Il n'avait pas d'égal. Personne ne l'accote encore.
Je passe chez Shakespeare pour celle-ci...désolé si je blesse certaines personnes moins riches et armées.
Je metterai ces propos en italiques pour ne pas vous mettre en tabernick.
Traduitait-on Marc Favreau en lui rendant justice?
Non. Tout comme on ne devrait pas le faire pour les Monty Pythons ou George Carlin ou John Lennon.
Ou les frères Marx.
Voici un petit aperçu des meilleures lignes du grand Groucho.
Un régal:
-I refuse to join any club that would have me as a member
-I never forget a face but in your case I'll be glad to make an exception.
-I've had a perfectly wonderful evening, but this wasn't it.
-I shot an elephant in my pajamas, how he got into my pajamas? I'll never know.
-Just give me a confortable couch, a dog, a good book and a woman. Then if you can get the dog to go somewhere else and read the book, I may have some fun.
- Military intelligence is a contradiction in words.
-A 5 year-old could understand this, get me a five year old.
-Anyone who says he can see through women is missing a lot.
-All people are born alike, except republicans & democrats.
-Outside of a dog, a book is a man's best friend, inside of a dog, it really is too dark to read.
-Marriage is a wonderful institution, but who wants to live in an institution?
-Behind every great man there is a great woman, and behind that woman there is the man's wife.
-I find television very educating. Each time someone turns it on, I go in the other room and read a book.
-I intend to live forever, or die trying.
-The secret of life is honesty and fair dealing, if you can fake that you're in business.
-I need a doctor now, please ring a golf course.
-Getting older is not a problem, You just have to live long enough.
-Next time I see you, remind me not to talk to you.
-I've worked my way from nothing to extreme poverty.
-From the moment I picked up your book up until I laid it down, I was convulsed with laughter. Someday I intend to read it.
-I must confess, I was born at a very early age
-I have a mind to join a club and beat you over the head with it.
-If you heard that story before, please don't stop me, I want to hear it again.
-I've got the brain of a 4 year-old, I'll bet he was glad to be rid of it.
-Who are you gonna believe? me or your own eyes?
-Marry me and I'll never look at another horse.
-Whoever named it necking was a poor judge of anatomy.
-If I held you any closer I would be on the other side of you.
-I'd whip-horse you if I had a horse.
-My mother loved children she would have given anhything if I had been one.
-(au téléphone)Room Service? send up a larger room!
-Why should I care about posterity? What has posterity has ever done for me?
-He may look like an idiot and talk like an idiot, but don't let this fool you, he really is an idiot.
-I have nothing but respect for you...and not much of that.
-I'm not crazy about reality, but it's still the only place to get a decent meal.
Merci la vie pour Groucho Marx.
Tu nous manque encore.
vendredi 6 septembre 2013
jeudi 5 septembre 2013
Le Rêve le Plus Long
(à Jessy & à ses proches)
Elle n'avait aucune raison de partir.
De là, la résistance.
33 ans, c'était beaucoup trop jeune. Infirmière de nuit, elle avait des journées ensommeillés. C'est dans le sommeil que la mort l'a trouvée. Ses poumons se sont enfumés jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour l'oxygène. On croit à un problème mécanique qui serait à l'origine de l'incendie dans son immeuble à logement. Une bêtise. Morte à 33 ans, parce qu'endormie au mauvais moment.
La peine a été insurmontable pour les gens du village. Pour les proches aussi bien entendu. Celui qui a tenté de la ranimer s'en est vite trouvé fort ébranlé. Le beau-frère de la défunte est soldat. Il a choisi de faire face à la mort ainsi. Mais pas elle. Pas cette jeune infirmière. Elle ne cognait pas à la porte de la mort. Elle a pourtant trouvé l'entrée de l'absurde.
Il y a ceux qui restent. Baignés dans la peine extrême. Incapables de remplir ce trou dans la poitrine. Faisant désormais de la nuit, une ennemie.
Il y a aussi cette résistance, aérienne, qu'elle vit au travers de sa sœur. Comme si elle avait choisi entre la mort et l'ailleurs de rester encore un peu et de crier à l'injustice. Faut-il croire à ses choses?
"Comme tu es forte, comme tu es courageuse" a-t-on dit à la sœur toujours vivante. Il s'agit moins de courage que de survie. On tombe en mode survie. On traine avec nous une grande partie de nous-même, morte. Toutes les pensées errantes qui composent nos journées prennent tout à coup congé. Nous sommes 100% concentrés. Sur les choses essentielles. Sur les autres. Sur la prochaine blessure qui pourrait surgir de partout. Sur la vie à venir sans l'être aimé qui nous as maintenant quitté. C'est un état de suprême fatigue mais qui nous garde du même coup aiguisés. Même si souvent planant. Comme un rêve qui ne voudrait plus se terminer. Un rêve à cheval entre l'allégresse et le cauchemar. Où l'humour vient nous surprendre, souvent mêlé aux larmes. Le deuil est une chose étrange. Une chose qu'on ne devrait jamais vivre à cet âge.
Quand la jeune infirmière de nuit s'est endormie, elle ne se doutait pas qu'elle s'apprêtait à faire le rêve le plus long. Elle est passée au travers de ses proches, les uns après les autres. Entre deux mondes. Comme si elle se demandait ce qui s'était passé. Probablement comme ceux du Lac Mégantic se sont demandés un certain temps ce qui avait bien pu leur tomber sur la tête. Anesthésiés mentalement. Physiquement translucides.
Avant de lâcher prise dans le vent.
Jamais elle ne disparaîtra vraiment.
Nous l'avions aimé. Nous l'aimerons toujours.
Veille sur nous.
Elle n'avait aucune raison de partir.
De là, la résistance.
33 ans, c'était beaucoup trop jeune. Infirmière de nuit, elle avait des journées ensommeillés. C'est dans le sommeil que la mort l'a trouvée. Ses poumons se sont enfumés jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour l'oxygène. On croit à un problème mécanique qui serait à l'origine de l'incendie dans son immeuble à logement. Une bêtise. Morte à 33 ans, parce qu'endormie au mauvais moment.
La peine a été insurmontable pour les gens du village. Pour les proches aussi bien entendu. Celui qui a tenté de la ranimer s'en est vite trouvé fort ébranlé. Le beau-frère de la défunte est soldat. Il a choisi de faire face à la mort ainsi. Mais pas elle. Pas cette jeune infirmière. Elle ne cognait pas à la porte de la mort. Elle a pourtant trouvé l'entrée de l'absurde.
