mardi 27 août 2013

Parcours & Trajets

Une amie à moi, Nichelle, devenue amie parce que des zéros l'appelaient sans imagination Nichons, (ce qu'elle développait très bien, oui) et que nous défendions ados, de ces nuls, défent une théorie qui va comme suit:

"Nous conduisons notre voiture comme nous allons dans la vie"

Je crois que c'est vrai. La preuve c'est que je ne m'intéresse pas du tout aux voitures. Même que, maintenant que la mienne a quitté le confort de la garantie, et que les faiblesses se font sentir à coup de 1000$ de réparations, je pense très sérieusement à ne pas la remplacer quand elle poussera son dernier coup de tuyau d'échappement.

De là, mon attrait pour les villes de New York, Montréal et Londres, des villes piétonnières où on peut tout faire à pied. Et rester en santé le faisant. Sans autre pollution que celle de nos idées.

Si la voiture représente l'ambition, je revendique assez fièrement ne pas en avoir du tout. L'amoureuse préfère toujours que je conduise. Parce qu'elle aime être guidée par son homme. C'est dans sa nature. Je n'aime pas beaucoup être conduit. C'est aussi dans ma nature. Quand je conduis, je le fais avec assurance, avec arrogance même parfois. Comme je vais dans la vie. Je n'utilise pratiquement jamais mon klaxon, même quand je le devrais car je le trouve ridicule. Un petit pouet terriblement aigü. D'une virilité contraire au TABARNAK que j'enverrais parfois en klaxonnant.

Je sacre toutefois peu au volant. Seulement quand l'amoureuse ou mes enfants me forcent à écouter la radio commerciale francophone. J'échappe de temps à autre un "fucking pig" quand je croise un policier tout comme je résiste à l'autorité partout ailleurs. Je suis rebelle sans effort. Mais prudent. Je n'ai roulé qu'une seule fois au-dessus de 140 et c'était le 17 décembre 2009 en direction de Québec, seul au volant, sans le réaliser pleinement. Mon père venait de mourir subitement en jouant au hockey. Je zonais dans ma tête. Et le contrôle de ma pédale m'échappait.
Je bois mais ne conduit jamais sous influence. Sinon sous influence musicale. Prudent tout le temps.
La vie n'ira jamais plus vite que sous l'impulsion qui m'est instinctive.

Mes freins sont peu fiables. Comme je peine à me freiner dans mes élans dans la vie "courante" aussi.

J'aime conduire, j'y prends toujours plaisir. J'aime la route. 8 heures entre le point A et le Point B? Aucun problème. J'ai fait trois fois 24 heures de route entre le Québec et la Floride (avec repos, calmez-vous), sincèrement sans efforts. Ce n'est pas la voiture ni le miracle de la mécanique qui me traîne que j'aime, c'est la route.

J'adore les crescendos. Encore plus les chansons qui nous mènent dans toute sortes de directions ou qui pourraient durer, durer, durer. Je conduis souvent ma vie sur plusieurs fronts. J'arrive toujours à bon port et de toutes les manières. Entendre "recalcul" sur mon GPS n'est jamais un drame.

J'ai detesté Patrice Brisebois et Craig Rivet toute leur carrière de joueur de hockey à Montréal. Parce qu'ils accordaient des entrevues en donnant l'impression qu'ils étaient rendus. Oui, ils jouaient dans la LNH mais jouaient nettement en dessous de leur capacités. Martin St-Louis, un joueur de hockey formidable qui n'a plus rien à prouver, donne toujours l'impression que c'est le dernier match de sa vie. Il a sur sa route mené son club à une coupe Stanley et a remporté (une fois? deux fois?) le championnat des compteurs. Il sait qu'il ne sera jamais rendu. Qu'il ne devrait jamais se condidérer comme "rendu". Ne jamais trop vite se satisfaire de soi-même.

L'important n'est jamais la route, ni même le véhicule, c'est le trajet.
Une pub de voiture le rappele dans une mauvaise traduction.
En anglais on parle de journey.
En français on a platement traduit par peu importe la route.
Trahison de sens.

Journey=parcours

En amour ce n'est pas de conquérir le/la partenaire de nos rêves qui soit important, c'est la durée de la suite, une fois que vous l'aurez séduit/e.

