J'ai toujours eu une certaine estime pour Darryl Sittler.
Le jeune homme de St-Jacobs en Ontario, après une brillante carrière junior, avait été repéché par les tristes Maple Leafs de Toronto en 1970. 8ème au total, derrière Gilbert Perreault, Dale Tallon, Reggie Leach, Rick MacLeish, Ray Martinyuk et Chuck Lefley. (ces deux derniers pitons repêchés par les Canadiens de Montréal)
En 1972, il est encore trop vert pour être invité au sommet du siècle. Il regardera passer la parade quand trois des ses coéquipiers participeront à l'historique tournoi de hockey contre la Russie. Parmi eux, un joueur plutôt ordinaire qui aura marqué le tournoi de manière extraordinaire et immortelle. Sittler aura toutefois non seulement la chance de faire partie du second tournoi international au sein d'équipe Canada (tournoi qui regroupait alors plusieurs équipes dont la Tchésoclovaquie et la Suède) en 1976 mais il fera aussi la différence dans certains matchs (contre de jeunes Stastny...).
Après 5 saisons où Toronto joue comme les pieds qu'ils sont capables d'être, leur as joueur et capitaine Dave Keon choisit de se joindre à la nouvelle ligue rivale: l'AMH. Il portera les couleurs des Whalers d'Hartford. Darryl Sittler, qui fait maintenant 80 pts par saison, devient alors le premier centre et le capitaine du club.
L'une des raisons pour laquelle je l'admirais, outre son talent, était une raison toute bête. C'est entre autre grâce à la forme du "C" sur son gilet. Un "C" très afirmé, d'une belle courbe et bien en évidence qui laissait croire à une fierté d'être capitaine. Même si le club était misérable. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais le "C" des multiples capitaines du Canadien ont toujours été timides et tout petits, petits...Depuis que je les suis en tout cas. De Serge Savard à Brian Gionta en passant par Gainey, Carbo et Koivu. Le "c" est toujours gêné. Le leadership aussi?
J'avais aussi un peu pitié de Sittler. Les années 80 étaient abomninables pour les Maple Leafs de Toronto. Guidé par un propriétaire, Harold Ballard, dont la santé mentale était inadéquate, ils étaient une telle risée dans la ligue qu'ils n'en n'ont jamais complètement quitté le rôle. Une fois en 1993 et peut-être un peu cette année.
Vers la fin de sa carrière Sittler, épuisé d'être le capitaine d'une chaloupe, demandera à être échangé. Car bien qu'il eût brillé sur la glace, son séjour avec Toronto, malgré ses beaux efforts, ne lui donnera jamais espoir de Coupe Stanley. Seulement en 1978 passeront-ils près d'atteindre la finale mais les Canadiens de Montréal sont sur leur route et les humilient ne leur accordant que 4 buts en 4 matchs.
En 844 matchs dans l'uniforme des Leafs Sittler obtient 916 pts, 389 buts et 527 passes. En guise de remerciement le sénile Harold Ballard qui avait promis de l'échanger le fait poireauter 7 semaines avant de l'envoyer aux Flyers de Philadelphie. Il y jouera trois ans obtenant 32 pts en 35 matchs, 83 en 80 et 63 en 76 matchs. Le nouveau directeur, Bobby Clarke, lui indique qu'il sera le nouveau capitaine des Flyers, Sittler, honoré, prépare un petit discours pour les fans et les journalistes mais la conférence de presse des Flyers en soirée annoncera à la place...son échange aux Red Wings de Détroit...
"Clarke can't come close to realizing how much he hurt me, and my family, that day" dira-t-il par la suite.
Sittler n'est plus tellement jeune (pour un joueur de hockey entendons nous, il a alors 34 ans) et sa saison à Détroit est si atroce qu'il accroche ses patins définitivement pour ses 36 ans.
Mais alors en quoi est-il "pauvre" ce joueur de hockey alors?
Nous sommes en 1984. Les salaires ne sont pas encore ce qu'ils sont aujourd'hui. Ils ne sont pas mauvais mais ils ne sont pas publics. Personne ne gagne plusieurs millions. Quand ceux-ci sont rendus publics au début des années 90, la banque saute. La ligue ne s'en remettera jamais , les salaires sombrent dans l'indécence. Mais Sittler a manqué cette manne. Bien qu'il ait suffisament gagné pour vivre quelques années, ce n'est plus l'équipe qui pait tous ses repas, son logement et ses déplacements. Avant ses 50 ans, il lui faudra un autre revenu.
Il est suffisament brillant pour se débrouiller et se trouver la formation et les qualifications qui feront de lui un directeur de compagnie d'explorations minières.
Mais il gagne davantage dans mon estime en s'impliquant, depuis le tout début de l'existence de ses jeux, comme instructeur du club de hockey dans les jeux olympiques spéciaux. Jeux créés afin d'honorer les athlètes ayant un handicap phyisique ou mental.
Darryl n'aura jamais été parmi les Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Bobby Orr et autres briseurs de records de la ligue. Mais il aura honoré son sport à sa manière.
Un important record reste sien encore de nos jours et l'exploit se passait aujourd'hui en 1976.
mardi 7 février 2012
lundi 6 février 2012
Fonds de Pensées (errantes)
When I am King, you will be first against the wall...
-Radiohead.
Moi aussi je vais vous dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas:
La bêtise n'est pas du courage.
Le triste sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, dont la première fille a été violée puis assassinée et dont la seconde a trouvé la mort peu de temps après dans un accident de voiture a érré très lourdement la semaine dernière en invitant au suicide.
Une erreur impardonnable dont le rôle de sénateur qui lui est confié ne lui sied plus du tout. Il a eu beau s'excuser d'avoir dit des niaiseries (une semaine avant la semaine de prévention contre le suicide en plus!) le mal est fait. On connait le fond de sa pensée. Et c'est très très laid. Aussi sale que les mains de celui qui étrangle par folie.
Plus inquiétant encore est tout le soutien que semble avoir eu Boisvenu par la suite. Les journalistes, qui font très mal leur travail dans ce dossier, se contentent de dire "qu'il a obtenu des appuis" laissant croire que pleins de gens sont d'accord avec ses idées (41% semble-t-il). Les dits "appuis" sont assurément des gens qui le soutiennent par rapport aux multiples drames que sa femme et lui ont vécu à titre personnel. Pas pour ses suggestions de pendaison volontaire. Et le Québec est encore en dépression post-Turcotte, comme Isabelle Gaston nous l'a rappellé hier. C'est un très mauvais moment à passer mais il ne faut pas tomber sur la tête non plus.
Le capital de sympathie suite à une séries des drames personnels ne nous donne pas le droit de dire et de souhaiter n'importe quoi. Ce ne sont pas les propos du sénateur qui sont dangereux autant que la mécanique qui a mené à ses propos. Le fond de pensée qui traînait dans le tiroir depuis longtemps qui a refait surface. Boisvenu est reconnu pour sortir des chiffres n'importe où et n'importe quand et leur faire dire n'importe quoi dans tout de sorte de contextes sous les traits de la fausseté. La confusion a toujours régné chez Pierre-Hugues Boisvenu. Du moins depuis que cet homme est public. Et on a toujours trouvé ça normal. Le gars a vécu des choses terribles au niveau personnel. On l'a tous trouvé fort dans les circonstances même si souvent, certaiens combats étaient guidés par la détresse.
Il est donc dans la continuité logique de lui pardonner à nouveau cet effondrement mental. Mais je le répète, le mal est fait. C'est comme ce créationiste, toujours parmi les consevateurs, qui nous avait livré dans un état d'ivresse (ou pas) sa vision de l'homosexualité. Qu'il ait voulu déconner ou pas, le fond de sa pensée était resté à la surface. Le fond de sa pensée est tout ce qu'il y a de plus déréglé.
Boisvenu aussi est conservateur. Sa mécanique mentale aussi a des ratés. Sans vouloir y mettre un côté péjoratif, le fond de sa pensée est aussi déréglé après tout ce qui lui est arrivé.
Il n'a pas été contraint de dire "qu'il souhaitait que certains criminels aient une corde dans leur cellule", il a été tout à fait volontaire à le dire au micro. Il a même commencé par "je me dis tout le temps..." comme un raisonnement maintes et maintes fois répétés. Comme une obssession vengeresse.
Personne n'est contre la vertu. Plusieurs ont souhaité Cliff Olson, Guy Turcotte, les Shafia et combien d'autres, morts. Et les sales propos de Boisvenu ont nécessairement soulevé la question de la peine de mort qui n'est pourtant pas du tout à l'agenda de personne.
Quelques mots sur la peine de mort.
À tort, on dit souvent "que la peine de mort devrait être applicable seulement dans certains cas..."
Bête.
La peine de mort ne peut pas être appliquée autrement.
À tort, on prétend que tuer un irrécupérable coûterait moins cher que de le garder en prison.
Faux
Les nombreux recours et toute la quincaillerie de la peine de mort qui paralyserait un système judiciaire déjà sérieusement embourbé rendent le système très coûteux aux États-Unis en ce moment. On l'évalue à 114 millions annuellement, dans le seul état de la Californie.
À tort, on dit que la pein de mort devrait s'appliquer aux irrécupérables.
Qu'est-ce qu'un irrécupérable? Pour moi c'est Anne-Marie Péladeau. Devrait-on alors la tuer?
