Prenons un école secondaire.
Les élèves surprennent un programme de fouilles des casiers de la part des autorités scolaires. Un programme de surveillance cachée, de fouilles sans préavis, sans consultation et tout à fait aléatoirement. Sous prétexte qu'il pourrait y avoir de la drogue qui circule dans l'école. Tout le monde s'énerve. Touchez-pas à mes livres, touchez-pas à mon lunch, touchez-pas au bordel que je viens de ranger dans ma case. Pourquoi voudriez-vous fouillez dans les affaires de Mégane, c'est gênant, elle a plein de pillules contre la constipation, elle constipe facilement, elle ne veux pas que ses amies sachent qu'elle constipe facilement et qu'elle devienne une risée. Cet autre ne veut pas que tout le monde sache qu'il se met du fixatif pour faire tenir ses cheveux d'une certaine manière. Cette vanité va à l'encontre de l'air macho qu'il se donne.
C'est bénin tout ça, mais c'est chiant. Après trois mois de fatiguantes fouilles dans vos affaires, on a toujours rien trouvé mais on continue à piller dans les casiers de tous et chacun. Vous croyez que la grogne des élèves va se calmer?
Alors que se passe-t-il? La direction de l'école trouve soudainement de la drogue. On ne connait pas la quantité, on ne sait pas quel type de drogue, on ne sait pas qui avait cette drogue et il n'y aura aucune suspension, mais les fouilles continuerons.
Franchement.
C'est drôle, moi je n'y crois pas du tout. Mais alors pas même un tantinet.
Des menaces terroristes? PFFFT! Il pourrait y en avoir tous les jours si on le voulait. Vous ne trouvez pas que d'annoncer des fermetures d'ambassades partout dans le monde sous prétexte que des menaces terroristes seraient sur le point de se produirent à ce moment précis de l'histoire du monde arrive parfaitement à point afin de justifier toute cette surveillance que Snowden à mis à jour?
ELLE VIENT LA JUSTIFIER À 2000%.
Voilà, je viens de vous expliquer la propagande en quelques mots.
La vraie menace c'est celle-là. Celle de nous faire croire que Kennedy a été assassiné par un seul tireur. Celle de nous faire avaler des couleuvres toujours plus grosse et de se terrer dans nos salons en admirant les faucons qui nous gouvernent en le confondants avec des héros.
C'est de voir ces vipères contrôler notre univers et de nous faire croire que la merde qu'il nous font tomber sur la tête, c'est de la pluie.
Surveiller comme le fait les États-Unis tout ce que nous faisons sur nos ordis est parfaitement illégal. Les États-Unis s'en moquent comme ils se moquent de toute les lois qui ne sont pas nées sur leur territoire. Au moment d'écrire ceci, les États-Unis veulent se soustraire aux lois des douanes canadiennes...Si ça ce n'est pas un laissez-passer pour le terrorisme des États-Uniens...
"Les fruits de la surveillance tombent à point pour la NSA" titrait La Presse cette semaine. Justement, ça aurait dû allumer des lampions. Pas un seul journaliste, media, penseur (lundi matin, en français à 7h21 en tout cas) pour questionner ce heureux hasard.
Et si ça saute, Jones? Hein? si ça saute tu diras quoi? Tu veux prendre cette chance? Tu veux risquer de mettre en péril d'innocentes vies?
Je veux simplement qu'on ne nous prenne pas pour des imbéciles.
Et c'est fou ce que les États-Unis prennent le peuple, pas juste le leur, pour des oies à gaver.
'sont pas obèses pour rien.
N'importe quelle armée un peu rouillée va s'inventer une guerre. Ne serais-ce que pour mettre en pratique ce qu'elle prêche.
Et les vrais terroristes de rigoler en se disant: "c'est ça, c'est ça, craignez le grand méchant loup. On vous a vissé le 11 septembre dans la tête,
bientôt le coeur."
mardi 6 août 2013
lundi 5 août 2013
Bernadette Lafont (1938-2013)
Pendant que l'amoureuse, Monkee, Punkee & moi nous faufilions dans le Canada d'Amérique pendant quelques furtifs jours, Bernadette nous a fait l'affront de se faufiler jusqu'au ciel rejoindre Eustache.
Mais elle, elle a vécu avant, 74 ans pleine de vie et de rayons d'exaltation.
Elle, qui fût femme de toutes ses pores, fût élevée par une mère stricte et amère de ne pas avoir eu de garçon pendant 10 ans. Elle appellera Bernadette Bernard, pendant cette étrange période. Mais elle est trop femme pour être élevée en garçon manqué et épouse dès ses 18 ans, Gérard Blain. Elle tourne avec Truffaut qui la suggère à Chabrol qui est charmé et qui la propose à d'autres avant de la faire revenir sous sa caméra*.
Le mariage avec Blain, qui n'aime pas beaucoup partager la célébrité, ne dure pas et c'est le sculpteur hongrois Djourka Medvecky qui en fera sa muse et avec lequel elle aura trois enfants en autant d'années. Chabrol la fait jouer dans deux autres de ses films pendant ses grossesses. Molinaro, Costa-Gavras, Malle, Garrel et même son amoureux la placent devant leurs caméras. Plusieurs de ses rôles qui mettent en avantage son physique pulpeux, marotte des cinéastes français, lui vaudront le surnom de vamp villageoise. Elle fait alors sienne la phrase de Cocteau : Les premières places ne sont pas intéressantes, celles qui m'intéressent, ce sont les places à part. Elle devient hyper populaire en 1969. Les films dans lesquels elle apparaît se vendent bien.
Alors que la mode est aux actrices blondes (merci Brigitte Bardot) avec un petit nez et une taille de guêpe, cette brune de type méditerranéen détonne. Elle se fera par la suite teindre en blonde platine et du coup sera qualifiée de Bardot nègre par l'écrivain Hervé Guibert.
Elle signe la profession de foi libertaire de 1971, le Manifeste des 343 salopes. L'hiver suivant, Truffaut la réengage pour un de ses films avant que Jean Eustache n'en fasse une icône à jamais, puisque impeccable (et trop rare) dans le cérébral La Maman et la Putain. En 1976, Jacques Rivette la place devant sa caméra. Chabrol la ramène sous ses projecteurs deux ans plus tard. Just Jaeckin lui fait jouer la reine des Yik-Yak dans le film d'aventures érotiques Gwendolyne. Jean-Pierre Mocky en fait sa protégée en la plaçant dans 3 de ses films et dans un 4ème en 1992. Chabrol la reprend deux fois aussi et Claude Miller lui offre un rôle dans un film qui vaudra à Lafont un César.