Je n'ai pas d'ambitions parce que jamais je ne veux être rendu quelque part.
Parce que ce quelquepart on le connait tous, c'est la mort.

Et moi, c'est toujours le trajet et tout ce que j'y croiserai (et qui fera de moi un meilleur homme) qui m'intéressera.

lundi 26 août 2013

Irlande: Chronologie d'un Perpétuel Conflit

Commençons au 17ème siècle, quand les Britanniques ont finalement conquis l'Irlande du Nord, Écossais à l'appui, les protestants allaient s'installer surtout au Nord de l'Irlande tandis que le reste, plus au Sud, resterait fortement catholique.

Dans les années 1800, l'écart (économique) s'est accru entre le Nord et le Sud. Au Nord, les industries prospèrent tandis qu'au Sud, les Catholiques font du surplace sur des terres souvent largement possédées par des propriétaires Protestants.

La séparation du Nord et du Sud n'a été effective qu'au début du vingtième siècle. Les Irlandais Catholiques demande l'indépendance complète des Anglais, les Protestants ne veulent pas vivre dans une Irlande gérée par une majorité Catholique. Dans le but d'harmoniser la séparation, en 1920, Le Nord et le Sud deviennent deux entités distinctes avec leur propre lois, leurs propres dirigeants et leurs propres gouvernements. Le Nord accepte toute les conditons, pas les Catholiques du Sud qui demandent une unification complète de l'Irlande. Une unification Catholique, bien entendu.

Une guerilla brutale et sanglante entre les Nationalistes de l'Irish Republican Army (L'IRA) et les soldats britanniques fait rage, un traité est toutefois signé en 1921 créant une Irlande recoupant 23 régions du Sud ainsi que 3 Provinces de l'Ulster. Les 6 provinces restantes de l'Ulster sont toujours sous gouvernance anglaise au Nord. En 1949, l'État de l'Irlande Libre (au Sud) devient une république indépendante.

Dans les années 60, les hostilités persistantes depuis 1921 entre catholiques et Protetants se transforment en Troubles. À Londonberry en 1968 et à  Belfast l'année suivante, l'armée est mobilisée afin de rétablir l'ordre mais le conflit se multiplie et les actes de terrorisme se multiplient. L'IRA et les groupes paramilitaires se spécialisent dans l'explosion de bombes, une technique qui se développera largement jusq'aux années 90.

Plus de 3000 personnes meurent dans les années 70, 80 et 90 en raison de ce conflit.

Une sérieuse tentative de paix entre l'Irlande et l'Angleterre est mise sur pied en 1985 et offre aux Irlandais du Sud un rôle de consultants dans les affaires du Nord. Les Protestants du Nord toutefois empêche la résolution de devenir effective.

La branche politique de l'IRA, le Sinn Fein annonce un cessez-le-feu en 1994 qui soulage un peu tout le monde. Toutefois, les Protestants exigent que ceux-ci rendent l'ensemble de leurs armes en guise de preuve. Ce que le Sinn Fein ne fera jamais vraiment. Fin 1995/début 1996 un médiateur des États-Unis tente de résoudre le conflit et organiser le désarmement progressif de l'IRA.

L'accord du Vendredi Saint a lieu en 1998. L'espoir de paix est réel et le Prix Nobel de la Paix est même livré aux leaders des régions Catholiques et Protestantes, respectivement John Hume et David Trimble. En vain car en 1999, l'IRA refuse de se désarmer avant que le nouveau cabinet du gouvernement des Protestants du Nord ne soit formé.

Les négociations et les compromis continuent durant les années 2000, L'IRA accepte de rendre leurs armes hors d'état de nuire sous la supervision d'observateurs internationaux Finlandais et Sud-Africain qui se montreront satisfaits de leurs efforts. Mais pas les leaders du Nord.

La violence refait surface en 2001 pendant les grotesques marches des Protestants marquant les victoires passées sur les catholiques. L'huile et le feu n'ont jamais besoin d'être placés l'un sur l'autre et les bombes, les voitures enflamées et les jeunes filles catholiques en tunique sortant de l'école lapidées par des familles du Nord reviennent au menu. La violence est omniprésente à Belfast jusqu'à nos jours.