En ce moment même, les États-Unis remettent en question la peine de mort comme jamais puisque les erreurs judiciaires y ont été excessivement nombreuses. De plus, aux États-Unis toujours, c'est loin d'être toujours les crimes les plus graves qui sont punis par la peine capitale. Et comme par hasard, les criminels noirs ayant des Blancs comme victimes sont systématiquement les plus condamnés à mort. La peine de mort comme éxutoire raciste? On le sait au Québec le racisme nage à la surface de toute une génération chez nous. Ce n'est même plus un fond de pensée.
L'un des derniers pendu au Québec, Wilbert Coffin, était indien.
On débat encore sur sa possible non-culpabilité. Il a été pendu en 1956.
De toute façon se serait gaspiller sa salive que de parler plus longtemps de la peine de mort ici. La Cour suprême du Canada a conclu à l'unanimité en 2001 que la peine de mort était inconstitutionnelle.
Mais comme les conservateurs se sont retiré de Kyoto, veulent revisiter la définition de ce qu'est un "humain" (pour réouvrir les questions sur l'avortement (soupir!)) et que maintenant un de leur sénateur, qui ne sera visiblement pas puni pour ses propos irresponsables, parle de "choix de mort" ; Peut-être devrait-on aussi craindre une relecture du statut de la peine de mort au pays...
Y a des fonds de pensée, comme celles de Boisvenu qui lorsque mis en lumière,
ne font que souligner ses défauts de mécanique tout en poussière.
Ses fonds de pensées sont aussi des fonds de culottes, bons pour la litière.
-Radiohead.
Moi aussi je vais vous dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas:
La bêtise n'est pas du courage.
Le triste sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, dont la première fille a été violée puis assassinée et dont la seconde a trouvé la mort peu de temps après dans un accident de voiture a érré très lourdement la semaine dernière en invitant au suicide.
Une erreur impardonnable dont le rôle de sénateur qui lui est confié ne lui sied plus du tout. Il a eu beau s'excuser d'avoir dit des niaiseries (une semaine avant la semaine de prévention contre le suicide en plus!) le mal est fait. On connait le fond de sa pensée. Et c'est très très laid. Aussi sale que les mains de celui qui étrangle par folie.
Plus inquiétant encore est tout le soutien que semble avoir eu Boisvenu par la suite. Les journalistes, qui font très mal leur travail dans ce dossier, se contentent de dire "qu'il a obtenu des appuis" laissant croire que pleins de gens sont d'accord avec ses idées (41% semble-t-il). Les dits "appuis" sont assurément des gens qui le soutiennent par rapport aux multiples drames que sa femme et lui ont vécu à titre personnel. Pas pour ses suggestions de pendaison volontaire. Et le Québec est encore en dépression post-Turcotte, comme Isabelle Gaston nous l'a rappellé hier. C'est un très mauvais moment à passer mais il ne faut pas tomber sur la tête non plus.
Le capital de sympathie suite à une séries des drames personnels ne nous donne pas le droit de dire et de souhaiter n'importe quoi. Ce ne sont pas les propos du sénateur qui sont dangereux autant que la mécanique qui a mené à ses propos. Le fond de pensée qui traînait dans le tiroir depuis longtemps qui a refait surface. Boisvenu est reconnu pour sortir des chiffres n'importe où et n'importe quand et leur faire dire n'importe quoi dans tout de sorte de contextes sous les traits de la fausseté. La confusion a toujours régné chez Pierre-Hugues Boisvenu. Du moins depuis que cet homme est public. Et on a toujours trouvé ça normal. Le gars a vécu des choses terribles au niveau personnel. On l'a tous trouvé fort dans les circonstances même si souvent, certaiens combats étaient guidés par la détresse.
Il est donc dans la continuité logique de lui pardonner à nouveau cet effondrement mental. Mais je le répète, le mal est fait. C'est comme ce créationiste, toujours parmi les consevateurs, qui nous avait livré dans un état d'ivresse (ou pas) sa vision de l'homosexualité. Qu'il ait voulu déconner ou pas, le fond de sa pensée était resté à la surface. Le fond de sa pensée est tout ce qu'il y a de plus déréglé.
Boisvenu aussi est conservateur. Sa mécanique mentale aussi a des ratés. Sans vouloir y mettre un côté péjoratif, le fond de sa pensée est aussi déréglé après tout ce qui lui est arrivé.
Il n'a pas été contraint de dire "qu'il souhaitait que certains criminels aient une corde dans leur cellule", il a été tout à fait volontaire à le dire au micro. Il a même commencé par "je me dis tout le temps..." comme un raisonnement maintes et maintes fois répétés. Comme une obssession vengeresse.
Personne n'est contre la vertu. Plusieurs ont souhaité Cliff Olson, Guy Turcotte, les Shafia et combien d'autres, morts. Et les sales propos de Boisvenu ont nécessairement soulevé la question de la peine de mort qui n'est pourtant pas du tout à l'agenda de personne.
Quelques mots sur la peine de mort.
À tort, on dit souvent "que la peine de mort devrait être applicable seulement dans certains cas..."
Bête.
La peine de mort ne peut pas être appliquée autrement.
À tort, on prétend que tuer un irrécupérable coûterait moins cher que de le garder en prison.
Faux
Les nombreux recours et toute la quincaillerie de la peine de mort qui paralyserait un système judiciaire déjà sérieusement embourbé rendent le système très coûteux aux États-Unis en ce moment. On l'évalue à 114 millions annuellement, dans le seul état de la Californie.
À tort, on dit que la pein de mort devrait s'appliquer aux irrécupérables.
Qu'est-ce qu'un irrécupérable? Pour moi c'est Anne-Marie Péladeau. Devrait-on alors la tuer?
En ce moment même, les États-Unis remettent en question la peine de mort comme jamais puisque les erreurs judiciaires y ont été excessivement nombreuses. De plus, aux États-Unis toujours, c'est loin d'être toujours les crimes les plus graves qui sont punis par la peine capitale. Et comme par hasard, les criminels noirs ayant des Blancs comme victimes sont systématiquement les plus condamnés à mort. La peine de mort comme éxutoire raciste? On le sait au Québec le racisme nage à la surface de toute une génération chez nous. Ce n'est même plus un fond de pensée.
L'un des derniers pendu au Québec, Wilbert Coffin, était indien.
On débat encore sur sa possible non-culpabilité. Il a été pendu en 1956.
De toute façon se serait gaspiller sa salive que de parler plus longtemps de la peine de mort ici. La Cour suprême du Canada a conclu à l'unanimité en 2001 que la peine de mort était inconstitutionnelle.
Mais comme les conservateurs se sont retiré de Kyoto, veulent revisiter la définition de ce qu'est un "humain" (pour réouvrir les questions sur l'avortement (soupir!)) et que maintenant un de leur sénateur, qui ne sera visiblement pas puni pour ses propos irresponsables, parle de "choix de mort" ; Peut-être devrait-on aussi craindre une relecture du statut de la peine de mort au pays...
Y a des fonds de pensée, comme celles de Boisvenu qui lorsque mis en lumière,
ne font que souligner ses défauts de mécanique tout en poussière.
Ses fonds de pensées sont aussi des fonds de culottes, bons pour la litière.
dimanche 5 février 2012
Le 46 qui sera le nouveau 42
Aujourd'hui c'est le match ultime dans le monde du football.
Nooooooooon! pas le soccer, le football. Celui dont les pieds ne touchent pas tant que ça au ballon. Au soccer on se bat et on se tue dans les gradins. Au football on est plus sains.
Je suis devenu peu à peu un grand adepte de ce sport avec le temps. Je le trouve presque parfait. Voilà un sport extraordinairement riche qui a les couilles de légiférer sur les coups portés à la tête. Un sport si riche qu'il filme des séquences avec de la qualité de pellicule cinématographique. Un sport si riche qu'il peut se payer du temps télé tous les dimanches, 3 heures avant les premiers matchs, juste pour jouer au gérant d'estrade puis inonder les ondes jusqu'à minuit.
Un vrai sport d'équipe dont les maillons de la chaîne sur le terrain sont tout à fait indispensables. Un seul ne fait pas son travail et ça peut être toute l'équipe qui y goûte.
Je trouve aussi leur structure plus brillante que celle des autres sports majeurs. Leur match des étoiles n'est pas une connerie. Il a lieu à la toute fin de la saison, une semaine avant le Super Bowl qui se trouve à être la grande finale. Le match des étoiles comprend alors les meilleurs de la saison passée, sauf ceux qui font parti des deux équipes qui prendront part au Super Bowl, déjà honorés à leur façon de par leur présence à la grande valse. Comme ce sport est suffisament intelligent pour n'offrir qu'un seul match par semaine, ceci donne donc une semaine supplémentaire aux joueurs bléssés pour se remettre sur pied.
Quoi? Si ils ne jouent qu'un seul match c'est pas parce qu'ils sont intelligents, ce serait plutôt parce que ce sport est trop physiquement dur pour faire autrement?
Et le hockey? vous croyez que ce sport ne cogne pas aussi dur? Y a une question de fric au hockey je le sais, et diminuer le nombre de match au calendrier serait choisir de perdre des sous. Mais pas dans tous les marchés. Enfin je ne me lance pas dans cette mêlée... Mais avouez qu'au football, que de ne jouer qu'une seule partie (a sudden-death game)en séries éliminatoires pour éliminer l'adversaire oblige tous les athlètes qui feigneraient peut-être des blessures à donner le maximum en temps voulu non? Et la qualité du spectacle, dont les meilleurs élément sont condensés en 3 heures est forcément supérieure. C'est la que ça se passe et peut-être pas au 3ème match et peut-être pas au 6ème, etc... Tout le monde doit se présenter si on veut gagner.
