mardi 6 mars 2012

Super Mardi

Puisqu'aux États-Unis on en est à décider du candidat pour représenter le parti Républicain, j'avais calculé dans mes lectures de lire Fear & Loathing on the Campaign Trail '72 de Hunter S. Thompson.

Livre fort intéressant que je viens de terminer vendredi dernier.

Le livre raconte de l'intérieur la course à la nomination (du parti démocrate toutefois) et l'éventuel lamentable échec du candidat George McGovern face à Richard Nixon de janvier à décembre 1972.

Une fascinante lecture qui, bien que l'action située il y a 40 ans, donne encore aujourd'hui une bonne vision de l'intérieur de la bête politique. Du cirque, de la jungle politique et de ses animaux.
Le livre Primary Colors de Joe Klein (sous le pseudonyme anonymous) qui racontait les primaires de Bill Clinton au début des années 90, est tout aussi intéressant pour ceux qui s'intéressent à la chose.

Dans les deux livres on ne parle pas autant de programme politique que de tout ce qui gravite autour. Sexe, drogue et infidélités de toutes sortes inclus. Délicieux.

J'aurais aimé couvrir la campagne des Républicains de cette année présidentielle aux États-Unis.

Premièrement, ne serais-ce que pour tenter de comprendre les étranges bêtes que sont des gens comme Bill O'Reilly, Russ Limbaugh, Sean Hannity, Ann Coulter et autres déséquilibrés qui se posent en "voix du peuple". Fascinant et inquiétant à la fois.

Aujourd'hui c'est le super mardi pour les candidats Républicains. Qu'est-ce qu'il a de super ce Mardi?  C'est le jour où le plus grand nombre d'états votent simultanément pour désigner parmi les candidats des Républicains, celui qui pourra se présenter à l'élection au début du mois de novembre contre le Démocrate Barrack Obama. Parce qu'un grand nombre d'états vote ce mardi-là (10), on estime que c'est le jour des primaires le plus important. Les états votant ce super mardi sont parmi les plus peuplés du pays, mais également des états d'une grande diversité sociale. On considère donc que le résultat donnera un excellent avant-goût de ce que désire les Républicains de l'ensemble des États-Unis.

Aujourd'hui, la Georgie, l'Idaho, le Massachusetts, le Dakota du Nord, l'Ohio, l'Oklahoma, le Tennessee, Le Vermont, l'Alaska et la Virginie décideront principalement qui, d'entre Mitt Romney, Rick Santorum, Ron Paul et Newt Gingrich sera l'adversaire d'Obama et le leader du Gran' Ol' Party comme ils appellent le parti Républicain.

Ohio. Santorum (32%) et Romney (32%) sont actuellement nez à nez.
Georgie. Chez soi de Newt Gingrich qui mène dans les sondages (38%) suivi de Santorum et Romney encore nez à nez (24% tous les deux).
Tennessee. Santorum vise 66% mais n'obtient en ce moment que 37% tandis que Romney (30%) et Gingrich (19%) et Paul (15%) suivent et ne comptent rien laisser à Santorum faisant des blitz publicitaires depuis quelques jours.
Idaho. Ron Paul: peut-être sa seule chance de rafler un état mais Romney a beaucoup fait campagne dans le secteur et ne peut pas être compté comme battu.
Ohlahoma. Santorum (37%), Romney (26%), Gingrich (22%)
Dakota du Nord. Aucun chiffre n'a été révélé, seules les chances de Gingrich ont été écartées pour cet état.
Virginie. Romney est seul dans cet état.
Massachussetts. Chez soi de Mitt Romney et de toute façon l'état a voté démocrate aux 6 dernières présidentielles.
Vermont. Ron Paul est le plus sérieux rival de Romney dans cet état mais Mitt devrait l'emporter.
Alaska. Seul Ron Paul a visité l'état lointain tandis que les autres ont fait des téléconférences ou envoyés des délégués. États de Sarah Palin qui a mollement et de manière très ambigue et incertaine (comme la plupart de ses propos) donné son appui à Newt Gingrich. Même lui n'est pas certain. Et de toute façon serais-bon pour lui? On ne sait trop qui pourra gagner cet état.

Santorum. Ultra-conservateur et...particulier...N'importe où dans le monde cet homme serait considéré comme un fanatique de Dieu, un freak. Un obsédé qui pourrait un jour voir son jugement obscurci par sa foi divine, par son ami imaginaire, par des intéprétations bibliques potentiellement dangereuses lorsqu'appliquées au quotidien de l'Étatsunien. PARTOUT un homme comme Rick Santorum serait jugé par ses pairs comme un leader mal équilibré. Partout sauf aux États-Unis d'Amérique qui livrent des guerres aux pays dont les dirigeants...ont quelques fois le jugement obscurci par la voix de leur Dieu, parfait abri de toutes les niaiseries.