On découvre que des militants de l'IRA sont formés en Colombie pour fabriquer des bombes et développer de nouvelles techniques d'armement meurtrier. Toutefois en 2005, les leaders du Sud stimule les processus de paix en s'engageant dans moins de manoeuvres militaires et dans beaucoup plus d'opérations diplomatiques et politiques.

En mars 2007, une étape cruciale est franchie quand Gerry Adams, leader du Sinn Fein et le révérend Ian Paisley, leader du parti unioniste démocratique (au Nord) se sont rencontrés et entendus afin de partager un seul gouvernement pour les deux Irlandes.

Depuis l'hiver 2010, Gordon Brown Premier Ministre Britannique et Brian Cowen, son équivalent Irlandais, en sont arrivés à un accord qui stipule que l'Angleterre cédera dorénavant ses pouvoirs gouvernementaux dans les 6 provinces du Nord en Ulster.

Donnant ainsi la chance aux deux Irlandes de pouvoir négocier ensemble et peut-être un jour finir par s'entendre.

Ce qui est loin, très loin, d'être chose faite... 

dimanche 25 août 2013

La Crasse Fauve qui Déteint Jusque sur le Bleu du Ciel

I guesss it would be nice to give my heart to a God,
but which one do I choose?
All the churches filled with losers, pyscho or confused
 I just want to hold the divine in mine,
and forget all of beauty's wasted  
-Kevin Barnes

Notre planète n'en est pas à un paradoxe près.

La religion en est la pierre philosophale.

Chaque jour dans l'actualité nous donne du concentré de contardiction aussi.

D'un côté, un enfant-roi est perçu comme une éducation parentale ratée, un être chiant, exigeant, capricieux et bien assez vite, déconnecté de la réalité commune puisqu'il finira par ne voir que lui et ses besoins et envies personnels.

Un vice donc.

De l'autre, une frange impressionnante de la population mondiale salive pendant des jours, guettant l'arrivée d'un bébé qui ne sait pas encore qu'il est "élu" et qui applaudit, applaudit oui, quand la jolie jeune Middleton le mettera au monde.

Sur cette même planète, et dans ce même pays, des milliers de femmes s'étant battues et se battant encore afin qu'on les reconnaissent égales à l'homme, (ce qu'elles peuvent être et sont bien souvent quoi qu'on en pense), et d'autres, parfois les mêmes, qui applaudissent aussi cette même Middleton girl, qui n'aura qu'à être belle publiquement le restant de ses jours. L'exemple même du sois-belle et...fait des bébés.
De la lignée royale au possible.

Ailleurs, en Amérique, on trouve coupable de 35 ans de prison un militaire qui aurait exposé les ratés de son armée. Exposant du même coup une demie tonne de mensonges sur le déploiement Étatsunien. Si au moins il avait pu torturer comme les autres...
Le même jour, le président paranoïaque de ce même pays avoue que les scrupules d'Ed Snowden sont justifiées puisqu'Obama concède que l'espionnage et l'ingérence des États-Unis dans la surveillance électronique était illégale. Et pourtant, on ne s'empêchera pas de le pourchasser et de le pendre par les couilles si on en a la chance. On a déjà commencé à torturer collatéralement en s'en prenant au copain du journaliste du Guardian qui avait coulé les révélations de Snowden la toute première fois.

D'une main on dira "oui, nous sommes criminels, vous avez raison" et de l'autre on dira "J'vais tout de même te faire ravaler ton dentier, mon ostie"

Chez nous, pendant ce temps, Stéfanie Trudeau, infâme matricule 728 rendu célèbre pour les pires raisons, est blanchie de toute accusations lors de son ridicule spasme mélancolique qui allait poivrer des gens de la rue lors des manifestations étudiantes qui auront eu raison du gouvernement Charrogne.

J'ai une amie, appelons la Kiss, qui est malade elle-aussi. Stéfanie Trudeau est malade, il n'y aucun doute là-dessus.  Cette amie est extrêmement consciente de sa mentale maladie. Elle sait qu'à tout moment, elle peut sauter sa coche comme on dit.
Elle en est si consciente qu'elle choisit ses emplois en fonction de cela. Elle sait qu'elle ne pourra jamais avoir de rôles trop importants ni trop publics, car à tout moment, elle pourrait déraper. Je l'admire beaucoup car là où nous travaillons nos petits bobos quotidiens, elle, elle travaille 100% de sa vie à tenter de gérer sa maladie.
Donc même sans emploi, elle travaille. Sur elle-même.