Il y a ceux qui restent. Baignés dans la peine extrême. Incapables de remplir ce trou dans la poitrine. Faisant désormais de la nuit, une ennemie.
Il y a aussi cette résistance, aérienne, qu'elle vit au travers de sa sœur. Comme si elle avait choisi entre la mort et l'ailleurs de rester encore un peu et de crier à l'injustice. Faut-il croire à ses choses?
"Comme tu es forte, comme tu es courageuse" a-t-on dit à la sœur toujours vivante. Il s'agit moins de courage que de survie. On tombe en mode survie. On traine avec nous une grande partie de nous-même, morte. Toutes les pensées errantes qui composent nos journées prennent tout à coup congé. Nous sommes 100% concentrés. Sur les choses essentielles. Sur les autres. Sur la prochaine blessure qui pourrait surgir de partout. Sur la vie à venir sans l'être aimé qui nous as maintenant quitté. C'est un état de suprême fatigue mais qui nous garde du même coup aiguisés. Même si souvent planant. Comme un rêve qui ne voudrait plus se terminer. Un rêve à cheval entre l'allégresse et le cauchemar. Où l'humour vient nous surprendre, souvent mêlé aux larmes. Le deuil est une chose étrange. Une chose qu'on ne devrait jamais vivre à cet âge.
Quand la jeune infirmière de nuit s'est endormie, elle ne se doutait pas qu'elle s'apprêtait à faire le rêve le plus long. Elle est passée au travers de ses proches, les uns après les autres. Entre deux mondes. Comme si elle se demandait ce qui s'était passé. Probablement comme ceux du Lac Mégantic se sont demandés un certain temps ce qui avait bien pu leur tomber sur la tête. Anesthésiés mentalement. Physiquement translucides.
Avant de lâcher prise dans le vent.
Jamais elle ne disparaîtra vraiment.
Nous l'avions aimé. Nous l'aimerons toujours.
Veille sur nous.
mercredi 4 septembre 2013
Dysfonctionnements
Jour de congé pour la belle. Mais pas pour moi. Je traduis. De chez-moi. Mon bureau c'est la table de la cuisine qui donne sur la verrière et la piscine.
Pas facile de toujours comprendre pour mon entourage que quand je suis à l'ordinateur ce n'est pas 100% des fois pour le loisir.
L'amoureuse avait donc loué un film. J'ai tout de suite compris pourquoi elle avait pris ce film quand j'ai vu qu'il mettait en vedette Robert Downey Jr. Mon amour est aussi amoureuse de Robert Downey Jr. Mais comme le film mettait aussi en vedette Michelle Monaghan duquel MOI, irish punk, je suis également amoureux, je me suis donc assis auprès d'elle pour l'écouter.
Se trichant mentalement l'un et l'autre en visionnant le film.
Ça avait été la rentrée des classes pour la puce et l'ado, avec des horaires de syndiqués, j'avais donc eu une semaine assez compliquée avec le plus vieux constamment en camps d'entrainement au hockey en soirée dans un niveau assez intense. J'étais fatigué. J'avais aussi passé une nuit (une autre)en plein milieu de semaine, à la clinique du sommeil. Une nuit où on avait bien tenté de me mettre un masque nasal mais qu'y m'étouffait complètement. Après une heure de suffocation, on m'a changé mon masque pour un "fullface". Mal dormir est un euphémisme. Surtout quand on a dormi à peine 3 ou 4 heures.
Je trainais donc ça, et un retard sur le travail de traduction anticipé que je voulais terminer avant la semaine suivante. Comme le niveau de concentration à la maison n'était plus adéquat avec l'amoureuse dans les jambes, j'ai donc fait un jogging en début d'après-midi. C'est fou ce qu'on se sent sain quand on court. Ça nettoie la tête et le corps. En revenant, je n'avais pas diné, j'ai mangé de ce délicieux thon pâle émiétté au chili thaïlandais épicé. Le piment qui s'y trouve est d'un délice...mais ça reste un piment...en éternuant (car c'est aussi la saison des allergies) j'ai mis le feu à la boîte de papier-mouchoir.
J'ai pris des biscuits fondants aux pépittes de chocolat trempés dans le lait comme dessert et c'était mortellement bon. J'ai été obligé d'en prendre trois autres rangées. Puis, quand mon appétit ne s'en trouvait pas sustanté, j'ai pris 4 biscuits Oreo. Par pudeur. Je ne pouvais quand même pas prendre une quatrième rangée de pépittes.
Mais je n'aurais pas dû manger tout ça. Ça effaçait les efforts d'il y a à peine une heure.
J'ai donc refait un jogging, suivi d'une autre douche. Pas de traduction encore. En fin de journée, l'amoureuse m'a harcelé afin qu'on regarde les nouveaux épisodes de Dexter saison 8 et de Devious Maid. Et en soirée mon fils allait compétionner dans le CC. Je traduirais donc le lendemain.
Je devais toutefois acheter des légumes le lendemain. J'ai acheté des fèves jaunes, des fêves vertes, des radis, du brocoli, des carottes, du navet du panet et des petits pois.
"T'as pas acheté de légumes?" me dira l'amoureuse en soirée.
"er...oui..."
"Ben où sont les concombres et les tomates?"
"C'était écrit légumes sur la liste"
"T'as pas acheté de légumes..."
Quand je suis retourné jogger dans la rue, des cris de foule m'attendaient. Le public hurlait dans la joie quand je suis sorti...Ils applaudissaient...
...le public?...quel public? Je suis dans une rue de banlieue un mardi matin? Ça m'a pris quelques minutes et la voix d'Ian Anderson pour comprendre qu'il s'agissait de la musique issue de la voiture d'un col bleu de la ville qui crachait les sons. Les ouvriers qui refaisaient l'asphalte des rues dans mon secteur étaient entre deux sandwichs et une liqueur. Et écoutaient Jethro Tull Live dans le piton.
En revenant à la maison, un chien chiait sur le poteau où il y est inscrit à l'aide d'un graphique interdiction aux chiens de chier ici. Le chien reproduisait assez fidèlement le dessin de la pancarte. Mais sans la barre rouge au milieu du cercle. J'ai demandé à son propriétaire, une fumeuse si grosse qu'elle pourrait voler des paquets de viande dans ses bourrelets à l'épicerie, si elle allait rammasser l'oeuvre de sa bête. Elle n'avait pas de sac dans les mains. Elle ne m'a pas répondu. J'ai insisté.