Paul. Le plus démocrate des républicains. Il prône une vision plus libertarienne et se rapprochant plus de l'idée des Pères Fondateurs des États-Unis que l'Étatsunien moyen. Il souhaite un retour fort aux valeurs de la Constitution étatsunienne, la suppression ou une importante réduction de l'intervention de l'état fédéral dans les domaines qui ne sont pas prévus par le texte de la Constitution.

Gingrich.  Il s'est prononcé pour la suppression de l'agence de protection de l'environnement ce qui est contraire aux positions traditionnelles du parti républicain. Il a identifié le thème de l'éducation comme facteur numéro un de la future prospérité des États-Unis. Il a qualifié le peuple palestinien de "peuple inventé". Il est aussi convaincu que la langue française est la langue du diable. Il est dangereux.

Romney. On l'a jugé "pas assez républicain" car il était d'accord avec les décisions économiques de Barrack Obama. Il parle un excellent français. C'est effectivement l'homme qui se rapproche le plus des politiques des démocrates en étant un supporter des droits des gais et des droits civils. Romney (et Paul) ferait un adversaire redoutable contre Obama si la ligne entre les démocrates et les républicains devient de plus en plus pâle. Mais j'ai l'impression que les républicains sont trop bêtes pour s'en apperçevoir eux-mêmes.

De toute façon, la simple perspective qu'un parti conservateur soit au pouvoir, alors que la tuque de l'Amérique a déjà comme pompom Harper et ses gnochons me fait frémir...

Le Super Mardi d'aujourd'hui enlignera la droite.
Au peuple des États-Unis de juger si ils sont si gauches qu'ils ne mériteraient pas le pouvoir en Novembre.

Mais conserver autre chose que des conservateurs reste encore la meilleure chose pour le Canada.

lundi 5 mars 2012

Chanter, Pleurer, Bouder

"Bon ben moi je joue p'us!"

On l'a entendu toute notre enfance dans la cour de la petite école. On l'entend encore maintes et maintes fois chez les enfants. C'est la forme de chantage ultime. C'est un brin rigolo. Le niveau d'humiliation est quelques fois démesuré et oblige des réactions émotives amusantes chez le kid en progression.

Quand il réagit ainsi, il dit en quelque sorte "je suis si important pour le bonne tenue de ce jeu que si je me retire, votre jeu n'aura plus de sens et sera ruiné grâce à mon absence". À la base, ça peut être bon . C'est signe que l'enfant a suffisament confiance en soi pour se construire un petit égo. C'est aussi risible.

Chez les adultes, ça fait verser dans le pathétique.

Jeffrey Sirkiz est (était?) médecin omnipraticien à Lachute. Assurément il travaillait très fort, peu être trop. C'est ça notre sale système de santé. L'horaire des médecins est d'un atroce bordel. Quand ils ne sont pas en sempiterenelles vacances, ils se dédoublent en travaillant en mongol. 100% malsain pour tout le monde. L'hôpital de Lachute éprouve de sérieux problèmes de disponibilité de médecin. (D'ailleurs, en 2012, l'utilisation des mots "disponibilité" et "médecin" dans la même phrase est devenu un non-sens si il n'est pas accompagné d'un substantif de négation). L'ex-docteur Sirkiz était employé à cet hôpital. Lundi le 27 février au soir, des policiers de la SQ devaient l'interroger dans le cadre de la tenue d'une enquête interne concernant un poupon admis à Lachute, mais transféré par la suite à Sainte-Justine pour une fracture à une jambe. 

Le docteur Sirkiz a référé les patrouilleurs à Ste-Justine. Les patrouilleurs n'ont pas aimé, ils l'ont arrêté, plaqué contre le mur, menotté, coffré, il y a eu bousculade, affront, bisbille, et gnagnagna...Sirkiz a trouvé tout ça cavalier, il s'est senti humilié et le lendemain a aussitôt choisi de démissionner de son poste. Vêtu la jaquette de la honte.

Duh!

Peu importe le résultat de l'enquête de la police sur la police (qui seront blanchis, no chance Doc), il est assuré que les patrouilleurs qui l'ont malmené ont aussi trouvé cavalière l'attitude de Sirkiz. Sinon ils n'auraient jamais été tenté de vouloir crever la bulle d'orgueil qu'était l'omnipraticien. Forteresse dans laquelle il s'est cloitré dès le lendemain en boudant à jamais son département.

Les patrouilleurs prétendent qu'il refusait de collaborer. Si l'orgueil de Sirkiz est suffisament grand afin d'obscurcir son jugement et de le faire démissionner sur un coup d'émotion en mettant dans le très sérieux trouble son hôpital, était-il à la base suffisament compétent pour faire son travail comme il se doit? Je ne crois pas. Un omnipraticien fait parfois face à des situations extrêmes.

Le pauvre bougre était lui-même au coeur d'une situation dite "extrême". Au minimum, vécue extrêmement de sa part. Il a réagi en total réactionnaire. 

Take a pill, chill out, doc.
Ce sont deux orgueils qui se sont encornés.