Kiss n'est pas salarié en ce moment, se demandant continuellement le nouvel endroit qui pourrait accueillir sa maladie avec le minimum de fracas. Et sans se présenter en criant "je suis malade".

Sa maladie mentale est une gestion de tous les jours. Et à la regarder, personne ne le devinerait. Cette maladie s'inscrit souvent dans la durée. Ce n'est pas facile à placer.

J'ai trouvé un endroit où elle pourra faire des frasques sans jamais être inquiétée.

Dans la police de Montréal.


samedi 24 août 2013

Vagabond Vortex

C'est le retour au travail, à l'école pour les enfants, et le retour d'un poids anormal sur mon corps. Je me dois de recommencer le jogging.

Ce jour-là était un mauvais jour. Vous savez de ceux qui vous apportent une facture de 40$ trop cher sur votre téléphone cellulaire parce que la plus jeune a découvert comment aller sur youtube et a fait exploser de 3 gigs notre limite; le type de jour où vous tenter de booker un rendez-vous pour un problème de santé MAINTENANT et qu'on vous dit "pas de problèmes, on le booke pour le 19 août 2014"; le type de journée où la vie vous fait chier.

Je roule, je roule sur la principale en écoutant, donc, de la musique choisie, parce que la radio ne m'offrira d'elle-même rien de bon, c'est certain.  Puis soudain, une note discordante parmi les accords: un coup de klaxon venant de ma droite. À qui? à moi? Vraiment? Une sale tête, une vraie sale tête, une tête de fripouille de Laval qui me fait signe au volant que je roulerais (peut-être) trop près de lui.

Je le regarde d'un air baveux, désolé, sa tête est franchement mauvaise et je le méprise souverainement, et je lui souris gentiment, je baisse ma vitre au feu de circulation pour lui parler. Je choisis la langue anglaise afin de traffiquer mon identité si il avait à me rechercher pour mieux me tuer (Il en a la tête). Je lui demande:

"New car?"
"...No... why?"
"Because you don't know your distances, baby girl"

Puis je remonte ma vitre et chante les Dandy Warhols. Je suis peut-être coupable de ce dont il m'accuse mais je suis aussi convaincu que non. Cette sale tête est franchement trop agitée pour avoir une quelconque crédibilité. Cette bouille chauve à l'oeil torve m'horripile. Elle devrait se retrouver à la Commission Charbonneau ou dans le casting de la famille Addams pas dans ma lucarne par un beau lundi après-midi ensoleillé. Il me dit des choses en anglais au travers de ma vitre avec une voix d'ogre. Il est fâché. Il jappe. C'est le "baby girl" non nécessaire qui a allumé la mêche. Mes talents de fouille-merde quand je jouais au hockey qui ont refait  surface. Justement dans la journée, j'avais écris sur un autre blogue à moi, sur les échecs de la LNH. Je ne sais pas pourquoi j'avais choisi cet angle. Pourquoi ne pas avoir choisi les 50 plus belles surprises, l'angle positif?  J'errais donc depuis un moment dans un vortex déprimant.

Quand la lumière à changé, il a attaqué violemment d'un coup de pédale du haut de son Jeep. J'avais prévu le coup et j'ai fais le contraire partant volontairement trois secondes après lui, chantant toujours. pout pout pout.

À peine 10 pieds plus loin, il a dû freiner brusquement faisant crier ses pneus car un conducteur tournait et avait dangereusement ralenti là où l'autre accélérait tout aussi dangereuseusement. J'ai tout vu, je trottais dans l'allée suivante. Je suis d'ailleurs passé en riant à gorge déployée à ses côtés et comme il y avait une bonne dizaine de voitures derrière moi, il n'a pas pu changer d'allée tout de suite ni me rattraper. Je le voyais fulminer. Je l'ai perdu de vue.

Une fois chez moi, cette testostérone m'avait fait grand bien. J'ai donc choisi de me remettre en l'oreille les Dandy et de faire mon jogging. Mon parcours habituel. De la rue au parc et l'inverse. Ça allait être une belle journée.