"Allez-vous ramasser ce qu'il n'a pas droit de faire précisémment là où il le fait, Madame?". Silence radio. Je parle à un graisseux mur enfumé. C'est un voisin, aussi propriétaire de chiens (3) qui l'a approché et qui lui a fourni ce qui lui manquait. Ils ne se connaissaient pas et elle ne l'a même pas gracié d'un merci. Je lui aurait tiré une motte de crottin derrière le crâne.
Je commençais à être mauvais. J'ai jeté les 9 publi-sacs dans le recyclage qui passait justement ce jour-là. Et j'ai voulu traduire. Mais à la télé, ouverte derrière moi, j'ai vu un band de jeunes filles en fleur qui chante moins qu'elles ne posent et qui rêvent de se frotter le cul comme Miley pour un peu d'attention. On leur montrait la photo ici à droite. Aucune n'était en mesure de les identifier. Ça m'a irrité. J'avais envie qu'on leur enlève leur droit de séjour dans l'univers de la musique.
Puis...le jour même où je parlais d'intolérance, ces Saguenéens, mal avisés...
Sait-on vraiment, au Québec, qui soigner?
J'ai fini la bouteille de gin qui allait aiguiser mes réflexes à l'ordi et complété ma traduction pour l'armée canadienne-qui-n'ira-pas-en-Syrie.
Je la recommence demain.
Le contexte autour de cette traduction était trop dysfonctionnelle.
Les forces armées canadiennes méritent beaucoup de révision de toute façon...
Pas facile de toujours comprendre pour mon entourage que quand je suis à l'ordinateur ce n'est pas 100% des fois pour le loisir.
L'amoureuse avait donc loué un film. J'ai tout de suite compris pourquoi elle avait pris ce film quand j'ai vu qu'il mettait en vedette Robert Downey Jr. Mon amour est aussi amoureuse de Robert Downey Jr. Mais comme le film mettait aussi en vedette Michelle Monaghan duquel MOI, irish punk, je suis également amoureux, je me suis donc assis auprès d'elle pour l'écouter.
Se trichant mentalement l'un et l'autre en visionnant le film.
Ça avait été la rentrée des classes pour la puce et l'ado, avec des horaires de syndiqués, j'avais donc eu une semaine assez compliquée avec le plus vieux constamment en camps d'entrainement au hockey en soirée dans un niveau assez intense. J'étais fatigué. J'avais aussi passé une nuit (une autre)en plein milieu de semaine, à la clinique du sommeil. Une nuit où on avait bien tenté de me mettre un masque nasal mais qu'y m'étouffait complètement. Après une heure de suffocation, on m'a changé mon masque pour un "fullface". Mal dormir est un euphémisme. Surtout quand on a dormi à peine 3 ou 4 heures.
Je trainais donc ça, et un retard sur le travail de traduction anticipé que je voulais terminer avant la semaine suivante. Comme le niveau de concentration à la maison n'était plus adéquat avec l'amoureuse dans les jambes, j'ai donc fait un jogging en début d'après-midi. C'est fou ce qu'on se sent sain quand on court. Ça nettoie la tête et le corps. En revenant, je n'avais pas diné, j'ai mangé de ce délicieux thon pâle émiétté au chili thaïlandais épicé. Le piment qui s'y trouve est d'un délice...mais ça reste un piment...en éternuant (car c'est aussi la saison des allergies) j'ai mis le feu à la boîte de papier-mouchoir.
J'ai pris des biscuits fondants aux pépittes de chocolat trempés dans le lait comme dessert et c'était mortellement bon. J'ai été obligé d'en prendre trois autres rangées. Puis, quand mon appétit ne s'en trouvait pas sustanté, j'ai pris 4 biscuits Oreo. Par pudeur. Je ne pouvais quand même pas prendre une quatrième rangée de pépittes.
Mais je n'aurais pas dû manger tout ça. Ça effaçait les efforts d'il y a à peine une heure.
J'ai donc refait un jogging, suivi d'une autre douche. Pas de traduction encore. En fin de journée, l'amoureuse m'a harcelé afin qu'on regarde les nouveaux épisodes de Dexter saison 8 et de Devious Maid. Et en soirée mon fils allait compétionner dans le CC. Je traduirais donc le lendemain.
Je devais toutefois acheter des légumes le lendemain. J'ai acheté des fèves jaunes, des fêves vertes, des radis, du brocoli, des carottes, du navet du panet et des petits pois.
"T'as pas acheté de légumes?" me dira l'amoureuse en soirée.
"er...oui..."
"Ben où sont les concombres et les tomates?"
"C'était écrit légumes sur la liste"
"T'as pas acheté de légumes..."
Quand je suis retourné jogger dans la rue, des cris de foule m'attendaient. Le public hurlait dans la joie quand je suis sorti...Ils applaudissaient...
...le public?...quel public? Je suis dans une rue de banlieue un mardi matin? Ça m'a pris quelques minutes et la voix d'Ian Anderson pour comprendre qu'il s'agissait de la musique issue de la voiture d'un col bleu de la ville qui crachait les sons. Les ouvriers qui refaisaient l'asphalte des rues dans mon secteur étaient entre deux sandwichs et une liqueur. Et écoutaient Jethro Tull Live dans le piton.
En revenant à la maison, un chien chiait sur le poteau où il y est inscrit à l'aide d'un graphique interdiction aux chiens de chier ici. Le chien reproduisait assez fidèlement le dessin de la pancarte. Mais sans la barre rouge au milieu du cercle. J'ai demandé à son propriétaire, une fumeuse si grosse qu'elle pourrait voler des paquets de viande dans ses bourrelets à l'épicerie, si elle allait rammasser l'oeuvre de sa bête. Elle n'avait pas de sac dans les mains. Elle ne m'a pas répondu. J'ai insisté.
"Allez-vous ramasser ce qu'il n'a pas droit de faire précisémment là où il le fait, Madame?". Silence radio. Je parle à un graisseux mur enfumé. C'est un voisin, aussi propriétaire de chiens (3) qui l'a approché et qui lui a fourni ce qui lui manquait. Ils ne se connaissaient pas et elle ne l'a même pas gracié d'un merci. Je lui aurait tiré une motte de crottin derrière le crâne.