C'est un film, pas une série. (Voilà pourquoi ils tournent avec de la pellicule cinéma!)
Et il a lieu maitenant. Il ne demande pas le même investissement, quelques heures, une journée tout au plus.
Aujourd'hui.
Pas 2 mois.
C'est plus facile à vendre aux proches qui s'en trouveraient désintéréssés.
Mais le Super Bowl est aussi une grossière orgie. Une parade de la richesse des États-Unis assez baveuse. Un jour, JE NE LE SOUHAITE PAS, les terroristes frapperont là pour faire passer leur message.
Tout est grossi (ce sont quand même les Obèses-Unis) par dix. Ceux qui avaient été bons durant la saison deviennent soudainement excellents. L'équipe qui avait été pas mal pendant la saison devient tout à coup fabuleuse. Les chiffres de cote d'écoute sont artificiellement gonflés. Le prix de la publicité devient obscène (comme si la publicité était incapable de porter ce costume tout seul) et on s'amuse même à faire des concours de la meilleure pub comme on ferait un top ten des plus populaires tueurs en séries. Même qu'aujourd'hui, les publicités du Super Bowl sont souvent plus populaires que le match lui-même. Match devenu pour plusieurs, un gros ramassis d'excès, entrecoupé de quelques heures de sport.
Et ce sport en ce gras dimanche? qu'est-ce qu'il cache dans sa manche?
Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre vs Giants de New York.
La bonne vieille rivalité entre Boston-la-propre et New York-la-sale.
Les Red Sox de Boston et les Yankees de New York sont ennemis depuis toujours. Les Yankees ont pratiquement toujours eu la main forte sur leur opposant.
Le match a lieu à Indianapolis. Autre bonne idée du football de la NFL: Jouer le match de la finale dans un lieu neutre et prédéterminé. Indianapolis, c'est la ville de l'équipe des Colts. Une équipe misérable cette année car leur quart étoile a été bléssé toute la saison. Ironiquement le quart-étoile des Colts (dont c'est probablement la dernière saison avec eux) c'est Peyton Manning, le all-republican male qui a souvent été en confrontation avec Tom Brady, quart-arrière des Patriots, le all-democratic male. Et l'équipe de Brady, les Patriots affrontera celle du frère de Peyton Manning, Eli (vous me suivez?). Eli c'est le quart-arrière des Giants de New York, il gagné le Super Bowl une seule fois, comme son frère. Papa Manning, Archie, était lui aussi un quart-arrière de la NFL par le passé. C'est une journée très cool pour lui aujourd'hui. Ses deux fils ont déjà gagné le Super Bowl et son plus jeune a la chance de sortir de l'ombre de son grand frère et de rafler les grands honneurs une seconde fois. Et dans la cour de son grand-frère.
Eli Manning a en fait la chance de rééditer l'exploit de 2008 où les deux même équipes: NY et BOS, lors du Super Bowl #42, s'étaient affronté et où les Giants avaient remporté les grands honneurs. C'était alors un exploit car jusqu'à ce match, les Patriots tentaient de battre un record de 18 victoires consécutives. (did not happen).
Les Patriots ont une motivation supplémentaire pour vouloir battre NY: Venger 2008.
Je vous préviens tout de suite les beginner boys, les filles vont toutes avoir un faible pour les Patriots. Brady est trop beau. Mais je vous le dis les filles, les deux Quarts sont de bons garçons à présenter à vos parents.
Le Super Bowl #46 est le nouveau #42.
Bon match!
Et recommencez le jogging demain...
Nooooooooon! pas le soccer, le football. Celui dont les pieds ne touchent pas tant que ça au ballon. Au soccer on se bat et on se tue dans les gradins. Au football on est plus sains.
Je suis devenu peu à peu un grand adepte de ce sport avec le temps. Je le trouve presque parfait. Voilà un sport extraordinairement riche qui a les couilles de légiférer sur les coups portés à la tête. Un sport si riche qu'il filme des séquences avec de la qualité de pellicule cinématographique. Un sport si riche qu'il peut se payer du temps télé tous les dimanches, 3 heures avant les premiers matchs, juste pour jouer au gérant d'estrade puis inonder les ondes jusqu'à minuit.
Un vrai sport d'équipe dont les maillons de la chaîne sur le terrain sont tout à fait indispensables. Un seul ne fait pas son travail et ça peut être toute l'équipe qui y goûte.
Je trouve aussi leur structure plus brillante que celle des autres sports majeurs. Leur match des étoiles n'est pas une connerie. Il a lieu à la toute fin de la saison, une semaine avant le Super Bowl qui se trouve à être la grande finale. Le match des étoiles comprend alors les meilleurs de la saison passée, sauf ceux qui font parti des deux équipes qui prendront part au Super Bowl, déjà honorés à leur façon de par leur présence à la grande valse. Comme ce sport est suffisament intelligent pour n'offrir qu'un seul match par semaine, ceci donne donc une semaine supplémentaire aux joueurs bléssés pour se remettre sur pied.
Quoi? Si ils ne jouent qu'un seul match c'est pas parce qu'ils sont intelligents, ce serait plutôt parce que ce sport est trop physiquement dur pour faire autrement?
Et le hockey? vous croyez que ce sport ne cogne pas aussi dur? Y a une question de fric au hockey je le sais, et diminuer le nombre de match au calendrier serait choisir de perdre des sous. Mais pas dans tous les marchés. Enfin je ne me lance pas dans cette mêlée... Mais avouez qu'au football, que de ne jouer qu'une seule partie (a sudden-death game)en séries éliminatoires pour éliminer l'adversaire oblige tous les athlètes qui feigneraient peut-être des blessures à donner le maximum en temps voulu non? Et la qualité du spectacle, dont les meilleurs élément sont condensés en 3 heures est forcément supérieure. C'est la que ça se passe et peut-être pas au 3ème match et peut-être pas au 6ème, etc... Tout le monde doit se présenter si on veut gagner.
C'est un film, pas une série. (Voilà pourquoi ils tournent avec de la pellicule cinéma!)
Et il a lieu maitenant. Il ne demande pas le même investissement, quelques heures, une journée tout au plus.
Aujourd'hui.
Pas 2 mois.
C'est plus facile à vendre aux proches qui s'en trouveraient désintéréssés.
Mais le Super Bowl est aussi une grossière orgie. Une parade de la richesse des États-Unis assez baveuse. Un jour, JE NE LE SOUHAITE PAS, les terroristes frapperont là pour faire passer leur message.
Tout est grossi (ce sont quand même les Obèses-Unis) par dix. Ceux qui avaient été bons durant la saison deviennent soudainement excellents. L'équipe qui avait été pas mal pendant la saison devient tout à coup fabuleuse. Les chiffres de cote d'écoute sont artificiellement gonflés. Le prix de la publicité devient obscène (comme si la publicité était incapable de porter ce costume tout seul) et on s'amuse même à faire des concours de la meilleure pub comme on ferait un top ten des plus populaires tueurs en séries. Même qu'aujourd'hui, les publicités du Super Bowl sont souvent plus populaires que le match lui-même. Match devenu pour plusieurs, un gros ramassis d'excès, entrecoupé de quelques heures de sport.
Et ce sport en ce gras dimanche? qu'est-ce qu'il cache dans sa manche?
Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre vs Giants de New York.
La bonne vieille rivalité entre Boston-la-propre et New York-la-sale.
Les Red Sox de Boston et les Yankees de New York sont ennemis depuis toujours. Les Yankees ont pratiquement toujours eu la main forte sur leur opposant.
Le match a lieu à Indianapolis. Autre bonne idée du football de la NFL: Jouer le match de la finale dans un lieu neutre et prédéterminé. Indianapolis, c'est la ville de l'équipe des Colts. Une équipe misérable cette année car leur quart étoile a été bléssé toute la saison. Ironiquement le quart-étoile des Colts (dont c'est probablement la dernière saison avec eux) c'est Peyton Manning, le all-republican male qui a souvent été en confrontation avec Tom Brady, quart-arrière des Patriots, le all-democratic male. Et l'équipe de Brady, les Patriots affrontera celle du frère de Peyton Manning, Eli (vous me suivez?). Eli c'est le quart-arrière des Giants de New York, il gagné le Super Bowl une seule fois, comme son frère. Papa Manning, Archie, était lui aussi un quart-arrière de la NFL par le passé. C'est une journée très cool pour lui aujourd'hui. Ses deux fils ont déjà gagné le Super Bowl et son plus jeune a la chance de sortir de l'ombre de son grand frère et de rafler les grands honneurs une seconde fois. Et dans la cour de son grand-frère.
Eli Manning a en fait la chance de rééditer l'exploit de 2008 où les deux même équipes: NY et BOS, lors du Super Bowl #42, s'étaient affronté et où les Giants avaient remporté les grands honneurs. C'était alors un exploit car jusqu'à ce match, les Patriots tentaient de battre un record de 18 victoires consécutives. (did not happen).
Les Patriots ont une motivation supplémentaire pour vouloir battre NY: Venger 2008.
Je vous préviens tout de suite les beginner boys, les filles vont toutes avoir un faible pour les Patriots. Brady est trop beau. Mais je vous le dis les filles, les deux Quarts sont de bons garçons à présenter à vos parents.