Sa fille Pauline, à la plastique aussi généreuse que sa mère et révélée dans L'Été en Pente Douce meurt bêtement en 1988. Elle surmontera son chagrin en travaillant sans relâche jusqu'à l'an dernier. Elle aura fait beaucoup de télévision et de théâtre parrallèlement à tout ça.
Elle nous aura éblouie la Bernadette.
On ne l'oubliera pas non plus.
Elle décède des suites d'un second malaise cardiaque en moins de trois semaines le 25 juillet dernier.
Sa pulpeuse vitalité, son énergie, sa fougue est entérée mais elle subsiste encore sur pellicule.
Merci la vie pour Bernadette Lafont.
Qui était tout, sauf un garçon.
Qui était en tout point, séduction.
La fiancée du pirate est partie naviguer sur les nuages.
*Ce n'est pas elle dans le clip mais je n'ai pas trouvé de clip avec la tout aussi belle B.L.
Mais elle, elle a vécu avant, 74 ans pleine de vie et de rayons d'exaltation.
Elle, qui fût femme de toutes ses pores, fût élevée par une mère stricte et amère de ne pas avoir eu de garçon pendant 10 ans. Elle appellera Bernadette Bernard, pendant cette étrange période. Mais elle est trop femme pour être élevée en garçon manqué et épouse dès ses 18 ans, Gérard Blain. Elle tourne avec Truffaut qui la suggère à Chabrol qui est charmé et qui la propose à d'autres avant de la faire revenir sous sa caméra*.
Le mariage avec Blain, qui n'aime pas beaucoup partager la célébrité, ne dure pas et c'est le sculpteur hongrois Djourka Medvecky qui en fera sa muse et avec lequel elle aura trois enfants en autant d'années. Chabrol la fait jouer dans deux autres de ses films pendant ses grossesses. Molinaro, Costa-Gavras, Malle, Garrel et même son amoureux la placent devant leurs caméras. Plusieurs de ses rôles qui mettent en avantage son physique pulpeux, marotte des cinéastes français, lui vaudront le surnom de vamp villageoise. Elle fait alors sienne la phrase de Cocteau : Les premières places ne sont pas intéressantes, celles qui m'intéressent, ce sont les places à part. Elle devient hyper populaire en 1969. Les films dans lesquels elle apparaît se vendent bien.
Alors que la mode est aux actrices blondes (merci Brigitte Bardot) avec un petit nez et une taille de guêpe, cette brune de type méditerranéen détonne. Elle se fera par la suite teindre en blonde platine et du coup sera qualifiée de Bardot nègre par l'écrivain Hervé Guibert.
Elle signe la profession de foi libertaire de 1971, le Manifeste des 343 salopes. L'hiver suivant, Truffaut la réengage pour un de ses films avant que Jean Eustache n'en fasse une icône à jamais, puisque impeccable (et trop rare) dans le cérébral La Maman et la Putain. En 1976, Jacques Rivette la place devant sa caméra. Chabrol la ramène sous ses projecteurs deux ans plus tard. Just Jaeckin lui fait jouer la reine des Yik-Yak dans le film d'aventures érotiques Gwendolyne. Jean-Pierre Mocky en fait sa protégée en la plaçant dans 3 de ses films et dans un 4ème en 1992. Chabrol la reprend deux fois aussi et Claude Miller lui offre un rôle dans un film qui vaudra à Lafont un César.
Sa fille Pauline, à la plastique aussi généreuse que sa mère et révélée dans L'Été en Pente Douce meurt bêtement en 1988. Elle surmontera son chagrin en travaillant sans relâche jusqu'à l'an dernier. Elle aura fait beaucoup de télévision et de théâtre parrallèlement à tout ça.
Elle nous aura éblouie la Bernadette.
On ne l'oubliera pas non plus.
Elle décède des suites d'un second malaise cardiaque en moins de trois semaines le 25 juillet dernier.
Sa pulpeuse vitalité, son énergie, sa fougue est entérée mais elle subsiste encore sur pellicule.
Merci la vie pour Bernadette Lafont.
Qui était tout, sauf un garçon.
Qui était en tout point, séduction.
La fiancée du pirate est partie naviguer sur les nuages.
*Ce n'est pas elle dans le clip mais je n'ai pas trouvé de clip avec la tout aussi belle B.L.
dimanche 4 août 2013
Un Pénis Dans L'Oreille
En 1968, Tammy Wynette et Billy Sherill composaient un hit country qui allait devenir un classique.
Un hymne au soutien féminin d'une épouse auprès de son homme, peu importe la situation.
Parmi les processus qui contribuent à la résilience, les professionnels de la santé ont pu en repérer huit :
Weiner, ça ne s'invente pas.
Weiner, le mot exact, faisant référence à la saucisse du même nom, pour parler de l'organe sexuel mâle. Anthony Weiner démissionne le 16 juin 2011 suite au scandale provoqué par la publication des photographies explicites de son corps dénudé et de clavardages à caractère sexuel avec différentes femmes qui ne souhaitaient pas tant d'exhibitionisme.
Mais comme Silda Spitzer, femme de l'ancien gouverneur de New York de 1999 à 2007 Eliot, réèls personnages politiques qui ont inspiré la série à succès The Good Wife; comme Tammy Wynette le suggérait aussi, la femme de Weiner, Huma Abedin qui est aussi chef de cabinet et assistante de l'ancienne secrétaire d'État des États-Unis et Cocue internationale, Hillary Clinton, a non seulement choisi de soutenir son mari mais elle a aussi pris le micro pour le faire.
She stood by her man.
Ou pour être plus clair, elle est passée par la porte alors qu'il s'agissait peut-être d'une fênêtre.
Hillary ne partage la vie de Bill qu'en surface. Depuis Monica, ne nous comptons pas d'histoires, ils ne sont plus un couple comme on les connaissait dans le temps de Chartrand et Simone. Ils sont parents d'une même enfant mais ne sont plus du tout un couple uni, une équipe. des partenaires politiques surement, mais pas amoureux. Si elle est restée dans la vie de Bill c'est par envie du pouvoir, un Président l'est pour la vie.