Je commençais à être mauvais. J'ai jeté les 9 publi-sacs dans le recyclage qui passait justement ce jour-là. Et j'ai voulu traduire. Mais à la télé, ouverte derrière moi, j'ai vu un band de jeunes filles en fleur qui chante moins qu'elles ne posent et qui rêvent de se frotter le cul comme Miley pour un peu d'attention. On leur montrait la photo ici à droite. Aucune n'était en mesure de les identifier. Ça m'a irrité. J'avais envie qu'on leur enlève leur droit de séjour dans l'univers de la musique.
Puis...le jour même où je parlais d'intolérance, ces Saguenéens, mal avisés...
Sait-on vraiment, au Québec, qui soigner?
J'ai fini la bouteille de gin qui allait aiguiser mes réflexes à l'ordi et complété ma traduction pour l'armée canadienne-qui-n'ira-pas-en-Syrie.
Je la recommence demain.
Le contexte autour de cette traduction était trop dysfonctionnelle.
Les forces armées canadiennes méritent beaucoup de révision de toute façon...
mardi 3 septembre 2013
Cigar Luv
Dans la délicieuse série Devious Maids de Marc Cherry, l'auteur de Desesperate Housewives, nous suivons 5 femmes de ménages et leur quotidien/entourage.
Dans cet univers parfois burlesque, noir mais toujours drôle, sont dépeints quelques hommes, parfaitement séduits par le concept de la femme toujours à leur disposition, d'un rang nettement inférieur au leur, impressionnable et quelques fois disponibles pour des rapports sexuels.
Ces hommes tombent en amour avec l'image de cette femme servile par profession.
Le mirage va dans les deux sens. Le riche s'habille de sa domination financière face à la bonne qui y rêve. Séduite, elle fantasme sur le pouvoir auquel elle a l'impression de goûter en flirtant avec monsieur.
Ça rapelle certains traits des rapports de sugar daddys et de cougars.
Ce sont des rapports particuliers qui ne sont pas étrangers au monde du spectacle, où souvent l'artiste couche avec celui ou celle qui l'engage, grisé par l'effet pygmalion que l'autre exerce sur sa carrière.
Hollywood en sait beaucoup sur le sujet.
J'ai un peu cette vision toxique des relations hommes/femmes où l'écart d'âge entre les deux sexes est de plus de 10 ans. Quelque chose de plus ou moins sain où l'intérêt de l'un pour l'autre ne peut durer en général qu'à peine une dizaine d'années avant que les maturités mutuelles ne creusent un ravin naturel entre les deux partenaires. Quand des enfants y sont mêlés, là je grogne car certains hommes se moquent complètement de l'idée qu'ils mourront avant la majorité de leur enfant. Le vide potentiellement abyssale qu'il crééront dans la poitrine de leur progéniture et toujours sous-évalué.
Laissez-moi vous parler de l'histoire de Mickey & Caty. Deux êtres issus du monde superficiel du spectacle, amoureux d'images de toute sorte, que la vie, depuis peu, envoie à la flotte.
Quand Caty est née, au pays de Galles en 1969, Mickey avait 25 ans, à San Francisco. Fils d'un grand acteur Hollywoodien qui lui venait de tourner avec Kubrick, Mickey venait de tourner une dramatique dans une émission spéciale de la station CBS. Trois ans plus tard, il serait la star d'une série télé policière, série qu'il quittera l'année où, inspiré, il avait choisit d'investir comme producteur dans un film qui allait rafler tous les Oscars importants à Hollywood. Lui donnant du même coup une très grande liberté à L.A., à tout juste 32 ans.
Pendant ce temps, Caty, terrible étudiante, mais adorable enfant, allait se spécialiser dans la danse, les pièces de théâtres, les comédies musicales scolaires. À 17 ans, elle fera des tournées en Angleterre et en France, dans la chorale autant que des rôles principaux avant qu'on ne la remarque et qu'on lui offre une chance dans un film à 21 ans.
Sur la côte Ouest des États-Unis, Mickey allait devenir un producteur important en mesure de traiter de sujets intelligents et avant gardistes, de faire travailler ses amis dans des productions rentables ou de lancer les carrières de réalisateur encore vert. L'année de ses 43 ans allait en être une importante alors qu'il sera de l'affiche d'un film très populaire tout à fait dans l'ère du temps et d'un autre qui le récompensera de la statuette ultime du métier d'acteur à Hollywood.
Caty, en Angleterre, sera de la distribution d'une série à succès avant de concentrer ses efforts sur la danse et la musique, flirtant même avec l'idée de devenir tout simplement chanteuse. Une publicité Allemande la fera remarquer par Spielberg qui l'engagera. Dans les années 90, elle sera ici et là, dans des rôles plus ou moins étoffés. Puis dans un film préfaçant sa vie amoureuse.
Mickey de son côté, avouera dans les années 90 qu'il est accroc au sexe et tentera en vain d'entrer en "cure de désintox" à ce sujet. Ces choix de tournage ne l'aideront en rien à ce niveau...
À 48 ans, il choisit d'entrer en cure de réhabilitation afin de lutter contre ses dépendances à l'alcool et aux drogues.
À 29 ans, Caty obtient son tremplin vers la gloire. Mickey, dans une salle de cinéma, jure aux amis qui l'accompagnent que la femme sur le grand écran qui l'excite en ce moment, sera sa femme un jour. La même année, les deux se rencontrent "par hasard" au Festival de Deauville en France et constatent qu'ils partagent le même anniversaire de naissance. Les astres ne peuvent pas se tromper, malgré les 25 ans qui les séparent, Mickey et Caty deviennent mari et femme. Ils auront deux enfants.
En 2002, Caty a 33 ans et rafle à son tour le plus prestigieux trophée de son métier.
Quand Mickey annonce qu'il a le cancer de la gorge à l'âge de 66 ans, il confesse en même temps dans une entrevue qu'il aurait probablement contracté ce cancer en donnant un cunilingus. Caty, 42 ans et toujours d'une beauté surnaturelle, croit qu'il a retrouvé ses vieux démons de sangliers en rut et qu'il joue de son boudin ici et là en la trompant. Bipolaire, elle se fait traiter en institution. C'est un médecin de Montréal qui soigne la gorge de Mickey. Le couple s'achète une résidence secondaire dans les Laurentides. En avril dernier, Caty retourne en clinique, après de multiples rechutes nerveuses.