Le Super Bowl #46 est le nouveau #42.
Bon match!
Et recommencez le jogging demain...
samedi 4 février 2012
40 ans
0h13.
Un chiffre inexistant, nihiliste, une lettre qui représente aussi une drogue, un autre chiffre, malchanceux celui-là.
Aujourd'hui, à cette heure, il y a 40 ans, il faisait tempête autour de l'hôpital d'Arthabaska. Sur toute la province aussi.
Douze mois, jour pour jour après "la tempête du siècle" il y avait suffisament d'élan de l'hiver précédent pour qu'une autre tempête importante paralyse les rues de Victoriaville. Mon père, culture générationnelle aidant, n'avait pas accès à la chambre d'où j'étais né à 0h13 (15 jours trop tard) et se faisait passer pour un ivrogne égaré pour arpenter les corridors jusqu'à sa tendre épouse qui mettait au monde son tout premier bébé.
Le fruit de leur amour. L'astuce avait fonctionné, intimidant ainsi le personnel de l'endroit mon père, entendant un employé dire qu'il faudrait "le chasser" de l'établissement me baptise aussitôt avec l'assentiment de maman, "Hunter".
Cette tempête était si grande qu'elle paralyserait tout le Québec. Un ami, Breaking Bad Marty, né en après-midi le même jour mais à Québec, verrait ses parents prisonniers de la même inertie routière. Ensemble, Marty et moi, nous jouerions au hockey, allant même jusqu'à reçevoir un gâteau d'anniversaire au beau milieu de la glace en plein tournoi.
Toute ma vie je tenterais d'imiter la tempête qui paralyserait le Québec.
J'étais un foetus qui réclamait un avortement mais en entendant Bowie 4 jours plus tard je réclamais soudainement le souverain droit à la vie. I never thought I'd need so many people.
Par la suite mon père m'aimera trop, au point de tailler les pattes des chaises afin que je puisses monter sur ce qui n'était plus...que des coussins avec des dossiers. Mes parents passeront de Victo à Hull parce que Dad étudiait à Ottawa, Ma soeur, Janiper Juniper (J.J.), y naîtra 13 mois après mon apparition sur terre. Solitude? connait pas. Mais aujourd'hui je la réclame souvent. Au point d'être pratiquement le seul éxilé de la tribu originelle.
44 mois plus loin: un bébé bonus, Greenjelly Jones. Née à Québec celle-là.
Je fréquenterai la petite école en deux temps. Une première moitié à Sillery où Sophie et Hélène "m'aimant" me forçeront à prendre conscience de ma personne en 3ème année. L'autre moitié dans une école privée pour garçons où les soeurs religieuses m'ont convaincu à jamais du bien fondé de l'athéisme. Je me rappelle ma sixième année où l'école secondaire voisine, celle à laquelle j'irais l'année suivante, accueillait des filles pour la première fois de son histoire. Je me rapelle guetter les passage de ses rares filles qui passaient près de notre cours de récréation. Déjà la libido qui se générait.
Secondaire: Intensité et bonheur. Rien à rajouter. Dans mon coffre à souvenirs intimes. Amitiés presque toutes nées de l'école secondaire j'aurai (ai toujours) une splendide bande de chummeys. Rainy-Day Girls & Clever Boys. Je ne sais pas ce que j'ai fais pour mériter d'être si bien entouré.
CEGEP: Rapide et furtif. La femme de ma vie s'y trouverait au moins une session en même temps que moi (elle a 2 ans de plus que moi) et je ne la croiserais jamais. Elle était parmi "les poules sans têtes". C'est-à-dire les filles qui n'ont jamais vu de garçons ailleurs que dans les catalogues (fréquentant des écoles non mixtes dans les plus belles années de découverte de leur vie) Elles ne nous intéressaient pas. En retard de 5 ans sur les relations garçons/filles nous les laissions aux attardés, c'est-à-dire aux garçons ayant fréquenté eux aussi les écoles non mixtes pendant les 5 dernières années.
Université (s): Quel bordel!...Donnez nous votre argent mais n'arrivez pas trop vite sur le marché du travail svp... j'aurai Sherbrooké, Montréalisé avant d'être (L)avalisé.
Bac, certificat, autre certificat, pour donner quoi? une dette. Et me ramener sur les bancs d'école pour 2 autres certificats aujourd'hui.
J'ai disloqué mon épaule dans une vague gargantuesque à Boston, rêvé à New York, Hurricane Bob m'a gardé enfermé dans une chmabre d'hôtel du Massachussetts, j'ai gravé mes initiales et celles de l'amoureuse sur la Tour Eiffel, dormi dans le Busch Garden en Colombie Britannique, frissonné en écoutant le spectacle The Wall de Roger Waters suite à la chute du mur de Berlin dans un sous-sol d'Edmonton, dévalé une montagne en vélo en Suisse, fait caca aux toilettes du Louvres, bandé à Londres, escaladé une rivière en Jamaique, nagé sous la pluie en Haïti, surfé à Hawaii, fait du parachute aquatique à Monaco, nagé avec les dauphins à Cuba, fait du catamaran au Mexique, volé un verre de bière en Allemagne, mangé de la choucroute en Belgique (mais pas la langue), pris des belles photos du Luxembourg, ait été impliqué avec la police de Miami, ai goûté à l'extrême luxe de trois croisières qui n'ont pas fait naufrage.
J'aurai: passé des étés au camping à entendre la voix de Jacques Doucet commenter les matchs des expos, aimé Nadine, écouté Samantha Taylor à la fin des classes me présenter 5 ou 6 vidéoclips, ri aux mêmes endroits que Rock Et Belles Oreilles, vomi à 16 ans dans l'entrée au lendemain de la Saint-Jean Baptiste quand mon père m'aura donné les clés pour conduire jusqu'au chalet, me serai rasé pour la première fois en 1990 avant de me rendre à la première de Cyrano de Bergerac et avec un gros diachylon entre le nez et la lèvre supérieure, fais un voyage avec deux supers chummeys à L.A. pendant l'été, aimé Julie, aimé Sarah, aimé Corinne, aimé Karyne, aimé Véro, Clo me brisera le coeur, fais du ski nautique sur le plus beau lac du 418, fais des partys mémorables entre amis au même endroit, gagné une fortune dans un camp de vacances qui aura fermé ses portes parce qu'il payait trop ses employés qui, eux, dans le bois tout l'été, n'avait rien à dépenser et commençait septembre riche comme crésus; j'aurai fais beaucoup de points au hockey, catché au baseball, fais du saut en hauteur, de l'athlétisme, de la gymnastique, de l'équitation, du badmington, du ski alpin et nautique (beaucoup, beaucoup)deux pratiques de football, de la natation, du plongeon, du patin de vitesse, du basket dans l'entrée chez nous mais surtout pas du soccer. J'aurai travaillé dix ans dans la télé et plusieurs autres ailleurs à me faire chier. On critiquerais mes suggestions d'idées cadeaux pour mon anniversaire, on continue de la faire.
(C'est vraiment ça, ça ou ça qui me ferait franchement plaisir, pas plus, 40 ans ou pas)
J'aurai presque eu comme amoureuse Manon Rhéaume mais celle qui était en mission pour "tater le terrain" pour elle en m'approchant sera si ravie de ce qu'elle découvre (et vice-versa) que c'est avec elle que je partirais. (brisant l'amitié entre les deux autres).
Dans un scénario presqu'identique je rencontrerais la femme de ma vie par ami interposé, et je la corromperais en la faisant passer du 418 au 514.
Ensemble nous ferions les deux plus beaux bébés du monde.
C'était...hier non?...
12 ans et demi déjà pour le premier.
8 et demi pour la petite dernière.
19 entre la belle et le truand.
20 le 21 décembre prochain.
40 ans la belle il y a deux ans.
40 ans moi aujourd'hui.
J'ai prêté ton prénom par erreur à la Josiane de la météo que je trouve si époustoufflante.
J'ai prêté ton nom de famille par erreur à la Gingras de Québec qui est assurément l'une des plus belles filles avec laquelle j'ai été en présence dans ma vie.
C'est toujours toi la plus belle. La plus vraie. L'amoureuse.
J'ai crié ton nom
dans une pièce vide
J'ai crié ton nom
dans une pièce vide
Toute ma vie, est avec toi
Toute ma vie, est avec toi
Je ne suis rien sans toi.
Bienvenue au premier jour du reste de ma vie.
Un chiffre inexistant, nihiliste, une lettre qui représente aussi une drogue, un autre chiffre, malchanceux celui-là.
Aujourd'hui, à cette heure, il y a 40 ans, il faisait tempête autour de l'hôpital d'Arthabaska. Sur toute la province aussi.
Douze mois, jour pour jour après "la tempête du siècle" il y avait suffisament d'élan de l'hiver précédent pour qu'une autre tempête importante paralyse les rues de Victoriaville. Mon père, culture générationnelle aidant, n'avait pas accès à la chambre d'où j'étais né à 0h13 (15 jours trop tard) et se faisait passer pour un ivrogne égaré pour arpenter les corridors jusqu'à sa tendre épouse qui mettait au monde son tout premier bébé.
Le fruit de leur amour. L'astuce avait fonctionné, intimidant ainsi le personnel de l'endroit mon père, entendant un employé dire qu'il faudrait "le chasser" de l'établissement me baptise aussitôt avec l'assentiment de maman, "Hunter".