Si t'es pas coupable de rien, t'as pas à t'énerver.
Si t'as des choses à te reprocher, peut-être es-tu enclin à sombrer dans la panique.

Pour le moment tu as quitté ta "passion".
Puisses-tu, s.v.p.,  ne jamais y revenir.

Car ce sont des milliers de patients que tu laisses tomber. Des gens dans le besoin.
Des employeurs et des collègues. Des gens aussi dans le besoin.
Et tout ça, pour une bête crise d'orgueil.

Pleure si tu le veux mais ne t'attends pas à ce qu'on te tende des mouchoirs. 
Zéro sympathie pour le toutibibi.         

dimanche 4 mars 2012

Impatiences

L'un des (multiples) défauts sur lequel je travaille très fort est ma naturelle et génétique impatience.

À bien des endroits, cette impatience a été le plus grand des services à rendre à mon employeur. Le sentiment d'urgence m'a rendu très efficace. Mais d'un autre côté, ces mêmes employeurs ont bouffé du Jones au cours des années lui en demandant toujours plus et plus et plus et plus et plus encore.

Me menant, hors d'haleine, la langue à terre, k.o mentalement et physiquement.

Je livre une guerre tranquille à la vitesse depuis quelques années. J'essaie de devenir haitien. Je me rend compte que les fondements de cet hantise de la vitesse remonte à il y a longtemps.

1982 ou 1983. La mère d'un ami de l'école primaire, une femme que nous avions vue peu de temps auparavant en temps que parent-accompagnateur lors d'une visite scolaire au musée, était soudainement décédée. Pierre-Luc Ouellet, un élève de ma classe, de mon âge, attendait sur la rue, à l'entrée de la cour scolaire, afin de parler le premier au plus grand nombre d'élèves possible et annoncer la triste nouvelle du décès soudain de la mère de notre collègue, Tremblay. Quand mon père m'avait laissé à la porte de l'école comme il le faisait tous les matins et Ouellet m'était aussitôt tombé dessus pour m'anoncer la "nouvelle" j'étais sous le choc pour Tremblay.

Après le choc naturel de digérer l'annonce, perdre un être si important si jeune, mon désarroi s'était concentré sur Ouellet qui courait comme une poule sans tête pour annoncer à tout ce qui avait des oreilles la triste nouvelle. Je ne le rationalisais pas aussi clairement à l'époque parce que je n'avais que 10 ou 11 ans mais son comportement frisait l'indécence. Je me souviens que je le méprisais et que je souhaitais qu'il ferme sa gueule. Bien entendu Tremblay ne serait pas à l'école pour un certain temps mais Ouellet, par la suite, je lui avais demandé ce que ça lui rapportais de...rapporter ainsi avec autant d'empressement. Il m'avait répondu avec agacement "Aaaah...Jones...J'ai ben le droit...".

Tout comme j'avais le droit de le mépriser.

Avec le temps, ce type d'écoeurite s'est glissée dans la livraison de l'information par les différents médias. Auparavant, nous n'avions pas tant de sources à laquelle s'abreuver afin de s'informer. Nous n'avions pas l'internet pour nous sauver la peau du cul quand on avait besoin de savoir quelque chose. Nous n'avions certainement pas de chaines de nouvelles continues à la télé. Les nouvelles c'étaient aux heures des repas. Et même pas au déjeuner. L'actualité du déjeuner c'était le journal. Tout juste avant le dodo, on nous faisait, comme on le fait encore, un rappel des nouvelles de 18h00 avec quelques fois un, deux, trois reportages supplémentaires sur l'activité post-heure du souper ou sur celle du lendemain.

Avec la multiplication des sources d'informations, la compétition s'est installée entre médias et elle devient grotesque dans la rapidité de la livraison de la nouvelle. Souvent érronée. On a tué quelques noms connus sous prétexte qu'on seraient les premiers à vous en informer. Seraient-ils moins morts le lendemain? non. Surtout pas ceux qu'on a tué avant l'heure. Encore récemment, je voyais un poste de télé convergent mettre en promotion "vous en avez été avisés 30 minutes avant les autres..."

Ah bon.
Vous vous sentez plus cools de l'avoir su avant les autres?

Cette même station de télé, moins intelligente que les autres, fait la promotion de sa station en disant: "notre station/émission a été mentionnée plus de 15 000 fois sur Twitter"...

Est-ce vraiment une valeur ajoutée? Chaque fois que j'ai entendu l'annonce je me suis dit "Moi si j'en parlais sur le net, je n'en dirais pas nécessairement du bien". Mais l'information de la station n'est pas complètement fausse. Je l'aurais mentionnée leur station. En mettant les qualificatifs "moches", "conformistes" et "paresseuses" probablement.

Ceux qui me connaissent savent que ma haine de Twitter y trouve son origine.
Dans cette envie d'aller plus vite tout le temps.
Plus vite à la nouvelle, plus vite au travail, plus vite dans le mur.

