Codes & Codes Subversifs Dégriffés
Subversif: Qui tend à menacer, à provoquer ou a renverser l'ordre établi.
"La distinction ne se produit que dans le plus grand conformisme" disait le sociologue français Pierre Bourdieu.
Ce qu'il disait par là, c'est que pour arriver à se distinguer et à être original à notre manière, il faut d'abord utiliser les codes du conformisme. Par exemple, un enseignant qui enseignerait comme John Keating, le rôle joué par Robin Williams dans le film Dead Poet Society, il faudrait d'abord qu'il passe sa formation d'enseignant comme tout le monde avant d'obtenir son poste et seulement lorsque celui-ci est obtenu, pourra-t-il faire son numéro particulier en classe.
Se distinguer en renversant l'ordre établi a toujours été très couru de ma part. De là ma difficulté à supporter l'autorité en général. Il y a aussi un peu de traces de cela dans mon idée, très très jeune, de ne pas me marier ou de quitter le 418.
C'était les jeux et le territoire de mes parents. l'autorité. Pas les miens. Je ferais des enfants et passerais ma vie avec une bien-aimée, mais pourquoi y mêler l'État?
L'aspect rebelle est tout ce qu'il y a de plus naturel chez moi. Je ne porte pas de polo car je trouve ces gilets associés au golf ou aux employés d'entreprise. Des employeurs qui, peu à peu volent le mot "famille" pour l'associer à leur business.
Voilà aussi pourquoi faire des enfants de nos jours est l'une des choses les plus subversives que l'on puisse faire. La société n'étant plus bâtie pour les familles, mais plutôt pour ceux qui ont la capacité de générer toujours davantage de sous, existe-t-il un meilleur frein à un étouffant capitalisme que de lui mettre un enfant dans les jambes?
J'ai un ami qui a 6 enfants. Un seul mariage (qui n'en était pas un, ils ne sont pas mariés, non plus). Les deux derniers étaient des surprises, mais de merveilleuses surprises. C'est le couple le plus rock'n roll que je connaisse. Une unité fameuse composée d'une femme remarquable, d'un homme solide, de 5 jeunes filles et d'un garçon formidable. La dynamique entre tous ses gens quand on les côtoie est tout simplement magique.
Pourquoi pensez-vous? Parce que rare. L'une joue à quelque chose avec une soeur, puis cette dernière va voir ailleurs. Une autre soeur se joint à la première qui jouait et elles redécouvrent ensemble une nouvelle manière d'aborder le même jeu. Alors que nous n'avons pour la plupart qu'un ou deux enfants, (quand on en a) cette simple rotation de personnel autour du même jouet devient exceptionnelle pour l'oeil.
Quand vous voyez cette famille arriver quelque part, si ce n'est pas ça se distinguer...
Très peu de chose dans le monde n'est conçu pour les familles de 5.
Imaginez 8!
Le plus beau des pieds de nez à la vie.
Subversif à l'os.
Faire des enfants est un nouveau mode de subversion.
********
Ce qui ne l'est plus toutefois, je le remarque de plus en plus sont:
Le port du jeans: Il fût un temps ou porter le jeans voulait dire que vous étiez d'une autre classe sociale. Moins riche. Qui permettait de faire des travaux qui vous ramenait sale à la maison. Comme le construction, le travail dans les mines, la peinture de bâtiment, la voirie. Voilà pourquoi porter un jean déchiré n'est pas complètement hors de propos. Il s'agit d'un matériel qui peut prendre des coups.
Porter le jean de nos jours c'est se mêler à la foule. Se fondre à la masse.
Le tatou a par le passé été associé aux marins, aux motards, aux punks, aux vrais gens vivants dans la marge. Toutefois depuis bientôt 15 ans, le tatou s'est démocratisé et a rejoint une large part de la population. Est-ce beau? je vous laisse décider. Mais ce n'est plus du tout subversif. C'est
La barbe, dans les années 60, 70. 80, a été associée à la saleté. "Se laisser pousser la barbe" ne faisait pas propre. Dans les années 80, 90, les hommes ont connu une période assez douchebag qui s'est poursuivie sous une autre forme de nos jours. Fini les poils!
La tendance de nos jours veut que la barbe nous soit virilement longue. Je sens toutefois cette tendance s'essouffler. La longue barbe en tout cas. Il me semble que c'est redevenu malpropre.
Et si tout le monde la porte, où se trouve la distinction?
Mais ce ne sont pas tout le monde qui veuille se distinguer, de toute façon.
Je ne la porte plus en tout cas.
À mes risque et périls.
I'm bearded out.
"La distinction ne se produit que dans le plus grand conformisme" disait le sociologue français Pierre Bourdieu.