Le couple n'en est plus un depuis mai dernier.
25 ans de différence entre elle et lui...
Peut-être n'était-ce que l'effet de la toxicité après 13 ans partagées.
Il me semble que dans un tel engagement amoureux, il ne peut qu'y avoir des voies parrallèles.
Faciles à faire dévier dans le fossé quand le désir devient funky.
Tout ça c'est ce que j'appelle de l'amour-cigare. Qui se savoure le temps de la consommation d'un cigare.
Et qu'on peut regretter un peu après.
Et ça existait bien avant Bill & Monica. Bien avant Lauren et Humphrey. Bien avant Céline et René.
Bien avant Demi & Ashton.
Dans cet univers parfois burlesque, noir mais toujours drôle, sont dépeints quelques hommes, parfaitement séduits par le concept de la femme toujours à leur disposition, d'un rang nettement inférieur au leur, impressionnable et quelques fois disponibles pour des rapports sexuels.
Ces hommes tombent en amour avec l'image de cette femme servile par profession.
Le mirage va dans les deux sens. Le riche s'habille de sa domination financière face à la bonne qui y rêve. Séduite, elle fantasme sur le pouvoir auquel elle a l'impression de goûter en flirtant avec monsieur.
Ça rapelle certains traits des rapports de sugar daddys et de cougars.
Ce sont des rapports particuliers qui ne sont pas étrangers au monde du spectacle, où souvent l'artiste couche avec celui ou celle qui l'engage, grisé par l'effet pygmalion que l'autre exerce sur sa carrière.
Hollywood en sait beaucoup sur le sujet.
J'ai un peu cette vision toxique des relations hommes/femmes où l'écart d'âge entre les deux sexes est de plus de 10 ans. Quelque chose de plus ou moins sain où l'intérêt de l'un pour l'autre ne peut durer en général qu'à peine une dizaine d'années avant que les maturités mutuelles ne creusent un ravin naturel entre les deux partenaires. Quand des enfants y sont mêlés, là je grogne car certains hommes se moquent complètement de l'idée qu'ils mourront avant la majorité de leur enfant. Le vide potentiellement abyssale qu'il crééront dans la poitrine de leur progéniture et toujours sous-évalué.
Laissez-moi vous parler de l'histoire de Mickey & Caty. Deux êtres issus du monde superficiel du spectacle, amoureux d'images de toute sorte, que la vie, depuis peu, envoie à la flotte.
Pendant ce temps, Caty, terrible étudiante, mais adorable enfant, allait se spécialiser dans la danse, les pièces de théâtres, les comédies musicales scolaires. À 17 ans, elle fera des tournées en Angleterre et en France, dans la chorale autant que des rôles principaux avant qu'on ne la remarque et qu'on lui offre une chance dans un film à 21 ans.
Sur la côte Ouest des États-Unis, Mickey allait devenir un producteur important en mesure de traiter de sujets intelligents et avant gardistes, de faire travailler ses amis dans des productions rentables ou de lancer les carrières de réalisateur encore vert. L'année de ses 43 ans allait en être une importante alors qu'il sera de l'affiche d'un film très populaire tout à fait dans l'ère du temps et d'un autre qui le récompensera de la statuette ultime du métier d'acteur à Hollywood.
Caty, en Angleterre, sera de la distribution d'une série à succès avant de concentrer ses efforts sur la danse et la musique, flirtant même avec l'idée de devenir tout simplement chanteuse. Une publicité Allemande la fera remarquer par Spielberg qui l'engagera. Dans les années 90, elle sera ici et là, dans des rôles plus ou moins étoffés. Puis dans un film préfaçant sa vie amoureuse.
Mickey de son côté, avouera dans les années 90 qu'il est accroc au sexe et tentera en vain d'entrer en "cure de désintox" à ce sujet. Ces choix de tournage ne l'aideront en rien à ce niveau...
À 48 ans, il choisit d'entrer en cure de réhabilitation afin de lutter contre ses dépendances à l'alcool et aux drogues.
À 29 ans, Caty obtient son tremplin vers la gloire. Mickey, dans une salle de cinéma, jure aux amis qui l'accompagnent que la femme sur le grand écran qui l'excite en ce moment, sera sa femme un jour. La même année, les deux se rencontrent "par hasard" au Festival de Deauville en France et constatent qu'ils partagent le même anniversaire de naissance. Les astres ne peuvent pas se tromper, malgré les 25 ans qui les séparent, Mickey et Caty deviennent mari et femme. Ils auront deux enfants.
En 2002, Caty a 33 ans et rafle à son tour le plus prestigieux trophée de son métier.
Quand Mickey annonce qu'il a le cancer de la gorge à l'âge de 66 ans, il confesse en même temps dans une entrevue qu'il aurait probablement contracté ce cancer en donnant un cunilingus. Caty, 42 ans et toujours d'une beauté surnaturelle, croit qu'il a retrouvé ses vieux démons de sangliers en rut et qu'il joue de son boudin ici et là en la trompant. Bipolaire, elle se fait traiter en institution. C'est un médecin de Montréal qui soigne la gorge de Mickey. Le couple s'achète une résidence secondaire dans les Laurentides. En avril dernier, Caty retourne en clinique, après de multiples rechutes nerveuses.
Le couple n'en est plus un depuis mai dernier.
25 ans de différence entre elle et lui...
Peut-être n'était-ce que l'effet de la toxicité après 13 ans partagées.
Il me semble que dans un tel engagement amoureux, il ne peut qu'y avoir des voies parrallèles.
Faciles à faire dévier dans le fossé quand le désir devient funky.
Tout ça c'est ce que j'appelle de l'amour-cigare. Qui se savoure le temps de la consommation d'un cigare.
Et qu'on peut regretter un peu après.
Et ça existait bien avant Bill & Monica. Bien avant Lauren et Humphrey. Bien avant Céline et René.
Bien avant Demi & Ashton.
lundi 2 septembre 2013
Elton John
Né Reginald Kenneth Dwight et élevé à Pinner, une banlieue dans le district londonien de Harrow dans le Grand Londres, en Angleterre, ce sera sa mère et son beau-père qui l'aideront à se faire une place dans la bars et les pubs adolescent.
Doté d'une oreille parfaite, il peut rejouer au piano un morceau aussitôt entendu pour la première fois.