Et elle est puissante Hillary avec sa blessure éternelle qui fait figure de survivante et de battante. C'est le visage de Julia Margulies dans The Good Wife, celui du courage, que celui d'Hillary Clinton. Celui de la femme forte et digne malgré l'humiliation. Le visage d'une héroïne.Elle sera fort probablement de la prochaine course à l'investiture Démocrate pour l'après-Obama. Et elle voudra probablement encore de sa fidèle chef de cabinet et assistante, Abedin. Fidèle, un mot que Weiner a oublié.
C'est assurément Hilary qui a conseillé à son assistante de rester auprès de son mari. Pour sa carrière à elle. Et c'est ce que certains ont reproché à Abedin en voyant trop de fil blanc dans sa saisie du micro. De l'avoir pris pour se montrer dans la fenêtre. D'avoir été opportuniste et maintenant peut-être complice, puisque Weiner n'a rien appris du tout et a continué d'envoyer son pénis en érection à des femmes triées sur le volet. Pourtant ce qu'Abedin faisait était quand même l'étape 3 et 4 de la résilience.
Silda Spitzer avait le visage d'une morte aux côtés de son mari quand celui-ci a avoué ses pêchés sexuels en conférence de presse en 2008. Ils ne vivent plus ensemble. Hillary n'avait pas pris le micro non plus et affichait le visage du deuil quand Bill a fait la même chose. Le visage meurtri d'un amour de jeunesse maintenant sûri.
Huma Abedin était non seulement près du poseur mais semblait pratiquement le remercier de lui offrir la chance de jouer le visage du courage, de la survivante, de la battante. De jouer Alicia Florrick, héroïne du petit écran.
Mais dans le très très petit écran de la réalité politique des États-Unis, ce tandem, Weiner/Abedin devient décoration exotique. Une caricature.
Tant qu'Abedin reste auprès de son homme,
tout comme Tammy Wynette le chantait en 1968,
se consolant en se disant qu'il n'est coupable que d'être un homme.
Lui donnant probablement le droit dans le même ordre d'idées, de faxer des pénis à quiconque si ça lui chante.
Je ne sais pas si nous ne sommes pas en train de peu à peu changer la nature du mot good dans The Good Wife.
Good pour qui?
Il me semble y avoir une large part de délire mental dans tout ça.
Une autre sorte d'ivresse, de déséquilibre et de vertige.
Malsain.
Wiener reste dans la course à la mairie de New York car il n'est pas un "lâcheur".
En effet, il n'a jamais cessé de s'envoyer nu ici et là.
Un hymne au soutien féminin d'une épouse auprès de son homme, peu importe la situation.
Parmi les processus qui contribuent à la résilience, les professionnels de la santé ont pu en repérer huit :
- La défense-protection
- l'équilibre face aux tensions
- l'engagement-défi
- la relance
- l'évaluation
- la signification-évaluation
- la positivité de soi
- la création
Weiner, ça ne s'invente pas.
Weiner, le mot exact, faisant référence à la saucisse du même nom, pour parler de l'organe sexuel mâle. Anthony Weiner démissionne le 16 juin 2011 suite au scandale provoqué par la publication des photographies explicites de son corps dénudé et de clavardages à caractère sexuel avec différentes femmes qui ne souhaitaient pas tant d'exhibitionisme.
Mais comme Silda Spitzer, femme de l'ancien gouverneur de New York de 1999 à 2007 Eliot, réèls personnages politiques qui ont inspiré la série à succès The Good Wife; comme Tammy Wynette le suggérait aussi, la femme de Weiner, Huma Abedin qui est aussi chef de cabinet et assistante de l'ancienne secrétaire d'État des États-Unis et Cocue internationale, Hillary Clinton, a non seulement choisi de soutenir son mari mais elle a aussi pris le micro pour le faire.
She stood by her man.
Hillary ne partage la vie de Bill qu'en surface. Depuis Monica, ne nous comptons pas d'histoires, ils ne sont plus un couple comme on les connaissait dans le temps de Chartrand et Simone. Ils sont parents d'une même enfant mais ne sont plus du tout un couple uni, une équipe. des partenaires politiques surement, mais pas amoureux. Si elle est restée dans la vie de Bill c'est par envie du pouvoir, un Président l'est pour la vie.
Et elle est puissante Hillary avec sa blessure éternelle qui fait figure de survivante et de battante. C'est le visage de Julia Margulies dans The Good Wife, celui du courage, que celui d'Hillary Clinton. Celui de la femme forte et digne malgré l'humiliation. Le visage d'une héroïne.Elle sera fort probablement de la prochaine course à l'investiture Démocrate pour l'après-Obama. Et elle voudra probablement encore de sa fidèle chef de cabinet et assistante, Abedin. Fidèle, un mot que Weiner a oublié.
C'est assurément Hilary qui a conseillé à son assistante de rester auprès de son mari. Pour sa carrière à elle. Et c'est ce que certains ont reproché à Abedin en voyant trop de fil blanc dans sa saisie du micro. De l'avoir pris pour se montrer dans la fenêtre. D'avoir été opportuniste et maintenant peut-être complice, puisque Weiner n'a rien appris du tout et a continué d'envoyer son pénis en érection à des femmes triées sur le volet. Pourtant ce qu'Abedin faisait était quand même l'étape 3 et 4 de la résilience.
Silda Spitzer avait le visage d'une morte aux côtés de son mari quand celui-ci a avoué ses pêchés sexuels en conférence de presse en 2008. Ils ne vivent plus ensemble. Hillary n'avait pas pris le micro non plus et affichait le visage du deuil quand Bill a fait la même chose. Le visage meurtri d'un amour de jeunesse maintenant sûri.
Huma Abedin était non seulement près du poseur mais semblait pratiquement le remercier de lui offrir la chance de jouer le visage du courage, de la survivante, de la battante. De jouer Alicia Florrick, héroïne du petit écran.
Mais dans le très très petit écran de la réalité politique des États-Unis, ce tandem, Weiner/Abedin devient décoration exotique. Une caricature.
Tant qu'Abedin reste auprès de son homme,
tout comme Tammy Wynette le chantait en 1968,
se consolant en se disant qu'il n'est coupable que d'être un homme.
Lui donnant probablement le droit dans le même ordre d'idées, de faxer des pénis à quiconque si ça lui chante.
Je ne sais pas si nous ne sommes pas en train de peu à peu changer la nature du mot good dans The Good Wife.
Good pour qui?
Il me semble y avoir une large part de délire mental dans tout ça.
Une autre sorte d'ivresse, de déséquilibre et de vertige.
Malsain.