Vers la fin du parcours, suintant et exténué je croise ce joggeur, lui aussi suintant et crevé. Oui, vous avez deviné, il s'agit de ce même burlesque individu aperçu au volant plus tôt. On se reconnait tellement qu'en se croisant en trajet inverse face-à-face, on joggera un petit bout tous les deux la tête par en arrière toisant l'autre en se demandant "est-ce vraiment bien lui? oui, c'est bien lui...". On continue toutefois nos routes respectives qui font un cercle et devraient nous faire nous croiser à nouveau dans 1 km ou deux 2. Ça coincidera avec la fin de ma course. Il est énorme. Vraiment. Une bedaine à faire peur. Deux bébés dedans, peut-être trois, c'est certain. Il n'y aura pas d'arbitres dans ce parc pour envoyer un idiot au cachot comme au hockey.

Je le vois au loin, il s'est arrêté. Il est replié sur lui même les mains sur les genoux comme si il tentait de reprendre son souffle. Mais cette position pourrait aussi être celle d'un joueur de football, dont il a la physionomie, qui s'apprête à foncer sur son adversaire. Je suis moi-même à bout de souffle. Se parlera-t-on? En aurons nous le souffle? Et pour nous dire quoi au juste?

Je cesse de courir moi-aussi et m'approche de lui. Il vomit abondamment sur le sol à ma vue.

Il lève la tête vers moi, choisit de foncer haletant et grognant, quelques grumaux sur le bord de la bouche, et essaie de me slugger d'un violent coup de poing. Je suis crevé mais ai encore d'excellents réflexes, je vois venir le coup et l'évite à 100%, le faisant fendre l'air. J'ai le temps de le traiter de "wanker", il me croira anglais d'Angleterre. Il choisit de refoncer vers moi, fend encore l'air, mais cette fois tombe au sol après son élan bredouille et chute durement la tête (chauve) contre le sol. En plein coeur de son dégueuli.

(...)

Silence radio. Même les oiseaux ne chantent plus. Il a l'oeil (torve) qui tourne. Il a perdu connaissance. Tout seul comme un grand. Avoir eu une cacahuète ou une banane, je les aurais placés près de sa tête pour son réveil.

Je repars calmement en joggant jusque chez moi. Je rigole de l'intérieur.

Expulsé de mon vortex malsain, vagabondant dans le lointain.
Mes bebittes ont vaincu les siennes.

Baby, It's all me.

Je change de parcours à partir de demain.

vendredi 23 août 2013

Le Scandale Profumo

Le gouvernement a toujours besoin d'un fall guy.
De quelqu'un qui paiera pour les autres.
Protégeant du même coup, les sublimés.

Dans le cas Anglais que je vous exposerai ce sacrifié sera le docteur Stephen Ward.

John Profumo, au début des années 60, est secrétaire d'État à la Guerre dans le gouvernement conservateur d'Harold MacMillan en Angleterre. Il est alors marié à l'actrice Valerie Hobson. Dès 1961, le docteur Ward, lors d'une réception au manoir Buckinghamshire de Cliveden donnée par son propriétaire Lord Astor, présente Christine Keeler à John Profumo. Auparavant, Profumo avait déjà croisé la belle brune et avait partagé quelques verres avec elle dans un pub de Londres, le Murray's. L'oesthéopathe Ward lui présente la jeune femme comme si c'était la première fois mais les deux se connaissent déjà et, en présence de Valérie Hobson, font comme si ils se voyaient pour la première fois. Ward était aussi un organisateur de party pour l'aristocratie. Une cible idéale pour tout scandale.

Pendant quelques semaines, John Profumo fréquente Christine Keeler dans les draps et bien asez vite, la relation extra-maritale ne dure pas plus de 8 semaines.

En 1962, la tension entre l'URSS et le reste du monde est équivalente à celle entre la Corée du Nord actuelle ou de l'Iran envers les États-Unis. Les cancans autour de la relation commencent à faire du vent.
Keeler, call girl professionnelle, s'est aussi acoquinée avec un diplomate attaché naval soviétique de l'Ambassade Soviétique à Londres dans la dernière année et...auraient-ils pu se confesser des secrets d'État? La rumeur commence à prendre l'ampleur. La sécurité nationale serait-elle maintenant en danger en raison d'une histoire d'oreiller et de décolleté?