Ce qu'il disait par là, c'est que pour arriver à se distinguer et à être original à notre manière, il faut d'abord utiliser les codes du conformisme. Par exemple, un enseignant qui enseignerait comme John Keating, le rôle joué par Robin Williams dans le film Dead Poet Society, il faudrait d'abord qu'il passe sa formation d'enseignant comme tout le monde avant d'obtenir son poste et seulement lorsque celui-ci est obtenu, pourra-t-il faire son numéro particulier en classe.
Se distinguer en renversant l'ordre établi a toujours été très couru de ma part. De là ma difficulté à supporter l'autorité en général. Il y a aussi un peu de traces de cela dans mon idée, très très jeune, de ne pas me marier ou de quitter le 418.
C'était les jeux et le territoire de mes parents. l'autorité. Pas les miens. Je ferais des enfants et passerais ma vie avec une bien-aimée, mais pourquoi y mêler l'État?
L'aspect rebelle est tout ce qu'il y a de plus naturel chez moi. Je ne porte pas de polo car je trouve ces gilets associés au golf ou aux employés d'entreprise. Des employeurs qui, peu à peu volent le mot "famille" pour l'associer à leur business.
Voilà aussi pourquoi faire des enfants de nos jours est l'une des choses les plus subversives que l'on puisse faire. La société n'étant plus bâtie pour les familles, mais plutôt pour ceux qui ont la capacité de générer toujours davantage de sous, existe-t-il un meilleur frein à un étouffant capitalisme que de lui mettre un enfant dans les jambes?
J'ai un ami qui a 6 enfants. Un seul mariage (qui n'en était pas un, ils ne sont pas mariés, non plus). Les deux derniers étaient des surprises, mais de merveilleuses surprises. C'est le couple le plus rock'n roll que je connaisse. Une unité fameuse composée d'une femme remarquable, d'un homme solide, de 5 jeunes filles et d'un garçon formidable. La dynamique entre tous ses gens quand on les côtoie est tout simplement magique.
Pourquoi pensez-vous? Parce que rare. L'une joue à quelque chose avec une soeur, puis cette dernière va voir ailleurs. Une autre soeur se joint à la première qui jouait et elles redécouvrent ensemble une nouvelle manière d'aborder le même jeu. Alors que nous n'avons pour la plupart qu'un ou deux enfants, (quand on en a) cette simple rotation de personnel autour du même jouet devient exceptionnelle pour l'oeil.
Quand vous voyez cette famille arriver quelque part, si ce n'est pas ça se distinguer...
Très peu de chose dans le monde n'est conçu pour les familles de 5.
Imaginez 8!
Le plus beau des pieds de nez à la vie.
Subversif à l'os.
Faire des enfants est un nouveau mode de subversion.
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Ce qui ne l'est plus toutefois, je le remarque de plus en plus sont:
Le port du jeans: Il fût un temps ou porter le jeans voulait dire que vous étiez d'une autre classe sociale. Moins riche. Qui permettait de faire des travaux qui vous ramenait sale à la maison. Comme le construction, le travail dans les mines, la peinture de bâtiment, la voirie. Voilà pourquoi porter un jean déchiré n'est pas complètement hors de propos. Il s'agit d'un matériel qui peut prendre des coups.
Porter le jean de nos jours c'est se mêler à la foule. Se fondre à la masse.
Le tatou a par le passé été associé aux marins, aux motards, aux punks, aux vrais gens vivants dans la marge. Toutefois depuis bientôt 15 ans, le tatou s'est démocratisé et a rejoint une large part de la population. Est-ce beau? je vous laisse décider. Mais ce n'est plus du tout subversif. C'est
La barbe, dans les années 60, 70. 80, a été associée à la saleté. "Se laisser pousser la barbe" ne faisait pas propre. Dans les années 80, 90, les hommes ont connu une période assez douchebag qui s'est poursuivie sous une autre forme de nos jours. Fini les poils!
La tendance de nos jours veut que la barbe nous soit virilement longue. Je sens toutefois cette tendance s'essouffler. La longue barbe en tout cas. Il me semble que c'est redevenu malpropre.
Et si tout le monde la porte, où se trouve la distinction?
Mais ce ne sont pas tout le monde qui veuille se distinguer, de toute façon.
Je ne la porte plus en tout cas.
À mes risque et périls.
I'm bearded out.
mercredi 22 juillet 2015
Quand Trump se Trompe
La société était plus traditionnelle et ces discours théâtraux, filmés, carburaient à l'émotion qui sortirait de nos télés, de nos radios et qui viendraient rejoindre nos raisons.
Puis, les campagnes électorales se sont modifiées et on s'est pris à promettre, même (surtout) l'impossible. Une fois élu, qui viendra nous dire quoi faire de toute façon? Promettez leur la lune et visez les étoiles, c'est tout.
Il y a aussi cette tactique de donner une bonne ligne par jour aux médias. Une ligne positive, gagnante, qui donnerait de notre candidat une meilleure image.