A-t-on besoin d'avoir tout ça si vite?
Comment compte-t-on gérer l'impatience dans le futur face à ses gens pour qui attendre deviendra de moins en moins supportable? Et les erreurs, humaines et normales, sont véhiculées aussi rapidement que les bons coups dans cette course à l'info.

Le soir des oscars, Marie-Andrée Poulin, généralement affectée à la météo, est improvisée à la couverture des oscars. Elle annonce à moi, qui n'a rien vu encore, "...The Artist a remporté 3 oscars et Hugo 5, dont celui de la meilleure réalisation..."

Je me couche en me disant "Ah Scorcese gagne encore, il a toujours la côte le vieux Marty".
WRONG.
C'est Michel Hazanavicius, le français derrière le film The Artist, qui a remporté l'oscar de la meilleure réalisation. Je l'ai appris deux jours plus tard par hasard.  Moi qui avait eu le temps de véhiculer à deux personnes que c'était Scorcese qui avait gagné. En fouillant je me suis rendu compte que la Poulin avait probablement confondu Best Cinematography avec Best Director. Erreur de traduction de la part de la miss météo. Mais peut-on lui en vouloir d'avoir été lancée dans les eaux encore actives par ses patrons?
Pourquoi ne pas avoir attendu au lendemain avant de faire un résumé plus précis de cette soirée qui se terminait autour de minuit? rigueur, rigueur, rigueur. Peu de temps après, sur la même station, on était si préssé d'enterrer Jean Béliveau qui venait de subir un nouvel AVC que ça en devenait indécent.

Mais le summum de l'impatience c'est lundi dernier, à la date limite des transactions dans la LNH, où au minimum trois stations de sports et surement quelques postes de radios, ATTENDAIENT LA NOUVELLE d'un échange.
Un soir d'élection c'est normal, la présence de ses gens qui attendent à la télé est un rappel de notre devoir de citoyen d'aller voter. Mais suivre des échanges potentiels entre clubs de la ligue nationale de hockey? C'était 6 à 7 heures de télé que ses gens offraient à attendre qu'il se passe quelque chose et SURTOUT qu'ils soient les premiers à en parler. Il s'en brasse du n'importe quoi ce jour-là, croyez-moi.

Christ les boys, demain tout le monde sera dans son nouveau club.
Le reste, ce lundi-là, c'est de la non-télé. Du corridor mis en images et en son.
De l'impatience.
De la compétition entre stations.

On ne devrait plus jamais être si préssé.
Mon père était l'homme le plus impatient du globe terrestre.
Il est mort à 62 ans en plein élan entre un match de volleyball et un match de hockey.
Il était impatient de se rendre ailleurs. Hypercatif.
Il était préssé de se rendre en haut avant tout le monde.

Il s'est rendu.
Je ne suis pas préssé.

Lever le pied.

Levez le pied.

samedi 3 mars 2012

Alex, Pascale et Lana (& Jim & John)

-andre Désilets, Picard Band et Del Rey.

À chaque année c'est pareil. À mon anniversaire (en février) je reçois des sous, j'en dépense une petite portion et je garde le reste dans mes poches qui est éventuellement réinvesti sur quelque chose pour l'amoureuse ou pour les kids.

Cette année l'amoureuse s'est fachée.
"Tu ne touches pas à ses sous-là si ce n'est pas pour te gâter un peu!"

Voilà que je me promenais avec des 20$ plein les poches (les irlandais aiment le vert) depuis un mois et que je m'empêchais de les dépenser jour après jour. Pas pour l'essence, Hunter. Pas pour l'épicerie non plus. Pas pour le morceau d'équipement de hockey du plus vieux. Pas pour une cochonnerie alimentaire pour Punkee non plus.

Pour moi qu'on m'a dit(ordonné) de les garder. Pou'kekchose pou' moé.

Je suis donc passé par trois magasins de DVDs, musique et livres, ce qui est toujours pour moi des randonnées aussi agréables qu'étudier des vagues, un surf sous le bras. Un homme normalement consitué serait peut-être passé par chez le super quincailler mais je suis extra-terrestre, vampire et ivrogne. Ivre de culture. Surfeur.

J'ai donc acheté quelques livres. Dont deux fois le même. J'étais préssé et j'ai confondu un premier livre de Jim Harrison appelé The Farmer's Daughter, un livre composé de trois nouvelles, et j'étais tout content d'avoir trouvé en format poche dans la collection J'ai Lu, un autre Harrison dont je n'avais jamais entendu parler et avec une très jolie photo sur la jaquette, un livre au titre coquin: Les Jeux de la Nuit. Ce n'est qu'à la maison que j'ai réalisé que le livre de poche était la version française de The Farmer's Daughter. The Game of Night se trouve à être la dernière nouvelle. Les deux couvertures étaient siiiiiiii différentes...et les titres encore plus étrangers l'un de l'autre. Je l'ai échangé le lendemain contre un livre de John Lennon.

Et j'ai versé, tant qu'à y retourner et pour encore gruger un peu du butin d'anniversaire, dans la zizik.