À 18 ans, il échoue aux auditions pour devenir le chanteur successivement de King Crimson et de Gentle Giant. C'est toutefois à une autre audition qu'il fait la rencontre d'un lyriciste, Bernie Taupin, une association qui durera plus de 30 ans.
Reggie devient Elton John en hommage à deux complices musiciens: Elton Dean et Long John Baldry.
Ce seront 30 albums studios, plusieurs autres en spectacle, des dvds, de multiples collaborations symphoniques, de ballet, de morceaux pour la scène, en studio pour d'autres artistes, au cinéma et des millions de dollars de musique que génèrera le pianiste d'à peine 5 pieds.
Sa musique plaira au 7 à 77 ans,
aux spécialistes comme aux maman
en voici un survol en 30 élans:
Juin 1969: Empty Sky. Tous les morceaux sont de John (à la musique) et Taupin (aux paroles). Ce sera ainsi tout le temps, jusqu'à avis du contraire. L'album fonctionne peu.
Avr. 1970: Elton John. Véritable impact commercial avec trois gros hits. L'équilibre ballade/chanson grand public plait beaucoup.
Oct. 1970: Tumbleweed Connection. Album concept explorant l'américana, le western, le folk et le country. Assurément l'un de ses meilleurs même si le public ne suit pas tellement.
Nov. 1971: Madman Across The River. Mick Ronson à la guitare sur la pièce titre enregistrée dans les sessions de l'album précédent. Succès critique qui ne rencontre pas aussi bien le public.
Mai 1972: Honky Château. Premier album d'une trilogie enregistrée au mythique studio d'Hérouville. Premier album où y apparaisse des instruments à cordes. Gros gros hit.
Janv.1973: Don't Shoot Me, I'm Only The Piano Player. Elton expérimente pour la première fois avec sa voix avec un clin d'oeil à Bobby Vee, un autre aux Rolling Stones et un morceau immortel.
Oct.1973: Goodbye Yellow Brick Road. Album-double, largement considéré comme son meilleur avec 4 gros hits.
Juin 1974: Caribou. Deux hits sur cet album mais pas autant que sur la compilation qui sort aussi en novembre cette année-là et qui est encore de nos jours, son plus gros vendeur.
Mai 1975: Captain Fantastic & The Brown Dirt Cowboy. Clin d'oeil sur les débuts de l'association John/Taupin avec un gros hit. Le Someone de ce hit est Long John Baldry qui sauve John du suicide en 1969.
Oct.1975: Rock of the Westies. L'une des chansons de cet album moins populaire a été utilisé dans le jeu Grand Theft Auto IV en 2008. Rock Reginald.
Oct.1976: Blue Moves. Second album-double de John qui comprend David Crosby & Graham Nash aux voix.
Oct.1978: A Single Man. Premier album sans l'aide de Bernie Taupin et de son producteur habituel, la qualité en souffre un peu aussi.
Oct.1979: Victim of Love. Enregistré à Munich, l'album est son pire. Une tentative disco effrayante.
Mai 1980: 21 At 33. Taupin lui écrit un morceau mais ce sont principalement Tom Robinson ou Gary Osborne qui écrivent les mots sur la musique de John dont c'est le 21ème album à l'âge de 33 ans.
Mai 1981: The Fox. En raison de références à son homosexualité (il s'est déclaré "bisexuel" en 1976) l'album est banni dans plusieurs pays. Les ventes en souffrent.
Avr.1982: Jump Up!. Première collaboration avec Tim Rice et un hommage à John Lennon ne suffisent pas à faire de cet album un succès.
Mai 1983: Too Low For Zero. Retour de Bernie Taupin, retour des hits. L'essor du vidéoclip aide aussi. Stevie Wonder à l'harmonica.
Juil.1984: Breaking Hearts. John laisse tomber ses lunettes pour la pochette et pour un clip.
Nov.1985: Ice On Fire. George Micheal, alors du duo Wham! collabore aux deux meilleurs morceaux de cet album.
Oct.1986: Leather Jackets. Oh Elton, How gay can you be? album épouvantable.
Juin 1988: Reg Strikes Back. Après un album symphonique enregistré en spectacle en Australie et une troisième compilation, Elton cartonne avec un coup de chapeau espagnol. Mon seul 45 tours d'Elton John me vient de cet album.
Août 1989: Sleeping With The Past. Rhythm & Soul et un gros hit.
Juin 1992: The One. La chanson titre est un gros succès. Clapton et David Gilmour sur cet album.
Nov.1993: Duets. Comme le titre l'indique, morceaux exclusivement en duo. Don Henley, K.D.Lang, Little Richard, Kiki Dee, Chris Rea, Tammy Wynette, George Micheal, Nik Kershaw, Gladys Knight, RuPaul se prêtent au jeu.
Mars 1995: Made in England. Après un Oscar pour The Lion King , Elton ne se force plus pour la pochette ni pour le titre. Il produit tout de même un hit.
Sept.1997: The Big Picture. Houlàlà...The Big Failure...
Oct.2001: Songs From The West Coast. Après plusieurs albums pour la scène ou pour le cinéma, John est inspiré par le premier album du jeune Ryan Adams pour celui-là. Wonder encore à l'harmonica.
Nov.2004: Peachtree Road. Unique album entièrement produit par Elton John. Pas un gros vendeur.
Sept.2006: The Captain & The Kid. Reprenant l'idée du Captain de 1975, John & Taupin chroniquent les 30 années suivantes.
Sa fortune personelle est estimée à plus de 265 millions.
Une nouvelle galette de Sir Elton sort ce mois-ci avec entre autre T-Bone Burnett à la prod. et à la guitare.
Doté d'une oreille parfaite, il peut rejouer au piano un morceau aussitôt entendu pour la première fois.
À 18 ans, il échoue aux auditions pour devenir le chanteur successivement de King Crimson et de Gentle Giant. C'est toutefois à une autre audition qu'il fait la rencontre d'un lyriciste, Bernie Taupin, une association qui durera plus de 30 ans.
Reggie devient Elton John en hommage à deux complices musiciens: Elton Dean et Long John Baldry.
Ce seront 30 albums studios, plusieurs autres en spectacle, des dvds, de multiples collaborations symphoniques, de ballet, de morceaux pour la scène, en studio pour d'autres artistes, au cinéma et des millions de dollars de musique que génèrera le pianiste d'à peine 5 pieds.