Cette tempête était si grande qu'elle paralyserait tout le Québec. Un ami, Breaking Bad Marty, né en après-midi le même jour mais à Québec, verrait ses parents prisonniers de la même inertie routière. Ensemble, Marty et moi, nous jouerions au hockey, allant même jusqu'à reçevoir un gâteau d'anniversaire au beau milieu de la glace en plein tournoi.
Toute ma vie je tenterais d'imiter la tempête qui paralyserait le Québec.
J'étais un foetus qui réclamait un avortement mais en entendant Bowie 4 jours plus tard je réclamais soudainement le souverain droit à la vie. I never thought I'd need so many people.
Par la suite mon père m'aimera trop, au point de tailler les pattes des chaises afin que je puisses monter sur ce qui n'était plus...que des coussins avec des dossiers. Mes parents passeront de Victo à Hull parce que Dad étudiait à Ottawa, Ma soeur, Janiper Juniper (J.J.), y naîtra 13 mois après mon apparition sur terre. Solitude? connait pas. Mais aujourd'hui je la réclame souvent. Au point d'être pratiquement le seul éxilé de la tribu originelle.
44 mois plus loin: un bébé bonus, Greenjelly Jones. Née à Québec celle-là.
Je fréquenterai la petite école en deux temps. Une première moitié à Sillery où Sophie et Hélène "m'aimant" me forçeront à prendre conscience de ma personne en 3ème année. L'autre moitié dans une école privée pour garçons où les soeurs religieuses m'ont convaincu à jamais du bien fondé de l'athéisme. Je me rappelle ma sixième année où l'école secondaire voisine, celle à laquelle j'irais l'année suivante, accueillait des filles pour la première fois de son histoire. Je me rapelle guetter les passage de ses rares filles qui passaient près de notre cours de récréation. Déjà la libido qui se générait.
Secondaire: Intensité et bonheur. Rien à rajouter. Dans mon coffre à souvenirs intimes. Amitiés presque toutes nées de l'école secondaire j'aurai (ai toujours) une splendide bande de chummeys. Rainy-Day Girls & Clever Boys. Je ne sais pas ce que j'ai fais pour mériter d'être si bien entouré.
CEGEP: Rapide et furtif. La femme de ma vie s'y trouverait au moins une session en même temps que moi (elle a 2 ans de plus que moi) et je ne la croiserais jamais. Elle était parmi "les poules sans têtes". C'est-à-dire les filles qui n'ont jamais vu de garçons ailleurs que dans les catalogues (fréquentant des écoles non mixtes dans les plus belles années de découverte de leur vie) Elles ne nous intéressaient pas. En retard de 5 ans sur les relations garçons/filles nous les laissions aux attardés, c'est-à-dire aux garçons ayant fréquenté eux aussi les écoles non mixtes pendant les 5 dernières années.
Université (s): Quel bordel!...Donnez nous votre argent mais n'arrivez pas trop vite sur le marché du travail svp... j'aurai Sherbrooké, Montréalisé avant d'être (L)avalisé.
Bac, certificat, autre certificat, pour donner quoi? une dette. Et me ramener sur les bancs d'école pour 2 autres certificats aujourd'hui.
J'ai disloqué mon épaule dans une vague gargantuesque à Boston, rêvé à New York, Hurricane Bob m'a gardé enfermé dans une chmabre d'hôtel du Massachussetts, j'ai gravé mes initiales et celles de l'amoureuse sur la Tour Eiffel, dormi dans le Busch Garden en Colombie Britannique, frissonné en écoutant le spectacle The Wall de Roger Waters suite à la chute du mur de Berlin dans un sous-sol d'Edmonton, dévalé une montagne en vélo en Suisse, fait caca aux toilettes du Louvres, bandé à Londres, escaladé une rivière en Jamaique, nagé sous la pluie en Haïti, surfé à Hawaii, fait du parachute aquatique à Monaco, nagé avec les dauphins à Cuba, fait du catamaran au Mexique, volé un verre de bière en Allemagne, mangé de la choucroute en Belgique (mais pas la langue), pris des belles photos du Luxembourg, ait été impliqué avec la police de Miami, ai goûté à l'extrême luxe de trois croisières qui n'ont pas fait naufrage.
J'aurai: passé des étés au camping à entendre la voix de Jacques Doucet commenter les matchs des expos, aimé Nadine, écouté Samantha Taylor à la fin des classes me présenter 5 ou 6 vidéoclips, ri aux mêmes endroits que Rock Et Belles Oreilles, vomi à 16 ans dans l'entrée au lendemain de la Saint-Jean Baptiste quand mon père m'aura donné les clés pour conduire jusqu'au chalet, me serai rasé pour la première fois en 1990 avant de me rendre à la première de Cyrano de Bergerac et avec un gros diachylon entre le nez et la lèvre supérieure, fais un voyage avec deux supers chummeys à L.A. pendant l'été, aimé Julie, aimé Sarah, aimé Corinne, aimé Karyne, aimé Véro, Clo me brisera le coeur, fais du ski nautique sur le plus beau lac du 418, fais des partys mémorables entre amis au même endroit, gagné une fortune dans un camp de vacances qui aura fermé ses portes parce qu'il payait trop ses employés qui, eux, dans le bois tout l'été, n'avait rien à dépenser et commençait septembre riche comme crésus; j'aurai fais beaucoup de points au hockey, catché au baseball, fais du saut en hauteur, de l'athlétisme, de la gymnastique, de l'équitation, du badmington, du ski alpin et nautique (beaucoup, beaucoup)deux pratiques de football, de la natation, du plongeon, du patin de vitesse, du basket dans l'entrée chez nous mais surtout pas du soccer. J'aurai travaillé dix ans dans la télé et plusieurs autres ailleurs à me faire chier. On critiquerais mes suggestions d'idées cadeaux pour mon anniversaire, on continue de la faire.
(C'est vraiment ça, ça ou ça qui me ferait franchement plaisir, pas plus, 40 ans ou pas)
J'aurai presque eu comme amoureuse Manon Rhéaume mais celle qui était en mission pour "tater le terrain" pour elle en m'approchant sera si ravie de ce qu'elle découvre (et vice-versa) que c'est avec elle que je partirais. (brisant l'amitié entre les deux autres).
Dans un scénario presqu'identique je rencontrerais la femme de ma vie par ami interposé, et je la corromperais en la faisant passer du 418 au 514.
Ensemble nous ferions les deux plus beaux bébés du monde.
C'était...hier non?...
12 ans et demi déjà pour le premier.
8 et demi pour la petite dernière.
19 entre la belle et le truand.
20 le 21 décembre prochain.
40 ans la belle il y a deux ans.
40 ans moi aujourd'hui.
J'ai prêté ton prénom par erreur à la Josiane de la météo que je trouve si époustoufflante.
J'ai prêté ton nom de famille par erreur à la Gingras de Québec qui est assurément l'une des plus belles filles avec laquelle j'ai été en présence dans ma vie.
C'est toujours toi la plus belle. La plus vraie. L'amoureuse.
J'ai crié ton nom
dans une pièce vide
J'ai crié ton nom
dans une pièce vide
Toute ma vie, est avec toi
Toute ma vie, est avec toi
Je ne suis rien sans toi.
Bienvenue au premier jour du reste de ma vie.
vendredi 3 février 2012
L'Empreinte Malick
Quand les nominations pour les oscars dans la catégorie du meilleur film sont tombées j'ai réalisé que j'en avais pratiquement vu la moitié cette année.
4 1/2 des 10. (10! quelle connerie!)
The Artist...Pas aimé.
Midnight In Paris...Adoré/acheté
The Descendants......Adoré
The Help...................Savouré mais n'a pas sa place dans cette catégorie
La demie? c'est le roman de Jonathan Safran Foer que j'ai lu, je ne crois pas que Extremely Loud & Incredibly Close-le film ne puisse rendre justice à l'oeuvre originale. Qui était en quelque sorte une réécriture de Everything Is Illuminated, excellente première oeuvre de l'écrivain.
En m'étonnant moi-même, je réalisais que je n'avais pas vu The Tree of Life de Terence Malick. J'adoooooooore le Malick d'Amérique, cet ours qui se terre dans le bois et qui communie avec la nature comme Paris Hilton trempe dans l'or. Il a horreur des photos et ne sera assurément pas au gala. Il tourne peu ( 5 films en plus de 40 ans) mais il tourne bien. Chacun des ses films trempe dans l'expérience davantage que dans le traditionnel film contemporain.
The Tree of Life ne fait pas exception.
En temps normal on parle d'une histoire et blablabla...Mais ce film n'a pas d'histoire au sens propre du terme, ce film est une impression, l'impression d'une enfance, peut-être la sienne, qui au travers de la poésie de Malick pourrait devenir celle de quiconque. D'Amérique ou d'ailleurs. Apprendre à marcher, apprendre à accueillir un petit frère, puis deux, apprendre l'autorité, apprendre l'autorité injuste, apprendre l'amour matriarcal, apprendre les rivalités fraternelles, apprendre à cohabiter avec un père abusif, apprendre à vivre avec ses démons. Apprendre comme seuls les enfants le font si intensément, des choses que nous prenons, adultes, pour acquis, mais qui nous forment, enfants, plus que nous ne le réalisons nous-même.