Je n'y peux rien, quand la culture m'appelle c'est toujours à la pelle.

Suikonstruikomssa
Alexandre Désilets: La Garde. Les habitués savent le bien que je pense de Désilets. Son deuxième effort (si on exclut les mini-albums) m'est tombé dans les mains et les oreilles. Si il échouait avec brio sur son premier album, cette fois il oublie. Sa musique est d'une richesse exceptionnelle. Jamais ces morceaux ne joueront à la radio commerciale car ses structures ne sont pas assez simples. L'auditeur moyen exige du moyen. Désilets emploie les grands moyens dans la composition de ses harmonies. Voilà pourquoi je vois en lui un jeune homme qui se doit de composer de la musique pour film.  Pas que sa musique ne soit actuellement pas à la hauteur, mais parce que je suis convaincu qu'on aura tous le souffle court le jour où dans la noir d'une salle de cinéma sa musique, mise en images, nous fera léviter comme elle me fait léviter dans mon salon, ma voiture, ma verrière. Le cinéma il en a le flair puisqu'il a prit la peine de mettre toutes les chansons de son dernier album en images. Belle attention qui ne peut que sourire à son art.

Pascale Picard Band: Chansons de la série télé Trauma saison #3. Je n'écoute pas la série télé. Ça m'a d'ailleurs pris trois jours à comprendre qu'il s'agissait de la trame sonore de la série. Je croyais que l'album s'intitulait simplement Trauma S.#3. L'album de la délicieuse Pascale Picard et de son band est un album complet de reprises. 10. Des chansons de Bob Dylan (Don't think Twice it's Alright), Leonard Cohen (Hey That's No Way To Say Goodbye), Simon & Garfunkel, Elvis (It's Now or Never), des Rolling Stones (As Tears Go By) mais ce qui m'a fait véritablement craquer c'est un morceau composé originalement par Eddie J.Cooley, Otis Blackwell & John Davenport pour Elvis livré par Picard et son band à la sauce Portishead. Ma soeur est la propriétaire d'un logement qui loge (logeait?) le bassiste de son band à Downtown Québec. Elle a croisé Picard à une ou deux reprises. Je crois que je vais aller errer dans le 418 plus souvent. Cet album est d'une chaleur incroyable. Y a un peu de bayou dans le son de PP et son band and I Luuuuuuuuuv it.

Lana Del Rey: Born To Die. Aaaaaah Lana...Née pour mourir? ne le sommes-t-on pas tous? Cette gosse de riche me plait. La mort transpire de tout son album qui a définitivement un parfum de fin du monde. Les violons, la harpe c'est la musique du ciel non? Elle parle même de Jimmy Dean. Y a du Lynch et du Ballard sur ce disque et comme je suis fan des deux...Il y a quelque chose de vieillot dans ses chansons, dans ses vidéos aussi. On imagine le destin d'Amy Winehouse facilement. On pense à Lili Allen aussi mais en blonde. Il y a de l'abandon fort attirant sur cet album. Du désoeuvrement. Elle ramène la petite robe rouge deux ou trois fois dans ses chansons. Elle titre en totale adulescente Video Games, Off to the Races, Blue Jeans, Diet Mountain Dew, Lolita, mais ma préférée porte le titre (et le prénom) d'un fameux opéra de Bizet. AAA. Triple A pour moi. Attitude, Atmsophère, Alcool.

Mes gorgées nocturnes ont une trame sonore.

J'ai du matériel pour surfer un bout de temps.

Cognitivement et musicalement.

En tout cas dans le son pas mal plaisant.

vendredi 2 mars 2012

Criminels Flous (ou criminaliser le quotidien)

Plus jeune, dans les trames narratives de nos films d'adulte et d'enfant, le méchant à la fin avit toujours concocté un plan idiot qu'il exposait au héros en péril.

Une connerie qui ne faisait qu'exposer sa vanité. Alors qu'il n'avait qu'à simplement tirer une balle dans la tête du héros soumis, des indices de son arrogance en faisait le criminel le plus crétin et son plan initial était toujours déjoué.


Les criminels sont partout. Le criminel c'est vous.

Quoi? Vous ne le saviez pas?

Bien sur, que vous êtes criminels.
Potentiels mais criminels quand même.

Quand vous faites le plein d'essence, à certains endroits, à une certaine heure, c'est toujours vous le voleur. C'est comme ça qu'on vous traite en tout cas. Vous devez vous taper le voyage jusqu'au caissier pour lui indiquer un montant aléatoire, puis revenir faire le plein, le faire repasser votre carte si vous avez dépassé ou l'obliger à faire une remise sur la carte si vous en avez mis moins; ou bien encore faire tout ça à la pompe ce qui, avec moi, patient comme DSK face à une femme désirable, n'a jamais réèllement fonctionné. Un titanesque taponnage qui au fond, nous donne le temps de réaliser que oui, je n'y aurais jamais pensé mais je pourrais/devrais bien voler cet essence. Vous m'en donner le goût à 1.40$ le litre. Encore plus quand vous pré-programmez un montant et que les trois premiers "litres" sont complètement secs, les 3 derniers aussi, au point que je pourrais faire une fellation au pistolet sans même goûter d'essence.