Sa musique plaira au 7 à 77 ans,
aux spécialistes comme aux maman
en voici un survol en 30 élans:
Juin 1969: Empty Sky. Tous les morceaux sont de John (à la musique) et Taupin (aux paroles). Ce sera ainsi tout le temps, jusqu'à avis du contraire. L'album fonctionne peu.
Avr. 1970: Elton John. Véritable impact commercial avec trois gros hits. L'équilibre ballade/chanson grand public plait beaucoup.
Oct. 1970: Tumbleweed Connection. Album concept explorant l'américana, le western, le folk et le country. Assurément l'un de ses meilleurs même si le public ne suit pas tellement.
Nov. 1971: Madman Across The River. Mick Ronson à la guitare sur la pièce titre enregistrée dans les sessions de l'album précédent. Succès critique qui ne rencontre pas aussi bien le public.
Mai 1972: Honky Château. Premier album d'une trilogie enregistrée au mythique studio d'Hérouville. Premier album où y apparaisse des instruments à cordes. Gros gros hit.
Janv.1973: Don't Shoot Me, I'm Only The Piano Player. Elton expérimente pour la première fois avec sa voix avec un clin d'oeil à Bobby Vee, un autre aux Rolling Stones et un morceau immortel.
Oct.1973: Goodbye Yellow Brick Road. Album-double, largement considéré comme son meilleur avec 4 gros hits.
Juin 1974: Caribou. Deux hits sur cet album mais pas autant que sur la compilation qui sort aussi en novembre cette année-là et qui est encore de nos jours, son plus gros vendeur.
Mai 1975: Captain Fantastic & The Brown Dirt Cowboy. Clin d'oeil sur les débuts de l'association John/Taupin avec un gros hit. Le Someone de ce hit est Long John Baldry qui sauve John du suicide en 1969.
Oct.1975: Rock of the Westies. L'une des chansons de cet album moins populaire a été utilisé dans le jeu Grand Theft Auto IV en 2008. Rock Reginald.
Oct.1976: Blue Moves. Second album-double de John qui comprend David Crosby & Graham Nash aux voix.
Oct.1978: A Single Man. Premier album sans l'aide de Bernie Taupin et de son producteur habituel, la qualité en souffre un peu aussi.
Oct.1979: Victim of Love. Enregistré à Munich, l'album est son pire. Une tentative disco effrayante.
Mai 1980: 21 At 33. Taupin lui écrit un morceau mais ce sont principalement Tom Robinson ou Gary Osborne qui écrivent les mots sur la musique de John dont c'est le 21ème album à l'âge de 33 ans.
Mai 1981: The Fox. En raison de références à son homosexualité (il s'est déclaré "bisexuel" en 1976) l'album est banni dans plusieurs pays. Les ventes en souffrent.
Avr.1982: Jump Up!. Première collaboration avec Tim Rice et un hommage à John Lennon ne suffisent pas à faire de cet album un succès.
Mai 1983: Too Low For Zero. Retour de Bernie Taupin, retour des hits. L'essor du vidéoclip aide aussi. Stevie Wonder à l'harmonica.
Juil.1984: Breaking Hearts. John laisse tomber ses lunettes pour la pochette et pour un clip.
Nov.1985: Ice On Fire. George Micheal, alors du duo Wham! collabore aux deux meilleurs morceaux de cet album.
Oct.1986: Leather Jackets. Oh Elton, How gay can you be? album épouvantable.
Juin 1988: Reg Strikes Back. Après un album symphonique enregistré en spectacle en Australie et une troisième compilation, Elton cartonne avec un coup de chapeau espagnol. Mon seul 45 tours d'Elton John me vient de cet album.
Août 1989: Sleeping With The Past. Rhythm & Soul et un gros hit.
Juin 1992: The One. La chanson titre est un gros succès. Clapton et David Gilmour sur cet album.
Nov.1993: Duets. Comme le titre l'indique, morceaux exclusivement en duo. Don Henley, K.D.Lang, Little Richard, Kiki Dee, Chris Rea, Tammy Wynette, George Micheal, Nik Kershaw, Gladys Knight, RuPaul se prêtent au jeu.
Mars 1995: Made in England. Après un Oscar pour The Lion King , Elton ne se force plus pour la pochette ni pour le titre. Il produit tout de même un hit.
Sept.1997: The Big Picture. Houlàlà...The Big Failure...
Oct.2001: Songs From The West Coast. Après plusieurs albums pour la scène ou pour le cinéma, John est inspiré par le premier album du jeune Ryan Adams pour celui-là. Wonder encore à l'harmonica.
Nov.2004: Peachtree Road. Unique album entièrement produit par Elton John. Pas un gros vendeur.
Sept.2006: The Captain & The Kid. Reprenant l'idée du Captain de 1975, John & Taupin chroniquent les 30 années suivantes.
Sa fortune personelle est estimée à plus de 265 millions.
Une nouvelle galette de Sir Elton sort ce mois-ci avec entre autre T-Bone Burnett à la prod. et à la guitare.
dimanche 1 septembre 2013
C'est Donc D'Valeur
"La charte matraque du PQ est encore une preuve du radicalisme et de l'intolérance
de ce parti. Le philosophe Charles Taylor avait raison de comparer le gouvernement du Quebec à la Russie autoritaire de Vladimir Poutine."
Ce type d'idiotie patentée fait légion depuis que l'on parle de cette fameuse charte des valeurs que mijote Bernard Drainville.
Qu'en sait-on? Quelqu'un l'a lu cette charte?
Je me retiens de parler de tout ça depuis plus d'une semaine parce qu'on ne sait même pas de quoi on parle. On commente de la rumeur. Personne ne l'a lue cette charte, on la condamne avant même d'en avoir aperçu son énoncé. On nourri le préjugé en en tricotant de nouveaux. On peut difficilement nager plus profond dans l'ignorance.
Il est de bon ton pour le Parti Québécois de tricoter un conflit suffisament gros afin d'à la fois diviser les gens sur une question identitaire (again) et à la fois de rallier tous les méchants canadiens qui nous traiteront de xénophobes (again) sans avoir lu, compris, ni même penser le faire un jour, cette fameuse charte-in-progress. Et quand le Canada se lève la nuit pour nous haïr, il est toujours plus facile vendre le projet de souveraineté. Bernard Landry a déjà commencé à fustiger le canada anglais (again) sur le sujet, les traitants de minables et d'ignorants, pas complètement à tort...