Fin 1962, deux nouveaux amants de Christine Keeler s'en prennent l'un à l'autre. Johnny Edgecombe est promoteur de jazz et petit criminel de basse ruelle, l'autre est un dealer de drogue jamaicain. Un peu avant Noël, Edgecombe va tirer des coups de fusils au travers de la porte du bon docteur Ward où Christine Keller s'y était réfugiée, effrayée par toute cette tension amoureuse. Edgecombe échafaude un plan pour faire assassiner Christine Keeler mais ce plan est éventé et il est arrêté et amené en cour. Pour avoir agréssé son rival jamaicain aussi. Mais ce qu'on retient davantage en cour, en mars 1963, ce sont les relations de Christine Keeler que Edgecombe expose publiquement.

WAR MINISTER SHOCK!
titrent les journaux de Londres.

Questionné sur le sujet en chambre, John Profumo clame qu'il n'y a eu aucune situation compromettante entre lui et Christine Keeler. Stephen Ward nie tout aussi. Toutefois, trois mois plus tard, l'étau se ressere autour de lui et il est forcé d'admettre qu'il a menti et il démissionne de son poste au cabinet. Les services de contre-intelligence anglais MI5 questionne tout de suite Christine Keeler afin de savoir si des secrets d'États on été dévoilés entre elle et ses notables amants.

Rapidement, les interviewers de Keeler constate qu'elle n'est pas la fille la plus intelligente, ni informée qui soit. Elle incarne tout à fait "la fille de party" décrite dans les journaux. Toutefois lorsque le sujet du programme de missiles nucléaires est soulevé, elle utilise le syntagme nuclear payload. Une fille sans éducation et relativement ignorante comme elle ne devrait pas connaître cette expression utilisée presqu'exclusivement à l'interne... dans le ministère de Profumo...

Maintenant convaincu que l'attaché soviétique a tenté de lui soutirer des informations sur le sujet, cet attaché est rappelé en Union Soviétique. Si vous cherchez son nom sur le net il sort sous le vocable "espion". Il avait aussi tenté au préalable de convertir Stephen Ward en agent double.

Tout est mis à jour et rendu public. Alors que les Beatles sont en train de mettre une nouvelle génération en totale ébullition. Celle du premier ministre Harold MacMillan s'effritte, puis s'effondre. Ce dernier quitte ses fonctions de premier ministre "pour des raisons de santé" et le parti ne s'en relèvera pas, il sera battu aux élections suivantes.

C'est le docteur Stephen Ward qui est accusé de proxénétisme et d'avoir obtenu de l'argent des fruits de la prostitution. Il se suicide avant de connaître sa sentence. Christine Keeler écope de 9 mois de bagne pour s'être parjurée en cour.

Anthony Summers en fait un livre en 1987 et Micheal Caton-Jones l'adapte en film deux ans plus tard.

Ce mois d'août marquait le 50ème anniversaire de la fin de cette triste affaire qui avait alors secoué l'Angleterre.