Donald Trump veut devenir Président des États-Unis.
Il fait actuellement le contraire.
Une connerie par jour.
Avant tout, il doit d'abord devenir chef du Parti Républicain. Depuis février dernier, ils sont 15 à avoir officiellement fait la demande pour être élu. Jeb Bush, le frère et le fils de l'autre, se trouve parmi les candidats. Ben Carsons, Ted Cruz, Chris Christie, Carly Fiorina, Lindsey Graham, Mike Huckabee, Bobby Jindal, George Pataki, Rand Paul, Rick Perry, Marco Rubio, Rick Santorum, Scott Walker et Donald Trump sont les autres.
Ce devrait être fort excitant, avec autant de candidats, que de se magasiner un chef quand on est partisan du parti Républicain. Et pourtant, le diable est pas mal aux vaches dans le Gran' Ol' Party.
Jeb traîne le nom de son frère qui a eu un séjour qui a fait tache d'huile à la présidence. Chris Christie, pour sa part, est un véritable intimidateur et est-ce que les États-Unis ont réellement besoin de renvoyer davantage cette image dans le monde? Bobby Jindal a fait un clown de lui-même avec ses multiples déclarations contre la mariage gay en Louisiane.
Donald Trump?
Ben c'est la crème de la connerie.
"Populaire" et "populisme" évoquent tous deux d'être "connus de tous". Ça ratisse donc, assez large avec comme avantage le poids de la masse. Peut-être que l'équipe de Donald Trump a d'abord pensé que sa popularité télé le mènerait loin comme un Ronald Reagan l'avait déjà fait.
Mais Donald, Twitter aidant, a un petit côté impulsif qui lui nuit,
Tout d'abord le langage. L'utilisation du terme "fucking" se place mal dans la bouche d'un Président. Pour le devenir Président, il faut en premier en avoir l'air. À Las Vegas en 2012, Trump disait au sujet du prix de l'essence :"We have nobody in the white house that sits back and said, you're not going to raise that fucking price!". Simplet et juvénile.
Donald a perdu beaucoup de crédibilité en étant à la tête du mouvement des "Birthers", toujours en 2012. On ne peut pas devenir Président des États-Unis si on est pas né sur le territoire de l'oncle Sam. Trump prétendait (prétend toujours) que Barack Obama serait né au Kenya (il est né à Honolulu, Hawaï). Il a mené une longue et confuse campagne afin de prouver que Barack n'était pas légitime, puisque né au Kenya. Même si il avait été la meilleure personne pour le job. Trump serait un ami de ceux qui ne voudrait que des Québécois dans l'uniforme des Canadiens de Montréal. Trump a même insinué qu'Obama serait musulman... La mauvaise foi n'a pas sa place à la présidence.
Sa vision de la politique étrangère est assez binaire: win or lose. Sur la Chine, on lui a demandé sa vision des relations étatsunienne avec la Chine, il a répondu "quand était la dernière fois qu'on a eu le meilleur sur la Chine dans un échange commercial? Je bats la Chine tout le temps! Tout le temps!".
Je parie que la Chine sera la première à vouloir lui serrer la main si il est élu chef du parti Républicain.
Trump est un accro de Twitter et parmi les sujets qu'il a traité, il y a de multiples accrochages verbaux et forts déshonorants entre lui et Bill Maher ou Rosie O'Donnell, mais aussi des conseils à Robert Pattinson de larguer sa copine Kristen Stewart qui "l'aurait trompé". Il a aussi dit d'Ariana Huffington, éditrice et héritière du journal du même nom, qu'elle était laide de l'intérieur comme de l'extérieur et qu'il comprenait que son mari l'ai quittée pour un homme. Grow up, Don.
Donald a aussi réussi l'exploit de se mettre à dos toute la communauté hispanique des États-Unis en associant la plupart des émigrés de cette communauté à des violeurs, des bandits, des drogués et des ratés. Bon flair politique, Don.
La semaine dernières, Trump se moquait du statut de "héros" de John McCain en suggérant que les vrais héros de guerre n'étaient pas des gens qui se faisait simplement capturer. Certains lui ont alors rappelé qu'ils n'avaient pas tous eu la chance d'être protégés par un riche papa en faisant repousser continuellement sa date pour joindre les rangs de l'armée, au point de ne jamais s'inscrie, comme Trump l'a fait en âge de conscription.
De toute façon, entre vous et moi, Donald aime bien rappeler à tous qu'il vaut 7 milliards de dollars. Est-ce qu'un homme qui baigne dans 7 millions de dollars comprend la réalité du simple peuple?
Poser la question c'est y répondre.
Si Trump est élu chef des Républicains, on rira c'est certain. Car il a de la couleur le Donald,
Mais trop vite, on rira jaune.
Cette Amérique influence la nôtre.
Merci de flusher le Trump.
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