N'oubliez pas dans votre tête toutefois, c'est vous le voleur. C'est ce qu' on vous enfonce subtilement dans le crâne.

L'une des dernières trouvailles de ses gens d'un autre monde, les conservateurs, est une loi qui permettrait au gouvernement de forcer les compagnies de services internet à fournir le nom et les coordonées personelles de certains de leurs clients soupçonnés de errance cybernétique potentiellement illégales. Je comprend le fond de l'idée et je dirais même que je la supporte. Certains prédateurs, fraudeurs, déséquilibrés, peuvent faire de graves dommages en passant par le net. Toutefois, c'est comme dans le cas du retour des Nordiques. Je suis tout à fait pour mais j'en ai contre la manière dont on s'y prend pour inventer une "police du net". Faire tomber la demande qui serait faite au juge est un réèl danger. Que ce soit les conservateurs qui gèrent un tel projet ne peut que susciter l'inquiétude. N'oublions pas que ce sont ses mêmes gens qui refusent d'aller au cinéma parce que que le mot "fucking" se trouve dans le titre d'une comédie, qui s'insurgent contre un groupe de musique nommé Holy Fuck, qui rêvent de la monarchie royale la nuit. Ce sont aussi ses mêmes gens qui parlent (utilisant 2 fois des dérivés de "fuck") "d'homosexual faggots (sic) with dirt on their fingernails that transmit diseases" ce qui est à mon humble avis hautement condamnable.  Qu'est-ce qui est condamnable pour ses gens? Imaginez-vous amateur de wedgie. Ça vous amuse, ça vous fait rire. Peut-être que les conservateurs y voit une déviation? une obssession qui n'attend que de se développer en crime sauvage. Une obssession comme un fixation sur la reine ou l'avortement genre... Disons que vous aimez regarder des batailles sur un site débile qui les recensent en vidéo. Peut-être tombez vous aussi dans les cables des araignées conservatrices. C'est de la violence qui dort ça. Pas un fusil, mais des gars qui se tapent sur la gueule, attention...qui sait? Pas les conservateurs en tout cas, qui veulent se prévaloir du droit de lire vos courriels si le doute les assaillent.

Et vous croyez que si vous bloguer CONTRE les conservateurs, vous ne serez pas dans leur mire?...
Ces bituminus qui se sacrent de l'environnement se sacrent aussi de votre vie privée.

(J'y reviens encore si ce n'était pas déjà compris, n'oubliez pas humbles payeurs, que le voleur dans le secteur du pétrole, c'est et ça sera toujours vous.)

Ces criminels, que les conservateurs voient partout, est-ce les mêmes, les jeunes contrevenants, qu'ils veulent condamner dans des peines plus sévères tout en refilant la facture aux provinces?

Êtes vous prêts, criminels potentiels de toute sorte, (les conservateurs peuvent vous en inventer (des sortes) si vous le souhaitez) à vous faire espionner en tout temps?
Recherchistes du Canada, quand vous tomberez sur un site "trouble" ne serais-ce qu'une fraction de seconde, peut-être serez vous désormais, fiché, suivi, blacklisté. On plongera dans vos courriels. Oui, oui, même celui de votre ami qui montrait les deux filles nues qui se faisait griller au soleil et qui auraient causé le naufrage du paquebot en Italie.

Accorder autant de pouvoir à des gens si peu évolués, n'est-ce pas un peu risqué?

Je ne m'en inquiète pas car je sais que les conservateurs sont des maringouins dans l'insectarium du web. Il existe déjà des tonnes de manières de contourner les lois qui "policeraient" le web.
Je m'en inquiète encore moins car je n'ai rien à me reprocher sur le net.
Du moins, c'est ce que je crois...

Peut-être que pour ses australopithèques je suis justement la cible de la morale qui penche vers l'innaceptable...

Après tout, contrairement à eux, je n'ai rien contre l'avortement, l'environnement, les homosexuels ou la place des femmes en société. Et je suis contre la religion, la libre circulation des armes et la reine me laisse indifférent.

Je dois donc déjà être sous le vocable "dissident" dans leurs fichiers.

Mais entre vous et moi, frauder le système électoral en essayant de discréditer les Québécois, en nommant un "bandit" Pierre Poutine habitant sur la fictive avenue "Séparatiste" à Joliette...si ce n'est pas le comble de l'arrogance...
Ce sont eux nos leaders?...

Les escrocs qui tiennent les héros en joue et qui expose un plan compliqué et tordu qui les discréditera en pêchant par excès de confiance?

Qui sont les vrais criminels au Canada?

jeudi 1 mars 2012

Brigitte Bardot

" Si cette petite doit un jour être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma, si elle ne doit jamais être une putain, ce n'est pas le cinéma qui pourra la changer ! Laissons-lui sa chance, nous n'avons pas le droit de disposer de son destin" défendra son grand-père devant le refus de sa famille pour qu'elle se lance dans le métier d'actrice.