Ce film est un film de gestes et de mouvements. Un film tout en élan telle une balançoire qui se secouerait sans passagers dans le village de Smithville, Texas dans les années 50. Un film sur le bonheur incertain, sur apprendre à aimer et apprendre à craindre. Ce qui vient souvent ensemble. Voilà un film visuellement époustoufflant. Douglas Turnbull, responsable du visuel de Blade Runner et de 2001: A Space Odyssey, est la carte cachée de ce film. La cinématographie d'Emmanuel Lubezki nous offre un vol de chauve-souris (sans effets spéciaux- Tournée à Austin (toujours au Texas) la ville possède la plus grande population de chauve-souris au monde), un papillon qui se pose sur la fabuleuse Jessica Chastain (non truqué non plus) et des images d'une magie réaliste qui devrait lui valoir quelques honneurs à travers le monde. Chastain, devrait elle aussi, de par ses efforts combinés dans The Help et dans ce film, remporter la statuette aux prochains oscars (elle y est nommée pour The Help).
Le charme du film tient de la métaphysique philosophique et spirituellle, presque zen, de Malick, thèmes récurents du reclus réalisateur. Dès le départ, la mère(Chastain) d'une famille de trois garçons, et femme d'un mari sévère, quelques fois odieux (Brad Pitt), annonce que les religieuses lui ont toujours appris qu'il y a deux manières de traverser la vie: avec la nature ou avec la grace. Nous suiverons deux parents qui grandiront choisissant l'un et l'autre.
Ceci étant dit la "religion" n'étouffe ce film en rien.
Dans cet effort visuellement très riche, le montage musical fusionne admirablement bien avec les images tout ce qu'il y a de plus féériques. Le manque d'intérêt de Malick pour les dialogues semble toutefois se retourner légèrement contre lui, il faut donc approcher ce film comme on irait au musée sinon on sera décu. Je crois même qu'en général les gens seront déçus. 2h40 de film impressionniste c'est beaucoup demander au commun des mortels. Au niveau des images et du dialogue, il y a un lien de parenté avec Days of Heaven.
Mais pour voir une sacrément jolie expression du cinéma, en laissant de côté la narration traditionnelle et en enfilant ses pantoufles simplement émotives, ce film est à voir.
Malick, Chastain et Lubezki n'auront peut-être pas tous des oscars dans une vingtaine de jours mais ils le mériteraient amplement dans cette impresionnante fresque visuelle.
4 1/2 des 10. (10! quelle connerie!)
The Artist...Pas aimé.
Midnight In Paris...Adoré/acheté
The Descendants......Adoré
The Help...................Savouré mais n'a pas sa place dans cette catégorie
La demie? c'est le roman de Jonathan Safran Foer que j'ai lu, je ne crois pas que Extremely Loud & Incredibly Close-le film ne puisse rendre justice à l'oeuvre originale. Qui était en quelque sorte une réécriture de Everything Is Illuminated, excellente première oeuvre de l'écrivain.
En m'étonnant moi-même, je réalisais que je n'avais pas vu The Tree of Life de Terence Malick. J'adoooooooore le Malick d'Amérique, cet ours qui se terre dans le bois et qui communie avec la nature comme Paris Hilton trempe dans l'or. Il a horreur des photos et ne sera assurément pas au gala. Il tourne peu ( 5 films en plus de 40 ans) mais il tourne bien. Chacun des ses films trempe dans l'expérience davantage que dans le traditionnel film contemporain.
The Tree of Life ne fait pas exception.
En temps normal on parle d'une histoire et blablabla...Mais ce film n'a pas d'histoire au sens propre du terme, ce film est une impression, l'impression d'une enfance, peut-être la sienne, qui au travers de la poésie de Malick pourrait devenir celle de quiconque. D'Amérique ou d'ailleurs. Apprendre à marcher, apprendre à accueillir un petit frère, puis deux, apprendre l'autorité, apprendre l'autorité injuste, apprendre l'amour matriarcal, apprendre les rivalités fraternelles, apprendre à cohabiter avec un père abusif, apprendre à vivre avec ses démons. Apprendre comme seuls les enfants le font si intensément, des choses que nous prenons, adultes, pour acquis, mais qui nous forment, enfants, plus que nous ne le réalisons nous-même.
Ce film est un film de gestes et de mouvements. Un film tout en élan telle une balançoire qui se secouerait sans passagers dans le village de Smithville, Texas dans les années 50. Un film sur le bonheur incertain, sur apprendre à aimer et apprendre à craindre. Ce qui vient souvent ensemble. Voilà un film visuellement époustoufflant. Douglas Turnbull, responsable du visuel de Blade Runner et de 2001: A Space Odyssey, est la carte cachée de ce film. La cinématographie d'Emmanuel Lubezki nous offre un vol de chauve-souris (sans effets spéciaux- Tournée à Austin (toujours au Texas) la ville possède la plus grande population de chauve-souris au monde), un papillon qui se pose sur la fabuleuse Jessica Chastain (non truqué non plus) et des images d'une magie réaliste qui devrait lui valoir quelques honneurs à travers le monde. Chastain, devrait elle aussi, de par ses efforts combinés dans The Help et dans ce film, remporter la statuette aux prochains oscars (elle y est nommée pour The Help).
Le charme du film tient de la métaphysique philosophique et spirituellle, presque zen, de Malick, thèmes récurents du reclus réalisateur. Dès le départ, la mère(Chastain) d'une famille de trois garçons, et femme d'un mari sévère, quelques fois odieux (Brad Pitt), annonce que les religieuses lui ont toujours appris qu'il y a deux manières de traverser la vie: avec la nature ou avec la grace. Nous suiverons deux parents qui grandiront choisissant l'un et l'autre.
Ceci étant dit la "religion" n'étouffe ce film en rien.
Dans cet effort visuellement très riche, le montage musical fusionne admirablement bien avec les images tout ce qu'il y a de plus féériques. Le manque d'intérêt de Malick pour les dialogues semble toutefois se retourner légèrement contre lui, il faut donc approcher ce film comme on irait au musée sinon on sera décu. Je crois même qu'en général les gens seront déçus. 2h40 de film impressionniste c'est beaucoup demander au commun des mortels. Au niveau des images et du dialogue, il y a un lien de parenté avec Days of Heaven.
Mais pour voir une sacrément jolie expression du cinéma, en laissant de côté la narration traditionnelle et en enfilant ses pantoufles simplement émotives, ce film est à voir.
Malick, Chastain et Lubezki n'auront peut-être pas tous des oscars dans une vingtaine de jours mais ils le mériteraient amplement dans cette impresionnante fresque visuelle.
jeudi 2 février 2012
Succomber à la Télé
Je jouerais du piano sur leurs cuisses ébène et ivoire.
Probablement invité par les appétissantes cuisses promises de Julie Bélanger et d'Isabelle Raçicot dans la publicité de l'émission Ça Finit Bien la Semaine, je me suis vissé devant la télé, dans le divan en soirée, jeudi dernier, après une semaine fort occupée.
Je crois que, pepsky** en main, je l'avais bien mérité.
Le jeudi soir je suis monoparental. La belle travaille jusqu'à 21h à la banque. La puce était en classe neige et le plus vieux a comme amoureuse, la Xbox.
J'ai d'abord zappé sur Infoman. J'oublie, chaque fois que je tombe sur l'émission de Jean-René Dufort, qu'il est pratiquement toujours plus drôle et intelligent en 4 minutes que 125 ans de radio "d'humour" au Québec*. Ses revues de fin d'année sont souvent plus agréables que les multiples essais ailleurs. Ses montages qui ridiculisent nos personalités publiques sont toujours de véritables bijoux. Le maire Tremblay qui répète 7 fois en 7 moments différents "je ne savais pas..." ou la variation "'je ne suis pas au courant..." empêche le pauvre maire de Montréal de prétendre qu'il n'est pas toujours le dernier informé de ce qui se passe...dans son administration. Le montage de certains témoignages gênants de la commission Bouchard-Taylor est un classique. Des images qui ont bien mal fait paraître plusieurs lutins mentaux de chez nous.
Plus tard, la zappette m'a guidé sur une station qui offrait une émission animée par Sophie Durocher. Je le dis d'emblée je déteste Sophie Durocher. Son accent français m'agresse. Je trouve généralement ses positions stupides et bien qu'elle ait passé quelques années en France je la trouve parfaitement déplacée de parler des Québécois en disant "...vous..." comme si ses quelques années passées là-bas l'avait dédouané de son statut de Québécoise à jamais.
Mais je sais qu'elle est folle de lingerie. Et je trouve ses yeux très très jolis. Ça alimente mes fantasmes de poivrot. Mais dès qu'elle ouvre la bouche...tout s'éteint. À sa table il y avait Mathieu Bock-Côté, un intervenant particulièrement coloré, Jean-Michel Duffaut, un chroniqueur perpétuellement égaré, Marie Plourde, que j'ai trouvé fort jolie il y a longtemps dans une autre vie (vers la fin des années 80) mais qui est devenue 100% gourde avec une coupe de cheveux qui rappelle Gertrude Stein et des lunettes noires qui rappelait le schtroumpf affublé de la chose: double whammy! Mais ce qui m'a gardé à la station c'est Jean-François Lisée qui ploguait son livre: Comment Mettre La Droite K.-O. En 15 Arguments.