Wiener reste dans la course à la mairie de New York car il n'est pas un "lâcheur".
En effet, il n'a jamais cessé de s'envoyer nu ici et là.
samedi 3 août 2013
Alexandre Soljenitsyne
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne est né en automne 1918 à Kislovodsk, dans le nord du Caucase. Son père est déjà mort depuis 6 mois quand il voit le jour. Jusqu'à l'âge de six ans, le jeune Alexandre est confié à la famille de sa mère tandis que celle-ci travaille comme sténodactylo à Rostov-sur-le-Don. C'est dans cette ville que le jeune Alexandre fera ses études universitaires en mathématiques, physique, philosophie, en anglais, en latin ; il écrit beaucoup aussi et suit des cours de littérature par correspondance. Il loge à l'enseigne du communisme, comme il a été élevé. Il se marie à 22 ans avec une étudiante en chimie et pianiste.
Alexandre est à Moscou pour ses examens de littérature en juin 1941, quand éclate la guerre contre le Troisième Reich. Il combattra comme officier de l'Armée rouge, et sera décoré en 1944 de l'Étoile rouge pour sa participation à la prise de Rogatchov.
Toutefois à la fin de la guerre, une correspondance interceptée par la censure Russe découvre une critique de Staline de la part de Soljenitsyne et il est condamné à 8 ans de prison dans le goulag. Sa femme est expulsée de l'université où elle étudie parce qu'épouse d'un "ennemi du peuple". Elle demande alors, et obtient, le divorce. Libéré en 1953, Soljenitsyne est gardé en "exil perpétuel" au Kazakhstan. Il est réhabilité trois ans plus tard afin qu'il puisse enseigner les sciences physiques à Moscou. Il se remarie avec sa première femme en 1957.
C'est Une journée d'Ivan Denissovitch publié en 1962 dans la revue soviétique Novy Mir grâce à l'autorisation du président Nikita Khrouchtchev en personne, qui lui acquiert une renommée tant dans son pays que dans le monde. Le roman décrit les conditions de vie dans un camp de travail forcé soviétique du début des années 1950 à travers les yeux d'un prisonnier du goulag. Il sait de quoi il cause... Il publie un recueil de nouvelles en 1963.
Il est reçu au Kremlin par Khrouchtchev. Cependant, deux ans plus tard, le pays est maintenant sous Léonid Brejnev. Il lui est de plus en plus difficile de publier ses textes en Union soviétique, République dont il vient de critiquer les conditions d'incarcérations de ses prisonniers. En 1967, dans une lettre au Congrès des écrivains soviétiques, il exige la suppression de toute censure, ouverte ou cachée, sur la production artistique. Il est de retour sur la liste noire de son pays.
Ses romans Le Premier Cercle et Le Pavillon des Cancéreux (1968 tous les deux), ainsi que le premier tome de son épopée historique La Roue Rouge paraissent en Occident et lui valent le prix Nobel de littérature en 1970, récompense qu'il ne pourra recevoir que quatre ans plus tard, après avoir été complètement expulsé d'URSS. Les opérations de déstabilisation à son encontre n'ont pratiquement jamais cessé des années 1960 jusqu’aux années 1980, et au-delà jusqu'à sa mort. Sa vie devient une conspiration permanente pour pouvoir avoir le droit d’écrire en dépit de la surveillance de plus en plus assidue du KGB. Une partie de ses archives est saisie chez un de ses amis en septembre 1965. En 1969, alors qu'il est persécuté par les autorités et ne sait plus où vivre, il est hébergé par le réputé violoncelliste Mstislav Rostropovitch. Il passe prêt d'être assassiné en août 1971, par un parapluie bulgare. Une de ses plus proches collaboratrices échappe de justesse à une tentative d'étranglement et à un accident de voiture.
En décembre 1973, paraît à Paris la version russe de L'Archipel du Goulag, où il décrit le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime. L'ouvrage avait été écrit entre 1958 et 1967 sur de minuscules feuilles de papier enterrées une à une dans des jardins amis, une copie étant envoyée en Occident, par amis interposés (qui risquaient gros) pour échapper à la censure. Il décida sa publication après qu'une de ses aides fut retrouvée pendue après avoir avoué au KGB une cachette où se trouvait un des exemplaires de l’œuvre. L'ouvrage est, comme d'autres avant lui, un témoignage, mais contrairement à ceux qui l'ont précédé, il jette un éclairage extrêmement précis sur les conditions, il est sourcé, et cite de nombreuses lois et décrets soviétiques servant à la mise en œuvre de la politique carcérale, de sorte qu'il est beaucoup plus difficile aux négationnistes du Goulag de nier la véracité des faits décrits. Cette publication connaît une grande diffusion et le rend célèbre, ce qui lui vaut d'être déchu de sa citoyenneté soviétique et d'être arrêté. Mais, au lieu d'être condamné et incarcéré, il est expulsé d’Union soviétique pour de bon en février 1974, maintenant remarié avec une mathématicienne. En URSS, ses textes continuent cependant d’être diffusés clandestinement.
Grâce à l'aide de l'écrivain allemand Heinrich Böll, il s'installe d'abord à Zurich en Suisse, puis émigre aux États-Unis. D'abord présenté comme une victime du régime rigide soviétique, il est rapidement découvert, suite à des entrevues et de multiples conférences, comme un homme orthodoxe, conservateur, et slavophile très critique sur la société occidentale de consommation. Soljenitsyne doit affronter une nouvelle campagne de diffamation. Il se retire alors avec sa famille dans le Vermont pour poursuivre l'œuvre dont il rêve depuis sa jeunesse, La Roue rouge, une épopée historique de milliers de pages retraçant l'embourbement de la Russie dans la violence révolutionnaire. En 1983, il reçoit le prix Templeton remis à la personnalité s’étant distinguée pour ses activités caritatives ou son dévouement dans l’entraide et la compréhension inter-religieuse.
Dans le cadre de la Glasnost menée par Mikhaïl Gorbatchev, sa citoyenneté soviétique lui est restituée, et L'Archipel du Goulag est publié en URSS à partir de 1989. Il y revient suite à l'éclatement de l'URSS en mai 1994. Il y aura son émission de télévision, y fera de nombreuses conférences et aura une activité sociale intense avant que la maladie et l'âge ne le ralentisse. Les Russes redécouvrent alors la valeur de ses écrits politico-sociaux.