J'inviterais le Rest of Canada à consulter les résultats aux dernières élections en France et à scruter l'intérêt autour de Marine le Pen avant de casser du sucre sur notre prétendue intolérance.
Mais une grogne autour de cette drôle d'idée de charte au Québec est tout ce qu'il y a de plus compréhensible aussi.
Voilà un peuple qui par la voie des tribunaux donne raison à un lutin mental du Saguenay qui choisit de commencer toutes ses réunions du conseil municipal par une prière catholique, le même peuple qui accueille tous ses membres au Salon Bleu de l'Assemblée Nationale avec un large crucifix au nom de l'histoire catholique du Québec, un peuple qui viendrait dire aux immigrants, votre histoire à vous, gardez-là pour vous.
Il y a tout de même débalancement non?
Si on ne veut pas de signe religieux, effaçons-les pour vrai, pas en hypocrite. TOUS le signes religieux autant soient-ils.
Tu n'auras qu'un Dieu: l'argent.
Mon fils apprendra cette année en secondaire 3 le parcours d'un saint de chez nous. Le cours ne s'appelle d'ailleurs pas Culture et Ethique Religieuse mais bien Parcours cette année. Avec tout ce qui se passe actuellement dans le monde, je trouve malheureux de penser qu'on ne puisse pas les plonger dans l'étude des religions à travers le monde. Les ados seraient inévitablement plongés dans les conflits égyptiens, syriens et dans le monde qui s'agite sous leur pieds et sous leurs yeux.
De plus, la commission Bouchard-Taylor s'était bien penché sur la question de la potentielle intolérance post-Hérouxvilloise et avait fait le tour du Québec pour conclure qu'outre 73 cas d'accrochages avec les accommodements raisonnables au cours des 22 années précédentes, c'était surtout des médias en besoin de nouvelles-choc qui avaient monté quelques cas en épingle et qu'il ne fallait pas s'énerver avec tout ça.
Finalement, si la stratégie du Parti Québécois et de faire divergence sur les vrais problèmes actuels au Québec (atteinte du déficit zéro, fiscalité des particuliers et revenus du gouvernement, exploitation des ressources naturelles, en particulier du gaz et du pétrole, lourd problème des régimes de retraite sous-capitalisés) qui sont de problèmes d'ordre économique*, et bien ça fonctionne.
La bulle journalistique s'emballe et tout le monde la regarde s'envoler dans le ciel bleu et rose pendant que l'eau nous monte jusqu'aux chevilles.
"pop" faudrait maintenant se réveiller.
Et mettre nos valeurs à la bonne place.
*0% de croissance au Québec encore en mai
de ce parti. Le philosophe Charles Taylor avait raison de comparer le gouvernement du Quebec à la Russie autoritaire de Vladimir Poutine."
Ce type d'idiotie patentée fait légion depuis que l'on parle de cette fameuse charte des valeurs que mijote Bernard Drainville.
Qu'en sait-on? Quelqu'un l'a lu cette charte?
Je me retiens de parler de tout ça depuis plus d'une semaine parce qu'on ne sait même pas de quoi on parle. On commente de la rumeur. Personne ne l'a lue cette charte, on la condamne avant même d'en avoir aperçu son énoncé. On nourri le préjugé en en tricotant de nouveaux. On peut difficilement nager plus profond dans l'ignorance.
Il est de bon ton pour le Parti Québécois de tricoter un conflit suffisament gros afin d'à la fois diviser les gens sur une question identitaire (again) et à la fois de rallier tous les méchants canadiens qui nous traiteront de xénophobes (again) sans avoir lu, compris, ni même penser le faire un jour, cette fameuse charte-in-progress. Et quand le Canada se lève la nuit pour nous haïr, il est toujours plus facile vendre le projet de souveraineté. Bernard Landry a déjà commencé à fustiger le canada anglais (again) sur le sujet, les traitants de minables et d'ignorants, pas complètement à tort...
J'inviterais le Rest of Canada à consulter les résultats aux dernières élections en France et à scruter l'intérêt autour de Marine le Pen avant de casser du sucre sur notre prétendue intolérance.
Mais une grogne autour de cette drôle d'idée de charte au Québec est tout ce qu'il y a de plus compréhensible aussi.
Voilà un peuple qui par la voie des tribunaux donne raison à un lutin mental du Saguenay qui choisit de commencer toutes ses réunions du conseil municipal par une prière catholique, le même peuple qui accueille tous ses membres au Salon Bleu de l'Assemblée Nationale avec un large crucifix au nom de l'histoire catholique du Québec, un peuple qui viendrait dire aux immigrants, votre histoire à vous, gardez-là pour vous.
Il y a tout de même débalancement non?
Si on ne veut pas de signe religieux, effaçons-les pour vrai, pas en hypocrite. TOUS le signes religieux autant soient-ils.
Tu n'auras qu'un Dieu: l'argent.
Mon fils apprendra cette année en secondaire 3 le parcours d'un saint de chez nous. Le cours ne s'appelle d'ailleurs pas Culture et Ethique Religieuse mais bien Parcours cette année. Avec tout ce qui se passe actuellement dans le monde, je trouve malheureux de penser qu'on ne puisse pas les plonger dans l'étude des religions à travers le monde. Les ados seraient inévitablement plongés dans les conflits égyptiens, syriens et dans le monde qui s'agite sous leur pieds et sous leurs yeux.
De plus, la commission Bouchard-Taylor s'était bien penché sur la question de la potentielle intolérance post-Hérouxvilloise et avait fait le tour du Québec pour conclure qu'outre 73 cas d'accrochages avec les accommodements raisonnables au cours des 22 années précédentes, c'était surtout des médias en besoin de nouvelles-choc qui avaient monté quelques cas en épingle et qu'il ne fallait pas s'énerver avec tout ça.
Finalement, si la stratégie du Parti Québécois et de faire divergence sur les vrais problèmes actuels au Québec (atteinte du déficit zéro, fiscalité des particuliers et revenus du gouvernement, exploitation des ressources naturelles, en particulier du gaz et du pétrole, lourd problème des régimes de retraite sous-capitalisés) qui sont de problèmes d'ordre économique*, et bien ça fonctionne.
La bulle journalistique s'emballe et tout le monde la regarde s'envoler dans le ciel bleu et rose pendant que l'eau nous monte jusqu'aux chevilles.
"pop" faudrait maintenant se réveiller.
Et mettre nos valeurs à la bonne place.
*0% de croissance au Québec encore en mai
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