Issue d'une famille bourgeoise où elle "souffre" de l'attention dont sa soeur cadette jouit à ses dépens, elle en adoptera une attitude boudeuse d'enfant gâtée pour le restant de ses jours.

Enfant, elle est vite attirée par la danse et bientôt la mode. Sa mère est une amie de la directrice du magazine Elle, ce qui lui donne le privilège à sa fille Brigitte, de faire la une quelques fois. C'est vrai qu'elle est belle fille et le réalisateur Marc Allégret la remarque et lui propose une présence dans son prochain film. C'est un tout petit rôle où en audition c'est l'assistant-réalisateur Roger Vadim qui lui donne la réplique. Le film ne se fera pas mais une histoire d'amour s'est tissée entre Vadim et Bardot.

Vadim a 22 ans et Bardot 16, la famille de Brigitte est aussitôt contre cette alliance et exige que la jeune fille s'exile en Angleterre pour les cinq prochaines années "pour terminer ses études" (mais surtout pour lui donner le temps de changer d'idée). Bardot tente alors de se suicider en se plantant la tête dans le four à gaz. On en vient à un compromis: elle ne quittera pas pour l'Angleterre et en échange, elle ne mariera pas Vadim avant ses 18 ans.

Jean Boyer lui offre une première expérience au cinéma, pénible, mais qu'elle accepte pour les 200 000 francs que ça rapportera. La même année, elle marie Vadim, 3 mois après ses 18 ans. Willie Rozier la fait tourner en 1953. Les États-Unis ne sont pas insensibles à la beauté et à la présence de Bardot. Anatole Litvak lui offre un petit rôle dans une co-production avec la France mettant en vedette Kirk Douglas.  Bardot ne comprend rien de ses lignes en anglais mais les apprend par coeur et les livre avec conviction. 
Elle fait une pièce de théâtre aux critiques favorables, tourne avec Sacha Guitry, avant de partir pour Rome afin d'y trouver du travail. En Italie elle se lie d'amitié avec Ursula Andress et décroche un rôle dans un film étatsunien
De retour en France, elle tourne pour René Clair, se reprend avec Allégret, puis un autre film en Italie où elle apprend à devenir de plus en plus capricieuse. Elle exige entre autre, pour une scène de bain, qu'une solution d'amidon soit remplacée par du lait, bientôt transformé en yogourt par la chaleur des projecteurs sur le plateau. 

En 1955, Roger Vadim et Raoul Lévy bidouillait sur un scénario écrit pour Brigitte mais peu de gens veulent le financer. Après un passage remarqué de Bardot au Festival de Cannes et l'appui du comédien Curd Jürgens, le film qui rendra Bardot giga-populaire, mais surtout désirée par les hommes de toute la terre, est lancé en 1956. Sur le tournage, Bardot et Jean-Louis Trintignant cocufient Vadim sous ses yeux. 
Le film est tout d'abord méprisé en France pour le portrait boniche de la femme française que Vadim dépeint. De plus, Bardot prononce mal et parle d'un ton traînant et immature. Pour exorciser l'échec, Vadim et Lévy exportent le film aux États-Unis et le succès est instantané. Et titanesque. La rumeur voudra que le nom de Bardot rapporte plus à l'étranger que le chiffre d'affaires du manufacturier Renault ne le fait déjà.  Le film est alors remis en salle en France et devient aussi un immense succès populaire.

Une enfant croisée de Marlène Dietrich, Ava Gardner, Suzy Delair, Jane Russell et Marylin Monroe est née et la planète entière se passionne pour elle. Bardot est forcée de se prendre un secrétaire afin de gérer son succès. Une décision qui lui coûtera cher.

Elle tourne sous la direction de Claude Autant-Lara, Vadim, Michel Boisrond et Julien Duvivier. John Wayne dit en 1960 "Je suis prêt à laisser tomber mon chapeau de cow-boy pour tourner avec elle" (Ce qui ne se fera jamais). Vadim et Bardot se séparent. Elle tourne pour Christian-Jacque en 1959. Sur le tournage de ce film elle a une liaison avec le comédien Jacques Cherrier et tombe enceinte de lui. Ils se marient en juin. Brigitte accouche d'un garçon en janvier 1960, une expérience abominable dira-t-elle, allant même jusqu'à souhaiter avoir préféré avoir accouché d'un chien.

Henri-George Clouzot est extrêmement dur avec elle sur le tournage de son film suivant mais en fait une véritable actrice. Bien que torturée par le réalisateur français, elle en garde son plus beau souvenir de cinéma. C'est pourtant une période très intense dans sa vie. Son secrétaire vient de vendre "les secrets du style de vie de la star" aux magazines pour 50 millions de francs et Bardot est forcée de conclure une coûteuse entente avec les magazines afin d'en expurger les sections qui ne lui plaisent pas. Elle a de plus une toute nouvelle maison à St-Tropez, trouvée par sa mère, dans lequel elle vient d'emménager, son mari est malade, elle tourne avec un Clouzot tyrannique et elle a un bébé mal-aimé dans les bras. Dans ce tournis, elle a une liaison amoureuse avec l'acteur Sami Frey.  