Successivement ou simultanément accusé d'être nationaliste, tsariste, ultra-orthodoxe, antisémite ou favorable à Israël, traître, complice objectif de la Gestapo, de la CIA, des francs-maçons, des services secrets français et même du KGB, Soljenitsyne répond "Les barbouilleurs ne cherchent pas la lumière". L'auteur avait un attachement profond à un autoritarisme de son cru, qui, s'il n'était pas formulé lors de ses premières apparitions sur la scène publique, s'est développé au cours de son combat mais admirait aussi au moins deux formes de démocratie occidentale : celle des États-Unis, qu'il qualifiait de pays le plus magnanime et le plus généreux de la Terre et celle de la Suisse.
Ses oeuvres sont difficiles à placer dans le temps et comme le décrit bien l'une de ses préfaces, plusieurs d'entre elles auraient pu avoir cette forme : "Écrit de 1955 à 1958. Défiguré en 1964. Réécrit en 1968"
Il y a 5 ans, dans la nuit d'aujourd'hui à demain, il mourrait d'une insuffisance cardiaque aiguë à l'âge de 89 ans.
Alexandre est à Moscou pour ses examens de littérature en juin 1941, quand éclate la guerre contre le Troisième Reich. Il combattra comme officier de l'Armée rouge, et sera décoré en 1944 de l'Étoile rouge pour sa participation à la prise de Rogatchov.
Toutefois à la fin de la guerre, une correspondance interceptée par la censure Russe découvre une critique de Staline de la part de Soljenitsyne et il est condamné à 8 ans de prison dans le goulag. Sa femme est expulsée de l'université où elle étudie parce qu'épouse d'un "ennemi du peuple". Elle demande alors, et obtient, le divorce. Libéré en 1953, Soljenitsyne est gardé en "exil perpétuel" au Kazakhstan. Il est réhabilité trois ans plus tard afin qu'il puisse enseigner les sciences physiques à Moscou. Il se remarie avec sa première femme en 1957.
C'est Une journée d'Ivan Denissovitch publié en 1962 dans la revue soviétique Novy Mir grâce à l'autorisation du président Nikita Khrouchtchev en personne, qui lui acquiert une renommée tant dans son pays que dans le monde. Le roman décrit les conditions de vie dans un camp de travail forcé soviétique du début des années 1950 à travers les yeux d'un prisonnier du goulag. Il sait de quoi il cause... Il publie un recueil de nouvelles en 1963.
Il est reçu au Kremlin par Khrouchtchev. Cependant, deux ans plus tard, le pays est maintenant sous Léonid Brejnev. Il lui est de plus en plus difficile de publier ses textes en Union soviétique, République dont il vient de critiquer les conditions d'incarcérations de ses prisonniers. En 1967, dans une lettre au Congrès des écrivains soviétiques, il exige la suppression de toute censure, ouverte ou cachée, sur la production artistique. Il est de retour sur la liste noire de son pays.Ses romans Le Premier Cercle et Le Pavillon des Cancéreux (1968 tous les deux), ainsi que le premier tome de son épopée historique La Roue Rouge paraissent en Occident et lui valent le prix Nobel de littérature en 1970, récompense qu'il ne pourra recevoir que quatre ans plus tard, après avoir été complètement expulsé d'URSS. Les opérations de déstabilisation à son encontre n'ont pratiquement jamais cessé des années 1960 jusqu’aux années 1980, et au-delà jusqu'à sa mort. Sa vie devient une conspiration permanente pour pouvoir avoir le droit d’écrire en dépit de la surveillance de plus en plus assidue du KGB. Une partie de ses archives est saisie chez un de ses amis en septembre 1965. En 1969, alors qu'il est persécuté par les autorités et ne sait plus où vivre, il est hébergé par le réputé violoncelliste Mstislav Rostropovitch. Il passe prêt d'être assassiné en août 1971, par un parapluie bulgare. Une de ses plus proches collaboratrices échappe de justesse à une tentative d'étranglement et à un accident de voiture.
En décembre 1973, paraît à Paris la version russe de L'Archipel du Goulag, où il décrit le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime. L'ouvrage avait été écrit entre 1958 et 1967 sur de minuscules feuilles de papier enterrées une à une dans des jardins amis, une copie étant envoyée en Occident, par amis interposés (qui risquaient gros) pour échapper à la censure. Il décida sa publication après qu'une de ses aides fut retrouvée pendue après avoir avoué au KGB une cachette où se trouvait un des exemplaires de l’œuvre. L'ouvrage est, comme d'autres avant lui, un témoignage, mais contrairement à ceux qui l'ont précédé, il jette un éclairage extrêmement précis sur les conditions, il est sourcé, et cite de nombreuses lois et décrets soviétiques servant à la mise en œuvre de la politique carcérale, de sorte qu'il est beaucoup plus difficile aux négationnistes du Goulag de nier la véracité des faits décrits. Cette publication connaît une grande diffusion et le rend célèbre, ce qui lui vaut d'être déchu de sa citoyenneté soviétique et d'être arrêté. Mais, au lieu d'être condamné et incarcéré, il est expulsé d’Union soviétique pour de bon en février 1974, maintenant remarié avec une mathématicienne. En URSS, ses textes continuent cependant d’être diffusés clandestinement.
Grâce à l'aide de l'écrivain allemand Heinrich Böll, il s'installe d'abord à Zurich en Suisse, puis émigre aux États-Unis. D'abord présenté comme une victime du régime rigide soviétique, il est rapidement découvert, suite à des entrevues et de multiples conférences, comme un homme orthodoxe, conservateur, et slavophile très critique sur la société occidentale de consommation. Soljenitsyne doit affronter une nouvelle campagne de diffamation. Il se retire alors avec sa famille dans le Vermont pour poursuivre l'œuvre dont il rêve depuis sa jeunesse, La Roue rouge, une épopée historique de milliers de pages retraçant l'embourbement de la Russie dans la violence révolutionnaire. En 1983, il reçoit le prix Templeton remis à la personnalité s’étant distinguée pour ses activités caritatives ou son dévouement dans l’entraide et la compréhension inter-religieuse.
Dans le cadre de la Glasnost menée par Mikhaïl Gorbatchev, sa citoyenneté soviétique lui est restituée, et L'Archipel du Goulag est publié en URSS à partir de 1989. Il y revient suite à l'éclatement de l'URSS en mai 1994. Il y aura son émission de télévision, y fera de nombreuses conférences et aura une activité sociale intense avant que la maladie et l'âge ne le ralentisse. Les Russes redécouvrent alors la valeur de ses écrits politico-sociaux.