Lisée était en tournée médiatique depuis 3 jours. Je le croisais à la radio autant chez Desautels que chez Medium Large. Cette fois je le croisais à la table de Durocher à jaser du duel droite/gauche au Québec (et potentiellement ailleurs) qui se trouve à être le coeur de son dernier effort littéraire. L'ironie a voulu qu'au moment de tomber sur cette station communautaire, je lisais justement aussi un article dans un journal culturel qui le faisait parler, Lisée, de son livre. Alors que je l'avais toujours classé dans la catégorie des fouilles-merdes, je dois avouer que depuis deux ans mon opinion sur le bonhomme a complètement changé. Voilà un bon et utile fouille-merde. Il faut revisiter son face à face avec Mordecai Richler, qu'il a mis complètement k.o. en 1992 (tout en lui faisant savoir que son coeur saignait car il adorait l'oeuvre de fiction du juif de mauvaise foi de Montréal.) pour comprendre à quel point Lisée est un excellent orateur, un homme bien informé, toujours bien préparé, très allumé et tout à fait capable d'encaisser autant que de puncher.
Un boxeur politique très sain. À découvrir. Lisez Lisée. De la Malbaie aux Champs Élysés.
Mais le véritable plat de résistance (dans la catégorie fast-food) était cette nouvelle émission de télé-réalité qui allait débuter en soirée sur la station V. L'Amour est dans le Pré est une émission achetée de la France (ou d'ailleurs?) qui nous présente 5 fermiers désirant trouver l'amour de leur vie. Ces 5 jeunes hommes, qui travaillent 12 heures par jour, 7 jours sur 7, devront co-habiter avec 3 femmes de leur choix sur plusieurs semaines, parfois (souvent semble-t-il) toutes en même temps et au final, choisir leur candidate idéale.
L'émission est animée par la chanteuse Marie-Eve Janvier, artiste dont la carrière a ce petit côté 1955 depuis toujours.
Cette curiosité m'intrigue beaucoup. Qui sont ces filles qui ne veulent jamais voir leur chums? Comptent-elles participer au roulement de la ferme? (Une obligation en général) Sont-elles simplement parmi les multiples desespérées du célibat forcé?
Le désespoir est toujours fort intéressant à documenter. Certaines de ses filles sont dans la naiveté la plus opaque, ignorant tout de la galère dans laquelle elles se plongent. Les boyz aussi. L'un des candidats a étonnemment choisi de garder une jeune femme qui aime beaucoup voyager (ce qu'il a promis qu'il ne ferait jamais plus de deux jours de suite, travail oblige) et qui a une enfant en chaise roulante. Étonnant défi, brave homme ou grand naïf? Une jeune journaliste de Gatineau au prénom génétiquement modifié de solide brillant (Krystale) ne cadre en rien avec le foin. A-t-elle le gêne de la ferme? Une autre (Valérie) est déjà vachère. Parmi toutes ses infirmières, cosméticiennes, entraineure et autres étudiantes en esthétique bleachée, comment pourrait-elle ne pas plaire au cow-boy?
Ces braves jeunes hommes, 100% investis dans leur travail, ne sont pas des artistes du verbe et encore moins des champions de la socialisation, c'est ce qui ajoute à leur charme, un brin juvénile. Eux-même ne semblent pas complètement convaincus de savoir dans quel manège ils se sont embarqués. Une chose est certaine, cette publicité ponctuelle, chaque jeudi soir, fera naître toute une autre série de candidates devant leur téléviseur dans leur salon. Je ne suis donc pas inquiet pour leur coeur. Ils ont, à mon avis, tous déjà gagné peu importe l'issue de l'émission. De plus, il se gagneront peut-être aussi des travailleurs pour les aider si on les découvre surchargés à la télé. Ils inspireront sûrement.
Et c'est aussi ça des fois la télévision: l'inspiration.
'Me suis rendu compte sur le tard que l'émission qui nous dévoilait les délicieuses cuisses de Bélanger et Raçicot c'était pour le lendemain.
Pas grave, je m'amusais bien ce soir-là, des petites robes noires et des talons hauts dans la plaine de Tingwick, ville (champs?) en banlieue voisine de celle qui a vu mes premiers 12 mois de vie sur cette planète: Victoriaville.
C'est le bébé de Victo en moi qui m'a envoyé dans le pré.
Je retournerai communier à cette télé plus tard en soirée.
Par curiosité.
*L'émission Le Sportnographe étant probablement l'exception. Drôle, brillante et fort habile dans un milieu (les sports) où ce n'est pas toujours facile de briller intelligemment.
**Pepsi+Whisky
Probablement invité par les appétissantes cuisses promises de Julie Bélanger et d'Isabelle Raçicot dans la publicité de l'émission Ça Finit Bien la Semaine, je me suis vissé devant la télé, dans le divan en soirée, jeudi dernier, après une semaine fort occupée.
Je crois que, pepsky** en main, je l'avais bien mérité.
Le jeudi soir je suis monoparental. La belle travaille jusqu'à 21h à la banque. La puce était en classe neige et le plus vieux a comme amoureuse, la Xbox.
J'ai d'abord zappé sur Infoman. J'oublie, chaque fois que je tombe sur l'émission de Jean-René Dufort, qu'il est pratiquement toujours plus drôle et intelligent en 4 minutes que 125 ans de radio "d'humour" au Québec*. Ses revues de fin d'année sont souvent plus agréables que les multiples essais ailleurs. Ses montages qui ridiculisent nos personalités publiques sont toujours de véritables bijoux. Le maire Tremblay qui répète 7 fois en 7 moments différents "je ne savais pas..." ou la variation "'je ne suis pas au courant..." empêche le pauvre maire de Montréal de prétendre qu'il n'est pas toujours le dernier informé de ce qui se passe...dans son administration. Le montage de certains témoignages gênants de la commission Bouchard-Taylor est un classique. Des images qui ont bien mal fait paraître plusieurs lutins mentaux de chez nous.
Plus tard, la zappette m'a guidé sur une station qui offrait une émission animée par Sophie Durocher. Je le dis d'emblée je déteste Sophie Durocher. Son accent français m'agresse. Je trouve généralement ses positions stupides et bien qu'elle ait passé quelques années en France je la trouve parfaitement déplacée de parler des Québécois en disant "...vous..." comme si ses quelques années passées là-bas l'avait dédouané de son statut de Québécoise à jamais.
Mais je sais qu'elle est folle de lingerie. Et je trouve ses yeux très très jolis. Ça alimente mes fantasmes de poivrot. Mais dès qu'elle ouvre la bouche...tout s'éteint. À sa table il y avait Mathieu Bock-Côté, un intervenant particulièrement coloré, Jean-Michel Duffaut, un chroniqueur perpétuellement égaré, Marie Plourde, que j'ai trouvé fort jolie il y a longtemps dans une autre vie (vers la fin des années 80) mais qui est devenue 100% gourde avec une coupe de cheveux qui rappelle Gertrude Stein et des lunettes noires qui rappelait le schtroumpf affublé de la chose: double whammy! Mais ce qui m'a gardé à la station c'est Jean-François Lisée qui ploguait son livre: Comment Mettre La Droite K.-O. En 15 Arguments.
Lisée était en tournée médiatique depuis 3 jours. Je le croisais à la radio autant chez Desautels que chez Medium Large. Cette fois je le croisais à la table de Durocher à jaser du duel droite/gauche au Québec (et potentiellement ailleurs) qui se trouve à être le coeur de son dernier effort littéraire. L'ironie a voulu qu'au moment de tomber sur cette station communautaire, je lisais justement aussi un article dans un journal culturel qui le faisait parler, Lisée, de son livre. Alors que je l'avais toujours classé dans la catégorie des fouilles-merdes, je dois avouer que depuis deux ans mon opinion sur le bonhomme a complètement changé. Voilà un bon et utile fouille-merde. Il faut revisiter son face à face avec Mordecai Richler, qu'il a mis complètement k.o. en 1992 (tout en lui faisant savoir que son coeur saignait car il adorait l'oeuvre de fiction du juif de mauvaise foi de Montréal.) pour comprendre à quel point Lisée est un excellent orateur, un homme bien informé, toujours bien préparé, très allumé et tout à fait capable d'encaisser autant que de puncher.
Un boxeur politique très sain. À découvrir. Lisez Lisée. De la Malbaie aux Champs Élysés.
Mais le véritable plat de résistance (dans la catégorie fast-food) était cette nouvelle émission de télé-réalité qui allait débuter en soirée sur la station V. L'Amour est dans le Pré est une émission achetée de la France (ou d'ailleurs?) qui nous présente 5 fermiers désirant trouver l'amour de leur vie. Ces 5 jeunes hommes, qui travaillent 12 heures par jour, 7 jours sur 7, devront co-habiter avec 3 femmes de leur choix sur plusieurs semaines, parfois (souvent semble-t-il) toutes en même temps et au final, choisir leur candidate idéale.
L'émission est animée par la chanteuse Marie-Eve Janvier, artiste dont la carrière a ce petit côté 1955 depuis toujours.
Cette curiosité m'intrigue beaucoup. Qui sont ces filles qui ne veulent jamais voir leur chums? Comptent-elles participer au roulement de la ferme? (Une obligation en général) Sont-elles simplement parmi les multiples desespérées du célibat forcé?
Le désespoir est toujours fort intéressant à documenter. Certaines de ses filles sont dans la naiveté la plus opaque, ignorant tout de la galère dans laquelle elles se plongent. Les boyz aussi. L'un des candidats a étonnemment choisi de garder une jeune femme qui aime beaucoup voyager (ce qu'il a promis qu'il ne ferait jamais plus de deux jours de suite, travail oblige) et qui a une enfant en chaise roulante. Étonnant défi, brave homme ou grand naïf? Une jeune journaliste de Gatineau au prénom génétiquement modifié de solide brillant (Krystale) ne cadre en rien avec le foin. A-t-elle le gêne de la ferme? Une autre (Valérie) est déjà vachère. Parmi toutes ses infirmières, cosméticiennes, entraineure et autres étudiantes en esthétique bleachée, comment pourrait-elle ne pas plaire au cow-boy?