jeudi 22 août 2013

La Pomme Tout Près de L'Arbre

Huguette Oligny était la fille d'Odette Oligny
Isabelle Lajeunesse est la fille de Janette Bertrand et de Jean Lajeunesse.
Angèle Coutu, la fille de Jean (l'acteur pas la pharmacien).
Pierre Lalonde est le fils de Jean Lalonde.
Clémence Desrochers est la fille du poète Alfred Desrochers.
Renée Martel est la fille de Marcel.
Sylvie Payette est la fille de Lise.
Marcel Giguère est le père de Roger Giguère.
André Arthur, le fils de René et le neveu de Gérard.
Michèle Richard, la fille de Ti-Blanc Richard.
Jacques Normand est l'oncle de Normand, André et Simon Chouinard.
Nathalie Gascon est la fille de Jean Gascon
Mireille Deyglun est la fille de Janine Sutto
Luc Durand est le père d'Antoine Durand, Pascale Durand et Émilie Durand.
Angèle Coutu, la fille de Jean, l'acteur pas la pharmacie.
Fernand Dansereau est le frère de Jean Dansereau, réalisateur, monteur et producteur et le père de Bernard Dansereau, réalisateur et scénariste.
Philo Lirette est le fils de Mario Lirette.
Sophie Faucher est la fille de Françoise Faucher et de Jean Faucher.
Marc Thibault était le père de Sophie Thibault.
Maurice Fillion, le père de Raymond Fillion.
Guy Cloutier, le père de Véronique.
Winston, le père de Pénélope McQuade.
Diane England et Michel Girard sont les parents de Yan England.
Fabienne Larouche était la femme de Réjean Tremblay.
Laurence Leboeuf, le fruit de l'amour passé entre Marcel Leboeuf et Diane Lavallée.
Émile Proulx-Cloutier, le fruit de l'amour ancien entre Danielle Proulx et Raymond Cloutier.
Béatrice Martin (Coeur de Pirate) est la nièce d'Alexis.
Hélène Bourgeois-Leclerc est la cousine de Jean Leloup (Leclerc de son vrai nom)
Réal Béland est le frère de Pier qui sont tous deux enfants de Ti-Gus.
Mitsou Gélinas est la petite fille de Gratien Gélinas.
Kim Rusk est le rejeton de Patrick Zabé.
Alexandre et Guillaume Vigneault sont les garçons de Gilles.
Françis Leclerc est le fils de Félix.
Rafaëlle Germain est la fille de George Hébert-Germain et de Francine Chaloult ainsi que la demie-soeur de Dominique Chaloult et la nièce de Suzanne Lévesque.
Marcel Sabourin est le père de Jérôme et de Gabriel.
Marc-André Coalier est le fils de Jean-Pierre.
Rufus et Martha Wainwright sont le fruit de l'amour entre Kate McGarrigle et Loudon Wainwright III.
Marianne Lapierre est la fille de Jean.
Anaïs Barbeau-Lavalette est la fille de la réalisatrice Manon Barbeau et du directeur photo Phillipe Lavalette et la petite-fille du peintre Marcel Barbeau.
Charles Tysserre est le fils de Michelle et de Pierre Tysserre.
Sylvain Giguère est le fils de Réal.
Pascale Buissières est la grande soeur de David, moitié du duo Alfa Rococo.
Isabel Richer est la fille du scénariste et auteur Gilles Richer.
Nathalie Petrowski est la fille de Minou.
Hugo Dumas, le fils de Maurice.
Denise Filliatrault est la mère de Danielle et Sophie Lorain.
Marc Labrèche est le fils de Gaetan.
Charles Côté est le fils de Michel et de la comédienne Véronique Le Flaguais.
Antoine Mongrain est le neveu de Guy.
Anne-Marie Losique est la fille de Serge.
Jérôme Charlebois est fils de Robert Charlebois.
Marianne Verville est la fille de Pierre Verville.
Brigitte Paquette est la mère de Charlotte le Bon.
Patrice Roy est le fils de Michel Roy.
Ben* Mulroney le fils de Brian.
Sebastien Rose est le fruit d'un amour passé entre le scénariste Hubert-Yves Rose et l'actrice/réalisatrice Micheline Lanctôt.
Elizabeth Blouin-Brathwaite est la fille de Johanne Blouin et Normand Brathwaite.
Stéphane Garneau est le fils de Richard Garneau.
Pascale Nadeau est la fille de Pierre Nadeau.
Julie Deslauriers est la fille de Michèle et est la demie-soeur de
Caroline Dhavernas qui a aussi pour mère Michèle Deslauriers et pour père le comédien Sebastien Dhavernas.
Adam est le fils de Leonard Cohen qui lui est grand-père puisque sa fille est mère et a porté l'enfant qu'elle a porté pour Rufus Wainwright et son conjoint.
Virginie Fortin est la fille de Bernard Fortin.

Magalie chmafass n'a pas obtenu le rôle qu'elle souhaitait obtenir cet été.
Elle n'a pas de famille dans le showbizz.
Elle compte sur le showbizz pour qu'elle devienne sa famille.

On lui a tout de même permis de jouer un vase dans une comédie d'été.

*Et ressemble dangereusement à mon père dans les années 60-70 sur cette photo...