Successivement ou simultanément accusé d'être nationaliste, tsariste, ultra-orthodoxe, antisémite ou favorable à Israël, traître, complice objectif de la Gestapo, de la CIA, des francs-maçons, des services secrets français et même du KGB, Soljenitsyne répond "Les barbouilleurs ne cherchent pas la lumière". L'auteur avait un attachement profond à un autoritarisme de son cru, qui, s'il n'était pas formulé lors de ses premières apparitions sur la scène publique, s'est développé au cours de son combat mais admirait aussi au moins deux formes de démocratie occidentale : celle des États-Unis, qu'il qualifiait de pays le plus magnanime et le plus généreux de la Terre et celle de la Suisse.
Ses oeuvres sont difficiles à placer dans le temps et comme le décrit bien l'une de ses préfaces, plusieurs d'entre elles auraient pu avoir cette forme : "Écrit de 1955 à 1958. Défiguré en 1964. Réécrit en 1968"
Il y a 5 ans, dans la nuit d'aujourd'hui à demain, il mourrait d'une insuffisance cardiaque aiguë à l'âge de 89 ans.
vendredi 2 août 2013
Calendrier Suspendu
Est-ce qu'elle t'embrasse le matin sous les oreilles comme tu aimes bien?
Est-ce qu'elle chante sans arrêt entre le lit et le corridor?
Est-ce qu'elle t'accompagne toute la journée, les pieds dans tes souliers, en prétendant t'accompagner?
Connaît-elle cet endroit près de ton cou où te toucher te fais frissonner?
Pleure-t-elle entre deux phrases brisées en signalant à quelle point elle t'aime?
Reste-t-elle éveillée la nuit afin de surveiller ta respiration?
Inquiète de ces moments où celle-ci semble cesser?
Est-elle en train de s'étouffer sur le plancher de la salle de bain?
Pour chaque morceau de tuile posé sur le carrelage, il en existera des milliers d'autres que tu ne connaitras jamais.
Je me tiens les crampes aux ventres éternellement.
Je suis celle que tu voudrais, si tu savais seulement.
J'ai saoulé ton fantôme à travers le pays et comploté pour assassiner "l'autre".
Dans le murmure de toutes les villes, voilà où tu existes aussi maintenant.
Je me suis agenouillée dans mes incantations, satisfaite de cet endroit où mes cuisses et mon bassin deviennent mes fesses.
Je t'ai appelé au téléphone pour te chanter des chansons sur ton répondeur.
Yeah, you're worth the worry, you're worth the pain
You're worth the worry, I would do the same
If we all went back to another time
I will love you over, I will love you over, I will love youuuuuuuuu
Ma voix est imparfaite, c'est le résultat de cette mâchoire cassée par un ancien copain. Toi, tu as les yeux intelligents du conquérant qui n'aurait jamais besoin de lever la main ailleurs que pour applaudir. Tu es mon secret et je le porte tel le chaperon rouge dans un panier que je traine avec moi partout où je circule. Sois mon méchant loup. Gentil.
Ce secret se soulève tel le tonnerre et cette-fois c'est moi qui applaudit.
Je relis ce passage dans mon journal:
Quand on est aimé,
on ne doute de rien
Mais quand on aime,
on doute de tout...
Rien n'est plus faux maintenant.
Je vais t'aimer mieux qu'elle et tu m'aimeras en retour.
Non, je ne douterai pas. Je ne douterai plus.
L'horloge qui régit mon coeur est suspendu hors de ma poitrine.
Je ne pleurerai jamais plus pour tout ce temps perdu sans ton amour.
Sans même que tu remarques que j'existe.
Cette fois tu ne pourras plus m'échapper.
Tu me feras un bébé.
Est-ce qu'elle chante sans arrêt entre le lit et le corridor?
Est-ce qu'elle t'accompagne toute la journée, les pieds dans tes souliers, en prétendant t'accompagner?
Connaît-elle cet endroit près de ton cou où te toucher te fais frissonner?
Pleure-t-elle entre deux phrases brisées en signalant à quelle point elle t'aime?
Reste-t-elle éveillée la nuit afin de surveiller ta respiration?
Inquiète de ces moments où celle-ci semble cesser?
Est-elle en train de s'étouffer sur le plancher de la salle de bain?
Pour chaque morceau de tuile posé sur le carrelage, il en existera des milliers d'autres que tu ne connaitras jamais.
Je me tiens les crampes aux ventres éternellement.
Je suis celle que tu voudrais, si tu savais seulement.
J'ai saoulé ton fantôme à travers le pays et comploté pour assassiner "l'autre".
Dans le murmure de toutes les villes, voilà où tu existes aussi maintenant.
Je me suis agenouillée dans mes incantations, satisfaite de cet endroit où mes cuisses et mon bassin deviennent mes fesses.
Je t'ai appelé au téléphone pour te chanter des chansons sur ton répondeur.
Yeah, you're worth the worry, you're worth the pain
You're worth the worry, I would do the same
If we all went back to another time
I will love you over, I will love you over, I will love youuuuuuuuu
Ma voix est imparfaite, c'est le résultat de cette mâchoire cassée par un ancien copain. Toi, tu as les yeux intelligents du conquérant qui n'aurait jamais besoin de lever la main ailleurs que pour applaudir. Tu es mon secret et je le porte tel le chaperon rouge dans un panier que je traine avec moi partout où je circule. Sois mon méchant loup. Gentil.
Ce secret se soulève tel le tonnerre et cette-fois c'est moi qui applaudit.
Je relis ce passage dans mon journal:
Quand on est aimé,
on ne doute de rien
Mais quand on aime,
on doute de tout...
Rien n'est plus faux maintenant.
Je vais t'aimer mieux qu'elle et tu m'aimeras en retour.
Non, je ne douterai pas. Je ne douterai plus.
L'horloge qui régit mon coeur est suspendu hors de ma poitrine.
Je ne pleurerai jamais plus pour tout ce temps perdu sans ton amour.
Sans même que tu remarques que j'existe.
Cette fois tu ne pourras plus m'échapper.