Elle s'ouvre les veines d'ailleurs en septembre 1960 et se laisse mourir avant qu'on ne la sauve, allongée dans les herbes de campagne.

La nomination du film de Clouzot pour l'oscar du meilleur film étranger aux États-Unis vient mettre un baume sur tout ça. Si bien des gens l'aiment, l'adorent et l'adulent, une frange de la société française en a aussi honte. Ils la considère vulgaire, voire pornographique. Ils lui reprocheront d'avoir survécu à son suicide. Elle est détestée avec la même violence qu'elle est admirée. Elle tourne avec Louis Malle en Suisse où l'hostilité est encore palpable. On la traite de putain et on souhaite qu'elle quitte le pays lors du tournage de certaines scènes extérieures. Elle est de plus pourchassée par des activistes de l'Algérie Française qui lui font des menaces d'extortion qu'elle brave avec courage sans se gêner. 
Elle tourne encore pour Vadim. Et a ses premiers contacts avec les mauvais traitements de certains animaux contre lesquels elle s'élève aussitôt. 
Elle tourne pour Godard en Italie (un chef d'oeuvre selon moi), fait la connaissance de Gainsbourg, a une idylle avec un brésilien, joue de son image sous la direction d'Edouard Molinaro,  joue son propre rôle dans un film d'Henry Koster des États-Unis, et se montre très généreuse en envoyant un substantiel chèque à Joséphine Baker dans le besoin.

Puis c'est le tournage au Mexique de Viva Maria! sous la direction de Louis Malle et en compagnie de Jeanne Moreau. Le film sera un immense succès, critique et populaire. L'année suivante, elle rencontre le milliardaire allemand Gunter Sachs et l’épouse. Celui-ci, pour lui déclarer son amour, lui envoie une pluie de pétales de roses sur sa maison de St-Tropez près de la mer, depuis son hélicoptère.

En 1967, Malle la fait à nouveau jouer dans sa contribution dans un film à sketch. Elle tourne aux États-Unis mais refuse de faire la Bond girl comme son amie Andress l'avait fait en 62. Diana Rigg prendra le rôle. Elle refuse aussi un film avec Steve McQueen, ce qui fera l'affaire de Faye Duwaway.  

Elle se lasse non seulement de son milliardaire (qui n'avait besoin que d'un trophée, pas d'une femme) mais aussi du cinéma et se tourne davantage vers la chanson avec son ami, partenaire, amant, Serge Gainsbourg.

Elle tourne sans passion sous la direction de Jean Aurel, Michel Deville. Après avoir pensé que Truffaut voulait d'elle pour son prochain film, elle est "tassée" au profit de Catherine Deneuve. Elle en restera amère et se réjouira secrètement de l'échec du film.   

Le cinéma n'est plus que désenchantement pour Brigitte Bardot. Elle vit une très belle expérience de tournage avec une bonne amie, Claudia Cardinale.  Cette dernière, une autre femme fantastiquement jolie, exige que Bardot soit sa partenaire pour ce film. Elle tourne un autre essai (raté) de Vadim qui tente de refaire le coup d'Et Dieu Créa La Femme puis tourne un dernier film avant de se retirer en 1973.

Par la suite, elle se consacre exclusivement à la cause des animaux et de leur bien-être, choisit de vivre en reclus à St-Tropez, minimisant ses contacts en société, ce qui l'isole physiquement et mentalement.

Elle dérape régulièrement dans des interventions publiques excessives et quelques fois racistes qui lui vaudront des amendes en 1996, 1997, 2000, 2004 et 2008.

Elle refuse les millions que Madonna lui propose pour acheter les droits de son autobiographie, Initials B.B.. Cette autobiographie lui vaut deux condamnations, de son ex-mari et de son fils. Elle sera trouvée coupable de violation de la vie privée à l'égard de son ex-mari et d'atteinte à l'intimité intra-utérine pour ses propos haineux sur son enfant à naitre en 1960.

Toutes les causes qu'elle épouse on comme fond de base l'assurance du bon traitement des animaux. Inutile de préciser qu'elle est végétarienne.

Elle-même victime d'une coquetterie dans l'oeil (elle est quasi aveugle de l'oeil gauche), elle aura su capter l'attention des regards du monde entier des années 50 à 73.

Elle a fini par appartenir à tout le monde sauf à elle. Voilà pourquoi elle avait besoin d'oxygène dans son cloître de St-Tropez.

Marie-Dominique Lelièvre vient de publier Plein la Vue qui détaille la vie de la star internationale. Le livre est disponible aux éditions Flammarion et est présentement en rayon chez votre libraire.