Ces braves jeunes hommes, 100% investis dans leur travail, ne sont pas des artistes du verbe et encore moins des champions de la socialisation, c'est ce qui ajoute à leur charme, un brin juvénile. Eux-même ne semblent pas complètement convaincus de savoir dans quel manège ils se sont embarqués. Une chose est certaine, cette publicité ponctuelle, chaque jeudi soir, fera naître toute une autre série de candidates devant leur téléviseur dans leur salon. Je ne suis donc pas inquiet pour leur coeur. Ils ont, à mon avis, tous déjà gagné peu importe l'issue de l'émission. De plus, il se gagneront peut-être aussi des travailleurs pour les aider si on les découvre surchargés à la télé. Ils inspireront sûrement.
Et c'est aussi ça des fois la télévision: l'inspiration.
'Me suis rendu compte sur le tard que l'émission qui nous dévoilait les délicieuses cuisses de Bélanger et Raçicot c'était pour le lendemain.
Pas grave, je m'amusais bien ce soir-là, des petites robes noires et des talons hauts dans la plaine de Tingwick, ville (champs?) en banlieue voisine de celle qui a vu mes premiers 12 mois de vie sur cette planète: Victoriaville.
C'est le bébé de Victo en moi qui m'a envoyé dans le pré.
Je retournerai communier à cette télé plus tard en soirée.
Par curiosité.
*L'émission Le Sportnographe étant probablement l'exception. Drôle, brillante et fort habile dans un milieu (les sports) où ce n'est pas toujours facile de briller intelligemment.
**Pepsi+Whisky
mercredi 1 février 2012
Giffords
Gabrielle Giffords est née 3 jours avant mon amoureuse en 1970.
Ancienne républicaine, elle est devenue démocrate et était, jusqu'à tout récemment, représentante du 8ème district de l'Arizona à la Chambre des représentants des États-Unis. Elle est la première représentante juive à être élue en Arizona.
Le 8 janvier 2011, à Tucson, elle tenait l'un de ses rassemblements publics que les Étatsuniens aiment bien faire pour se donner l'impression qu'ils sont près et à l'écoute de la population. Se rapprocher des gens, c'est aussi quelques fois se rapprocher de leur folie. Un désaxé ce jour-là s'est pointé dans le stationnement de l'épicerie où elle tenait son rassemblement public. Il était armé comme on ne l'est pas en allant faire son épicerie ou encore pour assister à un rassemblement partisan. Aux États-Unis être armé est un droit.
Il la vise personnellement et lui fait passer une balle de bord en bord du crâne affectant ainsi son cerveau. Dans sa démence meurtrière, le déséquilibré tire dans le tas de gens et tue 6 autres personnes (dont une enfant et le juge dont Giffords avait remplaçé les fonctions de représentante en 2006). Le malade de 22 ans en blessera 12 autres.
Un stagiaire de Gabrielle Giffords, Daniel Hernandez Jr, lui prodigue les premiers soins d'urgence qui lui sauveront la vie.
Des témoins qui ont vu une balle passer au travers de la tête de Gabrielle Giffords et l'ont vu aussitôt tomber déduisent toutefois qu'elle est morte. Les réseaux sociaux s'emballent (comme toujours) et on l'annonce morte partout. Toutefois à l'hôpital, elle réagit quand on lui demande de bouger les doigts. Elle a été placé dans un coma artificielle et on l'opère d'urgence afin de limiter les dégâts dans son crâne.
Elle est sauvée.
Elle est mariée à l'astronaute Mark Kelly, qui est le commandant de la dernière mission d'une navette spatiale dans l'espace. Celle-ci doit décoller le 16 mai 2011. La fusillade de Tucson pouvait constituer un problème potentiel pour cette mission. Elle est suffisament alerte pour faire savoir à son amoureux, perpétuellement à son chevet, qu'il n'est pas question qu'il n'effectue pas à cette mission.
Pratiquement complètement paralysée, elle réapprend à marcher, parler, écrire et lire. Elle devient gauchère puisque son côté droit est trop difficile à articuler.
Elle réussit à assister au lancement de la navette de son mari le 16 mai 2011.
La formation U2 a l'idée lumineuse pour présenter la chanson Beautiful Day de montrer Mark Kelly, filmé en apesanteur dans sa capsule dans l'espace et retransmis sur écran géant, lui faisant dire les mots tout à fait bouleversants d'une chanson de David Bowie : "Tell my wife I love her very much, she knows...". Mots qui prennent un tout autre sens et qui lancent un grand frisson dans la foule.
La belle et moi avons pratiquement pleuré là-dessus.
Le 1er août, elle se rend pour la première fois au congrès afin d'aller exercer son vote sur une loi concernant la dette des États-Unis.
Elle perd 50% de sa vision dans chaque oeil.
Mark Kelly, lance un livre racontant leur douloureuse mais amoureuse expérience le 25 novembre 2011.
Le 22 janvier dernier elle annonce par vidéo qu'elle a l'intention de quitter ses fonctions de représentante afin de se concentrer sur sa réhabilitation et peut-être un jour revenir servir les gens au meilleur de son potentiel.
Il y a exactement une semaine c'était le départ officiel.
Bravo Giffords, Kelly et tous ses gens qui travaillent à réinstaller la vie là où la folie est venue l'intercepter.
Quelque fois la mort résiste à la bêtise humaine.
Gaby Giffords en est un splendide exemple.
Ancienne républicaine, elle est devenue démocrate et était, jusqu'à tout récemment, représentante du 8ème district de l'Arizona à la Chambre des représentants des États-Unis. Elle est la première représentante juive à être élue en Arizona.
Le 8 janvier 2011, à Tucson, elle tenait l'un de ses rassemblements publics que les Étatsuniens aiment bien faire pour se donner l'impression qu'ils sont près et à l'écoute de la population. Se rapprocher des gens, c'est aussi quelques fois se rapprocher de leur folie. Un désaxé ce jour-là s'est pointé dans le stationnement de l'épicerie où elle tenait son rassemblement public. Il était armé comme on ne l'est pas en allant faire son épicerie ou encore pour assister à un rassemblement partisan. Aux États-Unis être armé est un droit.
Il la vise personnellement et lui fait passer une balle de bord en bord du crâne affectant ainsi son cerveau. Dans sa démence meurtrière, le déséquilibré tire dans le tas de gens et tue 6 autres personnes (dont une enfant et le juge dont Giffords avait remplaçé les fonctions de représentante en 2006). Le malade de 22 ans en blessera 12 autres.
Un stagiaire de Gabrielle Giffords, Daniel Hernandez Jr, lui prodigue les premiers soins d'urgence qui lui sauveront la vie.
Des témoins qui ont vu une balle passer au travers de la tête de Gabrielle Giffords et l'ont vu aussitôt tomber déduisent toutefois qu'elle est morte. Les réseaux sociaux s'emballent (comme toujours) et on l'annonce morte partout. Toutefois à l'hôpital, elle réagit quand on lui demande de bouger les doigts. Elle a été placé dans un coma artificielle et on l'opère d'urgence afin de limiter les dégâts dans son crâne.
Elle est sauvée.
Elle est mariée à l'astronaute Mark Kelly, qui est le commandant de la dernière mission d'une navette spatiale dans l'espace. Celle-ci doit décoller le 16 mai 2011. La fusillade de Tucson pouvait constituer un problème potentiel pour cette mission. Elle est suffisament alerte pour faire savoir à son amoureux, perpétuellement à son chevet, qu'il n'est pas question qu'il n'effectue pas à cette mission.
Pratiquement complètement paralysée, elle réapprend à marcher, parler, écrire et lire. Elle devient gauchère puisque son côté droit est trop difficile à articuler.
Elle réussit à assister au lancement de la navette de son mari le 16 mai 2011.
La formation U2 a l'idée lumineuse pour présenter la chanson Beautiful Day de montrer Mark Kelly, filmé en apesanteur dans sa capsule dans l'espace et retransmis sur écran géant, lui faisant dire les mots tout à fait bouleversants d'une chanson de David Bowie : "Tell my wife I love her very much, she knows...". Mots qui prennent un tout autre sens et qui lancent un grand frisson dans la foule.
La belle et moi avons pratiquement pleuré là-dessus.
Le 1er août, elle se rend pour la première fois au congrès afin d'aller exercer son vote sur une loi concernant la dette des États-Unis.
Elle perd 50% de sa vision dans chaque oeil.
Mark Kelly, lance un livre racontant leur douloureuse mais amoureuse expérience le 25 novembre 2011.
Le 22 janvier dernier elle annonce par vidéo qu'elle a l'intention de quitter ses fonctions de représentante afin de se concentrer sur sa réhabilitation et peut-être un jour revenir servir les gens au meilleur de son potentiel.
Il y a exactement une semaine c'était le départ officiel.
Bravo Giffords, Kelly et tous ses gens qui travaillent à réinstaller la vie là où la folie est venue l'intercepter.
Quelque fois la mort résiste à la bêtise humaine.
Gaby Giffords en est un splendide exemple.
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