Tu me feras un bébé.
jeudi 1 août 2013
Le Chelsea Hotel
Situé au 222, 23rd Street entre la 7ème et la 8ème avenue dans la banlieue de Manhattan appelée Chelsea, l'hôtel de 250 logements a été le refuge de nombreux écrivains, musiciens, artistes et acteurs
Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick y ont écrit ensemble 2001: A Space Odyssey. C'est aussi au Chelsea Hotel que Dylan Thomas logeait quand il est décédé d'une pneumonie en novembre 1953. Nancy Spungen, l'amoureuse de Sid Vicious des Sex Pistols, y a aussi été poignardée à mort en octobre 1978 dans la chambre 100. Arthur Miller y a écrit The Chelsea Affect, courte pièce décrivant la vie au Chelsea Hotel dans les années 60.
Construit entre 1883 et 1885, l'immeuble de 12 étages a été construit par l'architecte Phillip Hubert dans les style croisés Queen Anne et néogothique, l'hotel était le plus grand édifice de New York lors de son inauguration en 1884. Il n'était alors toutefois pas un hôtel mais un édifice à logements. Toutefois le déménagement du Theater District, qui fournissait son lot d'artistes comme locataires, et la mauvaise réputation des gens vivant en appartement ont eu raison de la vocation résidentiel et en 1905, l'édifice devenait Hôtel. Mais avec possibilité de résidence prolongée comme si vous y habitiez, tant que vous payez.
Mark Twain, O. Henry, Herbert Huncke, Dylan Thomas, Arthur C. Clarke, William S. Burroughs, Gregory Corso, Arnold Weinstein, Leonard Cohen, Sharmagne Leland-St. John, Arthur Miller, Quentin Crisp, Gore Vidal, Tennessee Williams, Allen Ginsberg, Jack Kerouac (qui y a écrit On The Road), Robert Hunter, Jack Gantos, Brendan Behan, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Thomas Wolfe, Charles Bukowski, Raymond Kennedy, Matthew Richardson, James T. Farrell, Valerie Solanas, Mary Cantwell et René Ricard y ont fait des séjours prolongés.
Charles R.Jackson, auteur de The Lost Week-End s'y est enlevé la vie en septembre 1968.
Stanley Kubrick, Jonas Mekas (y habitant de 1967 à 1974), Shirley Clarke, Mitch Hedberg, Miloš Forman, Lillie Langtry, Ethan Hawke, Dennis Hopper, Vincent Gallo, Maria Beatty, Eddie Izzard, Uma Thurman, Elliott Gould, Elaine Stritch, Michael Imperioli, Jane Fonda, Russell Brand, Gaby Hoffmann, Viva du monde du cinéma y ont aussi habité ou séjourné.
Les Grateful Dead, Tom Waits, Patti Smith, Iggy Pop, Mod Fun, Virgil Thomson, Chick Corea, Alexander Frey, Jeff Beck, Dee Dee Ramone, Johnny Thunders, Phil Lynott, Henri Chopin, John Cale, Édith Piaf, Joni Mitchell, Bob Dylan, Alice Cooper, Alejandro Escovedo, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Peter Walker, Canned Heat, Sid Vicious, Vivian Stanshall, Richard Hell, Jobriath Boone, Little Annie, Rufus Wainwright, Lance Loud, Abdullah Ibrahim,Sathima Bea Benjamin,Jean Grae, Vasant Rai, Jacques Labouchere et Leonard Cohen du monde du son ont honoré de leur présence prolongée le mythique Hôtel. Falco, Ryan Adams, The Libertines, The Fuse, Michael McDermott, Melissa Auf der Maur, Tim Freedman et Anthony Kiedis des Red Hot Chili Peppers y ont aussi séjourné pour plusieurs semaines. Madonna y a habité au début des années 80 et y est retourné en 1992 afin de compléter son album photo Sex dans la chambre 822. La seconde version du clip pour l'excellente chanson In It For The Kill du band British La Roux a été tourné au Chelsea.
L'Hôtel est décoré de produits d'artistes visuels y ayant séjourné tel: Robert Blackburn, Larry Rivers, Brett Whiteley, Christo, Arman, Francesco Clemente, Julian Schnabel, Ching Ho Cheng, David Remfry, Philip Taaffe, Ralph Gibson, Frida Kahlo, Diego Rivera, Robert Crumb, Ellen Cantor, Jasper Johns, Edie Sedgwick, Claes Oldenburg, Vali Myers, Donald Baechler, Herbert Gentry, Willem De Kooning, Robert Mapplethorpe, Lynne Drexler, Nora Sumberg and Henri Cartier-Bresson. Le peintre Harry Everett Smith y a vécu et y est mort dans la chambre 328. Le peintre Alphaeus Philemon Cole y a aussi vécu 35 ans jusqu'à sa mort en 1988 à l'âge de 112 ans (!)
Charles James, considéré comme l'un de premiers couturiers à influencer la mode aux États-Unis dans les années 40 et 50 y a vécu à partir de 1964 et y est mort en 1978.
Andy Warhol et Paul Morrissey y ont tourné Chelsea Girls en 1966.
Outre le film de Warhol et de Morrissey, l'hôtel occupe une place importante dans les séries télés An American Family (1973), dans l'épisode 13 de la saison 8 de 24, Cinema Vérité*, The Carrie Diaries et dans les longs-métrages 9 1/2 Weeks, Sid & Nancy, Le Professionnel (Bien que dans le film de Besson on fasse croire à un appartement et non au Chelsea spécifiquement), Party Monster, Chelsea Walls, Pie in the Sky, The Interpreter, House of D, Chelsea on the Rocks, Hotel Chelsea et un clip de Jon Bon Jovi y a été tourné.
L'Hôtel est référencé dans des chansons de Dylan, Dan Bern, Lou Reed, Coil, The Jim Carroll Band, Joey Ramone, Leonard Cohen, Ryan Adams, Alejandro Escovedo, Keren Ann, Anberlin, Jeffrey Lewis, The Antlers, Noah & The Whale, The Good Life, Okkervil River, Jefferson Airplane, Billy Joel, The Cult, The Couting Crows et Joni Mitchell.
Rufus Wainwright y a écrit la plupart de ses chansons pour l'album Poses quand il y a séjourné...
...et finalement dans des livres de Dee Dee Ramone, Sarah Vowell, Joe O'Neill, Sparkle Hayter, Jeroen Wilaert, Patti Smith, Hank Moody, Flo Turner et James Lough l'Hotel Chelsea y tient un rôle important.
Aujourd'hui il y a deux ans, l'hôtel a cessé de prendre des réservations pour les clients afin d'entreprendre des rénovations, mais les résidents de longues dates demeurent dans l'édifice, certains d'entre eux protégés par des règlements de loyer de l'État.
Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick y ont écrit ensemble 2001: A Space Odyssey. C'est aussi au Chelsea Hotel que Dylan Thomas logeait quand il est décédé d'une pneumonie en novembre 1953. Nancy Spungen, l'amoureuse de Sid Vicious des Sex Pistols, y a aussi été poignardée à mort en octobre 1978 dans la chambre 100. Arthur Miller y a écrit The Chelsea Affect, courte pièce décrivant la vie au Chelsea Hotel dans les années 60.
Construit entre 1883 et 1885, l'immeuble de 12 étages a été construit par l'architecte Phillip Hubert dans les style croisés Queen Anne et néogothique, l'hotel était le plus grand édifice de New York lors de son inauguration en 1884. Il n'était alors toutefois pas un hôtel mais un édifice à logements. Toutefois le déménagement du Theater District, qui fournissait son lot d'artistes comme locataires, et la mauvaise réputation des gens vivant en appartement ont eu raison de la vocation résidentiel et en 1905, l'édifice devenait Hôtel. Mais avec possibilité de résidence prolongée comme si vous y habitiez, tant que vous payez.
Mark Twain, O. Henry, Herbert Huncke, Dylan Thomas, Arthur C. Clarke, William S. Burroughs, Gregory Corso, Arnold Weinstein, Leonard Cohen, Sharmagne Leland-St. John, Arthur Miller, Quentin Crisp, Gore Vidal, Tennessee Williams, Allen Ginsberg, Jack Kerouac (qui y a écrit On The Road), Robert Hunter, Jack Gantos, Brendan Behan, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Thomas Wolfe, Charles Bukowski, Raymond Kennedy, Matthew Richardson, James T. Farrell, Valerie Solanas, Mary Cantwell et René Ricard y ont fait des séjours prolongés.
Charles R.Jackson, auteur de The Lost Week-End s'y est enlevé la vie en septembre 1968.
Stanley Kubrick, Jonas Mekas (y habitant de 1967 à 1974), Shirley Clarke, Mitch Hedberg, Miloš Forman, Lillie Langtry, Ethan Hawke, Dennis Hopper, Vincent Gallo, Maria Beatty, Eddie Izzard, Uma Thurman, Elliott Gould, Elaine Stritch, Michael Imperioli, Jane Fonda, Russell Brand, Gaby Hoffmann, Viva du monde du cinéma y ont aussi habité ou séjourné.
Les Grateful Dead, Tom Waits, Patti Smith, Iggy Pop, Mod Fun, Virgil Thomson, Chick Corea, Alexander Frey, Jeff Beck, Dee Dee Ramone, Johnny Thunders, Phil Lynott, Henri Chopin, John Cale, Édith Piaf, Joni Mitchell, Bob Dylan, Alice Cooper, Alejandro Escovedo, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Peter Walker, Canned Heat, Sid Vicious, Vivian Stanshall, Richard Hell, Jobriath Boone, Little Annie, Rufus Wainwright, Lance Loud, Abdullah Ibrahim,Sathima Bea Benjamin,Jean Grae, Vasant Rai, Jacques Labouchere et Leonard Cohen du monde du son ont honoré de leur présence prolongée le mythique Hôtel. Falco, Ryan Adams, The Libertines, The Fuse, Michael McDermott, Melissa Auf der Maur, Tim Freedman et Anthony Kiedis des Red Hot Chili Peppers y ont aussi séjourné pour plusieurs semaines. Madonna y a habité au début des années 80 et y est retourné en 1992 afin de compléter son album photo Sex dans la chambre 822. La seconde version du clip pour l'excellente chanson In It For The Kill du band British La Roux a été tourné au Chelsea.
L'Hôtel est décoré de produits d'artistes visuels y ayant séjourné tel: Robert Blackburn, Larry Rivers, Brett Whiteley, Christo, Arman, Francesco Clemente, Julian Schnabel, Ching Ho Cheng, David Remfry, Philip Taaffe, Ralph Gibson, Frida Kahlo, Diego Rivera, Robert Crumb, Ellen Cantor, Jasper Johns, Edie Sedgwick, Claes Oldenburg, Vali Myers, Donald Baechler, Herbert Gentry, Willem De Kooning, Robert Mapplethorpe, Lynne Drexler, Nora Sumberg and Henri Cartier-Bresson. Le peintre Harry Everett Smith y a vécu et y est mort dans la chambre 328. Le peintre Alphaeus Philemon Cole y a aussi vécu 35 ans jusqu'à sa mort en 1988 à l'âge de 112 ans (!)
Charles James, considéré comme l'un de premiers couturiers à influencer la mode aux États-Unis dans les années 40 et 50 y a vécu à partir de 1964 et y est mort en 1978.
Andy Warhol et Paul Morrissey y ont tourné Chelsea Girls en 1966.
Outre le film de Warhol et de Morrissey, l'hôtel occupe une place importante dans les séries télés An American Family (1973), dans l'épisode 13 de la saison 8 de 24, Cinema Vérité*, The Carrie Diaries et dans les longs-métrages 9 1/2 Weeks, Sid & Nancy, Le Professionnel (Bien que dans le film de Besson on fasse croire à un appartement et non au Chelsea spécifiquement), Party Monster, Chelsea Walls, Pie in the Sky, The Interpreter, House of D, Chelsea on the Rocks, Hotel Chelsea et un clip de Jon Bon Jovi y a été tourné.
L'Hôtel est référencé dans des chansons de Dylan, Dan Bern, Lou Reed, Coil, The Jim Carroll Band, Joey Ramone, Leonard Cohen, Ryan Adams, Alejandro Escovedo, Keren Ann, Anberlin, Jeffrey Lewis, The Antlers, Noah & The Whale, The Good Life, Okkervil River, Jefferson Airplane, Billy Joel, The Cult, The Couting Crows et Joni Mitchell.
Rufus Wainwright y a écrit la plupart de ses chansons pour l'album Poses quand il y a séjourné...
...et finalement dans des livres de Dee Dee Ramone, Sarah Vowell, Joe O'Neill, Sparkle Hayter, Jeroen Wilaert, Patti Smith, Hank Moody, Flo Turner et James Lough l'Hotel Chelsea y tient un rôle important.
Aujourd'hui il y a deux ans, l'hôtel a cessé de prendre des réservations pour les clients afin d'entreprendre des rénovations, mais les résidents de longues dates demeurent dans l'édifice, certains d'entre eux protégés par des règlements de loyer de l'État.
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